0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
359 vues73 pages

Pratiques Transfusionnelles au Cameroun

mémoire sur la scabiose

Transféré par

Noella CHATUE
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
359 vues73 pages

Pratiques Transfusionnelles au Cameroun

mémoire sur la scabiose

Transféré par

Noella CHATUE
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Déterminants et Evaluation des Pratiques Transfusionnelles dans les

Formations Sanitaires Publiques de la région du Centre du Cameroun.

Table des matières


LISTE DES TABLEAUX ____________________________________________________ III

LISTE DES FIGURES ______________________________________________________ IV

LISTE DES ABBREVIATIONS, SIGLES ET ACCRONYMES _____________________ V

INTRODUCTION ___________________________________________________________ 1

 Questions de recherche __________________________________________________ 3

 Principale __________________________________________________________ 3

 Secondaire _________________________________________________________ 3

 Objectif général _______________________________________________________ 3

 Objectifs spécifiques ___________________________________________________ 3

 Liste des variables clés __________________________________________________ 3

 Définitions opérationnelles des termes _____________________________________ 4

REVUE DE LA LITTERATURE _______________________________________________ 5

1. Rappel des connaissances________________________________________________ 6

1.1. Système de Santé au Cameroun _______________________________________ 6

1.2. Rappel sur le sang __________________________________________________ 9

1.3. Rappel sur la transfusion sanguine ____________________________________ 12

2. Etat des connaissances sur la question _____________________________________ 35

MATERIELS ET METHODE ________________________________________________ 38

1. Type d’étude _________________________________________________________ 39

2. Lieu de l’étude _______________________________________________________ 39

3. Durée et période d’étude _______________________________________________ 39

4. Population d’étude ____________________________________________________ 39

4.1. Population source _________________________________________________ 39

4.2. Population cible __________________________________________________ 39

Protocole de thèse présenté par : ZE MEKA PIERRE PAUL Page I


Déterminants et Evaluation des Pratiques Transfusionnelles dans les
Formations Sanitaires Publiques de la région du Centre du Cameroun.
4.3. Critère d’inclusion ________________________________________________ 40

4.4. Critère d’exclusion ________________________________________________ 40

4.5. Echantillonnage ___________________________________________________ 40

5. Outils de collecte _____________________________________________________ 40

6. Procédure ___________________________________________________________ 41

7. Analyse de données ___________________________________________________ 42

8. Considérations éthiques et administratives _________________________________ 42

CHRONOGRAMME _______________________________________________________ 44

BUDGET _________________________________________________________________ 46

REFERENCES ____________________________________________________________ 49

ANNEXES _______________________________________________________________ VI

Annexe 1: Demande de clairance éthique a la FMSB ____________________________ VII

Annexe 2 : Demande de recrutement à la délégation régionale de la santé du centre __ VIII

Annexe 3 : formulaire de consentement éclairé _________________________________ IX

Annexe 4 : notice d’information _____________________________________________ X

Annexe 5 : formulaire d’enquête. ____________________________________________ XI

Protocole de thèse présenté par : ZE MEKA PIERRE PAUL Page II


Déterminants et Evaluation des Pratiques Transfusionnelles dans les
Formations Sanitaires Publiques de la région du Centre du Cameroun.

LISTE DES TABLEAUX


Tableau 1 : Les différents niveaux de la pyramide sanitaire et leurs fonctions ai Cameroun…
Tableau 2 : Premiers rapports sur la transfusion sanguine en Afrique subsaharienne de 1924 à
1955……………………………………………………………………………………………
Tableau 3 : Organisation du système ABO……………………………………………………
Tableau 5 : Chronogramme des activités………………………………………………………..

Tableau 6 : Budget de l’étude…………………………………………………………………

Protocole de thèse présenté par : ZE MEKA PIERRE PAUL Page III


Déterminants et Evaluation des Pratiques Transfusionnelles dans les
Formations Sanitaires Publiques de la région du Centre du Cameroun.

LISTE DES FIGURES


Figure 1 : Règles de compatibilité plasmatique dans le système ABO…………………………
Figure 2 : Principes de la pratique transfusionnelle……………………………………………..
Figure 3 : Etapes du processus transfusionnel……………………………………………..……
Figure 4 : Exemple de formulaire de demande de sang…………………………………………

Protocole de thèse présenté par : ZE MEKA PIERRE PAUL Page IV


Déterminants et Evaluation des Pratiques Transfusionnelles dans les
Formations Sanitaires Publiques de la région du Centre du Cameroun.

LISTE DES ABBREVIATIONS, SIGLES ET ACCRONYMES


OMS Organisation Mondiale de la Sante
URSS Union Républicaine Socialiste et Soviétique
SPP Soins de Santé Primaire
COSA Comite de Santé
COGE Comite de Gestion
PNDS Programme National de Développement Sanitaire
pH Potentiel d’Hydrogène
NFS Numération Formule Sanguine
μl Microgramme
pg Picogramme
l Litre
g Gramme
CCMH Concentration Corpusculaire Moyenne en Hémoglobine
TCMH Taux Corpusculaire Moyen en Hémoglobine
ADP Adénosine di Phosphate
VIH Virus de l’Immunodéficience Humaine
CMV Cytomégalovirus
CMA Centre Médical d’Arrondissement
HD Hôpital de District
HR Hôpital Régional
CSI Centre de Sante Intégré
FMSB Faculté de Médecine et des Sciences Biomédicales
UY1 Université de Yaoundé 1
CIER Comité Institutionnel d’Ethique et de Recherche

Protocole de thèse présenté par : ZE MEKA PIERRE PAUL Page V


Déterminants et Evaluation des Pratiques Transfusionnelles dans les
Formations Sanitaires Publiques de la région du Centre du Cameroun.

INTRODUCTION

Protocole de thèse présenté par : ZE MEKA PIERRE PAUL Page 1


Déterminants et Evaluation des Pratiques Transfusionnelles dans les
Formations Sanitaires Publiques de la région du Centre du Cameroun.
La transfusion sanguine est un acte médical par lequel, le sang provenant d’une
personne appelé donneur, est administré à une autre personne appelé receveur. L’utilisation
du sang a connu aujourd’hui une grande croissance dans le monde ; en effet la consommation
de produits sanguins a augmenté de 85 millions de poche de sang en 2012 à 112.5 millions de
poches de sang en 2016[1]. Cette consommation est cependant inégale d’un pays à l’autre ;
selon l’OMS, environ 47% des dons de sang était collecté dans les pays à revenu élevé qui
représentent seulement 19% de la population mondiale[2]. Au Cameroun environ prêt de
250000 à 500000 poches de sang sont nécessaires pour couvrir la demande grandissante en
sang[3]. Cette demande est due à la prévalence élevée de l’anémie au cours du paludisme,
d’hémorragie ante et puerpérale, d’urgence chirurgicale qui requiert parfois des transfusions
sanguines en urgence[4–6]. Par conséquent la politique de transfusion sanguine se doit d’être
plus structurée pour assurer une distribution optimale et sécurisée des produits sanguins
labiles.

L’OMS a mis sur pied, différentes recommandations dans le but d’assurer l’utilisation
appropriée des produits sanguins labiles. Ces réglementations, dont le but est de renforcer la
sécurité transfusionnelle des différents pays membres, s’appuie sur la création d’une politique
nationale de transfusion sanguine efficace. Elle permettrait de réduire considérablement la
mortalité infantile et maternelle du à l’anémie, paludisme et les hémorragies ante et
puerpérales[7] en s’appuyant sur la création d’un centre national de transfusion sanguine, la
fidélisation des donneurs, le dépistage systématique et l’utilisation rationnelle du sang[8].
L’organisation et le fonctionnement approprié des systèmes transfusionnelles africains sont
encore limités[7], et il n’existe pas toujours un système de contrôle et d’évaluation des
pratiques transfusionnelles dans les différentes formations sanitaires. Au Cameroun malgré
une loi portant sur la création d’un centre national de transfusion sanguine, l’activité de
transfusion sanguine est encore décentralisée laissant à chaque hôpital l’organisation et le
fonctionnement de sa banque de sang.

Plusieurs études[5,6,9] rapportent que le niveau de sécurité et de bonnes pratiques


transfusionnelles est encore loin d’être optimal. Ces études menées dans les hôpitaux de
niveau central du pays ne reflètent que les hôpitaux centraux et régionaux[7]. Aucune étude
n’existe aujourd’hui pour nous informer de la situation du niveau de district et
communautaire ou encore des facteurs qui influencent la pratique de la transfusion sanguine
dans nos communautés.

Protocole de thèse présenté par : ZE MEKA PIERRE PAUL Page 2


Déterminants et Evaluation des Pratiques Transfusionnelles dans les
Formations Sanitaires Publiques de la région du Centre du Cameroun.
Notre étude, afin d’apporter une modeste contribution pour pallier à cette limite, qui
peut être servira d’ébauche a la constitution d’un centre national de transfusion sanguine, vise
à évaluer les pratiques transfusionnelles à tous les niveaux du système de santé, d’identifier
leurs déterminants en utilisant les recommandations de l’OMS et du Cameroun comme
références.

 Questions de recherche

 Principale
Quels sont les pratiques transfusionnelles des structures sanitaires publiques de la région
du centre au Cameroun suivant les recommandations de l’OMS ?

 Secondaire
Quels sont les déterminants qui expliquent les différences entre les pratiques
transfusionnelles dans les formations sanitaires publiques de la région du centre ?

 Objectif général
 Evaluer et comparer les pratiques transfusionnelles des formations sanitaires publiques
de la région du centre au Cameroun et leurs déterminants.

 Objectifs spécifiques
 Décrire les pratiques transfusionnelles des différentes formations sanitaires publiques
de la région du centre Cameroun.
 Déterminer le niveau d’accommodation de ces pratiques par rapport aux
recommandations de l’OMS et du Cameroun
 Identifier les déterminants qui influencent les bonnes pratiques transfusionnelles dans
les différentes formations sanitaires publiques du centre.

 Liste des variables clés


 Indication de transfusion, niveau de formation sur la transfusion sanguine,
consommation annuelle en poche de sang, budget annuel, hémovigilance,
tests effectués sur les poches de sang, chaine de froid du sang, cross-
match, formulaire de demande de sang, étiquetage du tube de
prélèvement, évaluation de l’adéquation entre le produit sanguin demandé

Protocole de thèse présenté par : ZE MEKA PIERRE PAUL Page 3


Déterminants et Evaluation des Pratiques Transfusionnelles dans les
Formations Sanitaires Publiques de la région du Centre du Cameroun.

et celui transfusé, dossier médical transfusionnel, surveillance de la


transfusion, prise en charge en cas d’accident transfusionnel.

 Définitions opérationnelles des termes


 Evaluation : Porter un jugement sur la base de critères et de normes (vancouver)
 Pratique : Application, exécution, mise en action des règles, des principes d'une
science, d'une technique, d'un art, etc. (Larousse).
 Formation sanitaire : Structure à caractère médicale et sociale dont la fonction consiste
à assurer aux populations des soins médicaux complets, préventifs et curatifs et dont
les services extérieurs irradient jusqu’à la cellule familiale considérée dans son
milieu[10].
 Région : Territoire dont l'étendue variable est déterminée soit par une unité
administrative ou économique, soit par la similitude du relief, du climat et de la
végétation, soit par une communauté culturelle (Larousse).
 Déterminants (santé) : Circonstances dans lesquelles les individus naissent,
grandissent, vivent, travaillent et vieillissent ainsi que les systèmes mis en place pour
faire face à la maladie (OMS).

Protocole de thèse présenté par : ZE MEKA PIERRE PAUL Page 4


Déterminants et Evaluation des Pratiques Transfusionnelles dans les
Formations Sanitaires Publiques de la région du Centre du Cameroun.

REVUE DE LA LITTERATURE

Protocole de thèse présenté par : ZE MEKA PIERRE PAUL Page 5


Déterminants et Evaluation des Pratiques Transfusionnelles dans les
Formations Sanitaires Publiques de la région du Centre du Cameroun.

1. Rappel des connaissances

1.1. Système de Santé au Cameroun

1.1.1. Introduction
Le système de santé est l’ensemble des organisations, des institutions, des ressources et
des personnes dont l’objectif principal est d’améliorer la sante. Pour fonctionner, un système
de santé a besoin de personnel, de moyens financiers, d’informations, de fournitures etc. afin
de fournir des services correspondant aux besoins et financement justes et traiter les patients
décemment[11].

La plupart des systèmes de santé sont composés d’un secteur publique, d’un secteur
prive, d’un secteur traditionnel et d’un secteur informel[11].

1.1.2. Evolution du Système de Santé au Cameroun

 L’ère de la stratégie d’Eugene Jamot[12,13]


C’est une période marquée par la pratique de la médecine mobile par le médecin Dr.
Eugene Jamot dans l’Est du Cameroun dont l’action était principalement de : détecter la
maladie du sommeil dans les communautés, de détecter et traiter les patients atteints de la
maladie, assainir le réservoir du germe et de réduire le risque de contamination de la maladie
dans les autres communautés.

L’accès aux soins était gratuit pour les administrateurs des colonies, le personnel
militaire et religieux et accessoirement pour les peuples colonisés. Avec le temps, on va
observer une extension du réseau de santé vers les zones rurales et l’établissement d’un
programme mobile de santé contre les pathologies endémiques locales.

 Ere post indépendance/Approche communautaire[14]


L’accession du Cameroun à la Souveraineté internationale le 1er janvier 1960, va
accélérer le processus de structuration et d’organisation du système national de santé.

Le jeune Etat fraîchement indépendant, va entièrement assurer ses fonctions


régaliennes. Aux formations sanitaires existantes comme l’Hôpital Central de Yaoundé et
l’Hôpital Laquintane de Douala, vont s’ajouter de nouvelles structures. En même temps que
de nombreuses formations sanitaires sont progressivement créées, les pouvoirs publics

Protocole de thèse présenté par : ZE MEKA PIERRE PAUL Page 6


Déterminants et Evaluation des Pratiques Transfusionnelles dans les
Formations Sanitaires Publiques de la région du Centre du Cameroun.
s’orientent également vers la formation d’un personnel de santé hautement qualifié. Aussi,
assiste-t-on en 1969, à la création du Centre Universitaire des Sciences de la Santé (CUSS),
dont le rôle est de former des médecins « qualifiés » et aptes dès la fin des études, à assumer
de larges responsabilités en matière de médecine curative et préventive.

