Cours complet sur la gestion d'entreprise
Cours complet sur la gestion d'entreprise
Le système entreprise
Les typologies existantes réduisent l’entreprise à un statut juridique, à une taille ou à une
activité.
On distingue ainsi :
Le travail, c’est l’énergie fournie par les ouvriers, les employés et cadres de
l’entreprise, pour fabriquer les produits, traiter les informations, classer,
communiquer, contrôler
Le capital est représenté par les ressources financières et les équipements de
production.
L’énergie et les matériaux, c’est le flux de combustibles fossiles, d’électricité, de
vapeur qui fait tourner les machines, et le flux de matières et de produits semi-finis qui
servent de matériaux de départ à la fabrication ou à l’assemblage.
Les informations, c’est le savoir-faire, les brevets, les licences, tous biens immatériels
résultant de l’expérience des membres de l’entreprise et d’un savoir préalablement
accumulé.
Par l’opération de production, l’entreprise transforme des flux d’entrée (intrants) en flux de
sortie (extrants)
L’entreprise acquiert ses intrants sur cinq marchés. Elle combine ces facteurs de production
en tenant compte de leur prix d’achat. Elle détermine ainsi le coût de revient de sa production.
Elle doit fixer un prix de vente qui lui permet au moins de couvrir son coût de revient. Toute
entreprise se trouve confrontée à ce calcul économique.
La valeur ajoutée par l’entreprise est la différence entre la valeur des biens et de services
produits et celle des consommations intermédiaires:
Valeur ajoutée = production – consommations intermédiaires
L’entreprise est donc une unité de production de biens et de services et de valeur ajoutée.
Le personnel de l’entreprise est rémunéré par des salaires et des avantages sociaux.
L’Etat, les collectivités locales et les organismes sociaux perçoivent des impôts et des
cotisations sociales
Les prêteurs reçoivent des intérêts qui rétribuent les capitaux qu’ils ont mis à la
disposition de l’entreprise pour un temps déterminé. Les intérêts versés sont
proportionnels au montant des capitaux empruntés.
Les propriétaires de l’entreprise prélèvent une partie des profits pour rémunérer les
capitaux qu’ils ont apportés définitivement à l’entreprise. Le montant de ces
prélèvements varie en fonction des bénéfices réalisés.
La partie non prélevée est conservée dans l’entreprise pour lui permettre de renouveler son
matériel et de financier sa croissance : il s’agit de l’autofinancement.
soit à faire faillite, cette faillite peut se traduire selon les cas par une disparition totale
ou par un nouveau départ sur de bases nouvelles.
Soit à être rachetée par une autre entreprise.
L’environnement peut exercer sur une entreprise des effets négatifs ou bénéfiques :
– d’importation une part les contraintes de l’environnement pèsent sur l’entreprise. Cette
dernière doit alors être capable de s’adapter sous peine de voir son activité décliner, voire
cesser complètement.
– d’autre part l’environnement offre des occasions qui favorisent la firme qui sait les saisir.
L’entreprise est l’un des principaux acteurs de la vie locale. Elle utilise des équipements
collectifs ou, au contraire, en met à la disposition de son environnement, elle crée des emplois
ou, à l’inverse, est source de chômage, elle façonne les rythmes de vie à son image et peut
provoquer des nuisances et polluer son environnement.
Un système est un ensemble d’éléments liés logiquement entre eux, qui, réunis, concourent à
la réalisation d’un objectif commun. C’est un ensemble de composantes agencées de façon
ordonnée et structurée et tendant vers un résultat précis.
Un système est composé d’éléments en interaction. Il ne s’agit pas d’une simple justaposition
d’éléments mais d’un ensemble organisé de façon cohérente en fonction d’un but : le tout est
différent de la somme des composants.
Il existe des systèmes fermés, c’est-à-dire sans lien avec l’environnement, et des systèmes
ouverts qui entretiennent des relations avec leur environnement
– L’entreprise est un système
N’importe lequel de ses éléments peut avoir une influence sur l’ensemble : la réclamation
d’un client, la maladie d’un salarié, la hausse du prix des matières premières, la panne d’une
machine, un défaut de qualité chez un concurrent, par exemple, ont des répercussions sur la
bonne marche de toute l’entreprise.
– L’entreprise est un système ouvert
Elle se procure à l’extérieur des matières premières qui vont lui permettre de fabriquer puis de
vendre des produits qu’elle met à la disposition de son environnement. Ses différentes
opérations la conduisent à s’adapter en permanence à son environnement.
– L’entreprise est un système ouvert finalisé et dirigé.
Elle poursuit des buts (profit, puissance, pérennité …), s’organise pour les atteindre
(définition de plans d’actions, de budgets…), se dote de structures d’exécution, de direction et
de contrôle.
– L’entreprise est un ensemble de sous-système en interaction.
On distingue quatre sous-système : un de production, un – commercial, un – administratif et
financier et un – du personnel. Chaque sous-système entretient des relations suivies par les
autres sous-systèmes. Ainsi, le sous-système commercial vend ce que le sous-système
production a fabriqué grâce aux capitaux fournies par le sous- système financier et aux
services rendus par le sous-système du personnel. Chaque sous-système se voit affecter des
moyens qui concourent à la réalisation de l’objectif général de l’entreprise.
III/ L’ORGANISATION D’ENTREPRISE
L’entreprise à sa création vit par la volonté d’un homme ou d’un petit groupe d’hommes. Elle
commence ensuite à produire et, si les fabrications répondent aux besoins du marché, elle se
développe… Dès lors, le petit groupe du départ s’étoffe et doit faire face à des tâches plus
nombreux et plus variées : le besoin d’une organisation se fait sentir.
L’organisation est aussi l’une des conditions essentielles de la survie du système entreprise :
qui fait quoi dans l’entreprise ? Avec qui et dans quel but ?
1. Les fonctions :
Une fonction est un groupement de tâches et non un groupement d’emplois : un même emploi
peut donc assurer des tâches appartenant à des fonctions différentes.
Le contenu des fonctions a évolué pour prendre en compte les mutations de l’environnement
de l’entreprise.
– La fonction technique
– La fonction commerciale
– La fonction financière
– La fonction de sécurité
– La fonction de comptabilité
– La fonction administrative
1. Fayol a accordé trop d’importance à la fonction comptable qui n’est qu’un aspect
particulier du contrôle et à la fonction sécurité. D’autre part, H. Fayol regroupe
arbitrairement dans la fonction commerciale, l’achat et la vente. Pour lui, la recherche
n’est qu’un aspect de la production et la fonction personnel est inexistante.
– Les fonctions de direction (s’informer, décider faire comprendre, faire pouvoir, faire
vouloir)
– Les fonctions de distribution (études commerciales, vente, publicité)
– Les fonctions de production (fabrication, contrôle de qualité)
– Les fonctions logistiques (approvisionnement, équipement, maintenance, gestion du
personnel, financière, recherche et développement, administration générale).
2. Les structures :
Cette structure repose sur le principe de l’unité de commandement énoncé par Fayol : la ligne
hiérarchique doit être unique : « un homme, un chef « .
Avantage :
– Simplicité et clarté résultant de l’unité de commandement
– Possibilité d’isoler nettement les responsabilités
– Efficacité dans la résolution des conflits
Inconvénients :
– Cloisonnement des différents organes de l’entreprise et manque de coordination entre ceux–
ci
– Rigidité de la hiérarchie
– Difficile remontée des initiatives
– Mauvaise circulation des informations
– Absence de spécialistes : les chefs doivent avoir des compétences multiples
– Risque de bureaucratie par respect scrupuleux de la hiérarchie
Variantes :
Hiérarchie divisionnelle :
Organiser par divisions, c’est découper l’entreprise verticalement pour séparer les
différentes activités. Chaque division apparaît donc comme une entreprise spécifique.
Elle peut concerner les entreprises qui fabriquent ses biens nécessitant des équipements ou des
technologies différentes.
Hiérarchie fonctionnelle:
1. b) La structure fonctionnelle :
La notion de hiérarchie fonctionnelle est due à F. Taylor. Elle est caractérisée par le fait que
les attributions sont réparties selon les fonctions à partir du principe “ chacun à sa place, une
place pour chacun”.
Ceci nécessite donc une délimitation précise des compétences de chacun.
Avantage :
– Utilisation de spécialistes pour répondre à la complexité des problèmes de gestion.
– Concentration des compétences dans des activités spécialisées.
Inconvénients :
– Multiplicité de commandement
– Absence de coopération
– Dilution des responsabilités
– Faible mobilité du personnel (promotion et changement d’affectation)
1. c) La structure hiérarchico-fonctionnelle :
Une entreprise est une entité vivante : elle aborde de nouveaux marchés, procède au
renouvellement de ses produits, accueille de nouveaux membres du personnel et en voit partir
d’autres… La façon dont la structure a été conçue lui donne une capacité plus ou moins
grande pour s’adapter aux évolutions de son environnement et pour maîtriser sa croissance.
Nous venons d’étudier les diverses structures qui peuvent être adoptées par une entreprise.
Doit-on privilégier l’une d’elle? Non, car il n’existe pas de structure idéale. Chaque
entreprise est un cas spécifique : la structure qu’elle retient dépend de sa taille, de sa
technologie et de son environnement.
– La taille :
La petite entreprise commence avec une structure personnalisée. Le groupe d’individus est
suffisamment réduit pour que les liaisons nécessaires s’établissent directement avec efficacité.
Puis, l’entreprise grandit, le directeur ne peut plus assurer l’intégralité du travail de
coordination, une structure fonctionnelle centralisée naît alors. L’entreprise franchit un
troisième stade et voit ses activités se diversifier : une certaine autonomie doit être laissée aux
diverses branches, c’est un structure divisionnelle.
– La technologie :
Le mérite de la découverte d’une relation entre la nature de la production de l’entreprise et la
structure est parvenu à trois classes de technologie : la production à l’unité, la production de
masse et la production continue. A ces trois catégories, sont associées des structures bien
distinctes. Le nombre de subordonnés pour les cadres moyens décroît lorsque la complexité
augmente.
– L’environnement :
L’environnement influence fortement tous les domaines de l’entreprise. Plus l’environnement
est stable, plus la structure est formalisée; alors que les entreprises évoluant dans un univers
dynamique ont tendance à adopter des structures plus souples.
IV/ L’ENTREPRISE ET SA DIRECTION :
L’un des premiers buts de l’entreprise, résultant de la raison même de son existence, est le
service des clients, la satisfaction de leurs besoins et désirs, c’est à l’expression de sa fonction
sociale. Il est vrai, aussi que l’existence et la survie de l’entreprise sont étroitement
dépendantes du service des clients.
L’entreprise, c’est aussi un centre d’activité professionnelle pour ceux qui en font partie. C’est
le lieu où ils peuvent exercer un métier qui leur apporte des satisfactions, qui peut les
passionner. C’est une part de leur vie, quelquefois très importante. L’existence même de
l’entreprise et sa pérennité sont pour eux des fins en soi, qu’il s’agisse des dirigeants ou des
autres membres du personnel.
L’entreprise est un moyen extraordinaire, pour beaucoup plus de monde qu’on ne le croit
généralement, de satisfaire des désirs de puissance, de prestige, de notoriété, etc… Il est aussi
très satisfaisant de pouvoir se considérer comme les meilleurs et les plus dynamiques dans
une activité professionnelle, de savoir que l’on fabrique les meilleurs produits, que ses
prestations de services sont les meilleures, etc… Des satisfactions de ce genre sont très
proches de celles qu’éprouvent les équipes sportives qui gagnent.
Les objectifs sont l’expression des finalités de l’entreprise. Un objectif est un résultat précis à
atteindre dans un délai déterminé. Il est défini quantitativement et / ou qualitativement. La
formulation d’un objectif s’accompagne de la définition des moyens à mettre en œuvre.
Par exemple, si l’objectif est l’augmentation de la production de 10%, les moyens peuvent
être l’acquisition de machines supplémentaires, la formation de personnel, l’amélioration de la
qualité.
Une prévision est une indication de ce qui pourra être l’activité future de l’entreprise compte
tenu de son activité passée. Elle résulte d’un calcul, elle matérialise généralement une
tendance.
Alors qu’un objectif traduit une volonté de modifier l’évolution “naturelle” de l’entreprise et
doit être atteint, une prévision peut se réaliser.
La fixation d’objectifs incite l’entreprise à être plus dynamique, plus volontaire, mieux
organisée.
Les résultats atteints doivent être confrontés aux objectifs visés : les écarts sont mesurés et
analysés de façon à mettre des actions correctives.
