0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
110 vues15 pages

Cours Métré 2018

Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
110 vues15 pages

Cours Métré 2018

Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

COURS DE METRE, LECTURE DE PLAN

ET PREPARATION DE DEVIS

Chapitre 1 : GENERALITES ET OBJECTIFS DU METRE

Métré : mesurer au mètre.


Métré : devis général et détaillé, avec classement méthodique de la nature, de la valeur,
de l’étendue des divers travaux exécutés. (Larousse encyclopédique).

I] - Généralités :
Le métré est une activité d’évaluation et de mesurage de quantités à exécuter, en cours d’exécution
ou déjà exécutées dans un chantier. Il commence au moment des études de faisabilité et de
programmation et se précise à la phase prévisionnelle de conception et d’études techniques.
Le métré s’applique aussi dans des ouvrages en cour s de réalisation ou encore pour des ouvrages
déjà réalisés.
Cette activité utilise comme support le listing des besoins ou programme, les documents graphiques
(documents d’Architecte et de Bureaux d’Etudes Techniques, BET, en génie civil et génie
mécanique), mais aussi des ouvrages existants déjà réalisés.
Les documents sont complétés par le Descriptif Général et le CCTP (Cahier des Clauses Techniques
Particulières) ou CPTP (Cahier des Prescriptions Techniques Particulières).
Le Métré présente plusieurs aspects dans son fonctionnement général : un aspect à la fois descriptif
et qualitatif, un aspect quantitatif et enfin un aspect estimatif.
Ses différents aspects et sa pratique au début, en cours et à la fin de tout acte lié à la construction
fait que le Métré est perçu comme un outil d’aide à la décision pour Maîtres d’Ouvrage.

II] - Objectifs :
Le métré a pour principal objectif de déterminer le quantitatif d’ouvrages élémentaires ou de parties
d’ouvrages. Ce quantitatif sert à calculer le coût de ces ouvrages dont on se doit de connaître la
nature avant de les quantifier.
Donc nous pouvons dire que dans ses différentes fonctions, le Métré sert à la réalisation du dossier
Descriptif, Quantitatif, Estimatif (DQE) : décrire, compter, chiffrer.

A°/ La Fonction Descriptive et Qualitative :


La fonction descriptive est surtout qualitative car la compréhension de l’ouvrage, de la partie de
l’ouvrage ou de l’ouvrage élémentaire est nécessaire avant tout calcul.
Exemple :
Le BA (Béton Armé) :
Pour la semelle nous dirons qu’elle est en BA avec une section (Longueur x largeur) et une hauteur
h données ; le ferraillage de cette semelle sera en 10 par exemple dans le sens porteur (l) avec un
espacement donné et en 8 par exemple dans le sens de répartition avec un espacement donné. Le
descriptif portera aussi sur le mode d’exécution technique. L’aspect qualitatif portera sur la qualité
des matériaux élémentaires ainsi que leur proposition ; par exemple le béton de structure sera dosé à
350 kg CPA + 800 l de gravier + 400 l de sable et 170 à 210 l d’eau.
La Maçonnerie :
Sa description sera contenue dans le CCTP qui précise ses aspects qualitatifs ainsi que ceux des
matériaux élémentaires qui la composent. Par exemple on dira que la maçonnerie est en parpaings
creux de 15 x 20 x 40 hourdés aux mortiers de ciment; le mortier de pose sera dosé entre 400 à 600
kg CPA pour 1 m3 de sable.

B°/ La Fonction Quantitative :


___________________________________________________________________________________________________________
1
_________
L’estimation quantitative des ouvrages nous permet d’atteindre des objectifs qui sont considérés
comme les objectifs du métré. On peut citer :
Estimation des coûts : l’application de prix unitaires de vente permet de
déterminer les montants partiels, ainsi que le montant total des travaux (MTVX), objet du marché.
Détermination des quantités de matériaux élémentaires : Cette opération
permet d’évaluer les approvisionnements sur le chantier et de prévoir l’organisation du chantier.
Détermination du planning d’exécution : Connaissant la composition des
équipes de main d’œuvre à mettre en place, la quantité d’ouvrage élémentaire à exécuter, les temps
unitaires de main d’œuvre ainsi que les temps unitaires d’utilisation du matériel on peut estimer les
crédits horaires (C.H.). Les CH permettent de déterminer les délais d’exécution partiels. Ces détails
sont ordonnés de façon chronologique dans le temps (c’est l’ordonnancement) et conduisent à
l’élaboration du planning d’exécution. Ce planning permet de gérer l’ensemble des corps d’état
(c’est la coordination). On réalise ainsi l’Ordonnancement, le Pilotage et le Coordination (OPC),
nécessaire au bon déroulement d’un chantier.
Détermination des plannings d’utilisation de la Main d’œuvre (Mo) :
Connaissant les quantités d’ouvrage élémentaire à exécuter ainsi que le planning d’exécution on
peut procéder au calcul des effectifs de Mo, procéder à l’élaboration du planning d’utilisation de la
main d’œuvre et estimer les coûts qui se rapportent à l’utilisation de cette Mo.
Détermination des plannings d’utilisation du matériel : C’est le même
principe estimatif utilisé que pour le Planning d’utilisation de la Mo.
Détermination des plannings financiers : Grâce aux quantités d’ouvrages et
au planning d’exécution, on peut évaluer par période, les dépenses de fonctionnement du chantier
ou de tous les autres chantiers dépendant de l’entreprise.
En dehors de l’estimation de ce budget de chantier (ou budget partiel), l’entreprise peut mettre en
place un planning de décompte qui a pour principal objectif d’équilibrer ses comptes (entre les
sorties et les entrées) tout en alimentant sa trésorerie.

