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Concours Mathématiques 2021 - Terminale

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MATH

CONCOURS GÉNÉRAL DES LYCÉES


SESSION 2021

MATHÉMATIQUES

(Classes de terminale voie générale spécialité mathématiques)

Durée : 5 heures

L'usage de la calculatrice avec mode examen actif est autorisé.


L'usage de la calculatrice sans mémoire « type collège » est autorisé.

Consignes aux candidats

- Ne pas utiliser d’encre claire


- N’utiliser ni colle, ni agrafe
- Numéroter chaque page en bas à droite (numéro de page / nombre total de pages)
- Sur chaque copie, renseigner l’en-tête + l’identification du concours :

Concours / Examen : CGL


Epreuve : 101 Matière : MATH Session : 2021

Tournez la page S.V.P.


Le sujet comporte trois problèmes indépendants.

Le candidat peut traiter les questions dans l’ordre de son choix, à condition de l’indiquer
clairement dans la copie.

La clarté et la précision de la rédaction seront prises en compte dans l’appréciation de la copie.

-2-

‒2‒
Problème 1 : Le début justifie la fin

Dans cet exercice, on considère l’ensemble, noté S , des suites (u n )n0 à valeurs réelles et telles que

exp(u n )
u n+1 =
n +1
pour tout entier n  0.
Pour tout nombre réel x, on note u(x) la suite appartenant à S et dont le premier terme vaut x. On note
également u n (x) le terme d’indice n de cette suite. Ainsi, u 0 (x) = x et u 1 (x) = exp (x).

1) Démontrer que toute suite appartenant à S est strictement positive à partir du rang 1.
2) Soit (u n )n0 une suite appartenant à S . Démontrer que, s’il existe un rang N  2 pour lequel u N  1,
alors (u n )n0 converge vers 0.
3) Soit (u n )n0 une suite appartenant à S . Démontrer que, si cette suite ne converge pas vers 0, alors
elle diverge vers +∞.

Ci-dessous, on note E 0 l’ensemble des réels x pour lesquels la suite u(x) converge vers 0, et E ∞ l’ensemble
des réels x pour lesquels u(x) diverge vers +∞.

4) Démontrer que 0 ∈ E 0 .
5) a) Démontrer, pour tout entier n  0, que la fonction x → u n (x) est strictement croissante sur R.
b) En déduire que, si x est un élément de E 0 , alors l’intervalle ] − ∞, x] est inclus dans E 0 .
6) a) Démontrer que la fonction x → exp(x)−x(x +1) est strictement positive sur l’intervalle [2, +∞[.
b) Soit (u n )n0 une suite appartenant à S . Démontrer que, s’il existe un rang N  1 pour lequel
u N  N + 1, alors (u n )n0 diverge vers +∞.
c) Démontrer que 1 ∈ E ∞ .
7) Démontrer que, si x est un élément de E ∞ , alors l’intervalle [x, +∞[ est inclus dans E ∞ .

Nous allons maintenant démontrer qu’il existe un nombre réel δ tel que l’intervalle ] − ∞, δ[ est inclus
dans E 0 et l’intervalle [δ, +∞[ est inclus dans E ∞ .

8) On définit deux suites (a n )n0 et (b n )n0 de la façon suivante. Tout d’abord, on pose a 0 = 0 et b 0 = 1.
Puis, pour tout entier n  0, on pose a n+1 = (a n + b n )/2 et b n+1 = b n si (a n + b n )/2 ∈ E 0 , et on pose
a n+1 = a n et b n+1 = (a n + b n )/2 sinon.

a) Démontrer que les suites (a n )n0 et (b n )n0 sont convergentes et ont même limite.
b) Soit δ la limite commune aux suites (a n )n0 et (b n )n0 . Démontrer que l’intervalle ] − ∞, δ[ est
inclus dans E 0 et l’intervalle ]δ, +∞[ est inclus dans E ∞ .

9) On pose c 2 = ln(ln(2)), c 3 = ln(ln(2 ln(3))) et c 4 = ln(ln(2 ln(3 ln(4)))), et plus généralement, pour tout
entier   2, c  = ln(ln(2 ln(3 ln(· · · ln(( − 1) ln()) . . .)))).
Démontrer que, pour tout entier   2, le nombre réel c  appartient à E 0 .
10) Démontrer que la suite (c  )2 converge.
11) Démontrer que δ ∈ E ∞ .