Les objectifs de l’entreprise sont divers. Ils peuvent être à long ou à moyen terme ( plus un
an ) ou à court terme ( à réaliser dans l’année ). On peut les classer en objectifs de rentabilité,
de profit, de part de marché, de diversification, de productivité, d’innovation, de qualité, de
prestige, de formation du personnel, etc.
Les objectifs dépendent les uns les autres à un triple point de vue : en premier lieu, une
harmonisation doit être établie entre les différents objectifs de l’entreprise. Ainsi les objectifs
de production doivent correspondre aux objectifs de vente. En second lieu, les objectifs à
court terme et à moyen terme dépendent étroitement des objectifs à long terme qui sont fixés
les premiers. En troisième lieu, les objectifs généraux de l’entreprise sont fragmentés en de
multiples objectifs particuliers de telle sorte que les différents responsables de l’entreprise
aient tous des objectifs particuliers à atteindre.
3. La direction de l’entreprise :
La vision traditionnelle de chef d’entreprise de H. Fayol peut être complétée par une approche
plus moderne.
1. Fayol a été l’un des premiers à définir les tâches dévolues à la direction :” Diriger,
c’est avant tout commander aux hommes pour obtenir que les objectifs préalablement
définis soient atteints « .
Les principes du management ne s’opposent pas aux théories de Fayol mais les complètent.
Aux fonctions traditionnelles du dirigeant s’ajoutent trois rôles : prendre des décisions,
s’informer et communiquer, pour faire de lui le véritable pilote de l’ entreprise.
La prise de décision est une activité importante de dirrigeant. Décider, c’est faire un choix,
résoudre un problème, saisir un opportunité.
Dans les grandes entreprises, le manager délèguera une grande partie de ses attributions pour
ne conserver que ce rôle de décideur. Au contraire, dans les P.M.E., le patron centralise de
nombreuses responsabilités.
Dans une organisation centralisée, le pouvoir de décision est concentré entre les mains d’un
petit nombre de personnes. Cette situation présente un certain nombre d’avantages mais aussi
des inconvénients.
Avantage :
– Une vue ensemble de l’entreprise est plus facile ainsi que la fixation d’une orientation
stratégique.
– Permet un contrôle absolu et clair.
– Facilite la gestion.
– Permet l’application de norme standard.
– Permet de minimiser les coûts de certains services ou fonctions
– Permet d’éviter plus facilement les décisions vagues voire conflictuelles.
– Permet d’éliminer toute concurrence interne indésirable : par exemple. Des produits
identiques vendus à des prix différents par deux branches du groupe.
– Autorise la réalisation d’économies d’échelles.
Inconvénients :
– elle limite le pouvoir de réaction de l’entreprise face aux variations de l’environnement du
fait de la lenteur de transmission de l’information.
– elle oblige la direction à prendre un grand nombre de décisions ce qui peut entraîner un
retard dans la prise de décision, voire une absence de décision.
– elle incite les dirigeants à accorder la priorité à des décisions secondaires au détriment des
décisions importantes qui engagent l’avenir de l’entreprise.
La décentralisation :
La délégation :
La délégation repose sur la volonté de faire descendre la prise de décision au plus bas niveau
possible. On admet, en effet, que c’est celui qui est le plus proche de la réalité qui peut
prendre la décision la plus adaptée au problème posé. Mais ceci implique :
– que l’on donne les moyens de prendre la décision et de l’appliquer.
– que l’on a précisé les limites à l’intérieur desquelles cette délégation peut s’exercer ; plus
quelqu’un a une une idée claire de ce qu’il doit accomplir, plus il y a de chances pour qu’il le
fasse.
Enfin, la délégation suppose le droit à l’erreur : tout homme peut se tromper et l’on ne
considère pas que celui qui a fait une erreur est coupable. Par contre, on lui demande de
signaler l’erreur. C’est la raison d’être du contrôle (autocontrôle et contrôle par le supérieur).
Les principes de la direction par objectif ont été proposés par P. Drucker vers 1960. Ils
permettent de mettre en œuvre la décentralisation dans l’entreprise : la direction de
l’entreprise fixe des objectifs qu’elle soumet aux différents directeurs des unités pour
recueillir leur avis avant exécution. Dans cette optique, la fixation des objectifs n’est pas
discutée, seuls les moyens accordés font l’objet d’une négociation.
1. Gélinier, vers 1970, complète ce système, appelé dès lors direction participative par
objectif (D.P.P.O): les différents membres du personnel fixent avec leurs supérieurs
des objectifs qu’ils s’engagent à réaliser
La production unitaire :
La production unitaire est le plus souvent le fait d’entreprises qui travaillent à la commande.
Elle concerne la fabrication de produits qui répondent à une demande précise de la clientèle
(outillages complexes, bien d’équipement qui doivent être adaptés aux besoins spécifiques
d’une entreprise et qui sont fabriqués en respectant un cahier des charges; produits
incorporant des technologies de pointe; prototypes, maquettes; produits coûteux). La
fabrication à la commande présente des avantages au niveau des stocks car elle ne
s’approvisionne qu’en fonction des commandes de ses clients. Ce mode nécessite, en
revanche, des délais de production et de livraison très longs.
La production en série :
La production en continu :
est réalisée sans interruption (de temps et de lieu). Généralement, les machines sont
spécifiques au produit ou à la famille de produits à fabriquer. La production en continu se
caractérise par la fabrication de produits peu différenciés, par la nécessité de coordonner les
rythmes d’utilisation des différentes machines et d’assurer leur entretien pour éviter les
goulots d’étranglement. Les industries pétro-chimiques, les cimenteries utilisent ce type de
production.
La production en discontinu :
La plupart des produits ici sont fabriqués en quantités relativement petites, les machines sont
groupées par nature, il est donc difficile d’équilibrer les tâches. Cela conduit souvent à des
niveaux de stocks et d’en-cours élevés.
Un indicateur, le ratio d’efficacité du processus permet de déterminer un rapport entre le
temps de présence d’un produit et le temps pendant lequel une valeur ajoutée a été apportée
au produit.
Temps de travail effectif
Ratio d’efficacité du processus = Temps total y compris les temps d’attente
Cette classification permet de distinguer la production sur stock : le produit fabriqué étant
stocké pour être toujours disponible à la vente et la production à la commande où l’on ne
produit qu’après accord avec le client sur le prix et les spécifications techniques.
La flexibilité de la production :
Pour s’adapter rapidement à la demande et faire face à la concurrence, pour utiliser aux mieux
l’outil de production et maintenir des coûts compétitifs, les entreprises doivent adapter leurs
modes de production.
Les contraintes :
La flexibilité est facile à mettre en œuvre sur un plan technique . Mais elle se heurte à deux
problèmes principaux :
– la capacité financière de l’entreprise : il faut financer les investissements que réclame un
processus de production flexible.
– l’intégration du personnel : les robots font peur, il faut procéder par étapes pour
dédramatiser l’introduction de nouvelles technologies.
2. La préparation de la production:
Le bureau des études est chargé de la conception technique du produit à fabriquer. Cette
définition précise du produit à fabriquer nécessite la connaissance exacte :
– de l’usage auquel on le destine
– des contraintes à respecter
Ces éléments sont parfois consignés dans un cahier des charges. Le bureau d’études élabore
les plans et dessins. Dans certains cas, un prototype est réalisé. Après avoir été testé et
critiqué, le bureau d’études établit les plans définitifs et la nomenclature. C’est celle-ci qui va
commander toute la production future.
1. b) Le bureau des méthodes, à partir des plans fournis par le bureau des études définit
les meilleures méthodes de fabrication pour minimiser les coûts, les délais et assurer la
meilleure sécurité de la fabrication. Pour cela, il met au point la liste des opérations
élémentaires à exécuter et leur ordre de succession. Cette liste figure sur un document
gamme d’opérations ou contrat de phases.
2. c) L’ordonnance a pour mission de fixer les délais de fabrication, de prévoir et
d’affecter au bon moment les moyens humains et matériels nécessaires à la réalisation
de ce plan de production. C’est à ce stade que l’on peut utiliser les outils classiques de
l’organisation administrative : PERT, planning… Lorsque l’ordonnance est réalisé, le
lancement de la fabrication peut être réalisé.
3. d) Le service de lancement établit les documents qui seront utilisés dans les ateliers
pour réaliser la production. Ces documents sont : les bons de travail, les bons de
matière, la fiche suiveuse.
Un bon de travail est édité pour chaque opération. Il renseigne l’opérateur sur le temps prévu
et la quantité à fabriquer. L’opérateur indique le temps réellement passé.
Le bon matière a pour rôle de permettre la sortie des matières du stock, la sortie d’outillages.
La fiche suiveuse accompagne la pièce dans toutes les phases de fabrication. A la fin de la
production, elle permet de récapituler toutes les informations concernant la fabrication.
Une bonne organisation de la production nécessite une correcte articulation entre les
différents services. Elle suppose une circulation d’informations.
II/ L’APPROVISIONNEMENT ET LA GESTION DES STOCKS :
La fonction achats est en pleine évolution : cette évolution atteint l’organisation même des
services achats, et intéresse aussi directement le processus d’achats entre fournisseurs et
acheteurs.
La fonction achats a pour objet l’acquisition des matières premières, produits finis ou
semi-finis et services dont l’entreprise a besoin.
Cette nouvelle conception de la fonction achats n’est pas sans conséquence sur le
métier même de l’acheteur : celui-ci n’est plus un simple négociateur, mais devient un
stratège de haut-niveau, souvent cadre supérieur, qui travaille sur le long terme.
Ainsi, dans la distribution, les « catégory managers » remplaceront bientôt les acheteurs
traditionnels. Hommes multifonctions, ils seront capables de gérer aussi bien l’approche
logistique que le marchandisage ou le marketing-vente. Un bouleversement des méthodes et
des structures, dicté par le souci de mieux capter la clientèle en adaptant l’offre, et de gagner
en productivité en diminuant les coûts.
La gestion des relations avec les fournisseurs est en effet fréquemment confiée à la
direction technique (ou à la direction commerciale dans les entreprises de distribution)
notamment dans les PME. Elle incombe parfois au service production, commerciale-
vente, ou financière. A l’opposé, certaines entreprises ont opté pour une véritable
décentralisation des approvisionnements, chaque service ou établissement réalisant ses
propres achats. Enfin, la plupart des entreprises de distribution confient la gestion de
leurs approvisionnements à des centrales d’achats afin, notamment, d’obtenir de
meilleures conditions des fournisseurs.
Provoquer l’offre :
– l’acheteur peut faire appel aux fournisseurs actuels, et négocier, le cas échéant, une
amélioration de leurs conditions.
– Le service achat peut également, dans le cas de marchés importants, effectuer un appel
d’offres, qui découle souvent directement de l’analyse permanente du marché amont.
– Dans le cas de marchés exceptionnellement important, l’appel d’offre peut faire l’objet
d’une publicité dans la presse nationale ou internationale.
Commander :
– l’acheteur doit contrôler le respect par le fournisseur des conditions de vente précisées par le
contrat (délais de livraison, modalités de transport)
– en cas de difficultés, l’acheteur adresse une relance au fournisseur défaillant et peut
éventuellement le mettre en demeure d’exécuter ses engagements au moyen d’une lettre
recommandée avec accusé de réception.
– Dès la réception des commandes, les magasins effectuent un double contrôle de qualité
(respect des normes de qualité) et de conformité (nombre de colis, nature et nombre des
articles)
Le terme de « gestion-fournisseur » est plus ambitieux que celui de « gestion des achats ».
Il signifie que l’entreprise cherche à obtenir un avantage concurrentiel par l’établissement de
relations d’ordre stratégique avec les fournisseurs.
Le « partenariat acheteurs-fournisseurs », (initialement mis en œuvre dans les entreprises
japonaises comme Toyota) est fondé sur une « dépendance mutuelle à long terme entre un
acheteur et les fournisseurs qui peuvent garantir une qualité supérieure et une livraison rapide
et fiable »
Le modèle partenariat implique la mise en œuvre de relations suivies avec un nombre limité
de fournisseurs, une interaction étroite entre les services de production, d’ingénierie et de
conception des acheteurs et fournisseurs, la proximité géographique du fournisseur permettant
une livraison « juste à temps ».
La « recherche de l’innovation dans l’approvisionnement » repose sur le « désir de profiter
des meilleurs outils de conception et du meilleur savoir-faire technologique dans le monde ».
Il s’agit :
– d’encourager les activités innovatrices des fournisseurs, qui se répercutent sur les produits
de l’entreprise acheteur
– de détecter les fournisseurs qui sont à la pointe de la technologie afin de les impliquer dans
le processus de production dès l’étape de conception du produit.
