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Cours Irrigation Lpge - Lsee VF

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Université Iba Der THIAM de Thiès (UIDT)

Présenté par :
Diabel SAMB
DECEMBRE 2021 [email protected] Année académique 2021 / 2022
PROGRAMME

CHAPITRE 1 : LES SYSTÈMES D’IRRIGATION

CHAPITRE 2 : EAU DANS LE SOL


CHAPITRE 3 : AMÉNAGEMENT DE PÉRIMÈTRE AGRICOLE
CHAPITRE 4 : PLANIFICATION DES IRRIGATIONS
CHAPITRE 5 : DIMENSIONNEMENT D’UN RÉSEAU
D’IRRIGATION
INTRODUCTION GÉNÉRALE

L’irrigation est un apport artificiel d’eau aux cultures, en complément aux


précipitations naturelles, l’objectif est de créer des conditions favorables de
production, tant au point de vue quantitatif que qualitatif.
Généralement, les conditions naturelles d’approvisionnement en eau (répartition des
pluies) ne permettent pas toujours de répondre aux exigences en eau des plantes. Le
rôle de l’irrigation est alors d’apporter les compléments d’eau nécessaires et
suffisants lorsque les besoins hydriques ne sont pas couverts.
Ainsi, nous distinguons plusieurs systèmes d’irrigation.
Chapitre 1:
Les systèmes d’irrigation
LES SYSTÈMES D’IRRIGATION

Systèmes d’irrigation

Irrigation gravitaire Irrigation sous pression

Irrigation par infiltration Irrigation localisée (goutte à goutte)

Irrigation par ruissellement Irrigation par aspersion

Irrigation par submersion Aspersion à pivot


Aspersion à enrouleur
Bassin rizicole
Aspersion à tuyauterie
Bassin d’infiltration
Les méthodes d’irrigation gravitaire
Méthodologie : Arroser des cultures en faisant ruisseler l'eau à la surface du sol
Irrigation par infiltration Irrigation par submersion Irrigation par ruissellement

L’irrigation par infiltration consiste à faire couler une mince couche d’eau
sur un sol ou dans une planche inclinée de 0,2% à 3%. Le débit à déverser
est fonction de la pente, de la longueur et de la largeur de la planche. Cette
méthode est loin d’être difficile dans sa mise en œuvre. Par contre elle
nécessite un ajustement du débit à la longueur de la planche. Une planche
peut atteindre une longueur de 800m et la largeur peut varier entre 3 et
30m. Cette méthode d’irrigation n’est pas pratique dans le cas de petites
exploitations.
Irrigation par infiltration Irrigation par submersion Irrigation par ruissellement

Le tableau suivant renseigne sur le débit par largeur en fonction de la pente, de la longueur
de la planche et du type de sol.
Pente du terrain Débit unitaire par Longueur de la Largeur de la
Type de sol
(%) largeur (l/s/m) planche (m) planche (m)
0,2 - 0,4 10 - 15 60 - 90 12 - 30
Sable K > 25
0,4 - 0,6 8 - 10 60 - 90 9 - 12
mm/h
0,6 - 1 5-8 75 6-9
0,2 - 0,4 5-7 90 - 250 12 - 30
Limon
0,4 - 0,6 4-6 90 - 250 6 - 12
10<K<25mm/h
0,6 - 1 2-4 90 6
0,2 - 0,4 3-4 180 - 300 12 - 30
Argile K<
0,4 - 0,6 2-3 90 - 180 6 - 12
10mm/h
0,6 - 1 1-2 90 6
Tableau 1 : dimensions de la planche d’irrigation en fonction de la perméabilité
Note :
Le débit est donné par mètre linéaire de largeur de la planche. Par conséquent, le débit total s'obtient en multipliant le
débit unitaire par la largeur de la planche exprimée en mètres.
Irrigation par infiltration Irrigation par submersion Irrigation par ruissellement

La planche d’irrigation est toujours desservie par un canal ou une rigole


d’amenée à l’extrémité supérieure. L’eau ruisselle en descendant de la planche et
humidifie le sol de la tête de la planche jusqu’à l’extrémité inférieure. Il est
important de veiller pour une homogénéisation de l’humidification au
nivellement de la planche et surtout à l’inexistence de pentes transversales.
L’instant à partir duquel la vanne est fermée est important pour une bonne
humectation de la planche. Il dépend de la dose d’irrigation donc du temps
d’application de la main d’eau.
Irrigation par infiltration Irrigation par submersion Irrigation par ruissellement

Cependant on peut retenir qu’en général :


- Sol argileux, la vanne est fermée quand l’eau atteint 60% de la longueur de la planche ;
- Sol limoneux, quand l’eau couvre 70% à 80% de la longueur de la planche ;
- Sol sableux, la fermeture intervient uniquement quand l’eau couvre la totalité de la planche.

Figure 1 : profils d’humectation


Irrigation par infiltration Irrigation par submersion Irrigation par ruissellement

1: Profil idéal

2: Dose mal répartie, excédent en


tête de planche. Causes : pente
faible, texture légère, arrêt précoce
de l’apport d’eau, dose insuffisante.

3: Dose mal répartie, excédent en


bas de planche. Causes : pente forte,
texture fine, arrêt tardif de l’apport
d’eau, dose excédentaire.

Figure 2: Planche d’irrigation: différents profils d’humidification du sol


Irrigation par infiltration Irrigation par submersion Irrigation par ruissellement

Figure 3 : coupe longitudinale d’un profil d’humectation


Irrigation par infiltration Irrigation par submersion Irrigation par ruissellement

Figure 4: Profil des vitesses de ruissellement selon le nivellement


Irrigation par infiltration Irrigation par submersion Irrigation par ruissellement

ENTRETIEN DES PLANCHES


L'entretien des planches consiste à les débarrasser des mauvaises herbes et à
maintenir leur pente uniforme. Toute défection dans les diguettes doit être
immédiatement réparée, les canaux et les drains doivent faire l'objet d'un
curage et d'un désherbage régulier. Le contrôle régulier et l'entretien rapide
peuvent garantir la sécurité des ouvrages et prévenir les dégâts importants.
Irrigation par infiltration Irrigation par submersion Irrigation par ruissellement

L’irrigation par submersion est la plus connue des techniques d’irrigation


gravitaire. Les bassins d’infiltration sont constitués de cuvettes en terre avec
un font plus ou moins plat, entouré de diguettes de faibles hauteurs. La taille
des bassins est de l’ordre de 40m² à 50m² en général et peut avoisiner l’ha en
riziculture. Cette technique est appliquée pour les cultures qui supportent la
submersion : riz, canne à sucre, etc. Elle est aussi utilisée pour d’autres types
de culture très exigeante en eau : le pâturage, l’arboriculture (bananier), etc.
Irrigation par infiltration Irrigation par submersion Irrigation par ruissellement

De façon générale, les bassins de submersion ne sont pas recommandés


pour les cultures qui ne tolèrent pas la submersion pour des durées
supérieures à 24h. En particulier, ils ne sont pas recommandés pour les
cultures à racines tubercules (la pomme de terre, la carotte, la patate,
l’oignon, etc.) qui nécessitent un sol bien meuble et bien drainé.
On distingue deux types de bassins :
- Le bassin rizicole (submersion continue) où l’eau doit stagner, ce bassin
doit être aussi étanche que possible. Les apports en eau à intervalle régulier
compensent les pertes par évaporation et par infiltration.
- Le bassin d’infiltration qui est une sorte de tampon permettant de stocker
provisoirement la dose d’irrigation qui s’infiltre très rapidement dans le sol.
Irrigation par infiltration Irrigation par submersion Irrigation par ruissellement

Photo 1 : bassin d’irrigation (tirée du net)


Irrigation par infiltration Irrigation par submersion Irrigation par ruissellement

Photo 2 : bassin d’irrigation (tirée du net)


Irrigation par infiltration Irrigation par submersion Irrigation par ruissellement

L’irrigation par ruissellement : raie, sillon, billon


Les sillons sont de petites rigoles parallèles aménagés pour le transport
de l’eau. Les plantes sont cultivées sur les billons séparant deux sillons
consécutifs. La méthode d’irrigation par sillon est appropriée pour la
plupart des cultures. Elle convient aussi à plusieurs types de sol et
nécessite une pente comprise entre 0,2 et 3%. Les sillons sont séparés
d’une distance balayant 0,6 à 1,5m selon le type de sol et la culture.
Cette technique d’irrigation est recommandée pour les cultures en
ligne qui ne tolère pas la submersion de leurs feuilles ou de leurs
collets (partie inférieure de la tige) pour un temps très long.
Irrigation par infiltration Irrigation par submersion Irrigation par ruissellement

L’eau est introduite dans les sillons par des prises individuelles aménagées
sur le canal drainé. Ces prises peuvent être de simples tuyaux
d’alimentation. On doit veiller toutefois à une bonne humectation billons
sans créer une saturation prolongée.
Ordre de grandeur des longueurs maximales des sillons en (m) :

Dose d'irrigation en (mm)


Pente du Débit unitaire
Argile Limon Sable
terrain / sillon (l/s)
50 mm 75 mm 50 mm 75 mm 50 mm 75 mm
0 3 100 m 150 m 60 m 90 m 30 m 45 m
0,1 3 120 m 170 m 90 m 125 m 45 m 60 m
0,2 2,5 130 m 180 m 110 m 150 m 60 m 95 m
0,3 2 150 m 200 m 130 m 170 m 75 m 110 m
0,5 1,2 150 m 200 m 130 m 170 m 75 m 110 m
Tableau 2 : longueurs des sillons en fonction de la dose et pente du terrain
Irrigation par infiltration Irrigation par submersion Irrigation par ruissellement

