Cours Métré 2018
Cours Métré 2018
ET PREPARATION DE DEVIS
I] - Généralités :
Le métré est une activité d’évaluation et de mesurage de quantités à exécuter, en cours d’exécution
ou déjà exécutées dans un chantier. Il commence au moment des études de faisabilité et de
programmation et se précise à la phase prévisionnelle de conception et d’études techniques.
Le métré s’applique aussi dans des ouvrages en cour s de réalisation ou encore pour des ouvrages
déjà réalisés.
Cette activité utilise comme support le listing des besoins ou programme, les documents graphiques
(documents d’Architecte et de Bureaux d’Etudes Techniques, BET, en génie civil et génie
mécanique), mais aussi des ouvrages existants déjà réalisés.
Les documents sont complétés par le Descriptif Général et le CCTP (Cahier des Clauses Techniques
Particulières) ou CPTP (Cahier des Prescriptions Techniques Particulières).
Le Métré présente plusieurs aspects dans son fonctionnement général : un aspect à la fois descriptif
et qualitatif, un aspect quantitatif et enfin un aspect estimatif.
Ses différents aspects et sa pratique au début, en cours et à la fin de tout acte lié à la construction
fait que le Métré est perçu comme un outil d’aide à la décision pour Maîtres d’Ouvrage.
II] - Objectifs :
Le métré a pour principal objectif de déterminer le quantitatif d’ouvrages élémentaires ou de parties
d’ouvrages. Ce quantitatif sert à calculer le coût de ces ouvrages dont on se doit de connaître la
nature avant de les quantifier.
Donc nous pouvons dire que dans ses différentes fonctions, le Métré sert à la réalisation du dossier
Descriptif, Quantitatif, Estimatif (DQE) : décrire, compter, chiffrer.
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Chapitre 2 : RAPPELS ET DEFINITIONS
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légère. Elles sont exécutées sur des formes de pentes permettant le sens d’écoulement des eaux
pluviales vers les descentes EP.
2°) Les Revêtements fixes (scellés) ou souples
Les revêtements se définissent comme la partie superficielle de finition des chapes, dallage et
plancher ; et aussi parfois de certains murs intérieurs ou de façades. Ils jouent un rôle esthétique, de
protection et d’hygiène. Leur choix s’effectue en fonction de la destination des locaux.
Pour le carrelage, tenir compte du classement UPEC (Usure, Poinçonnement, Eaux : résistance,
agents Chimiques : résistance). A chaque lettre est affecté un indice (1 à 4) qui donne le degré de
protection par rapport aux caractéristiques de cette lettre. L’usure est relative à la pratique de la
circulation, ou déplacement matériels à l’intérieur des locaux; le poinçonnement est occasionné par
les charges localisées transmises par les équipements mais aussi les talons aiguilles; l’eau signale
une exposition assez fréquente de ces locaux à l’humidité; les agents chimiques sont relatifs à des
produits agressifs utilisés pour les besoins de l’activité dans ces locaux.
Dans la gamme de ces revêtements on peut distinguer les revêtements fixes ou scellés, des
revêtements souples :
Les Revêtements fixes ou scellés : On peut citer les dallettes pour extérieur, les
pavés autobloquants, les carreaux en terre cuite ou en pierres naturelles, le marbre, les granito, les
grés cérames, les grés émaillés, les grés polis, les faïences, les pierres de Rufisque ou de Diass, les
carreaux plastiques, le linoléum…
Les revêtements sont métrés aussi au m², tandis que les plinthes sont métrées au ml.
Les Revêtements souples : Ce sont des revêtements qui se désolidarisent facilement
du support. Pour fixation on utilise des résines ou des colles. On peut citer le Papier Peint sur murs,
les moquettes, les tapis en fibres ou laines, les tapis vinyliques, les tapis plastiques…
3°) Les Menuiseries extérieures et intérieures
Les fenêtres : elles se distinguent par les matériaux de mise en œuvre, ainsi que le système
d’ouverture et l’apparence. (Fenêtres pleines ou vitrées, avec barreaudage). Pour le système
d’ouverture ou de fermeture, on peut distinguer la fenêtre à la française, à l’anglaise qui sont des
ouvrants battants, la fenêtre à l’Italienne qui s’ouvre à projection, celle à la Canadienne qui est
oxillo-battante (qui tourne à la fois autour d’un axe vertical et horizontal), la fenêtre à guillotine qui
coulisse verticalement ; on a aussi la fenêtre coulissante (qui coulisse sur les rails horizontaux), les
fenêtres en accordéon qui peuvent être battante ou coulissante, les fenêtres à soufflet…
Les portes et portes-fenêtres : Les plus courantes sont les portes battantes et les
coulissantes. On a aussi les portes à tambour et tourniquet, les portes basculantes à projection ainsi
que les portes pivotantes. Ces portes peuvent être pleines, isoplanes, lambrissées, vitrées, etc.
