Classe : TD
Programme des S.V.T
Classe : TD
Durée : 6h/semaine.
I- La cellule et quelques aspects de la biologie cellulaire.
1- Organisation de la cellule.
2- Biologie cellulaire.
3- Les divisions cellulaires (mitose et méiose).
II- Reproduction des êtres vivants.
1- Gamétogenèse et fécondation.
2- Reproduction chez les mammifères.
3- Reproduction chez les spermaphytes.
III- Génétique.
1- Introduction à la génétique.
2- Les lois de la transmission des caractères héréditaires.
3- L’hérédité humaine.
IV- Physiologie.
1- Organisation générale du système nerveux des mammifères.
2- Tissu nerveux et ses propriétés.
3- Rôle du système nerveux dans le comportement moteur d’un animal.( les Activités
réflexes)
4- Le muscle strié squelettique.
5- L’œil et la vision.
6- L’activité cardiaque.
7- Les relations hormonales.
8- Le sang et le milieu intérieur
9-
1
ORGANISATION GENERALE DE LA CELLULE
Les objectifs pédagogiques
A la fin de ce cours, l’élève doit être capable de :
1- Définir une cellule.
2- Comparer un microscope optique et un microscope
électronique.
3- Identifier les organites cellulaires, réaliser le schéma de leur
ultrastructure et donner leurs rôles.
4- Comparer une cellule animale et une cellule végétale vues aux
microscopes optiques et électroniques.
5- Localiser les acides nucléiques dans la cellule (ADN et ARN).
6- Identifier leur structure
7- Donner leur rôle
8- Comparer l’ADN et l’ARN.
9- Décrire le mécanisme de la protéosynthèse.
10-Réaliser une corrélation fonctionnelle entre les organites
cellulaires.
11- Identifier les types de mutations et donner leurs conséquences
Introduction
Une cellule est une unité structurale et fonctionnelle de tout être vivant. Elle est capable
d’accomplir toutes les fonctions liées à la vie telles que : la reproduction, la respiration la
digestion, l’excrétion etc.
Son existence fut ignorée depuis longtemps à cause de sa petite taille invisible à l’œil nu.
Elle fut découverte en 1665 par Robert HOOKE.
On distingue les cellules animales et les cellules végétales. Ces cellules peuvent vibre à
l’état isolé et constituent dans ce cas des organismes unicellulaires appelés protozoaires
chez les animaux (paramécie, amibe) ou protophyte chez les végétaux (champignon
unicellulaire). Elles peuvent vivre groupées et constituent dans ce cas des organismes
pluricellulaires appelés métazoaires chez les animaux et métaphytes chez les végétaux.
La cytologie est la science qui étudie les cellules. Cette étude nécessite des appareils et
techniques appropriés.
2
I- Les méthodes d’étude de la cellule.
1. Les appareils d’observation
L’étude des cellules nécessite l’utilisation d’appareils pouvant les agrandir : les microscopes.
On distingue deux types de microscope :
- Les microscopes optiques ou photoniques ;
- Les microscopes électroniques.
Chaque type de microscope présente des caractéristiques :
Microscope optique Microscope électronique
Source la lumière Electrons
d’énergie
Grossissements 25 à 1500X 1500 à 200 000 X
- Observation des cellules Observation des détails des
Avantages vivantes et entières. structures
- utilisation des colorants. vivantes.(structure fine de
la cellule
- La cellule est morte.
- On n’a pas une vue
Inconvénients Observation limitée de la d’ensemble
cellule. - apparition des structures
artificielles
Longueur agrandie
Grossissement=
Longueur réelle
Longueur agrandie = longueur du segment de l’échelle graphique
Longueur réelle = chiffre accompagnant l’échelle graphique
2. Les techniques de préparation de la cellule.
2.1 La coloration,
Elle consiste à réaliser le montage de matériel à observer (cellule, tissu) dans un colorant
(solution chimique qui réagit de manière sélective avec des molécules déterminées de la
matière cellulaire).
La coloration a pour but de faire apparaitre d’éventuelle structure qui ne serait visible sans cette
opération.
Exemple de colorant :
Le rouge neutre dilué, le bleu de crésyl, le bleu de méthylène. Vert de janus
3
NB : il existe des colorants vitaux utilisés pour l’observation vitale.(le rouge neutre dilué, le bleu
de crésyl, le bleu de méthylène. Vert de janus). D’autres par contre tuent la cellule (lugol,
hématoxiline, pyronine, vert de methyle).