C°/ La Fonction Estimative :


Elle est importante et nécessaire à chaque stade d’évolution du projet (Programmation, études
préliminaires ou Esquisses, APS, APD, DCE, réalisation, maintenance). Par exemple :
Aux études préliminaires : Sur la base du standing du futur ouvrage, on peut
appliquer un coût unitaire forfaitaire par m2 de plancher couvert estimé, majoré généralement de 5 à
10 % pour tenir compte des VRD, des murs de clôture, des branchements ainsi que des
aménagements extérieurs.
Au stade de l’APS : le choix formel et dimensionnel du projet est déjà connu.
Sachant le niveau de traitement et d’équipement de chaque pièce, on peut appliquer un coût
forfaitaire par m2 de plancher couvert ou de surface utile.
Au stade de APD : les détails de construction sont connus, ainsi que les
schémas architecturaux d’équipements (électricité, plomberie,…). On peut dès lors procéder à un
métré précis qui aboutit à la détermination du Coût Objectif (coût réaliste). C’est en ce moment que
l’on établit le Devis Estimatif Confidentiel, destiné au Maître d’Ouvrage.
Au stade du Dossier de Consultation des Entreprises (DCE) ou Appel
d’Offre : l’ensemble des Pièces Ecrites (Descriptif Général et CCTP ou CPTP) et Graphiques sont
disponibles pour permettre aux entreprises de chiffrer les travaux et de fixer définitivement leur
offre. Ce montant est réaliste car étant contractuel et constituant la base du Contrat de Marché qui
sera passé entre le Maître d’Ouvrage et l’Entrepreneur. C’est le Marché de Base.
Après réalisation : C’est uniquement après exécution des travaux et sur la base
du mémoire d’avancement des travaux que l’entreprise est en mesure de déterminer le Coût Réel du
bâtiment. Ce coût est très important pour l’entreprise car ses services chargés de la productivité vont
s’occuper de l’analyse de ce coût afin de réaliser la décomposition des prix rentrant dans la
réalisation des futurs ouvrages : ce qui permet d’améliorer la productivité de l’entreprise et de faire
face efficacement à la concurrence.

___________________________________________________________________________________________________________
2
_________
Chapitre 2 : RAPPELS ET DEFINITIONS

A°/ Les Installations de chantier, Les Implantations et le Repliement :


C’est le premier poste à estimer forfaitairement par l’entreprise dans un devis technique et estimatif.
Ce poste prend en compte les études liées à l’installation du chantier, l’installation proprement dite,
l’implantation des ouvrages ainsi que le repliement après exécution.
1°) Les Installations :
Avant l’installation effective sur le terrain, l’entreprise est tenu de procéder à l’élaboration du plan
d’installation de chantier. Ce plan annonce l’organisation du chantier.
Il permet à l’entreprise d’effectuer l’installation réelle : implanter la clôture, le panneau de chantier,
les baraques de chantier (bureaux, vestiaires, WC), la grue fixe, la répartition des aires de stockage
ainsi que leur aménagement, les aires de production (bétonnage, ferraillage menuiserie),
l’aménagement des voies de circulation interne. L’entreprise aura aussi à procéder lors de
l’installation du chantier, aux branchements provisoires (eaux, électricité, téléphone) nécessaires à
la vie et au fonctionnement du chantier.
2°) Les Implantations
Ce sont les tracés effectués pour la matérialisation de l’implantation des axes des murs et de la
structure. Ces tracés sont possibles grâce à l’installation des chaises qui incorporent les réseaux de
fils tendus qui permettent de déterminer les axes de structure, et le niveau hors eau.
3°) Le Repliement
A la fin de l’exécution des travaux, l’entreprise rapatrie le matériel de production vers ses dépôts,
et nettoie le chantier. Ce budget sera facturé au Maître d’ouvrage.

B°/ Les Préparations de Terrain et Terrassements :


1°) Les Préparations de Terrains :
On peut citer les débroussaillages, les dessouchages, les coupes ainsi que les abattages d’arbres.
Il faudra tenir compte des évacuations (si incluses) dans le prix unitaire d’ouvrage.
2°) Les Démolitions et Déposes :
a) Les démolitions : On a les démolitions en masse concernant les élévations, les
démolitions de dalle et de dallage. Ces démolitions sont estimées au m3 d’ouvrage.
On a aussi dans les démolitions, les décapages d’enduit de chape ou de carrelage, métré au m2; alors
que leur évacuation est mesurée au m3 ; l’évacuation sera en m3.
c) Les déposes : L’unité de métré est la pièce ou l’unité. Elles concernent le démontage des
portes, portes-fenêtres ou fenêtres, le démontage des appareils sanitaires, de plomberie, d’électricité
ou de climatisation, de sécurité incendie etc.
3°) Les Terrassements :
Les terrassements se définissent comme étant la modification du relief par des déblais et des
remblais. Ce sont les mouvements de terrain.
a) Les Fouilles :
Le métré des fouilles s’effectue en m3. Comme fouille on peut citer :
Les décapages : ils consistent à enlever la terre végétale (terres souillées) sur une
profondeur de 10 à 30 cm en général. En fait, la profondeur est variable selon la nature du sol. La
surface de décapage est étendue à la surface d’assise des ouvrages majorée d’un débordement de 1 à
2 m de part et d’autre. L’unité de métré est le m2.
Les fouilles en rigoles : ce sont des fouilles linéaires (en tranchée ou canalisation)
destinées à recevoir des canalisations, des câbles, des semelles filantes, des murs de soubassement.
Une largeur minimale de 60 cm est conseillée, pour permettre à un homme de pénétrer à l’intérieur
pour effectuer les fouilles. L’unité de métré est le m3.
Les fouilles en puits : ce sont des fouilles destinées à recevoir des semelles isolées, des
piliers, des cages d’ascenseur etc. L’unité de métré est le m3.
Les fouilles en pleine masse : elles sont appelées excavations car destinées à enlever
des volumes ou des masses de terre importantes. On les exécute pour la réalisation de radier
générale, de sous-sols etc.
___________________________________________________________________________________________________________
3
_________
Les évacuations : Les terres excédentaires doivent être évacuées à la décharge publique.
Les fouilles en galerie : Elles sont exécutées sous terre et sont destinées à relier deux ou
plusieurs points. C’est l’exemple des tunnels, des galeries d’extraction des minerais etc.
b) Les Remblais : Ils sont le plus souvent effectués avec des terres d’apport de bonne
qualité (sable de dune ou sable de bonne qualité provenant des fouilles) ; tenir compte du
foisonnement lors des commandes de sable de remblais.
On distingue : les remblais de masse ; les remblais contre fondation ; les remblais sous dallage.
L’unité de métré est le m3.
NB : Pour l’exécution des remblais il est conseillé d’exécuter des couches successives d’épaisseur
de 10 à 30 cm, soigneusement arrosées puis compactées.
b) Les Evacuations : Elles concernent les terres végétales souillées, les déblais
de mauvaises qualités ainsi que les terres excédentaires provenant des fouilles.
L’unité de métré est le m3 ; tenir compte du foisonnement.

C°/ Le Gros Œuvre :


C’est l’ensemble des éléments dont la suppression ou l’altération peuvent causer des dommages
(structure porteuse, squelette, ossature, murs, dalles, palées de stabilité, étanchéité en terrasse).
Concernant la structure, on distingue deux systèmes porteurs dans le gros œuvre : il s’agit des
systèmes de transmission des charges en élévation jusqu’aux fondations.
 Système par Murs Porteurs : Il est constitué de murs, de chainages horizontaux
hauts et bas, de chainages verticaux (raidisseurs).
 Système poteaux poutres ou à Plan Libre : Encore appelé système par points
porteurs. Il est constitué de poteaux, de poutres, de longrines, de dalle (système poteau dalle).