Un stock est « l’ensemble des biens qui interviennent dans le cycle d’exploitation de
l’entreprise pour être soit vendus en l’état ou au terme d’un processus de production à venir
ou en cours, soit consommés au première usage ».
La notion de stock regroupe :
– Les approvisionnements : matières premières, fournitures;
– Les produits : intermédiaires et finis;
– Les marchandises : achetées pour être revendus.
Plus généralement, tout stock se caractérise par un » flux d’entrée » et un » flux de sortie »
sur lesquels l’entreprise n’a que rarement une maîtrise totale , et un » niveau de biens en
attente « .
De nombreuses raisons (économiques, financières, techniques, commerciales) justifient
l’existence des stocks de matières premières, de composants élémentaires ou de produits
semi- finis ou finis. Ainsi, les avantages des stocks sont multiples. Mais ils entraînent
également de nombreux inconvénients pour l’entreprise.
La gestion économique des stocks désigne le système de régulation du volume et de la valeur
des stocks, compte-tenu des modalités de l’approvisionnement ainsi que du rythme de
consommation.
Les responsables de la gestion des stocks doivent donc éviter deux écueils :
Un niveau de stock trop élevé Un niveau de stock trop faible (sur stockage)
– génère de nombreux coûts
– multiple les risques de ruptures qui entraînent un arrêt de la production
– immobilise des capitaux
– désorganise l’entreprise (goulots d’étranglement, augmentation des stockages
intermédiaires)
– peut être à l’origine de graves difficultés
– génère des retards dans les livraisons, d’où de trésorerie une diminution des ventes et une
perte de clientèle
– accroît les risques de détérioration ou d’obsolescence des produits stockés
– conduit parfois l’entreprise à céder « au rabais » son stock d’invendus.
L’objet de la gestion économique des stocks c’est que :
Il n’est pas nécessaire d’accorder la même attention à toutes les références des stocks : on
remarque en effet qu’un petit nombre d’articles représente souvent l’essentiel de la valeur
stockée. On vérifie ainsi souvent que approximativement :
– 20% des références correspondent à 80% de la valeur du stock
– 80% des références correspondent à 20% de la valeur stockée.
Cette loi des 20/80 permet de mettre en évidence deux catégories de références :
Les articles de la catégorie « A » feront l’objet d’une gestion rigoureuse. A l’opposé, on ne
mettra pas en œuvre une gestion complexe (et donc coûteuse!) pour les articles de la catégorie
« B ». Pour ces derniers il suffira par exemple de passer une commande annuelle, couvrant les
besoins de l’année à venir avec une marge de sécurité confortable.
Il est possible d’affiner l’analyse en distinguant non plus deux mais trois catégories de
références. Partant du même principe, cette méthode (dite méthode ABC) est cependant plus
délicate à appliquer.
Est-il possible d’éliminer les stocks ?
C’est une des finalités des nouvelles méthodes de gestion d’origine japonaise. Pour atteindre
le « zéro stock », plusieurs techniques se généralisent et commencent à être appliquées en
Europe (Citroën; SKF, OPEL..)
– La méthode JAT ( Juste à Temps) permet un net abaissement des stocks grâce à
une réduction significative de la durée du cycle de production
– Le système de fiches »kanban » lié à la méthode JAT, sert à gérer les flux de produits.
Émises à « l’aval » (utilisateur), les kanbans déclenchent le processus de production en
« amont ».
– Deux autres méthodes de gestion -PBC (Planification des Besoins en Capacité)et la
production synchronisée (OPT) – conduisent à un très fort abaissement du niveau des stocks.
Mais l’objectif de « stock zéro » est difficilement transposable dans l’industrie française.
Malgré leurs avantages, ces méthodes restent souvent complexes à mettre en œuvre , et la
plupart des entreprises françaises continuent d’utiliser un système classique de « gestion
économique des stocks ».
1. a) La gestion matérielle et administrative des stocks :
Pour faciliter le stockage des produits et accélérer leur déstockage, il est nécessaire de pouvoir
les identifier rapidement. La solution la plus simple consisterait à utiliser leur dénomination
mais cette dénomination est souvent peu maniable, surtout lorsqu’elle comporte des
références techniques ou dimensionnelles. C’est pourquoi l’entreprise préfère affecter un code
numérique.
Il existe plusieurs méthodes de rangement des produits, ces méthodes pouvant se combiner
entre elles.
– Méthode dite » une place pour chaque chose et chaque chose à sa place »
– Méthode de banalisation des emplacements dite » n’importe quoi, n’importe où »
– Méthode de la fréquence de rotation
– Méthode de deux stocks
-Méthode P.E.P.S. (premier entré, premier sorti) ou F.I.F.O. ( first in, first out )
Dans le cas du stockage statique, les produits restent immobiles toute la durée du stockage
alors que dans un stockage dynamique, les articles mis en stock à une extrémité se dirigent
vers l’autre extrémité où ils sont pris en charge pour la préparation des commandes.
On distingue le stockage manuel où les manutentions se font à la main ou à l’aide d’appareils
commandés par des conducteurs et le stockage automatisé dans lequel un ordinateur pilote à
distance des « transtockeurs ».
Si la performance du système de stockage repose en grande partie sur l’agencement des
locaux, elle dépend en fait de nombreux facteurs, ce qui conduit à étudier :
+ Les moyens matériels et humains nécessaires au stockage
– Le personnel magasinier :
L’efficacité du système de gestion des stocks de l’entreprise est liée à la compétence du
personnel affecté aux magasins et entrepôts.
Il s’avère donc nécessaire de sélectionner les magasiniers à partir de critères ( la rigueur, le
sens de l’organisation…) et de leur apporter un minimum de formation qui portera sur :
la gestion administrative des stocks : nomenclature des produits, suivi des articles par
fiches, bordereaux, factures, travaux d’inventaire…
Les principes de stockage (plan de stockage de l’entreprise, nature des produits…)
Le fonctionnement et les caractéristiques techniques des engins de manutention, les
codes et enregistrements sur clavier…
la sécurité (risques d’accidents, d’incendie, règles de stockage des produits “à risque
”).
Le stock moyen :
Considérons un article consommé à raison de 500 unités par an et supposons dans une
première hypothèse que son stock soit reconstitué une seule fois dans l’année ( une seule
commande et une seule livraison) . Le stock de cet article évolue donc de 500 à 0 unités en 12
mois et son niveau
Nous pouvons envisager une seconde hypothèse dans laquelle le stock est renouvelé deux fois
dans l’année ( deux xommandes et deus livraisons) . Il varie alors de 250 à 0 unités selon un
cycle qui se renouvelle deux fois en 12 mois et son niveau moyen s’établit cette fois à 125
unités.
C’est la valeur de ce niveau moyen qui pèse dans la charge financière des stocks et ceci
montre qu’elle est influencée par l’importance et le nombre des commandes passées dans
l’année. Il n’est donc pas indifférent de commander n’importe quelle quantité à n’importe
quelle cadence. On conçoit bien, en effet, que si au lieu de s’en tenir aux deux hypothèses
indiquées, on en imagine un grand nombre, l’une d’entre elles sera l’hypothèse optimale.
C’est celle-là qu’il faut retenir.
Si l’entreprise attend que son stock soit nul pour passer une commande au fournisseur, elle se
trouvera en rupture de stock pendant la période appelée délai de réapprovisionnement.
Il faut donc qu’au moment où l’on passe la commande il y ait encore en stock une quantité
suffisante d’articles pour couvrir les besoins pendant la période qui sépare la date de
commande et le jour de livraison. Le stock minimum répond à cette exigence.
Une entreprise qui possède un stock minimum peut cependant se trouver en rupture de stock
si :
– le fournisseur ne respecte pas le délai de livraison
– le fournisseur effectue une livraison non conforme ou défectueuse ( il faudra retourner cette
livraison et attendre la nouvelle); ce cas peut donc se ramener au précédent.
– la consommation s’accélère pendant le délai de livraison ou les prévisions de consommation
ont été mal faites.
Pour se protéger contre ces risques, il faut donc détenir un stock de sécurité.
L’entreprise a besoin de stocks mais des stocks lui coûtent cher. On peut distinguer trois
grandes catégories de coûts relatifs aux stocks.
Les coûts de possession du stock :
Le coût de stockage dit ou coût de possession du stock est formé par le coût du capital investi,
le coût du magasinage et le coût de la dépréciation des articles en stock. Le coût de possession
d’un article est proportionnel à sa valeur et à sa durée de séjour en stock; on considère que ce
coût représente généralement entre 12% et 25% de la valeur du stock moyen.
+ Le coût du capital investi :
Il s’agit du coût des capitaux immobilisés dans le financement des stocks, c’est-à-dire du
manque à gagner correspondant au revenu que procurerait cette somme investie à l’extérieur
de l’entreprise.
+ Le coût du magasinage :
Ce coût est formé par l’assurance des articles stockés, le coût du local de stockage, le coût
d’exploitation du magasin ( salaires et charges sociales des magasiniers, frais d’entretien du
local et des équipements, frais d’éclairage, de chauffage…).
+ Le coût de la dépréciation des articles en cours de stockage :
Il faut distinguer deux causes de dépréciation :
– dépréciations dues à l’obsolescence qui concernent essentiellement les articles de mode ou
de technologies très évolutives.
– dépréciations dues à la détérioration telles que les accidents de manutention, l’écrasement
des produits gerbés à grande hauteur, l’évaporation, le vol, les destructions par les rongeurs…
Le coût de passation d’une commande
– Coûts administratifs : on peut citer les frais de correspondance, de téléphone, de
déplacements, les salaires et charges sociales du personnel d’achat et du personnel comptable,
du loyer des bureaux, du chauffage, de l’éclairage de ces bureaux…
– Frais de contrôle : il s’agit des frais de contrôle qualitatif ou quantitatif.
Les coûts de rupture (coûts de pénurie)
Les coûts de rupture apparaissent lorsque l’entreprise ne peut satisfaire la demande de certains
biens. La demande insatisfaire peut conduire à des ventes manquées : le coût de rupture est
égal au manque à gagner augmenté de la perte liée à la détérioration de l’image de marque de
l’entreprise (par exemple, la désaffection de la clientèle).
Par hypothèse simplificatrice nous ne tiendrons pas compte de ces coûts dans l’analyse du
coût total d’approvisionnement.
REVISION
1. Expliquez en quoi le bureau des méthodes a un rôle essentiel à jouer dans la recherche
de la baisse du coût de production.
2. Pourquoi, à votre avis, le taux de possession du stock varie-t-il d’une entreprise à
l’autre ?
3. Quel est l’intérêt pour l’entreprise d’une livraison fréquente par petites quantités ?
Quels en sont de risques majeurs ?
4. Pensez-vous que l’industrie japonaise doive ses succès uniquement à ses méthodes
d’organisation de la production, en particulier le J.A.T et la qualité totale ?
La rationalisation du travail :
Pour inciter les salariés à réaliser dans les meilleurs délais leurs tâches, Taylor met au point
une technique de rénumérations basée sur le rendement. Le pris est plus élevé lorque la
cadence est plus élevée.
La mise en œuvre systélatique des principes de l’O.S.T. entraîne des conséquences
défavorables pour le salarié et l’entreprise: absentéisme, accidents du travail, conflits…
Les thèses modernes :
L’un des premiers [Link] a présenté une théorie concernant la motivation des
travailleurs. Il a précisé l’échelle des différents besoins ressentis par l’homme au travail :
– besoins physiologiques;
– besoins de sécurité;
– besoins d’appartenance à un groupe;
– besoins d’estime;
– besoins de réalisation de soi.
Les différents besoins présentés par A.H. Maslow doivent être satisfaits, successivement.
La théorie X et Y :
Fred Herzberg précise enfin que pour être motivé, le travailleur doit satisfaire tous les
besoins précisés par la grille de Maslow et plus particulièrement les besoins d’estime
et de réalisation de soi.
Les thèses de [Link], Mac Gregor, Fred Herzberg ont conduit à une remise en cause du
travail à la chaine.
II/ LES NOUVEAUX MÉTHODES D’ORGANISATION DE TRAVAIL DANS LES
ENTREPRISES :
La réorganisation du travail peut prendre différentes formes : rotation des postes,
élargissement des tâches, enrichissement des tâches, équipes semi-autonomes.
Permettre aux salariés de travailler sur différents postes au sein d’un groupe de travail.
Avantages :
– rompt la monotonie du travail
– ne laisse pas les mêmes personnes effectuer toujous les travaux les moins intéressants.
Mais les tâches ici sont toujours peu intéressantes.
Additionner à des tâches d’exécution des tâches plus intéressantes en réglage et en contrôle.
