0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
26 vues14 pages

Projet Risque Naturel

Transféré par

Mamadou Thiam
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
26 vues14 pages

Projet Risque Naturel

Transféré par

Mamadou Thiam
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

UNIVERSITÉ IBA DER THIAM DE THIES

UNITÉ DE FORMATION ET DE RECHERCHES


SCIENCES DE L’INGÉNIEUR
_____________________

Département de Géotechnique

Année : 2020/2021

PROJET DE RISQUES NATURELS


Spécialité : Géotechnique
(Grade Master)

Présenté par :

Mamadou THIAM & Saliou NIANG

Le risque sismique : étude, évaluation et méthodes


techniques d’adaptation

Encadreur Dr. Alassane THIAM Université Iba Der Thiam de Thiès, UFR SI
PLA
N
INTRODUCTION

I. ÉTUDE DES RISQUES SISMIQUES

II. ÉVALUATION DES RISQUES SISMIQUES

III. MÉTHODES TECHNIQUES D’ADAPTATION

CONCLUSION
Introduction
De nos jours la terre est composée de 12 plaques principales qui se déplacent, se heurtent, se
frottent et glissent les unes sur les autres. La plupart de ces déplacements sont imperceptibles
mais il arrive que certaines forces s'accumulent et leur relâchement peut être brutal,
provoquant ainsi des séismes. Ces séismes se traduisent à la surface terrestre par des
vibrations du sol et parfois des décalages de la surface du sol de part et d’autre des failles.

Le risque sismique est l'ensemble des conséquences d'un ou de plusieurs événements, d'une
certaine ampleur ayant une certaine probabilité de se produire et engendré des dégâts. Il peut
être d'origine naturelle ou humain. Ce dernier désigne la combinaison entre l’aléa sismique,
les hommes et les biens qui y sont soumises et leur vulnérabilité face à cet aléa.

Vue la mobilité des différentes plaques et la probabilité vis à vis de l'ampleur que peut
occasionner ces déplacements, nous nous intéresserons sur les études, les évaluations et les
méthodes techniques d’adaptation aux risques sismiques.

Image 1 : Séisme de magnitude 5,5 dans l'est de la Turquie, le 30 octobre 2020. Photo d'archives AFP

Image 2: 6 mai 1976, Frioul (Italie), Séisme de 6,4 sur l’échelle de Richter
I. Étude des risques sismiques
Le phénomène sismique est aujourd’hui assez bien connu, cependant il reste toujours
impossible de prévoir quand, où et avec quelle intensité un séisme se produira. Les
connaissances actuelles ne permettent pas de donner l’alerte suffisamment tôt avant l’arrivée
des ondes sismiques, en vue notamment de faire évacuer les bâtiments, les pertes humaines
sont pourtant essentiellement imputables à l’effondrement des constructions sur leurs
occupants.

L’objectif principal de l’étude d’un risque sismique est la prévention d’une catastrophe mais
aussi la sauvegarde du maximum de vies humaines en cas d’un séisme.

I.1 Ondes sismiques

Les ondes sismiques sont des ondes élastiques qui peuvent traverser un milieu en le modifiant
selon l’intensité du séisme.

Un séisme produit deux types d’ondes : ondes de volume et ondes de surface.

Les ondes de volumes sont composées d’ondes P ou ondes de compression ou ondes


primaires. Le déplacement du sol qui accompagne leur passage se fait par des
dilatations et des compressions successives. Ces déplacements du sol sont parallèles à
la direction de propagation de l’onde. C’est une onde qui se propage dans tous les
milieux et elle est la plus rapide de toutes les ondes et les ondes S ou ondes
secondaires appelée aussi ondes de cisaillement, à leur passage, les mouvements du
sol s’effectuent perpendiculairement au sens de propagation de l’onde. Ces ondes ne
se propagent que dans les milieux liquides. Elles apparaissent au second sur le
sismographe.
Les ondes de surface sont des ondes guidées par la surface de la terre. Leur effet est
comparable aux rides formées à la surface d’un lac. Elles sont moins rapides que les
ondes de volume.
Les ondes de Love dont leur déplacement sont comparables aux ondes S sans le
mouvement vertical. Elle se propage à une vitesse d’environ 4 km/s. Et les ondes de
Rayleigh avec des déplacements complexes semblables à celui d’une poussière portée.
Figure 1: Enregistrement sismographe des ondes P, S et L