1°) Les Fondations :


Elles représentent «l’Infrastructure » et ont pour principal rôle de transmettre et de répartir les
charges de l’ouvrage sur le bon sol. Comme élément de fondation on peut distinguer :
a) Les fondations superficielles : Constituées par les semelles isolées, les semelles filantes
et le radier général. Ces éléments peuvent être armés ou non. On adopte des fondations
superficielles dans le cas où le bon sol est facilement accessible par fouilles traditionnelles.
b) Fondations profondes : Elles sont exécutées dans le cas ou le niveau du bon sol est très
profond (les fondations sur puits, les pieux battus, les pieux moulés, les pieux forés, les micro pieux
etc.) voire inaccessible. Dans ce dernier cas, on adoptera des pieux flottants.
2°) Les Elevations :
On peut citer les murs d’élévation en parpaings de ciment, briques de terre crue ou cuite, en
moellons, en bardage bois ou métallique ; les longrines ; les linteaux ; les poutres, les chaînages
haut ou bas; les planchers et dallages; les escaliers; les acrotères; les auvents, balcons et loggias ; les
charpentes et couvertures, les enduits, etc.
Selon la partie d’ouvrage considérée, l’unité de métré peut être le m3ou le m².

D°/ Le Second Œuvre :


On désigne par second œuvre toutes les parties d’ouvrage qui ont pour principale rôle d’apporter le
confort, la fonctionnalité, l’esthétique, la sécurité, etc. Certains équipements peuvent faire partie du
second œuvre. Dans les devis, l’étanchéité est souvent mise dans le second œuvre.

1°) Les Etanchéités


Ce sont les dispositifs de protection contre les infiltrations d’eau. Elles se présentent sous forme de
rouleaux de feutre monocouche ou bicouche, en carton bitumé ou sous forme d’adjuvant incorporé
dans les ouvrages. En horizontal, l’unité est le m2, en verticale (relevé d’étanchéité) unité ml.
Les étanchéités sont disposés au niveau des toitures terrasses (accessible ou non), des salles de bains
ou salles d’eau à l’étage, des balcons et loggias, des jardinières et bacs à fleur. Les étanchéités sont
de type autoprotégé (Pax Alu, avec granulats minéraux,…) ou avec protection rapportée, lourde ou

___________________________________________________________________________________________________________
4
_________
légère. Elles sont exécutées sur des formes de pentes permettant le sens d’écoulement des eaux
pluviales vers les descentes EP.
2°) Les Revêtements fixes (scellés) ou souples
Les revêtements se définissent comme la partie superficielle de finition des chapes, dallage et
plancher ; et aussi parfois de certains murs intérieurs ou de façades. Ils jouent un rôle esthétique, de
protection et d’hygiène. Leur choix s’effectue en fonction de la destination des locaux.
Pour le carrelage, tenir compte du classement UPEC (Usure, Poinçonnement, Eaux : résistance,
agents Chimiques : résistance). A chaque lettre est affecté un indice (1 à 4) qui donne le degré de
protection par rapport aux caractéristiques de cette lettre. L’usure est relative à la pratique de la
circulation, ou déplacement matériels à l’intérieur des locaux; le poinçonnement est occasionné par
les charges localisées transmises par les équipements mais aussi les talons aiguilles; l’eau signale
une exposition assez fréquente de ces locaux à l’humidité; les agents chimiques sont relatifs à des
produits agressifs utilisés pour les besoins de l’activité dans ces locaux.
Dans la gamme de ces revêtements on peut distinguer les revêtements fixes ou scellés, des
revêtements souples :
 Les Revêtements fixes ou scellés : On peut citer les dallettes pour extérieur, les
pavés autobloquants, les carreaux en terre cuite ou en pierres naturelles, le marbre, les granito, les
grés cérames, les grés émaillés, les grés polis, les faïences, les pierres de Rufisque ou de Diass, les
carreaux plastiques, le linoléum…
Les revêtements sont métrés aussi au m², tandis que les plinthes sont métrées au ml.
 Les Revêtements souples : Ce sont des revêtements qui se désolidarisent facilement
du support. Pour fixation on utilise des résines ou des colles. On peut citer le Papier Peint sur murs,
les moquettes, les tapis en fibres ou laines, les tapis vinyliques, les tapis plastiques…
3°) Les Menuiseries extérieures et intérieures
Les fenêtres : elles se distinguent par les matériaux de mise en œuvre, ainsi que le système
d’ouverture et l’apparence. (Fenêtres pleines ou vitrées, avec barreaudage). Pour le système
d’ouverture ou de fermeture, on peut distinguer la fenêtre à la française, à l’anglaise qui sont des
ouvrants battants, la fenêtre à l’Italienne qui s’ouvre à projection, celle à la Canadienne qui est
oxillo-battante (qui tourne à la fois autour d’un axe vertical et horizontal), la fenêtre à guillotine qui
coulisse verticalement ; on a aussi la fenêtre coulissante (qui coulisse sur les rails horizontaux), les
fenêtres en accordéon qui peuvent être battante ou coulissante, les fenêtres à soufflet…
Les portes et portes-fenêtres : Les plus courantes sont les portes battantes et les
coulissantes. On a aussi les portes à tambour et tourniquet, les portes basculantes à projection ainsi
que les portes pivotantes. Ces portes peuvent être pleines, isoplanes, lambrissées, vitrées, etc.
Les Placards : Ce sont des menuiseries intégrées dans la maçonnerie et les paillasses et qui
jouent le rôle de rangement. Ils comportent à l’intérieur des étagères.
Les Cloisons Légères : Il s’agit de menuiserie utilisée pour compartimenter un espace. Ces
cloisons doivent isoler contre l’agression, parfois contre le bruit et les échanges thermiques.
4°) Les Plafonds et Faux-Plafonds
a) Les Plafonds : Ils constituent la partie inférieure des planchers supérieurs. Leur position
horizontale fait que les enduits y seront plus difficiles à exécuter que ceux sur maçonnerie ordinaire.
b) Les Faux plafonds : C’est une structure qui réduit la hauteur sous plancher et peut
permettre l’aménagement de gaines techniques destinées à recevoir des canalisations (EU, EV, EP,
Electricité, Chemins de câbles, Eau potable, Gaz, les câbles de téléphone, d’informatique, de
télévision). Ils peuvent être fixés sur une structure secondaire (en bois, métal ou PVC) qui est à son
tour fixé sur la structure primaire par des suspentes. Le métré des faux plafonds se fait au mètre
carré ou bien de façon détaillée en tenant compte des matériaux utilisés et du type de support.
On distingue les faux plafonds artisanaux : les roseaux ; le bois boudins, le crinting, etc.
Les semi industriels : le staff fabriqué à partir du plâtre et de fibre végétale jouant le rôle
d’armature. Ces éléments en staff sont suspendus au plancher par le biais de suspentes et polochons.
On a aussi les faux plafonds en bois (lattes, planchettes, planchers, contreplaqués, panneaux de
fibres, panneaux multiplis, panneaux extrudés...). Pour ces faux plafonds en bois, on exécute des
couvre joints ou des baguettes de recouvrement au niveau des joints pour des soucis esthétiques.