Avantages : rend le travail beaucoup plus intéressant
de l’environnement du travail :
du contenu du travail :
8. Niveau et qualification
9. Responsabilités et possibilités de développement
10. Structures et modalités d’encadrement
11. Possibilités de communication
est la science de l’étude de l’homme au travail. Elle recherche comment adapter les machines,
les méthodes de production, l’ambiance de travail aux besoins physiologiques du travailleur.
Quatre objectifs sont généralement assignés à l’ergonomie :
– conception des machines, des équipements, des installations, dans l’optique d’une efficacité,
d’une sécurité et d’un confort maximum
– ajustement de la charge de travail aux possibilités du salarié
– adaptation de l’environnement (bruit, éclairage, chauffage) aux besoins physiques de
l’homme
– étude de la configuration des postes de travail permettant à l’utilisateur d’avoir une posture
correcte.
Sol glissant :
L’état du sol reste un facteur important des causes d’accidents : plaques d’huiles, sols carrelés
dans les ateliers, sur lesquels la moindre trace d’eau transforme une allée de circulation en
patinoire, fines poussières pulvérulentes, toutes ces raisons conjuguées avec des semelles de
chaussures pas toujours adaptées à l’usage qui en est fait dans un atelier seront à l’origine de
nombreuses glissades, qui vont être la cause de fracture, entorses et qui atteindront non
seulement les membres inférieur, mais aussi les bras, les poignets, sans oublier les
constitutions multiples au niveau du corps et de la tête.
Encombrements :
Allées de circulation encombrées de colis, de containers dans lesquels sont stockés les en-
cours en atelier, fils électriques installés en provisoire, fils de téléphone au sol…
a) L’environnement du travail :
A la suite des analyses des psycho-sociologiques industriels, de nombreuses tentatives ont été
faites pour adapter le travail à l’homme :
– Étude des facteurs d’ambiance (lumière, acoustique, température hygrométrie, couleur) en
vue d’améliorer la satisfaction psychologique et la productivité.
– Études d’ergonomie : conduisent à redéfinir les caractéristiques des outils, des équipements,
du poste de travail (disposition des cadrans, des écrans, des manettes…), des aires de
circulation, en vue de réduire les efforts physiques ou nerveux, d’accroître la sécurité et le
rendement.
– Études des rythmes de travail : aménagement des horaires, détermination de la fréquence et
de la durée des pauses résultant des études sur la fatigue.
– Études des dispositifs de sécurité
– Amélioration des conditions de travail
b) Le contenu du travail :
Plus récemment, l’adaptation du travail à l’homme a évolué en intégrant les analyses globales
des besoins de l’homme :
– l’élargissement des tâches
– l’enrichissement des tâches
– l’automatisation
Ces systèmes provoquent des transformations importantes dans l’entreprise :
– réorganisation des services et de leurs relations
– modification des rapports humains (le rôle de le maîtrise évolue du commandement
vers l’animation d’une équipe de travail).
En outre, ils ont généralement d’importantes conséquences : investissements élevés, mais
amélioration de la productivité et de la qualité.
En se fondant sur l’étude des relations humaines par les psycho-sociologues, les politiques de
relations humaines cherchent à améliorer les relations sociales dans l’entreprise (entre les
exécutants et la maîtrise, entre les exécutants et l’encadrement, entre le personnel et la
direction). Elles reposent sur des techniques d’évaluation des individus et des groupes de
travail comme la psychométrie et la sociométrie.
La politique de communication de l’entreprise utilise à la fois les relais hiérarchiques, les
représentants du personnel et les communications directes entre la direction et le personnel.
La gestion du personnel ne consiste pas seulement à diffuser des informations. L’entreprise
doit également mettre en place des réseaux de collecte de l’information auprès du personnel.
A cette fin, les trois réseaux hiérarchiques, représentatifs et de communication directe sont
utilisables. Ils revêtent des formes variées :
– Système de « boîte à suggestions » permettant au personnel de faire des propositions
– Ouverture d’un « bureau des réclamations » permettant à chacun de trouver un interlocuteur.
– Création d’un « service social » chargé d’examiner les cas sociaux
– Consultation du personnel par questionnaire sur un problème précis.
L’organisation de la fonction personnel est très variables selon des entreprises (la taille, le
type d’activité, la qualification du personnel employé, …).
– Le rattachement à la direction :
Dans les PME (petites et moyennes entreprises), la direction s’occupe directement des
problèmes de personnel.
– L’autonomie de la fonction :
Les grandes entreprises créent des directions du personnel, avec des services spécialisés.
– L’éclatement des services :
Dans les entreprises à établissements multiples, les services du personnel ont des attributions
plus ou moins étendues selon le degré de centralisation de l’entreprise et selon sa taille.
– Les relations de la direction du personnel avec la direction générale :
Les directions du personnel ont des relations hiérarchiques, fonctionnelles et de conseil , tant
avec la direction générale de l’entreprise qu’avec l’encadrement.
– Les relations de la direction du personnel avec la hiérarchie :
Les services du personnel ont des attributions élargies qui dépassent les seules questions
d’administration du personnel. Vis -à -vis de la hiérarchie, les services du personnel ont un
triple rôle de conseiller, de prestataires de services et de spécialistes fonctionnels.
– conseillers : les services du personnel assistent la hiérarchie dans tous les problèmes de
gestion et de relations.
– Prestataires de services : les services du personnel déchargent la ligne hiérarchique de toutes
les tâches d’administration du personnel (recrutement, paie…)
– Fonctionnels : les services du personnel élaborent des règlements que doivent
respecter les autres services.
– L’évolution du rôle des services du personnel :
La variété des tâches des services du personnel nécessite des qualifications diverses et de haut
niveau (accroîssement de leur place dans la structure, élargissement de leur horizon temporel,
extension de leur compétences aux relations sociales ) .
Cette variété d’attribution et l’étendue des compétences nécessaires ont conduit à la
création de services spécialisés.
1. La gestion de l’emploi :
La détermination des besoins en personnel requiert une bonne connaissance des postes de
travail.
L’analyse de poste décrit le contenu du travail. Elle indique aussi les conditions de travail ce
qui permet de préciser les caractéristiques physiques et caractérielles qu’implique le poste de
travail.
L’analyse de poste peut être réalisée, soit par observation directe du travail effectué, soit par
un entretien avec le responsable du poste de travail, soit enfin par un questionnaire qui fournit
une grille commune pour tous les emplois de l’entreprise et facilite les comparaisons.
L’analyse de poste permet d’établir une fiche de poste (décrit l’emploi du point de vue des
conditions de travail : lieu, horaires, contraintes, avantages et des caractéristiques du poste de
travail : agencement du poste de travail, équipements et outils utilisés ) et un profil de poste
(décrit les qualifications nécessaires : niveau de connaissances générales, compétences
techniques, expérience et le profil psychologique et intellectuel requis : caractère, capacité
d’organisation, d’initiative, de commandement, aptitude aux relations sociales)
Les analyses de poste servent au recrutement (par comparaison entre le profil du candidat et le
profil du poste), à la formation (pour supprimer les écarts entre les profils du candidat et les
exigences du poste), à la rémunération (chaque emploi est valorisé en niveau de qualification
et en niveau de pénibilité ce qui permet d’établir la hiérarchie des salaires) . Elles peuvent être
utilisées pour procéder à l’évaluation du personnel.
2. Le recrutement du personnel :
Le service d’embauche est l’un des plus anciens parmi les services du personnel.
Une bonne organisation du recrutement est essentielle en raison de son importance pour la
firme (coût de prospection, coût de la vacance des postes de travail, coût de l’inadaptation des
travailleurs à leur emploi) et pour les candidats à l’embauche (épreuve psychique lors de la
sélection, épreuve permanente pendant la vie de travail si le profil du candidat est inadapté au
profil du poste de travail).
Deux phases successives doivent être distinguées dans la procédure de recrutement :
identification des besoins et satisfaction des besoins.
Dans une première étape, purement interne, l’entreprise doit :
+ déterminer les qualifications nécessaires
+ déterminer les effectifs dans chaque qualification Au cours de la seconde phase, l’entreprise
doit :
+ prospecter le marché du travail, avec les moyens adaptés au type de qualification recherchée
+ sélectionner le candidat le plus apte à l’emploi à pouvoir
+ l’accueillir dans l’entreprise
1. a) La prospection :
L’entreprise doit avoir une attitude active sur le marché de l’emploi en vue de susciter des
candidatures nombreuses et de le mettre en concurrence pour sélectionner la meilleure.
La prospection a plus ou moins d’importance selon les emplois et selon la conjoncture
économique.
1. c) L’accueil :
Les candidats non retenus doivent être informés par écrit. Dans les entreprises correctement
gérées, la réponse est motivée et peut comporter des conseils d’orientation ou de formation.
Le candidat sélectionné reçoit une lettre d’engagement qui vaut un contrat de travail et précise
la date et le lieu d’embauche, le poste d’affectation, la qualification, la rémunération initiale et
la durée de période d’essai pendant laquelle le salarié comme l’employeur peuvent
unilatéralement mettre fin au contrat de travail.
La réception du nouveau salarié a lieu au service du personnel pour :
– la réalisation des formalités administratives
– la présentation de l’entreprise (visite, brochure d’accueil, comportant tous les
renseignements utiles au nouvel embauché : horaires de travail, œuvres sociales, services
auxquels s’adresser , consignes de sécurité…; )
L’accueil sur le lieu de travail est effectué par le supérieur hiérarchique du nouvel arrivant :
– présentation du travail à accomplir, de l’outillage et des équipements, des notices d’emploi
et des règlements de sécurité
– présentation de l’équipe de travail
– informations sur les règles générales de fonctionnement en vigueur : horaires, pauses,
documents à utiliser, procédures de travail.
L’ensemble de la procédure de recrutement en gendre des coûts importants et nombreux, tant
avant l’embauche qu’auprès sa réalisation : coûts d’adaptation, coûts de formation et coûts
cachés.
– couverture des besoins personnels et familiaux par une rémunération suffisante, compte tenu
du niveau général des prix et des habitudes sociales.
– Sécurité de la rémunération qui tend à faire évoluer les systèmes de rétribution vers une
fixité de plus en plus grande et la garantie de paiement en cas d’aléas (chômage technique,
travail à temps partiel)
– Équité, qui résulte d’une échelle hiérarchique correspondant aux qualifications
– Clarté, c’est-à-dire comprendre et contrôler le mode de calcul de la paix.
Le salaire est un revenu pour le travailleur et un coût pour l’entreprise. En raison des charges
et prestations sociales, coût et revenu ne coïncident pas .
Les systèmes de rémunération actuels comportent généralement trois ou quatre éléments :
– Salaire de qualification
– Indemnités
– Primes individuelles
– Suppléments collectifs
2. La formation :
La formation est utile aussi bien pour le personnel nouvellement recruté que pour le personnel
en place. Elle est complémentaire de l’embauche mais elle peut aussi être concurrente du
recrutement. Pour beaucoup d’entreprises se pose le choix entre « recruter » ou « former ».
L’entreprise doit chercher un équilibre entre le recrutement interne, assurant des perspectives
de carrière au personnel de l’entreprise, et le recrutement externe permettant le rajeunissement
de la pyramide des âges de l’ entreprise, le maintien de son dynamique, et son ouverture aux
techniques nouvelles.
Le programme de formation doit définir les actions, les personnels, les moyens et le calendrier
des stages .
La formation doit être évaluée quant à ses résultats par rapport aux coûts et aux objectifs. La
formation est une obligation pour les entreprises et un droit pour les salariés.
Définition :
L’identité d’une entreprise correspond à l’ensemble des éléments spécifiques qui permettent
de la différencier des autres entreprises.
La culture d’une entreprise correspond à la somme des pratiques professionnelles, des valeurs,
des mentalités et des comportements partagés par les membres de l’entreprise.
L’intérêt de la culture d’entreprise est qu’elle oriente tous les efforts du personnel vers la
réalisation d’objectifs communs.
Bien évidemment cette culture d’entreprise dépend de multiples facteurs : l’histoire de
l’entreprise, la personnalité de ses dirigeants, la structure et la taille de l’entreprise. Elle
dépend également de la culture du pays dans lequel est implantée l’entreprise et de la culture
des sous- groupes qui la composent.
La culture d’une entreprise dépend de la culture nationale dans laquelle elle agit et de la
culture des groupes qui la composent. De nombreux auteurs se sont efforcés de mettre en
évidence les caractéristiques des cultures nationales. On parle ainsi de culture française,
américaine ou japonais.