 ALMA-ATA

o L’expérience des Soins de Santé Primaires au Cameroun[15]


En 1978, à Alma Ata, en URSS, la communauté internationale a adopté les SSP: il
s’agit de soins de santé essentiels reposant sur des méthodes et techniques pratiques,
accessibles universellement avec la pleine participation des communautés bénéficiaires.

Depuis 1982 le Cameroun a adopté l’approche d’ALMA ATA avec pour objectif
d’amener toutes les populations à un niveau de santé qui leur permettra d’avoir une vie sociale
et économique stable. La stratégie se basait sur la promotion de la santé dans les
communautés rurales, l’établissement d’un Comité de Santé (COSA) et d’un Comité de
Gestion (COGE), la formation d’agents de santé communautaire etc. [16,17].

o La conférence de LUSAKA ,1985[17,18]


Il s’agit d’une rencontre entre les ministres de la santé de certains états africains dans le
but de renforcer la stratégie des SSP. Il va être décidé de réorganiser le système de santé en 3
phases correspondant à trois niveaux de développement de la santé : le niveau central ou
stratégique, le niveau intermédiaire ou technique et le niveau périphérique ou opérationnel

 Réorientation des SSP


 la conférence Inter-régionale de l´OMS à Harare (Août 1987) : système de santé du
district décentralisé[18].
 le sommet des Chefs d’Etats de l’OUA (Juillet 1987) : déclaration sur la santé
pierre angulaire du développement[19].
 la conférence de Bamako (septembre 1987) : santé maternelle et infantile,
recouvrement de coûts, médicaments essentiels et participation communautaire
 Politique sectorielle de santé au Cameroun (1992) [20,21].
 Décret Présidentiel (1993) [16].
 Création des premiers Districts de Santé (1995).

Protocole de thèse présenté par : ZE MEKA PIERRE PAUL Page 7


Déterminants et Evaluation des Pratiques Transfusionnelles dans les
Formations Sanitaires Publiques de la région du Centre du Cameroun.
1.1.3. Organisation des structures sanitaires
Comme présente dans le Programme National de Développement Sanitaire (PNDS)[22]
le secteur de la santé au Cameroun est structuré en trois niveaux formant une pyramide dont
les relations fonctionnelles sont : le niveau central, intermédiaire et périphérique. Il comporte
trois sous-secteurs : un sous-secteur public, un sous-secteur privé et un sous-secteur
traditionnel.

Tableau 1: Les différents niveaux de la pyramide sanitaire et leurs fonctions[22].

Structures Structures de
Nivea Competences Structures de so ins
administrative dialogue

-Cabinet du Ministre, - Elaboration des - Hôpitaux Généraux, Centre - Conseil National


Secrétariat Général, politiques Hospitalier et Universitaire, de la Santé,
Hôpitaux Centraux et d’Hygiène et des
- SESP - Coordination
Central assimilés, CENAME, CPC, Affaires Sociales
- Directions - Régulation
- CHRACERH,
techniques et
- Supervision LANACOME, CIRCB,
assimilées
ONSP)
- 10 Délégations - Appui technique aux - Hôpitaux régionaux et - Fonds
Régionales Districts de Santé assimilés ; Fonds Régionaux Régionaux pour la
pour la Promotion de la Santé. Promotion de la
Intermédiaire - Coordination régionale
Santé
- Régulation
- Supervision
- 189 Districts de - Offre de soins - Hôpitaux de District - COSADI;
Santé COGEDI
- Coordination du - Cliniques
Périphérique District - COSA; COGE
- CMA
- Régulation
- CSI, Cabinet de soins

Le secteur public compte 2387 formations hospitalières dont : 07 hôpitaux généraux de


1ère catégorie; 08 hôpitaux centraux de 2ème catégorie; 14 hôpitaux régionaux de 3ème
catégorie; 189 hôpitaux de districts de 4ème catégorie 234 centres médicaux d’arrondissement
de 5ème catégorie et 1981 centres de santé intégrés de 6ème catégorie[23].

Protocole de thèse présenté par : ZE MEKA PIERRE PAUL Page 8


Déterminants et Evaluation des Pratiques Transfusionnelles dans les
Formations Sanitaires Publiques de la région du Centre du Cameroun.
1.2. Rappel sur le sang

1.2.1. Définition[24]
Le sang est un tissue conjonctif spécialisé dans lequel des cellules vivantes appelées
éléments figurés sont suspendues dans une matrix extracellulaire de consistance liquide
appelé plasma.

Le sang assure de nombreuses fonctions telles que :

• Le transport : en apportant aux cellules l’oxygène et les nutriments, en transportant les


déchets du métabolisme cellulaire et en transportant les hormones des glandes endocrines

• La régulation de la température, du pH normal dans les tissus et du volume dans le


système circulatoire

• La protection en assurant la prévention des hémorragies et des infections.

Le sang occupe environ 8% de la masse corporelle. Chez l’adulte sain, son volume
moyen est de 5 à 6 l chez l’homme et de 4 à 5 l chez la femme.

Normalement, le volume d’un échantillon de sang est composé d’environ 45%


d’érythrocytes, de moins de 1% de leucocytes et de plaquettes et de 55% de plasma. Chez
l’homme la valeur normale est de 47% ± 5% et chez la femme, elle est de 42% ± 5%.

1.2.2. Constituants du sang[25]

 Hématies
Les hématies contiennent essentiellement l'hémoglobine, pigment dont le rôle
fondamental est de transporter l'oxygène des poumons vers les tissus. L'oxygène y est alors
relâché et les globules rouges se chargent en retour de gaz carbonique, produit de déchet du
métabolisme cellulaire, qu'ils transportent par le système veineux jusqu'aux poumons, où il est
éliminé dans l'air expiré.

 Leucocytes
Les leucocytes comprennent différents types cellulaires : les polynucléaires neutrophiles
et les monocytes, qui jouent un rôle essentiel dans la défense non spécifique contre les
infections bactériennes, les champignons et les parasites ; les lymphocytes, supports
cellulaires de l'immunité spécifique ; les polynucléaires éosinophiles, qui jouent un rôle dans

Protocole de thèse présenté par : ZE MEKA PIERRE PAUL Page 9


Déterminants et Evaluation des Pratiques Transfusionnelles dans les
Formations Sanitaires Publiques de la région du Centre du Cameroun.
l’allergie et la défense antiparasitaire ; les polynucléaires basophiles, qui jouent un rôle dans
l'inflammation.

 Plaquettes
Les plaquettes jouent un rôle essentiel, avec les facteurs de coagulation, dans la
formation du caillot sanguin et donc dans l'hémostase (arrêt des hémorragies).

 Plasma sanguin
Le plasma est un liquide jaune paille, composé à 95 % d'une eau légèrement salée (9 ‰)
et de nombreux autres éléments en quantité variable, dont des éléments nutritifs, des déchets
et des protéines. Ses propriétés physicochimiques sont remarquablement constantes, en
particulier son pH (degré d'acidité), à 7,42, stabilisé par des substances tampons, et sa
concentration en divers ions (sodium, potassium, chlore, phosphate, etc.), dont la constance
dépend d'une régulation faisant intervenir les poumons, les reins et diverses hormones.

1.2.3. Hématopoïèse[26]
L'hématopoïèse peut être définie comme l'ensemble des mécanismes qui assurent le
remplacement continu et régulé des différentes cellules sanguines. Il s'agit d'un système
cellulaire complexe qui aboutit à ajuster très précisément la production cellulaire aux
conditions de base et aux agressions extérieures à l'organisme (infections, hémorragies, etc.).

Ce système cellulaire est un système hiérarchisé composé de trois compartiments : les


cellules souches pluripotentes, les progénitures et les cellules en cours de maturation
terminale.

La régulation de l'hématopoïèse est assurée en grande partie par des facteurs de


croissance appartenant à la superfamille des cytokines. Ils agissent soit sur les différentes
étapes de la différenciation, soit à des stades précis, en particulier précocement.

La régulation des cellules souches est assez mal connue, en particulier le rôle précis des
divers facteurs de croissance sur leur mise en cycle, leur détermination ou orientation de leur
différenciation, et leur hypothétique propriété d'auto renouvellement.

1.2.4. Hémogramme
L’hémogramme ou numération-formule sanguine (NFS), couramment prescrit, n’est pas
toujours facile à interpréter à l’officine. Il permet d’évaluer la quantité et la qualité de la
lignée rouge (hématies), de la lignée blanche (globules blancs) et des plaquettes. Il est souvent

Protocole de thèse présenté par : ZE MEKA PIERRE PAUL Page 10


Déterminants et Evaluation des Pratiques Transfusionnelles dans les
Formations Sanitaires Publiques de la région du Centre du Cameroun.
requis devant une suspicion d’anémie, une altération de l’état général, en cas d’hémorragie, de
thromboses, d’infection persistante ou de cancer. Il est aussi prescrit dans le cadre de la
surveillance d’un traitement médicamenteux[27].

Les valeurs de l’hémogramme[28] varient en fonction de l’âge et du sexe :

Globules blancs: 4500 à 11.000/μl

Globules rouges : 4 à 6.2 millions/ μl

Hématocrite :

Femmes : 35% à 47%

Hommes (8 à 64 ans) : 39% à 50%

Hommes (65 à 74 ans) : 37 à 51%

Hémoglobines :

Femmes : 12 à 16 g/dl

Hommes : 14 à 18 g/dl

Volume Globulaire Moyen (VGM) : 82 à 93 μm3

Taux Corpusculaire Moyen en Hémoglobine (TCMH) : 26 à 34 pg

Concentration Corpusculaire Moyenne en Hémoglobine (CCMH) : 31% à 38%

Taux de plaquettes : 150.000 à 400.000 μl

1.2.5. Hémostase[29]
L'hémostase est le mécanisme qui mène à la cessation du saignement d'un vaisseau
sanguin. C'est un processus qui implique plusieurs étapes interdépendantes. Cette cascade
aboutit à la formation d'un «bouchon» qui ferme le site endommagé du vaisseau sanguin
contrôlant le saignement. Cela commence par un traumatisme à la muqueuse du vaisseau
sanguin.

Le mécanisme de l'hémostase peut se diviser en quatre étapes. 1) Constriction du


vaisseau sanguin. 2) Formation d'un "bouchon plaquettaire" temporaire. 3) Activation de la
cascade de la coagulation. 4) Formation du" bouchon fibrine "ou du caillot final.

Protocole de thèse présenté par : ZE MEKA PIERRE PAUL Page 11


Déterminants et Evaluation des Pratiques Transfusionnelles dans les
Formations Sanitaires Publiques de la région du Centre du Cameroun.
Différents composants cellulaires sont au cours de coagulation à savoir l’endothélium,
les plaquettes et les hépatocytes qui vont produire la majorité des protéines qui jouent le rôle
de facteurs de coagulation et de d’anticoagulant.

Plusieurs étapes se succèdent lors de la coagulation, à savoir :

 La vasoconstriction : environ 30 minutes après une lésion / un traumatisme des


vaisseaux sanguins, un spasme vasculaire s'ensuit, entraînant une vasoconstriction.
 L’adhésion des plaquettes : la matrice extra cellulaire libère des cytokines et des
marqueurs inflammatoires qui conduisent à l'adhésion des plaquettes et à leur
agrégation sur ce site, ce qui entraîne la formation d'un bouchon plaquettaire et le
colmatage du défaut.
 L’activation des plaquettes : les plaquettes qui ont adhéré subissent des modifications
très spécifiques. Ils libèrent leurs granules cytoplasmiques comprenant l'ADP, le
trombone A2, la sérotonine et de nombreux autres facteurs d'activation.
 L’agrégation plaquettaire : avec les mécanismes mentionnés ci-dessus, diverses
plaquettes sont activées, collées les unes aux autres et la surface endothéliale
endommagée conduisant à la formation d'un bouchon plaquettaire primaire.
 La voie extrinsèque : le facteur tissulaire se lie au facteur VII et l’active.
 La voie intrinsèque : avec la production de thrombine, il se produit une conversion du
facteur XI en facteur XI activé (facteur XIa).
 La formation de caillot de fibrine : les étapes finales de la cascade de la coagulation
impliquent la conversion du fibrinogène en monomères de fibrine qui polymérisent et
forment un tamis de polymère de fibrine et conduisent à un caillot de fibrine réticulé.
 La résolution de caillot (hémostase tertiaire) : les plaquettes activées contractent leurs
fibrilles internes d'actine et de myosine dans leur cytosquelette, ce qui entraîne un
rétrécissement du volume du caillot.

1.3. Rappel sur la transfusion sanguine


La transfusion sanguine est le transfert de sang ou de constituants du sang d’un individu
(donneur) à un autre (transfusé). Elle peut être vitale et les services de santé se doivent
d’assurer un approvisionnement suffisant en sang sécurisé et de veiller à ce qu’il soit utilisé
judicieusement[3].

Protocole de thèse présenté par : ZE MEKA PIERRE PAUL Page 12


Déterminants et Evaluation des Pratiques Transfusionnelles dans les
Formations Sanitaires Publiques de la région du Centre du Cameroun.
On parle d’allo-transfusion lorsque le sang transfuse provient d’un individu de la même
espèce et qui serait compatible[30].

On parle de transfusion autologue ou homologue lorsque le sang injecte provient de la


même personne. Il existe plusieurs procédés[31] :

 L’autotransfusion différée qui se pratique dans le mois précédant une


intervention chirurgicale ; on effectue environ 2 à 4 prélèvements de 400 ml à
une semaine d’intervalle.
 La récupération peropératoire qui se pratique au cours de certaines interventions.
Le sang perdu est récupère et filtré à l’aide de machine spécifique et est ensuite
transfusé au malade.
 L’hémodilution préopératoire qui consiste à prélever 2 à 3 unités de 400 ml de
sang chez le malade de 24 à 48 heures avant l'intervention et à les remplacer par
un liquide moins dense afin de conserver au malade son volume de sang total.

1.3.1. Données générales sur la transfusion sanguine[2]


On collecte chaque année près de 112,5 millions d’unités de sang dans le monde. Près
de 47% de ces dons de sang sont collectés dans les pays à revenu élevé qui représentent moins
de 19% de la population mondiale.

En 2013, 74 pays indiquaient collecter plus de 90% de leur approvisionnement en sang


auprès de donneurs volontaires, non rémunérés ; parmi ceux-ci, 57 pays collectaient 100% de
leurs besoins en sang auprès de donneurs volontaires non rémunérés.

Le taux médian de don de sang dans les pays à revenu élevé par an est de 32,1 dons
pour 1000 habitants, contre 7,8 dans les pays à revenu moyen et 4,6 dans les pays à revenu
faible.