2.2. La fixation
Elle consiste à tuer la cellule et à conserver sa structure cellulaire.
Les plus utilisés sont : l’eau iodée, le formol, le tétroxyde d’osmium. Acide osmique, le
chloroforme, l’alcool, acide picrique. Certains fixateurs sont également des colorants. Exemple
le lugol
2.3.L’autoradiographie
elle consiste à traiter un tissu avec une substance marquée par un élément radioactif
et à suivre l’évolution de la radioactivité dans ce tissu.
Exemple : - On marque les acides aminés pour suivre le trajet de la synthèse des protéines.
- le carbone pour détecter les composés glucidiques.
- le sodium pour déterminer la perméabilité membranaire
2.4. Le fractionnement cellulaire
Elle consiste à broyer les cellules et à soumettre le broyat à une ultra centrifugation différentielle
ce qui permet de séparer les constituants cellulaires catégorie par catégorie.
II - Observation des cellules au microscope optique : la microscopie photonique
Cette observation s’effectue aussi bien sur les cellules animales que sur les cellules végétales.
1. Observation des cellules animales.
1.1 Les cellules de l’épithélium buccal.
On racle doucement la face interne de la joue avec de l’ongle propre. Le produit obtenu est
monté entre lame et lamelle dans une goutte d’eau au microscope.
- Sans coloration, on observe des éléments incolores, isolés ou groupés. Chaque élément est
une cellule renfermant une membrane plasmique, un cytoplasme et un noyau.
- Après coloration au bleu de méthylène, on distingue dans le noyau un ou des nucléoles et le
cytoplasme contient de nombreuses granulations.
4
1.2 Les cellules sanguines.
Pour observer les cellules du sang, on réalise un frottis sanguin.
- Réalisation d’un frottis sanguin.
Pour réaliser un frottis sanguin, on dépose une goutte de sang sur une lame puis on l’étale à
l’aide d’une lamelle et enfin on la laisse sécher.
- Observation du frottis sanguin d’un mammifère.
Sans coloration : on observe des cellules colorées en rouge (GR) sans noyau
(anuclée)
Avec coloration : On utilise comme colorant le bleu de méthylène qui colore le noyau
en bleu ou GIEMSA qui colore le noyau en violet.
L’observation montre trois types de cellule :
Les hématies : assure le transport des gaz respiratoires
Les leucocytes On distingue trois types de leucocytes :
Les lymphocytes : ils ont un noyau arrondi et un cytoplasme réduit ;
Les monocytes : ils un noyau incurvé et un cytoplasme clair.
Les polynucléaires : ils ont un noyau lobé et un cytoplasme granuleux. Il existe trois
types de polynucléaires : les polynucléaires neutrophiles, éosinophiles et basophiles.
Les leucocytes interviennent dans la défense de l’organisme contre la pénétration des
microbes.
Les plaquettes sanguines ou globulins : ce sont des cellules anucléées, très petites
souvent rassemblées en amas.
Les globulins interviennent dans la coagulation du sang.
Remarque : L’observation du sang des batraciens montre les mêmes cellules sanguines que
celle des mammifères sauf que les hématies des batraciens sont nucléées.
5
Les cellules sanguines
1.3 Observation d’une unicellulaire: La paramécie.
On dépose une goutte d’eau d’infusion de débris végétaux entre lame et lamelle qu’on monte
au microscope.
- Sans coloration, on observe des cellules ovoïdes qui se déplacent dans le milieu. Chaque
cellule est une paramécie. Au fort grossissement, chaque paramécie comporte une membrane
plasmique qui présente une dépression latérale appelée entonnoir buccal. Cette membrane
délimite un cytoplasme renfermant deux types de vacuoles : les vacuoles digestives et les
vacuoles pulsatiles.
- Après coloration au rouge neutre, les vacuoles digestives se colorent en rouge et sont animés
d’un mouvement de cyclose.
Les vacuoles digestives assurent la digestion tandis que les vacuoles pulsatiles jouent un rôle
osmorégulateur.
- Après coloration à l’eau iodée, on observe des cils vibratiles au tour de la membrane
plasmique et des réserves de glycogène colorées en brun acajou dans le cytoplasme. Ils
assurent le déplacement
- Après coloration au vert de méthyle acétique, on observe deux noyaux colorés en vert : un
plus petit appelé micronucleus et l’autre plus gros appelé macronucléus.