Ces différentes ondes sont répertoriées, ainsi que leurs effets sur la surface, dans le graphique
suivant :

Figure 2: Les différents types d’ondes sismiques

I.2 Localisation

Les séismes ont majoritairement lieu aux frontières des plaques tectoniques, comme le
montrent les cartes suivantes :
Figure 3: : Localisation des épicentres de 358 214 séismes (1963-1998)

Figure 4: Activité tectonique soulignant les limites de plaque

I.3 Magnitude et intensité

La magnitude d’un séisme (notée M) est un chiffre sans dimension, traduisant l'énergie libérée
sous forme d’ondes sismiques par un séisme. La magnitude est « unique » pour un séisme et
indépendante du lieu d’observation. Elle est estimée par exploitation des sismogrammes. En
pratique, aucune magnitude mesurée n’a encore dépassé 9,5 (séisme du Chili du 22 mai
1960).

L’intensité est un paramètre traduisant la sévérité de la secousse au sol en fonction des effets
et dommages du séisme en un lieu donné. Ce n'est pas une mesure par des instruments ;
l’intensité est évaluée à partir de la perception du séisme par la population et des effets du
séisme à la surface terrestre (effets sur les objets, dégâts aux constructions, modifications de
la surface du sol…). L'intensité n'est donc pas, contrairement à la magnitude, fonction
uniquement du séisme, mais également du lieu où l’intensité est évaluée. De manière
générale, l’intensité est maximale à l’épicentre et décroît au fur et à mesure qu’on s’en
éloigne.

Figure 5: Magnitude et l’intensité d'un séisme

I.4 Épicentre, foyer et faille

L’épicentre est le point situé à la surface terrestre à la verticale du foyer, où l’intensité du


séisme est la plus importante.

Le foyer (ou hypocentre) d’un séisme est la région de la faille où se produit la rupture et d’où
partent les ondes sismiques. Il est généralement situé dans les cent premiers kilomètres de la
lithosphère.

La faille est une structure tectonique consistant en un plan ou une zone de rupture le long
duquel deux blocs rocheux se déplacent l'un par rapport à l'autre.
Figure 6: Identification d'une faille, d'un foyer et l'épicentre d'un séisme

I.5 Appareil de mesure d’un séisme


Au cours d’un séisme, les vibrations provoquées par la cassure de la croute terrestre se
transmettent à partir du point de rupture. L’appareil qui enregistre et mesure les tremblements
de terre s’appelle sismographe. Le mouvement de la terre au cours des séismes se mesure par
rapport à un objet quelconque qui demeure indépendant du mouvement du sol. Dans un
sismographe cet objet consiste à une masse suspendue sur des ressorts à l’intérieur d’une
boite. Le tout est appelé sismomètre. Au cours d’un tremblement de terre, la masse demeure
immobile pendant que la boite autour d’elle se déplace suivant le mouvement du sol. Des
enregistreurs numériques remplacent peu à peu les appareils analogiques à papier
photographique. Pour obtenir une représentation complète du mouvement de la terre, il faut le
mesurer dans trois directions perpendiculaires. Par conséquent, les sismographes sont souvent
déployés par groupes de trois, ainsi chaque sismographe enregistre l’une des composantes du
mouvement du sol.

Figure 7: Sismographe vertical


I.6 Mesure de l’activité sismique Figure 8: Sismographe horizontal

La gravité d’un séisme est couramment caractérisée par sa magnitude sur l’échelle de Richter,
échelle logarithmique du moment sismique5, mesure de l’énergie libérée par le séisme.
Tableau 1: Échelle de Richter, dégâts associés et fréquence sur le globe

Il existe dans le monde d’autres échelles pour mesurer l’intensité d’un séisme :
 L’échelle de Mercalli mesure l’intensité d’un séisme sur la base des effets produits.
Cette échelle est particulièrement intéressante car elle permet, à partir d’anciens textes
ou récits qui documentent les dégâts matériels, d’avoir une idée de la violence des
séismes.
 L’échelle de Shindo, comme l’échelle de Mercalli, dépend du lieu. Ceci veut dire que
le même séisme aura une intensité différente sur l’échelle de Shindo en fonction de sa
position par rapport à l’épicentre ou de son sol. L’agence météorologique du japon
travaille avec un réseau de 180 sismographes et 600 appareils de mesure d’intensité
sismique, l’échelle est basée sur les mesures de l’accélération du sol.