Les Placards : Ce sont des menuiseries intégrées dans la maçonnerie et les paillasses et qui
jouent le rôle de rangement. Ils comportent à l’intérieur des étagères.
Les Cloisons Légères : Il s’agit de menuiserie utilisée pour compartimenter un espace. Ces
cloisons doivent isoler contre l’agression, parfois contre le bruit et les échanges thermiques.
4°) Les Plafonds et Faux-Plafonds
a) Les Plafonds : Ils constituent la partie inférieure des planchers supérieurs. Leur position
horizontale fait que les enduits y seront plus difficiles à exécuter que ceux sur maçonnerie ordinaire.
b) Les Faux plafonds : C’est une structure qui réduit la hauteur sous plancher et peut
permettre l’aménagement de gaines techniques destinées à recevoir des canalisations (EU, EV, EP,
Electricité, Chemins de câbles, Eau potable, Gaz, les câbles de téléphone, d’informatique, de
télévision). Ils peuvent être fixés sur une structure secondaire (en bois, métal ou PVC) qui est à son
tour fixé sur la structure primaire par des suspentes. Le métré des faux plafonds se fait au mètre
carré ou bien de façon détaillée en tenant compte des matériaux utilisés et du type de support.
On distingue les faux plafonds artisanaux : les roseaux ; le bois boudins, le crinting, etc.
Les semi industriels : le staff fabriqué à partir du plâtre et de fibre végétale jouant le rôle
d’armature. Ces éléments en staff sont suspendus au plancher par le biais de suspentes et polochons.
On a aussi les faux plafonds en bois (lattes, planchettes, planchers, contreplaqués, panneaux de
fibres, panneaux multiplis, panneaux extrudés...). Pour ces faux plafonds en bois, on exécute des
couvre joints ou des baguettes de recouvrement au niveau des joints pour des soucis esthétiques.
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Les industriels : Ce sont des éléments modulaires en plaques ou en lamelles accroché à la structure
secondaire suspendue au plancher par des suspentes. Ces éléments sont démontables: ce qui permet
l’accès aux gaines techniques. Les faux plafonds industriels sont parfois de type isolant acoustique
ou isolant thermique avec utilisation de matériaux spéciaux. Ils peuvent aussi servir la protection
contre l’incendie : système ignifuge.
5°) Les Peintures, Vernis et Vitrerie
a) La Peinture : Son rôle est de protéger les ouvrages, de les assainir tout en leur donnant
l’esthétique qui personnalise. Une peinture se caractérise par ses composants de base qui sont :
Le Pigment : c’est un corps solide qui se présente sous forme de poudre en suspension qui
donne la couleur (il est d’origine minérale, végétale ou de synthèse).
Le Liant : c’est un produit liquide qui a pour rôle de mouiller chaque grain des constituants
pour créer une feuille au séchage. Il sert à lier les grains du pigment (c’est la colle). Il peut être
d’origine animale, végétale : amidon, alguinote, colle cellulosique ou synthétique.
Le Solvant : Il sert à diluer la peinture. Comme solvant on a l’eau et l’huile (huile de
benzène, essence de térébenthine, huile de lin, White spirite…)
Le Siccatif : Il a pour principal but d’accélérer le séchage. C’est un adjuvant non
obligatoire. Il est essentiellement constitué de sels métalliques de plomb, de manganèse, de cobalt…
Comme type de peinture, on peut distinguer :
Les peintures à l’eau : Ce sont les peintures les plus anciennes. Elles sont utilisées aussi bien à
l’intérieur qu’à l’extérieur. Le solvant utilisé est l’eau ; d’où l’origine de leur appellation.
Les peintures à l’huile : Le solvant utilisé est de l’huile végétale ou artificielle. Ce sont des
peintures très résistantes et qui sont lavables au détergeant. Utilisation intérieure ou extérieure.