Important :
Le tableau 2 ci-dessus donne des ordres de grandeur des longueurs des sillons en
fonction de la pente, la nature du sol, le débit du courant d'eau et la dose
d'arrosage. Les valeurs données dans le tableau ont un caractère indicatif et ne
constituent en aucun cas des valeurs strictes. En effet, ces ordres de grandeur sont
des valeurs empiriques qui n'ont pas la rigueur des valeurs calculées à partir des
relations scientifiques. Les longueurs maximums ci-dessus indiquées ont été
établies pour une efficience d'irrigation moyenne. Cependant, on peut adopter des
longueurs de sillons plus courtes en vue d'améliorer l'efficience d'irrigation. La
méthode la plus rationnelle pour le tracé des sillons consiste à faire un premier
essai en respectant les lignes directrices ci-dessus indiquées et à en évaluer la
performance ; ensuite, introduire les modifications qui s'avèrent nécessaires en
vue d'améliorer la performance.
Irrigation par infiltration Irrigation par submersion Irrigation par ruissellement

Figure 5: Vue de dessus d’une section de billons et de sillons


Irrigation par infiltration Irrigation par submersion Irrigation par ruissellement

Photo 3 : aménagement Sillons – billons (tirée du net)


Irrigation par infiltration Irrigation par submersion Irrigation par ruissellement

ENTRETIEN DES SILLONS


Les sillons doivent faire l'objet d'un entretien régulier. Lors des irrigations, il
faut toujours vérifier que l'écoulement des eaux se fasse correctement et que
l'eau atteigne l'extrémité aval de tous les sillons. Les sillons ne doivent pas
présenter des tronçons à sec, ni d'autres tronçons de stagnation d'eau. Par
ailleurs, les eaux ne doivent pas déborder au-dessus de la crête des billons. Il
faut aussi procéder au désherbage régulier des canaux d'amenée et des drains,
en vue d'éliminer les mauvaises herbes qui peuvent bloquer l'écoulement des
eaux.
Les méthodes d’irrigation sous pression
Méthodologie : Arroser des cultures en faisant ruisseler l'eau dans des conduites sous pressions
Irrigation par Aspersion Irrigation localisée

1. Irrigation par aspersion avec pivot central


Le pivot central est un système d’irrigation automatisé à moyenne pression et
entièrement mécanique.

Photo 4 : pivot central (tirée du net)


Irrigation par Aspersion Irrigation localisée

1.1. Composition du système


Le pivot central est constitué d’une seule conduite très longue pouvant aller de 50m à
800m avec un diamètre qui peut varier de 140 à 250 mm selon le débit du système. La
conduite est reliée à un tour central qui tourne lentement décrivant des arcs de cercle
d’irrigation. La conduite ou rampe d’irrigation est équipée d’asperseurs disposés à des
intervalles réguliers. Un manomètre est indispensable à l’entrée de la conduite pour
garantir le bon fonctionnement du système.

Le pivotement de la roue centrale est commandé par un panneau principal installé au


niveau d’un point fixe au centre du terrain.
Irrigation par Aspersion Irrigation localisée

1.2. Domaine d’application


• Type de sol
Le sol doit être toujours de texture légère à moyenne avec un taux d’infiltration
élevée supérieur à 15 mm par heure.
Si le sol est argileux lourd, lorsque le sol humide ne supporte plus le poids de la
machine ce dernier s’embrouille.
• Topographie
Les pivots peuvent fonctionner sur des terrains avec des pentes. Seulement elles
doivent être uniforme et inférieur à 3%.
• Type de culture
Le système d’irrigation est adapté pour la plupart des cultures : céréales, légumes, …
Irrigation par Aspersion Irrigation localisée

1.3. Avantages et inconvénients


Avantages :
• Efficience du réseau comprise entre 75 à 85% ;
• Bonne uniformité de la dose d’irrigation ;
• Economie de la main d’œuvre ;
• Large domaine d’applicabilité ;
Inconvénients :
• Investissement initial très important ;
• Non adapté ou non commode à la petite exploitation ;
Irrigation par Aspersion Irrigation localisée

2. Les enrouleurs à rampe repliable


Le système d’irrigation à enrouleur est constitué d’une rampe d’aspersion
monté sur un chariot muni de roue avec une hauteur de 1,3 à 2m au-
dessus du sol. La rampe d’aspersion est trainée par un engin constitué
d’un bâti surmonté d’un tambour installé près de la borne d’irrigation. Le
chariot est relié au bâti par un long tuyau en polyéthylène posé sur le sol.
Pendant le fonctionnement le tuyau s’enroule sur le tambour en tractant
vers l’arrière le chariot avec la rampe mobile d’irrigation. L’irrigation se
fait ainsi par bande de terrain jusqu’à ce que tout le champ soit couvert.
Irrigation par Aspersion Irrigation localisée

Photo 5 :Enrouleur à rampe repliable (tirée du net)


Irrigation par Aspersion Irrigation localisée

2.1. Propriétés et fonctionnement des enrouleurs à rampe repliable :


La rampe d’irrigation est équipée de mini diffuseur rotative avec des rayons d’irrigation
qui peuvent aller jusqu’à 6m. La dimension des buses varie de 2 à 5 mm et la pression de
fonctionnement est de 0,7 à 2,5 bars avec des débits compris entre 100 et 4500 l/h. Il peut
fonctionner en demi-cercle ou en cercle complet.
Le tuyau en polyéthylène haut densité doit avoir une pression minimale de 10bars. Il est
spécialement conçu pour s’enrouler sur le tambour. Son diamètre varie de 75 à 110mm.
Le tambour a un diamètre d’environ de 2m.
Un dispositif de commande et d’autre système optionnel permettent le fonctionnement
automatique de l’appareil. Le déplacement et l’installation de l’équipement est assuré par
un tracteur agricole d’une borne d’irrigation à un autre. Le tuyau flexible en polyéthylène
a en général une longueur de 400m au maximum.
Irrigation par Aspersion Irrigation localisée

2.2. Élément de conception ou de dimensionnement :


Les dimensions les plus utilisés sont des débits de 25 à 35 m3/h à une pression de fonctionnement de 3 à 4,5
bars arrosant des bandes de terre de 35 à 50m de large avec une surface arrosée par tour de 0,8 à 1,5 ha, une
durée de fonctionnement de 10 à 12h et une pluviométrie totale de 40 à50mm. Une telle machine peut irriguer
facilement 25 ha.
Dans le système conventionnel, la pluviométrie est déterminée par le taux d’infiltration du sol et dépend du
débit de l’asperseur et de leurs normes.
La hauteur d’application de l’eau (dose) est ainsi déterminée par le programme d’arrosage et dépend du
principe de fonctionnement.
Pour le programme d’arrosage les deux formules suivantes sont utilisées pour la détermination de la vitesse de
rétraction et la surface irriguée par tour. Q : débit du système en m3/h
W : largeur de la bande irriguée en m
Q ∗ 1000 WVH
𝑉= 𝐴= D : la dose d’irrigation en mm
WD 10000
V : vitesse de rotation en m/h
H : nombre d’heure de fonctionnement du système
Irrigation par Aspersion Irrigation localisée

2.3. Domaine d’applicabilité


• Type de sol
Le sol doit être de texture moyenne avec un taux d’infiltration de plus de 15mm/h. On évite
les sols lourds argileux qui peuvent rendre difficile voir bloquer le déplacement du chariot
une fois bien humidifié.

• Type de culture
Les cultures recommandées pour les enrouleurs sont les même que celles pour les pivots :
céréale , légumes...

• Topographie
Le périmètre à irriguer doit être de forme régulière. Le nivellement préalable du sol est
recommandé pour obtenir une pente homogène maximale de 2% à fin que la dénivellation
topographie ne perturbe pas la vitesse d’avancement programmé pour le chariot.
Irrigation par Aspersion Irrigation localisée

3. Irrigation par aspersion à tuyau flexible et mobile


Diverses méthodes d’installation d’irrigation par aspersion à travers un réseau de
conduite sont développées.
C’est un système très utilisé et moins couteux pour les petites et moyennes fermes.
Les asperseurs sont disposés sur des rampes d’irrigation à des intervalles de 6 à 12 m
et avec des pressions de fonctionnement de 2 à 3,5bars. Ils peuvent être fixe ou mobile.

Photo 6 : Asperseurs (tirée du net)


Irrigation par Aspersion Irrigation localisée

3.1 Composition du système


Le système standard comprend un ouvrage de tête, un réseau de distribution conduite, des
bornes d’irrigation et des asperseurs. L’ouvrage de tête comprend les vannes de réglage, les
clapets anti-retours, et les ventouses. Le réseau de conduite est en général de PVC rigide,
enterre de 90mm à 150mm de diamètre ou en PEHD de 70 à 110mm de diamètre. Les trépieds
ou tige des asperseurs peuvent être fabriqué en tige de fer de 8mm.

Les asperseurs projettent l’eau en l’air pour irriguer un cercle de sol, ils sont pour la plupart
doté de mécanisme à rotation et fonctionne avec une pression moyenne de 2 à 3,5 bars. Ils sont
munis de 2 buses de projection : une de longue portée avec un plus grand diamètre et une de
courte portée.
Irrigation par Aspersion Irrigation localisée

3.2 Domaine d’applicabilité


L’irrigation par aspersion peut être appliquée sur n’importe quels types de sols mais les sols
de textures moyennes sont recommandés. Elle est aussi recommandée pour les cultures totales
telles que la pomme de terre, la carotte, le maïs, etc. Néanmoins elle peut être appliquée pour
toutes cultures nécessitant pas une submersion.

