Cours D'expresion Orale Et Écrite en Français
Cours D'expresion Orale Et Écrite en Français
, d’écrire avec
écrite. L’art de parler
aisance et assurance
SYLLABUS DU COURS
Il est certains esprits dont les sombres pensées / Sont d'un nuage épais toujou
embarrassées ; / Le jour de la raison ne le saurait percer. / Avant donc que d'écrir
apprenez à penser. / Selon que notre idée est plus ou moins obscure, / L'expression
suit, ou moins nette, ou plus pure. / Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement, /
les mots pour le dire arrivent aisément. (Nicolas Boileau-Despréaux, L’Art poétiqu
Chant I)
La langue n’est pas faite uniquement pour faciliter la communication, elle permet aus
la censure, le mensonge, la violence, le mépris, l’oppression, de même que le plaisir,
jouissance, le jeu, le défi, la révolte… » (Yaguello M., 1978, 48.)
Le respect de la langue est la première condition pour bien parler et bien écrire, et cel
qui connaît la règle de la grammaire aura toujours une supériorité marquée sur ceu
qui ne possèdent point cette connaissance. (L’Abbé J. Verniolles, 1894)
On parle la même langue, mais on ne doit pas parler le même langage. I. Objecti
a. Objectifs généraux
Ce cours qui aborde divers outils de la langue de Molière, introduit l’étudiant au cham
d’étude que constitue la grammaire de l’expression en milieu universitaire. Il vise ains
• La connaissance et la maîtrise des moyens offerts par la langue pour non seuleme
s'exprimer et communiquer avec aisance et assurance, mais aussi pour réaliser d
travaux plus élaborés
• L’acquisition des compétences pratiques à une langue de communication correcte
efficace dans la vie courante et professionnelle Favoriser l’emploi d’une langue
qualité
b. Objectifs spécifiques
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Nota Bene : Il est bien évident que plusieurs moyens à l’instar du cours, des exposés
oraux, de la participation active à divers jeux de rôle, des exercices pratiques seront mis à
contribution pour atteindre ces objectifs.
Prérequis :
Ce cours qui s’organise autour de plusieurs axes dédiés aux techniques d’acquisition
des outils d’orthographe et de grammaire, sera sanctionné par deux évaluations — il
s’agit, bien entendu, de deux contrôles de connaissances — qui devront permettre
d’évaluer les acquis d’apprentissage de l’étudiant. Tandis que le premier compte pour
quarante (40) points, soit quarante pour cent (40%) de la note finale de l’étudiant, la
deuxième pour sa part, compte pour soixante (60) points, soit soixante pour cent (60%) de
la note finale de l’étudiant.
Nous tenons d’abord à rappeler que tout étudiant régulièrement inscrit à ce cours a
l’obligation de se présenter aux épreuves à la date et à l’heure communiquées par
l’enseignant responsable de l’évaluation. Ceci pour dire que toute absence non justifiée à
une de ces épreuves sera sanctionnée par une note nulle (00/20).
Par ailleurs, nous informons chaque étudiant que tout retard dans la restitution d’un
travail noté sera sanctionné par des points déduits de la note finale au prorata du nombre
de jours écoulés après la fin du délai de dépôt initial.
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Section I. Outils de réconciliation avec les registres de langue
1. Le registre familier
2. Le registre populaire ou relâché
3. Le registre courant ou standard
4. Le registre soutenu ou recherché
Section II. Quelques outils d’orthographe pour éviter les erreurs les plus
fréquentes
Section III. Quelques outils de grammaire pour éviter les erreurs les plus
fréquentes et construire des phrases correctes et logiques
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Section I. Outils de réconciliation avec les registres de la langue
Tous les locuteurs disposent de plusieurs styles en liaison avec la situation dans
laquelle ils se trouvent, l’interlocuteur auquel ils s’adressent, le sujet dont ils parlent,
les enjeux sociaux qu’ils mettent dans des échanges... » (Gadet F., 1989,
L’on peut admettre sans peine qu’il existe une multitude de registres de langue
désignant chacun une situation spécifique. Mais, parmi toutes les typologies de
registres de langue qui ont été réalisées par des linguistes de tous horizons
géographiques et scientifiques, la plus répandue et qui fait l’unanimité de tous,
demeure celle qui ne parle que de quatre registres de langue : courant, soutenu,
courant et familier.
1. Le registre familier
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• une syntaxe simplifiée et souvent approximative : « des phrases courtes,
parfois inachevées, ou au contraire, interminables; des phrases nominales, souvent
asyntaxiques (anacoluthes, thématisations agrammaticales ; cf. exemple ci-dessous);
une ponctuation équivoque, des interjections fréquentes; un grand usage de l’ellipse;
des pléonasmes abusifs; l’utilisation de la juxtaposition paratactique, etc. »
Exemple. P’a, qu’est-ce vous f’rez ç’t aprèm si l’quat’-quat’ i’ démarre pas ? ─Ch’sais
pas, d’mande à M’man. pour : « Papa, que ferez-vous cet après-midi si le quatre-quatre ne
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Le registre familier est plutôt réservé à la langue orale, il comprend beaucoup de mots ou
expressions employés oralement que l’on ne peut utiliser dans un texte écrit relevant de la
langue standard. Cependant, et pour des raisons diverses, on peut rencontrer ce registre
dans certains écrits notamment les romans dits réalistes.
Exemple : Ca boume ? / - Ch’ais pas trop… pour : « - Ca va ? / - Je (ne) sais pas trop… »
Outre les caractéristiques notées déjà pour le registre familier, le registre populaire se
caractérise par :
Il est qualifié par les puristes de la langue française comme un langage correct et
convenable aux règles, normes et conventions de la langue et à toutes sortes de situation
de communication. Par exemple, il reste le registre privilégié dans l’enseignement, le
journalisme et. la correspondance dans la vie professionnelle ou sociale. Considéré comme
le langage le plus neutre du point de vue social, il se caractérise par :
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• un vocabulaire correspondant à celui des dictionnaires usuels (des mots compris
par tout le monde et qui paraissent neutres, c’est-à-dire pas trop recherchés).
• une syntaxe correcte avec des phrases quelquefois complexes, les principales
règles de grammaire sont respectées.
• des phrases bien construites, mais sans recherche stylistique.
Exemple. Ma voiture est une perte totale ; je l’ai vendue pour les pièces.
• une syntaxe souvent complexe avec des phrases pouvant être longues et des
tournures élaborées ainsi qu’une rigoureuse concordance des temps :
Exemple 1. Mon véhicule, mon compagnon de route, un préposé l’a conduit au cimetière
en raison de l’irréparable outrage du temps.
Exemple. Déjà la nuit en son parc amassait un grand troupeau d’étoiles vagabondes.
(Joachim du Bellay) pour dire : « Déjà la nuit tombait et on apercevait les premières étoiles.
» (Métaphore)
Exemple 1. Quand son mari eut ouvert et poussé la porte de la chambre, elle se réveilla
brusquement.
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Exemple 3. Il fallait, à coup sûr, que j’eusse terminé cet ouvrage avant son retour, pour
qu’il ne se fâchât pas.
Exemple : Quel prénom donneriez-vous à votre enfant ? pour Quel prénom vous
donneriez à votre enfant ?
• l’inversion du sujet après certains adverbes (aussi, ainsi, peut-être, sans doute,
etc.).
Exemple. Ainsi ai-je dû suspendre le cours de ce matin. pour « Ainsi, j’ai dû suspendre le
cours de ce matin. »
• le vouvoiement.
Le registre soutenu est celui qu’on relève dans la plupart des situations linguistiques.
Dans une prononciation relativement claire, il prend l’écrit comme modèle. L’emploi de
ce registre dans une situation où il n’est pas adapté peut le faire apparaître comme
déplacé voire même prétentieux et abusif.
Section II. Quelques outils d’orthographe pour éviter les erreurs les plus fréquentes
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existe entre des mots qui appartiennent à des catégories grammaticales différentes. La
connaissance des règles de grammaire permet de les discerner. Examinons-les donc un à un,
ces homophones, au moins les plus courants, en les définissant et en expliquant en quoi ils
diffèrent.
Aussitôt : adverbe qui peut être remplacé par « immédiatement », « au moment même », «
au même instant », « dès que », « tout de suite ». Ex. Le dossier a aussitôt été remis au
responsable du projet. Veuillez me le renvoyer aussitôt que possible.
Aussi tôt : locution adverbiale qui fait référence à l’heure et qui s’oppose à « aussi tard ».
Ex. Il n’est que sept heures. Pourquoi venez-vous aussi tôt ?
Bientôt : adverbe qui peut être remplacé par « dans peu de temps », « sous peu », « tantôt
», « rapidement ». Ex. Les étudiants seront bientôt en vacances.
Bien tôt : locution adverbiale qui fait référence à l’heure et qui s’oppose à « bien tard ».
Elle peut être remplacée par « très tôt ». Ex. Les cours à l’université commencent bien tôt
les lundis. Notre père est rentré bien tôt du bureau aujourd’hui.
Plutôt : adverbe qui peut être remplacé par « de préférence », « au lieu de », « plus », «
passablement », « assez », « pour être plus précis ». Ex. Après en avoir discuté, on a plutôt
décidé de reporter l’évaluation. Ils ont préféré passer par ici plutôt que par là pour se rendre
à l’endroit convenu.
Plus tôt : locution adverbiale qui peut être remplacée par « avant », « plus vite » et s’oppose à
« plus tard ». Ex. Le professeur est venu plus tôt que d’habitude aujourd’hui. Plus tôt nous
commencerons, plus tôt nous finirons. Elle est arrivée plus tôt que nous l’espérions
Quoique : conjonction de subordination qui peut être remplacée par « bien que », « encore
que », « même si ». Ex. Je commence à progresser quoique le français soit une langue
difficile.
Quoi que : conjonction de subordination qui peut être remplacée par « quelle que soit la
chose que », « quelle que soit la chose qui », « une chose quelconque ». Ex. Je partirai, quoi
que vous en pensiez. (Je partirai, quelle que soit la chose que vous en pensiez.) Vous a-t-on
demandé quoi que ce soit? (Vous a-t-on demandé une chose quelconque?) Quoi qu’on fasse,
il rouspète toujours. (Quelle que soit la chose que l’on fasse)
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Sinon – si non
Sinon : conjonction de coordination qui peut être remplacée par « excepté », « à l’exception de
», « sauf », « si ce n’est », « à défaut de », « faute de quoi », « sans quoi », « autrement », « dans
le cas contraire », « voire », « peut-être même ». Ex. Je ne sais plus bien ce qui me maintient
en vie sinon l’habitude de vivre. (A. Gide) ; A quoi cette poésie peut-elle servir, sinon à égarer
notre bon sens ? (V. Hugo) ; Les étudiants ne savent rien de lui, sinon qu’il enseigne au
Département d’études ibériques. Tu me remettras ton dossier demain, sinon tu ne passeras
pas le concours.
Si non : locution conjonctive qui s’oppose à « si oui ». Ex. Regarderiez-vous les matchs ce
soir? Si oui, quelle rencontre voulez-vous voir? Si non, que préféreriez-vous faire?
Sitôt : adverbe qui peut être remplacé par « aussi rapidement », « aussitôt que », « dès que ».
Ex. Sitôt rentrés des cours, les étudiants s’empressent de se rendre au restaurant. Sitôt que
vous le pourrez, mettez-vous au travail.