Les peintures acryliques : Ce sont des émulsions. Elles sont obtenues en mélangeant deux liquides
non miscibles, plus adjonction d’un agent stabilisant avant brassage mécanique. Ces peintures sont
très utilisés du fait de son coût de revient intéressant.
Il y a aussi des types de peintures dites spéciales. Il s’agit des peintures ignifuges ou intumescentes
qui protège contre la propagation du feu, les antirouilles à base de sels métalliques dissout dans un
solvant, les fongicides (contre la prolifération des champignons), les insecticides, les peintures
marines utilisées dans la construction navale (ambiance agressive : sels). On a aussi les peintures
bitumineuses (flinkote) et les peintures décoratives.
Le métré de la peinture se fait au mètre carré et par couche appliquée.
b) Les Vernis : Son rôle est de protéger certaines parties d’ouvrage tout en leur donnant
une esthétique particulière. Exemple : vernis cellulosiques. Il existe aussi des vernis colorés
appliqués sur des supports comme la menuiserie Alu.
Le métré se fait au mètre carré et par couche appliquée.
c) La Vitrerie : Peut être utilisée dans la menuiserie pour l’éclairage ainsi que l’habillage des
façades légères. Il a un rôle d’isolant thermique et phonique s’il est double. Il joue aussi le rôle de
protection solaire s’il est réfléchissant (verre stop sol ou réfléchissant). On utilise, pour des raisons
de sécurité, du verre armé encore appelé blindage, surtout au niveau des banques mais aussi au
niveau des portes et fenêtres des résidences des grandes personnalités. Au niveau des hublots, pare-
brises et issues de secours, le verre incorpore une feuille plastique qui évite la cassure en lamelle.
Le métré du vitrage se fait au mètre carré.
6°) Les Façades Légères et Bardages
Face à la nécessité de disposer d’un plateau aménageable à sa guise tout en bénéficiant de la
transparence optimale vis à vis de l’extérieure, mais aussi face à la prolifération des matériaux
nouveaux et à la nécessité d’alléger les structures, les constructeurs utilisent les façades légères à la
place des murs traditionnels de remplissage.
Une façade légère peut être entièrement en vitre ou en panneaux métallique ou PVC appelé bardage.
- Les façades panneaux : Ce sont des façades qui laissent apparaître vers l’extérieur la trame,
la structure : c’est à dire les poteaux, les poutres et les nez de plancher.
- Les façades rideaux : Ce sont des façades qui passent entièrement devant les nez de la
structure en la cachant vis à vis de l’extérieur.
Le métré des façades légères se fait au mètre carré ou de façon détaillée.
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7°) L’Electricité
La distribution se fait depuis le poteau (SENELEC) qui alimente un transformateur général de basse
tension (TGBT) pour le courant faible de basse tension ou bien un poste transformateur pour le
courant fort (moyenne et haute tension). Les schémas électriques seront établis selon le principe du
Schéma Unifilaire qui répartit les circuits différentiels avec leurs protections tout en permettant le
calcul du Bilan de Puissance à souscrire.
Dans une installation électrique on distingue les circuits, les protections et l’appareillage.
a) Les Circuits : Ils sont composés de fileries et de câblages appelés conducteurs, de canalisations
ou de gaines dans lesquelles passent les conducteurs (les fourreaux, les goulottes, …). Les circuits
seront différenciés. C'est-à-dire qu’il y aura un circuit par niveau ou par appartement, avec des sous
circuits : un pour l’éclairage, un pour les prises et un pour la force et l’électroménager.
Les circuits sont métrés au mètre linéaire.
b) Les Protections : La protection principale est constituée par le disjoncteur. Ensuite y a les
protections secondaires au niveau des coffrets, ce sont les fusibles. Comme autres protections, on
peut citer la prise de terre, le parafoudre, le paratonnerre.
La protection permet d’isoler le circuit concerné en cas de disfonctionnement.
c) L’Appareillage : On a le compteur, le disjoncteur (protections principales ou primaires), les
coffrets à fusibles (protections secondaires) ; les interrupteurs, prises, luminaires, les minuteries, les
boutons poussoirs, les linolithes, les brasseurs d’air etc. Le calcul du Bilan de Puissance se fait au
niveau de l’appareillage, en faisant la somme des puissances avec application d’un coefficient de
simultanéité qui tient compte de la probabilité de l’utilisation simultanée des appareils.
L’appareillage est métré à l’unité ou à la pièce.