Avantage
• Efficience du réseau élève de 75 à 80%
• Adapté à de nombreuses espèces de culture
• Moindre cout par rapport aux autres systèmes
Inconvénient
• Pénible et déplaisant
• Le déplacement d’un asperseur ou des rampes d’une parcelle à un autre
• Conception nécessitant une expertise
Irrigation par Aspersion Irrigation localisée
L’irrigation par goutte à goutte consiste à appliquer l’eau au voisinage de chaque pied. La
distribution peut être continue ou pas au même endroit sous forme de goutte qui s’infiltre dans la
zone racinaire. L’infiltration décrit un bulbe de dimension variant en fonction de la texture du sol.

Photo 7 : Rampes d’irrigation goutte à goutte (tirée du net)


Irrigation par Aspersion Irrigation localisée
1. Composition du système
Le système de goutte à goutte comprend un ouvrage de tête, un réseau de conduite (primaire,
secondaire, tertiaire) et des goutteurs fixés sur les rampes d’irrigation.
- L’ouvrage de tête comprend généralement une vanne de sectionnement, un manomètre, une
unité de filtrage (important en irrigation de goutte à goutte), un injecteur d’engrais et
d’autres accessoires.
- Les conduites principales et secondaires sont généralement en PVC et sont enterrés.
- Les réseaux tertiaires qui sont souvent les port-rampes sont généralement en PEHD avec un
diamètre allant de 50 - 75 mm.
- Les rampes d’irrigation ou conduites latérales, elles sont toujours en PEHD de 12 – 20mm
avec des PN de 3 à 4 bars. Elles sont équipées de goutteurs régulièrement espacés.
- Les goutteurs ou distributeurs sont de petits appareils en plastique en haute densité. Ils ont
des pressions de fonctionnement d’environ 1bar et des débits variant de 1 – 24 l/h.
Irrigation par Aspersion Irrigation localisée

2. Domaine d’application
L’irrigation par goutte à goutte s’adapte à tous les types de sols.
De même cette méthode d’irrigation s’adapte aux cultures en ligne (légumes,
arbres fruitiers,…). Elle est surtout recommandée pour les pommes de terre, les
légumes, les arachides. Dans la conception, l’espacement entre goutteur ou
entre rampe correspond souvent à l’espacement d’une ligne de culture.
Irrigation par Aspersion Irrigation localisée

3. Avantages et Inconvénients
Avantages
• Economie d’eau
• Applicabilité sur de petite parcelle
• Faible besoin en mains d’œuvre
Inconvénients
• Coût initiale élevé
• Exigent en entretien des équipements
• Risques élevés d’obstruction des goutteurs
• Nécessité une expertise à la conception
Chapitre 2 : Eau dans le sol
Cf cours pédologie pour cette partie
Chapitre 3 :
Aménagement de
périmètre agricole
Introduction

Les plantes consomment de l’eau pour les besoins de nutrition et de protection contre les
agents atmosphérique (soleil, le vent ou globalement l’évapotranspiration). Cependant les
besoins de protection sont plus importants que ceux de nutrition et représentent selon
plusieurs études, plus de 90 % de la consommation en eau des plantes. Globalement au
laboratoire, on évalue à 1kg la quantité d’eau nécessaire pour la formation d’environs 3g de
matière sèche. Cependant sur cette quantité d’eau seulement 1% reste fixé dans la plante, le
reste soit 99% étant transpiré par la plante. Ainsi, satisfaire les besoins en eau des cultures
revient à couvrir la demande de transpiration. En pratique, dans l’évaluation des besoins
en eau des plantes cultivées seuls les besoins des produits de matières sèches ne sont pas
suffisants, il faut en effet prendre en compte les volumes d’eau évaporé par le sol.
Introduction (suite et fin)

De ce fait, l’évaluation des besoins en eau des cultures revient principalement à estimer
les quantités d’eau transpirées par la culture et celles évaporées du sol nu qui sont
regroupées à travers un seul paramètre appelé évapotranspiration. L’évapotranspiration
est le paramètre principal sur lequel repose tout le calcul des besoins en eau des cultures.

Dans ce chapitre, nous allons traiter la méthodologie d’aménagement d’un périmètre


agricole en partant des besoins en eau des spéculations.
ÉVAPOTRANSPIRATION

L'évapotranspiration est l'eau perdue par la transpiration des plantes et l'évaporation du sol et de la plante.
Elle intègre un ensemble de paramètre climatique (température, vitesse du vent, humidité relative, durée
d’ensoleillement, rayonnement solaire, longueur du jour…).

Sa détermination se fait par des mesures expérimentales ou par calculs approximatives à l’aide de diverses
méthodes empiriques.
L’image ci-dessous aide à expliquer ce qu’est l’évapotranspiration et comment elle se produit.

En irrigation, il est évoqué trois types d’évapotranspiration :

• Évapotranspiration potentielle : ETP


• Évapotranspiration réelle : ETR
• Évapotranspiration maximale : ETM
ÉVAPOTRANSPIRATION (suite)

ETP
ETP est la consommation d’eau sous l’action conjuguée de l’évaporation du sol et de la
transpiration de la plante de couvert végétal en plein développement occupant le sol en totalité et
sous les conditions optima d’alimentations en eau sans l’influence d’aucun facteur limitant. ETP
correspond à une demande climatique.

ETR

Lorsque la surface n’est plus à la saturation, l’évapotranspiration n’est plus à sa valeur potentielle
mais à un taux inférieur appelé évapotranspiration réelle. Cet abaissement du taux
d’évapotranspiration qui a été à l’origine surtout interprété comme la conséquence unique de la
diminution de la disponibilité en eau du sol est provoquée par un contrôle de l’ouverture des
stomates des feuilles qui permet à la plante de limiter sa perte en eau.
ÉVAPOTRANSPIRATION (suite)

ETM

L'ETM d'une culture est la quantité d'eau maximale évapotranspirée à un stade végétatif donné, dans
des conditions climatiques données, lorsque l'eau n'est pas un facteur limitant et que les conditions
agronomiques sont optimales (sol fertile, bon état sanitaire, etc...).

La détermination d’ETM se fait grâce à un paramètre intrinsèque à la culture appelée coefficient


cultural et noté KC.
𝑬𝑻𝑴 = 𝑬𝑻𝑷 × 𝑲𝑪
ÉVAPOTRANSPIRATION (suite)

Le KC est spécifique à la culture et prend des valeurs différentes selon son stade de développement. 𝐾𝐶 < 1 à
son premier stade de développement.

- Baobab jeune : kcj


Exemple : - Baobab adolescent : kc
- Baobab adulte : kc adul

Comment déterminer l’évapotranspiration ?


Plus d’une cinquantaine de méthodes de calcul de l’ETP sont proposées : on peut distinguer :

• Celle résultant d’ajustement statistique ;


• Formule de BLANEY et CRIDDLE, THORNWATE,
• Celle résultant d’une analyse de l’ETP en tant que processus énergétique : PENNMAN,
BOUCHER, BOUCHER-GERBBIER
ÉVAPOTRANSPIRATION (suite)

Formule de BLANEY – CRIDDLE

Elle est l’une les plus utilisées car elle ne requière que des données de température pour déterminer l’ETP.
Cette formule a été mise au point aux USA, ainsi il est déconseillé en zone tropicale et à chaque fois que
les différences de températures son faible entre le jour et la nuit et entre les saisons.

𝐸𝑇𝑃 = 𝐾(8,13 + 0,46 𝑇)𝑃

- ETP : évapotranspiration mensuelle


- T température en degré Celsius pendant un moment considéré
- P : pourcentage d’éclairage pendant le mois considéré (durée d’éclairage quotidienne exprimé
en pourcentage qui dépend de la latitude du milieu)
- K : coefficient d’ajustement lié à la culture / K = Kt x Kc avec Kc le coefficient cultural de la
plante et Kt un coefficient climatique
ÉVAPOTRANSPIRATION (fin)

Exercice 1 :

A partir de l’abaque à points alignés de BLANEY et CRIDDLE déterminer l’ETP


mensuelle pour une valeur moyenne de la température de 28˚C au mois d’Avril on se trouve
au niveau de la latitude 14˚30 nord. Le coefficient Kc de la culture prévue est de 1,15.

Exercice 2 :

En utilisant la formule de BLANEY – CRIDDLE, déterminer l’ETP mensuelle pour une


valeur moyenne de la température de 30˚C au mois d’Avril on se trouve au niveau de la
latitude 12˚45 nord. Le coefficient Kc de la culture prévue est de 1,1.
DÉTERMINATION DES BESOINS EN EAU (BE)

L’estimation des besoins en eau d’irrigation se fait à partir de l’évapotranspiration potentiel corrigé par le
coefficient cultural (kc) et un coefficient de couverture du sol (Kr).

𝐵𝐸 = 𝐸𝑇𝑃 × 𝐾𝑐 × 𝐾𝑟 ⇔ 𝐵𝐸 = 𝐸𝑇𝑀 × 𝐾𝑟
Les BE sont exprimés en lame d’eau par jour (mm/j) ou par mois (mm/mois)

En irrigation, le dimensionnement du réseau se fait avec les besoins de pointes. Ainsi, l’estimation des BE se fait avec ETM
qui est l’évapotranspiration réelle de la culture pendant la période de pleine croissance et où la demande est maximale. En
pratique, le calcul des BE des cultures se fait avec la valeur maximale annuelle de l’évapotranspiration réelle.