L’OMS indique que dans les pays à revenu élevé, le groupe de patients le plus
concernes par la transfusion avaient plus de 60 ans, représentant près de 79% des
transfusions ; les indications dominées dans le soin en chirurgie cardiaque et transplantations
d’organes. Dans les pays à revenu faible, le recours à la transfusion était pour des
complications liées à la grossesse, les accès palustres compliqués par une anémie grave chez
l’enfant et les lésions traumatiques.

Protocole de thèse présenté par : ZE MEKA PIERRE PAUL Page 13


Déterminants et Evaluation des Pratiques Transfusionnelles dans les
Formations Sanitaires Publiques de la région du Centre du Cameroun.
1.3.2. Historique sur la transfusion sanguine
La transfusion sanguine est un acte clinique qui n’est entrée dans la routine médicale
que récemment il y’a moins de 100 ans. La raison est que la connaissance du sang et de la
circulation sanguine qui sont des éléments nécessaires dans la compréhension du processus
transfusionnel n’ont été acquise qu’à partir du milieu du 17eme siècle.[32]. Les grandes lignes
de l’histoire de la transfusion sanguine sont les suivantes :

 En 1628 un médecin Engluais William Harvey découvre que dans le corps il


existe un système circulatoire et publie ses recherches. [33,34]
 En 1658 le naturaliste Jan Swammerdam est la première personne a observé des
cellules rouges au microscope[34,35]
 En 1665 la première transfusion sanguine réussite documentée ; elle sera réalisé
en Angleterre par le médecin Richards Lowe qui réussira à maintenir un chien
en vie en lui administrant du sang provenant d’autres chiens.[34]
 En 1667, le médecin français Jean-Baptiste Denis réalise une transfusion
sanguine en injectant du sang prévenant d’un agneau à un jeune garçon. Cette
pratique a également été décrite la même année par Richards Lowe.[33,34]
 En 1818 l'obstétricien britannique James Blundell réalise la première transfusion
de sang humain à un patient pour le traitement d'une hémorragie postpartum. A
cette époque les médecins ignorent l’existence du groupe sanguin ABO et
Rhésus.[33,34]
 En 1900 Karl Landsteiner, un médecin autrichien, découvre les trois premiers
groupes sanguins humains. Il constate que le sang agglutine ou non avec les
globules rouges des autres patients. Désormais la plupart des transfusions
réussissent. Il obtient le prix Nobel de médecine en 1930.[34,36]
 En 1907 Ludwig Herten suggère que la sécurité de la transfusion pourrait être
améliorée en effectuant une correspondance sanguine entre donneurs et patients
afin d'exclure les mélanges incompatibles ; Ruben Otten berg effectue la
première transfusion sanguine en utilisant la détermination du groupe sanguin et
la correspondance.[34]
 En 1914 des anticoagulants à long durée, notamment le citrate de sodium, sont
développés, permettant une conservation plus longue du sang. Cette technique
est implémentée par Albert Hutin qui sera le premier à l’utiliser[34,37]

Protocole de thèse présenté par : ZE MEKA PIERRE PAUL Page 14


Déterminants et Evaluation des Pratiques Transfusionnelles dans les
Formations Sanitaires Publiques de la région du Centre du Cameroun.

 La première banque de sang a été établie à Leningrad en 1932 et la première


banque de sang aux États-Unis a été ouverte à l’hôpital du comté de Chicago en
1937[33].
 De 1939 à 1940 le système de groupes sanguins Rh est découvert par Karl
Landsteiner et collaborateurs ; Edwin Cohn développe le fractionnement à
l'éthanol à froid, processus de décomposition du plasma en composants et
produits ; John Elliott met au point le premier contenant de sang, une bouteille à
vide largement utilisée par la Croix-Rouge[34].
 En 1957 l’Association Américaine des Banques de Sang forme son comité
d’inspection et d’accréditation chargé de surveiller l’application des normes
relatives aux banques de sang[34].
 En 1964 la plasmaphérèse est introduite en tant que moyen de collecte de plasma
pour fractionnement[34].
 En 1971 le test de dépistage du sang prélevé sur l'antigène de surface de
l'hépatite B (HbsAg) commence[34].
 En 1992 le test du sang du donneur sur les anticorps anti-VIH-1 et VIH-2 est mis
en œuvre[34].

En Afrique subsaharienne l’introduction de la transfusion sanguine s’est faite plus


lentement qu'en Europe et en Amérique du Nord, durant la 2eme guerre mondiale[38].

Tableau 2 : Premiers rapports sur la transfusion sanguine en Afrique subsaharienne de


1924 à 1955[38].

Année Lieu
1924 Congo (Belge)
1943 Sénégal
1950 Angola, Cameroun, Ivory Coast, Guinée,
Mali, Mozambique, Niger, Togo...
1951 Rhodésie du Sud
1952 Nigeria
1953 Kenya
1954 Ghana
1955 Tchad, Congo, Gabon

Protocole de thèse présenté par : ZE MEKA PIERRE PAUL Page 15


Déterminants et Evaluation des Pratiques Transfusionnelles dans les
Formations Sanitaires Publiques de la région du Centre du Cameroun.
Apres les indépendances, l’expansion des services sanitaires s’est accompagnée d’une
croissance de la transfusion sanguine. Vers 1970, le nombre de transfusion sanguine en
Afrique subsaharienne était estimée à 1 million par an, contre 2 millions par an dans les
années 80[38].

1.3.3. Bases immunologiques de la transfusion sanguine[39]

1.3.3.1. Les groupes sanguins

 Généralités
Le groupe sanguin d'une personne est l'ensemble des anti gènes portés par ses cellules
sanguines. On utilise le terme de groupe sanguin pour parler uniquement du groupe
érythrocytaire. Chacun des anti gènes du groupe érythrocytaire peut être classé en systèmes
que l'on va détailler ci-dessous.

 Système ABO
C'est le système principal et le plus immunogène. Il y a 4 groupes possibles, liés à la
présence ou non des 2 anti gènes du système ABO, l'anti gène A et l'anti gène B:

 Groupe A: présence de l'anti gène A et absence de l'anti gène B


 Groupe B: présence de l'anti gène B et absence de l'anti gène A
 Groupe AB: présence de l'anti gène A et de l'anti gène B
 Groupe O : absence de l'anti gène A et de l'anti gène B

Les anti gènes du système ABO sont présents sur de nombreuses cellules: Hématies,
endothélium vasculaire, plaquettes, hépatocytes, cellules rénales, etc.

L'organisme synthétise des lgM contre les anti gènes du système ABO qu'il ne possède
pas :

 Groupe A: présence d'anti corps anti -B et absence d'anti corps anti -A


 Groupe B: présence d'anti corps anti -A et absence d'anti corps anti -B
 Groupe AB: absence d'anti corps anti -A et anti -B
 Groupe O : présence d'anti corps anti -A et anti -B

Ces anticorps sont réguliers c’est-à-dire présents chez tous les individus, selon leur
groupe et naturel c’est-à-dire présents dès les premiers mois de la vie, sans allo-immunisation
apparente.

Protocole de thèse présenté par : ZE MEKA PIERRE PAUL Page 16


Déterminants et Evaluation des Pratiques Transfusionnelles dans les
Formations Sanitaires Publiques de la région du Centre du Cameroun.
Tableau 3 : Organisation du système ABO[40].

La détermination du groupe sanguin ABO peut s’effectuer de 2 manières différentes :

 L’épreuve globulaire ou l’épreuve de Beth-Vincent qui permet de mettre en


évidence les antigènes en utilisant les anticorps spécifiques diriges contre
eux[41].
 L’épreuve plasmatique ou épreuve de Simonien qui permet de détecter la
présente des anticorps naturels régulier présents dans le plasma à l’aide
d’érythrocytes test type A et B[41].

 Système Rhésus.
Il comporte de nombreux anti gènes, les plus importants en pratique clinique étant:

 L'anti gène D qui est soit absent (on parle de Rhésus négatif) ou présent (on
parle de Rhésus positif)
 Les anti gènes C et c
 Les anti gènes E et e

Les anti gènes du système Rhésus ne sont présents que sur les hématies.

Protocole de thèse présenté par : ZE MEKA PIERRE PAUL Page 17


Déterminants et Evaluation des Pratiques Transfusionnelles dans les
Formations Sanitaires Publiques de la région du Centre du Cameroun.
1.3.3.2. Physiopathologie de la transfusion

 Généralités
Lors d'une transfusion, on introduit directement dans la circulation du receveur des
antigènes qui sont potentiellement étrangers et qui peuvent entrainer une immunisation, c’est-
à-dire la production d’anticorps spécifiques par le receveur.

 Compatibilité érythrocytaire
On parle de compatibilité lorsqu'un patient ne présente pas d'anticorps pour les
antigènes présents sur les hématies transfusées. Pour le système ABO où les anticorps sont
réguliers et naturels :

 Groupe A:
o Présence d'anticorps anti-B et absence d'anticorps anti-A
o Donc compatible avec les groupes A et O
 Groupe B:
o Présence d'anticorps anti-A et absence d'anticorps anti-B
o Donc compatible avec les groupes B et O
 Groupe AB:
o Absence d'anticorps anti-B et anti-A
o Donc compatible avec les groupes A, B, AB et O = receveur universel
 Groupe O:
o Présence d'anticorps anti-A et anti-B
o Donc compatible uniquement avec le groupe O
o Mais il peut être donné à tous = donneur universel

Protocole de thèse présenté par : ZE MEKA PIERRE PAUL Page 18


Déterminants et Evaluation des Pratiques Transfusionnelles dans les
Formations Sanitaires Publiques de la région du Centre du Cameroun.

Figure 1 : Règle de compatibilité plasmatique dans le système ABO[42].

1.3.4. Le don de sang[43–45]


Les pays en développement représentent l’immense majorité des pays à faible indice de
développement humain (IDH). En 2010, les besoins en unités de sang dans ce groupe
s’élevaient à environ 10 millions de poches par an.

Il existe 3 types de dons : le don volontaire non rémunéré, le don familial qui peut être
de remplacement ou dirigé, et le don rémunéré. Le don bénévole et non rémunéré effectué
régulièrement par de sujets issus de groupe à faible risque est associé à une plus faible
prévalence d’infections transmissibles par la transfusion. Les donneurs sont souvent familiaux
et de remplacement, bien plus souvent occasionnels.

Les donneurs volontaires non rémunérés sont des personnes qui donnent leur sang de
leur plein gré, et qui ne reçoivent ni argent, ni aucune autre forme de paiement qui pourrait
être considéré comme substitut d’une somme d’argent. Leur motivation est d’abord d’aider
des receveurs inconnus et non d’en tirer un avantage personnel.

En l’absence d’un programme national bien organisé pour le don de sang volontaire, de
nombreux pays recourent massivement à la famille ou aux amis des patients en tant que
donneurs de sang dits « de compensation » : il est ainsi demandé à ces personnes de donner
leur sang pour remplacer les stocks de sang utilisés pour le patient. Cependant ce sang est
celui le plus sujet aux infections.

Protocole de thèse présenté par : ZE MEKA PIERRE PAUL Page 19


Déterminants et Evaluation des Pratiques Transfusionnelles dans les
Formations Sanitaires Publiques de la région du Centre du Cameroun.
Les donneurs professionnels ou rémunérés reçoivent de l’argent ou un autre type de
rémunération (qu’ils peuvent échanger contre de l’argent) en échange du sang donné. Ils sont
habituellement motivés par ce qu’ils reçoivent en échange de leur sang, plutôt que par le désir
d’aider les autres.

1.3.5. Différents produits sanguins[39,43,44]


Le sang total peut convenir pour la transfusion dans de nombreuses situations cliniques,
par exemple pour remplacer les globules rouges en cas de perte de sang aiguë lorsque celle-ci
s’accompagne d’une hypovolémie. Toutefois, la séparation du sang total en ses composants
lorsque seuls ces composants correspondent aux besoins du patient. Les principaux produits
sanguins accessibles dans les pays en développement sont : le sang total, le concentrée
érythrocytaire appauvri en leucocytes, le concentrée plaquettaire standard, le plasma frais
congelée, le cryoprécipité. Tous ces composants peuvent être obtenus à partir du sang total
après centrifugation puis séparation

 Concentré érythrocytaire
Le concentré de globules rouges (aussi appelé culot globulaire ou concentré
érythrocytaire) est le plus simple des composants sanguins. On le prépare en laissant le sang
se séparer par gravité pendant une nuit au réfrigérateur à une température de +2 °C à +6 °C ou
en centrifugeant la poche de sang dans une centrifugeuse spéciale réfrigérée. On élimine
ensuite le plasma en le transférant dans une deuxième poche en plastique vide, livrée déjà
reliée à la poche primaire de façon à assurer la stérilité, et en laissant les globules rouges dans
la poche de recueil.

 Leucocytes
Les transfusions de globules blancs n’ont aucun intérêt clinique démontré.
L’élimination des globules blancs présents dans les autres produits sanguins (déleucocytation)
peut réduire l’incidence des réactions fébriles et le risque de transmission du cytomégalovirus
(CMV) et d’autres agents infectieux intracellulaires lors de la transfusion.

 Plasma
Le plasma est séparé du sang total par centrifugation ou par gravité, c’est-à-dire en
laissant sédimenter le sang placé dans un réfrigérateur.

Protocole de thèse présenté par : ZE MEKA PIERRE PAUL Page 20


Déterminants et Evaluation des Pratiques Transfusionnelles dans les
Formations Sanitaires Publiques de la région du Centre du Cameroun.
Le plasma est principalement indiqué pour le traitement des troubles de la coagulation
entraînant des saignements dus à des taux insuffisants de plusieurs facteurs de coagulation.

 Concentré de plaquettes
Les plaquettes séparées du plasma de 4 – 6 unités de sang total sont souvent regroupées
pour donner une dose thérapeutique de plaquettes pour adulte.

 Produits sanguins stables


 Nous avons l’albumine obtenue à partir du plasma.
 Immunoglobines : polyvalentes et disponible à partir de grande quantité de
plasma.
 Facteurs (VIII, XI, Willebrand) de coagulation : A partir de plasma, on ne
sélectionne qu'une seule protéine et on la purifie après inactivation virale du
plasma.

1.3.6. Indication de la transfusion[39,44]


Il ne faut pas transfuser au-delà de 10g/l de taux d’hémoglobine et il faut transfuser du
sang total ou le concentré érythrocytaire quand ce taux est < 7 g/dl. En fait il faut aussi tenir
compte du malade et des caractères cliniques. Les anémies chroniques sont de très loin mieux
supportées que les anémies aiguës (hémorragie, hémolyse). Les sujets jeunes, les sujets avec
un système cardiovasculaire en bon état tolèrent mieux l’anémie que les personnes âgées ou
ceux qui ont une anomalie cardiovasculaire ou respiratoire. En effet, quand l’anémie est
chronique l’organisme s’adapte et supporte des taux d’hémoglobine très bas (3 à 4 g/dl par
exemple).