Si tôt : locution adverbiale qui fait référence à l’heure et qui s’oppose à « si tard ». Elle peut
être remplacée par « de si bonne heure ». Ex. Je me suis couchée si tôt que je n’ai pas dormi
tout de suite. Nos parents sont arrivés si tôt qu’ils ont réveillé tout le monde.
Amande – amende
Amande : subst. fém. qui désigne le fruit de l'amandier ou la graine contenue dans un
noyau. Ex. Sa raison secrète pour se déplacer au sud du pays était de se procurer ce lait
d’amande douce que l’on ne trouve qu’à Mouila.
Amende : subst. fém. qui désigne la sanction pécuniaire. Il peut être remplacé par «
contravention ». Ex. Ce sportif de haut niveau a été condamné à une forte amende, car il a
omis de payer ses impôts depuis trois ans.
Cahot – chaos
Cahot : subst. masc. qui désigne la secousse, le saut dû aux inégalités de la chaussée. Ex.
Les cahots de la route l'ont empêché de s'endormir tout au long du voyage.
Chaos : subst. masc. qui désigne le désordre, la confusion, un grand bouleversement. Ex.
La crise politique a mené le pays au bord du chaos. Cet homme devait mettre un peu d'ordre
dans le chaos de ses idées.
Censé – sensé
Censé : adj. qui peut être remplacé par « supposé ». Ex. Nul n'est censé ignorer la loi. Les
étudiants sont censés connaître le règlement intérieur de l’université. Nul n’est censé partir
avant d’avoir payé son dû.
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Sensé : adj. qui peut être remplacé par « réfléchi », « raisonnable ». Ex. Un homme sensé
n'aurait pas agi ainsi. Ces paroles justes et sensées me rassurent. Nulle personne sensée ne
peut ignorer un tel fait.
Cession – session
Cession : subst. fém. qui désigne l’action de céder un bien ou un droit. Ex. La cession des
biens lors de l’héritage aura mené à un autre procès.
Session : subst. fém. qui désigne la période au cours de laquelle une assemblée, un jury…
siège. Les étudiants ayant échoué à la session de juin seront convoqués à celle de
septembre. La session du parlement a été interrompue par une manifestation bruyante. Les
enseignants de l’université de Paris-Est Créteil ont été engagés pour donner des cours à la
session de mai.
Exaucer – exhausser
Exaucer : verbe qui signifie « répondre aux prières de quelqu’un, satisfaire ses demandes ». Il
peut être remplacé par « accomplir ». Ex. Les prières de cette femme furent exaucées : son
fils guérit de cette terrible maladie. En achetant une maison à côté d’un’ rivière, il exauçait
le plus cher désir de sa femme.
Exhausser : verbe qui signifie « élever », aussi bien au sens concret qu'au sens abstrait. Ex.
L’immeuble a été exhaussé de trois étages au mépris des règlements régissant la
construction. La lecture et la réflexion exhaussent les esprits.
Hospice – auspices
Hospice : subst. masc. qui désigne un établissement où l’on donne l’hospitalité à des
malades, des pèlerins, des orphelins ou des vieillards. Ex. Ruiné et prématurément vieilli, ce
haut dignitaire a fini à l’hospice.
Auspices : subst. fém. qui est employé pour exprimer des présages ou des
recommandations. Ex. Le beau temps, le bonheur des parents, le sourire des invités, la
beauté des mariés, que d’heureux auspices pour célébrer ce mariage. Dès le début de sa
carrière, il fut publié sous les auspices de chercheurs reconnus.
Martyr(e) – martyre
Martyr : subst. masc. ou fém. qui désigne une personne ayant subi la torture et la mort
pour une cause ou un idéal. Ex. Les premiers martyrs chrétiens ont été persécutés par les
Romains. Les journaux dénoncent avec véhémence la souffrance de ces enfants martyrs.
Martyre : subst. masc. qui désigne le supplice lui-même, les tourments qu’endure le martyr.
Ex. Les tortionnaires firent en sorte que le martyre des condamnés fut long et atroce. Cette
maladie incurable fit de ses derniers jours un long martyre. Je souffre le martyre lorsque je
suis contraint d’attendre un taxi pendant une demi-heure.
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Panser – penser
Panser : verbe qui signifie au sens propre comme au sens figuré « soigner ». Ex. Les
vétérinaires pansent les animaux malades. Peu à peu, le temps avait fini par panser les
plaies de son cœur.
Penser : verbe qui signifie « réfléchir », « concevoir », « imaginer». Ex. Pensez à ce que vous
allez dire avant de prendre la parole. Il pense qu'il faut opter pour cette solution.
Pair – paire
Pair : subst. masc. qui désigne une personne de même situation sociale, de même titre, de
même fonction qu’une autre personne. Il peut être remplacé par « collègue » Il espère une
certaine reconnaissance de ses pairs. Au bureau, il refuse de collaborer avec ses pairs.
Paire : subst. masc. Il désigne la réunion de deux êtres ou de deux choses qui se
ressemblent. Ex.
J’ai perdu ma paire de lunettes au stade. Paul et Rose forment une belle paire d’amoureux.
Prémisses – prémices
Prémisses : subst. fém. qui désigne une proposition faite au début d’un exposé, dont on
déduira des conséquences ou des conclusions. Ex. Dès le début de son allocution, l’auditoire
était en désaccord avec ses prémisses.
Prémices : subst. fém. qui désigne le début, le commencement de quelque chose. Ex. Les
prémices du printemps se firent sentir dans la tiédeur du temps. Ces iniquités constantes
annonçaient les prémices de la fin des temps.
Raisonner – résonner
Raisonner : verbe. qui signifie « faire usage de sa raison, de son jugement ». Ex. Cette
question l’aura forcé à raisonner quelques instants. Lucie a tenté de raisonner Andrée en lui
expliquant de nouveau la situation.
Résonner : verbe qui signifie « émettre un son avec des résonances ». Ex. Les cloches de
l’église résonnent chaque matin avant la messe. J’entendais les notes du piano résonner
dans toute la maison
Reine : subst. fém. qui désigne l’épouse d’un roi ou la souveraine d’un royaume. Il désigne
également : une femme qui prime sur les autres par une qualité quelconque, une pièce du
jeu d’échecs et une carte à jouer, la femelle féconde chez les abeilles, les fourmis et les
guêpes. Ex. La reine, durant son long règne, imposa de nombreuses réformes.
L’entomologiste a observé la fourmilière sans jamais trouver où se dissimulait la reine.
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Grâce à cette brillante prestation, ma femme été la reine de la soirée. Lorsque je vais dans
une administration, la patience est la reine des vertus.
Rêne : subst. fém. qui désigne chacune des courroies liées à la bride d’un animal et
destinées à le diriger. Il figure dans quelques locutions, dont tenir les rênes et lâcher les
rênes. Ex. Comme le cavalier tenait mal les rênes, il n’a pas su transmettre ses ordres au
cheval. C’est lui qui a tenu les rênes de l’entreprise familiale au plus fort de la crise. Il fut
longtemps malade puis il lâcha les rênes, acceptant la mort comme une délivrance
Renne : subst. masc. qui désigne des mammifère ruminant des régions froides (la
Scandinavie, la Russie, l’Alaska, le Canada et le Groenland). Ex. Les grands troupeaux de
rennes en Scandinavie.
Satire – satyre
Satire : subst. fém. qui désigne un ouvrage qui vise à attaquer, critiquer. Ex. Les Satires de
Victor Hugo. Le journaliste, dans sa satire, s'en prend aux prêtres pédophiles. Les lecteurs
n’ont pas compris que cette œuvre était une satire de la vie politique actuelle.
Satyre : subst. masc. qui désigne le nom de la divinité de la mythologie grecque (un corps
d’homme, des cornes et des pieds de bouc) ou de l'homme qui entreprend les femmes de
façon obscène (un pervers sexuel). Ex. Elle avait toujours vu en lui un affreux satyre. Ce
vieux satyre harcelait constamment les jeunes femmes du bureau.
Tache – tâche
Tache : subst. fém. qui désigne une partie d’une chose qui est d’une couleur différente du
reste, une saleté ou encore une souillure morale. Des taches de sang avaient mis les
enquêteurs sur la piste. Un tissu sombre avec des taches claires. Cet échec faisait tache
dans son parcours jusqu'alors sans faute. Son visage était beau, mais il avait une tache de
rousseur sur la joue gauche.
Tâche : subst. fém. qui désigne un travail, une besogne à exécuter. Ex. Les étudiants ont
accompli cette nouvelle tâche avec beaucoup d'application. Je me suis lancé dans une
lourde tâche : la rédaction de mon mémoire de master. Elle a dû renoncer à la tâche qu’elle
prévoyait exécuter.
Acquit – acquis
Acquit : subst. masc. qui vient du verbe acquitter, et qui désigne une reconnaissance
écrite d'un paiement reçu. Ex. Demander, exiger, réclamer un acquit. Mettre son acquit sur
un document.
Acquis : subst. adj. ou part. passé qui vient du verbe acquérir. Employé comme subst., il
désigne le savoir ou l'expérience que possède un individu, ou encore un ensemble
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d’avantages ou de droits obtenus par une action. Lorsqu'il est adjectif, il qualifie ce qui a été
obtenu par un individu, par opposition à ce qui lui est naturel ou ce qui lui a été transmis
Ex. Ce chercheur a un acquis indiscutable dans le domaine technologique. Personne ne veut
mettre en cause les acquis des enseignants.
Appel – appelle
Appui – appuie
Appui : subst. masc. formé à partir du verbe « appuyer ». Ex. Ce mur a besoin d’appui.
Attribut – attribue
Attribut : subst. masc. qui signifie « caractère particulier, ce qui est propre à qqn ou à
qqch ». Ex. On attribue à Dieu plusieurs attributs. La ligne droite est l’attribut de l’infini.
Dans l'homme, la justice et la charité sont des vertus; en Dieu ce sont des attributs.
Chair : subst. fém. qui désigne : 1. les tissus du corps humain qui sont recouverts par la
peau, ou encore l'aspect de la peau. 2. le corps, par opposition à l'esprit ou à l'âme. Ce mot
peut aussi désigner les désirs et les besoins du corps, plus particulièrement ceux liés à la
sexualité. 3. la partie comestible d'animaux et de végétaux. Le nom chair entre dans de
nombreuses locutions, avec l'un ou l'autre de ces sens : en chair et en os, bien en chair,
couleur chair, chair de poule, la chair est faible, chair à pâté, chair à saucisse, chair à
canon, ni chair ni poisson, etc. Ex. Sa maladie lui a fait perdre beaucoup de chair; on dirait
qu'il n'a plus que la peau et les os. Les étudiants avaient la chair de poule tant ils avaient
froid. Son statut de prêtre ne l'empêche pas d'être porté sur les plaisirs de la chair. La chair
de la mangue a une texture bien spéciale.
Chaire : subst. fém. qui désigne deux types de tribune : celle à partir de laquelle le prêtre
s'adresse à ses fidèles, et celle à partir de laquelle le professeur s'adresse à ses élèves. Il
désigne aussi une charge dont est titulaire un professeur dans une université. Ex. Le prêtre
prêchait du haut de sa chaire. Ce professeur n'utilise jamais la chaire pour s'adresser aux
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élèves. Cet éminent professeur est maintenant titulaire d'une chaire en littérature générale
et comparée dans une université africaine.
Cher : adj. qui désigne une personne pour qui l'on éprouve beaucoup d'affection ou que
l'on considère comme importante, précieuse. On emploie aussi cet adjectif dans des
tournures amicales ou dans des formules de politesse, notamment dans la correspondance.
