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Chapitre II

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Chapitre II

Atome à un seul électron: hydrogène ou hydrogénoïde

-1-
II.1 Equation de Schrödinger pour un hydrogénoïde:
Le but de ce chapitre consiste à résoudre l'équation de Schrödinger appliquée à un atome à un
seul constitué d'un noyau de charge + Ze et d'un électron. Tenant compte de la rotation d'un
électron autour d'un noyau, supposé fixe de l'ensemble, il faut prendre la masse réduite µ de
l'électron de masse m et du noyau de masse M.
1 1 1
 
µ M m
mM
µ
mM
Comme la masse de l'électron m est très inférieure à la masse M du noyau (m << M), il s'ensuit :
mM
µ  m.
M
L'équation de Schrödinger dans ce cas devient:
8 2 
  E  U   0
h2
E étant l'énergie de liaison de l'électron au noyau,
Ze 2
U l'énergie potentielle: U   K
r
K = 1 (c.g.s)
1 1
K= 9. 109 =  (MKSA)
4 0 4 . 1
9.10 9.4

8 2   Ze 2 
   E    0 (CGS)
h 2  r 

Du fait de la symétrie sphérique de la géométrie de localisation de l'électron autour du centre de


gravité du noyau, il semble plus facile de repérer un point de l'espace autour de ce centre non pas
par rapport aux trois axes (Ox, Oy, Oz) (coordonnées cartésiennes) mais par rapport à un système
de coordonnées sphériques (r, θ, φ) ayant pour centre le centre de gravité O de notre atome.

-2-
II.1.1 Equation de Schrödinger en coordonnées sphériques :

e-
M(x,y,z)

θ r

O y
φ

Un point M est repéré par ses coordonnées :


r:0≤r≤∞
θ:0≤θ≤п
φ: 0 ≤ φ ≤ 2 п
Les relations entre les coordonnées sphériques et cartésiennes sont :
x = r sin θ cosφ
y = r sin θ sinφ
z = r cos θ
dV = dx dy dz = r2 sin θ dr d θ dφ
Nous supposons pour la suite des calculs, qu'en raison des symétries du problème, on peut admettre
que la fonction ψ se présente sous la forme d'un produit de 3 fonctions d'une seule variable à la fois.
Ψ(r, θ, φ) = R(r) Θ(θ) Φ(φ)
R(r) est appelée fonction d'onde radiale
Θ(θ) fonction d'onde de site
Φ(φ) fonction azimuthale.

Parfois on trouve Ψ(r, θ, φ) sous la forme Ψ(r, θ, φ) = R(r) Y(θ, φ)


avec Y(θ, φ) = Θ(θ) Φ(φ).
On l'appelle fonction angulaire de Ψ.

-3-
L'équation de Schrödinger devient : (I)

1 d  2 dR  1 d  d  1 d 2  8 2   Ze 2 
r   sin    2 E  0
Rr 2 dr  dr  r 2  sin  d  d  r 2 sin 2  d 2 h  r 

II.1.2 Séparation des variables :


Multiplions par r2 sin2 θ

sin 2  d  2 dR  sin  d  d  1 d 2  8 2   Ze 2  2
r   sin    
 E  r sin 2   0
R dr  dr   d  d   d 2 2
h  r 

1 d 2 1 d 2
Le terme ne dépend que de φ. L'équation est vérifiée  φ si = cte.
 d 2  d 2

1 d 2
Posons = - m2
 d 2

Multiplions (I) par r2 :

1 d  2 dR  1 d  d  1 d 2  8 2   Ze 2  2
r   sin    2 E  r  0
R dr  dr   sin  d  d   sin 2  d 2 h  r 

Le premier et le quatrième terme dépendent seulement de r donc leur somme est égale à une
constante β.
1 d 2
Le deuxième et le troisième terme dépendent de θ (car = -m2 = cte).
 d 2
Il s'ensuit:

1 d  2 dR  8 2   Ze 2  2
r   2  E  r  
R dr  dr  h  r 

1 d  d   m 2
 sin    
 sin  d  d  sin 2 

β-β = 0 équation toujours vérifiée.