‒3‒
Tournez la page S.V.P.
2
Problème 2 : Un nombre explosif

Si α est un réel strictement positif, on définit la suite (x n ) par x 1 = α et


 
1 n
x n+1 = 1 + pour tout entier n  1,
xn

que l’on appelle suite associée à α.

On dit que le nombre α est explosif si la suite (x n ) associée à α diverge vers +∞.

Le but du problème est de prouver qu’il existe un unique nombre explosif.

Pour tout entier n  1, on désigne par f n la fonction définie sur R∗+ par
 
1 n
f n (x) = 1 + pour tout réel x > 0.
x

Ainsi, pour tout entier n  1, on a

x n+1 = f n (x n ).

Dans tout le problème, pour tout réel t , l’exponentielle de t sera notée exp(t ).

I – Un encadrement de f n (x).

Soit x un réel strictement positif.


x+1
1 1 1
1) Démontrer que  dt  .
x +1 x t x
 
1 1 1
2) En déduire que  ln 1 +  .
x +1 x x
3) En déduire que, pour tout entier n  1, on a

exp (n/(x + 1))  f n (x)  exp (n/x) .

II – Un critère d’explosivité

4) Soit α un réel strictement positif et (x n ) la suite associée à α. La suite (x n ) peut-elle être majorée ?
Peut-elle être convergente ?
n +1
Pour tout entier n  1, on pose y n = − 1.
ln(n + 2)
5) a) Étudier les variations de la fonction g définie sur [2; +∞[ par
x
g (x) = pour tout réel x  2.
ln (x + 1)

b) En déduire que, pour tout entier n  8, on a y n > e.


n
c) Démontrer que, pour tout entier n  2, on a y n > 1 et y n−1  .
ln(y n )
6) Soit α un réel strictement positif et (x n ) la suite qui lui est associée.

a) Démontrer que, pour tout entier n  8, si x n < y n−1 alors x n+1 > n + 1 et x n+2 < e.
b) En déduire que, si α est explosif, alors x n  y n−1 pour tout entier n  8.
‒5‒
5 Tournez la page S.V.P.
n
c) Démontrer que, si α est explosif, alors x n  pour tout entier n  8.
ln(y n )
n
d) Démontrer que α est explosif si et seulement si y n−1  x n  pour tout entier n  8.
ln(y n )
7) Soit α, β et γ des réels strictement positifs tels que α  β  γ. Démontrer que, si α et γ sont explosifs,
alors β est explosif.

III – Un unique nombre explosif

Soit r et s deux fonctions définies sur R∗+ et telles que s(x) > 0 pour tout réel x > 0. On désigne par r ◦ s la
fonction définie sur R∗+ par
r ◦ s(x) = r (s(x)) pour tout réel x > 0.

On pose alors h 1 = f 1 et
h n = f n ◦ h n−1 pour tout entier n  2.

De plus, on note h n (R∗+ ) l’ensemble des réels h n (x) lorsque x décrit R∗+ .

On admettra enfin que, pour tout entier n  1, la fonction h n est continue sur R∗+ .

8) a) Expliciter l’expression de h 2 (x) pour tout réel x > 0.


b) Soit α un réel strictement positif et (x n ) sa suite associée.
Pour tout entier n  1, exprimer x n+1 en fonction de h n et α.
9) a) Démontrer que, pour tout entier n  1, la fonction h n est strictement monotone sur R∗+ .
b) À l’aide de la calculatrice et sans plus de justification, déterminer des valeurs approchées à
10−2 près des réels u et v tels que ]u; v[= h 8 (R∗+ ).
Vérifier que l’on a u < e et 9 < v.
c) Démontrer que, pour tout entier n  9, on a [e; n] ⊂ h n−1 (R∗+ ).
d) En déduire que, pour tout entier n  9, on a [y n−1 ; n/ ln(y n )] ⊂ h n−1 (R∗+ ).

 
Pour tout entier n  9, on pose I n = y n−1 ; n/ ln(y n ) et on note J n l’ensemble des réels strictement positifs
x tels que h n−1 (x) ∈ I n .