Cher peut aussi qualifier ce qui est coûteux, dispendieux, ou encore un endroit qui vend à
des prix élevés. Comme adverbe, cher se dit de ce qui exige des sacrifices importants.
L’adverbe cher entre dans quelques expressions, comme ne pas donner cher de quelque
chose, qui signifie qu'une chose est incertaine, qu'elle ne durera pas; et ne pas valoir cher,
qui signifie « être méprisable ». Ex. J'ai très hâte de revoir cette chère Chantale. Vous devriez
savoir, cher Monsieur, que je ne peux répondre à une telle demande. J'aime beaucoup ces
lunettes, mais je les trouve trop chères. L'hôtel que ma mère m'a recommandé n'est
vraiment pas cher. La récente promotion de Julien lui a coûté cher : son couple est en péril.
Clause – close
Clause : subst. fém. qui désigne une disposition particulière faisant partie d’un traité,
d’un contrat, d’un arrêté, d’une loi, ou de tout autre acte public ou particulier. Ex. Cette
règle est inscrite dans cette clause.
Conseil – conseille
Conseil : subst. masc. formé à partir du verbe « conseiller » qui signifie Avis,
recommandation donnée à une personne sur ce qu'il convient de faire. Ex. On donne plus
facilement un conseil que de l’argent. Je veux bien suivre son conseil.
Davantage – d’avantage(s)
Davantage : adv. qui signifie « plus », « encore plus », « autant », « plus longtemps ». Ex.
Je vous en parlerai davantage la prochaine fois. Je ne vous ferai pas davantage de
reproches, mais changez de comportement. Rien ne lui plaît davantage que de passer une
après midi tranquille à la bibliothèque.
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remplacer par « bénéfice », « profit », « intérêt ». Ex. Nous ne voyons pas d'avantage à un tel
changement. La situation actuelle présente plus d'inconvénients que d'avantages.
Désir – désire
Désir : subst. masc. formé à partir du verbe « désirer »qui signifie « envie », «
concupiscence ». Ex.
Regarder avec des yeux de concupiscence. Il n’avait plus qu’un désir : en finir avec sa
vie.
Différent : adj. qui signifie principalement « qui présente une différence par rapport aux
autres » ou « qui est changé ». Placé devant un nom, différents au pluriel, précédé ou non de
l’article défini, signifie « divers ». Ex. Sa culture est très différente de la nôtre. Depuis qu’il a
été admis au concours d’entrée à l’ENA, Michel est différent. Les étudiants aiment différents
types de bières. Vous n’avez pas encore vu les différents paysages du territoire gabonais.
Différend : subst. masc. qui signifie « conflit, désaccord entre des personnes ». Ex. Un
malentendu est à l'origine du différend qui oppose les familles. Nous avons un différend avec
le nouveau directeur.
Différant : participe présent du verbe différer, et qui reste toujours invariable. Ex. Les
cas différant selon les personnes, nous envisagerons plusieurs possibilités.
Eclair – éclaire
Eclair : subst. masc. formé à partir du verbe « éclairer » qui signifie « lumière intense et
brève, manifestation soudaine et passagère. Ex.
Emploi – emploie
Emploi : subst. masc. formé à partir du verbe « employer » qui signifie « action ou
manière d’employer une chose, ce à quoi elle est employée, activité rétribuée ». Ex. Il a
trouvé un emploi en CDI. Ma mère emploie quelqu’un pour faire son ménage.
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Ennui – ennuie
Ennui : subst. masc. formé à partir du verbe « ennuyer » qui signifie « peine qu’on
éprouve de quelque contrariété, contrariété, mélancolie vague ». Ex. J’ose espérer que la
lecture de ce livre trompera votre ennui.
Entretien – entretient
Entretien : subst. masc. formé à partir du verbe « entretenir » qui signifie « soins,
réparations, dépenses qu’exige le maintien de quelque chose, action d’échanger des paroles
avec une ou plusieurs personnes, sujet dont on s’entretient. Ex. On m’a proposé un
entretien.
Entretient : verbe entretenir à l’indicatif présent, 3 e pers. du sing. Ex. Mon frère prétend
qu’il entretient notre mère. Je suggère que nous cessions cet entretien stérile
Envoi – envoie
Essai – essaie
Essai : subst. masc. formé à partir du verbe « essayer » qui signifie « Opération par
laquelle on s’assure des qualités, des propriétés d’une chose, action d’essayer, résultat d’un
essai, etc. Ex. Il a réussi à son premier essai.
Flair – flaire
Flair : subst. masc. formé à partir du verbe flairer qui signifie « faculté de discerner par
l’odeur ou aptitude instinctive à prévoir. Ex. Mon chien n’a plus grand flair. Ce détective a
du flair.
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Leur – leur(s)
Leur : pron. pers. qui signifie « à eux » ou « à elles ». Il est placé immédiatement devant
ou derrière un verbe. Pluriel de « lui », il est invariable. Cet enfant a faim, je lui donne un
pain au chocolat. Ces enfants ont faim, je leur donne des pains au chocolat. Mes amis me
manquent : je leur écris une lettre.
Dans les phrases où le verbe est à l'impératif « leur » est placé après le verbe et l'on met
un trait d'union entre le verbe et « leur ». Ex. Ces enfants ont faim, donne-leur des pains au
chocolat.
Leur(s) : dét. pos. qui s’accorde en nombre avec le nom auquel il se rapporte. Il est
toujours placé devant un nom. Ex. Les étudiants remercient leur professeur. Les enfants
écrivent une lettre à leurs parents.
Maintien – maintient
Maintien : subst. masc. formé à partir du verbe « maintenir » qui signifie « manière de se
tenir, action de faire durer, action de soutenir. ». Ex. Le maintien de l’ordre vise à garantir la
paix civile.
Maintient : verbe maintenir à l’indicatif présent, 3 e pers. du sing. Ex. Cet homme
maintient qu’il a toujours bonne mémoire.
Même(s) – même
Même(s) : 1. adj. qual. quand il signifie « pareil », « semblable » ; il est alors placé devant
le nom et s'accorde avec lui. Ex. Il a le même stylo que toi. Les élèves ont les mêmes stylos.
Cette élève a choisit les mêmes options que sa sœur. 2. Adj. indéf. quand il est placé après
un nom ou un pronom ; il renforce le sens et s'accorde avec lui. Ex. Les dimensions mêmes
de la maison semblent réduites. Ce sont les résultats de l'année, ceux-là mêmes dont il était
question précédemment. 3. pron. Indéf. quand il est employé seul et précédé d'un article
pour former le même, la même ou les mêmes. Ex. Cette femme a beaucoup évolué. Ce n'est
plus la même. Elles ont beaucoup évolué. Ce ne sont plus les mêmes.
Même : adv. qui signifie « également », « aussi », « de plus » ou « encore ». Ex. Ces enfants
sont heureux et même ils chantent et dansent. Ils ouvrirent même les fenêtres. Même les
enfants sauraient y répondre.
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Parce que : loc. conj. qui introduit une subordonnée circonstancielle qui donne une
cause, une explication, et qui répond à la question « pourquoi ? ». Les enfants rient parce
que c’est drôle. Parce que j'ai découvert ce manuel de grammaire, j'ai fait beaucoup de
progrès en français. Parce ce que, si je ne le fais pas maintenant, personne ne le fera à ma
place. On peut le remplacer par « car » la plupart du temps, ou par du « fait que ». Ex. C’est
parce que tu étais très souffrant. C’est du fait que tu étais souffrant.
Peu – peux/peut
Peu : adv. de quantité. Il s’oppose à « beaucoup ». Ex. Cet homme mange peu. Cette
église a peu de fidèles.
Peux/peut : verbe pouvoir à l’indicatif présent, 1 ère et 2e pers. du sing. (peux) et 3e pers.
du singulier (peut). Ex. Elle peut soulever cette valise. Je peux nager comme toi. Tu peux
faire mieux.
Peut-être : adv. qui indique le doute, la possibilité. Il peut être remplacé par «
probablement », « éventuellement », « sans doute », « il est possible que », « il se peut que ».
Ex. Mon frère a peutêtre renoncé à l’alcool. (Mon frère a probablement renoncé à l’alcool.)
Nous aurons peutêtre besoin de vos conseils. (Nous aurons éventuellement besoin de vos
conseils.) Ma femme m’a dit qu’elle viendra peut-être demain. (Ma femme m’a dit qu’elle
viendra sans doute demain.) Les enquêteurs vont l’interroger à propos de cet assassinat, elle
connaît peut-être le coupable. (Les enquêteurs vont l’interroger à propos de cet assassinat,
il est possible qu’elle connaisse le coupable.)
Peut être : verbe pouvoir à l’indicatif présent, 3 e personne du singulier, suivi du verbe
être à l’infinitif. On peut le remplacer par « pouvait être » ou « pourrait être ». Ex. Il peut être
chez lui. Il pouvait être chez lui. Il pourrait être chez lui. Je crois que ce roman peut être
compris d’un large public. (J’ai cru que ce roman pouvait être compris d’un large public.) (Je
croyais que ce roman pourrait être compris d’un large public.)
Quant – quand
Quand : 1. adv.(interrogatif) qui introduit une phrase de type interrogatif. Ex. Quand ma
carte sera-t-elle disponible ? Quand donc arrêtera-t-elle de pleurer ? 2. conj.(de
subordination) qui introduit une subordonnée complétive interrogative indirecte ou bien une
subordonnée circonstancielle de temps. Elle peut être remplacée par « lorsque » ou « à quel
moment ». Ex. Nous ne savons pas quand elle arrêtera de pleurer. Nous sortirons quand elle
ne pleurera plus ». Je me demande quand tu viendras me rendre visite. Je me demande à
quel moment tu viendras me rendre visite.
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Quel(s)/quelle(s) – qu’elle(s)
Quel(s)/quelle(s) : 1. dét. (interrogatif) qui introduit une phrase de type interrogatif direct
ou indirect et qui s’accorde en genre et en nombre avec le nom auquel il se rapporte. Il peut
être remplacé par « lequel », « laquelle », « lesquels » ou « lesquelles ». Ex. Quel âge as-tu ?
Quelle est cette femme ? Je vous demande quel est le nom de cette femme. Il ne sait pas
quelle voiture choisir. Il ne sait pas laquelle choisir. 2. dét. (exclamatif) qui une phrase de
type exclamatif et qui s’accorde en genre et en nombre avec le nom auquel il se rapporte, et
peut être remplacé par « le », « la » ou « les ». Ex. Quelles belles chaussures ! Les belles
chaussures !
Qu’elle(s) : pron. relat. ou conj. de subordination suivi du pronom personnel elle (3 e pers.
du sing.) ou elles (3e pers. du plur.). « Que »introduit soit une subordonnée relative. Ex. « Les
oranges qu’elle a achetées ne sont pas mûres », soit une subordonnée complétive. Ex. Il faut
qu’elle aille à cette fête.
Quelque : adv. indéf. 1. Précédant un adj. num. card., il exprime une approximation et
peut être remplacé par « à peu près », « environ », « dans les », « quelque chose comme » «
autour de » ou « près* de ». Ex. Cet enfant né, il y a quelque dix mois. A quelque cent mètres
de la maison, j’ai ramassé un téléphone portable. Je l’ai revue quelque dix ans plus tard. 2.