Rôle du macronucléus et micronucléus
6
La paramécie
1.4 Les Rhizopodes
Ce sont des protozoaires d’eau douce. Ils se déplacent par pseudopode
cf schéma de l’amibe
2. Observation des cellules végétales.
2.1 Les cellules épidermiques d’un bulbe d’oignon.
On détache des fragments d’épiderme d’un bulbe d’oignon sur la face interne d’une écaille.
Chaque fragment est monté entre lame et lamelle dans une solution après coloration ou non.
Sans coloration
- Au faible grossissement dans une solution de Ringer, on observe au microscope, de petites
cellules polyédriques, plus longues que larges et accolées les unes aux autres. A l’intérieur de
chaque cellule, on trouve une zone réfringente : c’est le noyau.
- Au fort grossissement dans une solution de Ringer, on remarque une cloison d’épaisseur
uniforme sépare les cellules : c’est la paroi cellulosique. Le noyau est délimité par une
membrane nucléaire et contient un ou des nucléoles.
Avec coloration
- Au fort grossissement après coloration au rouge neutre, on observe au centre de chaque
cellule, de grosse cavité appelée vacuole colorée en rouge. Le cytoplasme périphérique
contient de nombreuses granulations.
7
- Au fort grossissement après coloration à l’eau iodée, on observe dans le cytoplasme de
chaque cellule des mitochondries et des gouttelettes d’huile.
- Au fort grossissement et après séjour dans une solution hypertonique (solution de saccharose
à 40%) et dans une solution de rouge neutre, les vacuoles des cellules se rétrécissent ce qui
provoque le décollement de la membrane plasmique de la paroi.
b c d
2.2 Les cellules d’une jeune feuille d’élodée.
On monte un fragment d’une jeune feuille d’élodée entre
lame et lamelle dans une solution de Ringer ou eau distillée.
Au microscope, on observe dans le cytoplasme des cellules,
des corpuscules ovoïdes colorés en vert : ce sont des
chloroplastes. Ces derniers sont animés d’un mouvement de
cyclose dans le cytoplasme.
2.3 Les cellules de la pulpe de banane mure.
Un fragment de pulpe de banane mure est monté
entre lame et lamelle dans une goutte d’eau iodée.
Au microscope, on observe dans les cellules de
gros grains allongés colorés en bleu violet : ce sont
des amyloplastes contenant des grains d’amidon.
8
2.4 Les cellules de la pulpe de tomate.
Un fragment de pulpe de tomate mure est monté entre lame et lamelle au microscope dans
une goutte d’eau. On observe des cellules isolées sphériques ou ovoïde. Dans le
cytoplasme on observe des chromoplastes. Chaque
chromoplaste renferme des grains ou aiguilles rouges
de lycopène.
Chloroplaste, amyloplaste et chromoplaste sont des
plastes qui sont spécifiques aux cellules végétales.
3. Autres constituants cellulaires.
Des techniques particulières ont permis d’observer dans les cellules animales d’autres
constituants tels que : les mitochondries, le centrosome (spécifique aux cellules animales) et
les dictyosomes.
4. Comparaison entre cellule animale et végétale vues au microscope optique.
9
Remarque : Observation de chlamydomonas.
Chlamydomonas est une algue verte
unicellulaire qui vit dans les eaux
douces où il nage grâce à ces flagelles.
Son observation au microscope montre :
une paroi délimitant un cytoplasme
dans lequel on trouve des chloroplastes,
un cinétosome, les vacuoles digestives
et pulsatiles, des dictyosomes. Le noyau
contient un ou des nucléoles. La
membrane plasmique porte des
flagelles qui permettent à l’algue de se
déplacer
Le chlamydomonas de même que
l’Euglène appartiennent à la fois au règne animale (à cause de ses flagelles élaborés à base
des centrosomes) et au règne végétal (à cause de la paroi et du chloroplaste). Ils
appartiennent tous à la catégorie des protistes.
III - Observation des cellules au microscope électronique : Ultrastructure et rôle des
constituants cellulaires.
Le microscope électronique donne une structure détaillée des cellules et de ces constituants.
Cette structure détaillée obtenue est appelée une ultrastructure. L’image obtenue à l’aide
d’un microscope électronique s’appelle une électronographie.
