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Désarmement

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Bienvenue aux Nations Unies

UN logoPaix, dignité et égalité

sur une planète saine

Pile d'armes en train de brûler.

Des armes sont brûlées lors du lancement du processus de désarmement, démobilisation, réhabilitation
et réintégration (DDRR) à Muramvya, au Burundi. L'armée burundaise s'est volontairement engagée à
être désarmée sous les auspices des Casques bleus. Photo ONU/Martine Perret

QUESTIONS THÉMATIQUES

Désarmement

Depuis la création de l’Organisation, les objectifs du désarmement multilatéral et de la limitation des


armements sont au centre des efforts qu’elle fournit pour maintenir la paix et la sécurité
internationales.

L’ONU accorde la priorité absolue à la réduction voire l’élimination des armes nucléaires, la destruction
des armes chimiques et le renforcement de l’interdiction des armes biologiques, qui font toutes peser
les pires menaces sur l’humanité.

Son objectif n’a pas changé au fil des ans, mais la portée des délibérations et des négociations a évolué
en fonction des réalités politiques et de la situation internationale.

La communauté internationale lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre et des
mines terrestres, qui constituent une menace pour les sociétés et nuisent aux civils, en particulier aux
femmes et aux enfants. Il est reconnu que les différents types d'armes ont un impact différent sur les
personnes de tous les sexes et de tous les âges.

L’Organisation se penche également sur les répercussions des nouvelles technologies de l’information et
des communications ainsi que d’autres technologies émergentes sur la sécurité internationale.
Grâce à des efforts internationaux, un certain nombre de traités et d'instruments multilatéraux ont été
établis dans le but de réglementer, de restreindre ou d'éliminer certaines armes classiques et de réguler
le commerce international des armes. Il s'agit notamment de la Convention sur l’interdiction de l’emploi,
du stockage, de la production et du transfert des mines antipersonnel et sur leur destruction, de la
Convention sur les armes à sous-munitions et la Convention sur l'interdiction ou la limitation de l'emploi
de certaines armes classiques qui peuvent être considérées comme produisant des effets traumatiques
excessifs ou comme frappant sans discrimination. Le Traité sur le commerce des armes réglemente le
transfert international des armes conventionnelles en fixant des normes internationales communes,
tandis que Programme d’action en vue de prévenir, combattre et éliminer le commerce illicite des armes
légères sous tous ses aspects agit aux niveaux national, régional et mondial pour lutter contre ce fléau.

Le désarmement nucléaire et la non-prolifération

Les armes nucléaires sont les armes les plus dangereuses qui existent. Une seule d’entre elles peut
détruire une ville entière, faire des millions de morts et mettre en péril l’environnement naturel et la vie
des futures générations du fait de ses conséquences catastrophiques sur le long terme. Ces armes font
courir des dangers du fait même de leur existence.

Les armes nucléaires n’ont été utilisées que deux fois pendant une guerre – lors des bombardements
d’Hiroshima et de Nagasaki en 1945 – mais il resterait environ 12 500 armes de ce type dans le monde
aujourd’hui et il a été procédé à plus de 2 000 essais d’armes nucléaires à ce jour. Le désarmement est la
meilleure protection contre ces dangers, mais jusqu’à présent la poursuite de cet objectif a été un défi
d’une extrême difficulté.

L’ONU s’efforce d’éliminer ces armes depuis sa création. La première résolution adoptée par
l’Assemblée générale des Nations Unies en 1946 a créé une commission chargée d’étudier, entre autres,
les problèmes soulevés par la découverte de l’énergie atomique. La Commission devait présenter des
propositions en vue, notamment, d’assurer le contrôle de l’énergie atomique dans la mesure nécessaire
pour assurer son utilisation à des fins purement pacifiques.

Plusieurs traités multilatéraux ont depuis lors été conclus en vue de prévenir la prolifération et les essais
nucléaires tout en promouvant les progrès en matière de désarmement nucléaire.
Il s'agit du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (NPT), du raité interdisant les essais
d’armes nucléaires dans l’atmosphère, dans l’espace extra-atmosphérique et sous l’eau, aussi appelé
Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (CTBT), qui a été signé en 1996 mais n’est pas encore
entré en vigueur, et du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TPNW).