Précédant un adj. ou un groupe adj. et suivi de la conjonction « que », il exprime une
concession ou une opposition. Dans ce cas, il introduit une subordonnée concessive et le
verbe de cette subordonnée se conjugue au subjonctif. Il peut être remplacé par « quel que
soit le ... qui/que... », « n'importe quel », « si » ou « aussi ». Ex. J’achèterai cette automobile à
quelque prix que ce soit. Tous les jours, du lundi au vendredi, quelque temps qu'il fît, il
partait de son bureau vers dix-sept heures. Quelque grand que vous soyez, vous n’êtes pas
des géants.
Quelque(s) : dét. indéf. qui marque une indétermination et qui signifie « un certain
nombre de ». Il peut être remplacé par « deux ou trois » ou « plusieurs », quand le nom du GN
est au pluriel, et par « un quelconque » ou « une quelconque », quand il est au singulier. Ex.
Les étudiants ont bénéficié de quelques livres en trop. – Les étudiants ont bénéficié de deux
ou trois livres en trop. Les étudiants étaient accompagnés de quelque poète inconnu de
tous. Les étudiants étaient accompagnés d’un quelconque poète inconnu de tous.
Quel(s) que/quelle(s) que : pron. indéf. « quel » suivi de la conjonction « que ». Il introduit
une subordonnée concessive et le verbe de cette subordonnée est au subjonctif. Il est
attribut et s’accorde en genre et nombre avec le sujet du verbe. Il peut être remplacé par « tel
que » (tels que, telle que ou telles que) en remplaçant le subjonctif par l’indicatif. Ex. Quel
que soit le temps, nous irons à la plage. Quels que puissent être vos soucis, ne perdez pas
espoir. Tels que sont vos soucis, ne perdez pas espoir. Quels que puissent être vos
sentiments pour lui, il est votre ami et celui de votre famille.
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Quelquefois – quelques fois
Quelquefois : adv. qui signifie « un certain nombre de fois » ou « dans un certain nombre
de cas et qui peut être remplacé par « de temps en temps », « parfois » ou « à l’occasion » Ex.
Quelquefois, nous allions lui rendre visite le dimanche soir / Nous allions quelquefois lui
rendre visite le dimanche soir. Il m’arrive quelquefois, quand je suis exténué de faim et de
chagrin, de rester éveillé toute la nuit.
Quelques fois : déterminant indéfini quelques (quelque au pluriel) suivi du nom fois. Un
peu plus précis que l’adverbe quelquefois, il signifie « plusieurs fois », « deux ou trois fois ». Il
peut être précédé d’un autre déterminant : les quelques fois ou ces quelques fois. Ex. Il
m’est arrivé de dormir plus de dix heures d’affilée quelques fois au cours des vacances de
Noël. Ses enfants vont lui rendre visite quelques fois par année. Les quelques fois où il a été
absent, personne ne s’en est rendu compte.
Réveil – réveille
Réveil : subst. masc. formé à partir du verbe « réveiller ». Ex. Le réveil est un état
d’esprit.
Sain : adj. qui qualifie un être en bonne santé. Au sens figuré, il signifie « équilibré », «
normal sur le plan psychique ou moral ». Il désigne également une chose qui est bénéfique
pour la santé. Ex. Des cheveux sains résultent d’une bonne hygiène. Il n’est pas sain de
ressasser les mêmes souvenirs constamment. Un esprit sain dans un corps sain : voilà sa
devise. On l’a heureusement retrouvé sain et sauf dans la voiture accidentée. Manger des
fruits et légumes c’est très sain.
Saint : 1. adj. précédant le nom d’une personne qui a été canonisée par l’Église. Ex.
Saint Pierre. Il qualifie aussi une personne qui mène une existence conforme aux lois de la
religion ou de la morale. Ex. Sa façon de vivre fait de lui un vrai saint. Il désigne enfin une
chose qui est digne d’un grand respect, d’une vénération particulière. Ex. Pour cet artiste,
l’art était saint et sa pratique menait à une forme d’absolu. 2. subst. qui désigne une
personne qui, selon la décision de l’Église catholique, est l’objet d’un culte, après sa mort, en
raison de sa vie très vertueuse. Il désigne également une statue représentant un saint. Ce
mot peut enfin qualifier une personne menant une existence édifiante. Ses enfants portent
les prénoms des saints du calendrier. La dévote s’assoyait toujours près de son saint à
l’église. On dit de mon grand-père qu’elle était un saint.
Sein : subst. masc. qui peut désigner : 1. La partie avant, des épaules à l’abdomen, du
corps humain. 2. La poitrine féminine ou chacune des mamelles de la femme, de même que
cet organe, peu développé, chez l’homme. Sein désigne dans un registre plus large, l’utérus,
ou encore, la partie intérieure, le milieu de quelque chose, l’esprit ou le cœur de l’homme.
Ex. Ayant retrouvé son chien, elle le serra contre son sein. Cette femme a insisté pour
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nourrir son enfant au sein. Elle portait dans son sein l’enfant tant attendu. Je me trouve au
sein même de château.
Seing : Nom de quelqu’un écrit par lui-même au bas d’un lettre ou d’un acte, pour le
valider, le confirmer, le certifier. subst. masc. qui désigne la signature apposée par qqn ou
une autorité au bas d’une lettre, d’un acte ou d’un écrit. Ex. Le locataire a apposé son seing
au bas du contrat.
Cette lettre est revêtue de mon seing.
Saut : subst. masc. désignant un bond, c’est-à-dire un mouvement par lequel un être
s’élève et quitte le sol. Il désigne également une chute dans le vide. Au sens figuré, un saut
est un changement brusque, un passage important. On utilise enfin ce mot pour désigner
une chute, des rapides. Saut apparaît dans quelques expressions, dont faire le saut, aller
par sauts et par bonds, etc. Ex. La lionne fit un long saut pour se jeter sur sa proie.
L’historien a fait un brusque saut dans le temps, passant de l’Antiquité à aujourd’hui.
Comme Carine ne pouvait pas sortir, on a fait un petit saut chez elle.
Sceau : subst. masc. qui désigne un cachet où sont gravées les effigies ou les armes d’un
État, d’un souverain, d’un organisme quelconque. Il se rapporte aussi à l’empreinte faite par
ce cachet. Dans son sens figuré, ce mot désigne ce qui confirme. Sceau figure enfin dans
quelques locutions, dont sous le sceau du secret et garde des sceaux. Dans un geste
hautement symbolique, les conjurés s’emparèrent du sceau de l’État. Après que le
monarque eut signé, on apposa le sceau royal : la loi était en vigueur. La présence d’un
artiste aussi important aura mis un sceau de crédibilité sur ce qui s’annonçait comme un
spectacle douteux.
Le président m’a confié sous le sceau du secret qu’il démissionnerait bientôt.
Seau : subst. masc. désignant un récipient conçu pour contenir et transporter un liquide
ou d’autres matières. On retrouve seau dans l’expression pleuvoir à seaux. Ex. L’enfant
jouait sur la plage avec un seau et une petite pelle. La population de ce petit village a dû
transporter de nombreux seaux d’eau afin d’éteindre l’incendie. Il pleuvait à seaux durant la
rentrée solennelle de l’université. .
Sot : adj. ou subst.qui désigne une personne simple d’esprit, dénué d’intelligence, de bon
sens, sans jugement. Il peut être remplacé par « idiot, niais ». Dans un univers aussi
absurde, mieux vaut être sot que futé. Elle n’a pas accepté qu’on l’ait qualifiée de sotte.
Pourtant, elle oublie toujours tout.
Souci – soucie
Souci : subst. masc. formé à partir du verbe se soucier et qui signifie « inquiétude » ou «
préoccupation ». Ex. Les parents ont quelquefois bien du souci avec les enfants. Mon cœur
est brisé par un si grand souci.
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Soucie : verbe (se) soucier à l’indicatif présent, au subjonctif présent ou à l’impératif
présent (2e pers. du sing.). Le gouvernement ne se soucie pas des conditions de vie de la
population. Cela ne me soucie guère.
Soupir – soupire
Soupir : subst. masc. formé à partir du verbe soupirer qui signifie inspiration ou
respiration plus ou moins bruyante, chant ou son mélancolique, silence (en musique). Ex.
Chaque matin, il se réveille en poussant un soupir. Cet homme pousse des soupirs
amoureux.
Soutien – soutient
Soutien : subst. masc. formé à partir du verbe soutenir. Ces élèves ont besoin d’un bon
soutien scolaire.
Soutient : verbe soutenir à l’indicatif présent, à la 3 e pers. du sing. Ex. Depuis qu’il a
perdu son travail, sa mère le soutient financièrement.
Tard – tare
Tard : adv. qui signifie « après un temps qui paraît long ou relativement long ; sur la fin
d’une longue période ». Ex Mieux vaut tard que jamais. Le talent se forme tard chez les
hommes ordinaires.
Tare : subst. fém. qui désigne : 1. Le poids servant à équilibrer une balance. 2. Poids de
l’emballage d’une marchandise. 3. Défectuosité physique ou psychique présentée par un
individu et souvent héréditaire. 4. Au sens figuré a) ce qui porte atteinte au crédit de qqn,
défaut, vice d’une personne. b) défaut qui porte préjudice à un groupe, à une institution,
vice inhérent à un organisme, à un système. Ex. Chez les [enfants] issus d'alcooliques, on
note de nombreuses tares physiques (...) et intellectuelles, depuis la simple déséquilibration
des facultés jusqu'à la débilité mentale (MACAIGNE, Précis hyg., 1911, p. 270). Chacun a sa
tare cachée et qui le ronge. Moi, c'est la paresse, mais elle m'est agréable à cacher (RENARD,
Journal, 1904, p. 926).
Travail – travaille
Travail : subst. masc. formé à partir du verbe travailler. Ex. Cet homme a perdu son
travail.
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Tout – toute – tous – toutes
Tout – toute – tous – toutes : dét. indéf. qui est placé devant un nom ou GN. On le met
au sing. ou au plur., au ma sc. ou au fémin. selon le nom auquel il se rapporte. Ex. Ce plan
indique tous les arrêts d’autobus de la ville. Nous sommes fatigués de toutes ces histoires. Il
a dormi pendant tout le voyage. Elle descend les escaliers à toute allure.
Tout – toute – tous – toutes : adj. indéf. ou qual. qui marque l’idée d’intégralité ou de
totalité. Il est placé avant le nom et peut être remplacé par « chaque », « n’importe quel » ou
entier ». On le met au sing. ou au plur., au masc. ou au fémin. selon le nom auquel il se
rapporte. Ex. Tout l’univers. Tout le pays. Toute une partie de la ville. Tout homme est
mortel. Tout le monde est là. Tous les hommes.
Tout – toute – tous – toutes : pron. indéf. qui marque l’idée de totalité sans exception. Il
remplace un nom. On le met au sing. ou au plur., au ma sc. ou au fémin. selon le nom
auquel il se rapporte. Ex. Tout est bien qui finit bien. Tous travaillent. Il a écrit à tous. Tous
ensemble. Tous à la fois. Tous en même temps.
Tout : subst. masc. qui exprime la totalité d’un ensemble, d’une collection. Ex. Je vous
donnerai le tout ensemble. Jouer le tout. Le tout est d’essayer. Il veut le tout.
Tout : adv. qui est placé devant un adj. ou un autre adv. ou une locution adverbiale et
qui signifie selon les cas « très, tout à fait’ complètement, entièrement ». Ex. Il est revenu
tout bronzé de ses vacances. Nous nous intéresserons tout particulièrement à la seconde
moitié du XIXe siècle. C'est la classe politique tout entière qui doit s'engager sur ce sujet (et
non pas toute entière). Ils sont revenus tout bronzés de leurs vacances. Je suis tout aussi
consciente que vous des différents problèmes (et non pas toute aussi consciente).