La transfusion des plaquettes n’est habituellement indiquée qu’en dessous d’un seuil de
20.000/μl (avec saignements actifs, fièvre, troubles de la coagulation, hypertension…), de
30.000/μl (avec cathéter veineux central) ou de 50.000/μl (en cas d’acte chirurgical mineur
comme une ponction médullaire ou une extraction dentaire).

L’indication première de la transfusion plasmatique est le déficit sévère et en facteurs de


coagulation.

Protocole de thèse présenté par : ZE MEKA PIERRE PAUL Page 21


Déterminants et Evaluation des Pratiques Transfusionnelles dans les
Formations Sanitaires Publiques de la région du Centre du Cameroun.
1.3.7. Modalités de la transfusion sanguine

1.3.7.1. Principes de la transfusion sanguine[43]


La transfusion n’est qu’un élément de prise en charge du patient, les besoins
transfusionnels peuvent donc être réduits par certains moyens :

 Prévention ou diagnostic précoce et traitement de l’anémie et de ses causes en


utilisant des produits comme le fer et des vitamines. La transfusion de globules
rouges n’est nécessaire que si les effets de l’anémie sont suffisamment graves
pour exiger une remontée rapide du taux d’hémoglobine.
 Correction de l’anémie et des réserves martiales avant toute intervention
chirurgicale.
 Remplissage à l’aide des cristalloïdes ou des colloïdes lors d’une hémorragie
aigue.
 Bonne prise en charge anesthésique et chirurgicale, comportant :
o L’utilisation des meilleures techniques anesthésiques et chirurgicales
pour réduire les pertes de sang pendant l’intervention.
o L’arrêt des anticoagulants et des antiplaquettaires avant toute
intervention chirurgicale programmée, lorsque cela ne comporte pas de
risques.
o Des prélèvements de sang pour analyses réduits au minimum, notamment
chez l’enfant.
o La récupération et la répercussion des pertes sanguine peropératoires
o Le recours à d’autres approches utilisant la desmopressine, l’aprotinine
ou l’érythropoïétine.

Protocole de thèse présenté par : ZE MEKA PIERRE PAUL Page 22


Déterminants et Evaluation des Pratiques Transfusionnelles dans les
Formations Sanitaires Publiques de la région du Centre du Cameroun.

Figure 2 : Principes de la pratique transfusionnelle[43].

1.3.7.2. Procédures transfusionnelles[43]

1.3.7.2.1. Administrer le bon produit sanguin au patient au bon moment.


Tous les hôpitaux pratiquant des transfusions sanguines doivent suivre en permanence
les directives nationales sur l’utilisation clinique du sang. S’il n’existe pas de directives
nationales, chaque hôpital doit établir des directives locales et, dans l’idéal, constituer un
comité hospitalier de sécurité transfusionnelle chargé de suivre l’utilisation clinique du sang
et de procéder aux investigations nécessaires sur toute réaction transfusionnelle immédiate ou
retardée.

Tous les hôpitaux doivent assurer que les éléments suivants sont en place :

 Un formulaire de demande de sang (bon de commande).


 Un protocole transfusionnel pour la commande de sang, pour les interventions
chirurgicales courantes.
 Des directives sur les indications cliniques et biologiques de l’utilisation du
sang, des produits sanguins et des alternatives simples à la transfusion, y

Protocole de thèse présenté par : ZE MEKA PIERRE PAUL Page 23


Déterminants et Evaluation des Pratiques Transfusionnelles dans les
Formations Sanitaires Publiques de la région du Centre du Cameroun.
compris les solutions de remplissage vasculaire, et sur le recours à des
médicaments et à des dispositifs médicaux pour réduire les besoins
transfusionnels.
 Des procédures écrites pour toutes les étapes du processus transfusionnel :
o Commande de sang et de produits sanguins pour les interventions
chirurgicales programmées
o Commande de sang et de produits sanguins en urgence
o Façon de remplir le formulaire de demande de sang
o Recueil et étiquetage de l’échantillon de sang pré transfusionnel
o Retrait du sang et des produits sanguins à la banque de sang
o Stockage et transport du sang et des produits sanguins, y compris leur
stockage dans le service clinique
o Administration du sang et des produits sanguins, y compris le contrôle
ultime de l’identité du patient
o Enregistrement des transfusions dans le dossier du patient
o Surveillance du patient avant, pendant et après la transfusion
o Prise en charge, investigation et enregistrement des réactions
transfusionnelles.
 La formation de tout le personnel impliqué dans le processus transfusionnel en
matière d’application des procédures écrites.

Dans le cas des demandes de sang en urgence il est important que les termes utilisés
soient connus de tous ainsi que leur implication. L’OMS définit les termes suivant[43] :
Extrêmement urgent (10-15 min), très urgent (dans l’heure qui suit), urgent (dans les 3h), le
jour même où a la date et l’heure spécifiée.

Protocole de thèse présenté par : ZE MEKA PIERRE PAUL Page 24


Déterminants et Evaluation des Pratiques Transfusionnelles dans les
Formations Sanitaires Publiques de la région du Centre du Cameroun.

Figure 3 : Etapes du processus transfusionnel[43].

1.3.7.2.2. Commande de produits de sanguins.

 Information du patient
La première étape consiste a expliqué à la famille la procédure et ce qui sera fait et
inscrire dans le dossier.

 Identité du patient
Chaque patient doit être identifié au moyen d’un code attribué par l’hôpital qui sera
reporté sur le tube de prélèvement.

Protocole de thèse présenté par : ZE MEKA PIERRE PAUL Page 25


Déterminants et Evaluation des Pratiques Transfusionnelles dans les
Formations Sanitaires Publiques de la région du Centre du Cameroun.

 Protocole de commande de sang


La commande de sang dépend du type d’intervention, à savoir urgence ou programmé et
aussi de la situation économique et culturelle du malade[43]. Le protocole sera réalisé par le
comité hospitalier de sécurité transfusionnelle ou, à défaut, par les cliniciens responsables de
la prescription et par les personnes en charge de la banque de sang. Le processus devrait
comporter les étapes suivantes :

 Antécédents de transfusion sur au moins 6 mois.


 Pour chaque intervention chirurgicale, analyse des éléments suivants :
o Type d’intervention
o Motif de la demande de sang
o Nombres d’unités de sang
 Suivi et évaluation du protocole transfusionnel pour la commande de sang, par
une vérification de son utilisation

 Formulaire de demande de sang


Lorsqu’il faut du sang, le prescripteur doit remplir et signer un formulaire de demande
de sang et inscrire son nom. Le formulaire de demande de sang doit contenir les informations
suivantes : date de la demande, date et heure de livraison du sang, lieu de livraison du sang
nom et prénom du patient, date de naissance du patient, sexe du patient, numéro
d’identification du patient, service ou le patient est hospitalisé, diagnostic provisoire, motif de
la transfusion, nombre d’unités de produits sanguins nécessaires, urgence de la demande, nom
et signature du prescripteur[43].

Lorsque les antécédents du patient sont connus, il est important de les noter : groupe
sanguin si connu, présence d’anticorps irréguliers, antécédents transfusionnels, antécédents de
réactions transfusionnelles, nombre de grossesses antérieures (femmes), etc.

Protocole de thèse présenté par : ZE MEKA PIERRE PAUL Page 26


Déterminants et Evaluation des Pratiques Transfusionnelles dans les
Formations Sanitaires Publiques de la région du Centre du Cameroun.

Figure 4 : exemple de formulaire de demande de sang[43].

 Echantillon de sang pour les tests de compatibilité


Il est d’une importance vitale que l’échantillon de sang du patient soit correctement
recueilli dans un tube correctement étiqueté qui ne puisse est rattaché qu’a un seul patient[43].

Si le patient est conscient lors du prélèvement il faut qu’il s’identifie au travers de son
nom, prénom etc. Si il est inconscient demander à la famille de l’identifier. Le sang sera
recueilli dans un type de tube requis par la banque de sang généralement 10 ml, sans
anticoagulant. Ensuite il faudra étiqueter le tube avec les informations suivantes : nom,
prénom, date de naissance, numéro d’identification, service dans lequel se trouve le patient,
date, signature de la personne ayant effectué le prélèvement.

Protocole de thèse présenté par : ZE MEKA PIERRE PAUL Page 27


Déterminants et Evaluation des Pratiques Transfusionnelles dans les
Formations Sanitaires Publiques de la région du Centre du Cameroun.

1.3.7.2.3. Tests de compatibilité des globules rouges


Le sang doit toujours être testé avant la transfusion, pour assurer la compatibilité. Les
tests doivent fournir des informations sur le groupe ABO et sur le type de Rhésus (D), ainsi
que sur la présence d’autres anticorps qui pourraient provoquer une hémolyse chez le patient.

La banque doit assurer plusieurs vérifications au prenable très importantes[43] :

 Assurer que seules les unités de sang testées négatives pour les infections
transmissibles par transfusion sont acceptées pour les tests de compatibilité
 Déterminer le groupe sanguin ABO et Rhésus et étiqueter lisiblement le groupe.
 Vérifier le formulaire rempli par le médecin et les informations qui y figurent
 Soumettre l’échantillon de sang a une détermination de groupe ABO et Rhésus.
 Faire un test de compatibilité Cross-match
 Etiqueter les unités de sang compatibles pour le patient
 Délivrer les produits corrects en se conformant aux procédures locales

1.3.7.2.4. Retrait des produits sanguins avant la transfusion


L’une des causes fréquentes de réactions transfusionnelles est la transfusion d’une unité
de sang incorrecte, incident souvent dû à une erreur lors du retrait du sang à la banque de
sang. Chaque hôpital doit définir sa procédure de retrait : identification du patient, vérification
les informations inscrites sur la poche de sang, inscrire les informations dans le registre des
retraits de produits sanguins en mentionnant l’heure et la date[43]. Le sang ne doit pas sortir
du réfrigérateur avant le moment de la livraison (il ne faut que 30 min pour qu’un poche de
sang atteigne 10 °C)

1.3.7.2.5. Stockage des produits sanguins avant la transfusion[43]


La chaine de froid est le système de stockage et de transport du sang et des produits
sanguins grâce auquel ils sont constamment maintenus à la température correcte depuis le
prélèvement chez le donneur jusqu’à l’administration au patient. Toute rupture de la chaine de
froid augmente les risques pour le receveur des produits sanguins et gaspille une ressource
rare et précieuse[43].

Protocole de thèse présenté par : ZE MEKA PIERRE PAUL Page 28


Déterminants et Evaluation des Pratiques Transfusionnelles dans les
Formations Sanitaires Publiques de la région du Centre du Cameroun.

 Conditions de stockage des globules rouges et sang total


Les globules rouges et le sang total doivent toujours être à une température entre +2 °C
et +6 °C. La température ne doit pas dépasser +6 °C pour éviter une colonisation bactérienne
et pas au-dessous de +2 °C car si les globules rouges gèlent ils s’hémolysent.

Le sang total et les globules rouges doivent être délivrés et transportés dans une boite
isotherme qui maintiendra la température en dessous de 10 °C. les unités qui ne sont plus dans
les conditions de stockage optimales plus de 30 min ne doivent jamais être remises au
réfrigérateur pour un usage ultérieur

 Conditions de stockage de concentrés de plaquettes


Ils doivent être maintenus à une température comprise entre 20 °C et 24 °C sous
agitation afin de maintenir la fonction plaquettaire dans une durée de stockage limitée à 3 ou 5
jours. Les concentrés seront délivrés par la banque de sang dans une boite de transport
isotherme qui maintiendra la température entre 20 °C et 24 °C environ. Ils doivent être
transfusés dans les brefs délais.

 Condition de stockage du plasma frais congelé


Le plasma doit être conservé à la banque de sang a –25 °C jusqu’au moment de sa
décongélation avant la transfusion. Le plasma doit être décongelé par la banque de sang dans
un bain marie dont la température est comprise entre 30 °C et 37 °C et délivré dans une boite
de transport isotherme dans laquelle la température est maintenue entre +2 °C et +6 °C. Le
plasma frais doit être utilisé dans un délai de 30 min.

1.3.7.2.6. Administration des produits sanguins


Chaque hôpital doit disposer d’une procédure écrite pour l’administration des produits
sanguins. La première étape consiste à vérifier l’étiquette de compatibilité fournie par la
banque de sang. Cette étiquette doit comprendre : le nom du patient, le numéro
d’identification, le nom du service, le groupe sanguin du patient, date limite d’utilisation, date
du test de compatibilité. A l’arrivée de la poche de sang, le prescripteur doit examiner la
poche à la recherche de tous signes de détériorations d’hémolyse.

 Vérification de l’identité
Avant de commencer la perfusion, il est vital de procéder au contrôle ultime de
l’identité du patient comme le préconise l’OMS[43]. Il est réalisé au lit du malade par au

Protocole de thèse présenté par : ZE MEKA PIERRE PAUL Page 29


Déterminants et Evaluation des Pratiques Transfusionnelles dans les
Formations Sanitaires Publiques de la région du Centre du Cameroun.
moins 2 personnes dont un infirmier diplômé d’état et un médecin. Les éléments à vérifier
sont : l’identité du malade correspondant à son dossier médical ou à son identifiant, l’étiquette
sur la poche de sang et se rassurer de la concordance avec le dossier médical, la
correspondance entre les groupes sanguins figurant sur la poche et l’étiquette, la date limite
d’utilisation.

 Délais de perfusion
L’administration du sang total ou des globules rouges doit se faire dans les 30 minutes
à partir du moment où la poche ne se trouve plus à une température comprise entre +2 °C et
+6 °C. Elle doit être achevée dans les 4h qui suivent le début de la transfusion.

Les concentrés plaquettaires doivent être administres dès leur réception et la perfusion
doit être achevée dans les 20 min environ.

Le plasma frais congelé doit être perfusé dès que possible après décongélation pour
éviter la perte des facteurs de coagulations labiles. Chez l’adulte, une unité doit être perfusée
dans les 20 min.

 Médicaments et produits sanguins


Il ne faut ajouter aucun médicament quel que soit le produit sanguin administré. Ces
substances peuvent contenir des additifs comme le calcium qui coagule le sang citrate[43].