L'équation de Schrödinger se décompose ainsi en 3 équations:


d 2
 m 2  (A)
d 2

1 d  d  m2
 sin       0 (B)
sin  d  d  sin 2 

1 d  2 dR  8 2   Ze 2  R
r   2  E    R  2  0 (C)
r dr  dr 
2
h  r  r

-4-
Les solutions R(r), Θ(θ), Φ(φ) de ces équations doivent satisfaire la condition de normalisation:
  2

   Rr R r       r sin drdd  1


   2

0 0 0

Par suite de la décomposition de la fonction Ψ(r, θ, φ) en un produit de 3 fonctions de variables


indépendantes R(r).Θ(θ).Φ(φ), on peut remplacer cette condition par les 3 suivantes:
2

    d  1

(A')
0

    sin d  1



(B')
0

 Rr R r r
 2
dr  1 (C')
0

II.1.2.1 Solution de l'équation Φ(φ) :

d 2
(A) =>  m 2  admet comme solution générale:    Ke im k = cte.
d 2

Comme il faut physiquement retrouver la même situation géométrique du point M lorsque φ


augmente de 2п, nous devons avoir Φ(φ) = Φ(φ + 2п) =>
K eimφ = K eim(φ+2п) = K eimφ + im2п =>
eimφ = eimφ . e im2п => e im2п = 1.
D'après la formule d'Euler on a:
e im2п = cos (2пm) + i sin(2пm) = 1.
m: entier positif ou négatif = 0, ±1, ±2, ±3…
On normalise =>
2 2 2

 Ke  Ke d  1   K  d  1  K d 


2
im im
A' => 2
d  1 K 2 2
 1 =>
0
0 0 0

1
K
2
Les solutions de φ sont alors:

  
1
e im avec m = 0, ±1, ±2, ±3…
2
K' cos(mφ) et K' sin(mφ) sont aussi solutions de (A); A' =>

-5-
2
K ' 2  cos 2 m d  1
0
2
K ' 2  sin 2 m d  1
0

K '2 
0
2
cos m   sin m d  2
2 2

2
1
 d  2 => K ' si m ≠ 0
2
K'
0 
2 2 2
1
 cos (m )d  1 K '  cos (0)d  1 K '  d  1 K ' 
2 2 2 2 2
Si m = 0 K'
0 0 0 2
2
mais K ' 2  sin 2 m d  1 serait impossible.
0

Par convention:
1
 m ,cos  cos m pour m  0

1
 m ,sin  sin m pour m  0

1
0  pour m  0
2

Exemple: Solution de l'équation A:


m Fonction d'onde azimuthales Φm (φ)

 0    ou  0   
1 1
0
2 2

1    ou 1,cos   
1 1
e i cos 
2 
±1
 1    ou  1,sin   
1 1
e  i sin(  )
2 

 2    ou  2,cos   
1 1
e i 2 cos( 2 )
2 
±2
  2    ou   2,sin    
1 1
e i 2 sin( 2 )
2 

II.1.2.2 Solution de l'équation Θ(ө) :

1 d  d  m2 
(B) =>  sin    0
sin  d  d  sin 2 
Une résolution mathématique montre que Θ(θ) admet une solution physique si:

-6-
    m   m  1 avec  et m entiers positifs

On pose l =   m => β = l (l+1) avec l entier positif .