___________________________________________________________________________________________________________
5
_________
Les industriels : Ce sont des éléments modulaires en plaques ou en lamelles accroché à la structure
secondaire suspendue au plancher par des suspentes. Ces éléments sont démontables: ce qui permet
l’accès aux gaines techniques. Les faux plafonds industriels sont parfois de type isolant acoustique
ou isolant thermique avec utilisation de matériaux spéciaux. Ils peuvent aussi servir la protection
contre l’incendie : système ignifuge.
5°) Les Peintures, Vernis et Vitrerie
a) La Peinture : Son rôle est de protéger les ouvrages, de les assainir tout en leur donnant
l’esthétique qui personnalise. Une peinture se caractérise par ses composants de base qui sont :
Le Pigment : c’est un corps solide qui se présente sous forme de poudre en suspension qui
donne la couleur (il est d’origine minérale, végétale ou de synthèse).
Le Liant : c’est un produit liquide qui a pour rôle de mouiller chaque grain des constituants
pour créer une feuille au séchage. Il sert à lier les grains du pigment (c’est la colle). Il peut être
d’origine animale, végétale : amidon, alguinote, colle cellulosique ou synthétique.
Le Solvant : Il sert à diluer la peinture. Comme solvant on a l’eau et l’huile (huile de
benzène, essence de térébenthine, huile de lin, White spirite…)
Le Siccatif : Il a pour principal but d’accélérer le séchage. C’est un adjuvant non
obligatoire. Il est essentiellement constitué de sels métalliques de plomb, de manganèse, de cobalt…
Comme type de peinture, on peut distinguer :
Les peintures à l’eau : Ce sont les peintures les plus anciennes. Elles sont utilisées aussi bien à
l’intérieur qu’à l’extérieur. Le solvant utilisé est l’eau ; d’où l’origine de leur appellation.
Les peintures à l’huile : Le solvant utilisé est de l’huile végétale ou artificielle. Ce sont des
peintures très résistantes et qui sont lavables au détergeant. Utilisation intérieure ou extérieure.
Les peintures acryliques : Ce sont des émulsions. Elles sont obtenues en mélangeant deux liquides
non miscibles, plus adjonction d’un agent stabilisant avant brassage mécanique. Ces peintures sont
très utilisés du fait de son coût de revient intéressant.
Il y a aussi des types de peintures dites spéciales. Il s’agit des peintures ignifuges ou intumescentes
qui protège contre la propagation du feu, les antirouilles à base de sels métalliques dissout dans un
solvant, les fongicides (contre la prolifération des champignons), les insecticides, les peintures
marines utilisées dans la construction navale (ambiance agressive : sels). On a aussi les peintures
bitumineuses (flinkote) et les peintures décoratives.
Le métré de la peinture se fait au mètre carré et par couche appliquée.
b) Les Vernis : Son rôle est de protéger certaines parties d’ouvrage tout en leur donnant
une esthétique particulière. Exemple : vernis cellulosiques. Il existe aussi des vernis colorés
appliqués sur des supports comme la menuiserie Alu.
Le métré se fait au mètre carré et par couche appliquée.
c) La Vitrerie : Peut être utilisée dans la menuiserie pour l’éclairage ainsi que l’habillage des
façades légères. Il a un rôle d’isolant thermique et phonique s’il est double. Il joue aussi le rôle de
protection solaire s’il est réfléchissant (verre stop sol ou réfléchissant). On utilise, pour des raisons
de sécurité, du verre armé encore appelé blindage, surtout au niveau des banques mais aussi au
niveau des portes et fenêtres des résidences des grandes personnalités. Au niveau des hublots, pare-
brises et issues de secours, le verre incorpore une feuille plastique qui évite la cassure en lamelle.
Le métré du vitrage se fait au mètre carré.
6°) Les Façades Légères et Bardages
Face à la nécessité de disposer d’un plateau aménageable à sa guise tout en bénéficiant de la
transparence optimale vis à vis de l’extérieure, mais aussi face à la prolifération des matériaux
nouveaux et à la nécessité d’alléger les structures, les constructeurs utilisent les façades légères à la
place des murs traditionnels de remplissage.
Une façade légère peut être entièrement en vitre ou en panneaux métallique ou PVC appelé bardage.
- Les façades panneaux : Ce sont des façades qui laissent apparaître vers l’extérieur la trame,
la structure : c’est à dire les poteaux, les poutres et les nez de plancher.
- Les façades rideaux : Ce sont des façades qui passent entièrement devant les nez de la
structure en la cachant vis à vis de l’extérieur.
Le métré des façades légères se fait au mètre carré ou de façon détaillée.