Le Risque sismique c’est la probabilité qu'un séisme engendre des destructions et fasse des
victimes. La chaîne de risque sismique est la combinaison de l'aléa sismique en un point
donné et la vulnérabilité des enjeux.

Risque = Aléas x Vulnérabilité

L'aléa sismique est la probabilité qu'un séisme destructeur se produise dans une région donnée
pendant une période donnée.

La Vulnérabilité qui dépend des caractéristiques géologiques de la région, de la préparation


des populations et de la qualité des infrastructures.

Les enjeux, qui désignent les populations et/ou les infrastructures soumises à l'aléa.
Figure 9: la combinaison d’un alea et d’une vulnérabilité, qui donnent un risque

II. Évaluation des risques sismiques


Les risques sismiques résultent du croisement entre l'aléa (agression) et la vulnérabilité des
enjeux. Actuellement l'approche la plus classique pour évaluer les risques sismiques consiste
à réaliser des scénarios événementiels qui entrainent la mise en place de plans de gestion et de
plans d’action pour réduire le risque. Sur la base de ces scénarios il est possible d’estimer le
niveau de dommages des différents bâtiments, les préjudices humains (décès et blessés) ainsi
que les pertes économiques.

Le principe de réalisation d’un scénario de risque sismique est :


i. L’évaluation de l’aléa sismique : par définition l’aléa sismique est la possibilité
qu’un évènement naturel potentiellement dangereux de caractéristiques données
survienne dans une région donnée. Il peut être local ou régional :

L’aléa local : permet de prendre en compte les modifications de la vibration


sismique par les conditions géologiques et topographiques locales, les effets de
site. L’aléa local permet également de définir des zones dans lesquelles des
effets induits (mouvements de terrain, liquéfaction des sols) sont susceptibles
d’être provoqués par un séisme. À l’échelle d’une commune, ce travail permet
d’aboutir à un micro-zonage sismique, délimitant les zones dans lesquelles les
amplifications du mouvement du sol sont identiques ;

L’aléa régional : L’aléa régional recouvre la caractérisation de l’agression


sismique au rocher affleurant en surface.

L’analyse de l’aléa régional nécessite deux étapes :


 l’identification des sources sismiques : il s’agit de localiser les failles
actives et d’évaluer leur potentiel sismogénique en termes de magnitude
ou d’intensité des séismes susceptibles d’être générés par ces failles, leur
profondeur focale et leur récurrence. En se basant sur des données
géologiques et sismiques, ce travail aboutit à la définition d’un zonage
sismotectonique délimitant les zones homogènes dans lesquelles la
probabilité d’occurrence d’un séisme de caractéristiques données est
estimée équivalente en tout point ;

 le calcul du mouvement vibratoire en surface par l’application d’une loi


d’atténuation aux sources potentielles identifiées dans le zonage
sismotectonique.

On distingue principalement deux approches d’évaluation de l’aléa régional :

 l’approche déterministe dans laquelle le mouvement du sol est estimé à


partir d’un séisme de référence, par l’étude des sources sismiques
régionales historiques et instrumentales ;

 l’approche probabiliste dans laquelle on évalue en tout point du territoire


le niveau d’accélération du sol susceptible d’être atteint ou dépassé pour
une période de temps donnée.