• Le coefficient cultural Kc

Kc est un coefficient qui dépend des besoins en eau de la plante et de son stade de croissance. Dans les aménagements
hydro agricoles, le dimensionnement du réseau se fait avec les besoins en eau de la culture la plus exigeante et pendant
la phase de croissante maximale.

Les valeurs de KC de différentes spéculations sont données par le tableau suivant :


DÉTERMINATION DES BESOINS EN EAU (BE) (suite)

Tableau 3: coefficient cultural (kc) pour des cultures saisonnières Tableau 4 : kc pour des cultures permanentes
Phase Phase mi- Phase tardive et
Culture Phase de croissance Culture Jeune Mure
initiale saison récolte
Arachide 0.45 0.75 1 0.75
Agrumes 0.3 0.65
Aubergine 0.45 0.75 1.15 0.8
Canne à sucre 0.45 0.85 1.15 0.65
Bananes 0.5 1.1
Carotte 0.45 0.75 1.05 0.9 Olives 0.55 0.55
Chou 0.45 0.75 1.05 0.9
Pommes, Cerises 0.45 0.85
Concombre 0.45 0.7 0.9 0.75
Raisin 0.7 0.7
Coton 0.45 0.75 1.15 0.75
Courge 0.45 0.7 0.9 0.75
Haricot (vert) 0.35 0.7 1 0.9
Laitue 0.45 0.6 1 0.9
Mais (doux) 0.4 0.8 1.15 0.7
Mais (grain) 0.4 0.75 1.15 0.75
Melon 0.45 0.75 1 0.75
Oignon (sec) 0.5 0.75 1.05 0.85
Oignon (vert) 0.5 0.7 1 1
Poivron 0.35 0.75 1.05 0.9
Pomme de terre 0.45 0.75 1.15 0.75
Tomate 0.45 0.75 1.15 0.8
DÉTERMINATION DES BESOINS EN EAU (BE) (fin)

• Le coefficient de Kr

C’est un coefficient de réduction des besoins en eau lorsque la culture ne couvre pas
toute la surface du sol. Il est estimé sensiblement égale au pourcentage P de la surface
couverte par la projection verticale de la culture par rapport à la surface destiné à la
culture. Selon la FAO, se coefficient est légèrement supérieure à 15% du bassin réel
(P) couvert par la culture.

Kr = P + 15% P = 1,15P
Si P = 70% donc Kr = 1,15 x 70%
DÉTERMINATION DES BESOINS GLOBAUX (Qm)

L’application des besoins en eau pour une irrigation nécessite la prise en considération de paramètres
complémentaires pouvant augmenter ou diminuer les quantités d’eau à mobiliser depuis la source. Ces
paramètres sont : les apports hors irrigation (pluie), l’efficience du réseau et le taux de salinité du sol.

1. les apports hors irrigation (pluie) :

Les apports d’eau hors irrigation sont principalement la pluie et surtout la pluie efficace. En agronomie on
considère qu’une pluie est efficace lorsqu’elle est supérieure à 10mm. Selon la FAO la pluie efficace est égale à
80% de la pluie mensuelle si celle-ci est supérieure à 75 mm et à 60% si la pluie mensuelle si elle est inférieure
à 75mm.

La pluie efficace représente la quantité d’eau retenue dans la zone racinaire et significative pour une absorption

𝑃𝑒𝑓𝑓 = 80% 𝑃𝑚 𝑠𝑖 𝑃𝑚 > 75𝑚𝑚/𝑚𝑜𝑖𝑠


𝑃𝑒𝑓𝑓 = 60%𝑃𝑚 𝑠𝑖 𝑃𝑚 < 75𝑚𝑚/𝑚𝑜𝑖𝑠
DÉTERMINATION DES BESOINS GLOBAUX (Qm) (suite)

2. Le type de réseau en irrigation

Selon les méthodes de transfère et de distribution certaines quantités d’eau seront perdues avant d’être
acheminées aux cultures d’où la nécessité de considérer l’efficience du réseau d’irrigation. L’efficience est un
coefficient qui tient compte des pertes le long des réseaux d’irrigation :

• Irrigation de surface efficience est de 60 à 70%


• Aspersion 70 à 90%
• Irrigation localisé 85 à 95%

3. Le taux de salinité du sol (Lf)

Des quantités d’eau supplémentaire sont nécessaires pour drainer les sels de la zone racinaire. Ainsi pour faciliter
l’absorption de l’eau par les racines, la zone racinaire ne doit pas avoir une concentration en sel élevé.
DÉTERMINATION DES BESOINS GLOBAUX (Qm) (suite)

On définit par Lf le coefficient de lessivage des sols. Lf se détermine par la formule suivante :

𝐶𝑖 𝐶𝑖 𝑐𝑜𝑒𝑓𝑓𝑖𝑐𝑖𝑒𝑛𝑡 𝑑𝑒 𝑙𝑒𝑠𝑠𝑖𝑣𝑎𝑔𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑠𝑒𝑙𝑠


𝐿𝑓 = 𝑎𝑣𝑒𝑐 ቊ
𝐶𝑑 𝐶𝑑 𝑐𝑜𝑛𝑐𝑒𝑛𝑡𝑟𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒 𝑑𝑟𝑎𝑖𝑛𝑎𝑔𝑒 𝑑𝑒 𝑠𝑒𝑙𝑠

Par ailleurs les quantités d’eau nécessaire pour le drainage des sols sont estimées à 10 voire 15% des
BE

Tenant compte de tous ces paramètres ci-dessus les besoins globaux en eau qu’il faut mobiliser pour
satisfaire les cultures est donnée par la formule :

𝐵𝐸 − 𝑃𝑒𝑓𝑓
𝑄𝑚 = (mm / mois)
(1 − 𝐿𝑓) × 𝐸𝑓𝑓
DÉTERMINATION DES BESOINS GLOBAUX (Qm) (fin)

Exercice 3 :
Un promoteur dispose d’un périmètre de 10 ha se trouvant à la latitude
nord à 18˚ avec une température maximale de 34˚ au mois de Mai. Il
désire cultiver de l’arachide dont le pourcentage de couverture est de
80%. la pluie efficace et le coefficient de lessivage sont nuls.
Calculer les besoins en eau globaux Qm sachant que l’irrigation se fait
par aspersion.
AMÉNAGEMENT DU PÉRIMÈTRE IRRIGUÉ

A partir des besoins globaux qu’il faut mobiliser pour satisfaire la demande en eau des
cultures, un ensemble de débit d’écoulement seront calculés pour dimensionner le réseau
d’irrigation et organiser le périmètre en secteur d’irrigation (quartier hydraulique et parcelle
élémentaire) afin de rationaliser la gestion de l’eau et de satisfaire la demande des cultures
sur tout le périmètre.
1. Le débit fictif continu (DFC)
C’est le débit unitaire que devait transporter le réseau s’il fonctionnait tous les jours et de
façon continu (24/24h) afin de satisfaire les besoins globaux Qm.
NB : Qm est souvent calculé par mois (mm/mois)
𝑄𝑚×10000
𝐷𝐹𝐶 = En : L/s/ha
𝑛𝑗×86400
AMÉNAGEMENT DU PÉRIMÈTRE IRRIGUÉ

2. Le débit maximum de pointe (DMP)


DMP est le débit effectif qui est introduit dans le réseau pour couvrir les besoins en eau des cultures durant un
nombre d’heures d’irrigation bien déterminé (nh). C’est le débit réel qui permet de dimensionner le réseau, il
tient compte de la durée réelle d’irrigation.
24
𝐷𝑀𝑃 = 𝐷𝐹𝐶 × 𝑛ℎ (l/s/ha)

3. La main d’eau (m) ou module ou pluviosité (P)


La main d’eau ou pluviosité est le débit d’eau instantané disponible à l’entrée de la parcelle élémentaire. C’est
le débit apporté à la parcelle pendant une durée d’irrigation bien définie pour satisfaire la dose d’irrigation du
système. En irrigation de surface on parle de main d’eau ou module qui varie entre 40 et 50 L/s et dépasse
rarement 20 L/s en Afrique. En irrigation sous pression la main d’eau correspond à la pluviosité des arroseurs
(asperseurs, gouteur) à l’hectare.

𝐷𝑔: 𝑑é𝑏𝑖𝑡 𝑑 ′ 𝑢𝑛 𝑔𝑜𝑢𝑡𝑡𝑒𝑢𝑟 𝐷𝑎𝑠𝑝: 𝑑é𝑏𝑖𝑡 𝑑 ′ 𝑢𝑛 𝑎𝑠𝑝𝑒𝑟𝑠𝑒𝑢𝑟


𝑃 = 𝐷𝑔 × 𝑁𝑔 𝑎𝑣𝑒𝑐 ቊ 𝑃 = 𝐷𝑎𝑠𝑝 × 𝑁𝑎𝑠𝑝 𝑎𝑣𝑒𝑐 ቊ
𝑁𝑔: 𝑛𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝑔𝑜𝑢𝑡𝑡𝑒𝑢𝑟𝑠/ℎ𝑒𝑐𝑡𝑎𝑟𝑒 𝑁𝑎𝑠𝑝: 𝑛𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑑 ′ asperseur/ℎ𝑒𝑐𝑡𝑎𝑟𝑒
AMÉNAGEMENT DU PÉRIMÈTRE IRRIGUÉ

𝟏𝟎 𝟎𝟎𝟎 𝟏𝟎 𝟎𝟎𝟎
𝑵𝒃𝒓𝒆𝒂𝒔𝒑𝒆𝒓𝒔𝒆𝒖𝒓𝒔/𝒉𝒂 = 𝑑𝑜𝑛𝑐 𝑷 = × 𝑸𝒂𝒔𝒑𝒆𝒓𝒔𝒆𝒖𝒓
𝝅× 𝑹𝟐𝒂𝒋𝒖𝒔𝒕é 𝝅× 𝑹𝟐𝒂𝒋𝒖𝒔𝒕é

Rajusté : Rayon ajusté des asperseurs (en m)


Qasperseur : Débit d’un asperseur (en l/s)

NB: La pluviosité (P) ou la main d’eau (m) peuvent s’exprimer en mm/h car chaque
arroseur polarise une surface donnée (cas des goutteurs et des asperseurs) :
𝑸𝒈𝒐𝒖𝒕𝒕𝒆𝒖𝒓
𝒎 = 𝟑𝟔𝟎𝟎 × Avec m en mm/h
𝑬×𝑰
𝑸𝒂𝒔𝒑𝒆𝒓𝒔𝒆𝒖𝒓
𝑷 = 𝟑𝟔𝟎𝟎 × Avec P en mm/h
𝝅×𝑹𝟐𝒂𝒋𝒖𝒔𝒕é
AMÉNAGEMENT DU PÉRIMÈTRE IRRIGUÉ

Exemple (rayon ajusté) : Nous considérons des asperseurs de débit Q=1,5m3/h et


de rayon géométrique Rgéo=12m. Déterminons le rayon ajusté Rajusté et la pluviosité
P.

