UNIVERSITE HASSAN II CASABLANCA
FACULTE DES SCIENCES BEN M’SIK
Département de Biologie
Master Sciences de l’Environnement et Développement Durable
Examen écrit : Sylviculture et Gestion des Ressources Forestières
Partie I
« ... L’état actuel des forêts marocaines révèle les limites de la sylviculture appliquée depuis
les premiers aménagements conçus selon la philosophie de l’école française et allemande. Ces
écoles sont à l’origine des principes de la sylviculture appliquée dans le cadre des forêts de la
zone tempérée de l’hémisphère Nord. Les méthodes appliquées dans les forêts d’Europe
occidentale sont la base de la sylviculture au Maroc. Or nos forêts diffèrent sensiblement de
celles d’Europe occidentale en raison des conditions écologiques et surtout climatiques moins
favorables et de la pression humaine plus intense. De plus, leur culture ne date que de
quelques décennies. A ces contraintes s’ajoutent aujourd’hui les risques prévisibles des
changements climatiques qui vont intensifier les contraintes initiales vécues par nos forêts.
Durant les quelques décennies de gestion forestière, ce qui a dominé la sylviculture
marocaine, ce sont les coupes rases, la simplification des structures (taillis et futaie régulière),
les compositions monospécifiques, les difficultés de renouvellement (régénération,
rajeunissement), l’emploi à grande échelle du rajeunissement par rejet de souche, et les
peuplements artificiels sans grand succès. Dans ces conditions, il est normal que des
traitements mis au point sous « d’autres cieux » se révèlent plus ou moins adaptés, pour ne
pas dire inadaptés. « Il est souvent indispensable de les modifier ou même d’en trouver
d’autres plus efficaces », déclarait déjà Franclet en 1972. L’aménagiste et le sylviculteur sont
plus que jamais appelés à faire preuve de responsabilité. Face à des situations connues comme
engendrant des risques, ils doivent agir sans retard, en modifiant la sylviculture, en régénérant
les peuplements inadaptés ou trop âgés. La capacité d’adaptation doit devenir la première
qualité des sylviculteurs; il faudra se concentrer sur l'adaptation planifiée, qui consiste à
prévoir les changements et à adapter en conséquence les pratiques forestières. Dans ce
domaine, on pourrait souhaiter voir la recherche s’intensifier surtout que les écosystèmes
marocains offrent un terrain idéal pour expérimenter différents scénarios sylvicoles. L’effort
actuel de mise au point d’outils de diagnostic sylvicole, et de formation des personnels devra
être amplifié. »
(Extrait de Changements climatiques, dégradations et dépérissements : Arguments et nouveaux outils
pour une réforme de la sylviculture des cédraies au Maroc Mohamed Et-tobi, Omar Mhirit et
Mohamed Benziane. 3 ème Assises de la Recherche Forestière « L’écosystème cédraie : Un enjeu
stratégique pour le développement régional » 16 et 17 Octobre 2008 à Khénifra (Maroc).
1- Si une réforme de l’approche sylvicole devrait être plaidée, laquelle serait selon
vous la plus réussie et la mieux adaptée pour une forêt telle que la cédraie de
Tazekka ? Justifier votre réponse.
Afin de situer la steppe d'alfa dans son contexte biogéographique local et compte tenu de la
configuration du terrain, des relevés ont été effectués le long d'un transect empruntant la route
nationale n° 13 reliant Errachidia à Meknès, depuis le village d'Aït-Oufella, à hauteur d'Itzère,
jusqu'au village de Zebzat, à quelques km au sud-est de la localité de Midelt. Chaque série
d'observations répond à une variation des facteurs topographiques (altitude, exposition, pente)
ou à un changement notable dans la physionomie de la végétation. Seize descripteurs faciles à
relever, qui ont trait à la situation géographique, à la topographie du site, aux roches et aux
formations superficielles, et à la physionomie de la végétation. Les résultats auxquels nous
sommes parvenus, montrent que les espèces dominantes, celles qui impriment leur
physionomie à la végétation et au paysage par leur abondance, leur fréquence, leur taille ou
leur taux de recouvrement sont au nombre de sept : Stipa tenacissima L., Artemisia herba
alba Asso, Lygeum spartum L., Adenocarpus bacquei Batt. et Pitard, Retama
sphaerocarpa (L.) Boiss., Rosmarinus officinalis L., Atriplex halimus L., et Peganum
harmala L.
2- En se basant sur vos connaissances, les sorties de terrains et en vous aidant de la
figure ci-dessous, compléter le profil architectural suivant :
3- Expliquer comment ces facteurs pourraient influencer la répartition de la
végétation.