___________________________________________________________________________________________________________
6
_________
7°) L’Electricité
La distribution se fait depuis le poteau (SENELEC) qui alimente un transformateur général de basse
tension (TGBT) pour le courant faible de basse tension ou bien un poste transformateur pour le
courant fort (moyenne et haute tension). Les schémas électriques seront établis selon le principe du
Schéma Unifilaire qui répartit les circuits différentiels avec leurs protections tout en permettant le
calcul du Bilan de Puissance à souscrire.
Dans une installation électrique on distingue les circuits, les protections et l’appareillage.
a) Les Circuits : Ils sont composés de fileries et de câblages appelés conducteurs, de canalisations
ou de gaines dans lesquelles passent les conducteurs (les fourreaux, les goulottes, …). Les circuits
seront différenciés. C'est-à-dire qu’il y aura un circuit par niveau ou par appartement, avec des sous
circuits : un pour l’éclairage, un pour les prises et un pour la force et l’électroménager.
Les circuits sont métrés au mètre linéaire.
b) Les Protections : La protection principale est constituée par le disjoncteur. Ensuite y a les
protections secondaires au niveau des coffrets, ce sont les fusibles. Comme autres protections, on
peut citer la prise de terre, le parafoudre, le paratonnerre.
La protection permet d’isoler le circuit concerné en cas de disfonctionnement.
c) L’Appareillage : On a le compteur, le disjoncteur (protections principales ou primaires), les
coffrets à fusibles (protections secondaires) ; les interrupteurs, prises, luminaires, les minuteries, les
boutons poussoirs, les linolithes, les brasseurs d’air etc. Le calcul du Bilan de Puissance se fait au
niveau de l’appareillage, en faisant la somme des puissances avec application d’un coefficient de
simultanéité qui tient compte de la probabilité de l’utilisation simultanée des appareils.
L’appareillage est métré à l’unité ou à la pièce.
8°) La Plomberie Sanitaire :
Elle comprend l’alimentation en eau potable et les évacuations.
a) L’alimentation en eau potable : Elle s’effectue depuis le compteur de la SDE, et à travers des
canalisations en PVC, en cuivre, en acier galvanisé, pex, etc. Cette alimentation incorpore un
certain nombre d’appareils qui sont : la robinetterie, les vannes d’arrêt, les pommes ou colonnes de
douche, les mélangeurs et mitigeurs. Pour le branchement son métré se fait forfaitairement ; quant à
l’appareillage et les canalisations ou collecteurs, leur métré se fait de façon détaillée en tenant
compte de la fourniture et pose des canalisations(en ml).
b) Les évacuations : On peut distinguer les évacuations des eaux usées (eau de cuisine, des
douches, des lavabos, buanderie, …) ; les eaux vannes (eau des WC) ; et les eaux pluviales.
- Les eaux usées (EU) : on a le système d’assainissement individuel (par puits perdu ou cuve
étanche). Dans le cas d’un assainissement collectif, les eaux usées sont directement évacuées à
l’égout (en système unitaire du tout à l’égout, ou en système séparatif).
- Les eaux vannes : ce sont les eaux provenant des WC et comportant des matières
organiques. Leur évacuation se fait à la fosse septique ou à l’égout.
- Les eaux pluviales : ce sont les eaux de ruissellement collectées au niveau des espaces non
couvert, ainsi que les eaux de pluie provenant des toitures. Leur évacuation se fait à l’égout ou vers
un exutoire.
NB : Certaines villes disposent d’un réseau d’alimentation en gaz de ville ; dans ce cas ce poste sera
traité de la même façon que la plomberie en tenant bien sur compte de sa spécificité.
9°) L’Assainissement :
C’est un système permettant le stockage et le traitement des eaux spoliées avant leur rejet.
On distingue l’assainissement autonome et l’assainissement collectif :
a) Autonome : On peut citer :
- La fosse étanche : elle est réalisée selon les techniques de cuvelage ou caissons étanches.
La fosse étanche joue le rôle de bac de rétention des effluents (sans possibilité de filtration).
- La fosse septique : c’est une fosse qui comprend généralement 2 à 3 bacs de décantation
dont l’un est appelé lit bactérien (là où s’effectue la décomposition des matières organiques par les
bactéries et micro-organismes anaérobiques pour donner des solutés). Une fosse septique est
toujours reliée à un système de filtration (puit perdu ou épandage).
- L’édicule : C’est un système composé d’un bac de rétention de section carrée, rectangulaire
ou circulaire comportant un dispositif permettant aux populations de se soulager.
___________________________________________________________________________________________________________
7
_________
b) Collectif : C’est un système très pratique utilisé dans les grandes agglomérations ou cités pour
l’évacuation et le traitement des eaux usées. Le collecteur local (égout) est situé sous les réseaux de
voirie sauf dans le cas d’un canal à ciel ouvert ou couvert destiné à la collecte des eaux pluviales.
Chaque concession ou parcelle peut être branchée directement sur ce système d’égout grâce aux
regards prévu à cet effet. L’égout est directement relié à un système de conduits qui déverse les
eaux vers un exutoire naturel (fleuve, rivière, mer etc.) après traitement au niveau des stations
d’épuration.
10°) La Climatisation et les VMC (Ventilation Mécanique Contrôlée) :
La climatisation est un traitement artificiel des ambiances afin d’atteindre un niveau de confort
thermique désiré. On distingue :
a) La climatisation individuelle :
Elle permet de traiter un seul local de façon indépendante et autonome. Exemple :
- Le système fenêtre ou bow window.
- Le Split système : pour palier aux inconvénients du système de climatisation window, les
fabricants ont mis sur pied le Split système qui est un climatiseur individuel. Il est composé d’un
compresseur vers l’extérieur qui permet de produire du froid grâce à un liquide frigorifique
incorporé. Ce froid est envoyé à travers des gaines fourreautées et isolées thermiquement vers un
convecteur ou évaporateur situé à l’intérieur du local à conditionner.

Ces systèmes de climatisation fonctionnent comme des pompes à chaleur. Il faut prévoir lors de
l’installation de ces climatiseurs un système d’évacuation des condensats.

b) La climatisation semi centralisée et centralisée :


- La climatisation semi centralisée : on a l’exemple des multi-Splits qui sont composés
d’une batterie de compresseurs mono blocs ou condenseur unique suffisamment dimensionné.
Chaque local est autonome du point de vue traitement et du choix de la température.
- La climatisation centralisée : on a des batteries de filtres qui aspirent l’air ambiant tout en
le filtrant (cette méthode permet de contrôler la teneur des différents constituants de l’air), d’un
système de refroidissement (centrale d’eau froide ou d’eau glacée) et enfin de cassettes d’aération
ou de soufflage pour le traitement des différents locaux.