Ce n’est qu’en connaissent bien les spécificités des cultures nationales qu’une entreprise peut
:
– s’implanter avec succès à l’extérieur;
– réussir des opérations de coopération internationale;
– adapter pour elle-même des techniques de gestion étrangères.
Chacun des groupes homogènes d’une entreprise a sa propre culture. On parle alors de sous-
culture que l’entreprise se doit nécessairement d’intégrer dans sa propre culture.
Les facteurs culturels externes et internes contribuent à déterminer la culture de l’entreprise.
L’harmonie entre ces facteurs conduit à l’émergence d’une culture d’entreprise très forte et
très cohérente.
La mise en évidence de l’importance de la culture d’entreprise dans la gestion s’est faite dans
les années 1980, par trois séries de raisons :
– par réaction aux méthodes de planification par trop quantitatives, la culture relevant
davantage du subjectif, dans les décisions de gestion.
– L’analyse de l’essor de l’économie japonaise a largement contribué au développement du
concept de culture d’entreprise.
– Des études menées par différents auteurs sur les entreprises de l’excellence aboutissent à la
conclusion que le modèle rationnel de gestion des entreprises a fait faillite et qu’il faut
mobiliser les hommes autour de valeurs partagées par tous. On explique ainsi le succès des
firmes par la cohérence des actions et du système de valeurs constituant la culture
d’entreprise.
D’une certaine façon, la culture d’entreprise privilégie le qualitatif par rapport au quantitatif.
2. Le projet d’entreprise :
Un projet d’entreprise constitue une forme de direction de l’entreprise. Il est concrétisé par
une charte qui répond à la triple question :
– Qui sommes-nous et que faisons-nous ?
– Pourquoi combattons-nous ?
-Où voulons-nous aller ?
Les objectifs des projets d’entreprise sont le plus souvent centrés sur la volonté d’être les
premiers, les meilleurs, de privilégier la qualité totale. Pour être efficace, un projet d’
entreprise doit nécessaire être établit en faisant participer tout le personnel.
VII. MOTIVATIONS DE L’HOMME AU TRAVAIL ET STYLES DE
COMPORTEMENT DES DIRIGEANTS
Les premières explications des raisons pour lesquelles un salarié travaille sont de nature
économique et professionnelle
– Motivations économiques (montant du salaire, régularité du salaire, avantages financiers et
sociaux).
– Motivations professionnelles (nature du travail, environnement du travail, adaptation du
travail à l’homme).
Cette approche incite l’entreprise à mettre en place un système de rémunération incitatif.
L’entreprise doit :
– adapter l’homme à son emploi par une sélection à l’embauche et par des actions de
formation.
– adapter le travail à l’homme, c’est le but de l’ergonomie qui a pour objectif de remédier aux
inadaptations des postes de travail, limiter les atteintes à la santé physique et mentale, réduire
la fatigue professionnelle.
D’autres raisons que des raisons strictement économiques motivent l’homme dans son travail.
Les résultats des expériences d’Elton Mayo à la Wersten Electric dans les mines de
Hawthorne entre 1927 et 1932 conduisent à mettre en évidence des motivations de nature
psychosociologique. Motivations psychosociales (importance du groupe de travail,
importance de l’information, importance des relations avec l’encadrement).
Cette approche des relations humaines met en évidence le rôle des groupes dans l’entreprise.
E. Schein note qu’il faut admettre les groupes informels comme une réalité et chercher à
agir sur les groupes plutôt que les individus.
Dans l’optique des relations humaines, l’entreprise s’efforce d’améliorer les relations
supérieures -subordonnés. Pour favoriser l’intégration des nouveaux salariés, on peut les
accueillir en organisant des rencontres avec leurs futurs collègues, leurs supérieurs et leurs
subordonnés, en organisant des stages…Pour mobilier le salarié, on peut également le tenir
informé des principaux événements survenus dans l’entreprise.
A la suite des découvertes d’Elton Mayo, les entreprises mettent en œuvre des politiques de
relations humaines dans l’entreprise. Ces politiques ont pour but de mieux souder les groupes
de travail dans l’entreprise.
Moyens des relations humaines :
– Dynamique de groupe, règles de communication pour l’encadrement et pour la conduite des
réunions.
– Accueil pour que le nouveau salarié soit intégré dans une équipe.
– Journal d’entreprise
– Boîte à idées ou système de suggestions
Être dirigeant, c’est avoir la responsabilité d’un groupe, ce groupe pouvant être de taille
variable.
LEADER
Activité relationnelle Activité informationnelle Activité décisionnelle
Ces trois formes qualités existent à des degrés divers dans toutes les entreprises. Dans les plus
grandes, la prise de décision doit être organisée.
Pour être leader, il est indispensable d’avoir des qualités de communicateur afin d’établir de
bonnes relations avec autrui. Il faut aussi être apte à la prise de décision dans l’entreprise.
Dans son livre « Mobiliser pour réussir », Georges Archier définit les croyances du
« Manager taylorien ». L’ensemble de ce style de direction est présenté dans le tableau
suivant :
Planifie tout
Le manager du 3e type pense que le personnel est la plus grande des valeurs de l’entreprise.
De ce fait, il faut dans le cadre d’un projet d’entreprise, laisser la plus grande autonomie aux
salariés. Le tableau suivant présente les manifestations de la direction moderne :
Le personnel est la plus grande valeur de l’entreprise
Entre le style taylorien rigide et autocratique et le style de l’entreprise du 3e type, on trouve
tout un éventail de styles de comportement qui dépendent tout à la fois de la taille de l’
entreprise, de son secteur, de son histoire, de la personnalité de son ou ses dirigeants, des
attentes des salariés, de l’attitude coopérative ou non des représentants des salariés, de la
réussite ou non de l’entreprise…
VII. CONFLITS ET NÉGOCIATION DANS L’ENTREPRISE :
1. La négociation collective :
Les syndicats dits représentatifs ont un rôle essentiel dans la vie de l’entreprise. Ce sont eux
en particulier qui peuvent négocier les conventions ou accords collectifs.
Bien qu’une minorité de salariés soit adhérente, les syndicats sont très présents dans les
élections professionnelles. La majorité des délégués du personnel, membres du comité
d’entreprise, est constituée de personnel syndiqué.
Depuis 1968, les syndicats peuvent créer des sections syndicales d’entreprises. Lorsque
l’effectif est au moins égal à 50, il est possible de désigner les délégués syndicaux.
Le rôle des délégués du personnel élus dans les entreprises de plus de 10 salariés est
essentiellement revendicatif. Le comité d’entreprise obligatoire dans les entreprises de 50
salariés au moins permet la participation des salariés à la gestion de l’entreprise.
Toute négociation suppose comme préalable l’information des parties prenantes. Par
l’intermédiaire du comité d’entreprise, le législateur a organisé la circulation de l’information
dans l’entreprise.
Depuis le début du siècle, entreprise et syndicat concluent des conventions et des accords
collectifs pour adapter le droit du travail aux spécificités des entreprises. Depuis 1982, la
négociation est devenue obligatoire tant au niveau des branches que des entreprises.
Les négociations obligatoires portent principalement sur les salaires, la durée et l’organisation
du travail. Pour que la négociation annuelle dans l’entreprise portent des fruits et permette un
véritable échange, il faut que les salariés disposent d’informations et que les réunions soient
correctement organisées.
La loi prévoit d’autres obligations de négocier dans les domaines de la formation
professionnelle, des formules d’intéressement, de la mise en place du droit d’expression.
Dans la vie de l’entreprise, des conflits de personnes naissent fréquemment. Ces conflits sont
d’importance et de nature diverses. D’autres conflits opposent un groupe de travailleurs au
chef d’entreprise et constituent des conflits collectifs. Les conflits peuvent naître pour des
raisons de nature diverse, économique, sociale, psychologique, technologique…
Un conflit collectif ouvert prend le plus souvent la forme d’une grève. Toute grève entraînent
des conséquences importantes à la fois pour les salariés et pour l’entreprise.
Les conventions collectives prévoient généralement des procédures pour régler les conflits
collectifs. Dans le cas contraire, la loi prévoit des procédures de conciliation, de médiation et
d’arbitrage.
REVISION
– Technologique : l’évolution des techniques, les découvertes scientifiques peuvent avoir des
répercussions très importantes pour les entreprises.
– Culturel : l’attitude et les valeurs communes des divers groupes socio-économiques face aux
problèmes de santé, de préservation de la nature…conduisent les entreprises à modifier et/ou
à adapter leur comportement.
– Institutionnel : l’ensemble des lois et règlements et leur évolution constituent bien
évidemment des contraintes dont les entreprises doivent tenir compte.
– Démographique, économique et social : qui déterminent la composition et les possibilités
financières de la population.
Connaître pour agir sur un marché, c’est aussi identifier et apprécier le rôle et le
comportement de toutes les personnes (consommateurs, prescripteurs, distributeurs,
concurrents) qui jouent le rôle sur celui-ci.
Le marché d’un produit d’une entreprise peut faire l’objet du découpage suivant :
– Les non-consommateurs absolus : n’achètent pas le produit ou des services pour des raisons
profondes, que celle-ci soient d’ordre physique, psychologique ou moral.
– Les non-consommateurs relatifs : ne consomment pas actuellement Le marché potentiel de
l’entreprise est estimé en tenant compte :
– Des clients actuels de l’entreprise
– Des non-consommateurs relatifs
– Des consommateurs actuels
2. La connaissance du marché :
La démarche mercatique consiste dans un premier temps à étudier le marché que l’entreprise
souhaite conserver, agrandir, conquérir. Pour réaliser cette étude, l’entreprise doit rechercher
des informations qui concernent les caractéristiques du marché et de ses intervenants.
– connaître les acheteurs, les consommations, les prescripteurs
– connaître la concurrence
– connaître l’environnement
– connaître les autres intervenants sur le marché (distributeurs, guides d’opinion, autres…)
Dans certains cas, les informations recherchées existent déjà, il suffit alors de faire une
recherche documentaire dans l’entreprise ou à l’extérieur pour obtenir les informations
disponibles. Si les informations existantes ne sont pas suffisantes, l’entreprise procède à des
enquêtes ou à des expérimentations pour obtenir les informations nécessaires à une meilleure
connaissance du marché.
1. a) Informations disponibles :
* à l’intérieur de l’entreprise :
– rapport des représentants
– statistiques du chiffre d’affaire
– réclamation des clients
– statistiques du service après-vente
* à l’extérieur de l’entreprise :
– informations de sources publiques
– informations de sources semi-publiques et privés
– Enquête
On ne peut réaliser qu’un sondage après d’un échantillon de la population. Si ceci est
permanent, on parle de panel.
Qu’il s’agisse d’enquête ponctuelle ou de constitution de panels, pour réaliser l’échantillon, il
existe deux grandes techniques de base :
– échantillon aléatoire
– échantillon par quotas
On peut résumer ainsi les étapes de la réalisation d’une enquête :
+ Établissement et test du questionnaire
+ collecte des informations
+ Traitement des informations
+ analyse des résultats et confection du rapport final
Les entreprises effectuent également des études de motivations pour mieux connaître le
comportement psychologique des consommateurs.
– Expérimentation : le marché test
Dans certains cas, l’enquête ne suffit pas. Alors, les entreprises réalisent des expérimentations
auprès de marchés appelés marchés test. En fonction des résultats ainsi obtenus, l’entreprise
décidera ou non du lancement.
1. Le consommateur :
Besoins et motivations sont deux notions qui ne s’opposent pas mais, au contraire, se
complètent, la première exprimant un état et la seconde une action.
Besoins :
Un besoin est un sentiment de privation lié aux exigences de la nature ou de la vie sociale.
1. Maslow distingue cinq catégories de besoins qui, pour lui, sont hiérarchisés. Il les
représente à l’intérieur d’une pyramide.
Les motivations :
Une motivation est un état de tension qui pousse un individu à faire quelque chose pour
réduire un sentiment de privation, c’est-à-dire pour satisfaire un besoin.
– Motivations hédonistes
Ce sont les illusions d’achat qui trouvent leur origine dans le besoin d’obtenir de la vie des
plaisirs
– Motivations oblatives
Ce sont les pulsions d’achat qui trouvent leur origine dans le désir de faire du bien, de donner
quelque chose aux autres et particulièrement à ses proches
– Les motivations d’auto-expression
Ce sont les pulsions d’achat qui trouvent leur origine dans le besoin qu’a chacun de nous
d’exprimer qui il est.
Une motivation négative est un frein. On distingue :
– les inhibitions, motivations que l’individu réfrène par autocensure
– les peurs ou appréhensions, difficultés réelles ou imaginaires inhérentes à l’achat d’un
produit ou à son emploi.