Exemple:

2
 Si l = 0 => β = 0,   m = 0, Θl,m (θ) = Θ0,0 (θ) =
2

 Si l = 1 => β = 1(1+1) = 2,   m = 1

 Si   0  m  1  m   1 1, 1   
3
sin 
2

 Si   1  m  0  m  0 1, 0   
6
cos 
2
l m Orbitale Fonction d'onde de site Θl,m (θ)

2
Θ0,0 (θ) =
0 0 s 2

1, 0   
6
cos 
0 2
1 p
1, 1   
3
sin 
±1 2

 
2
 2, 0   
10
0 3 cos 2   1
4

 2,  1   
15
sin  cos 
±1 d 4

 2,  2   
15
sin 2 
±2 4

II.1.2.3 Solution de l'équation R(r) :

Remplaçons β = l (l+1) par sa valeur dans (C):

-7-
1 d  2 dR   8 2   Z e 2     1 
r  E   R0
r 2 dr  dr   h 2  r  r2 
8 2  E 4 2  Z e2
Posons  2   n et   2 r
h2 h2 
d d d d
  2
dr d dr d
On obtient R 
 2 d R    n    1 1 
  R   0
1 d
    ( C2 )
 2 d  d    2 4
Une résolution mathématique de l'équation C2 montre que R(ρ) admet une solution physique si:
n   1  ' avec n entier  1,2,3...  et  ' entiers  0
  0 ' 2
Exemple: si n = 3,   1   '  1
  2 ' 0

4 2  Z e 2 h2
  2 r   a   0.529 A o ( Rayon de Bohr ) 
4 2  e 2
0
h2 n
Z 2Z r
 et  
a0 n a0 n
Couche n l Orbitale Fonction d'onde Radiale Rn,l (ρ)
3
Z 2

K 1 0 1s R1,0       2e 2

 a0 
3
Z  2
 a0  
0 2s R2 , 0        2   e 2

2 2
 
L 2
3
Z  2
 a0  
1 2p R2,1      e 2

2 6
 

II.1.3 Conclusions :
II.1.3.1 Les trois nombres quantiques n,l,m :

A partir de la solution de l'équation de Schrödinger et après avoir séparé les variables r, ө et φ,


on a défini 3 nombres entiers n, l, et m qui définissent la situation de l'électron vis-à-vis du noyau:

-8-
 n: on l'appelle nombre quantique principal qui quantifie l'énergie.
n = 1, 2, 3… (n > 0). Pour chaque valeur de n correspond une couche.
 l: on l'appelle nombre quantique secondaire.
l = 0, 1, 2, … n-1 (0≤ l ≤ n-1). l peut prendre n valeurs et à chaque valeur de l
correspond une sous couche.
 m: on l'appelle nombre quantique magnétique.
m = -l, -l + 1, …, 0, …, l – 1, l. (-l ≤ m≤ l). m peut prendre 2l + 1 valeurs et à chaque
valeur de m correspond une orbitale.
Donc les 3 nombres quantiques n, l, et m définissent un état du système. A un niveau donné,
correspond n valeurs de l et à chaque valeur de l correspond 2l + 1 valeurs de m.
n couche l Sous- m orbitale Etat (n, l, m)
couche
1 K 0 1s 0 1s (1,0,0)
2 L 0 2s 0 2s (2,0,0)
1 2p -1, 0, 1 2px, 2py, 2pz (2,1,-1), (2,1,0), (2,1,1)
3 M 0 3s 0 3s (3,0,0)
1 3p -1, 0, 1 3px, 3py, 3pz (3,1,-1), (3,1,0), (3,1,1)
2 3d -2, -1, 0, 1, 2 5 orbitales d (3,2,-2), (3,2,-1), (3,2,0),
(3,2,1), (3,2,2)

NB: Pour un niveau n donné, on a:


 n2 états (n, l, m)
 n2 orbitales
 2 n2 électrons.

II.1.3.2 La fonction d'onde ψ:

Ψ(r, θ, φ) = R(r) Θ(θ) Φ(φ)


Φ(φ) dépend de m
Θ(θ) dépend de l et m
R(r) dépend de n et l

Ψ(r, θ, φ) = Rn,l (r) Θl ,m(θ) Φm(φ)

-9-
Connaissant Ψ pour un état donné (n, l, m) on peut connaître la distribution de probabilité de
présence de l'électron autour du noyau.

