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Chapitre préliminaire : Généralités et rôle de l’assurance

1
CHAPITRE PRELIMINAIRE: GENERALITES ET ROLE DE
L’ASSURANCE
L’assurance est un secteur d’activité tout à la fois capital, nécessaire, utile mais aussi
complexe, de ce fait ce chapitre vise à présenter de manière synthétique les éléments
fondamentaux de l’activité d’assurance.

La première section est consacrée aux notions générales qui constituent la clef d’accès
aux pratiques usuelles de l’assureur. Tandis que la deuxième est réservée à exposer le rôle à la
fois économique et social de l’assurance.
Chapitre préliminaire : Généralités et rôle de l’assurance
2
SECTION01: LES NOTIONS GENERALES DE L’ASSURANCE

L’histoire de l’assurance revêt un intérêt certain pour comprendre nombre de


mécanismes et de règles applicables aujourd’hui: c’est la raison pour laquelle nous avons jugé
bon de débuter cette section par l’origine et la naissance de l’assurance.

1-1- LA NAISSANCE DE L’ASSURANCE1

Dés la plus haute Antiquité, les hommes se sont réunis pour venir en aide à ceux qui
étaient frappés par le sort. Les Sumériens pratiquaient un système d’assistance mutuelle en
cas de perte des marchandises transportées par caravane.
On trouve également trace d’une telle pratique dans le code Hammourabi, plus
ancienne collection de lois connue, gravée sur pierre et datant du 18 e siècle avant Jésus-Christ.
A Athènes, existaient des associations permettant le versement de secours dans certains cas,
comme le décès.
Chez les romains, on trouve également des associations intervenant lors de la
survenance de certains événements. Citons l’association des légionnaires qui prévoyait une
bourse en cas de départ lointain aux colonies. Mais ces formes d’assistance mutuelle ne sont
pas véritablement à l’origine de l’assurance.
Ce qui a permet vraiment à la naissance de l’assurance est bien évidement, la prêt à la
grosse aventure, ce dernier était déjà pratiqué par les grecs et les romains. En voici le
mécanisme:
- Pour le commerce maritime, les marchands avaient besoin de beaucoup d’arrgent . ils
s’adressaient à des banquiers qui leurs prêtaient les capitaux nécessaires;
- Si le bateau faisait naufrage, le marchand ne remboursait rien au banquier. En
revanche, en cas de réussite de l’expédition, le préteur était non seulement remboursé,
mais touchait en plus une participation très élevée en compensation du risque encouru.
L’intérêt pouvait atteindre 40, voie 50%.

Au 12e siècle, avec la reprise des échanges commerciaux le prêt à la grosse se


redéveloppa et donna lieu à des abus quant au taux d’intérêt. Le pape Grégorie IX, par
Décrétale de 1234, interdit le prêt usuraire (taux d’intérêt excessif) et ainsi condamna le prêt à
la grosse aventure.

1
Constant Eliashberg et François Couilbault; Les grands principes de l’assurance ( 9eédition), L’ARGUS de
l’assurance, Paris, 2009, P15-16.
Chapitre préliminaire : Généralités et rôle de l’assurance
3
Il fallut trouver un moyen qui permit au banquier d’être certain du remboursement de
son prêt. Ainsi, peu à peu, fut mis en place un système qui donna naissance à l’assurance
maritime: des banquiers ou des groupements de commerçants acceptèrent de garantir, en cas
de perte, la valeur du navire et de sa cargaison, moyennant le paiement d’une somme fixée au
préalable.
L’écrit qui matérialisait ce contrat s’appelait déjà une police (au sens de preuve). La promesse
de garantie était « l’assurete » et la somme payée à l’avance « la praemium ». On a trouvé
fort peu de contrat d’assurance de cette époque, car ils étaient « cassés », c’est-à-die déchirés,
une fois le voyage assuré terminé. Le plus ancien contrat d’assurance conservé jusqu’à nos
jours a été émis à Gênes, en Italie, en 1347.

1-2- LA DEFINITION DE L’ASSURANCE

D’une manière générale, l’assurance peut être définie comme: une réunion de
personnes qui, craignant l’arrivée d’un événement dommageable pour elles, se cotisent pour
permettre à ceux qui seront frappés par cet événement, de faire face à ses conséquences.
C’est une technique de couverture qui permet dans des conditions bien définies, de se
prémunir contre un évènement dont la réalisation est probable et dont les effets sont négatifs.