Ces systèmes sont reliés par des canalisations (gaines et conduits isolants). A l’intérieur des
pièces traitées il faudra prévoir des bouches d’extraction de l’air vicié, spolié.
11°) La Sécurité Incendie
Pour les bâtiments d’une certaine importance et surtout pour ceux recevant du public, il sera
indispensable de mettre en place, un plan de sécurité incendie qui est composé des éléments
suivants :
- Evacuation : se fait par le biais des issues de secours, des escaliers de secours et de dessertes
bien ventilés pour éviter l’asphyxie. Les portes de secours doivent s’ouvrir vers l’extérieur et sont
parfois munies de barres anti- paniques.
- Balisage : c’est l’ensemble des signaux qui permettent d’indiquer le sens de sortie. Ces
circuits balisés comportent des blocs autonomes de secours.
- Pose des Entremetteurs : ils sont implantés au niveau des points faciles d’accès et de
repérage. Leur implantation peut se lire directement sur les plans de sécurité incendie affichés sur
certaines parties de bâtiment : hall, circulation, paliers, attentes...
- Bouches à incendie : elles sont conçues comme des bornes fontaines, situées à l’extérieur
des bâtiments. Ce sont des réservations mises à disposition des sapeurs pompiers pour le
branchement de leur lance à eau. Dans ce même ordre d’idée, on a à l’intérieur des ouvrages de
bâtiment des colonnes sèches et des poteaux d’incendie (colonne humides ou chargées) jouant le
même rôle que les bouches d’incendies.
- Extincteurs
- Autres : pour des raisons préventives certains ouvrages comportent des détecteurs de fumée,
de flamme et d’alarme sonore. Pour limiter les sinistres, des portes coupe feu et pare flamme sont
aménagées au niveau des paliers, salles et espaces recevant du public. Certains matériaux du
___________________________________________________________________________________________________________
8
_________
bâtiment ou de l’ouvrage peuvent aussi recevoir des traitements ignifuges. Pour les bâtiments de
grandes hauteur (IGH), l’emploi de murs coupe feu est systématique.
D°/ Les Aménagements extérieurs et Espaces verts :
Au-delà du bâtiment construit, le métré s’attellera à quantifier et à estimer tous les ouvrages
relatifs à l’aménagement extérieur : les VRD et l’espace vert. On distingue :
- Les VRD : on aura à procéder au métré forfaitaire ou détaillé en fonction de chaque lot
spécifique (voirie, aire de stationnement, réseau d’assainissement extérieur plus les regards
de visite, réseau d’éclairage extérieur, le réseau d’adduction d’eau, de téléphone, la guérite
ou poste de contrôle...)
- Les bordures de jardins, de chaussées et d’allées.
- Les espaces verts : ce sont des espaces extérieurs aménagés destinés à recevoir le végétal.
On a les aires gazonnées, les parterres de fleurs, les plantations de haies, les plantations
d’arbres et d’arbustes etc.
Le métré peut se faire de façon forfaitaire ou détaillé.
- Les espaces aménagées avec des matériaux minéraux : on peut distinguer les bacs à sable,
les aires minéralisées avec graviers ou dallages ou carrelage, les plans d’eau, cascades,
bassins aquatiques et aquariums…
- Le mobilier urbain : les bancs publiques, les poubelles, les stèles et monuments, les
panneaux publicitaires, les toboggans, balançoires, saute moutons etc.

Chapitre 3 : PHASES D’ELABORATION DE PROJETS ET PRESENTATION


DES DOCUMENTS DU METRE

TABLEAU RECAPITULATIF

Maître d’ouvrage Maître d’œuvre BET Génie Civil BET Génie Méca.

Programme - Elaboration du dossier * Dossier d’exécution * Electricité


élémentaire des d’Etude préliminaires BET Génie Civil * Climatisation
besoins * Organigramme - Plan d’implantation * ascenseur
fonctionnel des * Plomberie
- Esquisses (1/200 ou 1/500)
- APS (Avant projet sommaire)
semelles sanitaire
pour demande Permis de construire - De Coffrage Longrines * Sécurité - Incendie
+ Description générale : Plans de et Dallage et Ferraillage * Assainissement
différents Niveaux (sous sols, Rez- - Plan de Coffrage des * Courant faible :
de-chaussée, Rez-de-jardin, différents Planchers et Télé surveillance,
Mezzanine, Etages, Toiture De Ferraillage Téléphone,
Terrasse…) ; Coupes et Façades - Plan de Charpente Bois Informatique,
significatives, Plan de Masse, Vues ou Métallique * Autres
perspectives ou Vue en 3D - Les Cahiers de équipements
- APD (Avant projet détail) Tous Ferraillage des Semelles, techniques comme
les plans coupes et façades : Longrines et Longrines Local surpresseur,
échelle 1/50, et détails 1/20, 1/10
- Cahier des Menuiseries
de Redressement, Chauffage…
- Electricité schémas du principe Poteaux, Linteaux,
Architectural Poutres…
- Plomberie (Alimentation et - Détails d’exécution
Evacuations) schémas du principe + coupe
Architectural
- Plan de Masse
- CCTP des Lots architecte

___________________________________________________________________________________________________________
9
_________
Dossier de Soumission Pièces Annexes
Appel d’offres ouvertes : Présélection - Lettre d’invitation
Appel d’offres restreintes - CDAO (règlement de l’AO)
- CPS (cahier prescriptions Spéciales)
DCE : Dossier de Consultation - Cadre quantitatif
Des Entreprises - Estimatif confidentiel
- Calendrier Général d’Exécution

Documents Graphiques : APD + Plans BET (G.M. + G.C.)


Pièces écrites : Description Générale + CCTP

Chapitre 4 : LES DIFFERENTS TYPE DE METRE

I- LE METRE FORFAITAIRE
S’applique sur la surface utile, la surface hors œuvre nette ou la surface hors œuvre brute.
Nous pouvons obtenir le coût du mètre carré de plancher construit du bâtiment par la formule :
XF
2
 Pu / m 2 par rapport à un projet ou bâtiment existant. Ce qui nous permettra de définir le coût
Sm
par rapport au standing du bâtiment.
Les différents types de standing : Très économique, économique, moyen standing, haut standing,
très haut standing, le luxe…
Les montants sont variables, à titre indicatif :
- Très économique 60 à 80 000 F / m2 de plancher couvert
- Economique 80 000 à 120 000 F / m2 plancher couvert
- Moyen standing 120 000 à 200 000 / m2
- Haut standing 200 à 250 000 F / m2
- Très haut standing 250 à 300 000 F /m2
- Luxe plus de 300 000 F /m2

Exemple du standing moyen

Programme des besoins Estimation forfaitaire


Séjour 15 m2 = 1 950 000
1 chambre parent + SDB 12 m2 + 4 m2 = 2 080 000
2 chambres 2 x 9 m2 = 2 340 000
1 cuisine 6 m2 = 780 000
2
1 garage 12,5 m = 1 625 000
1 débarras 4 m2 = 520 000
2
Toilettes 8m = 1 040 000

Espace familial + circulation 20 % ST

Cours extérieures : Cours principale


Cours de service 10 % MTVX montant total des travaux
Ratio ou jardin

Le coût moyen est de 130 000 F/m2

Surface utiles des locaux S = 79,5 m2  80 %


___________________________________________________________________________________________________________
10
_________
Surface espace + circulation  20 %  2 600 000
Coût total des surfaces bâties  12 935 000  90 % MTVX

Coût estimatif global  14 372 222 F CFA HT à écrire en toutes lettres


MT x 1, 18 = MT (TTC)
Pourcentage 1,5 % Contrôle
4,5 % BET
6 à 8 % Architecte

Autre méthode de calcul

On applique un coefficient de pondération qui tient compte du traitement de l’espace concerné.