II.1.3.3 Energie totale d'un hydrogénoïde:

8 2  E 4 2  Z e 2
2   et n
h2 h2 

 2 2  Z 2 e 4 1
En éliminant α, on obtient: E   2 ( CGS )
h2 n
Exemple:
Considérons l'atome d'hydrogène à l'état fondamental
Z = 1 et n = 1
 2  2  e4 mM mM
E  (c.g.s) et µ   m
h2 mM M

E
 
 2  2 0.91 . 10 27 4.8 .10 10    217 .58 10 13
erg
6.62 .10 
 27 2

or 1 eV  1.602 10 12 erg


X   217 .58 10 13 erg

X   13 .6 eV
L'énergie de liaison d'un électron au noyau d'un hydrogénoïde est indépendante de l et m; elle ne
dépend que de n.
Pour une valeur de n, on a plusieurs valeurs de l et m c.à.d plusieurs descriptions de la situation de
l'électron vis-à-vis du noyau. Toutes ces situations possèdent la même énergie. Ce phénomène
correspond à la dégénéressence.

-10-
E

m=0 m= -1,0,1 m= -2,-1,0,1,2 m= -3,-2,-1,0,1,2,3


n=4

16 états
n=3 m=0 m= -1,0,1 m= -2,-1,0,1,2 dégénérés

n=2 m=0 m= -1,0,1 9 états


dégénérés

m=0 4 états
n=1
dégénérés

II.2 Signification physique de n, l et m :

M e-

 mv
r 
θ p
noyau O y
φ
?

-11-
Le moment cinétique orbital est, par définition, le moment de la quantité de mouvement de
l'électron par rapport au noyau.
  
p  r  mv
   
Le sens de p suit la règle des 3 doigts r , mv et p avec
p  p x , p y , p z  ; r rx , ry , rz  ; mv  x , y , z 
  

 
Le produit vectoriel r  m v donne:

  x y z
r  mv   px , p y , pz
x y z
 px  y x  z y 
 
 p y  z  x  x z 
 
 p z  x y  y  x 
Selon les opérateurs,
Pˆx , Pˆy , Pˆz  Px Py Pz
ˆx ,ˆ y ,ˆ z   x  y  z
h   
avec ˆ x  
2 i x i x
h   
ˆ y  
2 i y i y
h   
ˆ z  
2 i z i z

h    
Pˆx   y z 
2 i  z y 
h    
Pˆy  z x 
2 i  x z 
h    
Pˆz   x y 
2 i  y x 

En coordonnées sphériques,
  x  y  z
  
r x r y r z r
  x  y  z
  
 x  y  z 
  x  y  z
  
 x  y  z 

-12-
Or, x = r sinθ cosφ
y = r sinθ sinφ
z = r cosθ

   
 sin  cos   sin  sin   cos  (1)
r x y z
   
 r cos  cos   r cos  sin   r sin  (2)
 x y z
  
  r sin  sin   r sin  cos  (3)
 x y

cos  cos 
Multiplions (2) par – sinφ et (3) par  et ajoutons membre à membre:
sin 
 cos  cos      
 sin     r cos   r sin  sin  z y
 sin   y z y z

h   cos  cos   
Pˆx    sin   
2i   sin   

cos sin 
De même, multiplions (2) par cosφ et (3) par  et ajoutons membre à membre:
sin 
 cos  sin      
cos    r cos   r sin  cos  z x
 sin   x z x z

h   cos  sin   
Pˆy   cos   
2i   sin   

  
(3) => y x
 x y
h 
Pˆz 
2 i 

h2  1     1 2  ˆ2   h
2
2
P̂ 2  P̂x2  P̂y2  P̂z2     sin     et P
4 2  sin      sin 2   2 4 2  2
z

Or d'après l'équation de Schrödinger on a

-13-
  2 
( A)  m2  0 
  2

 
( B) 1     2
     0
m
  sin   
sin      sin 
2

On prend seulement les équations (A) et (B) car les équations précédentes Pˆx , Pˆy , Pˆz dépendent

seulement de θ et φ et non pas de r.


