LES FIGURES DE STYLE
Une figure de style est un procédé qui consiste à rendre ce que l’on veut dire plus
expressif, plus impressionnant, plus convaincant, plus séduisant, …
I. Les figures par analogie
1) La comparaison : Rapprochement de deux termes qui ont au moins un élément
commun. L'outil de comparaison est exprimé.
Ex : Des cheveux blancs comme la neige.
Mots-outils de la comparaison :
- Conjonction de subordination : comme, ainsi que,…
- Adjectif : tel, pareil à, semblable à,…
- Préposition : à la manière, à la façon de,…
- Verbes : ressembler à, paraître, sembler,…
2) La métaphore : C’est une comparaison sans outil de comparaison. Les termes y sont
pris au sens figuré.
Ex : Cette faucille d'or dans le champ des étoiles (Victor Hugo)
L’escadre des nuages.
Il a un cœur de pierre.
Les lundis sont des hérissons qui sont levés du mauvais côté du lit » (Amélie
Panneton)
On appelle métaphore filée une métaphore qui se poursuit sur plusieurs lignes.
3) La personnification : Attribution d’un comportement humain à un objet, un élément
naturel ou un animal.
Ex : La forêt gémit sous le vent.
4) Allégorie : Représentation concrète d’une idée abstraite.
Ex : Faucheuse, colombe, la liberté, …
EXERCICE :
Exercice 1 : Dites quels sont le comparé et le comparant.
1) La terre est bleue comme une orange. (Paul Eluard)
2) Comme un vol criard d’oiseaux en émoi
Tous mes souvenirs s’abattent sur moi. (Verlaine)
3) Le fleuve est semblable à ma peine
Il s’écoule et ne tarit pas. (Guillaume Apollinaire)
4) Mon amour est un lac, ta haine est la pluie
Quand il pleut, le beau lac s’agrandit.
Exercice 2 : Quelles comparaisons formées avec des noms d’animaux utilise-t-on
fréquemment ? (Lire Jean d’Ormesson)
Exercice 3 : Transformez les métaphores en comparaison.
a) Son teint de rose est magnifique. Son teint est magnifique comme une rose.
b) L’éclat d’or du soleil me réchauffe. L’éclat du soleil est pareil à de l’or et me réchauffe.
c) C’est un vrai poisson lorsqu’il nage. Il nage comme un vrai poisson.
d) Un couvercle de pollution est sur la ville. La pollution est comme un couvercle sur la
ville.
e) Ses lacets sont des serpents qui le suivent. Ses lacets sont comme des serpents qui le
suivent.
II. Les figures par substitution
1) La métonymie : Elle remplace un mot par un autre mot selon un lien logique.
-Le tout par la partie : Une voile s’approche du port.
-Le contenu par le contenant : Je boirai bien une bouteille.
-Les personnes par le lieu : La salle applaudit.
-L’œuvre par l’auteur : On va jouer du Molière.
2) La périphrase : Elle remplace un mot par une expression.
Ex : L’astre du jour.
La langue de Molière.
EXERCICE :
Exercice 4 : Que désignent ces périphrases ?
La ville lumière – La langue de Shakespeare – Le toit du monde – Le pays du soleil levant –
Le meilleur ami de l’homme – L’or noir
Exercice 5 : Trouvez la métonymie
- Toute la ville dort.
- A la mort du père, le fils aîné a hérité du trône.
- Ces élèves ont une bonne plume.
- Le patron omby compte deux cents têtes dans son enclos.
III. Les figures d’insistance ou d’amplification
1) L’hyperbole : Elle consiste à exagérer. (Laza masaka)
Ex :
- Mes parents vont me tuer.
- Un vent à décorner les bœufs.
- Je l’aime à mourir (Francis Cabrel)
2) L’anaphore : Répétition de(s) même(s) terme(s) en début de plusieurs phrases.
Ex : (Mahantra loatra manko, mahantra ka tsy mahasarika ny fifantohana, mahantra ka
vao miandoha dia fantam-piafarana).
- Paris ! Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé ! mais Paris libéré. (Général de
Gaulle, 25 août 1944)
- Personne ne parlait, personne ne respirait, personne n’était plus là.
- Cœur qui a tant rêvé,
Ô cœur charnel,
Ô cœur inachevé,
cœur éternel (Charles Péguy )
3) L’accumulation : Longue énumération qui crée un effet d’amplification.
Ex :
- Adieu, veau, vache, cochon, couvée. ( La Fontaine )
- « Je m'en vais vous mander la chose la plus étonnante, la plus surprenante, la
plus merveilleuse, la plus miraculeuse, la plus étourdissante, la plus inouïe, la
plus singulière, la plus extraordinaire, la plus incroyable, la plus imprévue, la
plus grande, la plus rare, la plus éclatante, la plus secrète jusqu'aujourd'hui, la
plus brillante, la plus digne d'envie... » (Lettre de Madame de Sévigné).
4) La gradation : C’est une énumération de termes organisée de façon croissante ou
décroissante.
- Va, cours, vole et venge-nous ! (Corneille)
- C’est un roc !… c’est un pic !… c’est un cap !…c’est une péninsule ! (Rostand)
- Je n'en puis plus ; je me meurs ; je suis mort ; je suis enterré. » (Molière)
- Je t’aime un peu, beaucoup, à la folie, passionnément.