Pour se rassurer, le consommateur choisit souvent le prix le plus élevé, une marque
recommandée par un proche ou un point de vente de forte notoriété.
Pour réduire les freins à l’achat, les entreprises par les biais de la publicité :
– distribuent des échantillons gratuits à titre d’essai
– offre une garantie de remboursement en cas d’insatisfaction
– jouent sur la notoriété de leur marque
– font recommander le produit par un expert ou une célébrité
1. Kotler attribue un rôle aux différents membres de la famille (père , mère , enfants )
dans les décisions d’achat , selon les situations , chacun jouera un ou plusieurs de ces
rôles :
2. L’évolution de la consommation :
3. a) Les consommateurs :
Structure de la consommation :
L’analyse des dépenses à l’intérieur de certains grands postes du budget des ménages montre
de nouvelles tendances de consommation.
– De nouvelles habitudes alimentaires
Une étude réalisée par la société B.B.A fait ressortir les points suivants :
+ Allègement des repas principaux avec en particulier diminution des éléments gras
+ développement de le consommation de produits frais et surgelés au détriment des
conserves
– De nouveaux produits
Pour répondre à ces nouvelles tendances les entreprises proposent de nouveaux produits. C’est
ainsi que l’on assiste actuellement au développement de la consommation de produits liés à
l’hygiène de vie et que l’on peut désormais parler d’un véritable “marché de la forme”.
Les tendances démographiques mettent en évidence une individualisation des modes de vie,
c’est-à-dire le développement des ménages de petite taille. Ce phénomène s’explique par :
– baisse du taux de fécondité
– mariages plus tardifs
– divorces plus nombreux et plus précoces
– vieillissement de la population
Traditionnellement, les personnes arrivées à l’âge de la retraite réduisaient leur
consommation. Ils ne renouvelaient par des biens durables (réfrigérateur, voiture…), ils
regardaient les produits nouveaux avec méfiance. La généralisation et la revalorisation des
retraites leur permet de disposer d’un pouvoir d’achat qui attire les convoitises de nombreuses
entreprises, d’autant plus qu’actuellement, un adulte sur trois a plus de 60 ans.
L’évolution des modes de vie est liée à :
– une réduction du temps de travail
– un nombre croissant d’emplois occupés par des femmes
– une accélération du progrès technique
– un développement de l’information
– une modification des rythmes de vie.
1. La politique du produit :
Un produit peut être défini comme un bien ou comme un service permettant de satisfaire les
besoins et les désirs des consommateurs.
Qu’ils s’agissent de biens de consommation finale ou de produits industriels, on constate que
tous les biens ont un cycle de vie qui se décompose en plusieurs phases.
– Matières premières
– Produits semi-finis
– Biens d’investissement
Tous les produits naissent puis se développent ( ou meurent de mortalité infantile). Après une
phase de maturité permettant à l’entreprise de dégager d’importants bénéfices, les produits
disparaissent pour être remplacés par d’autres.
Phase 1 : Lancement
Les ventes sont faibles, le marché s’ouvre progressivement. Pendant cette phase, les dépenses
sont élevées (publicité, mise en place de l’outil de production et de la distribution…)
Phase 2 : Croissance
Les ventes se développent, c’est la phase conquête du marché. A ce stade, les bénéfices
apparaissent.
Phase 3 : Maturité
Toute la clientèle potentielle est touchée, les ventes se stabilisent. Les bénéfices augmentent
car l’outil de production est constitué et ne nécessite pas d’investissements lourds
supplémentaires.
Phase 4 : Déclin
Les ventes diminuent car les produits correspondent mieux aux besoins des consommateurs
apparaissent. L’entreprise peut encore dégager des bénéfices, car celle-ci maîtrise bien les
coûts de son produit. Mais il est nécessaire d’avoir prévu des produits de remplacement…
Quel que soit le type de produits, on constate dans nos sociétés, un raccourcissement de la
durée de vie des produits.
Les produits vieillissent et sont amenés à disparaître. Ils ne peuvent rester éternellement
« produit vedettes » ou « vaches à lait », les entreprises doivent donc prendre des décisions
conduisant à proposer plusieurs produits pour satisfaire un besoin déterminé, et à créer de
nouveaux produits. En général, les entreprises proposent à leurs clients plusieurs produits de
même nature pour satisfaire un besoin déterminé. Une gamme de produits est l’ensemble des
produits qui répondent au même besoin.
Ex : Renault a plusieurs gammes de produits : voiture de tourisme, véhicules utilitaires,
tracteurs.
Au sein de chaque gamme, on peut distinguer plusieurs types de produits ou lignes de
produits. La longueur de la gamme, c’est-à-dire le nombre total de produits proposés par
l’entreprise dépend de la nature des produits. Elle dépend aussi des choix de l’entreprise.
Ex : VOLVO a une gamme courte alors que FIAT ou RENAULT ont des gammes longues.
En choisissant une gamme courte, on concentre les efforts sur quelques modèles, on allège les
stocks et on simplifie la gestion. Par contre, en optant pour une gamme longue, on peut
satisfaire la demande de toute les catégories de clientèle, on réduit la vulnérabilité de la firme
en cas de difficulté pour la vente d’un produit, on rentabilise au mieux les tournées des
représentants, les investissements publicitaires et l’ensemble des dépenses de mercatique.
Les entreprises peuvent choisir des lignes courtes, ou des lignes de produits longues.
La création de produits nouveaux :
LANCEMENT DU PRODUIT
Après la mise au point du plan mercatique (produit/prix/distribution/communication)
Avant l’arrivée de la phase de déclin de ces anciens produits, l’entreprise doit lancer des
produits nouveaux. Définir ce qu’est un produit nouveau n’est pas chose aisée.
Selon Leduc, le produit nouveau peut :
– satisfaire un besoin latent (magnétoscope)
– satisfaire un besoin déjà satisfait (disque laser)
– être une amélioration d’un produit existant (réfrigérateur – congélateur)
– être une nouvelle variété de produit existant (café moulu)
– être une pseudo-nouveauté.
D’autres auteurs (A. Patton…) distinguent par exemple : nouveauté incontestable,
changement important, nouveauté partielle, nouveauté superficielle.
On peut distinguer différentes étapes entre l’idée d’un produit et son lancement sur le marché.
2. La politique de prix :
Pour mettre en œuvre sa politique de prix, toute entreprise doit se fixer des objectifs et tenir
compte de contraintes diverses. Ensuite, elle peut appliquer différentes méthodes pour fixer
son prix.
Deux grands types d’objectifs peuvent être recherchés par les entreprises :
– Objectif de conquête de part de marché. Le prix alors fixé en fonction des effets attendus sur
le volume des ventes.
– Objectif de rentabilité
L’entreprise recherche le prix qui lui permettra d’obtenir le plus grand bénéfice, quel que soit
le volume des ventes.
Ces deux objectifs se retrouvent lors du lancement d’un produit nouveau. Dans ce cas,
l’entreprise a le choix entre deux politiques :
– la politique d’écrémage du marché qui consiste à fixer un prix de vente élévé pour satisfaire
une petite partie de marché potentiel.
– la politique de pénétration qui vise par l’intermédiaire d’un prix de vente faible à prendre
une large part du marché potentiel.
Dans certains cas, l’Etat peut prendre des mesures de nature réglementaire ou législative pour
limiter le niveau des prix et la progression des prix. Bien évidemment, les entreprises sont
tenues de respecter ces mesures de blocage des prix ou de limitation des marges. D’autres
contraintes juridiques visant à garantir une concurrence saine et loyale limitent la liberté des
entreprises : réglementation des prix d’appel, interdiction des ventes à perte, réglementation
des soldes…
Le prix de vente pratiqué par les principaux concurrents est un facteur déterminant dont on
doit tenir compte pour fixer son propre prix de vente. Il est évident que plus le produit est
banal, plus cette contrainte devient déterminante. Pour obtenir d’avantage de marge de
manœuvre, il est possible de chercher à différencier réellement ou artificiellement ses
produits.
Pour tenir compte de tous ces éléments, les entreprises peuvent chercher à déterminer le prix
psychologique ou prix d’acceptabilité. Pour cela, il faut réaliser une enquête auprès d’un
échantillon représentatif des clients potentiels. Chaque personne doit répondre à deux
questions généralement formulées ainsi :
– Au-dessus de quel pris considérez-vous que ce produit est trop cher ?
– En dessous de quel prix considérez-vous que ce produit est de mauvaise qualité ? A l’aide
des réponses et compte tenu des limites liées à ce type d’enquête, l’entreprise peut fixer un
prix qui réponde aux attentes contradictoires des consommateurs. Le prix ainsi déterminé est
appelé prix psychologique ou prix d’acceptabilité.
– Coûts cibles :
La méthode des coûts cibles propose de lever l’opposition entre approche par les coûts et
approche par la demande. En provenance du Japon, cette méthode vise à maîtriser l’étape de
la conception des produits qui détermine en grande parite le coût de revient final d’un bien.
Fruit d’une approche multidisciplinaire et transversale, elle conduit à constituer en équipe
composée de commerciaux, techniciens, gestionnaires et comptables… Pour un bien
déterminé, il faut définir l’ensemble des fonctions qu’il doit satisfaire. Ces fonctions sont
techniques, esthétiques, psychologiques…
Cette approche est similaire à celle pratiquée dans l’analyse de la valeur.
On doit ensuite définir l’importance relative de chaque fonction par rapport au prix de revient
total. Le coût cible est alors fixé en pourcentage de sa contribution à la valeur totale de l’objet
à fabriquer.
Deux hypothèses sont envisageables :
– Le coût prévisible est supérieur au coût cible. Il faut apporter des modifications et
rechercher les économies.
– Le coût prévisible est inférieur au coût cible. Il est alors possible d’améliorer le composant
concerné pour répondre à l’attente des clients et assurer la pérennité des produits. On peut
alors constater que la méthode des coûts cibles permet : “de prolonger la vie d’un nouveau
produit au-delà de son effet d’innovation, tout en contrôlant mieux ses coûts”.
1. La politique de distribution :
1. Définition :
Un canal de distribution est le chemin parcouru par un bien pour aller du producteur au
consommateur final. C’est une succession d’intermédiaires.
Le canal est donc un sous-ensemble d’un circuit de distribution qui comprend plusieurs
canaux. Le circuit de distribution d’une catégorie de produits est constitué par l’ensemble des
canaux utilisé pour distribuer des biens.
Plusieurs critères servent à classer les canaux :
– la longueur des canaux
– les formules de vente
– les négociants et leurs statuts juridiques (les commissionnaires, le courtier, l’agent
commercial)
Classification traditionnelle Des circuits de distribution
Le circuit de distribution des fruits et légumes peut s’analyser ainsi (le schéma suivant)
L’analyse plus objectif de la réalité montre cependant que les intermédiaires réalisent un
certain nombre de tâches ou fonctions qui doivent, qu’elle que soit la longueur du canal, être
réalisées. Le problème change donc de nature, il convient en effet de savoir alors quel est le
maillon de distribution qui peut remplir au moindre coût tel ou telle fonction indispensable.
– Spatiales :
+ Transport : réaliser des gains de productivité dans ce domaine conduit au développement de
la logistique.
+ Allotissement et Fractionnement : ajuster les quantités de biens pour faire des livraisons
optimales soit en regroupant des commandes, soit en les fractionnant.
– Temporelles :
+ Stockage : prendre en compte les décalages entre les périodes de production et les périodes
de consommation
+ Financement : cette fonction entraîne une immobilisation de capitaux et donc un coût
financier.
– Commerciales :
+ Assortiment : définir le nombre et la nature des produits à offrir au client. Le grossiste va
ainsi, permettre au détaillant de trouver des biens en provenance de plusieurs producteurs.
+ Communication : informer le client des arguments du producteur
+ Service clients : rendre les services (informations, conseils d’utilisation, installation, après-
vente) au client.
Toute stratégie de choix des canaux de distribution se fait en tenant compte de contraintes
relatives :
– au produit à distribuer et à ses caractéristiques : taille, poids, volume, degré d’originalité,
degré de technicité, prix, phase de vie.
– aux clients : dispersion, habitudes et fréquences d’achats.
– aux concurrents et à leur propre politique de distribution
– à la réglementation : certaines pratiques sont interdites ( vente à perte ), d’autres sont
réglementées (distribution de produits pharmaceutiques).
On évalue le coût total de chaque circuit pour un montant de vente espéré.
Le choix des canaux de distribution doit également s’inscrire dans le cadre de la politique
commerciale globale de l’entreprise et tenir compte des différents éléments du plan de
marchéage.