En éliminant m, on obtient:
1   d   1  2 1
 sin       0
sin        sin 2 
2

h2
Multiplions par  R  et remplaçons le terme RΘΦ par Ψ et β par l (l+1)
4 2

h2  1     1  2 2  h2
       2 
  sin 2   2
 sin    sin 
4 2   4 2

h2
Pˆ 2   (  1) 2 
4
h2
Ψ fonction propre de l'opérateur P̂ 2 et (  1) valeur propre de l'opérateur P̂ 2
4 2
Le module du moment cinétique orbital
h
P  (  1)  (  1) 
2
d 2 h2
(A)=>  m  . Multiplions par
2
 R :
d 2 4 2

h2 2 m2 h2
   
4  2  2 4 2

m2 h2
Pˆz2   
4 2

m2h2 mh
Ψ fonction propre de l'opérateur Pˆz2 et valeur propre de l'opérateur Pˆz2 => Pz   m
4 2
2
Pz est le module de la projection du moment cinétique orbital P sur l'axe Oz. Donc le moment
cinétique orbital (pour un hydrogénoïde) ne dépend que de l et sa projection sur l'axe Oz ne dépend
que de m.

Exemple:
l=2 m = -2, -1, 0, 1, 2

-14-
h
Le moment cinétique orbital: P  (  1)  (  1)   2(2  1)   6 
2

z P  
z

6
θ1
2 θ2
1 θ3
0 P
-1 θ4
-2 θ5


Les modules de projection de P sur Oz sont : Pz  m    2,  , 0, , 2

Pz 2 2 6
cos 1      1  35 o 15 '
P 6 6 3
Pz  6
cos  2      2  65 o 54 '
P 6 6
Pz 0
cos  3    0   3  90 o
P 6
Pz  6
cos  4      4  114 o 5 '
P 6 6
Pz  2  6
cos 1      5  144 o 44 '
P 6 3

II.3 Orbitales atomiques (OA) :


II.3.1 Probabilité de présence de l'électron :
Nous avons maintenant tous les éléments pour étudier la distribution de la probabilité de
présence de l'électron autour du noyau.
La probabilité de présence de l'électron dans dV autour du point M(r,θ, φ) est donnée par:
M M dV  R(r ) R  (r )( ) ( )( )  ( )r 2 sin drdd

-15-
Comme il est difficile d'étudier cette probabilité en fonction de r, θ et φ simultanément, on la divise,
en 3 probabilités:
 probabilité radiale: r 2 R(r ) R  (r )dr

 probabilité de site: sin   ( ) ( )d

 probabilité azimuthale: ( )  ( )d


On étudie la probabilité radiale en supposant θ et φ constants. Ensuite on étudie la probabilité
angulaire Y(θ, φ) en supposant r cte.

Exemples:
 La fonction 1s :
n = 1, l = 0, m = 0
Ψ(r, θ, φ) = Rn,l (r) Θl ,m(θ) Φm(φ)
= R1,0 (r) Θ0,0(θ) Φ0(φ)
3
Z 2
 2 1
=    2e 2
 
 a0  2 2
3
1 Z  2

=    e 2

  a0 
3
Z  2

Cette fonction ne dépend que de r car   2  r et R(r )    2e 2
. La densité de
 a0 
probabilité radiale est R(r ) R  (r ) r 2  r 2 R 2 (r )

Z 3  2 Z
3
R2( r ) 3
4 e  r 2 2
R ( r )  4 r 3
e    cte r 2 e    cte r 2 e 2 r
a0 a0
Cette densité de probabilité est maximale si la dérivée est nulle

   
 cte 2 r e 2 r  2 r 2 e 2 r  0  cte 2 r e 2 r 1   r   0 1   r  0  r 
1

4 2  Z e 2
Or  Pour l'atome d'hydrogène et à l'état fondamental Z = 1 et n= 1.
h2 n

4 2  e 2 1 1
   r   a0 (rayon de Bohr)  0.529 Ao
h2 a0 

-16-
r 2 RR 

a0= 0.529 Ao r (A0)

a0 est la distance la plus probable de trouver l'électron par rapport au noyau.