 Enregistrement de la transfusion
Les informations suivantes doivent être enregistrées dans le dossier médical du
patient :

 Indiquer si la famille du patient ou le patient ont été informées


 Motif de transfusion
 Signature du médecin prescripteur
 Contrôles transfusionnels (identité du patient, poche de sang, étique de
compatibilité, signature de la personne ayant effectué le contrôle d’identité)
 Transfusion (type de volume de chaque produit transfuse, numéro de don,
groupe sanguin, date et heure de début de la transfusion, signature de la
personne ayant administre le produit, toutes réactions transfusionnelles)

Protocole de thèse présenté par : ZE MEKA PIERRE PAUL Page 30


Déterminants et Evaluation des Pratiques Transfusionnelles dans les
Formations Sanitaires Publiques de la région du Centre du Cameroun.
1.3.7.2.7. Surveillance du patient transfusé[43].
La surveillance de la transfusion est un point très important de la sécurité du patient. Il
est indispensable de procéder à plusieurs observations dans le but de contrôler les réactions
indésirables qui peuvent survenir. Les réactions graves surviennent le plus souvent pendant
les 15 premières minutes de la transfusion[43]. Avant la transfusion il est importé d’expliquer
au patient l’acte qui sera pose et de l’encourager à signaler immédiatement toute réaction qu’il
remarquerait.

Pour chaque unité de sang transfusée, surveiller le patient avant de commencer la


transfusion, dès le début de la transfusion, 15min après le début de la transfusion, au moins
une fois pas heure pendant la transfusion, à la fin de la transfusion et 4h après la fin de la
transfusion.

A chaque étape noter les informations suivantes : aspect général du patient, température,
pouls, pression artérielle, fréquence respiratoire, bilan liquidien.

1.3.8. Accidents transfusionnels


Ils sont l’ensemble des effets indésirables du fait de la transfusion, survenant au cours
ou après elle. Ils proviennent entre autres de : don de sang contaminé, erreur d’identification,
erreur analyse, erreur de compatibilité, contamination microbienne etc.

On distingue trois types d’accidents : les accidents immunologiques, de surcharges et


les accidents infectieux. Ils peuvent être immédiats c’est-à-dire dans les 24h ou retardés c’est-
à-dire après 3 jours[43,44].

1.3.8.1. Accidents immunologiques[43,44]

 Accidents immédiats : hémolyse intravasculaire


Dès les premiers millilitres de sang incompatibles (10 à 50 ml) le malade va présenter :
malaise général, frissons, agitations, angoisse, élévation de la température, douleur lombaire
en barre, chute de la tension artérielle pouvant aller jusqu’au collapsus. Par la suite va
s’installer une oligurie pouvant évoluer vers l’anurie. Si le malade ne meurt pas de collapsus,
il risque de mourir plus tard d’une insuffisance rénale. L’ictère à bilirubine libre apparaît plus
tard (dès le lendemain).

Protocole de thèse présenté par : ZE MEKA PIERRE PAUL Page 31


Déterminants et Evaluation des Pratiques Transfusionnelles dans les
Formations Sanitaires Publiques de la région du Centre du Cameroun.

 Accidents retardes : hémolyse extravasculaire


Ils se manifestent par un ictère, l’anémie et une fièvre en moyenne vers le 3ème jour
après la transfusion inefficace. Il s’agit d’une hémolyse lente extravasculaire et moins
expressive cliniquement, secondaire à une allo immunisation souvent anti Kells ou anti Duffy.

Les autres accidents immunologiques comprennent l’hyperthermie, les réactions


allergiques, l’œdème pulmonaire lésionnel post-transfusionnel, le purpura post
transfusionnel, la réaction du greffon contre l’hôte, l’incompatibilité protéique, l’embolie
pulmonaire, l’allo immunisation du receveur.

1.3.8.2. Accident de surcharge[43–45]


Nous pouvons citer :

 La Surcharge citrate avec hypocalcémie : elle se voit en cas de transfusion massive


et d’exsanguino-transfusion (adulte ou nouveau-né)
 La Surcharge potassique : le potassium provient de la lyse des globules rouges
vieillis. Il faut éviter de transfuser du sang conservé trop longtemps, surtout chez
l’enfant, et surveiller la kaliémie en cas de transfusion massive.
 L’Acidose : on l’observe aussi en cas de transfusions massives. La transfusion de
culots globulaires plutôt que du sang total en cas d’anémie est recommandée.
 L’Hémosidérine : c’est la conséquence de la surcharge en fer. Elle se voit chez les
polytransfusés chroniques.
 La surcharge volumique : elle est provoquée par des transfusions rapides ou
massives. Les signes cliniques sont : céphalées, sensation de pression thoracique,
dyspnée, parfois œdème aigu du poumon. Le traitement consiste en l’arrêt de la
transfusion, la mise du malade en position assise et l’utilisation de diurétiques.

1.3.8.3. Accidents infectieux[43–45]

 Accidents immédiats
Cet accident plus rare que l’accident immunologique et cependant redoutable. Il est dû à
une libération dans le sang d’une endotoxine bactérienne. Les germes en cause sont plus
fréquemment les entérobactéries, les coccobacilles, le bacillus ou les corynébactéries.

Dès les premiers millilitres de sang transfusés, le malade va présenter : malaise,


agitation, angoisse, accélération du pouls et du rythme respiratoire, élévation de la

Protocole de thèse présenté par : ZE MEKA PIERRE PAUL Page 32


Déterminants et Evaluation des Pratiques Transfusionnelles dans les
Formations Sanitaires Publiques de la région du Centre du Cameroun.
température, douleurs abdominales, nausées, vomissements, diarrhées liquides, cyanose+++.
Cette symptomatologie digestive et la cyanose sont les éléments de diagnostic différentiel
avec l’accident de type immunologique. Le traitement consiste en arrêt de la transfusion, de
faire un remplissage, d’assurer une bonne diurèse et une antibiothérapie probabiliste en
attendant l’antibiogramme. La prévention consiste en une asepsie rigoureuse lors du
prélèvement, surveiller l’intégrité de la poche et de respecter la chaine de froid.

 Accidents retardées
Ce sont les maladies infectieuses secondaires à la transmission des germes pathogènes
lors de la transfusion et développées par le receveur plusieurs jours après la transfusion :
paludisme, hépatites virales, syphilis, infections à VIH, à Cytomégalovirus ou à Epstein Barr
virus, toxoplasmose….

1.3.8.4. Mesures simples à suivre pour éviter les principaux accidents


transfusionnels[44].
 Faire une qualification infectieuse rigoureuse
 Faire un groupage sanguin correct du malade et du receveur
 Faire le test de compatibilité au laboratoire
 Procéder à la recherche des agglutines irrégulières chez les polytransfusés et les
femmes multipares avant la transfusion
 Vérifier l’identité du malade et de la poche de sang
 Vérifier l’étiquette du groupe sur la poche de sang
 Vérifier la date de péremption sur la poche de sang
 Vérifier la coloration du sang à transfuser et en particulier la couleur du plasma
surnageant, s’il est trouble, ou rouge porto (hémolyse) ne pas transfuser
 Procéder à la vérification ultime au lit du malade avant la transfusion du groupe
sanguin du malade et du donneur avec des antisérums anti A, anti B, anti AB, anti D.

1.3.9. Hémovigilance[44,46]
L’hémovigilance représente l’ensemble des procédures de surveillance couvrant la
totalité de la chaîne transfusionnelle, du don et de la collecte du sang et de ses constituants, à
l’approvisionnement, la transfusion et au suivi des receveurs. Il s’agit du suivi, de la
notification de l’investigation et de l’analyse des manifestations indésirables liées au don de

Protocole de thèse présenté par : ZE MEKA PIERRE PAUL Page 33


Déterminants et Evaluation des Pratiques Transfusionnelles dans les
Formations Sanitaires Publiques de la région du Centre du Cameroun.
sang, au traitement du sang et à la transfusion sanguine et des mesures prises pour prévenir la
survenue ou la récurrence de telles manifestations.

L’hémovigilance est sous la responsabilité du comité hospitalier de sécurité


transfusionnelle et d’hémovigilance chargé d’élaborer les procédures transfusionnelles, de
former le personnel.

L’hémovigilance comporte : l’enregistrement des incidents lies aux transfusions, de les


déclarer et de les analyser, le suivi des receveurs de produits sanguins labiles .

1.3.10. Stratégie de l’OMS[8]


Les toutes premières recommandations sur la sécurité transfusionnelle de l’OMS
proviennent de 1975. Aujourd’hui cette stratégie s’oriente autour de 4 axes principaux :

 La création d’un centre de transfusion coordonné à l’échelle nationale avec


l’appui d’un programme national de transfusion sanguine
 Le recrutement et la fidélisation des donneurs de sang en réduisant le nombre de
don de sang familiaux ou rémunérés mais en s’appuyant sur le don de sang
volontaire et non rémunérés qui sont une source plus fiable d’approvisionnement
en sang adéquat.
 Le dépistage systématique des infections sur tous les dons de sang en appliquant
une politique nationale qui va dépister les maladies transmissibles par le sang sur
tous les dons et aussi surveiller les pratiques de la banque de sang sur toute la
chaine du processus transfusionnel.
 La limitation des transfusions abusives et une rationalisation de l’utilisation
clinique du sang

1.3.11. Stratégie du Cameroun


Au Cameroun il n’existe pas encore de centre national de transfusion sanguine bien que
prévu dans les textes de la loi N°2003/2006 du 22 Décembre 2003. La politique de santé y est
encore décentralisée où les pratiques sont gérées et harmonisées par les banques de sang
présentes dans certains hôpitaux des régions.

Protocole de thèse présenté par : ZE MEKA PIERRE PAUL Page 34


Déterminants et Evaluation des Pratiques Transfusionnelles dans les
Formations Sanitaires Publiques de la région du Centre du Cameroun.

2. Etat des connaissances sur la question


Plusieurs études ont été réalisées dans les différentes régions du monde pour évaluer la
pratique transfusionnelle, depuis son usage clinique jusqu’à l’élaboration de système de
transfusion sanguine.

En effet aujourd’hui on sait que la transfusion sanguine est un acte médical qui dispose
de plusieurs risque lié à son utilisation[44,47]. En effet une étude réalisée en Hollande en
2001 [48] révèle que 30-40% des patients traitées reçoivent une prise en charge non efficace
et que 20-25% des patients reçoivent un traitement qui est potentiellement néfaste[48,49]. Ce
qui signifie que plusieurs personnes dans le monde sont sous traités ou mal traités à cause de
l’absence ou de la mauvaise utilisation de la pratique clinique. Aujourd’hui l’état de
l’utilisation du sang et des produits sanguins labiles n’est pas encore règlementée dans
plusieurs pays d’Afrique ; une étude conduite en 2004 révèle que 40 sur les 46 pays de
l’Afrique Sub-saharienne ont une politique de transfusion sanguine et qu’en 2006 seulement
22 pays avaient effectivement commencé à appliquer cette politique[7] ; aujourd’hui l’Afrique
est très loin de son objectif, moins d’un pays sur 10 ont une politique transfusionnelle qui est
utilisée en pratique courante [7]. Ces études démontrent que la pratique de la transfusion
sanguine en zone africaine en général et sub-saharienne en particulier est liée à un très grand
risque pour les patients. Une étude menée par Mbanya et al en 2001 à l’Hôpital Centra
Yaoundé a relevé que plus de 50% de transfusion sanguine évaluée était associée à un effet
indésirable parmi lesquels une hyperthermie à 40.1%, hémolyse intravasculaire à 0.01%,
surcharge vasculaire à 0.04%, et le décès à 0.14% avec un cas de contamination à VIH
détectée[6]. Dans le même sens Tayou et al en 2008[7] ont observés des effets indésirables à
50% sur prêt de 40.000 transfusion sanguine. Aujourd’hui les risques liés à la pratique de la
transfusion sanguine au sont donc bien connus, en 2015, 3288 cas de troubles liés à la
transfusion ont été reportés avec 77,7% dues à un facteur humain avec juste 10% lié à une
cause qu’on ne pouvait pas prévenir[1]. Ces risques concernent à la fois le receveur que le
donneur.

Mbanya et al ont retrouvé en 2001 une prévalence de 4,1% de donneurs VIH à l’Hôpital
central de Yaoundé avec une prévalence de 10 à 15% pour AgHbs avec une possibilité à 73%
du test sérologique durant la première phase du cycle du virus[6] ; mayo mo et al en 2005 ont
testée 4466 donneurs à l’hôpital central de Yaoundé, 26% était positif avec 5,8% du à
l’infection VIH et 9,7% du à l’infection Hépatite B[50]. Le système de donneur de sang au

Protocole de thèse présenté par : ZE MEKA PIERRE PAUL Page 35


Déterminants et Evaluation des Pratiques Transfusionnelles dans les
Formations Sanitaires Publiques de la région du Centre du Cameroun.
Cameroun est encore embryonnaire, étant composé majoritairement de donneurs familiaux ou
de donneurs rémunérées, qui sont liées à un plus grand risque de transmissions infectieuses de
la poches de sang[7,50]. La solution aujourd’hui pour les pays africains viendra d’une
meilleure accommodation aux recommandations internationales[43]. Mbanya et al ont
proposé une solution basé sur le recrutement de donneurs volontaires et non rémunérés dans
les communes essentiellement dans le but de réduire certaines complications[6,7]. Selon
l’OMS en 2005, le Malawi ou la prévalence du VIH était de 14.4% a réussi en 2 ans grâce à
l’élaboration d’une politique transfusionnelle efficace à faire baisser de 60% la mortalité
infantile du à l’anémie et de 50% la mortalité due aux complications maternelles à la
naissance[7].

Les faiblesses dans la pratique transfusionnelle ont été relevées à plusieurs


occasions ; Mbanya et al en 2001 parlaient déjà du manque d’infrastructure, du manque d’un
personnel qualifié et entrainé, et d’une politique nationale de transfusion sanguine[6] ; au
Maroc et au Népal des observations similaires ont été faites avec une moyenne de 50% de
bonnes pratiques, un déficit au niveau des connaissances de base sur la transfusion sanguine,
et beaucoup de pratiques inappropriées et potentiellement dangereuses comme le délai
d’administration de sang depuis la banque de sang qui était supérieur à 2h dans 53.2% de cas
et la surveillance de la transfusion conduite dans 2 cas sur 4[1,51] avec juste 25% de pratiques
et connaissances appropriées. En Afrique des études menées par Asanghawa et al en 2013 au
Cameroun montrent que les prescriptions de sang étaient appropriés à 63.7%[5] ; des résultats
plus bas ont été retrouvées par Mbanya et al à l’Hôpital central de Yaoundé ou ni le dossier
médical du patient, ni le suivi post transfusionnel était réalisé de façon appropriée. En
Uganda, des problèmes similaires ont été retrouvé concernant le suivi post transfusionnel des
malades, le remplissage correct du dossier médical du malade, et le délai de début de la
transfusion sanguine[47] ; des recommandations ont été faites dans le même pays pour
améliorer la pratique transfusionnelle en passant par la création d’un formulaire de transfusion
sanguine pour documenter les transfusions sanguines, et la création de procédure pour une
bonne utilisation clinique du sang[47].