Figure 6: Disposition écartement entre asperseurs de 24 m (Rgéo = 12m)


AMÉNAGEMENT DU PÉRIMÈTRE IRRIGUÉ

Figure 7: Disposition écartement entre asperseurs de 17 m (Rajusté = 8,5 m)


Ainsi nous aurons :
𝟎, 𝟒𝟏
𝑷 = 𝟑𝟔𝟎𝟎 × 𝟐
= 𝟔, 𝟓 𝒎𝒎Τ𝒉 = 𝟏𝟖, 𝟎𝟔𝒍/𝒔/𝒉𝒂
𝝅 × 𝟖, 𝟓
AMÉNAGEMENT DU PÉRIMÈTRE IRRIGUÉ

4. Le quartier hydraulique (W)


En irrigation, le quartier hydraulique est l’ensemble des parcelles ou la surface totale qui peut être irrigué à partir
d’une même main d’eau. Le quartier hydraulique est alimenté par un même canal ou une même maille
hydraulique autour duquel s’organise un tour d’eau entre les différentes parcelles élémentaires.
𝑚 𝑃
𝑊= ⇔𝑊=
𝐷𝑀𝑃 𝐷𝑀𝑃

5. Unité parcellaire de base ou parcelle élémentaire (U)


L'unité parcellaire d'arrosage est la surface humide du sol quand il y a un équilibre entre le débit d'alimentation et
le débit d'infiltration.
Connaissant la main d’eau, la perméabilité du sol permettra de calculer la surface de la parcelle élémentaire.

𝑚 𝑙/𝑠 10−3 𝑚3/𝑠


𝑈= exprime en = → 𝑚²
𝑘 𝑚/𝑠 𝑚/𝑠
Chapitre 4 :
Planification des
irrigations
INTRODUCTION

Aujourd’hui, il importe d’employer l’eau de la manière la plus


efficiente possible car nos réserves devenant plus limitées en raison
de l’utilisation de l’eau et de la production agricole accrues. En
établissant un plan de gestion de l’irrigation, on peut définir des
pratiques de planification bien précises qui contribuent à réduire
l’efficience de l’utilisation de l’eau.
PLANIFICATION DES CULTURES

1. La dose d’humectation (Dh)


C’est la quantité d’eau qu’il faut apporter en début de campagne pour emmener le
sol complètement desséché à sa capacité de rétention en partant souvent du point
de flétrissement permanent : c’est alors la réserve utile :

Da = Densité apparente (g/cm3)


Dh = RU = 0,45 ∗ Hcc ∗ da ∗ Z Z = Profondeur d’enracinement de la plante (mm)
𝐻𝐶𝐶 = Humidité équivalente
PLANIFICATION DES CULTURES

2. La dose d’irrigation (Dose d’entretien De)


Le sol ayant été amené en début de campagne à sa capacité de rétention, il suffit d’apporter à
intervalle de temps régulier une quantité d’eau correspondante à la perte par
évapotranspiration pour maintenir le sol à sa capacité aux champs.
La dose d’humectation permet la variation de l’humidité du sol du point de flétrissement
permanent à la capacité au champ tant disque la dose d’entretien permet la variation de
l’humidité du sol du point de flétrissement temporaire à la capacité au champ.
En général on constate que la dose à apporter est équivalente à la réserve facilement utilisable
RFU c'est-à-dire à 2/3 de RU
De = RFU = 0,3*Hcc*da*Z
PLANIFICATION DES CULTURES

3. La fréquence d’irrigation :
La fréquence d’irrigation (N) est le nombre d’arrosages qu’il faut par mois. Elle se calcule par
la relation suivante
𝑄𝑚
𝑁= N est l’entier strictement supérieur
𝐷𝑒

4. Dose réelle d’irrigation


Pour des raisons de commodité on s’arrange en général pour que le nombre d’apport
(fréquence N) soit d’autant que possible un nombre entier. Ainsi la dose réelle d’irrigation est
calculée à partir de la fréquence d’irrigation.
𝑄𝑚
𝐷𝑟 =
𝑁
PLANIFICATION DES CULTURES

Exemple :

On considère 𝑸𝒎 = 𝟑𝟕𝟎𝒎𝒎 et 𝑫𝒆 = 𝟑𝟗𝒎𝒎

𝑸𝒎 𝟑𝟕𝟎
𝑵= = = 𝟗, 𝟒𝟖 Donc 𝑵𝒆𝒏𝒕𝒊𝒆𝒓 = 𝟏𝟎
𝑫𝒆 𝟑𝟗

𝑸𝒎 𝟑𝟕𝟎
D’où 𝑫𝒓 = =
𝑵𝒆𝒏𝒕𝒊𝒆𝒓 𝟏𝟎

𝑫𝒓 = 𝟑𝟕𝒎𝒎
PLANIFICATION DES CULTURES

5. Tour d’eau ou rotation R

C’est le nombre de jour qui sépare 2 irrigations sur la même parcelle élémentaire. C’est
une estimation du temps qu’il faut au sol pour passer de l’humidité à la capacité aux
champs au point de flétrissement temporaire. Elle est donnée par le rapport entre le
nombre de jour du mois et le nombre d’irrigation dans le mois (fréquence N) donc

𝐧𝐣
𝐑=
𝐍
PLANIFICATION DES CULTURES

Exercice 6 :
On donne pour un sol de texture sablo limoneux et dans les conditions du mois de Mai :
- da = 1,2 g/cm3 ;
- Z = 50 cm ;
- Qm = 162,4 mm ;
Calculer la rotation.
PLANIFICATION DES CULTURES

6. Surface à irrigué par rotation (Sr)


C’est la superficie totale divisée par la rotation R
𝑆𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙𝑒
7. Temps d’irrigation (ti) 𝑆𝑟 =
𝑅
C'est le temps mis à chaque rotation pour apporter la dose réelle à une même parcelle à partir
d’un débit d’irrigation.

𝒕𝒊 = 𝑫𝒓 = 𝑫𝒓 (𝒎𝒎)
𝒎 𝑷 (𝒍/𝒔)
- Ti exprime en (s/m2 ou s/ ha ou h/ha)
- P = m = pluviosité des arroseurs ou la main d’eau
8. Temps d’irrigation par parcelle (Tirr/u)
C'est le temps nécessaire pour irriguer une parcelle élémentaire.
𝑻𝒊𝒓𝒓Τ𝒖 = 𝑻𝒊𝒓𝒓Τ𝒉𝒂 ∗ 𝒖
PLANIFICATION DES CULTURES

9. Temps d’irrigation nécessaire par W :

C’est le temps nécessaire pour irriguer un quartier hydraulique.

𝑻𝒊𝒓𝒓/𝒘 = 𝑻𝒊𝒓𝒓/𝒉𝒂 ∗ 𝒘

10. Temps d’irrigation disponible w


𝑡𝑑 = 𝑅 𝑥 𝑛ℎ avec 𝑛ℎ: nombre d’heure
Si le dimensionnement est bien fait le temps d’irrigation disponible par rotation doit être supérieur ou égale au
Temps d’irrigation nécessaire par quartier Td >= Tirr(w)

11. Nombre de parcelles irrigables par jour (Nu/j) :


Il s'agit du nombre de parcelle qu’on peut irriguer par jour à partir de ma main d’eau disponible.

𝒏𝒉
𝑵𝒖/𝒋 =
𝑻𝒊𝒓𝒓/𝒖
PLANIFICATION DES CULTURES

6. Le calendrier d’irrigation :
Le calendrier d’irrigation est un outil de gestion et de planification de
l’irrigation. Il est unique et identique pour tous les quartiers hydrauliques. Il
indique la date et l’heure d’arrosage de chaque parcelle durant la rotation. C’est
un indicateur de la bonne planification des irrigations. Durant la rotation chaque
parcelle doit être irriguée et mieux, on doit disposer de temps libre où aucune
irrigation ne se fait sur le périmètre. Ce temps servira aux réparations et à
l’entretien du réseau et du matériel d’irrigation mais aussi à certaines pratiques
culturales qui ne peuvent se faire pendant les heures d’irrigation.