Les paronymes sont des paires de mots presque homonymes, qui ne présentent qu'une
analogie approximative de prononciation, de forme ou d'orthographe, et qui n’ont aucune
parenté de sens : Inculper, inculquer; conjecture, conjoncture; collision, collusion. Ils sont
non seulement à l’origine de confusions de sens et de lapsus fréquents, mais aussi de jeux
de mots : Qui se ressemble s’assemble. A mesure que le temps s’enfuit, le souvenir s’enfouit.
Examinons-les donc un à un, ces paronymes, au moins les plus courants, en les définissant
et en expliquant en quoi ils diffèrent.
ABJURER/ADJURER
ABJURER : abandonner, par une déclaration formelle et solennelle, une croyance ou une
opinion. Ex. Les Juifs refusèrent d’abjurer leur Dieu. Jean-Jacques Rousseau abjura le
catholicisme en 1754. Le tribunal de l’Inquisition a contraint Galilée d’abjurer sa doctrine.
Jugée coupable d’hérésie, Jeanne d’Arc se défendit courageusement. Dans un moment de
faiblesse, elle accepta toutefois d’abjurer.
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situation commande. Ex. je vous adjure, par le Dieu vivant et avec sa permission sainte, de
vous manifester à moi. Je vous adjure, au nom du fils de Dieu, d’arrêter de fumer. Avant de
mourir, cet homme adjura son frère de lui dire toute la vérité. N’emprisonnez pas cet
homme, je vous en adjure.
ACCEPTATION/ACCEPTION
ACCEPTATION : action pour une pers. ou une collectivité d’accepter qqch. Ex. Les
entrepreneurs ont confirmé l'acceptation de l'offre. Dès l'annonce de l'acceptation du projet,
le calendrier de mise en œuvre sera établi. L'acceptation de la mort représente une étape
difficile du deuil
ACCEPTION : sens variable, nuance sémantique d’un mot suivant ses conditions
d’emploi ou d’interprétation. Ex. Le mot « sentence » est employé ici dans un sens plus
étendu que son acception ordinaire. Cette œuvre se révèle un chef d'œuvre dans toute
l'acception du terme.
ACCIDENT/INCIDENT
ACCIDENT : événement fortuit qui suspend ou modifie le cours des choses, d’où
l’expression par accident, qui signifie « par hasard ». Le terme signifie aussi « hasard fâcheux
» et, le plus souvent, « événement imprévu et malheureux, qui survient soudainement et
entraîne des dommages matériels ou corporels ». Ex. Son incursion dans l’univers de la
littérature n’était qu’un accident dans la carrière de cet homme épris de science. Ma fille a
renversé un verre sur ma veste. Elle ne l’a pas fait exprès, c’était un accident. Les
secouristes sont partis à la recherche des survivants du terrible accident d’avion.
ACCLIMATION/ACCLIMATEMENT
ACCLIMATATION : action d’habituer des animaux ou des plantes à un climat autre que
celui du pays d’origine. Ex. L’acclimatation des éléphants d’Afrique du Sud en France.
ADHERENCE/ADHESION
ADHERENCE : état d’une chose qui adhère physiquement à une autre. Ex. L’adhérence
de la roue sur le rail. L’adhérence entre deux corps.
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ADHESION : approbation réfléchie, action de souscrire à une idée, une doctrine, etc. » et
« action de s’inscrire à un parti, à une association ». Ex. Plusieurs Gabonais affirment leur
adhésion aux idées du parti au pouvoir. Ces militants justifient leur adhésion au parti
socialiste. Elle savait aussi mon adhésion à cette clause.
AFFABULATION/FABULATION
FABULATION : organisation des faits constituant le fond d’une œuvre littéraire ; récit
imaginaire se rapportant à l’histoire d’une nation, à la mythologie ; tendance à présenter des
récits imaginaires, de façon plus ou moins organisée et cohérente, comme étant réels. Ex.
Les fabulations les plus extraordinaires de l'enfer et du purgatoire se trouvaient
naturellement réalisées (BALZAC, Proscrits, 1831, p. 24). Sans lire le texte, j'appris bien vite,
grâce aux images, les principales données de la fabulation antique (SAND, Hist. vie, t. 2,
1855, p. 165). Considérée comme normale chez le jeune enfant, la fabulation est
pathologique chez l'adulte. (Méd.
Flamm.1975).
AFFLEURER/EFFLEURER
AFFLEURER : arriver au niveau qu’un autre élément, mettre au même niveau deux
éléments contigus, apparaître à la surface de quelque chose, émerger, devenir perceptible.
Ex. Les vagues affleurent le quai. Les feuilles de cet arbre affleurent presque le sol. Au bord
de la rivière, on peut voir quelques rochers qui affleurent. De nombreux souvenirs affleurent
lorsque je regarde mes photographies de famille
EFFLEURER : passer tout près de qqch, raser la surface de qqch sans l’entamer,
toucher légèrement qqch, porter une légère atteinte à qqch, examiner superficiellement qqch
sans l’approfondir, venir à l’esprit sans s’y arrêter, sans entraîner de réflexion. Ex Cette
feuille m’a effleuré le visage. Ma mère avait des idées religieuses que le doute n'effleura
jamais, vu qu'elle ne les examina jamais. SAND, Histoire de ma vie,t. 2, 1855, p. 166. Les
étudiant n’ont qu’effleuré ce sujet susceptible de bien d’autres développements. Il m’a
embrassée en m’effleurant doucement la joue. Dans cette étude, on a à peine effleuré la
question des jeunes sans-abri. Marc croit que je vais le quitter; pourtant, cette idée ne m’a
même pas effleuré l’esprit.
AFFLIGER/INFLIGER
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tournure avec de ce que étant lourde, certains auteurs recommandent de l’éviter, mais elle
demeure correcte. Ex. Un tremblement de terre afflige cette ville. L’abdication du Pape a
affligé toute l’Eglise catholique. Ses parents s’affligent de tout ce qu’il lui arrive. Bernadette
était affligée d’apprendre que son enfant allait mourir si jeune. Je m’afflige que vous ayez
tout perdu dans cet incendie. Cet enseignant de littérature est affligé de ce que ses étudiants
préférés sont devenus.
INFLIGER : imposer une sanction ou faire subir quelque chose de pénible. Dans ce
dernier sens, on l’emploie parfois avec une certaine ironie. On inflige quelque chose à
quelqu’un. Le verbe s’emploie aussi à la forme pronominale, s’infliger. Ex. Le policier m’a
infligé une contravention pour excès de vitesse. La police lui inflige finalement une amende
de 100.000 f/cfa. Pourquoi cet homme nous inflige-t-il toujours sa présence? Ils nous ont
infligé le visionnement de leurs photos de mariage. Elle s’infligera sans doute des reproches
toute sa vie.
AGONIR/AGONISER
AGONISER : être dans un état d’extrême souffrance morale, de très grand abattement
spirituel ; arriver aux derniers instants de sa vie, au terme de son existence ; toucher à sa
fin. Ex. Mon grand-père se meurt : il agonise. Elle l’imaginait agonisant dans sa voiture
accidentée.
A L’INSU DE (loc. prép.) : signifie « sans qu’on le sache », « sans que l’on s’en rende
compte », « sans en avoir conscience ». Ex. Cet indigent est mort presque à l'insu de tous. Ne
prenez aucune décision à l’insu du chef de famille.
A L’ISSUE DE (loc. prép.) : « à la fin de ». Ex. Une décision devra être prise à la fin de la
réunion.
ALLOCATION/ALLOCUTION /ELOCUTION
ALLOCATION : fait d’attribuer ou de verser une somme d’argent, des ressources à des
personnes qui doivent faire face à des dépenses ou à des charges supplémentaires. Ex.
allocation familiale, allocation de maternité, allocation de logement, allocation d’études
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parler. Syn. diction, prononciation. Ex. Cet enseignant a une élocution si rapide qu’il est
difficile de comprendre tout ce qu’il dit.
L’élocution de cet homme politique est toujours aussi nette et savante.
AMENAGER/EMMENAGER
AMENER/EMMENER
AMENER : « conduire un être animé quelque part ou auprès de quelqu'un ». C'est dans
ce sens qu'on le confond le plus souvent avec le verbe emmener. Le verbe amener met
l'accent sur l'aboutissement, sur le lieu où l'on se dirige. Cette idée de « direction vers » est
une acception du préfixe a-. Contrairement au verbe emmener, le verbe amener suppose
qu'on quittera la personne conduite lorsqu'on arrivera à destination. Amener peut aussi
avoir d'autres sens : il peut signifier « diriger vers un but ou une destination », « avoir pour
conséquence, occasionner » et, lorsqu'il est suivi de la préposition à, « entraîner quelqu'un à
accomplir une action ou atteindre un état ».
Notons que la construction pronominale s'amener, qui signifie « arriver », est réservée à
la langue familière. Ex. Cette femme amènera sa fillette à la garderie avant de se rendre à
son lieu de travail. Cet orateur a amené la discussion sur un point qui lui tenait vraiment à
cœur. Ces réformes ont amené beaucoup de mécontentement. Une révélation a amené cet
enfant à choisir cette profession.
EMMENER : « faire quitter un lieu à un être animé en l'entraînant avec soi », sens qu'on
peut confondre avec le premier sens du verbe amener. Contrairement au verbe amener, le
verbe emmener met l'accent sur le point de départ, sur le lieu que l'on quitte et dont on
s'éloigne, idée qu'apporte le préfixe em- lorsqu'il est joint à un verbe de mouvement. Lorsque
le sujet du verbe emmener est une chose, il peut aussi signifier « conduire, transporter au
loin ». Ex. Lorsqu'elle fait des promenades, elle emmène toujours Milou avec elle. Si je pars
pour Franceville, je t'emmène!
L'autobus qui nous emmènera à Libreville appartient à cette compagnie.
AMNISTIE/ARMISTICE
AMNISTIE : « mesure du pouvoir législatif qui a pour but d’effacer de façon officielle
certaines condamnations en annulant les poursuites pénales ». L’amnistie concerne
notamment la défense ou la libération des prisonniers politiques ou d’opinion. Dans la
langue littéraire, amnistie peut aussi exprimer l’idée d’un pardon général. Ex. Des milliers de
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manifestants ont réclamé l’amnistie des homosexuels emprisonnés dans ce pays en raison
de leur orientation sexuelle. L’organisme Amnistie internationale a pour mission de militer
en faveur des droits humains. Peu importe ce qu’il faisait, elle lui accordait toujours une
amnistie inconditionnelle.
ARMISTICE : « convention entre des armées ennemies pour mettre fin aux hostilités ». Au
figuré, armistice a aussi le sens de « pause provisoire d’une lutte ou d’un débat qui permet
de reprendre des forces ». Enfin, armistice peut aussi être employé avec une majuscule
initiale pour désigner l’anniversaire de l’armistice de 1918 (fin de la Première Guerre
mondiale), aussi appelé jour du Souvenir, fêté le 11 novembre pour commémorer les anciens
combattants. Ex. L’armistice est souvent l’étape préliminaire à la paix entre des pays en
conflit. Leurs disputes étaient parsemées d’armistices trop courts pour qu’ils puissent y
trouver un quelconque sentiment de calme. Mon grand-père soulignait chaque année
l’anniversaire de l’Armistice.
