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Épreuve de Mathématiques PC8M 2022

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SESSION 2022 PC8M

ÉPREUVE SPÉCIFIQUE - FILIÈRE PC


____________________

MATHÉMATIQUES
Durée : 4 heures
____________________

N.B. : le candidat attachera la plus grande importance à la clarté, à la précision et à la concision de la rédaction.
Si un candidat est amené à repérer ce qui peut lui sembler être une erreur d’énoncé, il le signalera sur sa copie
et devra poursuivre sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu’il a été amené à prendre.

RAPPEL DES CONSIGNES


• Utiliser uniquement un stylo noir ou bleu foncé non effaçable pour la rédaction de votre composition ; d’autres
couleurs, excepté le vert, peuvent être utilisées, mais exclusivement pour les schémas et la mise en
évidence des résultats.
• Ne pas utiliser de correcteur.
• Écrire le mot FIN à la fin de votre composition.
______________________________________________________________________________

Les calculatrices sont interdites.

Le sujet est composé de quatre exercices indépendants.

1/5
EXERCICE 1

Un sauteur tente de franchir des hauteurs successives numérotées 1, 2, ... , n, ...


Il ne peut tenter de passer la hauteur n + 1 que s’il a réussi les sauts aux hauteurs 1, 2, ... , n.
En supposant que le sauteur a réussi tous les sauts précédents, la probabilité de succès au n-ième saut
1
est : pn = . Ainsi, le premier saut est toujours réussi.
n
Pour tout k ∈ N∗ , on note S k l’évènement : « le sauteur a réussi son k-ième saut » et on note X la variable
aléatoire réelle égale au numéro du dernier saut réussi.
1. Rappeler sans démonstration la formule des probabilités composées.
2. Rappeler sans démonstration le développement en série entière au voisinage de 0 de la fonction
exponentielle.
3. Déterminer l’ensemble des valeurs prises par la variable aléatoire X.
4. Déterminer P([X = 1]).
5. Justifier que [X = 2] = S 1 ∩ S 2 ∩ S 3 . En déduire P([X = 2]).
6. Pour tout entier n  2, exprimer l’évènement [X = n] en fonction d’évènements du type S k .
7. Déterminer la loi de X.

+∞
8. Vérifier par le calcul que : P([X = n]) = 1.
n=1
9. Montrer que X possède une espérance et la calculer.

EXERCICE 2

Les théorèmes utilisés seront cités avec précision en s’assurant que toutes leurs hypothèses sont bien
vérifiées.
 π/2
n
Pour tout n ∈ N, on pose un = (−1) cosn (t) dt.
0

1. Étude de la convergence de la série de terme général un


1.1. Vérifier que la suite (|un |) est décroissante.
1.2. Montrer que la suite (|un |) tend vers 0.

1.3. Prouver que la série un converge.
n0
2. Calcul de la somme de cette série
t
2.1. Soit t un réel. Linéariser cos2 .
2
 π/2
1
2.2. En déduire I = dt.
0 1 + cos(t)
2.3. Intégration terme à terme ?
2.3.1. Déterminer une relation de récurrence entre |un+2 | et |un |.

2/5
1
2.3.2. Démontrer par récurrence sur l’entier naturel n que l’on a : ∀ n ∈ N, |un |  .
n+1
2.3.3. Peut-on utiliser un théorème d’intégration
 terme à terme pour les séries de fonctions pour
calculer la somme de la série un ? On justifiera rigoureusement la réponse.
n≥0

π n
n n
2.4. On pose, pour tout t ∈ 0, et tout n ∈ N, vn (t) = (−1) cos (t) et Vn (t) = vk (t) .
2 k=0

En appliquant le théorème de convergence dominée à la suite de fonctions (Vn )n ∈ N ,


+∞

calculer la valeur de un .
n=0

EXERCICE 3

Soit n un entier supérieur ou égal à 3.


On note En = Rn muni de sa structure euclidienne canonique et B = (e1 , ..., en ) sa base canonique.
On considère les endomorphismes f et g de En définis par :
 n

    
 f (e1 ) = ei et ∀ j ∈ 2, n, f (e j ) = e1 + e j  et g = f − idEn .
i=1

1. Donner, dans la base B, F et G les matrices respectives des endomorphismes f et g.


2. Justifier que f et g sont diagonalisables.
3. Diagonalisation de f et de g dans une même base
3.1. Déterminer une base B1 de Im(g), le rang de g et une base B2 de Ker(g).
3.2. Montrer que Im(g) et Ker(g) sont supplémentaires orthogonaux dans En .