De point purement juridique, l'assurance est un contrat en vertu duquel, un assureur


s'engage en contre partie de la perception d'une prime, à indemniser un assuré des pertes qu'il
pourrait subir par suite à la réalisation d'un risque. Ainsi défini, le contrat établit de manière
claire les droits et les obligations des parties contractantes en matière de versement de
l'indemnité et de paiement de prime.2

D’une maniée plus précise, selon [Link] Hémard : « l’assurance est une opération
par laquelle une partie, l’assuré se fait promettre, moyennant une rémunération ( la prime),
pour lui ou pour un tiers, en cas de réalisation d’un risque, une prestation par une autre
partie, l’assureur qui, prenant en charge un ensemble de risques, les compense conformément
aux lois de la statistique » .

De cette définition, on peut tirer les commentaires suivant:


- L’opération d’assurance met en présence au moins deux personnes : l’assuré et
l’assureur.
2
Mourad SAIED, assurance crédit, cours de l’IFID, Tunis, 2012, P4.
Chapitre préliminaire : Généralités et rôle de l’assurance
4
- Il y’a parfois l’intervention d’un tiers qui percevra la prestation : ce sera le
bénéficiaire. Il faut aussi noter la distinction entre l’assuré qui est la personne exposée
au risque et le souscripteur qui est celui qui signe la police et paie les primes
- L’assurance est une opération organisée, comportant des éléments et des règles
techniques.

L’assurance se caractérise par l’inversion du cycle de production, contrairement aux


autres branches d’activités, l’assureur perçoit nécessairement sa rémunération (la cotisation)
avant d’effectuer son hypothétique prestation, en cas de sinistre. Habituellement, hors
assurance, l’entreprise livre le produit ou assume la prestation avant que le prix lui en soit
acquitté.
Cette inversion engendre des avantages de trésorerie. A contrario, elle présente un
grave inconvénient: au moment où l’assureur fixe la cotisation, c’est-à-dire lorsqu’il effectue
la production d’assurance, il ne connaît pas son coût réel. L’inversion du cycle de production
implique aussi la nécessité, pour les assureurs de constituer des provisions afin d’être en
mesure de faire face à leurs engagements futurs.

1-3- LES ELEMENTS D’UNE OPERATION D’ASSURANCE3

Quatre éléments apparaissent dans la définition de [Link] Hémard: le risque, la


prime, la prestation de l’assureur, et la compensation ou la mutualité. Il nous faut donc cerner
ces termes.

1 -3-1- Le risque

Le mot risque en assurance recouvre plusieurs notions :


- Il désigne l’objet assuré : tel bâtiment est qualifié de risque assuré ;
- Il est utilisé en matière de tarification: on parle de risque industriel, de risque
simple..etc
- Il correspond à l’événement assuré.
C’est cette dernière signification qui nous concerne ici et nous retiendrons que : le
risque est l’événement dommageable contre l’arrivée duquel on cherche à se prémunir.
Tous les événements ne sont pas assurables. En effet seuls les événements revêtant trois
caractères pourront être assurés:
3
Constant Eliashberg et François Couilbault ; OP-Cit, L’ARGUS de l’assurance, Paris, 2009, P54-55.
Chapitre préliminaire : Généralités et rôle de l’assurance
5
 L’événement doit être futur (le risque ne doit pas etre déjà réalisé) ;
 Il doit y avoir incertitude. On parle d’événement aléatoire, c’est-à-dire qui dépond du
hasard. l’incertitude, ou l’aléa, réside, soit dans la survenance de l’événement (on ne
sait pas s’il y aura incendie ou vol), soit dans la date de la survenance de l’événement
(on ne sait pas à quelle date le décès interviendra);
 L’arrivée de l’événement ne doit pas dépendre exclusivement de la volonté de
l’assuré.
Le risque est un événement futur, incertain et ne dépendant pas exclusivement de la
volonté de l’assuré ; ou un événement certain mais dont la date de survenance est inconnue.