Pour déterminer la probabilité radiale de présence de l'électron dans le volume d'une pellicule
sphérique de rayon r et d'épaisseur dr, il suffit de considérer l'atome comme étant composé de
couches comme un oignon; ainsi on peut déterminer la probabilité de trouver l'électron dans la
couche qui s'étend de r à dr.

dr

dv   r  dr    r 3 or r  dr   r 3  3r 2 dr  3 r (dr ) 3  (dr ) 3
4 3 4 3

3 3
4 4 4
dv   r 3  4 r 2 dr  4 r (dr ) 3   (dr ) 3   r 3
3 3 3
4
dv  4 r 2 dr  4 r (dr ) 3   (dr ) 3
3
Le second et le troisième terme sont négligeables pour une variation de dr très minime. Donc
dv  4 r 2 dr
La probabilité P devient:

-17-
  
P    2 dv    2 4  r 2 dr   4  r 2 R 2 dr
0 0 0

P   4  r 2 R 2 dr
0

r  2 r
2 4
Pour R1, 0  e a0
P   4 r 2 e a0
dr
3
a0 2 0 (a0 ) 3

16  2 2 r a0
 2 dv   2 4  r 2 dr  R 2 4  r 2 dr  r e dr
a 03

4 r 2 R 2

a0 r

Probabilité
maximale

La probabilité maximale de présence de l'électron a lieu pour une valeur de r = a0. On constate donc
que les orbitales nettement définies des électrons de la théorie de Bohr, sont remplacées par une
répartition plus diffuse des charges électriques.
La mécanique ondulatoire ne considère pas que l'électron diffuse en nuage électronique. On doit
toujours considérer l'électron comme une charge ponctuelle mais on ne peut pas déterminer sa
quantité de mouvement (principe d'Heisenberg). La seule conséquence ayant un sens physique
prévue par la mécanique ondulatoire est la probabilité que l'électron soit dans une région
déterminée. Le déterminisme rigoureux de la théorie de Bohr a simplement été remplacé par le
langage probabiliste de la mécanique ondulatoire.

-18-
 La fonction 2s:

1 1  r   r 2 a0
R2 , 0   1  e
2 a0 2  2a0 
3

2 2
1 1  r  r a0 2 r 2  r   r a0
4 r R  4 r
2 2
1 
3 
2
 e  1   e
2 a 0  2a 0  a03  2a 0 

4 r 2 R 2

0.76 a0 5.2 a0 r
Plan
nodal

La probabilité de trouver les électrons à une distance r = 5.2 a0 est plus grande que celle à r =
0.76 a0.

II.3.2 La notion d'orbitales atomiques :

Introduction :

A cause de la complexité des fonctions de probabilité Ψ 2 ou Ψ Ψ *, on préfère, dans beaucoup


de cas, se servir de la distribution de densité de probabilité de présence de l'électron qui est égale à
la fonction d'onde Ψ.
Par définition, on appelle orbitale atomique d'un électron dans l'état (n, l, m), la surface obtenue
par la fonction Ψ n,l,m en considérant R(r) cte, c.à.d on tient compte de la partie angulaire Y(θ, φ) =
Φ(φ) Θ(θ) qui dépend de l et m.