Pour la détermination de l’aléa sismique, les scientifiques font des études pour retrouver la
trace des séismes anciens en travaillant en collaboration avec des historiens ou des
archéologues. Lorsqu'on connaît l'histoire sismologique d'une région depuis longtemps, on
peut se faire une idée de la taille des séismes susceptibles de toucher la région mais aussi de la
fréquence de ceux-ci ;
ii. L’évaluation des enjeux : elle concerne des personnes et des biens susceptibles d’être
affectés par le phénomène naturel. Les enjeux seront classés en fonction de leur
importance avant, pendant et après la crise. Pour les bâtiments et les infrastructures, on
peut par exemple distinguer les bâtiments pouvant accueillir du public (écoles, salles
de spectacle, etc.), ceux dont le rôle fonctionnel est primordial pour la protection civile
(hôpitaux, casernes de pompiers, centres de crise, etc.) et identifier les réseaux
nécessaires aux secours ou à la gestion de crise ;

iii. L’évaluation de la vulnérabilité : la vulnérabilité représente la fragilité d’un type


d’enjeu (population, bâtiments, etc.) par rapport à un phénomène naturel d’une
ampleur donnée. Différents types de vulnérabilité peuvent être distingués : la
vulnérabilité structurelle des ouvrages ou des bâtiments liés à leur conception et
réalisation, la vulnérabilité systémique, concernant un ensemble d’enjeux organisés en
systèmes comme les infrastructures (réseaux routiers, de télécommunications…) et les
centres de secours (hôpitaux, casernes…), la vulnérabilité individuelle exprimant le
niveau de développement d'une culture du risque chez les individus ;

iv. L’évaluation du risque : ce fait par le calcul de la probabilité pendant une période de
référence de perte des biens, des activités de production et des vies humaines, due à un
phénomène potentiellement dangereux. Le risque est donc le croisement entre l’aléa,
l’enjeu et sa vulnérabilité.
Le risque sismique tient aussi compte de tous les autres événements destructeurs liés aux
séismes tels que les tsunamis (raz-de-marée provenant des séismes sous-marins). Ainsi le
risque sismique prend en considération l'aléa sismique déterminé par la sismologie
instrumentale et historique, archéologique ou autre paléontologique mais aussi au sous-sol,
aux bâtiments, à la topographie tous les éléments pouvant entraîner des dégâts.

Figure 10: Principe d’évaluation du risque sismique


III. Méthodes techniques d’adaptation
La prévention des risques sismiques se fait sur plusieurs niveaux :

La réglementation parasismique : la réglementation impose l’application de règles


parasismiques pour les constructions neuves. Ces règles sont définies dans la norme Eurocode
8 qui a pour but d’assurer la protection des personnes contre les effets des secousses
sismiques. Elles définissent les conditions auxquelles doivent satisfaire les constructions
nouvelles pour atteindre ce but. En cas de secousse " nominale ", une construction du bâti
courant peut subir des dommages irréparables, mais ne doit pas s’effondrer sur ses occupants.
En cas de secousse plus modérée, l’application des dispositions définies dans les règles
parasismiques devrait aussi permettre de limiter les destructions et, ainsi, les pertes
économiques. Il existe aussi des règles dites spécifiques utilisées pour les équipements et
installations, les ponts, les barrages, les installations classées et les installations nucléaires ;

L’information préventive : Chaque citoyen doit prendre conscience de sa propre


vulnérabilité face aux risques et le pouvoir de l’évaluation pour la réduire. Pour cela, il est
primordial de se tenir informé sur la nature des risques qui nous menacent, ainsi que sur les
consignes de comportement à adopter en cas d’événement et les actions à conduire, comme la
prise en compte des règles de construction parasismiques ;

L’organisation des secours : Au-delà de vingt-quatre heures passées sous les décombres, les
chances de retrouver des survivants diminuent rapidement, d’où la nécessité d’une
intervention rapide : localisation de la région touchée (réseau national de surveillance
sismique), alerte et mobilisation des moyens, chaîne des secours (de la détection à la
médicalisation) ;

Les consignes : Les consignes générales s’appliquent et sont complétées par un certain
nombre de consignes spécifiques au risque sismique. La première consigne est de veiller à ce
que les bâtiments dans lesquels nous pénétrons sont bien construits de manière parasismique
en zone sismique. Ce n’est pas le séisme qui tue, c’est l’effondrement des bâtiments mal
conçus et mal construits.

Vous aimerez peut-être aussi