1-3-2- La prime ou la cotisation

La prime est la cotisation que verse l’assuré à l’assureur en échange de la garantie qui
lui est accordée elle est payable au départ de l’opération d’assurance ou de l’année
d’assurance, d’où son nom de prime ( que nous retrouvons dans la locution « de prime à
bord » ou dans le mot « primeur » qui signifie en premier).
Lorsque l’organisme d’assurance est une société mutuelle ou à forme mutuelle dans
laquelle l’assuré est en même temps un sociétaire, la prime s’appelle « cotisation ».
La contribution du souscripteur est généralement déterminée à forfait: il s’agit alors d’une
cotisation fixe qui ne peut, en principe, être modifiée en cours de validité du contrat sans le
consentement du souscripteur, quels que soient les résultats de l’assureur (sauf indexation
convenue).
Les sociétés mutuelle pratiquent le système de cotisation variable, avec paiement
d’une cotisation pouvant donner lieu, soit au versement complémentaire d’un rappel de
cotisation (si les sinistres ont coûté plus chers que prévu), soit à un remboursement appelé
« ristourne » dans le cas contraire.
Quelle que soit la forme de l’organisme d’assurance, qu’il soit à but lucratif ou non,
les cotisations doivent être suffisantes pour faire face :
- Au coût des sinistres survenus dans l’année ;
- A tous les frais (d’acquisition, de gestion, d’encaissement) exposés par l’organisme
assureur.
L’exécution d’une opération d’assurance ne doit pas mettre en jeu d’autres capitaux
que ceux qui proviennent de l’encaissement des primes ou cotisations. Contrairement à ce que
Chapitre préliminaire : Généralités et rôle de l’assurance
6
pense le public, les assureurs ne font que répartir, entre les sinistrés, l’argent provenant des
cotisations.
1-3-3- La prestation de l’assureur
L’engagement pris par l’assureur en cas de réalisation du risque consiste à verser une
prestation. Il s’agit, d’une manière générale, d’une somme d’argent destinée :
- Soit au souscripteur et assuré, par exemple en assurance incendie;
- Soit à un tiers, par exemple en assurance de responsabilités;
- Soit au bénéficiaire par exemple en assurance vie (en cas de décès).
En pratique, il convient de distinguer entre deux sorts de prestations:
- Des indemnités qui sont déterminées après la survenance du sinistre, en fonction de
son importance (par exemple: incendie d’un bâtiment);
- Des prestations forfaitaires qui sont déterminées à la souscription du contrat, avant la
survenance du sinistre (par exemple: assurance vie). Ces prestations forfaitaires se
traduisent par le versement d’un capital ou d’une rente.

1-3-4- La mutualité des risques

Mutualiser des risques c'est pouvoir les compenser entre eux et faire en sorte que les
bons risques compensent les mauvais.
Cette situation n'est possible que dans la mesure où l'assureur est à même de constituer
un ensemble de risques de nature homogène, de même nature et en nombre suffisamment
grand pour que la loi des grand nombre puisse jouer.
La compagnie d'assurance effectue, grâce à la souscription de nombreux risques
similaires, une mutualisation des risques entre les assurés. Cette maîtrise statistique du risque
permet à l'assureur de diminuer la volatilité totale de ses risques. La loi des grands nombres
permet à l'assureur de connaître approximativement le montant des sinistres futurs.
Assurer une opération isolée ne peut être considéré comme assurance mais relève
plutôt du domaine du jeu ou du pari où l'assureur ne peut que spéculer sur les chances de non
réalisation du risque.
Chapitre préliminaire : Généralités et rôle de l’assurance
7
SECTION 02: LE ROLE SOCIALE ET ECONOMIQUE DE
L’ASSURANCE

Aujourd’hui l’assurance est devenue une branche majeure de l’économie. Elle a plus à
son rôle économique qui provient de la garantie accordée aux investisseurs et la gestion des
fonds, un rôle social qui découle du principe même de son activité qui est la protection des
personnes et des biens contre les coups du sort.