Séjour 15 m2 x 130 000 x 1,3 = 2 535 000


1 chambre parent + SDB 16 m2 x 130 000 x 1,2 = 2 496 000
2 chambres 18m2 x 130 000 x 1 = 2 340 000 (bat réf. 100
1 cuisine 6 m2 x 130 000 x 1,1 = 858 000
1 Garage 12,5 m2 x 130 000 x 0,7 = 1 137 500
1 débarras 4 m2 x 130 000 x 0,5 = 260 000
Toilettes 8 m2 x 130 000 x 1,15 = 1 196 000
Circulation 20 m2 x 130 000 x 0,8 = 2 080 000

II- LES TECHNIQUES D’AVANT METRE


Elles s’appuient sur les documents graphiques (plans + dessins) et les pièces écrites (description
générale, CCTP) de l’APS ou du dossier d’exécution, l’APD. Elles s’appliquent donc après
l’élaboration du projet. Elles permettent de calculer les quantités de chaque partie d’ouvrage ou
d’ouvrage élémentaire. On leur applique ensuite les prix unitaires du bordereau des prix.

TABLEAU RECAPITULATIF DU METRE

Désignation Unité Quantité Prix unitaire Montant global


I- Installation
+ Implantation *F *F
+ Repliement FF ou Ens.
II- Les Terrassement et
Préparation terrain
1 Débroussaillage m2
2 Décapage m2
3 Fouilles en Rigole m3
4 Fouilles en Puits m3

III- LE METRE AU STADE DE L’EXECUTION :

C’est un métré exécuté après réalisation ; donc sur un bâtiment existant ou sur une partie d’ouvrage
en cours de chantier. Pour cela on procède à un relevé permettant d’établir l’état des lieux de
l’existant. On dispose ainsi de plans sur lesquels on applique les mêmes techniques que l’avant
métré. C’est une méthode pratique pour estimer les démolitions et déposes ainsi que les extensions
des bâtiments à transformer.
En cours de chantier, ce métré permet à l’entreprise d’effectuer des attachements qui accompagnent
les décomptes partiels destinées à alimenter sa trésorerie. Ainsi l’attachement est un métré de l’état
réel des travaux exécutés sur lesquels l’entreprise doit être payée. L’attachement nous informe en
même temps sur l’état réel d’avancement du chantier.
___________________________________________________________________________________________________________
11
_________
Chapitre 5 : LES METHODES DE CALCUL

Les applications se feront en cours à travers le métré des terrassements, du béton armé, de la
maçonnerie, du second œuvre et des équipements, avec calcul des approvisionnements pour les
matériaux du gros œuvre.

Chapitre 6 : L’ETUDE DES PRIX : combien ça coûte ?

1 _ Méthode du sous détail des prix

L’expression du prix de vente : Le prix de vente peut concerner l’ouvrage dans sa totalité, la partie
d’ouvrage ou l’ouvrage élémentaire. Dans le cas de l’unité d’ouvrage élémentaire, on parle de prix
de vente unitaire (PVU). Le prix de vente s’exprime de la manière suivante :
PV= DS + FC + FGE + FSJ + Marges
DS : déboursé sec
FC : frais de chantier
FGE : frais généraux de siège
FSJ : frais spéciaux conjoncturels ou conjoints
Marges : Bénéfices et Aléas
Le prix de vente est exprimé en hors taxe sur la valeur ajoutée (HTVA).

DS : déboursé sec
Il se définit comme étant l’ensemble des dépenses qui sont directement connues et affectables à
l’ouvrage élémentaire.
Il s’agit des dépenses se rapportant aux matériaux, aux matériels affectables, à la main d’œuvre
productive et enfin aux matières consommables affectables.
Exemple : pour faire de des enduits extérieurs, l’analyse des DS se rapportera sur :
Les matériaux (ciment, sable), Le matériel (truelle, taloche, règle), La main d’œuvre (les maçons,
les tacherons), Les matières consommables (adjuvants, colorants).

FC : frais de chantier
Ils concernent l’ensemble des dépenses effectives sur chantier ne pouvant pas être affectées
directement à l’ouvrage élémentaire. Il s’agit principalement :
des frais d’installation et de repliement : (clôture, baraques, circulations, aires de préfabrication et
de stockage, implantation…, repliement, frais de déguerpissement et retour de matériel, nettoyage),
des frais de personnels de chantier non productifs : (conducteur, chef de chantier, gardien, …), des
frais de matériel non affectables (la grue, les bétonnières, …) et des frais de matières consommables
non affectables (l’eau ,l’électricité…).

FGE : frais généraux de siège


C’est l’ensemble des dépenses effectuées au niveau du siège de l’entreprise : loyer du siège, frais du
personnel de siège, frais du matériel de siège, frais de fonctionnement…
Ces frais sont définis dans la liste codifiée des frais généraux d’entreprise.

FSJ : frais spéciaux conjoncturels ou conjoints


Ils concernent tous les frais de tirage et de reproduction destinés au chantier, les frais d’achats du
dossier de soumission et de traitement de ces dossiers.

Marges : Bénéfices et Aléas


Après avoir défini l’ensemble des coûts directs et indirects nécessaire à la réalisation de l’ouvrage,
l’entreprise dégage une marge souvent exprimée en pourcentage par rapport au montant total des
travaux HT. Ces marges sont constituées de bénéfices et d’aléas. Les aléas sont considérés comme
étant une part d’impondérables (c'est-à-dire de non prévu) à ajouter sur le bénéfice.
___________________________________________________________________________________________________________
12
_________
PV= DS + FC + FGE + FSJ + Marges
PV= Prix de revient (PR) + Marges

Il convient de noter deux type de PR : le prix de revient prévisionnel et le prix de revient réel.

a- le prix de revient prévisionnel : Il est établi par l’entreprise lors de l’étude des offres c’est à
dire avant la réalisation de l’ouvrage, d’où son caractère prévisionnel.

b- le prix de revient réel : Il est établi par les conclusions de la mémoire d’avancement des
travaux. Il définit les coûts réels de production des ouvrages sur le chantier.

Ces différents types de prix de revient nous permettent de définir ce que l’on appelle les écarts.
L’analyse des écarts permet à l’entreprise de constater si elle a des pertes ou des bénéfices.
PV= DS + FC + FGE + FSJ + Marges
PV= Prix de revient (PR) + Marges
PV= Coût de réalisation (CR) + FGE + FSJ + Marges
CR= DS + FC, c’est le coût de réalisation : encore appelé déboursé total ou budget de chantier ; il
se rapporte à l’ensemble des dépenses directes ou indirectes sur le chantier.