IAEA safeguards inspectors at work

Les garanties nucléaires de l'Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) visent à dissuader le
détournement de matières nucléaires ou l'utilisation abusive de la technologie pour des activités
interdites, et à garantir que la technologie nucléaire est mise exclusivement au service de la paix et du
développement. Photo : AIEA

Les missiles

Les missiles demeurent au premier rang des préoccupations, des discussions et des initiatives
internationales. Leur capacité de transporter et de lancer des charges d’armes de destruction massive
rapidement et avec précision en fait un problème politique et militaire de la plus haute importance. En
outre, les divergences d’opinions internationales sur les questions relatives aux missiles entravent les
efforts déployés dans les enceintes multilatérales.

Il n’existe aujourd’hui aucun instrument multilatéral juridique chargé d’examiner cette question.

Conformément aux résolutions de l’Assemblée générale, trois groupes d’experts gouvernementaux


consacrés au problème des missiles ont été mis en place au sein des Nations Unies. Il existe aujourd’hui
plusieurs autres régimes multilatéraux visant à limiter la prolifération des missiles et des technologies
connexes. Ceux-ci incluent notamment le Code de conduite de La Haye (HCOC) et le Régime de contrôle
de la technologie des missiles (MTCR).
Les armes biologiques et chimiques

Le tabou international contre les armes biologiques et chimiques est né des horreurs de la Première
Guerre mondiale. Leur utilisation a longtemps été établie comme contraire aux lois de l'humanité et aux
exigences de la conscience publique.

Les armes biologiques diffusent des organismes pathogènes ou des toxines pour nuire ou tuer les
humains, les animaux ou les plantes. Elles peuvent être mortelles et très contagieuses. Les maladies
causées par de telles armes ne se limiteraient pas aux frontières nationales mais pourraient se propager
rapidement à travers le monde entier.

Les rejets délibérés d'agents biologiques ou de toxines par des acteurs étatiques ou non étatiques
auraient des conséquences dramatiques. Au-delà de la perte tragique en vies humaines, de tels
événements pourraient provoquer des pénuries alimentaires, des catastrophes environnementales et
économiques dévastatrices, ainsi que des maladies.

Les efforts déployés depuis longtemps pour éliminer globalement ces armes de destruction massive ont
finalement porté leurs fruits avec la conclusion, en 1972, de la Convention sur l’interdiction de la mise
au point, de la fabrication et du stockage des armes biologiques.

La Convention sur les armes biologiques (BWC) interdit effectivement le développement, la production,
l'acquisition, le transfert, le stockage et l'utilisation d'armes biologiques et à toxines. Il s'agit du premier
accord multilatéral de désarmement qui prévoie l’élimination de toute une catégorie d’armes de
destruction massive sous contrôle international d’application universelle.

Les armes chimiques

people in protective gear inspecting liquid

Formation de la prochaine génération d'inspecteurs professionnels de l’Organisation pour l’interdiction


des armes chimiques (OAIC) en préparation du déploiement sur une mission. Photo : OIAC
L’utilisation moderne des substances chimiques comme instrument de guerre remonte au début de la
Première Guerre mondiale, lorsque les deux parties au conflit ont fait usage de gaz toxique pour infliger
des souffrances indicibles et causer des pertes importantes sur le champ de bataille.

Ces armes consistaient fondamentalement dans des produits commercialisés bien connus ajoutés à des
munitions standard telles que grenades et obus d’artillerie. Le chlore, le phosgène (un agent suffocant)
et le gaz moutarde (qui inflige des brûlures de la peau douloureuses) étaient au nombre des produits
chimiques utilisés.

Ces armes frappaient sans discrimination et avaient des effets souvent dévastateurs. Elles ont fait près
de 100 000 morts. Depuis la Première Guerre mondiale, les armes chimiques ont fait plus d’un million de
morts dans le monde.

Les efforts déployés depuis longtemps pour éliminer globalement ces armes de destruction massive ont
finalement porté leurs fruits avec la conclusion, en 1993, de la Convention sur les armes chimiques.

Cette Convention est unique en son genre, car il s’agit du premier traité multilatéral qui interdit toute
une catégorie d’armes de destruction massive : de la mise au point, fabrication, stockage et leur emploi.
La Convention a également pour objectifs d’empêcher la réapparition des armes chimiques, d’assurer
l'élimination des stocks existants de telles armes et, ce faisant, mettre le monde à l'abri de la menace
d'une guerre chimique.