2-1- LE ROLE SOCIAL DE L’ASSURANCE4


L’assurance a pour but, grâce aux contributions versées par les assurés, d’indemniser
ceux d’entre eux qui sont victimes de coups du sort. C’est une fonction éminemment sociale.
Garantir des revenus à la veuve et aux orphelins après disparition prématurée du chef de
famille; donner les moyens de reconstruire sa maison ou de racheter un autre logement à celui
dont la résidence a été détruite par un incendie ; verser des sommes compensatoires à la perte
de revenus professionnels à celui qu’un accident a mis dans l’incapacité de travailler; donner
les moyens financiers au malade ou au blessé de se faire soigner selon les méthodes les plus
efficaces et donc augmenter ses chances de retrouver la santé, tels sont les objectifs
fondamentaux de l’assurance. Garantir aux individus et aux familles la sécurité de leurs
revenus et de leur patrimoine malgré tous les risques auxquels ceux-ci sont exposés contribue
à la cohésion de la société et au bonheur des individus.

Un autre aspect du rôle social de l’assurance est son incidence dans la survie des
entreprises. En permettant de pérenniser des entreprise victimes de coups du sort (incendie,
faillite d’un client débiteur, responsabilité civile engagée pour une malfaçon, etc.), l’assurance
sauve des emplois, des savoir faire, des lieux de vie et contribue à la stabilité des relations
sociales et des emplois.

Ce rôle social de l’assurance qui doit faire la fierté de tous ceux qui exercent le métier
d’assurance est parfois méconnu, voire contesté par l’opinion. On met trop souvent en avant
des exemples de dysfonctionnement des mécanismes de la mutualité, les refus de payer les
indemnisations demandées par les victimes sous prétexte de trous de garanties ou de dossiers
incomplets. Certains assureurs ont pu donner l’impression de chercher tous les prétextes pour
retarder ou refuser un paiement et pour multiplier les contentieux au lieu de se réjouir
d’avoir, après un sinistre, l’occasion de remplir leur rôle est d’indemniser les victimes.
4
JEROME YEATMAN, Manuel international de l’assurance, Economica, paris, 2005, P10.
Chapitre préliminaire : Généralités et rôle de l’assurance
8
Plus fondamentalement, les assureurs ressentent les limites de leur intervention qui est
d’offrir une compensation en argent aux victimes alors que, le plus souvent, l’argent n’est
qu’une réparation dérisoire des conséquences d’un sinistre. Si une indemnité en argent
compense convenablement un chef d’entreprise pour les destructions matérielles et les pertes
d’exploitation entrainées par un incendie, l’argent ne remplacera jamais l’affection d’un mari
ou d’un père, ni l’intégrité corporelle d’un blessé rendu infirme par un accident. Cela est
évident, mais si l’assureur, grâce à la mutualité qu’il gère permet au moins à l’infirme, à la
veuve et aux orphelins de percevoir des revenus et donc de conserver un niveau de vie décent,
il aura atténué considérablement les conséquences de l’accident.

Les assureurs ne se contentent pas d’ailleurs d’être de simples redistributeurs de


moyens financiers et s’efforcent d’aller plus loin dans leur rôle social lequel est la lutte contre
les conséquences des aléas de la vie. Ils ont développé l’assistance qui, comme nous le
verrons, n’offre pas seulement des dédommagements en argent, mais surtout des prestations
en nature pour faciliter la vie des assurés. Les assureurs ont investi dans des centres des
rééducations des accidentés pour hâter la récupération maximale possible des fonctions et
capacités corporelles. Enfin les actions de prévention de plus en plus développées par les
assureurs Incendie, transport, accidents et maladies ont des conséquences sociales
évidemment favorables par le nombre des désastres qui sont évités grâce à cette action et,
accessoirement, par la réduction du coût des cotisations qu’il est nécessaire de payer pour s’en
protéger.

2-2- LE ROLE ECONOMIQUE DE L’ASSURANCE5

La fonction sociale de l’assureur a par elle-même des conséquences favorable sur


l’économie. En permettant à des victimes d’accidents ou de maladies de retrouver des
ressources. L’assurance évite qu’elles ne soient à la charge de la collectivité et leur maintient
leur pouvoir de consommation. En permettant à des entreprises de continuer à fonctionner
après un sinistre. L’assurance consolide des emplois, des productions et préserve le tissu
économique. Mais le rôle économique de l’assurance ne s’arrête pas à la préservation des
acquis économiques à un instant donné. L’assureur est en effet un moteur essentiel du
développement économique pour au moins deux raisons: la garantie des investissements et le
placement des cotisations.