La fréquence d’irrigation, le nombre de parcelles irrigables par jour et


le nombre de jours de la rotation permettent de dresser le calendrier
d’irrigation.
PLANIFICATION DES CULTURES

Exemple : On considère R = 3jrs ; 𝑵𝑼 /𝑾 = 𝟑 ; N = 10


Exemple de calendrier d’irrigation
PLANIFICATION DES CULTURES

12. Profondeur d’enracinement (Z)

Il s’agit de la profondeur de sol dans laquelle la plante puise 80% de ses besoins en eau. C’est la
partie supérieure la plus dense du système racinaire.

La profondeur d’enracinement dépend de la physiologie de la plante, du type de sol et de la


disponibilité en eau. Des valeurs indicatives sont données dans le bulletin N°24 de la FAO intitulé
Irrigation et drainage. En générale les légumes et cultures maraichères (oignon, aubergine, piments,
tomates, chou, concombre etc.) ont un enracinement peu profond de l’ordre de 50 à 60cm. Les
grandes cultures, les arbres fruitiers (bananes, papayes etc.), le coton, entre autres ont un
enracinement moyen de l’ordre de 80 à 120cm
Chapitre 5 :
Dimensionnement d’un
réseau d’irrigation
Irrigation sous Pression Irrigation Gravitaire

1. BUT ET CONTENU DE L’ETUDE HYDRAULIOUE


1.1. But de l’étude hydraulique:
Dans une installation de réseau sous pression, le rôle des distributeurs est de répartir l’eau
d’arrosage avec la meilleure uniformité possible. Cette uniformité doit être à la fois spatiale, car
elle doit s’étendre à l’ensemble de la parcelle ou, tout au moins au poste d’arrosage, et
temporelle, car elle doit se maintenir pendant toute la vie de l’installation (5 à 10 ans ou
davantage). Le calcul hydraulique ou dimensionnement d’un projet en micro-irrigation consiste
donc à déterminer la configuration de l’ensemble des canalisations (le calage du réseau), la
position des porte-rampes et la longueur maximale des rampes utilisées pour que la variation de
débit entre les différents distributeurs ne dépasse pas une certaine valeur fixée par le projeteur.
Irrigation sous Pression Irrigation Gravitaire

1.2. Contenu de l’étude hydraulique :


L’étude hydraulique (dimensionnement) d’un projet s’effectue suivant les étapes ci-
après
- calcul des rampes ;
- calcul du ou des porte-rampes ;
- calcul des conduites du réseau structurant ;
- détermination des pertes de charge dans la station de tête ;
- Détermination si nécessaire de la station ou des stations de pompage ;
L’étude devra être conduite de sorte à mieux équilibrer le fonctionnement du réseau
tout en optimisant le coût d’investissement.
Irrigation sous Pression Irrigation Gravitaire

2. STRUCTURE HYDRAULIQUE GENERALE D’UN RESEAU D’IRRIGATION


SOUS PRESSION
Une installation de micro-irrigation comprend en général un réseau étendu de rampes et de
porte-rampes (réseau de surface), des conduites tertiaires, secondaires, primaires et une tête
morte (réseau structurant). Chaque porte-rampe et les rampes qu’il alimente constituent un
sous-poste ou bien un poste du réseau (réseau de surface). La configuration du réseau est
tributaire des dimensions et de la forme de la parcelle, les obstacles divers et la
topographie.
Aucune règle précise ne permet d’aboutir à un schéma idéal. Quelquefois, on doit étudier
différentes variantes et comparer les coûts.
Irrigation sous Pression Irrigation Gravitaire

Pour la disposition des porte-rampes sur le terrain, la contrainte majeure est la conservation de
la charge dans les limites imposées. Si besoin est, on peut disposer un régulateur de pression
ou un limiteur de débit après l’embranchement.
Lorsque les parcelles sont en pente, il sera, si possible, judicieux de poser les portes-rampes
dans le sens de la pente et les rampes suivant les courbes de niveau.
En terrain plat, le partage égal du débit des 2 côtés du porte-rampe représenterait le meilleur
tracé.
On recherchera un compromis bien étudié quant au choix des longueurs des tronçons et des
diamètres des conduites pour obtenir des charges pratiquement identiques aux extrémités des
porte-rampes.
Irrigation sous Pression Irrigation Gravitaire

3. DENSIONNEMENT DU RÉSEAU STRUCTURANT ET DU RÉSEAU DE SURFACE


Pour le dimensionnement des conduites assurant un service d’extrémité (débit constant sur
toute la longueur de la conduite), il existe diverses formules de calcul des diamètres et pertes
de charge (confer cours hydraulique en charge).

Quatre paramètres sont à prendre en considération :


- Le débit Q à faire passer ;
- Le diamètre D de la conduite ;
- La vitesse moyenne de l’eau ;
- Les pertes de charge 𝛥𝐻.
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3.1. DÉTERMINATION DES DEBITS ET DIAMÈTRES DES CONDUITES

Après tracé de l’architecture du réseau, les débits sont calculés au niveau de l’ensemble des
conduites à partir du DMP et en appliquant la loi des nœuds :
 Q entrant =  Q sortant

Les débits étant connus, on calcule le diamètre de chaque tronçon pouvant véhiculer le
débit respectif tout en respectant les vitesses limites de l’écoulement.
Irrigation sous Pression Irrigation Gravitaire

Diverses expressions sont utilisées pour déterminer le diamètre théorique dont celle
classique :

4Q 4𝑄
𝐷𝑡ℎ = Expression de calcul de la vitesse d’écoulement : V=
πV 𝜋𝐷2

En fin on choisit le diamètre commercial supérieur correspondant au diamètre théorique calculé.

Pour les tuyaux en PVC les diamètres commerciaux sont les suivants : 12mm, 16mm,
25mm, 32mm, 63mm, 75mm, 90mm, 110mm, 125mm, 160mm, 200mm, etc.

Pour les tuyaux en PEHD nous avons les diamètres commerciaux suivants : 16mm,
20mm, 25mm, 32mm, 40mm, 50mm, 65mm, 75mm, 90mm, 110mm, 125mm, 160mm,
200mm, etc.
Irrigation sous Pression Irrigation Gravitaire

3.2. Vitesse d’écoulement dans les conduites


Une condition de vitesse minimale, destinée à éviter les dépôts de la matière en suspension dans
l’eau et une autre vitesse maximale destinée à limiter les pertes de charges et à éviter l’érosion de
la conduite sont exigées.

La vitesse minimale de l’écoulement de l’eau dans les canalisations en charge est de l’ordre de 0,3 à
0,6 m/s
La vitesse maximale limite à respecter dépend du domaine d’emploi et du matériau constituant la
canalisation.
Pour une conduite d’aspiration on peut avoir une vitesse limite de 1, 4 m/s.
Pour une conduite de refoulement on peut avoir une vitesse maximale de 3m/s.
Pour les réseaux d’irrigation la vitesse d’écoulement doit être comprise entre 0,6 et 3 m/s.
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3.3. CALCUL DES PERTES DE CHARGE


3.3.1. CALCUL DES PERTES DE CHARGE SUR LE RESEAU STRUCTURANT

Dans un écoulement en charge, l’énergie mécanique totale se transforme et se perd le


long du parcours. Cette transformation est dues à la viscosité moléculaire, à la
turbulence et aux forces de frottement dues à la rugosité des parois. Ses pertes en
énergie s’estiment par plusieurs formules :
1
- Ks est le coefficient de Strickler 𝐾𝑠 =
✓ MANNING STRICKLER 𝑛
- n est le coefficient de Manning.
10,29𝐿𝑄2 - L (m) est la longueur de la conduite
𝛥𝐻𝐿 = 2 (16/3)
𝐾𝑆 𝐷 - Q (𝑚3 /𝑠) est le débit qui s’écoule dans la conduite
- D (m) le diamètre de la conduite.
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✓ HAZEN WILLIAMS

10,674𝐿𝑄1,852
𝛥𝐻𝐿 = 1,852
𝐶𝐻𝑤 𝐷 4,870

CHW est le coefficient de HAZEN WILLIAMS


Irrigation sous Pression Irrigation Gravitaire

K (mm) a n m
✓ CALMON LECHAPT
2 1,863.10-3 2 5,33
L’expression des pertes de charge linéaires de 1 1,601.10-3 1,975 5,25
Calmon Lechapt s’écrit : 0,5 1,400.10-3 1,96 5,19
0,25 1,160.10-3 1,93 5,11
𝛥𝐻𝐿 = 𝑎𝑄𝑚 𝐷 −𝑛 𝐿
0,1 1,100.10-3 1,89 5,01
Les valeurs de a, m et sont déterminées à l’aide du 0,05 1,049.10-3 1,86 4,93
0,025 1,010.10-3 1,84 4,88
tableau suivant selon les valeurs de la rugosité :
Tableau 5 : coefficients de Calmon LECHAPT
✓ DARCY WEISBACH
8λ𝐿𝑄²
∆𝐻 = Avec λ le coefficient des pertes de charge linéaire
𝜋²g 𝐷5
Irrigation sous Pression Irrigation Gravitaire

NB : Les formules établies si dessus permettent de calculer les pertes de charges


linéaires, c'est-à-dire les pertes de charges notées le long des conduites lors de
l’écoulement de l’eau. Il existe aussi des pertes de charge dites singulières
notées au niveau des singularités tel que : rétrécissement de section,
élargissement de section, changement de direction, emplacement de vanne etc.