Les armes classiques

Les armes classiques sont des armes autres que les armes de destruction massive. Ce sont les armes les
plus connues et les plus utilisées dans les situations de conflit et de crime. Elles englobent une large
gamme d'équipements, notamment les :

Chars de combat ;

Véhicules blindés de combat ;


Systèmes d'artillerie de gros calibre ;

Avions de combat et les véhicules aériens de combat sans équipage (UCAV) ;

Hélicoptères d'attaque ;

Navires de guerre ;

Missiles et lanceurs de missiles ;

Mines terrestres ;

Armes à sous-munitions ;

Armes légères et armes légères et munitions.

La Charte des Nations Unies n'interdit pas à ses États Membres de posséder et d'utiliser des armes
conventionnelles lorsque cela est fait en conformité avec le droit international. C'est la raison pour
laquelle les termes « contrôle des armements » et « limitations des armements » sont plus souvent
utilisés que « désarmement » en référence aux armes classiques.

Certaines armes classiques, cependant, peuvent susciter des préoccupations d’ordre humanitaires en
raison de la manière dont les armes sont ou peuvent être utilisées, soit du fait de leur conception qui les
rend incompatibles avec le droit international humanitaire.

Des premiers efforts pour répondre à ces préoccupations avaient déjà été amorcés au XIXe siècle. Un
exemple plus récent de réglementations et de limitations juridiquement contraignantes concernant
l'utilisation des armes classiques est la Convention de 1980 sur l'interdiction ou la restriction de l'emploi
de certaines armes classiques.

La Convention sur certaines armes classiques (CCW) est un instrument majeur du droit international
humanitaire. Regroupant cinq protocoles, le CCW vise à interdire ou à restreindre l’usage de plusieurs
types d’armes qui frappent aveuglément la population civile ou qui causent des souffrances inutiles aux
combattants.

men seen from above, sorting weapons and ammunition

Un Casque bleu de la Mission des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUC) fait le
point sur les armes et munitions collectées lors du processus de démobilisation à Matembo, au Nord-
Kivu, en République démocratique du Congo (RDC). Photo ONU/Martine Perret
Les mines terrestres

Chaque jour, des personnes meurent ou perdent un membre parce qu’elles marchent sur une mine
terrestre. Cela principalement dans des pays en paix, et la majorité des victimes sont des civils.

Les mines antipersonnel sont interdites en vertu de la Convention sur l’interdiction des mines
antipersonnel, adoptée en 1997. Elle interdit le stockage, le transfert et l’utilisation de mines terrestres
antipersonnel, exige que les pays déminent leur territoire tout en enjoignant tout État en mesure de le
faire de fournir une assistance aux pays touchés.

Plus de 160 pays sont devenus partie au traité. Ses effets positifs comprennent une réduction marquée
du nombre des blessés, un nombre accru des États exempts de mines, la destruction de stocks et une
amélioration de l’assistance aux victimes.

deminer at work

Un membre du Service d'action contre les mines des Nations Unies (UNMAS) nettoie la base des Nations
Unies dans la région de Juba des munitions non explosées (UXO) à la suite d'affrontements violents
entre les deux forces gouvernementales sud-soudanaises. Photo ONU/Eric Kanalstein

La lutte antimines

Les mines terrestres et les restes explosifs de guerre font chaque jour des victimes, pour la plupart des
enfants, des femmes et des personnes âgées. En 2017, on recensait plus de 8 600 victimes de mines, de
restes explosifs de guerre et d’engins explosifs improvisés déclenchés par des victimes, soit plus du
double qu’en 2014. Dans le monde, 70 États et 4 territoires sont encore contaminés par quelques 110
millions de mines et autres restes explosifs de guerre. Cette situation est la conséquence de conflits qui
ont duré des années, voire des décennies.