Les erreurs dans la pratique de la transfusion nous exposent à de graves effets


indésirables, alors que l’utilisation de la transfusion sanguine dans notre contexte augment[2].
Dans de nombreuses études menées au Cameroun le paludisme chez l’enfant, les hémorragies
antépétales et puerpérales, ainsi que les urgences chirurgicales sont les principales indications

Protocole de thèse présenté par : ZE MEKA PIERRE PAUL Page 36


Déterminants et Evaluation des Pratiques Transfusionnelles dans les
Formations Sanitaires Publiques de la région du Centre du Cameroun.
de la transfusion sanguine[4–6,50,52] ; en Uganda l’étude menée par Natukunda et al révèle
que la principale indication des transfusions en urgence était les chirurgies et les
traumatismes[47].

Protocole de thèse présenté par : ZE MEKA PIERRE PAUL Page 37


Déterminants et Evaluation des Pratiques Transfusionnelles dans les
Formations Sanitaires Publiques de la région du Centre du Cameroun.

MATERIELS ET METHODE

Protocole de thèse présenté par : ZE MEKA PIERRE PAUL Page 38


Déterminants et Evaluation des Pratiques Transfusionnelles dans les
Formations Sanitaires Publiques de la région du Centre du Cameroun.

1. Type d’étude
Il s’agira d’une étude transversale descriptive et analytique.

2. Lieu de l’étude
Les cas seront recrutés dans les différentes formations sanitaires publiques des
différents niveaux de la pyramide sanitaire de la région du centre.

Le choix de la région du centre vient du fait que c’est la région la plus dense en terme
de population et aussi celle qui regroupe le plus grand nombre de formations sanitaires
représentées à tous les niveaux de la pyramide sanitaire.

La région du Centre est l'une des dix régions du Cameroun, située dans le centre du
pays. Son chef-lieu est Yaoundé, qui est aussi la capitale du pays. Elle a une superficie de 68
953 km2. La région du Centre est composée de 10 départements, 70 arrondissements, 63
communes et couvre une superficie de 68 926 km2. En 2015, la région compte 3 525 664
habitants et présente, à l'échelle du Cameroun, une densité moyenne avec 44,9 habitants
/km2[53].

Nous irons dans les hôpitaux centraux, généraux, régionaux, de districts, les centres
médicaux d’arrondissement et les centres de santés intégrés pour avoir une vue globale et
presque complète de comment se déroule la transfusion sanguine sur l’étendue de la région du
centre.

3. Durée et période d’étude


L’étude sera menée dans la période allant de Décembre 2019 à Avril 2019

4. Population d’étude

4.1. Population source


Toutes les formations sanitaires publiques de la région du centre.

4.2. Population cible


Toutes les formations sanitaires publiques, disposant d’une banque de sang ou pas et qui
utilise des produits sanguins labiles ; depuis le prélèvement de donneurs de sang à
l’administration de produits sanguins labiles jusqu’à la surveillance.

Protocole de thèse présenté par : ZE MEKA PIERRE PAUL Page 39


Déterminants et Evaluation des Pratiques Transfusionnelles dans les
Formations Sanitaires Publiques de la région du Centre du Cameroun.
4.3. Critère d’inclusion
Toutes les formations sanitaires publiques de la population cible ayant données leur
consentement.

4.4. Critère d’exclusion


Toutes les formations sanitaires publiques appartenant à la population cible et n’ayant
pas données leur accord.

4.5. Echantillonnage
Nous procéderons à un échantillonnage multi stratifié aléatoire. . Il s’agira d’un tirage
au sort dans chaque type d’établissement sanitaire répertorié dans la région du centre. Nous
allons utiliser la carte sanitaire établie par le ministère de la sante publique du Cameroun qui
date de 2016[54]. Le récemment base sur cette carte a permis de retrouver 238 centres de
sante intègres, 30 centres médicaux d’arrondissement, 22 hôpitaux de districts(0,07), 1 hôpital
régional (0,003), 5 hôpitaux centraux et 2 hôpitaux généraux qui nous fait un total de 298
formations sanitaires publiques.

Calcul de la taille d’échantillon


Nous allons utiliser la formule du calcul de la taille d’échantillon pour les études
transversales descriptives[55] :

n= taille d’échantillon minimum

Z= est le niveau de confiance qui est de 1,96.

P= proportion estimée de la population qui ici est de la prévalence de pratique


appropriée, c’est-à-dire de 63,7% selon Asanghanwa et al[5].

d= marge d’erreur ici fixée à 10%.

Nous aurons une taille d’échantillon minimum égale à 88.

5. Outils de collecte
 Formulaire d’enquête et Stylo
 Ordinateur
 Clef USB

Protocole de thèse présenté par : ZE MEKA PIERRE PAUL Page 40


Déterminants et Evaluation des Pratiques Transfusionnelles dans les
Formations Sanitaires Publiques de la région du Centre du Cameroun.

6. Procédure
Apres validation du protocole de recherche, nous procèderons à l’obtention d’une
autorisation de recherche dans la région du centre, que nous irons déposer à la délégation
régionale de la Santee du centre et d’une clairance éthique délivrée par le Comité
Institutionnel d’Ethique et de Recherche (CIER) de la Faculté de Médecine et des Sciences
Biomédicales (FMSB) de l’Université de Yaoundé 1 (UY1).

Ensuite nous allons effectuer un sondage sur l’ensemble des formations sanitaires de la
région du centre pour savoir qui dispose de banque de sang et qui effectivement effectue ou
pratique la transfusion sanguine. La collecte des données auprès des formations sanitaires se
fera de 2 manières :

Dès l’acquisition des autorisations nous allons choisir une formation sanitaire qui sera
évaluée en un jour. La première étape consistera à questionner les responsables du service de
la banque de sang ou de son représentant s’il y’en a une, et ensuite de collecter les données
auprès du responsable du service des urgences de la formations sanitaires ou de son
représentant. Le questionnaire adressé à la banque sera pour évaluer les pratiques pré-
transfusionnelles à l’aide d’un questionnaire que nous allons établir suivant les normes de
recommandation du guide national de transfusion sanguine adaptées à notre étude. Ensuite
nous allons évaluer pratiques transfusionnelles et post transfusionnelles auprès du responsable
du service des urgences ou de son représentant sur la base d’un questionnaire d’évaluation
adaptée suivant le guide d’utilisation clinique du sang de l’OMS et du questionnaire
provenant du « Global Data base on Blood Transfusion » de l’OMS. Nous choisirons le
service des urgences parce que c’est l’endroit où la pratique transfusionnelle est plus
intensément représentée dans les formations sanitaires[5,43].

Une seconde partie sera observationnelle ou pendant une journée nous allons évaluer de
façon objective l’utilisation du sang, la pratique transfusionnelle en observant les praticiens et
aussi en se servant des anciens dossiers des patients.

La phase de pré-test a été effectuée au Centre Hospitalier Universitaire de Yaoundé


(CHUY)

Protocole de thèse présenté par : ZE MEKA PIERRE PAUL Page 41


Déterminants et Evaluation des Pratiques Transfusionnelles dans les
Formations Sanitaires Publiques de la région du Centre du Cameroun.

7. Analyse de données
Apres analyse des données, elles seront saisies et enregistrées à l’aide des logiciels
Excel et Word 2013. L’analyse des données se fera grâce aux logiciels SPSS 20.0 et Epi Info
version 7.

Les résultats seront présentés sous différentes formes de tableaux et figures et seront
ensuite discutés de façon comparative avec les données de la littérature.

Nous comptons déterminer :

 Le nombre de formation sanitaire et de banque de sang qui effectuent des


pratiques appropriées et inappropriées selon l’OMS, en fonction d’un indicateur
qu’on aura déterminé.
 Les éléments de différence entre les formations sanitaires en fonction de notre
indicateur.
 Les déterminants qui influencent les bonnes pratiques transfusionnelles et qui
font varier l’indicateur de performance des formations sanitaires.

Un score de convenance sera attribué à chaque formation sanitaire en faisant une


addition des indicateurs présents sur le formulaire d’enquête. Un élément présent sera donc
coté à 1 pendant qu’un élément absent sera coté à 0 en fonction de chaque partie du processus
de la pratique transfusionnelle. A la fin ce score nous permettra de comparer les différentes
catégories de formations sanitaires entre elle.

8. Considérations éthiques et administratives


Cette étude sera menée dans le strict respect des principes fondamentaux de la recherche
médicale. Les patients retenus seront libres de participer ou non à l’étude et ne subiront en Cette
étude sera menée dans le strict respect des principes fondamentaux de la recherche médicale. Les
patients retenus seront libres de participer ou non à l’étude et ne subiront en aucun cas un
quelconque préjudice en cas de refus. Par ailleurs, cette étude respectera le principe de
confidentialité et d’anonymat.

Afin de mener à bien cette étude, la clairance éthique sera obtenue auprès du CIER de la
FMSB. Aussi, des autorisations administratives de recherche seront obtenues auprès des
directeurs généraux des hôpitaux cibles.

Le protocole de cette étude devra être validé par nos encadreurs. Par la suite, les participants
remplissant tous les critères d’éligibilité de l’étude seront approchés afin d’obtenir de leur part un

Protocole de thèse présenté par : ZE MEKA PIERRE PAUL Page 42


Déterminants et Evaluation des Pratiques Transfusionnelles dans les
Formations Sanitaires Publiques de la région du Centre du Cameroun.
consentement verbal et écrit, après leur avoir expliqué les tenants et aboutissants de ladite étude.
Les résultats obtenus seront uniquement utilisés à des fins scientifiques.

Protocole de thèse présenté par : ZE MEKA PIERRE PAUL Page 43


Déterminants et Evaluation des Pratiques Transfusionnelles dans les
Formations Sanitaires Publiques de la région du Centre du Cameroun.

CHRONOGRAMME

Protocole de thèse présenté par : ZE MEKA PIERRE PAUL Page 44


Déterminants et Evaluation des Pratiques Transfusionnelles dans les
Formations Sanitaires Publiques de la région du Centre du Cameroun.

Tableau 5 : chronogramme des activités

Mois Novembre Décembre Janvier Février Mars Avril Mai Juin


2019 2019 2019 2019 2019 2019 2019 2019

Activités
Rédaction et
validation
du protocole
Obtention
des
autorisations
Recueil des
données
Analyse des
données
Rédaction
de la thèse
Dépôt de la
thèse

Protocole de thèse présenté par : ZE MEKA PIERRE PAUL Page 45


Déterminants et Evaluation des Pratiques Transfusionnelles dans les
Formations Sanitaires Publiques de la région du Centre du Cameroun.

BUDGET

Protocole de thèse présenté par : ZE MEKA PIERRE PAUL Page 46


Déterminants et Evaluation des Pratiques Transfusionnelles dans les
Formations Sanitaires Publiques de la région du Centre du Cameroun.

Tableau 6 : Budget de l’étude

Matériels Prix unitaire Quantité Prix total


(FCFA) (FCFA)

Impression des 500 88 44.000


fiches techniques
et fiches de
consentement
éclairé

Impression du 5000 10 50 000


protocole de
recherche

Impression de la 5000 10 50 000


thèse
Rames de papier 2500 2 5000

Ordinateur 250 000 1 250 000


portable

Articles 20.000 5 100 000


scientifiques

Déplacement dans 10.000 72 720 000


les formations
sanitaires, appels
des structures
sanitaires,
nourriture et
imprévus sur le
terrain.

Disque dur 30 000 1 30 000

Stylos, crayons 150 10 1500

Protocole de thèse présenté par : ZE MEKA PIERRE PAUL Page 47


Déterminants et Evaluation des Pratiques Transfusionnelles dans les
Formations Sanitaires Publiques de la région du Centre du Cameroun.
Analyse statistique 100 000 1 100 000

Cours sur 150 000 1 150 000


l’introduction à la
recherche
TOTAL 1 500 500

Protocole de thèse présenté par : ZE MEKA PIERRE PAUL Page 48


Déterminants et Evaluation des Pratiques Transfusionnelles dans les
Formations Sanitaires Publiques de la région du Centre du Cameroun.

REFERENCES

Protocole de thèse présenté par : ZE MEKA PIERRE PAUL Page 49


Déterminants et Evaluation des Pratiques Transfusionnelles dans les
Formations Sanitaires Publiques de la région du Centre du Cameroun.

LISTE DES REFERENCES


1. Sapkota A, Poudel S, Sedhain A, Khatiwada N. Blood Transfusion Practice among
Healthcare Personnel in Nepal: An Observational Study. J Blood Transfus. 2018;2018:1‑
7.

2. OMS | 10 faits sur la transfusion sanguine [Internet]. WHO. [cité 22 nov 2019].
Disponible sur: http://www.who.int/features/factfiles/blood_transfusion/fr/

3. OMS | Transfusion sanguine [Internet]. WHO. [cité 22 nov 2019]. Disponible sur:
https://www.who.int/topics/blood_transfusion/fr/

4. IKOUAL SA, [email protected]. TRANSFUSION SANGUINE


PERIOPERATOIRE A LA MATERNITE PRINCIPALE DE L’HOPITAL CENTRAL
DE YAOUNDE [Internet]. 2016 [cité 23 nov 2019]. Disponible sur: https://www.hsd-
fmsb.org/index.php/hsd/thesis/view/453

5. Asanghanwa CMN, [email protected]. Clinical Indications of Blood Transfusion


at the Yaoundé University Teaching Hospital and the Cité Verte District Hospital
[Internet]. 2013 [cité 22 nov 2019]. Disponible sur: https://www.hsd-
fmsb.org/index.php/hsd/thesis/view/66

6. Mbanya D, Binam F, Kaptue L. Transfusion outcome in a resource-limited setting of


Cameroon: A five-year evaluation. Int J Infect Dis. 2001;5(2):70‑3.

7. Tagny CT, Mbanya D, Tapko J-B, Lefrère J-J. Blood safety in Sub-Saharan Africa: a
multi-factorial problem. Transfusion (Paris). juin 2008;48(6):1256‑61.