2-2-1- Garantie des investissements


5
JEROME YEATMAN, Op-Cit, Economica, paris, 2005, P11.
Chapitre préliminaire : Généralités et rôle de l’assurance
9
Si l’on a pu écrire que ce ne sont pas les architectes mais les assureurs qui ont permis de
construire New York, c’est parce que aucun investisseur n’aurait risqué les milliards de
dollars nécessaires à la construction des gratte-ciel de Manhattan sans la garantie d’être
remboursé des conséquences d’un incendie ou d’un défaut de construction que seuls les
assureurs peuvent proposer grâce au mécanismes de l’assurance. Cela est vrai pour tout
investissement quel qu’il soit; de la plate-forme pétrolière ou du satellite de
télécommunication au plus modeste commerce de proximité. L’entrepreneur ne peut prendre
le risque de voir les capitaux investis «partir en fumée» faute d’assurance. Tout projet
moderne d’investissement, et donc de développement, exige la participation de l’assureur sans
la garantie duquel l’entrepreneur et surtout son banquier ne risquerait pas les capitaux
impliqués par le projet.

2-2-2- placement des cotisations

L’assureur perçoit des cotisations que les assurés ne soient soumis aux risques contre
lesquels ils sont garantis. Cela lui donne normalement une trésorerie largement excédentaire
qu’il doit gérer au mieux des intérêts de la mutualité. En outre, il s’écoule toujours un certain
temps entre la date de survenance des sinistres et celle de leur règlement. Ce temps peut durer
plusieurs années dans le cas où une intervention de la justice est nécessaire et où il faut
attendre la consolidation des blessures d’une personne accidentée pour déterminer le montant
final de l’indemnité à régler. A tout moment les assureurs ont donc connaissance d’une liste
des sinistres déclarés dont le coût probable a pu être évalué et qui sont en attente de
règlement. Le total des évaluations de ces sinistres à régler doit être provisionné au passif du
bilan au titre des engagements de l’assureur. Ces provisions représentent des montants
souvent très importants qui doivent être, eux aussi, gérés dans l’intérêt de la mutualité. Nous
verrons plus tard qu’aux provisions pour sinistres déclarés doivent encore s’ajouter des
provisions calculées statistiquement, pour des sinistres inconnus mais déjà survenus.

La part des cotisations qui doit être provisionnée et placée par les assureurs représente
le plus souvent une fraction de leur chiffre d’affaires annuel. Mais les provisions de sinistres
sont normalement beaucoup plus importantes, surtout pour les assureurs qui pratiquent les
branches d’assurance dites à liquidation lente parce que leurs sinistres, ou une part d’entre
eux, exigent des délais de règlement importants, telles que la responsabilité civile, y compris
la responsabilité civile automobile, et le transport. On constate que chez des assureurs dont
Chapitre préliminaire : Généralités et rôle de l’assurance
10
une grande part du chiffre d’affaires est réalisé dans la branche automobile, les provisions
pour sinistres à régler peuvent représenter plus de deux fois leur chiffre d’affaires annuel.

Enfin certaines branches telles que la construction et surtout la vie, font prendre à l’assureur
des engagements à long terme qui exigent la constitution de provisions très importantes. Une
prime unique pour une garantie vie entière doit être épargnée pour toute la durée de la vie des
assurés. Les assurances de capitalisation et de retraite donnent lieu à des accumulations de
provisions tout au long de la durée des contrats. Or, ce sont ces assurances qui tendent à se
développer le plus rapidement dans les pays à économie moderne et ce phénomène accroit
constamment le rôle de gestionnaire financier et donc d’investisseur des assureurs.
Chapitre préliminaire : Généralités et rôle de l’assurance
11
CONCLUSION
L’assurance répond à un besoin impérieux des individus de se prémunir contre la
survenance de certains événements affectant leur personne ou leurs biens. De manière
générale l’assurance contribue à la sécurité de l’homme et de ses activités.

L’industrie mondiale de l’assurance, toutes branches confondues, est un secteur


économique majeur, tant par le montant annuel des primes encaissées que par l’encours des
capitaux qu’elle gère.

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