Douze départements, organismes, programmes et fonds des Nations Unies jouent un rôle dans les
programmes d’action antimines dans 30 pays et trois territoires. Ils ont en commun une vision d’un
monde libéré de la menace des mines terrestres et des restes explosifs de guerre, dans lequel les
personnes et les communautés vivent dans un environnement sans risque propice au développement et
où les besoins des victimes sont satisfaits.
Les activités de lutte antimines permettent aux Casques bleus de mener à bien leurs patrouilles, aux
organismes humanitaires de fournir une assistance et aux citoyens de vivre sans avoir peur qu'un seul
faux pas ne leur coûte la vie. La lutte antimines ne consiste pas simplement à retirer des mines mais
englobe également des efforts visant à mettre les populations hors de danger, à aider les victimes à
recouvrer leur autonomie et leur activité au sein de la collectivité et à créer les possibilités de stabilité et
de développement durables.

Une politique définie conjointement par ces institutions détermine la répartition du travail au sein des
Nations Unies. Une grande partie du travail effectif, comme le déminage et l’éducation aux risques liés
aux mines, est effectuée par des organisations non gouvernementales. Toutefois, des sous-traitants
commerciaux et, dans certaines situations, des militaires fournissent également des services d’action
humanitaire antimines en finançant des opérations ou en offrant des services aux personnes et aux
communautés affectées par les mines terrestres et les restes explosifs de guerre.

Établi en 1997, le Service de la lutte antimines des Nations Unies (UNMAS) est une division du
Département des opérations de paix. C'est le centre de coordination de la lutte antimines au sein du
système des Nations Unies. Il s’efforce, en collaborant avec les départements, institutions, fonds et
programmes des Nations Unies, de faire en sorte que la réponse des Nations Unies au problème des
mines terrestres et des restes explosifs de guerre, y compris les armes à sous-munitions, soit efficace,
proactive et coordonnée. Il évalue et surveille en permanence la menace que représentent les mines et
les munitions non explosées et élabore des politiques et des normes. Le service mobilise des ressources
et plaide en faveur de l'interdiction mondiale des mines terrestres antipersonnel.

En 2022, l'UNMAS a obtenu d'importants succès, notamment la destruction de 109 976 restes explosifs
de guerre, de 397 engins explosifs improvisés et de 5 970 mines terrestres. En outre, 159 kilomètres
carrés de terres ont été déclarés sans danger, tandis que 8 468 kilomètres de routes ont été étudiés,
déminés et déclarés sans danger. Il a également dispensé des cours de sensibilisation aux risques liés
aux munitions explosives à plus de 2,6 millions de personnes et a aidé plus de 742 victimes de munitions
explosives.

Les Nations unies s'attaquent aux problèmes posés par les mines terrestres depuis les années 1980. Elles
ont pris des mesures décisives pour lutter contre l'utilisation d'armes frappant sans discrimination
lorsqu'elles ont parrainé la Convention sur l'interdiction ou la limitation de l'emploi de certaines armes
classiques. En 1996, cette convention a été renforcée afin d'inclure l'utilisation des mines terrestres dans
les conflits internes et d'exiger que toutes les mines soient détectables.
La Convention des Nations Unies de 1997 sur l'interdiction de l'emploi, du stockage, de la production et
du transfert des mines antipersonnel et sur leur destruction (Convention sur l'interdiction des mines)
interdit la production, l'utilisation et l'exportation de ces armes et bénéficie d'un soutien quasi universel.
Elle compte 164 États parties en février 2024.

La Journée internationale pour la sensibilisation au problème des mines et l’assistance à la lutte


antimines (4 avril) est l’occasion d’attirer l’attention sur les besoins des victimes des mines et des restes
explosifs de guerre.

Le 14 avril 2015, l’ancien Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, a désigné l’acteur britannique
Daniel Craig, qui incarne notamment James Bond au cinéma, comme premier Mandataire mondial des
Nations Unies pour l’élimination des mines et engins explosifs.

Messsage de l'acteur Daniel Craig à l'occasion de la Journée internationale pour la sensibilisation au


problème des mines (2019) (Sous-titres disponibles en français)

Les armes à sous-munitions

Une arme à sous-munitions consiste en un obus creux qui est largué des airs ou tiré du sol. Il s'ouvre
dans les airs et libère des bombes plus petites, ou sous-munitions, qui peuvent se compter par
centaines. Par conséquent, tout le monde dans ces zones, y compris les civils, court le risque d'être
blessé ou même tué. Parfois, les plus petites sous-munitions n’explosent pas immédiatement ; elles
peuvent donc tuer ou mutiler de manière aléatoire, même longtemps après la fin d'un conflit.