3.3. Démontrer que le spectre de l’endomorphisme g est : Sp(g) = {0, λ1 , λ2 } où les deux réels λ1
et λ2 sont non nuls et vérifient la relation λ1 + λ2 = 0. On choisira λ1 > 0.
3.4. On se propose de déterminer λ1 et λ2 par deux méthodes :

3.4.1. Méthode 1
(i) Démontrer que Im(g) et Ker(g) sont stables par g.
(ii) Déterminer la matrice H dans la base B1 de l’endomorphisme h de Im(g) induit
par g.
(iii) Déterminer les valeurs propres et sous-espaces propres associés de h.
(iv) En déduire, en le justifiant soigneusement, les valeurs de λ1 et λ2 .
3.4.2. Méthode 2
 
(i) Montrer que le spectre de g2 = g ◦ g est : Sp g2 = {0, λ21 , λ22 } .
(ii) Déterminer la matrice de l’endomorphisme g2 dans la base B.
(iii) En déduire, en fonction de n, la valeur de λ21 + λ22 .

3/5
(iv) Retrouver alors les valeurs de λ1 et λ2 obtenues par la méthode 1.
 
∗ . . . ∗ ∗
 
1 ∗ . . . ∗
3.5. Déterminer une matrice P ∈ GLn (R) sous la forme P =  .. 
 . 
 
1 ∗ ... ∗
telle que P−1 G P = diag(λ1 , λ2 , 0, .., 0). On ne demande pas de déterminer P−1 .

3.6. Justifier que la matrice P−1 F P est diagonale.

4. Résoudre, pour t réel, le système différentiel : X  (t) = F X(t) + t U où U est la première colonne de
la matrice P.

EXERCICE 4
 +∞  2
sin(t)
On pose pour tout réel x, lorsque cela est possible, f (x) = e− x t dt .
0 t
1. Continuité de f
1.1. Montrer que l’on peut prolonger par continuité sur R+ la fonction définie sur R∗+ par :
 2
sin(t)
t → .
t
 2
sin(t)
+∞
1.2. Montrer que l’intégrale dt est convergente.
1 t
 2
sin(t)
1.3. En déduire que la fonction t → est intégrable sur R∗+ .
t
1.4. En déduire que la fonction f est définie et continue sur R+ .
2. Régularité de f
2.1. Soient a et b deux réels strictement positifs tels que 0 < a < b. On considère x ∈ [a, b].
2.1.1. Montrer que : ∀t  0, 0  | sin(t)|  t.
sin2 (t) −x t
2.1.2. Montrer que : ∀ t > 0, 0  e  t e−a t .
t
2.1.3. Montrer que : ∀ t > 0, 0  sin2 (t) e−x t  e−a t .
2.2. En déduire que f est de classe C 2 sur R∗+ et donner pour tout réel x strictement positif, une
expression de f  (x) sous forme intégrale.
3. Une autre expression de f 
On note i un nombre complexe vérifiant i2 = −1.
 
3.1. Montrer que : ∀ θ ∈ R, ∀ x > 0,  e(i θ−x) t  = e−x t .

4/5
 
3.2. En déduire que : ∀ θ ∈ R, ∀x > 0, lim  e(i θ−x) t  = 0.
t→+∞
1 x
3.3. Démontrer alors que : ∀ x ∈ R∗+ , f  (x) = − .
2x 2(x + 4)
2

ei t − e−i t
On pourra utiliser la formule d’Euler : sin(t) = .
2i
4. Une autre expression de f
4.1. Démontrer que lim f (x) = 0.
x→+∞
4.2. Démontrer que lim f  (x) = 0.
x→+∞
  t
2
4.3. Calculer la dérivée de la fonction G définie sur R par : G(t) = t ln t + 4 − 2t + 4 arctan .
2
4.4. Déterminer alors, pour tout réel x strictement positif, une expression de f (x) à l’aide de fonc-
tions usuelles.
 +∞  2
sin(t)
5. Calculer alors la valeur de l’intégrale dt.
0 t

FIN

5/5
I M P R I M E R I E N A T I O N A L E – 22 1173 – D’après documents fournis

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