Ainsi, par exemple, une politique de prix conduisant à l’écrémage du marché, n’entraîne pas
la même stratégie de distribution que lorsque l’on souhaite “pénétrer” le marché. En fonction
des diverses contraintes auxquelles elle est soumise et des objectifs commerciaux qu’elle s’est
fixée, l’entreprise peut retenir différentes stratégies pour les choix de ses canaux de
distribution.
5. Le trade marketing :
Les premiers clients des producteurs ne sont pas les consommateurs mais les détaillants. Dans
cette optique, le trade marketing désigne une nouvelle forme de partenariat entre le fabricant
et le distributeur. La coopération porte sur la logistique, la gestion informatisée des
commandes, la communication, le merchandising, pour mieux répondre aux besoins du
consommateur final.
1. Politique de communication :
1. La publicité :
1. a) Un annonceur : est le terme consacré pour désigner l’entreprise qui vend un bien
matériel ou un service et qui souhaite attirer l’attention sur son produit.
Cet annonceur peut dans certain cas recourir aux services d’une agence de publicité.
1. b) Les agences :
A l’origine, ces sociétés avaient pour rôle d’acheter de l’espace aux supports “en gros” et de
le revendre à bon compte aux annonceurs et aux agences. Aujourd’hui, leur fonction s’oriente
bien d’avantage vers l’expertise et le conseil dans les plans médias. Les centrales d’achat ont
pour mission de maîtriser au mieux tous les phénomènes et de vendre leur savoir-faire aux
annonceurs et aux agences.
Les régies :
Ce sont des entreprises qui, a priori, éminent des supports. Elles sont chargées de vendre
l’espace publicitaire des supports dont elles ont la responsabilité.
Les supports :
2. La réglementation de la publicité:
3. a) Réglementation générale :
1. b) Réglementation particulière
Les produits pharmaceutiques, le tabac, les boissons alcoolisées font l’objet d’une
réglementation. Pour le tabac, les interdictions s’appliquent à des médias (télévision et
affichage ), à des montants ( les budgets sont limités ), à des thèmes (on ne peut que montrer
le produit et la marque, sans autre élément ).
La question essentielle est celle de la publicité comparative. Près avoir été, pendant
longtemps, soumise à une interdiction totale, elle est aujourd’hui autorisée mais uniquement si
elle est loyale, si elle porte sur une comparaison objective des caractéristiques essentielles et
significatives des produits entre eux.
1. b) Préciser la cible :
2. c) Créer le message :
Elles se définissent comme “l’ensemble des techniques d’information pour créer ou entretenir
des relations de bonne intelligence, de compréhension et de sympathie avec les groupes
environnant l’entreprise et ceux qui la constituent ( publics, clientèle, fournisseurs, milieux
professionnels, banquiers, prescripteurs et formateurs d’opinion, collectivités locales et
régionales, enseignements, personnel, direction).
Toutes les relations sont bonnes : lancement d’un produit, anniversaire, fusion de sociétés,
changement de direction, début d’une exportation, mais aussi patient façonnage d’une image
d’entreprise, ou rajeunissement d’une image vieillie.
De nombreux moyens sont à la disposition de l’entreprise : visites d’entreprise, visites de
chantier, conférences de presse, communiqués de presse, interviews du dirigeant dans la
presse, simples envois de lettres, cocktails, déjeuner ou petit déjeuner de presse…
1. b) Le sponsoring et le mécénat :
1. c) Le marketing direct :
Le mailing, ou mieux encore, le phoning sont devenus des techniques de communication très
performantes. Les techniques de scoring permettent de choisir les prospects, en
fonction de leurs caractéristiques favorablement et de leurs habitudes d’achat qui auront
le plus de chances de réagir..
Le marketing direct croît aujourd’hui à une vitesse accélérée en raison de sa très grande
souplesse d’utilisation et surtout des possibilités immédiates de calcul des rendements.
4. La promotion des ventes vers les intermédiaires : La force de vente peut bénéficier de
réunions de stimulation ou de concours. Les distributeurs, quant à eux, profitent de
remises, rabais, ristournés divers, de primes, de concours et d’aides variées (conseils
financiers ou organisationnels)
Le commerce extérieur
Cours gestion d’entreprise => Le commerce extérieur
Télécharger le commerce extérieur pdf :
commerce extérieur
1. Les INCOTERMS :
Les INCOTERMS sont des termes commerciaux internationaux, utilisés dans le négoce
international.
Ils ont été définis pour la première fois en 1936 par la Chambre de Commerce Internationale,
en collaboration avec les Nations Unies, ce qui leur donne une reconnaissance internationale.
Il existe 13 INCOTERMS que l’on désigne souvent par INCOTERMS 2000 et qui sont en
application depuis le 1/1/2000. Il est donc souhaitable que les importateurs et les exportateurs
utilisent ces termes dans leurs contrats commerciaux, quelle que soit la forme des contrats
(document écrite ou télex), car ils représentent les obligations minima du vendeur et de
l’acheteur. Les risques passent du vendeur à l’acheteur lorsqu’il y a transfert de propriété.
Leur utilisation permet d’établir des offres de prix transparentes et limite les litiges.
Chaque INCOTERM est défini par un nom standard et une abréviation de trois lettres :
En ce moment, les exportations Vietnamiens ont été souvent réalisées sous des contrats
“FOB », et nos importations sont généralement facturées “CIF”. Nous abandonnons à
l’acheteur et au fournisseur étranger la maîtrise de la logistique (transport, gestion des
risques…), c’est-à-dire les métiers liés au commerce international. Pour avoir plus d’intérêt,
les offres d’exportation doivent être réalisées DDP ce qui permet de maîtriser l’exportation et
de faciliter le travail de l’importateur.
La balance commerciale d’un pays recense la valeur de ses importations et de ses exportations
de marchandises pendant une période donnée. C’est le principal indicateur de compétitivité
d’un pays. Elle ne présente qu’une partie des échanges de ce pays tandis que la balance des
paiements récapitule l’ensemble des échanges d’un pays (marchandises, services, frais de
transport et assurance, intérêts et dividendes, tourisme…, capitaux).
Les échanges de marchandises sont comptabilisés par le Service des Douanes. Les
importations, sont recensées d’après leur valeur en douane sur la base des factures CAF, c’est
à dire en ajoutant au prix du produit les frais de transport et d’assurance nécessaires pour
l’amener à la frontière française. Les exportations sont recensées d’après leur valeur en
douane sur la base des factures FOB, c’est-à-dire en ajoutant au prix du produit les frais de
transport nécessaires pour l’amener à la frontière française. Le prix CAF correspond à un prix
entrée en France et le prix FOB à un prix de sortie de France. Ce sont toujours des prix hors
TVA, hors frais de douane, et sans prélèvements ou restitutions.
L’étude des termes de l’échange des pays du tiers monde montre souvent une dégradation des
termes de l’échange; il leur faut exporter un volume de plus en plus important de
marchandises pour importer le même volume de marchandises.
3. Pourquoi exporter ? :
4. a) Eléments favorables :
1. b) Limites :
Le choix de la devise utilisée pour le règlement peut être imposé par le client. Dans les autres
cas, les exportateurs choisissent leur monnaie pour éviter le risque de change. L’utilisation du
$, monnaie très fluctuante, n’est pas conseiller.
En 1993, pour l’ensemble des exportations et importations françaises, 40% étaient en francs
français, 30% en $ et 40% dans les autres devises.
1. a) Mode règlement :
L’effet de commerce :
Le vendeur joint des documents qui attestent l’exportation un effet de commerce et on attend
l’acceptation par son client, ou bien, il demande à son banquier de remettre l’effet de
commerce au client pour acceptation et d’en assurer l’encaissement. Il n’a aucune garantie de
paiement.
L’encaissement documentaire :
La banque de l’exportateur achemine les documents remis par l’exportateur. Ils ne sont remis
à l’acheteur étranger que contre paiement ou acceptation d’un effet de commerce.
Le risque de non-paiement est plus faible, mais il peut être dû au non-paiement de l’entreprise
importatrice, ce risque est moins important dans le cas de la remise des documents contre
paiement que dans le cas de la remise des documents contre acceptation d’un effet de
commerce. C’est une procédure lourde et coûteuse.
Les exportations sont toujours facturées hors TVA, la TVA étant payée dans le pays où le
produit est consommé.
Le dédouanement au départ :
Le dédouanement à l’arrivée :
Il est réalisé dans un bureau de douane du pays importateur, parfois lors du passage de la
frontière. L’importateur doit acquitter les taxes d pays dans lequel le produit est consommé.
Pour les produits agricoles et alimentaires importés par la France, les taxes sont : des droits de
douane ou des prélèvements, des taxes parafiscales, la TVA.
1. a) Le diagnostic exportation :
Il doit déterminer si l’entreprise peut se lancer dans l’exportation, et si oui, quels sont ses
atouts et ses faiblesses.
Il comprendra :
– un diagnostic interne à l’entreprise (produits fabriqués, coûts de revient, quantités fabriqués,
savoir-faire commercial, résultats financiers…)
– une recherche documentaire sur les marchés extérieurs (quels pays ? quels produits ? quels
circuits de distribution ? quelles réglementations à l’exportation ?…)
Si les deux étapes précédentes sont positives, l’entreprise entreprendre une prospection
commerciale. Celle-ci représente un coût (voyage, échantillon, plaquettes, stand sur une
foire…). Elle doit être préparée sérieusement ce qui suppose d’établir un budget prévisionnel.
L’assurance prospection simplifiée peut être très intéressante pour se garantir contre
l’insuccès commercial.
Financement de l’entreprise
CHAPITRE V : le financement de l’entreprise
Le marché monétaire :
C’est le lieu où l’on peut se procurer des capitaux à court terme (moins de 2 ans) et à moyen
terme (2 à 7 ans).
Il peut être divisé en :
– Marché interbancaire : ( les banques, la poste, le Trésor public )
L’Etat intervient sur ce marché interbancaire à travers la Banque de France qui contrôle les
taux d’intérêt et à travers le Trésor qui intervient en tant qu’emprunteur en émettant des bons
du Trésor, non négociables, à taux variables d’une durée de 2 ans.
– Marché des créances négociables :
Les établissements financiers empruntent de l’argent sur le marché des créances négociables
en émettant et achetant des certificats de dépôt, des billets de Trésorerie, et des bons du Trésor
négociables. Ces titres vont de 10 jours à 7 ans.
Le marché financier :
C’est le lieu où l’on procure des ressources à long terme en émettant des actions et des
obligations. Il est divisé en :
– Marché primaire :
L’Etat, les collectivités publiques et les entreprises peuvent émettre des actions ou des
obligations. Ces titres sont placés auprès du public par les banques, la Poste ou des sociétés de
bourse à un prix par l’émetteur.
– Marché secondaire :
Les titres émis sur le marché primaire peuvent ensuite s’échanger sur le marché secondaire
localisé.
LE MATIF :
Il consiste à mettre à face deux personnes qui ont des anticipations contraires sur l’évolution
du marché et qui se mettent d’accord pour échanger un actif financier à une date et à un prix
convenu selon le mécanisme du marché à règlement mensuel (le vendeur spécule à la baisse et
l’acheteur à la hausse ).
L’objectif peut être purement spéculatif. Le contrat peut également être conclu pour se couvrir
contre une évolution défavorable du marché. Dans tous les cas, il n’y a pas possibilité de
report.
Le MATIF englobe de nombreux contrats :
– les contrats à terme de devises
– les contrats à terme d’indice boursier
– les contrats à terme de taux d’intérêt ( à long terme, moyen terme et court terme )
Le MONEP :
est exclusivement un marché d’option sur les achats et ventes d’actions. Les options seront
étudiées plus loin. Il peut y avoir option d’achat ( CALL ) ou option de vente ( PUT ).
Sur ce marché, il est donc possible d’acheter une option d’achat ( CALL ) . Contre le
versement d’une certaine somme, cette option donne le droit (mais non l’obligation) d’acheter
un portefeuille d’action à un prix fixé à l’avance. Le jour de l’échéance, si le prix du marché
du portefeuille est plus élevé que le prix fixé, l’acheteur de l’option exerce cette option. Il
achète donc à bas prix au vendeur de l’option, revend dur le marché au prix du marché et
encaisse la différence. Si, au contraire, le prix du marché est inférieur au prix fixé, il renonce
à son option. Au pire, il perd donc le prix de l’option. Au mieux, ses gains sont infinis avec la
hausse des cours. Le vendeur de l’option par contre encaisse au mieux le prix de l’option et
peut subir des pertes illimitées avec la hausse des courts.