10) a) Démontrer que, pour tout entier n  9, il existe des réels a n et b n tels que J n = [a n ; b n ].
b) Démontrer que, pour tout entier n  9, on a J n+1 ⊂ J n .
c) En déduire que les suites (a n ) et (b n ) convergent.

Dans toute la suite, on note α et β les limites respectives des suites (a n ) et (b n ).


De plus, on désigne par (αn ) et (βn ) les suites respectivement associées à α et β. On rappelle que cela
signifie que α1 = α et β1 = β et que, pour tout entier n  1 :

αn+1 = f n (αn ) et βn+1 = f n (βn ).

11) a) Démontrer que α et β sont explosifs.


b) Démontrer qu’un réel x > 0 est explosif si et seulement si α  x  β.

12) a) Démontrer que, pour tout entier n  9 et tout réel x ∈ I n , on a


  
 n 
| f n (x)|   f n .

ln(y n )

‒6‒
6
b) En déduire que, pour tout entier n  9 et tout réel x ∈ I n , on a
 2  
y n ln(y n ) 1 + ln(y n )
| f n (x)|  exp − ln(y n ) .
n n + ln(y n )
y n ln(n) ln(y n )
c) Démontrer que lim = 1 et que lim = 1.
n→+∞ n n→+∞ ln(n)
d) En déduire qu’il existe un entier N  9 tel que, pour tout entier n  N et tout réel x ∈ I n , on a

| f n (x)|  2.

13) Dans cette question, on désigne donc par N un tel entier.

a) Déduire du 12)d) que, pour tout entier n  N et pour tous réels x et y dans I n , on a

| f n (x) − f n (y)|  2|x − y|.

b) Démontrer que, si α < β, alors il existe un réel strictement positif C tel que

|αn − βn |  C × 2n pour tout entier n  N .

14) a) Démontrer qu’il n’existe qu’un seul nombre explosif.


b) À l’aide de la calculatrice et en indiquant l’algorithme utilisé, donner une valeur approchée de
α à 10−2 près.

‒7‒
7
Problème3
1 : Ensembles remarquables de fonctions

On note P l’ensemble des fonctions définies sur [0, +∞[ et à valeurs dans [0, +∞[.
Pour f et g dans P , on définit la fonction h = f ◦ g en posant, pour tout nombre réel x Ê 0,
¡ ¢
h (x) = f g (x) .

Si, pour tout nombre réel x Ê 0, on a f (x) Ê g (x), on note f Ê g .


On note u et v les fonctions de P définies, pour tout nombre réel x Ê 0, par

u(x) = e x − 1 et v(x) = ln(x + 1).

La fonction f est une fonction polynomiale si f est nulle ou s’il existe un entier d Ê 0 et des nombres réels
a 0 , a 1 , . . . , a d avec a d 6= 0 tels que, pour tout nombre réel x Ê 0,

f (x) = a d x d + a d −1 x d −1 + · · · + a 1 x + a 0 .
Les nombres réels a 0 , a 1 , . . . , a d sont alors appelés coefficients de la fonction polynomiale f .
Si S est un ensemble de fonctions de P , on définit les propriétés :
(P1) S contient u et v.
(P2) S contient toutes les fonctions constantes positives.
(P3) Si f et g sont dans S , alors f + g est dans S .
(P4) Si f et g sont dans S , alors f ◦ g est dans S .
(P5) Si f et g sont dans S avec f Ê g , alors f − g est dans S .
(P6) Si f et g sont dans S , alors f × g est dans S .

1) Soit T un ensemble de fonctions de P qui vérifie les propriétés (P1), (P2), (P3), (P4), (P5) et (P6).
a) Soit ` la fonction définie, pour tout nombre réel x Ê 0, par `(x) = x. Démontrer que la fonction
` est dans T .
b) Déterminer toutes les fonctions affines qui sont dans T .
c) Soit p la fonction polynomiale définie, pour tout nombre réel x Ê 0, par p (x) = 2x 2 − 3x + 4.
Démontrer que la fonction p est dans T .
d) Une fonction polynomiale de P est-elle toujours dans T ?
2) Dans cette question, on suppose que U est un ensemble de fonctions de P qui vérifie les proprié-
tés (P1), (P2), (P3), (P4) et (P5), mais on ne suppose pas qu’il vérifie la propriété (P6). La réponse
donnée à la question d) est-elle encore valable ?
3) Dans cette question, on suppose que V est un ensemble de fonctions de P qui vérifie les proprié-
tés (P1), (P2), (P4), (P5) et (P6), mais on ne suppose pas qu’il vérifie la propriété (P3).
a) Soit d un entier naturel non nul. On note Q d la fonction définie, pour tout nombre réel x Ê 0,
par