Les déboursés secs (DS) :


DS = DS(matériaux) + DS(matériels) + DS(main d’œuvre) + DS(matières consommables)
Les composants du DS sont des coûts qui se rapportent à l’ouvrage élémentaire (qui sont
affectables) et qui peuvent être facilement connus.

a- les déboursés secs de matériaux : les principaux composants sont :


-les coûts d’achat
-les coûts de transport
-les coûts de manutention (chargement et déchargement)
-les coûts d’entreposage, de stockage et d’emballage.

b- les valeurs rendues chantiers des matériaux (VRC) :


L’utilité du calcul des valeurs rendues chantiers des matériaux se résume dans son application sur
les quantités de matériaux élémentaires pour définir les DS des matériaux. Ainsi ces VRC sont
utilisés comme ratios par l’entreprise pour la détermination du coût de l’unité de matériau.
Exemple d’unité de matériau : le sac de ciment, le m3 de gravier, le m3 de sable, le kg d’acier …

c- les déboursés secs de matériels :


Ils concernent l’ensemble des dépenses se rapportant à l’utilisation du matériel.
Pour chaque type de matériel, il faut connaître le temps unitaire d’utilisation du matériel, le coût
horaire d’utilisation du matériel, les coûts d’entretien et de consommation intermédiaire (essence,
gasoil…). Il convient aussi de considérer la différence entre un matériel loué et un matériel
appartenant à l’entreprise.
Pour le matériel loué, on calcule les coûts d’utilisation horaires qui sont connus par avance (location
horaire), majorés par un indice qui tient compte de la petite entretien et des consommations
intermédiaires.
Pour le matériel appartenant à l’entreprise, on procède au calcul d’amortissement permettant la
déduction du coût horaire d’utilisation du matériel. C’est la cotisation retraite du matériel.
Les calculs d’amortissement sont exposés dans le SYSCOA.

Les frais de chantier (FC) :


Ils concernent les dépenses du personnel non productif, celles liées à l’utilisation du matériel non
affectable, à l’installation, l’implantation, au repliement et aux matières consommables non
affectables.
Le personnel non productif : conducteur de travaux, chef chantier, gardien, pointeur, …
___________________________________________________________________________________________________________
13
_________
Le matériel non affectable : matériel qui ne peut être affectable à un ouvrage élémentaire et unique
quelconque : grue, bétonnières …
Installation, implantation, repliement : aménagement du chantier, implantation ou tracé de
l’ouvrage, installation du matériel fixe, repliement.
Les matières consommables non affectables : concernent le fonctionnement global du chantier
(électricité, eau…). Les FC sont exprimés en pourcentage : en fonction du montant total des travaux
(MTX), en fonction des DS, ou en fonction des DS de MO.
Les frais généraux de siège (FG, FGE) :
On a les FG d’exploitation et les FG proprement dits.
- Les FG d’exploitation concernent plus directement la production de l’entreprise,
les services techniques, le bureau des méthodes, la gestion du matériel de chantier …
-Les FG proprement dits concernent les frais se rapportant à la gestion administrative
et financière, les charges relatives aux locaux du siège, les frais commerciaux, les dépenses de
représentation et de publicité…
Toutes ces dépenses sont récupérées en majorant les prix unitaires de vente des ouvrages
élémentaires. Les frais généraux sont exprimés en pourcentage en fonction du montant total des
travaux (MTX), en fonction des DS, ou en fonction des DS de MO.
les frais spéciaux conjoints ou conjoncturels (FSJ, FSP) :
Ils concernent les dépenses nécessaires à la réponse à l’appel d’offres ainsi que les tirages destinés
au chantier, les dépenses d’assurance et de bureau de contrôle le cas échéant…
Les FSJ sont exprimés en pourcentage en fonction du montant total des travaux.
Les Marges : Aléas et Bénéfices
Les aléas :
Permettent de tenir compte des imprévus dus à des approximations occasionnées par des calculs
rapides (réponse urgente), ou des incertitudes sur des coûts, sur des imprévus de chantier…
Les exagérer peut conduire à un prix de vente non concurrentiel.
Ils sont souvent exprimés en pourcentage par rapport aux DS ou par rapport aux Dtotaux.
Les bénéfices :
Ils sont exprimés le plus souvent en fonction du MTX ou du PR.
Se définit en prenant en compte la concurrence, la teneur de la commande, la nécessité ou non
d’amortir du matériel, de la politique commerciale de l’entreprise sur le marché actuel.
LA SOUS TRAITANCE
Une entreprise générale retenue lors d’une soumission se voit parfois obliger de sous-traiter des lots
spécifiques comme l’électricité, l’acoustique, la climatisation, l’informatique, la thermique…
Pour cette raison, l’entreprise tiendra compte des différentes charges et marges nécessaires pour le
traitement de la sous-traitance ainsi que du prix de vente unitaire des entreprises sous traitantes.
Il est souvent appliqué un coefficient K de sous-traitance.
Ce coefficient multiplicateur prendra en compte pour l’entreprise générale, le traitement de ce
dossier de sous-traitance, y compris le suivi.
K=%(DS+ charge+marge) / %prix de revient
Ce coefficient est appliqué sur le prix de vente unitaire de la partie d’ouvrage sous traitée,
en fonction du déboursé sec qui est l’élément le plus connu et le plus maîtrisé du sous détail de prix.
PVU = K x DS  K = PVU / DS

Contrôle de la rentabilité

L’écart est la différence entre le PR réel et le PR prévisionnel.


Ecart=PR réel - PR prévisionnel
On a un bénéfice dans le cas où le prix de revient réel est inférieur au PV.
On a une perte dans le cas où le prix de revient réel est supérieur au PV.
La stratégie de contrôle de la rentabilité permet de vérifier la fiabilité des PVU appliqués par
l’entreprise mais également la fiabilité des méthodes opérationnelles utilisées pour la production.
Il s’agit de procéder à la vérification constante des résultats obtenus en tenant compte des moyens
mis en œuvre. C’est le suivi de la productivité.
___________________________________________________________________________________________________________
14
_________
Productivité = résultats obtenus/moyens mis en œuvre

Prix

PR réel(2eme cas )
2emecas
B et A négatif Perte

PV
1ercas
B et A réel
PR réel(1ercas) B et A
écart
PR prévisionnel

Période
1ere Période 2ème Période

Le contrôle de la rentabilité nécessite un suivi rigoureux de l’utilisation du matériel, par une gestion
de partage et de séparation des responsabilités. L’objectif est de soulager les responsables des
chantiers préoccupés par l’exécution des travaux proprement dits.

___________________________________________________________________________________________________________
15
_________

Vous aimerez peut-être aussi