AMORAL/IMMORAL
AMORAL : « qui est étranger à la morale, n’a pas de rapport avec elle, n’appartient pas à
ce domaine » et « qui manifeste naturellement une ignorance à l’égard de la morale, ne la
prend pas en considération ». Le préfixe a- « sans », qui a servi à former ce mot, marque la
privation. Notons que le terme peut avoir tout autant une valeur positive ou neutre que
négative. Ex. Descartes a posé comme principe que la science est par nature amorale. Les
enfants aiment les livres qui finissent bien, pas les histoires banales et amorales!
L’observateur se doit d’être parfaitement amoral et impartial dans le rapport qu’il
transmettra aux médecins.
IMMORAL : « qui est contraire à la morale ou aux bonnes mœurs » et « qui agit
contrairement à la morale, qui en viole les principes ». Le préfixe im-, variante de in-« pas »,
qui a servi à former ce mot, marque la négation. Notons que ce terme a toujours une valeur
négative. Ex. Ce roman ne peut être lu par les enfants : on y raconte des histoires
immorales! Cet être profondément immoral a commis des meurtres d’une brutalité
déconcertante.
ANOBLIR/ENNOBLIR
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langue commerciale et publicitaire. Ce verbe est formé à partir du préfixe en-, qui sert ici à
marquer l’acquisition d’une qualité, et de noble. Ex. La capacité de savoir garder un secret
est une qualité qui ennoblit l’être humain. Son regard empreint de compassion ennoblit son
doux visage. Le temps ennoblit les grands vins. Lorsque nous côtoyons les plus démunis,
nos sentiments s’ennoblissent.
BARBARIE/BARBARISME
BARBARISME : faute contre le langage soit dans la forme, soit dans le sens du mot (mot
créé ou altéré, dévié de son sens, impropre). Ex. Vous faisez. Vous disez. Solutionner pour
résoudre.
Nominer pour désigner.
BIMENSUEL/BIMESTRIEL
BIMENSUEL : publication qui a lieu, qui se fait ou qui paraît deux fois par mois.
BIMESTRIEL : publication qui a lieu ou qui paraît tous les deux mois.
CIVIL/CIVIQUE
CIVIL : « relatif à la collectivité et aux rapports sociaux entre citoyens ». Dans le domaine
du droit, il signifie « qui concerne les rapports juridiques entre individus »; ce deuxième sens
fait référence à la loi et s’oppose à criminel. Cet adjectif peut enfin avoir le sens de « qui ne
présente pas de caractère militaire ou religieux ». Ex. La révolte du peuple contre le pouvoir
colonial a marqué le début d’une longue guerre civile. Les années bissextiles permettent de
faire concorder l’année civile avec l’année solaire. Le droit à la nationalité, un droit civil très
important, est inscrit dans plusieurs constitutions. Comment se déroule une cérémonie de
mariage civil?
CLORE/CLOTURER
CLORE : Le verbe clore vient du latin claudere « fermer ». En français moderne, clore est
employé au sens figuré de « déclarer terminé » ou de « mettre fin à », notamment en parlant
d’un débat, d’une discussion, de la séance d’une assemblée. On notera que clore est un
verbe défectif, c’est-à-dire que sa conjugaison est incomplète, certaines formes n’étant plus
en usage; seules les formes du présent de l’indicatif au singulier (je clos, tu clos, il clôt), de
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l’impératif (clos) et du participe passé (clos, close) sont usuelles. Ex. La séance de
l’assemblée fut close très tard en fin de journée. Je suis parvenue à clore la discussion avant
qu’elle ne s’envenime.
CLOTURER : Le verbe clôturer est dérivé du nom clôture, qui est de la même famille que
clore. On l’emploie notamment avec le sens propre d’« entourer, fermer avec une clôture ».
Clôturer est aussi utilisé en français avec le sens figuré de « terminer ou déclarer terminée
une chose », qu’il partage avec clore. Certains ouvrages normatifs considèrent que ce sens
figuré de clôturer est employé abusivement et qu’il serait préférable de le réserver à clore,
mais comme ce dernier ne peut pas être employé dans toutes les formes de conjugaison,
clôturer l’a progressivement remplacé dans ce sens et a réussi à s’implanter dans l’usage. On
notera cependant qu’on doit éviter d’employer clôturer au sens de « fermer ». Ex. Nous allons
clôturer la piscine creusée avec une barrière en fer forgé. Cette année-là, ils cl ôturèrent la
saison théâtrale par la pièce controversée Les fées ont soif. Nous clôturerons la séance de
travail par une réflexion sur le climat morose qui règne au sein de la direction depuis
quelque temps.
COMPREHENSIF/COMPREHENSIBLE
COMPREHENSIF : se dit d’une personne qui comprend les autres et les excuse
volontiers. L’adjectif peut aussi avoir, en logique, le sens de « qui embrasse par sa
signification un nombre plus ou moins grand d’êtres ». Cette dernière définition suppose que
moins un concept désigne d’êtres, plus il est précis et compréhensif. Le suffixe -if, ayant
servi à former cet adjectif, signifie « qui accomplit l’action exprimée par la base du mot ». Ex.
Un professeur compréhensif a plaidé en faveur de l’étudiant accusé de méfait. Le concept d’«
animal » est plus compréhensif que le concept d’« être ».
COMPREHENSIBLE : signifie « qui peut être compris facilement » ou « que l’on peut
expliquer, admettre facilement ». Le suffixe-ible, ayant servi à former cet adjectif, exprime la
possibilité passive et a donc le sens de « qui peut être » ou de « que l’on peut ». Il s'emploie
essentiellement pour qualifier des textes, des paroles ou des attitudes que l'on comprend,
que l'on admet sans difficulté. Ex. Ce livre est compréhensible par les tout-petits. Dans l’état
où Joseph se trouve, son geste est compréhensible. Il est compréhensible qu’après cet échec
Élise ne veuille plus nous voir.
CONJECTURE/CONJONCTURE
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du soleil ») est ensuite devenue une loi. Toutes les explications que vous donnez ne sont que
pures conjectures pour masquer votre ignorance.
CONTINUATION/CONTINUITE
DECADE/DECENNIE
DECADE : « période de dix jours », ou « partie d’un ouvrage ou ouvrage composé de dix
livres ou chapitres ». Ce mot a fait naître l’adjectif décadaire « qui se rapporte aux décades
du calendrier républicain ». Ex. La moyenne des températures de la première décade de
novembre est de 1 °C. L’œuvre de Tite-Live est divisée en décades.
DECENNIE : « période de dix ans ». Dans ce cas, c’est le substantif qui a été créé à partir
de l’adjectif décennal. Ex. L’ONU souhaite que la première décennie du millénaire soit
consacrée à la promotion de la paix et de la non-violence. Au cours de la dernière décennie,
le secteur des communications a connu une véritable mutation.
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DECELER/DESCELLER
DECELER : détecter, découvrir, faire apparaître ce qui était caché. Ex. Il a décelé le
complot. Dans son regard, on décelait une pointe de tristesse.
DESCELLER : défaire ce qui est fermé d’un sceau, d’un cachet. Ouvrir ce qui est
hermétiquement ou semble l’être. Ex. Desceller un acte, un diplôme. Desceller un cercueil.
DECERNER/DISCERNER
DEDICACER/DEDIER
DEDIER : c'est offrir ou adresser une œuvre, un objet, une action à quelqu'un en
hommage. Une journée dédiée aux orphelins du Sida. À la radio, pour la Saint-Valentin,
nombreux sont les auditeurs à vouloir dédier une chanson à leur conjoint (= ils destinent une
chanson à leur conjoint, en guise d'hommage).
DESINTERESSEMENT/DESINTERET
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aussi maintenant employé comme synonyme de désintérêt, bien que cet usage soit critiqué
par certains qui y voient une ambiguïté possible. Ex. Toute sa vie, cet homme a feint d’agir
avec désintéressement alors qu’en réalité, son unique but était de prendre le pouvoir. Nous
serons bientôt forcés de procéder au désintéressement des créanciers. Son
désintéressement pour le curling remonte au terrible accident dont elle a été victime.
DIFFERENCIER/DIFFERER
DIFFERER : Quand il est construit avec un complément d'objet direct, différer, signifie «
remettre à plus tard, reporter dans le temps ». Ex. Les avocats ont réussi à différer le
jugement pour avoir un délai supplémentaire de réflexion. Quand il est construit avec un
complément d'objet indirect (COI), introduit par de, différer signifie « être différent de ». Ex.
Mon opinion diffère de la sienne (de la sienne est COI de diffère).La situation aujourd'hui
diffère totalement de celle d'hier (de celle d'hier est COI de diffère). Ainsi se différencier et
différer de sont synonymes.
Ex. A se différencie de B ou A diffère de B.
DIGESTE/DIGESTIBLE/DIGESTIF
DIGESTE : « qui a été digéré ». Son sens moderne, « qui se digère facilement », a été
développé tardivement par analogie avec son antonyme indigeste. On l’emploie aussi avec le
sens figuré d’« assimilé, intériorisé par la réflexion » ou d’« acceptable, supportable ». Digeste
a longtemps été critiqué et jugé familier et il l’est encore aujourd’hui dans quelques ouvrage
de référence, bien qu’il soit répandu et formé correctement. On critiquait surtout sa
synonymie non essentielle avec digestible, qui est arrivé en français bien avant lui, mais on
constate aujourd’hui que son sens concret bien répandu dans la langue courante et son
sens figuré font de lui un adjectif distinct. Ex. Ta recette de tomates cerises marinées avec
de l’ail est peu digeste. Cette version théâtrale est bien plus digeste que l’œuvre originale
dont elle s’inspire. Personnellement, j’ai trouvé la rétroaction du directeur plus ou moins
digeste.
DIGESTIBLE : « qui est facile à digérer », mais seulement au sens concret, en parlant
d’un aliment. On l’emploie surtout dans la langue spécialisée. Ex. La cuisson à la vapeur
rendrait les légumes plus digestibles.Est-ce que les aliments biologiques sont plus
digestibles pour l’organisme?
DIGESTIF : « qui sert à la digestion » ou « qui est relatif à la digestion », en parlant d’un
organe, d’une fonction ou d’une action physiologique, ou au sens de « qui aide à digérer », en
parlant d’un produit naturel ou fabriqué. Ex. La maladie de Crohn est une affection du tube
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digestif dont la prévalence va en augmentant mais qui est encore méconnue. Pierre souffre
de problèmes digestifs depuis quelque temps. La crème de menthe est ma liqueur digestive
de prédilection.
DESINTERESSEMENT/DESINTERET
EFRACTION/INFRACTION
EGALER/EGALISER
EGALISER : « rendre égal » ou « niveler, aplanir ». Il a donc un sens plus actif que le
verbe égaler et présuppose une activité volontaire. Dans le domaine du sport, égaliser
signifie « rendre la marque égale ». Ex. Le syndicat a sensibilisé l'employeur à l'importance
d'égaliser les salaires. Nous devons égaliser le terrain avant d'installer la piscine. Il est
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important d'égaliser parfaitement les pieds des chaises. Les Autrichiens ont marqué un but
et ainsi réussi à égaliser dans les toutes dernières secondes de la partie.