Les organismes du système des Nations Unies, dans le cadre de leurs activités sur le terrain, ont
rencontré de nombreux types d’armes à sous-munitions. Il ressort de leur expérience que tous les types
d’armes à sous-munitions utilisés à ce jour provoquent des dommages inacceptables aux civils.

En 2008, la Convention sur les armes à sous-munitions a été adoptée par plus de 100 pays. Ils ont
convenus d’interdire complètement ces armes. En vertu de la Convention, un certain nombre de tâches
ont été confiées au Secrétaire général de l’ONU :
collecte et diffusion des rapports de transparence présentés par les États parties et aux États parties ;

aide et éclaircissements relatifs au respect des dispositions de la Convention ;

convocation des réunions des États parties.

La Convention sur les armes à sous-munitions interdit en toutes circonstances l'utilisation, la mise au
point, la production, l'acquisition, le stockage et le transfert d'armes à sous-munitions, ainsi que
l'assistance ou l'encouragement de quiconque à s'engager dans des activités interdites. La convention
apporte une réponse internationale globale aux souffrances causées par l'utilisation d'armes à sous-
munitions et de leurs résidus, afin de prévenir la prolifération et l'utilisation future de ces armes.

Selon l'Observatoire des armes à sous-munitions (Cluster Munition Monitor - CMC), créé en partenariat
avec l'ONU, le nombre de civils tués par des armes à sous-munitions a augmenté de façon spectaculaire
en 2022. Le dernier rapport publié par le groupe de la société civile indique que 1 172 personnes ont été
tuées ou blessées en 2022, ce qui est le chiffre le plus élevé depuis le début des rapports réguliers en
2010.

Les munitions

Les munitions stockées peuvent devenir dangereuses si elles ne sont pas convenablement entreposées.
Des explosions imprévues de munitions ont touché plus de 60 pays dans le monde entier, faisant des
milliers de victimes au cours des 15 dernières années.

De plus, lorsque les dépôts de munitions ne sont pas bien gérés, ils peuvent constituer une source
systématique de détournement de munitions vers des groupes armés et des criminels, ce qui fait durer
les conflits et les activités criminelles armées.

L’ONU s’efforce, au moyen de son programme Safeguard, de rendre les stocks plus sûrs et plus
sécurisés.

peacekeeper examines magazines from automatic weapons


Un Casque bleu des Nations Unies du bataillon indien de la MONUC examine des chargeurs AK-47
stockés dans un entrepôt après qu'ils aient été récupérés lors du processus de démobilisation à
Matembo, au Nord-Kivu, en RDC. Photo ONU/Martine Perret

Le commerce des armes

La disponibilité d'armes et de munitions entraîne des souffrances humaines : la répression politique, la


criminalité et la terreur parmi les populations civiles. Les transferts d'armes illicites peuvent déstabiliser
une région entière, permettre des violations des embargos sur les armes et contribuer aux violations des
droits humains dans les pays en proie à des conflits et à des niveaux élevés de violence. Les États
touchés par un conflit ou une criminalité généralisée ont le plus de difficultés à atteindre les objectifs de
développement durable.

L'adoption par l'Assemblée générale des Nations Unies en avril 2013 du Traité sur le commerce des
armes (TCA) a marqué un tournant dans les efforts de la communauté internationale pour réguler le
commerce mondial des armes classiques et promouvoir la paix et la sécurité.

Avant l'adoption du TCA, il n'existait pas de règles juridiques mondiales régissant le commerce des
armes classiques. Ce Traité établit donc des normes internationales solides pour aider à guider les
gouvernements dans leur décision d'autoriser ou non les transferts d'armes. Il prévoit une coopération
et une assistance pour aider les pays à développer des systèmes réglementaires adéquats et des stocks
d'armes sûrs.

Le genre et le désarmement

Les conflits armés et les problèmes liés aux armes et à la sécurité affectent les personnes différemment
en fonction de leur sexe et d'autres facteurs. Les processus et politiques de désarmement et de contrôle
des armements sont plus efficaces lorsque les réalités auxquelles sont confrontés les femmes, les
hommes, les filles et les garçons sont prises en considération.
De multiples cadres internationaux et résolutions de l'ONU reconnaissent les dimensions
sexospécifiques du désarmement et de la maîtrise des armements. Par exemple, selon le Traité sur le
commerce des armes, les États parties sont légalement tenus d'évaluer comment l'exportation d'armes
et de munitions conventionnelles peut être utilisée pour commettre des violences sexistes, et le Traité
sur l'interdiction des armes nucléaires reconnaît l'impact disproportionné des radiations nucléaires sur
les femmes et les filles.