8°) La Plomberie Sanitaire :
Elle comprend l’alimentation en eau potable et les évacuations.
a) L’alimentation en eau potable : Elle s’effectue depuis le compteur de la SDE, et à travers des
canalisations en PVC, en cuivre, en acier galvanisé, pex, etc. Cette alimentation incorpore un
certain nombre d’appareils qui sont : la robinetterie, les vannes d’arrêt, les pommes ou colonnes de
douche, les mélangeurs et mitigeurs. Pour le branchement son métré se fait forfaitairement ; quant à
l’appareillage et les canalisations ou collecteurs, leur métré se fait de façon détaillée en tenant
compte de la fourniture et pose des canalisations(en ml).
b) Les évacuations : On peut distinguer les évacuations des eaux usées (eau de cuisine, des
douches, des lavabos, buanderie, …) ; les eaux vannes (eau des WC) ; et les eaux pluviales.
- Les eaux usées (EU) : on a le système d’assainissement individuel (par puits perdu ou cuve
étanche). Dans le cas d’un assainissement collectif, les eaux usées sont directement évacuées à
l’égout (en système unitaire du tout à l’égout, ou en système séparatif).
- Les eaux vannes : ce sont les eaux provenant des WC et comportant des matières
organiques. Leur évacuation se fait à la fosse septique ou à l’égout.
- Les eaux pluviales : ce sont les eaux de ruissellement collectées au niveau des espaces non
couvert, ainsi que les eaux de pluie provenant des toitures. Leur évacuation se fait à l’égout ou vers
un exutoire.
NB : Certaines villes disposent d’un réseau d’alimentation en gaz de ville ; dans ce cas ce poste sera
traité de la même façon que la plomberie en tenant bien sur compte de sa spécificité.
9°) L’Assainissement :
C’est un système permettant le stockage et le traitement des eaux spoliées avant leur rejet.
On distingue l’assainissement autonome et l’assainissement collectif :
a) Autonome : On peut citer :
- La fosse étanche : elle est réalisée selon les techniques de cuvelage ou caissons étanches.
La fosse étanche joue le rôle de bac de rétention des effluents (sans possibilité de filtration).
- La fosse septique : c’est une fosse qui comprend généralement 2 à 3 bacs de décantation
dont l’un est appelé lit bactérien (là où s’effectue la décomposition des matières organiques par les
bactéries et micro-organismes anaérobiques pour donner des solutés). Une fosse septique est
toujours reliée à un système de filtration (puit perdu ou épandage).
- L’édicule : C’est un système composé d’un bac de rétention de section carrée, rectangulaire
ou circulaire comportant un dispositif permettant aux populations de se soulager.
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b) Collectif : C’est un système très pratique utilisé dans les grandes agglomérations ou cités pour
l’évacuation et le traitement des eaux usées. Le collecteur local (égout) est situé sous les réseaux de
voirie sauf dans le cas d’un canal à ciel ouvert ou couvert destiné à la collecte des eaux pluviales.
Chaque concession ou parcelle peut être branchée directement sur ce système d’égout grâce aux
regards prévu à cet effet. L’égout est directement relié à un système de conduits qui déverse les
eaux vers un exutoire naturel (fleuve, rivière, mer etc.) après traitement au niveau des stations
d’épuration.
10°) La Climatisation et les VMC (Ventilation Mécanique Contrôlée) :
La climatisation est un traitement artificiel des ambiances afin d’atteindre un niveau de confort
thermique désiré. On distingue :
a) La climatisation individuelle :
Elle permet de traiter un seul local de façon indépendante et autonome. Exemple :
- Le système fenêtre ou bow window.
- Le Split système : pour palier aux inconvénients du système de climatisation window, les
fabricants ont mis sur pied le Split système qui est un climatiseur individuel. Il est composé d’un
compresseur vers l’extérieur qui permet de produire du froid grâce à un liquide frigorifique
incorporé. Ce froid est envoyé à travers des gaines fourreautées et isolées thermiquement vers un
convecteur ou évaporateur situé à l’intérieur du local à conditionner.
Ces systèmes de climatisation fonctionnent comme des pompes à chaleur. Il faut prévoir lors de
l’installation de ces climatiseurs un système d’évacuation des condensats.
Ces systèmes sont reliés par des canalisations (gaines et conduits isolants). A l’intérieur des
pièces traitées il faudra prévoir des bouches d’extraction de l’air vicié, spolié.
