TOMODENSITOMÉTRIE ( TDM )
1. Principe général
• Apparue à la fin des années 1970
• TDM ou scanner : examen de base
dans la pratique médicale actuellement
TOMODENSITOMÉTRIE ( TDM )
1. Principe général
• Apparue à la fin des années 1970
• TDM ou scanner : examen de base
dans la pratique médicale actuellement
TOMODENSITOMÉTRIE ( TDM )
1. Principe général
• Elle a bénéficié de nombreux perfectionnements :
- augmentation très importante de la
résolution spatiale, de la vitesse de
rotation du tube et des détecteurs
- augmentation de la puissance de calcul
réduction de la durée des examens
2. Tomodensitométrie et rayons X
2. Tomodensitométrie et rayons X
2. Tomodensitométrie et rayons X
2. Tomodensitométrie et rayons X
2. Tomodensitométrie et rayons X
• Le tube et les détecteurs tournent
autour de l’objet à examiner
• Le faisceau de RX est fin et tourne
autour du patient
2. Tomodensitométrie et rayons X
• Le faisceau de RX traversant un objet
homogène d’épaisseur x subit une
atténuation, fonction de la densité
électronique de l’objet
2. Tomodensitométrie et rayons X
• Le recueil des RX est assuré par des
détecteurs situés à l'opposé du tube
• Pour chaque position du faisceau, le
détecteur mesure une quantité de RX
2. Tomodensitométrie et rayons X
• Ce chiffre est enregistré par une
mémoire qui va accumuler les chiffres
de densité radiologique sous les
différents angles dans les différentes
directions
Principe du scanner
• Pour un plan de coupe donné, la détection et l'enregistrement du flux
photonique sont réalisés pour chaque position du tube lors de sa rotation.
Les informations sont ensuite traitées et fournissent une information en
densité pour chaque région élémentaire de la matrice ( le pixel )
2. Tomodensitométrie et rayons X
• La matrice est un tableau composé de
n lignes et de n colonnes définissant
un carré élémentaire ou pixel
2. Tomodensitométrie et rayons X
• A chaque pixel de la matrice
correspond une valeur d’atténuation ou
de densité
2. Tomodensitométrie et rayons X
• Le champ et la matrice de reconstruction
déterminent la taille des pixels
• La taille du pixel est le rapport entre la
largeur du champ et la taille de la matrice
2. Tomodensitométrie et rayons X
• L'augmentation de la taille du pixel
améliore le rapport signal sur bruit
mais diminue la résolution spatiale
2. Tomodensitométrie et rayons X
• Le nombre de mesures définit la
matrice de l'image
• Actuellement, la taille courante des
images est 1024 x 1024 pixels
2. Tomodensitométrie et rayons X
• L'image obtenue est une coupe dont
chaque point est calculé à partir d'un
traitement mathématique des
informations recueillies sous les angles
différents au cours de la rotation
2. Tomodensitométrie et rayons X
• En entrecroisant les informations, le
calculateur attribue à chaque point de
l'espace un chiffre de densité exprimé
en unité Hounsfield ( uH )
2. Tomodensitométrie et rayons X
• L’échelle de Hounsfield varie de
- 1000 uH à + 1000 uH
• Le 0 de référence est donné par la
densité de l'eau
Echelle de Hounsfield
• Air : < - 1000 uH
• Graisse : - 100 uH et – 10 uH
• Eau : 0 uH
• Liquides : 10 uH et 30 uH
• Tissus : 20 uH et 30 uH
• Cartilage : 60 uH et 150 uH
• Os compact : > 1000 uH
Scanner crânien passant par les noyaux
gris centraux
• Le liquide contenu dans les ventricules apparaît en noir et
correspond au niveau 0 de l'échelle de Hounsfield.