1. La membrane plasmique et la paroi cellulosique
a- La membrane plasmique
La membrane plasmique apparait au microscope électronique constituée de trois couches :
deux couches sombres séparées par une couche claire. Il existe deux structures
d’interprétation de la membrane plasmique : la structure lamellaire et la structure en
mosaïque fluide.
a1- La structure lamellaire.
Elle est proposée par Davson et
Danielli. Selon ces auteurs, la
membrane plasmique est de
nature lipoprotéique. Les lipides
de la membrane plasmique sont
des phospholipides dont chacun a
deux pôles : un pôle hydrophile
(qui a de l’affinité pour l’eau) et un pôle hydrophobe (qui n’a pas de l’affinité pour l’eau). Ces
10
phospholipides sont disposés en deux couches. Les pôles hydrophiles forment avec les
protéines les deux couches sombres et les pôles hydrophobes forment la couche claire.
Cette structure n’est pas en accord avec le rôle de la membrane plasmique.
a2- Structure en mosaïque fluide.
Elle est l’œuvre de Singer et Nicolson. Selon
ces auteurs, la membrane plasmique est
constituée de lipoprotéines dont les
phospholipides sont disposés en deux
couches. Dans ces deux couches, on trouve
des protéines qui peuvent se déformer, ce qui
donne une fluidité à la membrane. Les
protéines de la membrane plasmique sont des glycoprotéines qui sont soit intégrées, soit
situées à la périphérie de la double couche lipidique.
a3- Les différenciations de la membrane plasmique.
On distingue :
Les engrenages : ce sont des replis sinueux de la membrane plasmique.
Les desmosomes : ce sont des épaississements des membranes émettant des faisceaux
de tonofibrilles.
Jonctions serrées : interruption de la lame intermédiaire entre deux membranes
plasmiques de deux cellules voisines.
Microvillosités : replis de la membrane plasmique à un pôle de la cellule en vue
d’augmenter l’étendue de la surface d’échanges.
Espace intermembranaire : présence de la lame intermédiaire.
Les cils, les flagelles, la phagocytose et la pinocytose sont aussi des différenciations de
la membrane plasmique. (confer figure de la page 14).
a4- Rôle de la membrane plasmique.
Le rôle essentiel de la membrane plasmique est le contrôle des échanges cellulaires. Elle
intervient aussi dans l’élaboration du sillon de division lors des divisions cellulaires chez les
cellules animales. Elle participe aux liaisons intercellulaires et à l’élaboration de réticulum
endoplasmique.
11
b- La paroi pecto-cellulosique.
b1. Ultrastructure.
Elle est spécifique aux cellules végétales
et est constituée de pectine et de cellulose
d’où le nom pecto-cellulosique. Cette
paroi est percée de fins canaux nommés
plasmodesmes par lesquels deux cellules
voisines sont en continuité.
b2. Rôle.
La paroi protège les cellules végétales contre l’éclatement. Elle assure la liaison entre deux
cellules voisines. Elle intervient dans l’élaboration du phragmoplaste lors de la division
cellulaire.
2. Le cytoplasme.
Il est formé d’une substance fondamentale appelée hyaloplasme dans lequel baignent les
organites cellulaires. Cytoplasme = hyaloplasme + organite cellulaires. Il est le siège des
réactions biochimiques de la cellule
a- Les réticulums endoplasmiques.
a1 – Ultrastructure.
Ils sont formés de saccules anastomosés.
Certains saccules peuvent être isolés. Il existe
deux sortes de réticulums endoplasmiques :
Le réticulum endoplasmique granuleux ou
réticulum endoplasmique rugueux ou
ergastoplasme : Il porte des ribosomes à la surface des saccules. Il est souvent en relation
avec la membrane nucléaire.
Le réticulum endoplasmique
lisse ou réticulum endoplasmique
agranulaire : il ne porte pas de
ribosomes à la surface des saccules.
a2- Rôle.
L’ergastoplasme est le siège de la synthèse des protéines et de leur transport.
Le réticulum endoplasmique lisse participe à la synthèse des stérols et du glycogène.
b- Les ribosomes.
12
b1- Ultrastructure.
Ce sont des granules denses constituées d’ARN ribosomial et de protéines. Un ribosome est
formé de deux sous-unités : une petite sous-unité et une grosse sous-unité. La petite sous –
unité comporte un site de liaison à l’ARNm. La grosse sous-unité comporte deux sites de
fixation des ARNt : un site P et un site A.
b2- Rôle.
Les ribosomes assurent la protéosynthèse.
c- L’appareil de golgi.
c1 : Ultrastructure.