11°) La Sécurité Incendie
Pour les bâtiments d’une certaine importance et surtout pour ceux recevant du public, il sera
indispensable de mettre en place, un plan de sécurité incendie qui est composé des éléments
suivants :
- Evacuation : se fait par le biais des issues de secours, des escaliers de secours et de dessertes
bien ventilés pour éviter l’asphyxie. Les portes de secours doivent s’ouvrir vers l’extérieur et sont
parfois munies de barres anti- paniques.
- Balisage : c’est l’ensemble des signaux qui permettent d’indiquer le sens de sortie. Ces
circuits balisés comportent des blocs autonomes de secours.
- Pose des Entremetteurs : ils sont implantés au niveau des points faciles d’accès et de
repérage. Leur implantation peut se lire directement sur les plans de sécurité incendie affichés sur
certaines parties de bâtiment : hall, circulation, paliers, attentes...
- Bouches à incendie : elles sont conçues comme des bornes fontaines, situées à l’extérieur
des bâtiments. Ce sont des réservations mises à disposition des sapeurs pompiers pour le
branchement de leur lance à eau. Dans ce même ordre d’idée, on a à l’intérieur des ouvrages de
bâtiment des colonnes sèches et des poteaux d’incendie (colonne humides ou chargées) jouant le
même rôle que les bouches d’incendies.
- Extincteurs
- Autres : pour des raisons préventives certains ouvrages comportent des détecteurs de fumée,
de flamme et d’alarme sonore. Pour limiter les sinistres, des portes coupe feu et pare flamme sont
aménagées au niveau des paliers, salles et espaces recevant du public. Certains matériaux du
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bâtiment ou de l’ouvrage peuvent aussi recevoir des traitements ignifuges. Pour les bâtiments de
grandes hauteur (IGH), l’emploi de murs coupe feu est systématique.
D°/ Les Aménagements extérieurs et Espaces verts :
Au-delà du bâtiment construit, le métré s’attellera à quantifier et à estimer tous les ouvrages
relatifs à l’aménagement extérieur : les VRD et l’espace vert. On distingue :
- Les VRD : on aura à procéder au métré forfaitaire ou détaillé en fonction de chaque lot
spécifique (voirie, aire de stationnement, réseau d’assainissement extérieur plus les regards
de visite, réseau d’éclairage extérieur, le réseau d’adduction d’eau, de téléphone, la guérite
ou poste de contrôle...)
- Les bordures de jardins, de chaussées et d’allées.
- Les espaces verts : ce sont des espaces extérieurs aménagés destinés à recevoir le végétal.
On a les aires gazonnées, les parterres de fleurs, les plantations de haies, les plantations
d’arbres et d’arbustes etc.
Le métré peut se faire de façon forfaitaire ou détaillé.
- Les espaces aménagées avec des matériaux minéraux : on peut distinguer les bacs à sable,
les aires minéralisées avec graviers ou dallages ou carrelage, les plans d’eau, cascades,
bassins aquatiques et aquariums…
- Le mobilier urbain : les bancs publiques, les poubelles, les stèles et monuments, les
panneaux publicitaires, les toboggans, balançoires, saute moutons etc.
TABLEAU RECAPITULATIF
Maître d’ouvrage Maître d’œuvre BET Génie Civil BET Génie Méca.
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Dossier de Soumission Pièces Annexes
Appel d’offres ouvertes : Présélection - Lettre d’invitation
Appel d’offres restreintes - CDAO (règlement de l’AO)
- CPS (cahier prescriptions Spéciales)
DCE : Dossier de Consultation - Cadre quantitatif
Des Entreprises - Estimatif confidentiel
- Calendrier Général d’Exécution
I- LE METRE FORFAITAIRE
S’applique sur la surface utile, la surface hors œuvre nette ou la surface hors œuvre brute.
Nous pouvons obtenir le coût du mètre carré de plancher construit du bâtiment par la formule :
XF
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Pu / m 2 par rapport à un projet ou bâtiment existant. Ce qui nous permettra de définir le coût
Sm
par rapport au standing du bâtiment.