Le Conseil de sécurité a adopté en 2000 la première des dix résolutions sur les femmes, la paix et la
sécurité reconnaissant l'impact disproportionné et unique des conflits armés sur les femmes et les filles
et appelant à la pleine participation des femmes à tous les efforts de paix et de sécurité. L'Assemblée
générale, dans sa résolution 65/69 (2010) et ses huit résolutions ultérieures sur les femmes, le
désarmement, la non-prolifération et la maîtrise des armements, encourage également une meilleure
compréhension de l'impact sexospécifique des conflits armés et reconnaît la nécessité de faciliter
l'égalité des chances et d'accroître la participation des femmes dans la prise de décision en matière de
désarmement.

Néanmoins, les femmes restent sous-représentées ; elles ne forment environ qu’un tiers des
participants aux réunions multilatérales sur le désarmement et moins encore sont chefs de délégation.

woman with child picking up potable water

L'eau est distribuée à El Srief (Nord Darfour) où le point d'eau le plus proche est situé à 15 kilomètres.
L'activité favorise le désarmement, la démobilisation et la réintégration (DDR). Photo ONU/Albert
Gonzalez Farran

Le désarmement et les jeunes

Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, explique dans son programme de
désarmement, « Assurer notre avenir commun », comment les jeunes sont une formidable force qui
peut changer le monde. La contribution importante et positive que les jeunes peuvent apporter au
maintien de la paix et de la sécurité a été réaffirmée par l'Assemblée générale des Nations Unies à
travers son soutien unanime à une nouvelle résolution intitulée, « Jeunesse, désarmement, non-
prolifération et contrôle des armements », adoptée le 12 décembre 2019.
Reconnaissant l'importance de la jeunesse pour amener le changement, le Bureau des Nations Unies
pour les affaires de désarmement a lancé en 2019, #Youth4Disarmament. Cette initiative de
sensibilisation a pour objectifs d’impliquer, d’éduquer et d’autonomiser les jeunes dans le domaine du
désarmement et de la non-prolifération. Elle invite les jeunes de tous horizons, intérêts et expertises à
participer de manière significative à assurer un avenir plus sûr, plus durable et plus pacifique pour tous
et pour les générations futures.

Ressources

Organes et institutions traitant des questions de désarmement

Bureau des Nations Unies des affaires de désarmement (UNODA)

Le désarmement à l’Assemblée générale

Le désarmement au Conseil de sécurité

Conférence du désarmement

Conseil consultatif pour les questions de désarmement

Institut des Nations Unies pour la recherche sur le désarmement (UNIDIR)

Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA)

Organisation du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (OTICE)

Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC)

Service de la lutte antimines de l’ONU (UMNAS)

Journées internationales sur ce thème

Journée internationale pour la sensibilisation au problème des mines et l’assistance à la lutte antimines
(4 avril)

Journée internationale contre les essais nucléaires (29 août)

Journée internationale de la paix (21 septembre)

Journée internationale pour l'élimination totale des armes nucléaires (26 septembre)

Semaine du désarmement (24-30 octobre)


Journée du souvenir dédiée à toutes les victimes de la guerre chimique (30 novembre)

Autres ressources

Base de données de l’ONU regroupant les traités sur le désarmement

Guide de recherche sur le désarmement

Assurer notre avenir commun : Un agenda pour le désarmement

Le désarmement : un guide de référence (4ème édition, 2017)

Annuaires des Nations Unies sur le désarmement

Fiches thématiques sur les questions de désarmement

Questions thématiques

Afrique

Alimentation

Changements climatiques

Décolonisation

Démocratie

Désarmement

Droits de l'homme

Droit international et justice

Eau

Égalité des sexes

Éliminer la pauvreté

Énergie atomique

Enfants

Jeunes

Mégadonnées

Migration internationale
Océans et droit de la mer

Paix et sécurité

Personnes âgées

Population

Réfugiés

Santé

Sécurité en ligne des enfants et des jeunes

VIH/Sida

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