C’est l’ensemble des dictyosomes d’une
cellule. Un dictyosome est un empilement
de saccules lisses à bords épais. Ces
bords bourgeonnent des vésicules de sécrétions ou grains de zymogène.
c2 : Rôle.
L’appareil de golgi est le lieu de stockage, d’emballage et de transport des produits de
synthèse
d- Les mitochondries.
d1 : Ultrastructure.
Une mitochondrie est un organite
sphérique entouré de deux membranes :
une membrane externe et une membrane
interne. La membrane interne émet des
crêtes qui sont plus ou moins
perpendiculaires au grand axe de l’organite.
L’intérieur de la mitochondrie encore appelé matrice mitochondriale contient un fragment
d’ADN, des cristaux protéiques, des mitoribosomes et des granules interstitielles.
d2 : Rôle.
Les mitochondries sont le siège des oxydations cellulaires. Elles fournissent de l’énergie à la
cellule sous forme d’ATP.
13
e- Les plastes.
e1 : Ultrastructure.
Ce sont des organites spécifiques aux
cellules végétales. Parmi les plastes on note
les chloroplastes.
Les chloroplastes sont des organites
sphériques entourés de deux membranes :
une membrane interne et une membrane
externe. La membrane interne délimite un
stroma dans lequel on trouve des lamelles ou thylacoïdes qui sont plus ou moins parallèles
au grand axe de l’organite. Entre deux lamelles consécutives, on trouve un empilement de
saccules formant un granum. Le stroma renferme également des ribosomes, l’ADN
chloroplastique et des grains d’amidon.
e2 : Rôle.
Les chloroplastes assurent la photosynthèse.
f- Le centrosome.
f1 : Ultrastructure.
Il est spécifique aux cellules animales et aux
végétaux inférieurs. Il est constitué de deux centrioles
disposés perpendiculairement entre eux. Chaque
centriole est un cylindre formé de neuf microtubules
triples. Les cils et les flagelles ont une structure
comparable à celle des centrioles mais ils ont neuf
microtubules doubles auxquelles s’ajoutent deux microtubules centraux.
f2 : Rôle.
Les centrioles forment les asters au cours des divisions cellulaires. Ils sont également à
l’origine des cils et des flagelles qui assurent la locomotion des cellules.
g- Les vacuoles.
Ce sont des poches délimitées par une membrane simple et contenant de l’eau et des
substances dissoutes. Elles proviennent de la dilatation des réticulums lisses.
Rôle : Les vacuoles sont responsables de la turgescence et de la plasmolyse cellulaire.
14
h- Les lysosomes.
Ce sont des vacuoles renfermant des enzymes digestives.
Rôle : Les lysosomes assurent la digestion des substances ingérées par phagocytose, par
pinocytose de même que les organites usés.
3. Le noyau.
a- Ultrastructure.
Le noyau est entouré par une membrane
nucléaire qui est interrompue à des
endroits par des pores nucléaires. Cette
membrane est formée de deux feuillets :
le feuillet interne et le feuillet externe. Le
feuillet externe est souvent en relation
avec l’ergastoplasme. Le feuillet interne
délimite un nucléoplasme contenant de la chromatine et du (ou des) nucléole (s). Les
chromatines s’organisent pour former des chromosomes.
b- Rôle du noyau.
Le noyau est l’organe de vie de la cellule. Il joue un rôle dans la nutrition, différenciation et
dans la transmission des caractères héréditaires.
b1 : Rôle de nutrition et différenciation.
Expérience de mérotomie et
de transplantation.
On sectionne une amibe en
deux portions : une portion
nucléée et une portion
anucléée. La portion nucléée
survie et est capable de
régénérer la partie manquante.
La portion anucléée dégénère.
Lorsqu’on introduit dans la
portion anucléée le noyau d’une autre amibe, cette portion régénère aussi une autre
amibe.
15
Interprétation : La régénération de la partie manquante est due à la synthèse des
substances indispensables à l’élaboration de la partie manquante grâce au noyau. Le
noyau joue donc un rôle dans la nutrition et dans différenciation. Il est alors l’organe de vie.
b2 : Rôle dans la transmission des caractères héréditaires
Expérience sur les acétabulaires.
Les acétabulaires sont des algues marines unicellulaires. Il existe deux types
d’acétabulaires : acétabularia méditerranéa qui a un chapeau lisse et acétabularia crénulata
qui a un chapeau crénelé.