L’acheteur de l’option pourrait exercer son droit, acheter au vendeur de l’option à 200 F et
revendre sur le marché à 225 F. Il encaisserait donc 25 F et son gain net serait de 25 F moins
le prix de l’option, soit : gain net = 25 –10 = 15 F/ Plutôt que d’exercer son droit à l’option, il
peut toutefois revendre pour un prix de 25 F (il trouvera un acheteur puisque l’action vaut sur
le marché 225 F ). Son gain sera alors de 25 F moins le prix de l’option, soit : gain net = 25 –
10 = 15 F.
L’entreprise doit investir à sa création mais aussi chaque année pour assurer sa survie et son
développement.
1. a) Les investissements matériels :
Les investissements incorporels ne figurent généralement pas au bilan. Leurs objectifs sont
l’innovation, l’acquisition de connaissances et de compétence, et l’adaptation.
Recherche, formation, mercatique et logiciels sont les quatre domaines principaux des
investissements incorporels. Ils sont complémentaires des investissements matériels qu’ils
précèdent , accompagnent ou suivent.
Pour évaluer les capitaux nécessaires à l’exploitation, il faut distinguer deux grandes
rubriques au sein de l’actif circulant :
Les actifs de trésorerie (valeurs mobilières de placement, disponibilités ). Ces actifs peuvent
en cas de nécessité être cédés sans délai, ils n’exigent dons pas un financement durable.
Les actifs d’exploitation sont nécessaires en permanence dans l’entreprise pour assurer le
déroulement continu et régulier du cycle d’exploitation : ce sont les stocks et les créances sur
les clients.
L’exploitation nécessite donc un financement permanent. Ils correspondent à tous les coûts de
production supportés aux diverses phases du cycle d’exploitation :
– durée du cycle de fabrication au cours duquel les frais d’achat et de fabrication sont payés
– durée de stockage des produits finis
– durée du crédit accordé à la clientèle.
Actifs d’exploitation = besoins de financement permanent
L’entreprise doit financier avec des ressources non liées à son exploitation, la différence entre
les actifs d’exploitation et les dettes d’exploitation
B.F.E. = Actifs d’exploitation – Dettes d’exploitation
1. a) Le capital social :
Le capital social est constitué à la création de la société et lors des augmentations de capital. Il
est représenté par les parts sociales (dans les sociétés de personnes) ou les actions (dans les
sociétés anonymes).
Le capital social joue un double rôle : d’une part il forme une ressource stable permettant de
financier les investissements; d’autre part il constitue une garantie pour les prêteurs car ils ne
peut être remboursé, sauf en cas de dissolution de la société après remboursement de toutes
les dettes.
Le capital social est rémunéré par les dividendes, variables en fonction des bénéfices réalisés
et de la politique adoptée par l’entreprise quant à l’autofinancement qu’elle souhaite
constituer.
1. b) L’autofinancement :
1. c) Les emprunts :
L’emprunt est une opération juridique et financière par laquelle un prêteur met à la
disposition de l’emprunteur des capitaux en contrepartie :
– du versement d’un intérêt périodique calculé sur le capital restant dû.
– du remboursement du capital prêté par fractions successives ou en totalité à la fin de
l’emprunt
L’emprunt se caractérise par : le montant, la durée, le taux d’intérêt, le nombre des prêteurs et
le mode de remboursement.
L’emprunt obligatoire :
L’emprunt obligatoire est fractionné en obligations souscrites par des prêteurs multiples.
Le tableau d’amortissement de l’emprunt donne, pour chaque année la répartition de
l’annuité entre le paiement des intérêts et le remboursement du capital. Le remboursement
peut s’effectuer par annuités ou en une seule fois au terme de l’emprunt.
– Financement important
– remboursements étalés dans le temps
– capitaux disponibles pour une langue déductibles
– Intérêts fiscalement déductibles
Inconvénients :
– Importantes formalités juridiques
– Délais de réalisation
– Frais d’émission élevés (commissions bancaires)
Les crédits à moyen terme sont accordés par les banques, et les prêts à long terme par des
organismes financiers spécialisés.
Le crédit-bail :
Le financement du cycle d’exploitation est assuré pour partie par des ressources stables et
pour partie par des dettes à court terme.
Pour les autres besoins d’exploitation, l’entreprise peut recourir à des dettes à court terme
temporaires ou renouvelables :
– le crédit fournisseurs
– l’escompte bancaire des effets de commerce
– les découverts bancaires
– l’affacturage
Le crédit « fournisseurs »
Les effets de commerce sont une source de crédit bancaire par la procédure d’escompte.
Le mécanisme de l’escompte :
L’escompte est un procédé de crédit fondé sur la remise d’effets de commerce à une banque
avant l’échéance.
Pour éviter le trop grand nombre de traites à manipuler l’escompte traditionnel peut être
remplacé par le crédit de mobilisation des créances commerciales (CMCC) ; l’ entreprise,
après facturation à ses clients, regroupe toutes les factures d’échéances voisines et crée, pour
leur montant global, un billet à ordre qui sera escompté par sa banque.
L’escompte peut aussi se réaliser de façon informatisée par l’utilisation de la lettre de change
relevé. ( LCR ). C’est une lettre de change comportant également le relevé d’identité bancaire
du tiré, c’est-à-dire son numéro de compte, le code de son agence et le code de sa banque.
Le bilan comptable normalisé décrit le patrimoine de l’entreprise selon une optique plus
juridique que financière.
Le bilan est le reflet des choix financiers de l’entreprise. Il décrit au passif les ressources et à
l’actif les emplois qui en ont été faits.
Le passif :
Au passif, trois types de ressources apparaissent :
– celles qui ont été fournies par le propriétaire ou les associés et qui constituent le capital
social
– celles qui ont été accumulées par l’entreprise grâce aux bénéfices non distribués et
qui constituent les réserves.
– celles qui ont été apportées par des prêteurs, des banques et des fournisseurs et qui
constituent les dettes.
Les deux premières catégories de ressources, capital social et réserves, forment les capitaux
propres qui ont en commun :
– d’être la propriété des associés
– de ne pas être remboursables une échéance déterminée avant dissolution de l’entreprise
– d’être le gage des créanciers car ils servent de garantie aux prêteurs en cas de difficultés de
l’entreprise.
L’actif :
Ressources de l’ entreprise = capitaux propres + dettes
A l’actif, les deux types d’emplois des ressources sont constitués par l’actif immobilisé et
l’actif circulant.
Emploi des ressources = actif immobilisé + actif circulant
L’actif immobilisé est formé de tous les éléments permanents d’exploitation, acquis en vue
d’une détention durable et participante à de nombreux cycles d’exploitation successifs.
L’actif circulant est formé par l’ensemble des biens et créances qui séjournent pendant une
brève période, inférieure à un an, dans l’entreprise.
Pour analyser financière, le bilan normalisé de l’entreprise fournit un certain nombre de
renseignements, notamment d’ordre juridique.
A partir de ce document, il est possible d’établir un bilan financier et un bilan fonctionnel.
Pour réaliser une analyse de la situation financière, il est nécessaire d’établir un bilan
financier en classant :
– les actifs selon un critère de liquidité croissante, la liquidité d’un bien étant le délai, plus ou
moins long, nécessaire pour qu’il puisse être transformé en monnaie : plus ce délai est long
plus la liquidité est faible.
– Les passifs selon un critère d’exigibilité croissante ; l’exigibilité d’une dette se mesure par
le délai séparant la date du jour de celle de l’échéance du remboursement ; elle exprime donc
la durée pendant laquelle l’entreprise peut disposer d’une source de financement : plus cette
durée est longue, plus l’exigibilité est faible.
Finalité : réponses aux besoins d’analyse financière Rôle : description de la situation
financière
Le bilan financier nécessite des regroupements et des reclassements des rubriques du bilan
normalisé.
L’actif :
On divise les emplois, selon leur liquidité croissante, entre emplois dont le séjour
dans l’entreprise est supérieur à un an et ceux dont le séjour est inférieur à un an.
– L’actif du bilan financier
Regroupement des emplois selon le critère financier de la liquidité. Liquidité croissante
Séjour dans l’entreprise > 1 an Actif immobilisé à plus d’un an
Séjour dans l’entreprise < 1an Actif circulant à moins d’un an
Le passif :
Au passif du bilan financier, les reclassements et regroupements portent sur des dettes et les
provisions pour risques et charges.
Certaines provisions, ayant le caractère de réserves, s’ajoutent aux capitaux propres, car leur
exigibilité est nulle. Les autres provisions, rattachés aux dettes correspondant à des dépenses
probables, sont après ces retraitements deux grandes masses apparaissent au passif du bilan
financier : les capitaux permanents et les dettes à court terme.
Le passif du bilan financier
Regroupement des ressources selon le critère financier de l’exigibilité. Exigibilité croissante
Capitaux permanents : capital, réserves, report à nouveau, résultat non distribué, provisions à
caractère de réserves, dettes à plus d’un an ; provisions correspondant à des risques certains
mais lointains
Dette à court terme : fournisseurs, créanciers divers, découvert bancaire, provisions
correspond à des risques prochains.
L’actif :
Le passif :
Du point de vue des ressources de l’entreprise, trois types de passifs doivent être distingués :
– des financements durables constituants des ressources stables ( le capital social, les réserves,
les emprunts…).
– des financements résultant du cycle d’exploitation au cours duquel ils se renouvellent
continuellement, ils constituent donc, du point de vue financier, des ressources financières
renouvelables, ce sont les dettes d’exploitation.
– des financements temporaires, irréguliers et instables qui risquent de disparaître sans
possibilité de renouvellement ; ils correspondent aux passifs de trésorerie.
La liquidité d’un actif est la durée nécessaire pour que un bien se transforme en
disponibilités. La liquidité et l’exigibilité sont deux concepts financiers importants pour
l’étude de l’équilibre financier d’une entreprise.
En résumé, la liquidité des différents postes de l’actif circulant varie selon leur place dans le
cycle d’exploitation qui conduit de l’achat des matières premières à l’encaissement du chiffre
d’affaires.
1. b) L’exigibilité :
La différence entre les ressources stables et les immobilisations brutes constituent le fonds de
roulement (F.R.)
Le fonds de roulement est donc l’excédent des ressources stables (capitaux propres +
amortissements + provisions + dettes financières hors concours bancaires courants) sur
les besoins de financement stables.
F.R. = Ressources stables – Immobilisations brutes
– augmentation de capital
– autofinancement
– emprunt à moyen ou long terme
– cessions d’actifs immobilisés
Ce sont des actions sur le haut bilan.
Il faut considérer quatre facteurs pour déterminer le niveau d’endettement de l’entreprise par
rapport à ses capitaux propres : sécurité, indépendance, développement et rentabilité.
1. Financement et sécurité :
2. a) L’autonomie financière :
La sécurité et l’indépendance sont favorisées par le recours aux capitaux propres puisqu’ils ne
doivent pas être remboursés et que leur rémunération est facultative.
Capitaux propres / Dettes financières (hors concours bancaires courants) > 1
Il signifie que les dettes financières ne doivent pas dépasser les capitaux propres.
1. b) La capacité de remboursement :
La seule ressource nouvelle dont dispose l’entreprise pour rembourser ses emprunts est
constituée par sa capacité d’autofinancement.
L’entreprise ne doit pas consacrer plus de la moitié de sa CAF au remboursement annuel de
ses emprunts.
1. c) Le niveau d’endettement :
Le tableau de financement recense les emplois durables et les ressources stables d’un
exercice. Il explique la variation du fonds de roulement.
Tableau de financement de l’exercice
Ressources durables Emplois stables
* Capacité d’autofinancement * Dividendes distribués
* cessions d’immobilisations * Immobilisations nouvelles
* Augmentation de capital
* Emprunts nouveaux
* Remboursements d’emprunts
Total des ressources Total des emplois
Ressources – Emplois = Variation du fonds de roulement
La notion de rentabilité :
La rentabilité est une notion purement financière. C’est le rapport d’un résultat aux capitaux
investis
Les capitaux investis ont deux origines :
Ceux qui sont apportés par des tiers prêteurs dont la rémunération est fixée contractuellement
lors du prêt
Ceux qui sont apportés par les associés dont la rémunération est fonction du bénéfice réalisé.
Il faut distinguer la rentabilité économique des capitaux investis et la rentabilité financière des
capitaux propres.
La rentabilité constitue l’un des aspects essentiels de la gestion de l’entreprise. En économie
capitaliste de marché, c’est même l’objectif principal poursuivi par les entreprises. Elle
constitue à la fois un moteur de l’activité, une mesure de l’efficacité de la gestion et un moyen
de financement des investissements.
4. L’endettement et rentabilité :