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Taylor Lagrange (Corrigé)

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MPSI2 Taylor-Lagrange corrigé 2015-2016

La formule de Taylor-Lagrange permet d’obtenir de nombreuses inégalités avec la méthode de la question 3., c’est
une généralisation de l’égalité des accroissements finis.
1. Si n = 0, l’énoncé de la formule de Taylor-Lagrange devient : soit f continue sur [a, b] et dérivable sur ]a, b[, il
existe c ∈]a, b[ tel que :
f (b) = f (a) + (b − a)f 0 (c)
(b − a)0 (0)
Ceci puisque la somme de la formule est réduite à un terme f (a) qui est bien égal à f (a). On retrouve
0!
exactement l’énoncé de l’égalité des accroissements finis.
n
hX (b − b)k (k) i (b − b)n+1
2. (a) On a ϕ(b) = f (b) − f (b) − A = f (b) − f (b) = 0.
k! (n + 1)!
k=0

ϕ(b) = 0

n
hX (b − a)k i (b − a)n+1
(b) On veut avoir ϕ(a) = 0, c’est-à-dire : f (b) − f (k) (a) − A = 0, pour cela il suffit de
k! (n + 1)!
k=0
prendre :
n
X (b − a)k
(n + 1)!  (k)

A= f (b) − f (a)
(b − a)n+1 k!
k=0

∃A ∈ R, ϕ(a) = ϕ(b)

(c) La fonction ϕ est une somme de produits de polynômes par les dérivées de la fonction f jusqu’à l’ordre
n, toutes ces fonctions sont continues sur [a, b] et dérivables sur ]a, b[ puisque f est de classe C n sur [a, b]
et dérivable n + 1 fois sur ]a, b[. La fonction ϕ est donc continue sur [a, b] et dérivable sur ]a, b[. Avec les
règles usuelles de dérivation des sommes et des produits, on a pour tout t ∈]a, b[ :
n 
0 0
hX −k(b − t)k−1 (b − t)k (k+1) i −(n + 1)(b − t)n
ϕ (t) = −f (t) − f k (t) + f (t) − A
| {z } k! k! (n + 1)!
k=1
correspondant à k=0
n 
0
hX (b− t)k−1 k (b − t)k (k+1) i (b − t)n
= −f (t) + f (t) − f (t) + A
(k − 1)! k! n!
k=1
n
(b − t) (n+1) (b − t)n
= −f 0 (t) + f 0 (t) − f (t) + A
n! n!
(b − t)n (n+1) (b − t)n
= − f (t) + A
n! n!
On a pu simplifier ce calcul en reconnaissant une somme télescopique. On a trouvé l’expression de ϕ0 (t)
annoncée :
(b − t)n (n+1) (b − t)n
∀t ∈]a, b[, ϕ0 (t) = − f (t) + A
n! n!

(d) La fonction ϕ vérifie les hypothèses du théorème de Rolle puisque :


I ϕ est continue sur [a, b], nous l’avons justifié à la question précédente.
I ϕ est dérivable sur ]a, b[.
I ϕ(a) = ϕ(b).
Il existe alors c ∈]a, b[ tel que ϕ0 (c) = 0. Or :

(b − c)n (n+1) (b − c)n


ϕ0 (c) = 0 ⇔ − f (c) + A ⇔ A = f (n+1) (c)
n! n!
MPSI2 Taylor-Lagrange corrigé 2015-2016

La formule de Taylor-Lagrange découle alors de l’égalité ϕ(a) = 0 puisque :


n
hX (b − a)k i (b − a)n+1
ϕ(a) = 0 ⇔ f (b) = f (k) (a) + f (n+1) (c)
k! (n + 1)!
k=0

On a bien démontré que :

n
hX (b − a)k i (b − a)n+1
∃c ∈]a, b[, f (b) = f (k) (a) + f (n+1) (c)
k! (n + 1)!
k=0

3. (a) La fonction f est de classe C ∞ sur l’intervalle [0, x], on peut ainsi appliquer la formule de Taylor-Lagrange
qui s’écrit :
x2 x3
∃c ∈]0, x[, f (x) = f (0) + xf 0 (0) + f 00 (0) + f (3) (c)
2 6
Pour expliciter cette formule, on a :
1 1 2
f 0 : t 7→ , f 00 : t 7→ − , f (3) : t 7→
1+t (1 + t)2 (1 + t)3

On a f (0) = 0, f 0 (0) = 1 et f 00 (0) = −1, donc la formule devient :

x2 x3 (3)
∃c ∈]0, x[, ln(1 + x) = x − + f (c)
2 6

2
(b) Pour tout t ≥ 0, on a : 0 ≤ f (3) (t) = ≤ 2. En reprenant les notations de la question précédente,
(1 + t)3
il vient alors 0 ≤ f (3) (c) ≤ 2. Ce qui fournit bien l’encadrement recherché puisque l’inégalité ci-dessous est
également vraie pour x = 0.

x2 x2 x3
∀x ≥ 0, x − ≤ ln(1 + x) ≤ x − +
2 2 3

Si l’on applique la formule de Taylor avec n ≥ 2, on obtiendra des inégalités de plus en plus précises. Cette
technique se généralise à beaucoup d’autres fonctions, par exemple avec une méthode très similaire, on peut
démontrer que :
x3 x3 x5
∀x ≥ 0, x − ≤ sin(x) ≤ x − +
6 6 120

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