Expérience 1
On sectionne le pédicelle de
chaque type d’acétabulaire. On
obtient ainsi deux portions :
une portion nucléée (les pieds),
et une portion anucléée. On
constate que les portions
nucléées régénèrent les
chapeaux correspondants. Les
portions anucléées dégénèrent. Ceci confirme encore le rôle trophique du noyau.
Expérience 2
On transfert le noyau d’un
pied méditerranea dans
un pied crénulata. De
même, le noyau du pied
crénulata est transféré
dans un pied
méditerranea. On
constate que le pied
méditerranea contenant
un noyau crénulata
élabore un chapeau
crénulata. De même, le pied crénulata contenant un noyau méditerranea élabore un chapeau
méditerranea. Interprétation:
L’information nécessaire à l’élaboration du chapeau est contenue dans le noyau. Le noyau
16
détient donc des informations indispensables à l’élaboration du chapeau : il joue ainsi un rôle
morphogénétique.
Cellule animale Cellule végétale
Ultrastructure d’une cellule animale
17
IV- Etude de la cellule du point de vue biochimique.
La cellule renferme des constituants importants appelés des nucléoprotéines. Ces derniers
sont formés d’acides nucléiques associés aux protéines.
Il existe deux types d’acides nucléiques :
L’ADN : Acide Désoxyribonucléique.
L’ARN : Acide Ribonucléique.
1. Localisation des acides nucléiques.
Pour localiser les acides nucléiques dans une cellule, on utilise deux techniques de
coloration : la technique de Feulgen et la technique de Brachet.
1.1 La technique de Feulgen.
Elle permet de localiser l’ADN seul dans
la cellule.
Elle consiste à hydrolyser partiellement la
molécule d’ADN d’une cellule en traitant
cette dernière avec de l’acide
chlorhydrique dilué. La cellule ainsi traitée
est placée dans le réactif de schiff . On constate que le nucléoplasme de la cellule se colore
en rouge ;
Conclusion : L’ADN se trouve dans le nucléoplasme plus précisément dans la chromatine .
1.2 La technique de Brachet.
Elle permet de localiser l’ADN et
l’ARN dans une cellule.
Elle consiste à traiter un tissu avec
un mélange de deux colorants : le
vert de méthyle et la pyronine. Ce
mélange de colorant . Deux autres
tissus de la même espèce sont
préalablement traités l’un à l’ADN
ase (enzyme qui hydrolyse l’ADN)
et l’autre à la RNA ase (enzyme
qui hydrolyse l’ARN) avant d’être soumis à l’action du mélange de deux colorants.
On observe les colorations suivantes :
Sachant que le vert de méthyle colore l’ADN en vert et que la pyronine colore l’ARN en rose
18
rouge, alors on conclut que : l’ADN est localisée dans la chromatine et que l’ARN est localisé
dans le cytoplasme et dans le nucléole.
2. Composition chimique des acides nucléiques.
2.1. L’ADN.
Les constituants chimiques de l’ADN sont :
L’acide phosphorique (H3PO4).
Le désoxyribose qui est un pentose (C5H10O4).
Les bases azotées qui sont de deux types :
Les bases puriques : Adénine (A) et Guanine (G).
Les bases pyrimidiques : Thymine (T) et Cytosine (C).
2.2. L’ARN.
Les constituants de l’ARN sont :
L’acide phosphorique (H3PO4).
Le ribose qui est un pentose (C5H10O5).
Les bases azotées qui sont de deux types :
Les bases puriques : Adénine (A) et Guanine (G).
Les bases pyrimidiques : Uracile (U) et Cytosine (C).
Remarque : La thymine est une base azotée spécifique à l’ADN alors que l’uracile est
spécifique à l’ARN.
L’ensemble formé par une base azotée et un sucre s’appelle un nucléoside.
Exemple : A + sucre = adénosine ; guanosine ; cytidine ; uridine ; thymidine.
A + sucre + acide phosphorique = adénosine monophosphate.
L’ensemble formé par une base azotée, un sucre et l’acide phosphorique s’appelle un
nucléotide
3. Structure des acides nucléiques.
3.1Structure de l’ADN.
En 1950 Chargaff montre que dans une molécule d’ADN les quantités de thymine (T) et
d’Adénine (A) sont égales de même que les quantités de guanine et de cytosine d’où la
relation : A/T = C/G = (A+C)/(T+G) = 1.