8. WHO. Aide memoire sur la securite transfusionnelle. Geneve; 2002.

9. AYUKETAH PO. Assessment of clinical blood transfusion practice at the Mother and
Child Centre-Chantal Biya Foundation Yaounde [Internet]. 2018 [cité 24 nov 2019].
Disponible sur: https://www.hsd-fmsb.org/index.php/hsd/thesis/view/739

10. Memoire Online - La gestion financière des ressources humaines au sein des institutions
de santé en milieu rural. cas du centre de référence de Mukongo/Muhangi - Stella
Kavugho Sivwira [Internet]. Memoire Online. [cité 24 nov 2019]. Disponible sur:
https://www.memoireonline.com/10/11/4859/m_La-gestion-financiere-des-ressources-
humaines-au-sein-des-institutions-de-sante-en-milieu-rural-
c10.html#:~:targetText=I.3.1.2.&targetText=1.,familiale%20consid%C3%A9r%C3%A9e
%20dans%20son%20milieu.

11. OMS | À propos des systèmes de santé [Internet]. Organisation Mondiale de la Sante. [cité
21 nov 2019]. Disponible sur: https://www.who.int/healthsystems/about/fr/

12. Headrick DR. Sleeping Sickness Epidemics and Colonial Responses in East and Central
Africa, 1900–1940. Büscher P, éditeur. PLoS Negl Trop Dis. 24 avr 2014;8(4):e2772.

13. Lachenal G, Taithe B. Une généalogie missionnaire et coloniale de l’humanitaire : le cas


Aujoulat au Cameroun, 1935-1973. Mouv Soc. 2009;227(2):45.

Protocole de thèse présenté par : ZE MEKA PIERRE PAUL Page 50


Déterminants et Evaluation des Pratiques Transfusionnelles dans les
Formations Sanitaires Publiques de la région du Centre du Cameroun.
14. Historique | MINSANTE [Internet]. Ministere de la Sante Publique du Cameroun. [cité 21
nov 2019]. Disponible sur: https://www.minsante.cm/site/?q=fr/content/historique

15. OMS | Déclaration d’Alma-Ata sur les soins de santé primaires [Internet]. WHO. [cité 21
nov 2019]. Disponible sur:
https://www.who.int/topics/primary_health_care/alma_ata_declaration/fr/

16. Okalla R, Le Vigouroux A. Cameroun : de la réorientation des soins de santé primaires au


plan national de développement sanitaire. Bull APAD [Internet]. 1 juin 2001 [cité 21 nov
2019];(21). Disponible sur: http://journals.openedition.org/apad/181

17. Médard J-F. Décentralisation du système de santé publique et ressources humaines au


Cameroun. Bull APAD [Internet]. 1 juin 2001 [cité 21 nov 2019];(21). Disponible sur:
http://journals.openedition.org/apad/35

18. Memoire Online - L’effectivité en droit privé camerounais des droits proclamés en faveur
de l’enfant par la convention relative aux droits de l’enfant - Annick MAHTAM
ENDALE NJOH-LEA épouse SOLLE [Internet]. Memoire Online. [cité 21 nov 2019].
Disponible sur: https://www.memoireonline.com/10/13/7612/m_L-effectivite-en-droit-
prive-camerounais-des-droits-proclames-en-faveur-de-l-enfant-par-la-conven16.html

19. Universalis E. 27-29 juillet 1987 - Afrique. 23e sommet de l’O.U.A. - Événement
[Internet]. Encyclopædia Universalis. [cité 21 nov 2019]. Disponible sur:
https://www.universalis.fr/evenement/27-29-juillet-1987-23e-sommet-de-l-o-u-a/

20. L’initiative de Bamako : santé pour tous ou maladie pour chacun ? - Persée [Internet].
[cité 21 nov 2019]. Disponible sur: https://www.persee.fr/doc/tiers_1293-
8882_1997_num_38_152_5199

21. sur l’initiative de Bamako (1987) - BIOLTROP [Internet]. [cité 21 nov 2019]. Disponible
sur: http://www.bioltrop.fr/spip.php?article12

22. Programme National de Developpement Sanitaire 2016-2020 [Internet]. [cité 21 nov


2019]. Disponible sur:
http://www.nationalplanningcycles.org/sites/default/files/planning_cycle_repository/came
roon/cameroon_-_draft_pnds_02.08.16.docx

23. La carte sanitaire du Cameroun compte à ce jour 201 districts de santé [Internet].
CamerounWeb. [cité 21 nov 2019]. Disponible sur:
https://www.camerounweb.com/CameroonHomePage/NewsArchive/La-carte-sanitaire-
du-Cameroun-compte-ce-jour-201-districts-de-sant-444556

24. Marieb EN, Hoeln K. Anatomie et physiologie humaines. 8e éd. Paris: Editions du
renouveau pédagogique; 2010. p. 732.

25. Larousse É. Encyclopédie Larousse en ligne - sang latin sanguis -inis [Internet]. [cité 21
nov 2019]. Disponible sur: https://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/sang/89933

Protocole de thèse présenté par : ZE MEKA PIERRE PAUL Page 51


Déterminants et Evaluation des Pratiques Transfusionnelles dans les
Formations Sanitaires Publiques de la région du Centre du Cameroun.
26. Masson E. Hématopoïèse et facteurs de croissance [Internet]. EM-Consulte. [cité 21 nov
2019]. Disponible sur: https://www.em-consulte.com/article/785/hematopoiese-et-
facteurs-de-croissance

27. Berthélémy S. L’hémogramme ou numération-formule sanguine. Actual Pharm. sept


2014;53(538):53‑5.

28. Chernecky CC, Berger BJ. Laboratory Tests and Diagnostic Procedures. Saint Louis:
Elsevier Health Sciences; 2014. p. 372‑6.

29. LaPelusa A, Dave HD. Physiology, Hemostasis. StatPearls [Internet]. Treasure Island
(FL): StatPearls Publishing; 2019 [cité 22 nov 2019]. Disponible sur:
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK545263/

30. allotransfusion [Internet]. [cité 23 nov 2019]. Disponible sur:


http://gdt.oqlf.gouv.qc.ca/ficheOqlf.aspx?Id_Fiche=17013396

31. Larousse É. Encyclopédie Larousse en ligne - autotransfusion ou transfusion autologue


[Internet]. [cité 23 nov 2019]. Disponible sur:
https://www.larousse.fr/encyclopedie/medical/autotransfusion/11454

32. Giangrande PL. The history of blood transfusion. Br J Haematol. sept 2000;110(4):758‑
67.

33. What is the history of blood transfusion? [Internet]. [cité 22 nov 2019]. Disponible sur:
https://www.medscape.com/answers/434176-183004/what-is-the-history-of-blood-
transfusion

34. History of Blood Transfusions [Internet]. [cité 22 nov 2019]. Disponible sur:
https://www.redcrossblood.org/donate-blood/blood-donation-process/what-happens-to-
donated-blood/blood-transfusions/history-blood-transfusion.html

35. Hajdu SI. The Discovery of Blood Cells. Ann Clin Lab Sci. 4 janv 2003;33(2):237‑8.

36. Universalis E. KARL LANDSTEINER [Internet]. Encyclopædia Universalis. [cité 22 nov


2019]. Disponible sur: http://www.universalis.fr/encyclopedie/karl-landsteiner/

37. Larousse É. Encyclopédie Larousse en ligne - Albert Hustin [Internet]. [cité 22 nov 2019].
Disponible sur: https://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Hustin/124520

38. Schneider WH, Drucker E. Blood Transfusions in the Early Years of AIDS in Sub-
Saharan Africa. Am J Public Health. juin 2006;96(6):984‑94.

39. Paillassa J, Herbaux C, Jouet J-P, Rose C. TRANSFUSION SANGUINE ET PRODUITS


DERIVES DU SANG INDICATIONS, COMPLICATIONS. HEMOVIGILANCE.
Hématologie, onco-hématologie. 2017.

40. Dean L. The ABO blood group [Internet]. National Center for Biotechnology Information
(US); 2005 [cité 22 nov 2019]. Disponible sur:
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK2267/

Protocole de thèse présenté par : ZE MEKA PIERRE PAUL Page 52


Déterminants et Evaluation des Pratiques Transfusionnelles dans les
Formations Sanitaires Publiques de la région du Centre du Cameroun.
41. Blood Types,Rhesus and ABO Blood Group Test (Beth-Vincent and Simonin blood
group test) [Internet]. Medical Laboratory Geeks. 2018 [cité 22 nov 2019]. Disponible
sur: https://mltgeeks.com/blood-typesrhesus-and-abo-blood-group-test-beth-vincent-and-
simonin-blood-group-test/

42. Sébahoun G. Hématologie clinique et biologique. Rueil-Malmaison: Arnette; 2005.

43. Clinical use of blood_EN [Internet]. WHO. [cité 23 nov 2019]. Disponible sur:
https://www.who.int/bloodsafety/clinical_use/Manual_F.pdf?ua=1

44. Tagny CT, Mbanya D. Manuel pratique du laboratoire de Transfusion Sanguine dans les
pays en développement. Croix-rouge Belgique; 2013.

45. Paillassa J, Herbaux C, Jouet J-P, Rose C. Hématologie, onco-hématologie. 2017.

46. Guide pour la mise en place d’un systeme national d’hemovigilance [Internet]. WHO.
[cité 23 nov 2019]. Disponible sur:
http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/255554/1/9789242549843-fre.pdf?ua=1

47. Natukunda B, Schonewille H, Smit Sibinga CTh. Assessment of the clinical transfusion
practice at a regional referral hospital in Uganda. Transfus Med. juin 2010;20(3):134‑9.

48. Grol R. Successes and Failures in the Implementation of Evidence-Based Guidelines for
Clinical Practice: Med Care. août 2001;39:II-46-II‑54.

49. Verlicchi F. Evaluation of clinical appropriateness of blood transfusion. Blood Transfus.


avr 2010;8(2):89‑93.

50. Prévalence des Infections Transmissibles par Transfusion Sanguine chez les Donneurs de
Sang à l’Hôpital Central de Yaoundé - Cameroun | Mayomo Fohoue | HEALTH
SCIENCES AND DISEASES [Internet]. [cité 24 nov 2019]. Disponible sur:
https://www.hsd-fmsb.org/index.php/hsd/article/view/1377

51. Lahlimi FZ, Tazi I, Sifsalam M, Bouchtia M, Mahmal L. Évaluation de la pratique


transfusionnelle : enquête au sein du personnel infirmier du centre d’oncologie-
hématologie du CHU Mohammed VI de Marrakech, Maroc. Transfus Clin Biol. mars
2015;22(1):12‑6.

52. Nsi CC, Billong SC, Ndoumba A, Bediang G, Boade L, Ntsama L, et al. Sécurité
Transfusionnelle et Défi Organisationnel de l’Approvisionnement en Sang à l’Hôpital
Militaire de Yaoundé. Health Sci Dis [Internet]. 30 avr 2019 [cité 24 nov 2019];20(3).
Disponible sur: https://www.hsd-fmsb.org/index.php/hsd/article/view/1439

53. Région du Centre [Internet]. [cité 28 nov 2019]. Disponible sur:


http://cvuc.cm/national/index.php/fr/carte-communale/region-du-centre

54. Carte Sanitaire Nationale [Internet]. [cité 24 nov 2019]. Disponible sur: https://www.dhis-
minsante-cm.org/portal/

Protocole de thèse présenté par : ZE MEKA PIERRE PAUL Page 53


Déterminants et Evaluation des Pratiques Transfusionnelles dans les
Formations Sanitaires Publiques de la région du Centre du Cameroun.
55. Hulley SB, éditeur. Designing clinical research. 4th ed. Philadelphia: Wolters
Kluwer/Lippincott Williams & Wilkins; 2013.

Protocole de thèse présenté par : ZE MEKA PIERRE PAUL Page 54


Déterminants et Evaluation des Pratiques Transfusionnelles dans les
Formations Sanitaires Publiques de la région du Centre du Cameroun.

ANNEXES

Protocole de thèse présenté par : ZE MEKA PIERRE PAUL Page VI


Déterminants et Evaluation des Pratiques Transfusionnelles dans les
Formations Sanitaires Publiques de la région du Centre du Cameroun.

Annexe 1: Demande de clairance éthique a la FMSB

ZE MEKA Pierre Paul Yaoundé le,

Doctorant en médecine générale

Faculté de Médecine et des Sciences

Biomédicales

Université de Yaoundé 1

Email : [email protected]

Tel : 695089029

Monsieur de le Président du Comité d’Ethique de la

Faculté de Médecine et des Sciences Biomédicales

Objet : Demande de clairance éthique.

Monsieur,

J’ai l’honneur de venir très respectueusement auprès de votre haute personnalité


solliciter une clairance éthique de la Faculté de Médecine et des Sciences Biomédicales de
Yaoundé pour mes travaux de recherche portant sur le thème : «Déterminants et Evaluation
des Pratiques Transfusionnelles dans les Formations Sanitaires Publiques de la région du
Centre du Cameroun », dirigé par Pr TAYOU Claude, Hématologue.

En effet, je suis étudiant en 7ème année, médecine générale à la Faculté de Médecine et


des Sciences Biomédicales de Yaoundé et je souhaite avoir l’approbation du comité d’éthique

Protocole de thèse présenté par : ZE MEKA PIERRE PAUL Page VII


Déterminants et Evaluation des Pratiques Transfusionnelles dans les
Formations Sanitaires Publiques de la région du Centre du Cameroun.
pour me conformer aux règles de l’art pour effectuer un travail de recherche tel qu’exigé par
la faculté en vue de l’obtention du doctorat en médecine.

Dans l’attente d’une suite favorable, veuillez agréer Monsieur, l’expression de mon plus
profond respect.

Ze Meka Pierre Paul

Annexe 2 : Demande de recrutement à la délégation régionale de la santé du


centre

ZE MEKA Pierre Paul Yaoundé le,

Doctorant en médecine générale

Faculté de Médecine et des Sciences

Biomédicales

Université de Yaoundé 1

Email : [email protected]

Tel : 695089029

Madame le Déléguée Régional de la santé de la région

du Centre

Protocole de thèse présenté par : ZE MEKA PIERRE PAUL Page VIII


Déterminants et Evaluation des Pratiques Transfusionnelles dans les
Formations Sanitaires Publiques de la région du Centre du Cameroun.
Objet : Demande d’autorisation pour une recherche scientifique.

Madame le délégué,

Je viens respectueusement auprès de votre haute et bienveillante personnalité solliciter


une autorisation de recherche scientifique au sein de vos formations sanitaires.