ELUDER/ELUCIDER
ELUCIDER : « expliquer, rendre clair ce qui est complexe, confus, obscur » et « faire la
lumière sur un fait énigmatique, incompréhensible ». Ce verbe vient du latin elucidare qui
signifiait « éclairer » et « rendre clair, expliquer ». Ce dernier a été formé à partir du latin
lucidus, qui signifie « lumineux » et qui a aussi donné l’adjectif lucide et ses dérivés. Ex. Qui
est Dieu? Jusqu’ici, même les plus grands théologiens se sont montrés incapables
d’élucider cette question. De nombreux astrologues affirment avoir élucidé les prédictions
de Nostradamus. Dans les romans policiers traditionnels, l’intrigue est souvent caractérisée
par un meurtre qu’il faut élucider.
EMIGRER/IMMIGRER
EMIGRER : « quitter son pays pour aller s'installer dans un autre ». Le préfixe é- de ce
verbe est une variante de ex-, qui signifie « hors de ». C'est donc par rapport au pays de
départ qu'on parle d'émigration. Lorsqu'on parle de certains animaux, le verbe émigrer peut
aussi avoir le sens de
« quitter une région pour séjourner dans une autre où le climat est différent ». Ex. De
nombreux Irakiens ont tenté d'émigrer pour fuir la guerre. Les oiseaux émigrent parce
qu'ils manquent de nourriture à l'approche de l'hiver.
IMMIGRER : « entrer dans un pays étranger pour s'y fixer de façon durable ou définitive
». Le préfixe im- de ce verbe est une variante du préfixe in-, qui signifie « dans, à l'intérieur de
». C'est donc par rapport au pays d'arrivée que l'on parle d'immigration. Ex. Cette famille
ukrainienne réside maintenant à Québec. Elle y a immigré depuis peu. C'est pour immigrer
en Belgique que Marcelle a émigré du Canada.
EMINENT/IMMANENT/IMMINENT
EMINENT : Éminent signifie « qui se distingue par son caractère remarquable, supérieur
». La valeur de cet adjectif est emphatique. Dans la même famille, on trouve le nom
éminence, employé au figuré dans l'expression éminence grise qui signifie « conseiller
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influent ». Ex. La conférence sera donnée par un éminent paléontologue. Nous
reconnaissons le rôle éminent qu'a joué le général durant la crise.
- Dans ses commentaires, le professeur a souligné les qualités éminentes du travail de
ce brillant élève.
IMMANENT : mmanent appartient le plus souvent au vocabulaire de la philosophie.
Contrairement à éminentet à imminent, qui viennent tous deux du latin minere qui
signifiait « avancer, surplomber »,immanent est issu du verbe latin manere, qui signifiait «
rester ». Immanent signifie « qui est impliqué ou réside dans la nature d'un être, qui est
intrinsèque ». Il s'oppose à transcendant, qui signifie plutôt « qui résulte d'une action
extérieure ». Ex. Certains théologiens affirment que Dieu est en nous, qu'il est immanent.
IMMINENT : L'adjectif imminent signifie « qui va bientôt se produire ». Son sens est donc
strictement temporel. À l'origine, cet adjectif ne pouvait être employé que lorsqu'on évoquait
une menace ou un danger. Depuis le XIX e siècle, toutefois, cette particularité n'est plus
essentielle. Ex. De nouveaux signes nous annoncent le déclenchement imminent du conflit.
L'accord entre ces deux pays au sujet du désarmement est imminent.
EVOQUER/INVOQUER
INVOQUER : Invoquer signifie « appeler à l'aide par des prières » et, par extension, «
implorer ». Il peut aussi signifier « faire appel à quelque chose pour se justifier ». Ce verbe est
issu du verbe latin invocare, qui signifiait « appeler, prendre à témoin ». Ex. Je ne sais plus
quel saint invoquer pour me sortir de ce pétrin. L'accusé invoque la clémence du jury. Il a
invoqué les raisons les plus saugrenues pour justifier son retard. Le juge a autorisé la
divulgation de renseignements en invoquant le principe de consentement du cabinet.
EXPLIQUER/EXPLICITER
EXPLIQUER : « faire comprendre », « rendre plus clair quelque chose qui est obscur » ou
« donner ou constituer la raison, la cause de quelque chose ». À la forme pronominale, il
peut également signifier « faire connaître ce qu’on pense ou ce qu’on ressent »; « comprendre
quelque chose »; « être ou devenir clair »; ou « discuter avec quelqu’un ». Ex. Peux-tu
m’expliquer ce problème? Mon fils devra m’expliquer le fonctionnement de ce
magnétophone. J’aimerais bien que quelqu’un m’explique ce texte. Son passé difficile
explique son comportement. Mon conjoint comprend mal ma réaction; je devrai
m’expliquer avec lui. Paul s’explique mal comment Hélène peut aimer ces films. La
différence entre ces deux ouvrages s’explique par leur objectif respectif. Lucie et David se
sont expliqués hier.
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de redire de façon plus claire ce que le texte contient. Ex. L’assureur devrait expliciter les
clauses de ce contrat. Votre argument ne me convainc pas; veuillez l’expliciter. Je ne suis
pas certaine d’avoir bien compris ce que tu viens de dire : explicite ta pensée.
FUNEBRE/FUNESTE/FUNERAIRE
FUNESTE : « qui cause, qui apporte la mort » et « qui évoque, annonce la mort, le
malheur ». Ex. Un jour funeste. Une maladie funeste. Faire des rêves funestes.
FUNERAIRE : « qui est relatif, qui a rapport aux funérailles », « qui commémore le
souvenir de la mort de quelqu’un. Ex. un drap funéraire. Un monument funéraire. Un rituel
funéraire.
HABILETE/HABILITE
HABILETE : « qualité d’une personne qui exécute ce qu’elle entreprend avec autant
d’adresse que d’intelligence ou de compétence » ou « qualité de ce qui est fait avec adresse et
compétence ou intelligence ». Ce terme désigne aussi un acte, un procédé qui est fait avec
adresse et compétence ou intelligence. Ex. L’habileté du jeune Mozart subjugua les
souverains d’Europe. L’habileté de son argumentation a permis à Jacques de remporter la
victoire. Le médecin nous a donné un aperçu des nombreuses habiletés nécessaires à
l’exercice du métier de chirurgien.
HABITAT/HABITATION
HABITAT : « ensemble des conditions dans lesquelles vivent les espèces animales et
humaines » et, par extension, l' « ensemble des conditions d'habitation, de logement ». Ex. La
forêt vierge est l'habitat naturel des grands singes. On distingue, chez l'homme, l'habitat
rural et l'habitat urbain.
INCLINAISON/INCLINATION
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mouvement exige des danseurs une inclinaison du corps très prononcée. Les graphologues
examinent minutieusement l’inclinaison de l’écriture.
INCLINATION : mouvement affectif spontané vers un objet ou une fin ou encore une
disposition, un goût, un penchant pour quelque chose, ou encore l’action de pencher la tête
ou le corps en signe d’acquiescement ou de respect. Il a aussi le sens littéraire de «
mouvement qui porte à aimer quelqu’un ». Ce mot est donc toujours associé à l’expression
de sentiments. Ex. Les élèves doués présentent une inclination naturelle à apprendre.
Selon le protocole, les personnes qui saluent un membre de la famille royale peuvent, à leur
convenance, faire une révérence ou une inclination de la tête. La princesse de Neufchâtel
avoua au chevalier de Navarre l’inclination qu’elle avait pour lui.
INCONCILIABLE/IRRECONCILIABLE
INCONCILIABLE : « que l’on ne peut concilier » ; [En parlant de pers.] qui ne peuvent
s’entendre, que l’on ne peut faire s’accorder. Ex. Il ne savait comment concilier l'inconciliable
(ROLLAND, J.-Chr., Révolte, 1907, p. 420). Frères inconciliables.
INFECTER/INFESTER
LEGALITE/LEGITIMITE
LEGALITE : est légal ce qui est autorisé par le droit positif existant, ce qui est conforme
au texte de la loi. Ex. Respecter la légalité républicaine. Rester dans la légalité.
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LEGITIMITE : est légitime ce qui est et doit être reconnu comme juste par tous. Ex. Au
Gabon, on ne reconnaît pas la légitimité d’un mariage homosexuel. Les opposants ont
attaqué la légitimité de la victoire du Président sortant.
LEGISLATION/LEGISLATURE
MYSTHIFIER/MYTHIFIER
NOTABLE/NOTOIRE
NOTABLE : « qui mérite d'être noté, signalé, relevé » lorsqu'on parle de choses. Lorsqu'on
parle de personnes, il signifie plutôt « qui a une position sociale importante »; dans ce sens,
notable peut aussi être utilisé comme nom. Notable est issu du latin notabilis, qui avait la
même signification, luimême dérivé du verbe notare, qui signifiait « noter ». Ex. Le bulletin de
ma fille montre qu'elle a fait des progrès notables en français. Ces antibiotiques parviennent
à freiner de façon notable la progression des infections. Seuls des personnages notables
font partie de la liste des invités à ce gala prestigieux. Plusieurs notables de la ville ont
participé à la campagne de financement de cet organisme.
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de ce dirigeant l'a mené à la défaite. Il est notoire que les pédophiles incarcérés sont
malmenés par les autres prisonniers. Cet homme est un menteur notoire.
Ainsi, un fait notable est digne d'être signalé, alors qu'un fait notoire est connu de tous.
On doit aussi distinguer les noms correspondant à ces deux adjectifs. Le nom notabilité,
dérivé de notable, peut signifier « fait d'être notable, important » ou « personne notable ». Le
nom notoriété, de notoire, signifie plutôt « fait d'être notoire » et ne peut désigner directement
une personne, contrairement à notabilité.
OFFICIEL/OFFICIEUX
OFFICIEL : « qui concerne une charge, une fonction ». On l’emploie pour qualifier ce qui
provient du gouvernement ou d’une autorité reconnue et compétente; pour qualifier ce qui
est reconnu, certifié, organisé, consacré ou rendu public par cette autorité; pour qualifier un
bien qui appartient au gouvernement ou à une collectivité publique; ou, avec une
connotation péjorative, pour qualifier ce qui est donné pour vrai par l’autorité publique ou
une autorité reconnue, mais qui laisse supposer autre chose. Ex. Selon un communiqué
officiel, le ministre aurait été admis à l’hôpital pour un malaise cardiaque. Les langues
officielles du Canada sont le français et l’anglais. Le départ à la retraite du chef de police a
été souligné lors d’une cérémonie officielle. Le président français sera en visite officielle au
Québec le mois prochain. Des manifestants se sont réunis devant ce bâtiment officiel pour
protester contre la présence militaire en terre afghane. La raison officielle de ces
congédiements massifs ne nous paraît pas crédible.
L’adjectif officiel peut aussi qualifier une personne qui a une fonction au sein d’un
gouvernement ou qui représente l’autorité publique, et par extension, ce qui est associé à
des personnages officiels. Comme nom, officiel signifie « personne qui a une fonction
publique » ou « organisateur d’épreuves sportives, de concours ». Ex. Le porte-parole officiel
de l’organisme fera un point de presse sur ce sujet épineux. La voiture officielle de la
mairesse a été impliquée dans un accident hier matin. Les officiels du pays ont promis de
réagir avec fermeté et rapidité à cet attentatsuicide. Selon les analystes, l’officiel de la partie
aurait fermé les yeux sur plusieurs accrochages.