Cependant il a constaté que (A+T)/(C+G) = k
19
(k est la même pour les individus d’une même espèce mais diffère d’une espèce à une
autre)
En 1953 Watson et Crick ont proposé un modèle d’ADN formé de deux brins ou montants se
reliant entre eux par des liaisons transversales (liaisons hydrogènes) établit entre les bases
azotées de deux nucléotides placés face à face. La molécule d’ADN est donc bicaténaire.
Chaque chaîne est formée d’une suite ordonnée de nucléotides. Ces liaisons hydrogènes
s’établissent entre des bases azotées qui sont complémentaires entre elles. Ainsi, dans une
molécule d’ADN, la thymine est toujours liée à l’adénine par une double liaison hydrogène ;
de même, la guanine est toujours liée à la cytosine par une triple liaison hydrogène
Structure d’ADN
3.2 Structure de l’ARN.
La molécule d’ARN est formée d’une seule chaîne : c’est une molécule monocaténaire. Elle a
une structure en hélice simple.
L’ARN se forme à partir de la transcription du brin transcrit de l’ADN.
Il existe trois types d’ARN :
- L’ARNr (ARN ribosomal) qui forme avec les protéines les ribosomes.
- L’ARNm (ARN messager) qui apporte l’information génétique nécessaire à la synthèse de
la protéine dans le cytoplasme.
- L’ARNt (ARN de transfert) qui transporte et positionne les acides animés au moment de la
traduction.
20
3.3 Comparaison entre l’ADN et l’ARN.
4 . Propriétés des acides nucléiques
4.1 La réplication de l’ADN.
La réplication de l’ADN est l’ensemble de mécanisme aboutissant à la synthèse des
molécules d’ADN identiques à la molécule parentale.
4.2 Mécanisme de réplication(ou duplication).
La synthèse de l’ADN, réplication ou duplication est assurée par une enzyme appelée
ADN polymérase. L’ADN polymérase provoque la séparation deux brins de la molécule
par rupture des liaisons hydrogène reliant les deux bases azotées (phénomène de
dégradation). Au même moment elle réalise l’association de nucléotides dont les bases
azotées sont rigoureusement complémentaires de celle de nucléotides de chacun des
anciens brins. Ainsi dans chaque nouvelle molécule fille, un ancien brin de la molécule
mère est conservé. Ce phénomène est qualifié de semi-conservatif.
21
Remarque : La réplication ne s’effectue pas obligatoirement d’une extrémité à l’autre
de la macromolécule. Elle se produit à des endroits où la molécule s’ouvre (se dégrafe).
Chaque zone d’ouverture est appelée un œil de réplication.
Formation des yeux de réplication chez les eucaryotes
4.3 Quelques problèmes liés à la réplication de l’ADN.
Au cours de la réplication de l’ADN, il peut se une modification d’un ou des
nucléotides de l’ADN. Cette modification qui ne touche qu’au plus un codon (triplet de
nucléotides) est appelée une mutation. Il existe plusieurs sortes de mutations parmi
lesquelles on a :
- Les mutations faux-sens : ce sont des mutations qui échangent un codon
spécifiant un acide aminé contre un codon spécifiant un autre acide aminé.
AAA TCC
- Les mutations ponctuelles : ce sont des mutations portant sur un seul nucléotide. Il
existe quatre types de mutations ponctuelles :
La substitution : c’est le remplacement d’un nucléotide par un autre. AAC AGC.
L’insertion : c’est l’introduction d’un nucléotide supplémentaire CCG CAC – G…
L’inversion : c’est le retournement d’un triplet de nucléotide. ATC CTA….
La délétion : c’est la perte d’un nucléotide. GCG – CTA GGC – TA….
5. Rôle des acides nucléiques : La protéosynthèse.
Pour effectuer la protéosynthèse, la cellule utilise un langage génétique appelé code
génétique.
5.1 Le code génétique.
C’est un système de correspondance entre la séquence de l’ARNm et les acides
aminés.
L’ARNm est constitué de quatre nucléotides. Il existe au total vingt acides aminés.
Pour obtenir ces vingt acides animés à partir des quatre nucléotides de l’ARN, il faut
22
regrouper ces quatre nucléotides trois par trois c'est-à-dire 43 = 64. Chaque triplet de
nucléotide s’appelle un codon. Parmi les 64 codons, 61 désignent les vingt acides
aminés. Les trois codons restant ne désignent aucun acide aminé et sont appelés des
codons stop ou des codons non sens : UAA ; UAG ; UGA. Parmi les 61 codons qui
désignent les acides aminés, plusieurs codons peuvent désigner un même acide
aminé : on dit que le code génétique est redondant. Exemples : UCU ; UUC ; UCA et
UCG désignent tous la sérine. GUA ; GUG ; GUC ; GUU désignent tous la valine.