En effet, je suis étudiante en 7ème année, médecine générale à la Faculté de Médecine


et des Sciences Biomédicales de Yaoundé et je réalise une étude en vue de l’obtention de mon
doctorat en médecine portant sur le thème : Déterminants et Evaluation des Pratiques
Transfusionnelles dans les Formations Sanitaires Publiques de la région du Centre du
Cameroun», dirigé par Pr TAYOU Claude, Hématologue.

Dans le cadre de cette étude, il me sera nécessaire de recruter les formations sanitaires
présentent dans votre région.

Dans l’attente d’une suite favorable à ma demande, veuillez agréer Madame le délégué,
l’expression de mon profond respect et de ma haute considération.

Ze Meka Pierre Paul

Annexe 3 : formulaire de consentement éclairé


Je soussigné (e),

Mr, Mme, Mlle.______________________________________________ certifie avoir


été approché(e) par l’étudiant en médecine générale Ze Meka Pierre Paul. Celui-ci m’a
proposé de participer à l’étude intitulée « Déterminants et évaluation des pratiques
transfusionnelles des formations sanitaires publiques de la région du centre Cameroun » dans
le cadre d’une thèse de doctorat en médecine.

Je reconnais avoir lu la fiche d’information et m’être suffisamment informé(e) auprès de


l’investigateur. J’ai donc bien compris le but de cette étude, ainsi que les avantages et les
contraintes qui y sont liés de même que le fait que ces informations resteront confidentielles.
Je pourrais également me retirer de l’étude à tout moment, si je le désire. J’accepte de mon
plein gré de participer à cette étude et de me soumettre aux exigences qu’elle requerra pour
être correctement conduite.

Fait à Yaoundé le ____ /____ / 2019

Signature de l’investigateur Signature du participant

Protocole de thèse présenté par : ZE MEKA PIERRE PAUL Page IX


Déterminants et Evaluation des Pratiques Transfusionnelles dans les
Formations Sanitaires Publiques de la région du Centre du Cameroun.

Annexe 4 : notice d’information


Titre de l’étude : « Déterminants et évaluation des pratiques transfusionnelles des formations
sanitaires publiques de la région du centre Cameroun »

But de l’étude : Evaluer et comparer les pratiques transfusionnelles des formations sanitaires
publiques de la région du centre au Cameroun et leurs déterminants.

Site de l’étude : Formations sanitaires de la région du centre.

Durée de l’étude : 04 mois

Avantages : Les résultats obtenus nous permettrons de définir une politique nationale de
transfusion sanguine plus forte et servira d’ébauche à la réalisation d’un centre national de
transfusion sanguine.

Coût : Cette étude ne coûtera rien aux structures hospitalières accueillant l’étude.

Considérations éthiques : Le protocole de cette étude a été soumis au CIER de la FMSB. Cette
étude s’effectuera de façon anonyme et toutes les informations recueillies à votre sujet seront
confidentielles. Toutefois, vous êtes libre d’accepter ou de refuser de participer à cette étude.
Vous serez également libre de vous retirer de cette étude sans la moindre contrainte.

Si vous tenez à participer à cette étude, nous souhaitons que vous soyez prêts à vous
soumettre à ces exigences. Votre participation à cette étude devrait être profitable pour vous,
pour nous, et pour le reste de la population.

Si vous avez besoin davantage d’informations, vous pouvez les obtenir auprès des
responsables de l’étude :

- Pr Tayou Claude

- Pr Nguefack Tsague

- Ze Meka Pierre Paul

Protocole de thèse présenté par : ZE MEKA PIERRE PAUL Page X


Déterminants et Evaluation des Pratiques Transfusionnelles dans les
Formations Sanitaires Publiques de la région du Centre du Cameroun.

Annexe 5 : formulaire d’enquête.


Evaluation des pratiques transfusionnelles dans les formations
sanitaires de la région du centre.

Nom
formation
Sanitaire :
Heure
Date

Ce questionnaire, a été établi afin d’évaluer les pratiques transfusionnelles


des formations sanitaires de la région du centre au Cameroun, et d’établir les
déterminants qui influencent ces pratiques transfusionnelles. Nous vous prions
d’y répondre en cochant la ou les réponses justes :

1. __ Organisez-vous des formations en matière de transfusion sanguine ?


☐Oui ☐Non

2. __ Si oui à quelle fréquence (annuelle) ?


☐1 ☐2 ☐3 ☐4

La phase prétransfusionnelle

A. INTERROGATION ( Au responsables de la banque de sang)

☐Non
3. __ Nombre de poche annuelle
consommée (annuelle) : 5. ___ Combien de personnels ont
(______) été spécifiquement formés
en transfusion sanguine ?
4. __ Bénéficiez-vous d’un budget
(_______)
pour les activités de
transfusion sanguine ? 6. ___ Combien de personnels dans
☐Oui (Préciser la provenance) : votre structure ?

Protocole de thèse présenté par : ZE MEKA PIERRE PAUL Page XI


Déterminants et Evaluation des Pratiques Transfusionnelles dans les
Formations Sanitaires Publiques de la région du Centre du Cameroun.

☐Médecin (__) ☐Infirmiers (___) 13. __ Lors de la prescription d’une


☐Techniciens (___) transfusion sanguine, vous
exigez des renseignements
7. __ Avez-vous un problème sur les patients sur les points
logistique dans la suivants :
conservation, les tests, le ☐Antécédents transfusionnels
transport des produits
☐Nombres de grossesses ou
sanguins labiles ?
interruptions de grossesse
☐Oui (A préciser) :
☐Réactions transfusionnelles
☐Non
☐Vous n’exigez pas
8. __ Avez-vous un comité
renseignement
hospitalier de sécurité
transfusionnelle et 14. __ Quel test effectuez-vous sur
d’hémovigilance ? vos poches de sang (préciser
☐Oui ☐Non le test) ?
☐Paludisme :
9. Appliquez-vous le guide
national des bonnes ☐VIH :
pratiques transfusionnelles ? :
☐HVB :
☐Oui☐Non
☐HVC :
10. _ Si oui, est-ce-que votre
personnel a-t-il été formé? ☐Syphilis :
☐Oui ☐Non ☐Autres (à préciser) :

11. Avez-vous un formulaire 15. __ Comment étiquetez-vous vos


d’information des patients? : tubes ?
☐Oui☐Non ☐Code barre ☐Au stylo

12. La détermination du groupe 16. __ Lors du prélèvement du


sanguin ABO/Rh est faite sur : groupe sanguin, vous
☐Une détermination
effectuez l’étiquetage du
☐Deux déterminations tube :
☐Avant le prélèvement

Protocole de thèse présenté par : ZE MEKA PIERRE PAUL Page II


Déterminants et Evaluation des Pratiques Transfusionnelles dans les
Formations Sanitaires Publiques de la région du Centre du Cameroun.

☐Immédiatement après le ☐À l’étuve à 37 oC


prélèvement, au lit du malade
☐Décongelé à température
☐Au laboratoire après le ambiante
prélèvement
☐Décongelé au laboratoire

17. _ Comment transportez-vous


20. __ Quand vous recevez des
vos poches de sang ?
produits sanguins, vous
☐Dans la poche
vérifiez au niveau de chaque
☐Dans un sachet de transport produit :
☐L’identité
☐Dans un gant
☐Le groupe sanguin
☐Dans une glacière réfrigérée
☐La date de péremption du produit
☐Autres (à préciser)
à transfuser

18. _ Avez-vous un réfrigérateur ☐L’aspect de la poche


pour stocker vos produits
☐Les sérologies
sanguins uniquement ?
☐Oui (Nombre :____) ☐Non ☐Le lieu de production

19. _ Votre culot globulaire est : 21. __ Quel est le temps prenez-
☐Conservé au réfrigérateur a +4oC vous en moyenne pour

☐Conservé au freezer à transporter vos produits


sanguins jusqu’à
température négative
l’administration ?
o
☐Réchauffé au poupinel à 37 C ☐Moins de 30 min☐entre 30 min
et 1h☐plus de 1h.

Protocole de thèse présenté par : ZE MEKA PIERRE PAUL Page III


Déterminants et Evaluation des Pratiques Transfusionnelles dans les
Formations Sanitaires Publiques de la région du Centre du Cameroun.

B. OBSERVATION

APPROPRIE
ACTES
OUI NON
Vérification poche de sang
Conservation produits
sanguins labiles
Présence Test VIH
Présence test HVC
Présence test HVB
Présence test paludisme
Présence test Syphilis
Condition de transport des
produits sanguins labiles
Enregistrement des
produits sanguins dans le
registre

La phase transfusionnelle

A. INTERROGATION ( au responsable du service des urgences )

formation sanitaire? : ☐Oui☐


22. _ Utilisez-vous des directives
Non
nationales concernant
l’utilisation clinique de la 24. __ D’où proviennent vos
pratique transfusionnelle ? : produits sanguins en
☐Oui☐Non majorité :
☐Banque sang
23. _ Disposez-vous d’un protocole
concernant l’utilisation ☐Ailleurs (à préciser) :
clinique du sang dans votre

Protocole de thèse présenté par : ZE MEKA PIERRE PAUL Page II


Déterminants et Evaluation des Pratiques Transfusionnelles dans les
Formations Sanitaires Publiques de la région du Centre du Cameroun.

25. _ Qui fait la prescription de 29. __ Le cross-match est réalisé :


sang dans votre formation ☐Systématiquement ☐non
sanitaire ? systématiquement
☐Médecin☐Infirmière
30. __ Qui réalise le cross-match
26. _ Avez-vous un formulaire de dans votre formation
demande de sang sanitaire ?
règlementé selon l’OMS ? ☐Le médecin qui a prescrit la
☐Oui☐Non transfusion

27. _ Quel est le délai moyen entre ☐La personne qui réceptionne le
l’indication de transfusion et produit sanguin
l’administration du produit
☐L’infirmier qui pose la
sanguin ?
transfusion
☐30 min

☐Entre 30 min et 1h 31. __ Lorsqu’il y’a deux culots


globulaires à transfuser, le
☐Entre 1h et 3h
deuxième culot globulaire
☐Entre 3h et 12h est :
☐Vérifié en même temps que le
☐Plus de 12h
premier et remis au réfrigérateur

28. _ Quels sont les critères de ☐Vérifié en même temps que le


transfusion ? premier et laisse au lit du malade
☐Clinique seulement
☐Mis au réfrigérateur et vérifié
☐Taux d’hémoglobine moins de 7 secondairement juste avant d’être
g/dl seulement transfusé

☐Clinique et taux d’hémoglobine


32. __ En cas d’hémorragie aigue,
moins de 7 g/gl
disposez-vous d’outils de
☐Taux d’hémoglobine moins de 5 réanimation en attendant la

g/gl seulement transfusion ?


☐Oxygène
☐Autres (à préciser)
☐Remplissage vasculaire

Protocole de thèse présenté par : ZE MEKA PIERRE PAUL Page II


Déterminants et Evaluation des Pratiques Transfusionnelles dans les
Formations Sanitaires Publiques de la région du Centre du Cameroun.

☐Drogues vasoactives 35. __ Est-ce que vous renseignez


systématiquement la
☐Autres
surveillance de la transfusion
☐Aucune sanguine dans le dossier du
malade ?
33. _ La surveillance du geste ☐Oui☐Non☐parfois
transfusionnel se fait par :
☐Médecin ☐Infirmier 36. __ Est-ce que vous renseigner
systématiquement
34. _ Avez-vous une fiche de l’indication de transfusion
surveillance réglementée sanguine dans le dossier du
selon l’OMS ? malade ?
☐Oui☐Non ☐Oui☐Non☐parfois

B. OBSERVATION

APPROPRIE
ACTES
OUI NON
Cross-match au lit du
malade
Durée de la transfusion
Indication de la
transfusion
Formulaire de demande de
produits sanguins labiles
Nom/Prénom ☐Oui☐
Non
Numéro d’identification
☐Oui☐Non
Adresse ☐Oui☐Non
Diagnostic ☐Oui☐Non
Motif de la transfusion ☐

Protocole de thèse présenté par : ZE MEKA PIERRE PAUL Page III


Déterminants et Evaluation des Pratiques Transfusionnelles dans les
Formations Sanitaires Publiques de la région du Centre du Cameroun.

Oui☐Non
Taux d’hémoglobine ☐
Oui☐Non
Antécédents notables ☐
Oui☐Non
Groupage sanguin ☐Oui
☐Non
Type de produit sanguin
demande ☐Oui☐Non
Date et heure de livraison
demandée ☐Oui☐Non
Délivré à ☐Oui☐Non
Nom et signature du
médecin ☐Oui☐Non
Surveillance de la
transfusion
Etat de conscience ☐Oui
☐Non
Tension artérielle ☐Oui
☐Non
Fréquence respiratoire
Couleur des urines ☐Oui
☐Non
Température ☐Oui☐
Non
Pouls ☐Oui☐Non
Couleur de la peau ☐Oui
☐Non
Frissons ☐Oui☐Non

Protocole de thèse présenté par : ZE MEKA PIERRE PAUL Page II


Déterminants et Evaluation des Pratiques Transfusionnelles dans les
Formations Sanitaires Publiques de la région du Centre du Cameroun.
autres
Enregistrement de la
surveillance de la
transfusion sanguine dans
le dossier médical
Renseignement sur la
transfusion sanguine dans
le dossier médical

La phase post-transfusionnelle (au responsable du service des urgences )

A. INTERROGATION

39. __ Enregistrez-vous
37. _ Avez-vous un protocole de
systématiquement la fin de la
conduite à tenir devant un
transfusion sanguine dans le
accident transfusionnel dans
dossier médical ?
votre formation sanitaire ?
☐Oui☐Non☐parfois
☐Oui ☐Non

40. __ Faites-vous un suivi post


38. _ Disposez-vous de fiche
transfusionnel dans votre
d’incidents transfusionnels
formation sanitaire ?
dans votre formation
☐La première heure ☐les
sanitaire ?
☐Oui ☐Non premières 2 heures ☐parfois ☐
Non

B. OBSERVATION

APPROPRIE
ACTES
OUI NON
Enregistrement de la fin de

Protocole de thèse présenté par : ZE MEKA PIERRE PAUL Page III


Déterminants et Evaluation des Pratiques Transfusionnelles dans les
Formations Sanitaires Publiques de la région du Centre du Cameroun.
la transfusion dans le
dossier médical
Surveillance pos-
transfusionnelle
Prise en charge des
accidents transfusionnels

Protocole de thèse présenté par : ZE MEKA PIERRE PAUL Page II

Vous aimerez peut-être aussi