8 𝐾 𝑄²
∆𝐻𝑆 = Avec K le coefficient des pertes de charge singulière
𝑔 𝜋² 𝐷 4

Généralement, on détermine les pertes de charge singulière en fonction des pertes


de charge linéaire en considérant que les ∆Hs sont égales à 10% ou 15% des ∆HL
Irrigation sous Pression Irrigation Gravitaire

3.3.2. CALCUL DES PERTES DE CHARGE SUR LES PORTES RAMPES ET RAMPES
D’IRRIGATION
3.3.2.1 Les pertes de charges linéaires
Le débit transporté par la rampe d’irrigation est variable de l’origine à l’extrémité du tuyau et lorsque
les débits des distributeurs sont égaux, cette variation est linéaire de l’amont du premier distributeur
jusqu’au dernier distributeur. La rampe assure ainsi un service en route par opposition à un service
d’extrémité qui correspond au cas où le débit reste constant sur toute la longueur de la rampe.
Les arroseurs sont ainsi distants d’une longueur identique et constant (l). Le débit à chaque arroseur
est noté (q).
- q : débit des arroseurs (goutteur ou asperseur) ;
- n : nombre d’arroseur sur la rampe ;
- l : distance entre deux arroseurs ;
- L : longueur de la rampe ;
- Q : débit à l’entrée de la rampe d’irrigation.
Irrigation sous Pression Irrigation Gravitaire

3.3.2.1 Les pertes de charges linéaires


Christiansen propose la formule suivante pour calculer les pertes de charge sur de la rampe d’irrigation :
𝑄𝑚 σ𝑛𝑖=1 𝑖 𝑚
𝐻𝐿 = 𝐾𝐿 2𝑚+𝑟 ∗ 𝑚+1
𝑛 𝑚
𝐷 𝑛
σ𝑖=1 𝑖
Facteur de correction du service en route noté (Fc)
𝑛 𝑚+1
𝑄𝑚
𝐾𝐿 2𝑚+𝑟 Perte de charge linéaire sur la rampe sans service en route
𝐷
2𝑛𝐹𝑐 − 1
- Si le premier arroseur est situé à une distance l/2 de l’entré on introduit le facteur Fn : 𝑭𝒏 =
2𝑛 − 1
- Si l’expression des pertes de charge utilisée est celle de Manning-Strickler ou Darcy Weisbach m = 2
𝑄𝑚
- On pose généralement Lf = L + Fc entrainant : 𝐻𝐿 = 𝐾 2𝑚+𝑟 𝐿𝑓
𝐷
Lf est appelé longueur fictive de la rampe d’irrigation
Irrigation sous Pression Irrigation Gravitaire

3.3.2.2 Les pertes de charges singulières :


L’évaluation des pertes de charge singulières est fondamentale pour un réseau d’irrigation par
goutte à goutte, elle l’est moins pour un réseau d’irrigation par aspersion. Ceci est dû au fait que
la base des goutteurs pénètre profondément dans la rampe d’irrigation qui est souvent de faible
diamètre et que le nombre de goutteurs par unité de longueur est très important par rapport à
l’aspersion.
L’évaluation des pertes de charge singulières sur la rampe d’irrigation se fait par la méthode de
la longueur équivalente. Cette dernière corresponde à la longueur de la singularité tel que
l’arroseur correspond à la longueur fictive de même diamètre que la rampe qui provoquerait les
mêmes pertes de charge. Cette longueur ne dépend que du diamètre de la rampe et du type
d’arroseur.
Irrigation sous Pression Irrigation Gravitaire

3.3.2.2 Les pertes de charges singulières :


Des constructeurs ou fournisseurs d’équipement d’irrigation indiquent les valeurs de la
longueur équivalente dans leurs catalogues.
Par exemple, pour la compagnie irri-France :
- Goutteurs en dérivation : Leq = 1,2 m avec les diamètres de 14,5 mm ;
- Goutteurs en ligne : Leq = 0,2 m avec les diamètres 14,5 mm ;

De façon générale, Keller et Karmelli proposent :


- Goutteurs en dérivation : Leq = 1 à 3 m
- Goutteurs en ligne : Leq = 0,1 à 0,6 m
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3.3.2.2 Les pertes de charges singulières :


Blasius propose suivante : 𝐿𝑒𝑞 = 1,31.10−2 ∗ 𝐾 ∗ 𝐷0,75 𝑄0,75

K = coefficient des pertes de charge à l’entré du goutteur K = 0,25


D = Diamètre de la rampe (mm)
Q = débit du goutteur (l/h)
𝑄1,75
Selon Blasius : 𝐻𝐿 = 0,488 4,75 𝐿
𝐷
σ 𝒏 𝟏,𝟕𝟓
𝒊=𝟏 𝒊
En partant de cette formule on aura : 𝑯𝑺 = 𝟎, 𝟒𝟖𝟖 ∗ 𝑫−𝟒,𝟕𝟓 𝑸𝟏,𝟕𝟓 ∗ 𝑳𝒆𝒒 ∗
𝒏𝟏,𝟕𝟓
σ𝑛
𝑖=1 𝑖
1,75
𝑙𝑒 𝑡𝑒𝑟𝑚𝑒 𝐹𝑐 = est appelé facteur de correction
𝑛1,75

𝐿𝑒𝑞 ∗ 𝐹𝑐 est appelé longueur équivalente fictive


Irrigation sous Pression Irrigation Gravitaire

3.3.2.2 Les pertes de charges singulières :


En outre, la FAO propose l’expression suivante pour l’estimation des pertes de charge singulières le
long d’une rampe d’irrigation :

𝐻𝑆 = 2,66.10−4 ∗ 2𝑛3 + 2,73𝑛2 − 0,70𝑚 𝑞² ∗ 𝐷𝑔−4

𝐻𝑆 pertes de charge en mce


n : le nombre de goutteurs sur la rampe
Dg : diamètre intérieur du goutteur en mm
q : débit du goutteur (L/h)
m=2
Irrigation sous Pression Irrigation Gravitaire

3.3.3. Calcul des charges aux différents nœuds :


On procède de l’aval vers l’amont si la charge en tête de réseau n’est pas connue et inversement
si cette dernière est connue.
On calcule d’abord les pertes de charge tronçon par tronçon puis on applique la loi de Bernouilli
entre les nœuds consécutif pour déterminer leur charge.
On veillera à respecter les pressions de service et leur intervalle de tolérance en procédant ni
nécessaire à un un changement de diamètre pour augmenter ou diminuer les pertes de charge.
Au cas où il est difficile de respecter les pressions de service on procède à la pose de pièces
spéciaux pour régler la pression (suppresseur, réducteur de pression ou régulateur de pression).
Leur emplacement dans le réseau sera aussi déterminer avec précision.
Irrigation Sous pression Irrigation gravitaire

1. Calcul de la planche d’irrigation : la méthode américaine (MA)

Mise au point en 1994, cette méthode tient compte de deux (2)


phénomènes qui se déroulent en même temps lors de l’irrigation :
infiltration et ruissellement.

Elle tient compte dans sa mise en œuvre de la dose d’irrigation,


de la perméabilité du sol, de la pente du terrain naturel.
Confer Tableau 1

98
Irrigation Sous pression Irrigation gravitaire

1.1. Formule de base


Les sols sont repartis en classe d’infiltration. Leur classement est
effectué expérimentalement par les mesures in-situ au champ.

𝑭 = 𝒂𝑻𝒃 + 𝒄

𝑭 : Infiltration cumulée pendant un temps T en minutes où l’eau est en contact avec


le sol.

𝒂, 𝒃 𝑒𝑡 𝒄 : Des paramètres expérimentaux liés à chaque groupe d’infiltration qui


vont de 0,1 à 4 pour l’infiltration à la planche.
99
Irrigation Sous pression Irrigation gravitaire
Tableau 6: Groupes d’infiltration en fonction des paramètres a, b et c

100
Irrigation Sous pression Irrigation gravitaire
1.2. Convention
La méthode américaine (MA) emploie les symboles et signes suivants :
𝑫𝒏 ≡ Dose nette d’arrosage d’irrigation (𝑚𝑚) (Dose réelle)
𝑫𝒃 ≡ Dose brute en 𝑚𝑚 (dose nette + les pertes)
𝑭 ≡ Infiltration cumulée en 𝑚𝑚 pendant un temps T (𝑚𝑖𝑛𝑢𝑡𝑒𝑠)
𝑻𝒊𝒏𝒇 ≡ Durée d’infiltration (mn)
𝑸 ≡ Débit en tête
𝑸𝑼 ≡ Débit unitaire par largeur de planche
𝑻𝒂𝒗 ≡ Temps d’avancement de l’eau (Temps de ruissèlement, mn)
𝑻𝒂 ≡ Durée de l’apport en (𝑚𝑛) (temps d’irrigation)
𝑻𝒅 ≡ Durée de disparition de l’eau dans la planche
101
Irrigation Sous pression Irrigation gravitaire
𝑻𝑳 ≡ Temps de latence (c’est le temps qui sépare l’arrêt de l’irrigation et la
disparition de l’eau en tête)
𝑬 ≡ Rendement hydraulique ou efficience de la parcelle
𝑯 ≡ Hauteur de la lame d’eau
𝑰 ≡ Pente du terrain naturel
𝒏 ≡ Coefficient de rugosité de Manning
Les valeurs suivantes ont été retenues :
Terrain nu non cultivé : 𝑛 = 0,04
Culture en ligne : 𝑛 = 0,10
Culture à la volée : 𝑛 = 0,15
Culture gazonnante : 𝑛 = 0,25
𝑻 ≡ Temps de contact eau sol
𝑪𝑹 ≡ Capacité de rétention en eau du sol en 𝑚𝑚 102
Irrigation Sous pression Irrigation gravitaire