Q d (x) = (x + 1)d − 1.
Montrer que Q d ∈ V .
b) Soit d un entier naturel non nul. Démontrer qu’il existe des nombres entiers a 1 , . . . , a d supé-
rieurs ou égaux à 1 tels que, pour tout nombre réel x Ê 0,

(x + 1)d = a d x d + a d −1 x d −1 + · · · + a 1 x + 1.

Étant donné un nombre réel x Ê 0, on introduira une variable aléatoire suivant une loi bino-
x
miale de paramètres d et .
1+x
c) Soit f une fonction polynomiale telle que f (0) = 0. Montrer qu’il existe un nombre réel c Ê 0 et
un entier naturel non nul d tels que la fonction qui, à tout nombre réel x Ê 0, associe

c(x + x 2 + · · · + x d ) − f (x)
est une fonction polynomiale dont tous les coefficients sont positifs ou nuls.
d) En déduire que, si f est une fonction polynomiale de P telle que f (0) = 0, alors f est dans V .
e) Soit f une fonction dans P .
• On dit que f est segmentée si elle vérifie la propriété :
pour tout nombre réel a Ê 0, il existe un nombre réel b Ê 0 tel que, pour tout x vérifiant
0 É x É a,
0 É f (x) É b.
• On dit que f est bornée si elle vérifie la propriété :
il existe un nombre réel b Ê 0 tel que pour tout nombre réel x Ê 0,
0 É f (x) É b.
On note alors A l’ensemble des fonctions segmentées et B l’ensemble des fonctions segmen-
tées qui sont nulles en 0 ou bornées.
i. Soit f une fonction dans P . On suppose f bornée. Démontrer que f est segmentée. La
réciproque est-elle vraie ?
ii. Montrer que A satisfait les propriétés (P1) à (P6).
iii. Montrer que B satisfait les propriétés (P1), (P2), (P4), (P5) et (P6), mais ne satisfait pas la
propriété (P3).
f) Une fonction polynomiale dans P est-elle nécessairement dans V ?

Problème 2 : Les nombres joviaux

NE PAS FAIRE
Soient n et p deux entiers tels que p Ê 2 et n Ê 1. On dit que p est jovial d’ordre n s’il existe des entiers
a 1 , . . . , a n tels que
1 1
2 É a 1 < a 2 < · · · < a n , a n = p et +···+ = 1.
a1 an
1 1 1 1

CE PROBLEME
Ainsi, 12 est jovial d’ordre 4 car + + + = 1.
2 4 6 12
Un entier p Ê 2 est dit jovial s’il existe un entier n Ê 1 tel que p soit jovial d’ordre n.

I – Quelques exemples

1) Montrer que, si l’entier p est jovial d’ordre n, alors n É p − 1.

NE PAS FAIRE
2) Existe-t-il des entiers joviaux d’ordre 2 ? Montrer que 2 et 4 ne sont pas joviaux.
3) Montrer qu’un entier premier n’est pas jovial.
4) Quel est le plus petit entier jovial ?
5) Déterminer tous les entiers joviaux d’ordre 3.

CE PROBLEME
¡ ¢
6) Soit p un entier jovial. Montrer que 2p et p p + 1 sont joviaux.
7) Montrer que le produit de deux entiers joviaux est jovial.

II – Deux suites d’entiers

NE PAS FAIRE
On définit les suites (u n )n∈N∗ et (v n )n∈N∗ par u 1 = 1 et, pour tout entier n Ê 1,

v n = 1 + un et u n+1 = u n (1 + u n ).

CE PROBLEME
1) Montrer, pour tout n Ê 3, que u n est un entier jovial d’ordre n.
2) Montrer, pour tout n Ê 1, que v n+1 = v 1 v 2 · · · v n + 1.

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