• La boîte crânienne apparaît en blanc, et le tissu cérébral dans
une densité intermédiaire
2. Tomodensitométrie et rayons X
• Les filtres de convolution laissant
passer les hautes fréquences
( filtres durs ) améliorent la résolution
spatiale mais augmentent le bruit
2. Tomodensitométrie et rayons X
• À l'inverse, les filtres privilégiant les
hautes fréquences limitent le bruit et
améliorent la résolution en densité
3. Évolutions successives du
scanner
• Objets :
- augmenter la vitesse de rotation
du tube à R X pour améliorer la
résolution temporelle
3. Évolutions successives du
scanner
• Objets :
- augmenter la vitesse de déplacement de la
table pour permettre une meilleure utilisation
des injections de contraste, notamment pour
l'étude des vaisseaux
3. Évolutions successives du
scanner
• Objets :
- améliorer la résolution en augmentant
le nombre des détecteurs
3. Évolutions successives du
scanner
• Chacune des évolutions a nécessité
une évolution parallèle des systèmes
informatiques qui doivent traiter des
données de plus en plus nombreuses
et complexes (reconstruction des
hélices) et les faire de plus en plus vite
4. Scanners fonctionnant en
mode incrémental
• Chaque rotation du tube génère une
image acquise à un niveau donné
• La table reste fixe pendant l'acquisition
4. Scanners fonctionnant en
mode incrémental
• Le mouvement de la table se fait entre
deux acquisitions
• Son incrémentation définit la distance
séparant le milieu de deux coupes
consécutives
4. Scanners fonctionnant en
mode incrémental
• Même si les temps de rotation des
tubes ont baissé considérablement en
passant d'une minute sur les premières
machines à deux secondes sur les plus
récentes, ce mode d'exploration reste
très lent
4. Scanners fonctionnant en
mode incrémental
• Chaque accélération et décélération
ainsi que la nécessité d'attendre le
refroidissement du tube représentent
un temps mort dans le processus
d'acquisition
4. Scanners fonctionnant en
mode incrémental
• L'apnée doit être obtenue pour chaque
niveau de coupe avec l'inconvénient de
ne pas pouvoir utiliser les injections de
contraste à débits élevés pour une
étude vasculaire
5. Principe du scanner hélicoïdal
• Une rotation continue du tube et des
détecteurs pendant l'acquisition a été
obtenue grâce à la suppression des
câbles et par l'amélioration des
systèmes de refroidissement
• La rotation du tube se fait sur 360°/sec
5. Principe du scanner hélicoïdal
• Les détecteurs constituent l'un des
points clés de la qualité des images
• Ils sont constitués de 500 à 900
cellules de détection dessinant un arc
de cercle dans le plan transverse, à
l'opposé du tube
5. Principe du scanner hélicoïdal
• Deux types de détecteurs sont utilisés :
- chambres d'ionisation au xénon
sous pression
- détecteurs solides
5. Principe du scanner hélicoïdal
• L'incrémentation de la table est
continue pendant l'acquisition
• Donc le mouvement du tube et des
détecteurs dessinent un hélice autour
du patient
Principe du scanner hélicoïdal
• Le déplacement de
la table est continu
pendant la rotation
du tube qui dessine
une hélice autour du
patient, d'où
l'expression
scanner hélicoïdal.
5. Principe du scanner hélicoïdal
• L'acquisition hélicoïdale impose un
calcul complémentaire appelé
interpolation visant à supprimer les
artéfacts liés au déplacement du
patient
5. Principe du scanner hélicoïdal
• La réduction du temps d'acquisition
influe considérablement sur les
modalités d'injection de produit de
contraste
5. Principe du scanner hélicoïdal
• Elle aboutit à une réduction de la
quantité injectée et/ou à une meilleure
opacification des différentes structures
5. Principe du scanner hélicoïdal
• L'acquisition hélicoïdale permet de
réaliser des coupes chevauchées sans
allonger la durée d'acquisition et sans
augmenter la dose de rayons X délivrée
au patient
5. Principe du scanner hélicoïdal
• Celles-ci améliorent la détection des
lésions ainsi que la qualité des
reconstructions
6. Facteurs influençant
l'acquisition hélicoïdale
• La collimation détermine l'épaisseur
nominale de la coupe
• En mode hélicoïdal, l'épaisseur réelle
de la coupe obtenue est aussi
influencée par la vitesse d'avance de la
table et par le mode d'interpolation
6. Facteurs influençant
l'acquisition hélicoïdale
• La notion de pitch est un rapport entre