❖ Durée d’infiltration: 𝑻𝒊𝒏𝒇


𝟏ൗ
𝑫𝒏 − 𝒄 𝒃
𝑻𝒊𝒏𝒇 =
𝒂

❖ Débit unitaire: 𝑸𝑼
𝟎, 𝟎𝟎𝟏𝟔𝟕 × 𝑫𝒏 × 𝑳
𝑸𝑼 =
𝑻𝒊𝒏𝒇 − 𝑻𝑳 × 𝑬

Avec 𝑳: Longueur de la planche

103
Irrigation Sous pression Irrigation gravitaire
❖ Temps de latence : 𝑻𝑳
𝑸𝑼 𝟎,𝟐 ×𝒏𝟏,𝟐 0Τ
𝑻𝑳 = Si 𝐼 > 4 00
𝟏𝟐𝟎𝑰𝟏,𝟔

𝑸𝑼 𝟎,𝟐 ×𝒏𝟏,𝟐
𝑻𝑳 = 𝟏,𝟔 Si 𝐼 < 4 0Τ00
𝟎,𝟎𝟎𝟗𝟒×𝒏×𝑸𝑼 𝟎,𝟏𝟕𝟓
𝟏𝟐𝟎 𝑰+
𝑻𝒊𝒏𝒇 𝟎,𝟖𝟖 ×𝑰𝟎,𝟓

❖ Longueur de la planche : 𝑳
𝑫𝒏 𝟐 × 𝜶
𝑳=
𝟒×𝑲
𝑲 𝑒𝑛 𝑚/𝑠 𝜶=𝒏 𝑰 𝑳 𝑒𝑛 𝑚 𝑫𝒏 𝒆𝒏 𝒎
104
Irrigation Sous pression Irrigation gravitaire
CREVAT pose l’hypothèse qui consiste à dire que le temps d’irrigation est
égal au temps de ruissellement. Il en déduit que la longueur de la planche (L) est
donnée par l’expression :
𝜶 × 𝑫𝟐𝒏
𝑳=
𝟒𝑲

Si par ailleurs, on retient l’hypothèse la plus courante, c’est-à-dire le temps


de ruissellement est égal à la moitié du temps d’irrigation alors la formule de
CREVAT devient :
𝜶 × 𝑫𝟐𝒏
𝑳=
𝟏𝟔𝑲
𝒎𝟑
𝒎( )
𝒔
La surface du périmètre à irriguer est donnée par la formule 𝑺 = 𝒎
𝑲(𝒔)
105
Irrigation Sous pression Irrigation gravitaire

Ailleurs CAROLY propose les formules suivantes :

𝑫𝒏 𝟑
𝑻𝒂𝒗 = 𝑻𝒂 ⟹ 𝑳 = 𝟎, 𝟓𝟒𝟑𝜶
𝟒×𝑲
Avec : ൞
𝟏 𝑫𝒏 𝟑
𝑻𝒂𝒗 = 𝑻𝒂 ⟹ 𝑳 = 𝟏, 𝟏𝟗𝟑𝜶
𝟐 𝟒×𝑲

𝑻𝒂 = 𝑻𝒊𝒏𝒇 − 𝑻𝑳

106
Irrigation Sous pression Irrigation gravitaire

2. Calcul du sillon ou raie d’irrigation


Dans le cas de l’irrigation par sillon ou encore appelée à la raie,
l’infiltration concerne une seule partie du sol correspondant au périmètre
mouillé P, qui est indépendant de l’espacement entre les raies.

La méthode américaine est basée sur une expérimentation effectuée


au champ sur une série de rigole de formes et pentes diverses ayant 60 à
90m de longueur pour les sols filtrants (sols légers), et 150 à 180m pour
les sols lourds. On trace ainsi la courbe représentative de l’infiltration
cumulée et la classification des sols par groupe d’infiltration suivante est
effectuée :
107
• Tableau 7 : Groupes
d’infiltration en fonction
des paramètres a, b, c, f et g

108
Irrigation Sous pression Irrigation gravitaire
Les relations suivantes permettent de déterminer les paramètres:
𝒙 𝜷
❖ 𝑻𝒂𝒗 = 𝒆
𝒇

𝒙 ≡ abscisse du front d’avancement de l’eau dans la raie


𝒂𝒗𝒆𝒄: ቊ
𝒇 ≡ 𝑠elon le groupe d’infiltration, de même que 𝑔, au bout de la raie 𝑥 = 𝐿
𝒈𝒙
❖𝜷 = ; Avec 𝑸 ≡ Débit à l’entrée de la raie en l/s
𝑸 𝑰
𝟏ൗ
𝑾 𝒃
𝑫𝒏 × −𝒄
❖𝑻𝒊𝒏𝒇 = 𝑷
; aussi 𝑻𝒂 = 𝑻𝒊𝒏𝒇 + 𝑻𝒂𝒗
𝒂

𝑾 ≡ Ecartement entre les raies


Avec : ቐ 𝒏𝑸 𝟎,𝟒𝟐𝟓
𝑷 ≡ 𝑃é𝑟𝑖𝑚𝑡è𝑟𝑒 𝑚𝑜𝑢𝑖𝑙𝑙é (𝑒𝑛 𝑚); 𝑷 = 𝟎, 𝟐𝟔𝟓 + 𝟎, 𝟐𝟐𝟕
𝑰

109
Irrigation Sous pression Irrigation gravitaire

𝟔𝟎𝑸𝑻𝒂 Db (mm)
❖ 𝑫𝒃 = 𝒎𝒎 avec W(m) : espacement des raies
𝑾×𝑳
L( m) : longueur des raies
Ta (mn) : durée d'apport
❖ Perte par percolation Q(L/s) : débit de tête
𝑹𝒑 = 𝑭 − 𝑫𝒏

𝒃 𝑷
❖ 𝑭 = 𝒂𝑻 + 𝒄 ×
𝑾

𝑫𝒏
❖ 𝑬 = 𝟏𝟎𝟎 ×
𝑫𝒃

❖ Perte en colature
𝑹𝟎 = 𝑫𝒃 − 𝑭
110
Irrigation Sous pression Irrigation gravitaire

Exercice 1 :
Soit à irriguer un champ de 275 m de long avec une pente de
0,4%. L’espacement entre raies est de 0,75 m. La rugosité du
sol est de n=0,04. Le débit d’apport est de 0,6 l/s. On suppose
que le sol appartient au groupe d’infiltration 0,3 et que la dose
nette (Dn) est de 75 mm.
Calculer la durée de l’apport, les pertes en colature, les
pertes par percolations et le rendement.

111
Irrigation Sous pression Irrigation gravitaire

Exercice 2 :
Soit un sol dont les caractéristiques sont les suivantes : I =
1% ; n = 0,2 ; Ks=10-5 m/s.
On suppose que le sol est exempt de salinité. La RU du sol
pendant cette phase de croissance est de l’ordre de 1800
m3/ha et l’irrigation se fait à la planche.
Calculer les dimensions de la planche.

112
Projet :
Proposition d’aménagement, de planification des irrigations et de dimensionnement du réseau
Une collectivité locale voudrait aménager un périmètre agricole de superficie 12 ha, située dans la latitude 14°30
Nord et dont la température maximale se situe au mois de Mai et est de 30°C. Les besoins en eau d’irrigation seront
assurés par un forage d’une capacité 72m3/h et qui se situe à 300m du périmètre. On opte pour une irrigation par
aspersion et on donne :
- Rayon d’action d’un asperseur : R = 15 m ;
- Débit d’un asperseur : q = 2m3/h ;
- Spéculation : Oignon vert et Arachide.
En outre, Pour connaitre la texture du sol, on mesure les paramètres suivants sur un échantillon :
- Masse totale 258 g
- Volume totale 176 cm3
- Masse sèche 212 g
1. Proposer un plan d’aménagement hydro-agricole du périmètre ;
2. Proposer une planification des irrigations ;
3. Faire le dimensionnement du réseau structurant Sachant que la pression à la sortie du forage est de 3bars et que
la pression requise à l’entrée de la porte rampe est de 2 bars (avec une variation admissible de 10%).
ANNEXES
Tableau 8: Densité de semis de quelques cultures
Cultures Écartement entre linge (I) Écartement sur la ligne (E)
Aubergine 0,5 0,75
Bissap 0,6 à 0,8 0,4 à 0,5
Carotte 0,2 à 0,3 0,1 à 0,2
Choux 0,3 à 0,4 0,3 à 0,4
Concombre 1,5 à 2 0,4 à 0,5
Melon 1,5 à 2,5 0,4 à 0,5
Combo 0,9 0,4 à 0,5
Haricot 0,7 0,5
Laitue 0,25 à 0,35 0,25 à 0,35
Fraisier 0,3 et 0,7 0,3
tomate 0,5 à 1 0,4 à 0,5
Pomme de terre 0,6 0,3
Aubergine amère 0,6 0,4 à 0,5
manioc 0,85 à 1 1
Navet 0,4 0,1
oignon 0,2 0,1
pastèque 2 0,75 à 1,5
Patate douche 1 0,3
piment 0,4 à 0,8 0,4 à 0,8
poivron 0,4 à 0,5 0,4 à 0,5
ANNEXES

Photo annexe 1 : Ouverture tranchées Photo annexe 2 : pose conduites,


préparation pose tête de contrôle
ANNEXES

Photo annexe 3 : pose tête de Photo annexe 4 : tête de


contrôle en cours contrôle 4 départs posée
ANNEXES

Photo annexe 5 : raccordement Photo annexe 6 : raccordement


des portes rampes à la tète de des rampes d’irrigation (goutte
contrôle à goutte)
ANNEXES

Photo annexe 7 : Stations de


pompage
ANNEXES

Photo annexe 8 : clôture grillagée Photo annexe 9 : Filtre Anticyclone (au refoulement forage)
FIN

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