Le code génétique est le même chez tous les êtres vivants : on dit que le code
génétique est universel. Mais il existe des exceptions notamment chez la paramécie.
Le code génétique
5.2 Les étapes de la protéosynthèse.
La protéosynthèse se déroule en
deux phases : la transcription et la
traduction.
5.2.1 La transcription.
La transcription est l’élaboration de
l’ARNm à partir du brin transcrit (ou
brin informatif) de l’ADN. Elle a lieu
dans le noyau.
La traduction débute par une
ouverture de la double chaîne
d’ADN par rupture des liaisons
23
hydrogènes. Les nucléotides libres et complémentaires se positionnent en face des
nucléotides du brin codant d’ADN. Une enzyme, l’ARN polymérase assemble ces
nucléotides libres en une chaîne d’ARNm.
5.2.2 La traduction.
La traduction est l’élaboration d’une chaîne polypeptidique à partir de l’ARNm. Elle a lieu
dans le cytoplasme. La traduction se déroule en trois étapes : l’initiation, l’élongation et
la terminaison.
- L’initiation.
C’est le début de l’élaboration de la chaîne polypeptidique.
L’initiation débute par une fixation de la petite sous-unité ribosomale sur l’ARNm et le
positionnement du premier ARNt portant le premier acide aminé (la méthionine) en face
du premier codon de l’ARNm appelé codon initiateur (AUG).
La fin de l’initiation est marquée par la fixation de la grosse sous-unité ribosomale sur le
complexe formé de telle sorte que le premier ARNt soit dans le site P de la grosse sous-
unité ribosomale et que le site A soit libre.
- L’élongation.
C’est l’allongement de la chaîne polypeptidique.
Un deuxième ARNt portant le deuxième acide aminé, se positionne dans le site A de la
grosse sous-unité ribosomale. Il s’établit une liaison peptidique entre le premier acide
aminé et le deuxième grâce à une enzyme peptide synthétase. Le ribosome glisse d’un
pas appelé translocation, ce qui entraîne la sortie du premier ARNt. Dès lors, le
deuxième ARNt portant le dipeptide, se retrouve dans le site P et le site A redevient à
nouveau libre. Un troisième ARNt portant le troisième acide aminé se positionne dans le
site A et ainsi de suite jusqu’à la synthèse de polypeptide.
- La terminaison.
C’est la fin de la synthèse du polypeptide.
Elle survient lorsque le ribosome rencontre un codon stop. Ceci provoque la dissociation
du complexe ARNm-polypeptide- ARNt-ribosome et c’est la fin de la synthèse.
24
6. Unité d’organisation
cellulaire.
Toutes les cellules
présentent un même plan
d’organisation à savoir : une
membrane plasmique
délimitant un cytoplasme Structure d’une bactérie
dans lequel on trouve des organites cellulaires et un noyau. Il existe donc une unité de
plan d’organisation de la cellule. Néanmoins, il existe des exceptions comme :
Les procaryotes qui n’ont pas une membrane nucléaire. L’appareil nucléaire est résumé
à un filament d’ADN accroché à la membrane plasmique. C’est le cas des bactéries.
Les virus qui sont constitués d’acides nucléiques et de protéines.
7.Comparaison d’une cellule à une usine.
Une usine est une structure permettant la transformation des matières premières en
produits finis. Le travail y est parfaitement programmé. La synthèse protéique illustre la
notion d’usine. L’ordre de la synthèse protéique est donné par le noyau sous forme
d’ARNm. Les matières premières (acides aminés) sont apportées par le sang. Les ARNt
transportent les acides aminés et les positionnent au moment de la synthèse protéique.
Les ribosomes assemblent ces acides aminés pour former la protéine. La protéine
élaborée est injectée dans le réticulum et transportée dans le golgi là où s’effectue sa
maturation, son étiquetage et son exportation sous forme de grains de sécrétion.
L’énergie nécessaire à ces opérations est fournie par les mitochondries. L’activité d’une
cellule est donc comparable à celle d’une usine dont le fonctionnement est parfaitement
régulé.
25