II .3.2.1 Orbitale s :

Les fonctions Ψ* n,0,0 avec n = 1,2,3... ne dépendent pas de θ et φ =>

-19-
Ψ* n,0,0 = cte. Cela signifie qu'on a des chances égales de trouver l'électron dans toutes les directions
autour du noyau. On traduit cela en admettant qu'une orbitale s est sphérique. La fonction Y étant
positive, on indique un signe + sur la figure.
Le rayon de la sphère diffère suivant la valeur de n:

Z Z

+
+
O y O y
r1 r2

X X
3 3

1 Z   2 Z 
2

2

1, 0, 0  1s    e  cte 2, 0, 0  2 s  


1
 2   e 2
 cte
  a 0  4 2  a 0 

II.3.2.2 Orbitales atomiques p :

Pour l = 1 on a m = -1, 0, 1. Les fonctions deviennent:


n,1,0  cte cos 

n ,1,1  cte sin  cos 

n ,1, 1  cte sin  sin 

 n,1,0  cte cos 

L'angle φ n'intervenant pas dans cette fonction, la surface est une surface de révolution autour

+
+

- +

-20-

Ψ(npz) Ψ2(npz)
de l'axe Oz, ce qui explique la notation npz.
L'orbitale npz est constituée de 2 sphères cotangentes au point O.
Pour θ = 0 → Ψ = cte
θ = п ∕2 → Ψ = 0
θ = п → Ψ = cte
0<θ< п ∕2 → cos θ > 0 →Ψ > 0
п ∕2 <θ< п → cos θ < 0 →Ψ < 0

Pour la sphère supérieure où 0<θ< п ∕2, cos θ > 0, la fonction d'onde est alors positive, c'est
pourquoi on ajoute le signe +.
Pour la sphère inférieure où п ∕2 <θ< п, cos θ < 0, la fonction d'onde est alors négative, on ajoute le
signe – sur la figure. On constate que le plan xoy est un plan nodal.
C'est un plan d'asymétrie pour la fonction Ψnpz et un plan de symétrie pour la densité électronique
Ψ2. La probabilité de présence de l'électron dans ce plan est nulle.
 n ,1,1  cte sin  cos 

L'orbitale npx est identique à l'orbitale npz à une rotation de п ∕2 près. L'orbitale atomique npx
possède l'axe Ox comme axe de révolution et le plan yoz comme plan nodal.

 n ,1, 1  cte sin  sin 

-21-
L'orbitale npy est identique à l'orbitale npx à une rotation de п ∕2 près. L'orbitale atomique npy
possède l'axe Oy comme axe de révolution et le plan xoz comme plan nodal.

+
-

II.3.2.3 Orbitales atomiques d :

Pour l = 2 on a m = -2, -1, 0, 1, 2. n ≥ 3. Les fonctions deviennent:


n , 2, 2  cte sin 2  sin 2 orbitale ndxy

n, 2, 1  cte sin  cos  sin  orbitale ndyz

 
n , 2, 0  cte 3 cos 2   1 orbitale ndz2

n, 2,1  cte sin  cos  cos  orbitale ndzx

n , 2, 2  cte sin 2  cos 2 orbitale nd(x2-y2)

Ces orbitales peuvent être tracées à partir de la fonction mathématique mais on apprendra une
méthode graphique plus facile.
 
n , 2, 0  cte 3 cos 2   1  orbitale ndz2

Cette orbitale a comme axe de révolution l'axe Oz et a la forme d'un halter entouré d'une

-22-
sorte d'anneau dans le plan xoy.

 n , 2, 2  cte sin 2  cos 2

Cette orbitale a la forme d'un trèfle à 4 feuilles dont les axes des lobes sont x et y.

-
+
+
-

 n , 2, 2  cte sin 2  sin 2

Cette orbitale a comme axe des lobes opposés deux à deux les bissectrices de xoy.

-
+
+
-

Bissectrice Bissectrice de x’oy


de xoy

 n, 2,1  cte sin  cos  cos 

Cette orbitale a comme axe des lobes opposés deux à deux les bissectrices de zox.

-23-
- +

+
-

Bissectrice
Bissectrice de zox’
de zox

 n, 2, 1  cte sin  cos  sin 

Cette orbitale a comme axe des lobes opposés deux à deux les bissectrices de zoy.

Bissectrice
de zoy
+
-

-
+

Bissectrice
de z’oy

-24-
-25-

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