Les différents types de standing : Très économique, économique, moyen standing, haut standing,
très haut standing, le luxe…
Les montants sont variables, à titre indicatif :
- Très économique 60 à 80 000 F / m2 de plancher couvert
- Economique 80 000 à 120 000 F / m2 plancher couvert
- Moyen standing 120 000 à 200 000 / m2
- Haut standing 200 à 250 000 F / m2
- Très haut standing 250 à 300 000 F /m2
- Luxe plus de 300 000 F /m2
C’est un métré exécuté après réalisation ; donc sur un bâtiment existant ou sur une partie d’ouvrage
en cours de chantier. Pour cela on procède à un relevé permettant d’établir l’état des lieux de
l’existant. On dispose ainsi de plans sur lesquels on applique les mêmes techniques que l’avant
métré. C’est une méthode pratique pour estimer les démolitions et déposes ainsi que les extensions
des bâtiments à transformer.
En cours de chantier, ce métré permet à l’entreprise d’effectuer des attachements qui accompagnent
les décomptes partiels destinées à alimenter sa trésorerie. Ainsi l’attachement est un métré de l’état
réel des travaux exécutés sur lesquels l’entreprise doit être payée. L’attachement nous informe en
même temps sur l’état réel d’avancement du chantier.
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Chapitre 5 : LES METHODES DE CALCUL
Les applications se feront en cours à travers le métré des terrassements, du béton armé, de la
maçonnerie, du second œuvre et des équipements, avec calcul des approvisionnements pour les
matériaux du gros œuvre.
L’expression du prix de vente : Le prix de vente peut concerner l’ouvrage dans sa totalité, la partie
d’ouvrage ou l’ouvrage élémentaire. Dans le cas de l’unité d’ouvrage élémentaire, on parle de prix
de vente unitaire (PVU). Le prix de vente s’exprime de la manière suivante :
PV= DS + FC + FGE + FSJ + Marges
DS : déboursé sec
FC : frais de chantier
FGE : frais généraux de siège
FSJ : frais spéciaux conjoncturels ou conjoints
Marges : Bénéfices et Aléas
Le prix de vente est exprimé en hors taxe sur la valeur ajoutée (HTVA).
DS : déboursé sec
Il se définit comme étant l’ensemble des dépenses qui sont directement connues et affectables à
l’ouvrage élémentaire.
Il s’agit des dépenses se rapportant aux matériaux, aux matériels affectables, à la main d’œuvre
productive et enfin aux matières consommables affectables.
Exemple : pour faire de des enduits extérieurs, l’analyse des DS se rapportera sur :
Les matériaux (ciment, sable), Le matériel (truelle, taloche, règle), La main d’œuvre (les maçons,
les tacherons), Les matières consommables (adjuvants, colorants).
FC : frais de chantier
Ils concernent l’ensemble des dépenses effectives sur chantier ne pouvant pas être affectées
directement à l’ouvrage élémentaire. Il s’agit principalement :
des frais d’installation et de repliement : (clôture, baraques, circulations, aires de préfabrication et
de stockage, implantation…, repliement, frais de déguerpissement et retour de matériel, nettoyage),
des frais de personnels de chantier non productifs : (conducteur, chef de chantier, gardien, …), des
frais de matériel non affectables (la grue, les bétonnières, …) et des frais de matières consommables
non affectables (l’eau ,l’électricité…).
Il convient de noter deux type de PR : le prix de revient prévisionnel et le prix de revient réel.
a- le prix de revient prévisionnel : Il est établi par l’entreprise lors de l’étude des offres c’est à
dire avant la réalisation de l’ouvrage, d’où son caractère prévisionnel.
b- le prix de revient réel : Il est établi par les conclusions de la mémoire d’avancement des
travaux. Il définit les coûts réels de production des ouvrages sur le chantier.
Ces différents types de prix de revient nous permettent de définir ce que l’on appelle les écarts.
L’analyse des écarts permet à l’entreprise de constater si elle a des pertes ou des bénéfices.
PV= DS + FC + FGE + FSJ + Marges
PV= Prix de revient (PR) + Marges
PV= Coût de réalisation (CR) + FGE + FSJ + Marges
CR= DS + FC, c’est le coût de réalisation : encore appelé déboursé total ou budget de chantier ; il
se rapporte à l’ensemble des dépenses directes ou indirectes sur le chantier.
Contrôle de la rentabilité
Prix
PR réel(2eme cas )
2emecas
B et A négatif Perte
PV
1ercas
B et A réel
PR réel(1ercas) B et A
écart
PR prévisionnel
Période
1ere Période 2ème Période
Le contrôle de la rentabilité nécessite un suivi rigoureux de l’utilisation du matériel, par une gestion
de partage et de séparation des responsabilités. L’objectif est de soulager les responsables des
chantiers préoccupés par l’exécution des travaux proprement dits.
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