L’évaluation
Comme tout enseignement, celui d'histoire des arts, même s'il n'est pas une discipline, doit
être évalué pour estimer les connaissances et les compétences acquises au cours d'une
séquence par les élèves.
1. Problématique
L'évaluation en histoire des arts croise en
toute logique l'évaluation plus générale
Concours
des compétences et des connaissances du Il est important de prendre bien en compte et de
socle commun, dans la mesure où cet faire apparaître dans son analyse du sujet et sa
enseignement transversal et présentation le moment où l'évaluation est prévue,
pluridisciplinaire en est une déclinaison non comme une formalité, mais comme une étape
particulière. dans l'acquisition, palier par palier, des
connaissances et compétences attendues des élèves.
2. La diversité des modalités
La mise en œuvre de l'évaluation
‣L'évaluation en histoire des arts peut être menée :
o A travers l'évaluation propre aux différents enseignements qu'elle associe et mobilise
autour d'un projet commun et d 'un corpus d'œuvres partagés : le français, l'histoire, les
arts visuels, les mathématiques, l'éducation musicale, l'éducation physique et sportive, les
sciences;
o A travers une activité spécifique à la séquence construite en histoire des arts;
o A l'oral, ce qui correspond assez bien à l'approche d'une œuvre ou d'un thème, ou à l'écrit
pour mettre en œuvre de façon individuelle ce qui a auparavant, lors d'autres séances, a
été expérimenté dans une situation orale collective.
o De façon individuelle ou bien collective. Le travail en binôme ou en groupes favorise la
collaboration et les échanges entre pairs;
o En un temps unique ou bien en deux temps, permettant de conjuguer un travail individuel
puis une mise en commun et des échanges sur les différentes propositions des élèves ;
o De préférence lors de la dernière séance, concluante, de la séquence, afin de revenir sur les
principes méthodologiques et les savoirs acquis tout au long des séances précédentes.
C'est une évaluation sommative (plutôt qu'une évaluation formative, pendant la
séquence).
Dans tous les cas, le soin apporté à l'élaboration des consignes est essentiel. Elles doivent être
claires, précises, adaptées au niveau des élèves et à leur âge. Elles guident les élèves mais portent
sur l'objectif attendu d'eux, et non sur la manière de l'atteindre, qui va justement faire l'objet de
leur réflexion et de leur travail.
Ce qui est évalué
Les compétences du socle commun
Les compétences du socle commun éprouvées pour les domaines 1, 2, 3 et 5 sont
o La maîtrise de la langue et du vocabulaire adapté pour décrire, comprendre et interroger
les œuvres et les langages artistiques. On rejoint les compétences démontrées en français
o La capacité à travailler selon des méthodes et avec des outils adaptés et en commun avec
ses camarades;
o La formation de la personne et du citoyen, en initiant à l'expression de ses émotions et de
ses goûts et au développement de la confiance en soi et du respect des autres. On rejoint
les
o L'acquisition de connaissances historiques et géographiques liées au contexte de création
et de réception des œuvres dans un temps et dans une aire donnée, en développant une
perception sensible des cultures, de leur histoire et de leurs circulations. On rejoint les
compétences en histoire et géographie.
Les compétences travaillées en histoire des arts
Ces compétences particulières sont mentionnées dans les documents institutionnels (BO spécial
n° 11 de novembre 2015 notamment) :
Savoir décrire une œuvre d'art et en dégager les principales caractéristiques de façon ordonnée,
en fonction :
o Des formes que l'œuvre donne à voir ou à entendre (Que voit-on ? Qu'entend-on ?);
o Des techniques et matériaux identifiés (En quoi et comment est-ce fabriqué ?) ;
o Des significations, surtout pour les œuvres narratives (Qu'est-ce que cela raconte ?) ;
o Des fonctions ou usages ou destinations (A quoi est-ce que cela servait ? Pourquoi était-ce
fabriqué ?) ;
Savoir présenter de façon argumentée son propos sur l'œuvre, en le construire selon plusieurs
étapes.
Savoir formuler face à une œuvre d'art un ressenti et une expression juste de ses émotions,
éventuellement en passant par la pratique et l'interprétation personnelle et sensible de l'œuvre.
L'évaluation portera alors sur le dessin, le croquis, la photographie, la rédaction ou tout autre
type de réalisation présenté par l'élève.
Savoir mettre en relation plusieurs œuvres entre elles, les comparer, les rapprocher.
Savoir mémoriser des grands repères historiques du patrimoine national et mondial, de l'Antiquité
à nos jours, qui permettent de situer une œuvre dans le temps et dans l'espace des grandes
civilisations. Ainsi l'évaluation appréciera-t-elle la capacité d'un élève à restituer une œuvre dans
son contexte historique.
Les formes de l'évaluation
Cette évaluation peut prendre plusieurs formes :
Un Questionnaire construit par l'enseignant, à renseigner par l'élève à partir d'une œuvre projetée
ou d’un ensemble d’œuvres. Les questions permettent d'apprécier, selon des indicateurs précis,
la capacité de l’élève à suivre une démarche similaire à celle qui aura été menée a plusieurs
reprises en classe au cours de la séquence, pour présenter une œuvre la décrire de manière
raisonnées, la situer, la mettre en relation de façon pertinente avec d'autres œuvres, émettent un
avis argumenté à son sujet.
Une trace écrite réalisée dans un musée, à partir de rubriques à compléter par l'élève (données à
rechercher, lignes à dessiner, croquis à réaliser...). Comme pour le questionnaire, chaque partie
de l'activité sera associée par le professeur aux composantes de la compétence qu'il cherche à
approfondir et à des éléments possibles à observateur.
Une production finale sous la forme d'un exposé oral, de la présentation d'une affiche ou d'une
mise en scène collective. Il sera possible d'évaluer des compétences langagières (l'usage d'un
vocabulaire spécifique et diversifié, le réinvestissement des mots découverts pendant la
séquence); la capacité de l'élève à distinguer à l'oral entre les savoirs objectifs (les
caractéristiques formelles de l'œuvre, qui sont les éléments descriptifs) et les savoirs subjectifs
ensuite (les éléments d'interprétation, qui sont les ressentis et donc subjectifs).