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Magmatisme et collision des plaques

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Le magmatisme (8)

Principales caractéristiques du magmatisme


associé à la collision

Dans le contexte en convergence, la collision fait souvent suite à la subduction.


Dans les chaînes de montagnes issues de la collision de deux plaques continentales, il existe un certain
nombre de marqueurs : reliefs importants pour les chaînes récentes (reliefs des Alpes, de l’Himalaya…),
épaississement de la croûte, formation de plis, de chevauchements…

Parmi ces marqueurs de la collision, il existe aussi des marqueurs pétrologiques :


‐ Métamorphisme lié à la collision
‐ Formation de roches magmatiques, essentiellement plutoniques.

1­ Mise en évidence de la relation collision et formation de roches magmatiques


La France garde la trace d’une chaîne de montagnes
ancienne, formée il y a à peu près 300 millions
d’années : la chaîne hercynienne ou varisque.

Elle est représentée aujourd’hui en France par les


« massifs anciens », comme le massif armoricain et
le massif central …

On constate que les reliefs importants ont disparu ;


par contre, on retrouve dans les affleurements de
nombreux marqueurs de l’ancienne collision :
chevauchements, plis, métamorphisme… et sur la
carte géologique de la France (ci‐contre), on
remarque la couleur rouge qui prédomine au niveau
de ces deux massifs.

Cette couleur rouge symbolise la présence dans


cette ancienne chaine de collision de nombreuses
roches magmatiques plutoniques.

Si on regarde dans d’autres chaînes de montagnes, globalement on retrouve également des roches
plutoniques qui se sont mises en place au moment de la collision, par exemple en Himalaya :

Granites contemporains de la
formation de la chaine
himalayenne
Plaque indienne

Coupe de la chaine himalayenne


1
2­ Nature de ces roches plutoniques

Ces roches magmatiques qui se mettent en


place au moment de la collision sont
essentiellement des granites (photo ci‐
contre, cf. fiches Roches).

On rencontre souvent des granites assez


clairs comme celui de la photo, avec la
présence du mica blanc ou muscovite.

3­ Origine du magma : anatexie crustale

Les caractéristiques chimiques de la majorité de ces granites montrent qu’ils ne peuvent dériver
d’un magma purement mantellique (grande richesse en aluminium, par exemple) : il faut chercher
leur origine dans un magma issu de l’anatexie de la croûte continentale (avec éventuellement
une participation du manteau).
D’ailleurs, expérimentalement, on montre que la fusion de la croûte continentale donne bien un
liquide de composition granitique.

En quoi la collision permet l’anatexie de la croûte continentale ?

Sur ces trois figures, on voit comment se forme progressivement une chaîne de collision :

Ophiolites
A Forces de
convergence
Bloc continental 1 Bloc continental 2

A 1 : La collision continentale est l’affrontement


de deux blocs continentaux (blocs 1 et 2), qui
fait suite le plus souvent à la fermeture d’un
océan (d’où la présence d’ophiolites).

2 et 3 : on accommode progressivement la
convergence en empilant des écailles de
croûte les unes sur les autres (on raccourcit et
A on épaissit les unités).

2
Si on prend un point A, on constate qu’au cours de la convergence, celui‐ci va progressivement, au
cours de l’empilement des unités, subir :

‐ d’abord, une augmentation de pression, suite à l’empilement des unités sur les autres ;
‐ ensuite, une augmentation de température, du fait de son enfouissement, et du fait qu’on
amène au‐dessus de ce secteur une base de croûte continentale chaude.

900°
Sur le diagramme ci‐contre, on a représenté en
rouge le solidus de la croûte continentale, et en
pointillés verts l’évolution de P et T° du point A, au
fur et à mesure que la collision se fait.

En 1 (flèche verte), on note l’augmentation de


pression suite à l’empilement des unités, puis en 2,
l’échauffement du point A.

Les températures deviennent suffisantes pour


recouper le solidus de la croûte continentale. Celle‐
1
ci va fondre partiellement (anatexie), pour donner
2 un liquide de composition granitique.

Ce magma peut rester sur place ou commencer à remonter au sein de la croûte en raison de sa
faible densité par rapport aux roches avoisinantes.

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