le déplacement de la table et la
collimation du faisceau
Pitch = Déplacement de la table (en mm) par rotation
Collimation du faisceau (en mm)
6. Facteurs influençant
l'acquisition hélicoïdale
• Si le pitch augmente (sans modification
de la collimation), la vitesse de la table
augmente, la dose délivrée au patient
diminue et l'épaisseur de coupe
effective augmente
6. Facteurs influençant
l'acquisition hélicoïdale
• La réduction du temps de rotation
s'accompagne d'une augmentation du
nombre de mesures devant être
effectuées et d'une élévation de
l'intensité du courant
6. Facteurs influençant
l'acquisition hélicoïdale
• Les performances du tube limitent la
durée maximale de l'acquisition
• La longueur du volume exploré dépend
de la durée totale de l'acquisition et de
la vitesse d'avance de la table
7. Paramètres de reconstruction
• L'interpolation est un calcul nécessaire
à la reconstruction des images axiales
à partir d'une acquisition hélicoïdale
7. Paramètres de reconstruction
• Les données doivent donc être traitées
avant la reconstruction des images
pour aboutir à une image axiale sans
artéfacts
7. Paramètres de reconstruction
• L'acquisition hélicoïdale permet de
choisir l'incrémentation à posteriori
• Les coupes peuvent être reconstruites
chevauchées, jointives ou espacées
alors que l'examen est terminé
8. Scanners multibarrettes
• Ils ont été proposés à partir de 1998 par
plusieurs constructeurs avec quatre
systèmes de recueil de données
connectés à des barrettes
multidétecteurs de façon à acquérir
simultanément 4 niveaux de coupe
8. Scanners multibarrettes
• Cette technique multiplie par quatre la
vitesse d'acquisition des données par
rapport à un scanner monobarrette
8. Scanners multibarrettes
• De plus, un certain nombre de ces
scanners ont une vitesse de rotation du
tube de 0,5 sec/ tour
• Donc 2 fois plus rapides que la
majorité des scanners monobarrettes
8. Scanners multibarrettes
• La combinaison de ces 2 facteurs fait
que la vitesse d'acquisition peut être
augmentée d'un facteur 8
8. Scanners multibarrettes
• Avec ces caractéristiques, les examens
peuvent comprendre des coupes plus
fines et donc une meilleure résolution
dans l'axe longitudinal du patient
8. Scanners multibarrettes
• Des acquisitions plus rapides résultent
une meilleure résolution temporelle et
moins d'artéfacts cinétiques
8. Scanners multibarrettes
• L'opacification vasculaire est meilleure
car les débits de produit de contraste
injectés peuvent être supérieurs
9. Principe des scanners multibarrettes
• Ils utilisent un tube à rayons X associé
à plusieurs rangées, réelles ou
reconstituées de détecteurs
9. Principe des scanners multibarrettes
• Chaque barrette contient 500-900
éléments connectés à un système
d'acquisition de données
Scanner multicoupe
• Scanner multidétecteurs
(4 barrettes) : pour une
exposition donnée, on peut
recueillir des informations
sur 4 plans différents de
façon simultanée,
contrairement au scanner
monobarrette qui ne permet
d'acquérir des informations
que sur un seul plan à la fois
9. Principe des scanners multibarrettes
• Actuellement, on en distingue deux principes
de détection :
- les systèmes dont les éléments sont
tous de la même taille appelés détecteurs
matriciels
- les systèmes dont les éléments ne sont
pas tous de même taille appelés réseaux de
détection modulable
10.Avantages du système de
scanner multibarrettes
• Le système peut être utilisé soit :
- pour réduire le temps d'acquisition
- pour augmenter la résolution spatiale
en utilisant des collimations plus fines
- pour avoir une couverture plus
longue
10. Avantages du système de
scanner multibarrettes
• La solution la plus avantageuse consiste en
un compromis entre ces différentes options
qui permet :
- une meilleure résolution spatiale grâce à
une réduction des artéfacts de mouvement
liés au péristaltisme digestif, à la contractilité
cardiaque, à la respiration et à des temps
d'apnée plus courts
10. Avantages du système de
scanner multibarrettes
- des reconstructions dans d'autres plans et
tridimensionnelles de meilleure qualité grâce à des
coupes plus fines qui diminuent les volumes partiels
- une meilleure identification des structures
vasculaires grâce à la rapidité du balayage qui permet
l'utilisation de débits d'injection plus élevés.