OFFICIEUX : « qui rend service ». Ce mot a d’abord été attesté au sens de « serviable »;
cet usage ancien a été conservé dans la locution mensonge officieux, surtout utilisée dans la
langue littéraire au sens de « qui est dit dans le but de rendre service ou de faire plaisir,
sans nuire à personne ». L’usage moderne emploie l’adjectif officieux par opposition à officiel,
c’est-à-dire avec le sens de « sans caractère officiel », de « communiqué par une source
autorisée, mais qui n’a pas de garantie officielle ». Ex. Raconter ce mensonge officieux lui a
permis de rentrer dans les bonnes grâces de sa patronne. Une programmation officieuse du
festival a été publiée dans les quotidiens de la région, mais les organisateurs ne
confirmeront pas cette liste d’artistes avant le mois prochain. Pour le moment, la nouvelle de
la démission de la présidente n’est qu’officieuse.
OPPRESSER/OPPRIMER
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son infarctus, Édouard est oppressé dès qu’il monte un escalier ou marche un peu vite. Un
terrible secret de famille oppressait Marguerite.
OPPRIMER : « soumettre à une autorité excessive et injuste, persécuter par des mesures
de violence », « entraver l’expression d’un sentiment, d’une idée, etc. », ou dans un registre
littéraire, « accabler sous un poids, un fardeau ». Ex. Dans nombre de pays, on opprime le
peuple en utilisant les forces armées. Les régimes autoritaires et totalitaires se caractérisent
par la détermination à opprimer la liberté religieuse. Éliminons la pauvreté et la faim qui
oppriment tant d’êtres humains.
ORIGINAIRE/ORIGINAL/ORIGINEL
ORIGINAIRE : qui tire son origine de tel ou tel lieu, de telle ou telle source. Ex. Le tabac
est une plante originaire d'Amérique.
ORIGINEL : « qui date de l’origine » et « qui vient de l’origine », et, dans un contexte
religieux « qui remonte à la création, au premier homme créé par Dieu », d’où les expressions
péché originel et faute originelle. Ex. Bien des scientifiques refusent l’idée d’un chaos
originel. Ses recherches étymologiques lui ont permis de retrouver le sens originel de ces
mots. L’histoire du péché originel a donné lieu à plusieurs interprétations théologiques.
PACIFIQUE/PACIFISTE
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consacra sa vie à un idéal pacifiste. Ce sont de jeunes pacifistes engagés qui ont organisé
cette manifestation pour la paix.
PAISIBLE : Quant à l’adjectif paisible, attesté dès le XIIIe siècle, il est dérivé d’une
ancienne graphie du nom paix (pais), à laquelle on a ajouté le suffixe -ible. Cet adjectif peut
signifier « qui est en paix », « qui ne trouble pas la paix », « qui dégage la paix », « qui n’est
pas troublé dans son état de paix », « où règne la paix » ou « qui évoque une impression de
sérénité ». Ex. J’ai rencontré un homme séduisant, modeste et paisible. À son retour de
voyage, j’ai tout de suite senti que son esprit était redevenu paisible. Éloïse a vécu son deuil
de façon paisible, sans qu’il affecte tout son entourage. Ludovic mène une vie paisible
depuis qu’il s’est établi à la campagne avec sa famille. Je rêve de partir quelques jours dans
un hôtel paisible où je pourrai me reposer.
PERSONNALISER/PERSONNIFIER
L'emploi du verbe personnifier pourrait toutefois être équivoque dans certains contextes.
Lorsqu'on dit qu'une personne personnifie quelque chose, cela peut vouloir dire qu'elle
donne l'apparence d'une personne à une chose abstraite, ou bien qu'elle représente de façon
exemplaire un concept abstrait, les deux sens étant possibles dans ce genre de construction.
Une des façons d’éviter cette équivoque est d’ajouter en soi après le verbe lorsqu'il signifie «
incarner, représenter de façon exemplaire un concept abstrait ». Ex. Dumais personnifie
l'inspiration. (il donne à l'inspiration l'apparence d'une personne. Dumais personnifie en
soi l'inspiration. (il représente l'inspiration de façon exemplaire)
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PRESCRIRE/PROSCRIRE
PROSCRIRE : « exclure ou bannir d’un groupe » lorsqu'on parle de personnes et, par
extension,
« rejeter, éliminer » lorsqu'on parle de choses. Il a aussi le sens de « interdire, prohiber ».
Ex. En France, il fut une époque où les prêtres étaient proscrits. Marie a proscrit les
produits carnés de son alimentation. Le port de la casquette est proscrit dans cette école.
PRESOMPTIF/PRESOMPTUEUX
PRESOMPTUEUX : en parlant d'une personne qui a une grande estime de soi, une
grande confiance en soi ; qui a une opinion très avantageuse de soi-même, de ses
possibilités physiques ou intellectuelles. Ex. Un écrivain présomptueux.
PRODIGE/PRODIGUE
L’adjectif prodigieux et l’adverbe prodigieusement lui sont apparentés. Ex. Les aurores
boréales illuminaient le ciel et les enfants ébahis croyaient assister à un prodige. Travaillant
dans des conditions inimaginables, ces médecins ont accompli des prodiges. Élève prodige,
Arthur Rimbaud accumulait les prix, notamment en rhétorique.
PRODIGUE : « qui dépense à l’excès, sans compter ». C’est aussi un nom qui désigne un
dilapidateur. La locution être prodigue de signifie « distribuer, donner sans compter ». On
trouve notamment dans la même famille prodiguer et prodigalité. Ex. On dit d’Alexandre
Dumas père qu’il était un homme prodigue et qu’il connut des faillites aussi retentissantes
que ses succès. Certains prodigues s’avèrent des joueurs invétérés. Un mentor attentionné
est prodigue de conseils avisés.
En apposition, prodige est le plus souvent juxtaposé à enfant, ce qui n’est pas
surprenant puisque le fait d’être doué a un caractère encore plus prodigieux lorsqu’il est
observé chez un enfant. L’expression enfant prodige figure ainsi au dictionnaire et désigne
un enfant extraordinairement précoce et talentueux.
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L’expression enfant prodigue fait quant à elle allusion à une parabole de l’Évangile (Luc,
XV, 11-32), dans laquelle un garçon prie son père de lui donner sa part d’héritage, qu’il
dilapide ensuite, pour revenir ruiné et repentant à la maison paternelle. Par extension,
l’expression enfant prodigue désigne aujourd’hui l’enfant qui, après avoir quitté ses parents
un certain temps, est accueilli à bras ouverts à son retour. Plaisamment, elle se dit aussi de
celui qui a délaissé un groupe d’appartenance (politique ou sportif, par exemple) et qui y
revient, souvent après avoir connu quelques revers. Il est intéressant de noter que dans cet
emploi la signification de prodigue est complètement évacuée. On ne compte plus les articles
de journaux qui ont pour titre Le retour de l’enfant prodigue, ou encore, jouant sur la
paronymie, Le retour de l’enfant prodige.
PROLIFIQUE/PROLIXE
PROLIXE : bavard, trop long, verbeux, redondant. Ce n'est pas élogieux. s’utilise pour
désigner quelqu’un qui délaye ses paroles ou ses écrits, qui se perd en développements
superflus. Ex. Un étudiant prolixe.
PROLONGATION/PROLONGEMENT
RABATTRE/REBATTRE
REBATTRE : « battre de nouveau ». Ex. J’ai beau rebattre le tapis, rien n’y fait, la
poussière s’y est incrustée! Il faudra bien rebattre les cartes après cette partie, pour éviter la
tricherie. L’expression rebattre les oreilles (et non *rabattre les oreilles) a pour sens «
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répéter à l’excès ». Le sens de rebattre est le même quand on parle d’un sujet rebattu
(traité, exploité à l’excès).
RECOUVRER/RECOUVRIR
La conjugaison de ces deux verbes peut également prêter à confusion. Recouvrer est un
verbe du premier groupe. On ne doit donc pas dire il recouvrit la santé, mais il recouvra la
santé. Recouvrir, lui, est un verbe du troisième groupe. À la troisième personne du singulier,
le futur simple de recouvrer est recouvrera, alors que celui de recouvrir est recouvrira.
Certaines formes sont cependant identiques : on dit aussi bien cet homme recouvre la santé
(du verbe recouvrer) que cet homme recouvre les fauteuils (du verbe recouvrir).
RENONCEMENT/RENONCIATION
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RESPECTABLE/RESPECTUEUX
RESPECTABLE : Qui mérite le respect, la considération, qui est digne d'être respecté.
[En parlant d'une pers.] Qui est digne du respect d'autrui par son âge, sa position sociale, sa
valeur ou son mérite. [En parlant de l'aspect, du comportement d'une pers.] Qui présente les
signes extérieurs de la respectabilité, de l'honorabilité. Ex. Un homme respectable.
SECULAIRE/SECULIER
SECULAIRE : Qui existe, qui a lieu une fois par siècle, à chaque siècle; de cent ans en
cent ans ; qui est âgé, qui date d’un ou de plusieurs siècles. Qui a plusieurs siècles,
beaucoup de siècles; qui existe depuis plusieurs siècles, depuis longtemps; qui s'étend sur
plusieurs siècles, à travers les siècles. Ex. Une fête séculaire. Un événement séculaire. Des
traditions séculaires.
SECULIER : Se dit d'un prêtre qui n'appartient ou qui n’est engagé à aucun ordre ou
institut religieux. Propre au siècle, à la vie dans le siècle, selon le siècle. Qui appartient au
domaine temporel, laïc et profane. Ex. Un prêtre séculier. Un pouvoir séculier ; une autorité,
une cour, une justice, une puissance séculière; des tribunaux séculiers.
SIGNALER/SIGNALISER
SIGNALER : c’est appeler ou attirer l’attention de quelqu’un sur une personne ou une
chose. On peut de ce fait, par exemple, signaler quelqu’un (ou son comportement dangereux
et/ou contraire à la loi) à une autorité, mais pas le signaliser, on ne signalise pas une
personne ni ses actions !
SOMPTUEUX/SOMPTUAIRE
SOMPTUEUX : « coûteux ». Cet adjectif est employé pour qualifier une chose dont la
beauté et le luxe supposent une grande dépense. Par extension, somptueux se dit aussi de
ce qui est éclatant, en parlant notamment d’un objet, d’une couleur, d’une œuvre, etc. Ex.
La cuisine somptueuse de cette villa a été conçue par un cuisiniste québécois. On leur a
organisé une fête somptueuse pour souligner leur 25e anniversaire de mariage. Lors de cette
réception, la majorité des invités étaient habillés de vêtements somptueux dignes des
vedettes hollywoodiennes. Les tons de jaune et de rouge de cette toile automnale sont
somptueux. Ces retraités mènent une vie somptueuse depuis qu’ils ont vendu leur
commerce à profit.
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SOMPTUAIRE : « qui concerne la dépense ». Il a d’abord été employé dans ce sens,
notamment dans l’expression loi somptuaire qui était utilisée dans l’Antiquité romaine pour
parler d’une loi qui réglait les dépenses. Comme ce sens concernait surtout les dépenses de
luxe, et par confusion avec le sens de somptueux, l’adjectif somptuaire s’emploie aujourd’hui
dans le sens de « qui est luxueux ». On trouve surtout cette extension dans l’expression arts
somptuaires« arts décoratifs de luxe non utilitaires », et dans dépenses somptuaires, qui
s’emploie couramment pour désigner de grandes dépenses, notamment par de grands
écrivains, mais dont le sens dit pléonastique est parfois critiqué. Ainsi, selon le contexte, on
pourra privilégier des expressions synonymes telles que dépenses exagérées, excessives, de
prestige, d’apparat.
Ex. Louise est passionnée par les arts somptuaires, et surtout par l’orfèvrerie et la
mosaïque. Dorénavant, les gestionnaires devront faire approuver les dépenses somptuaires
qu’ils prévoiront. (ou : les dépenses excessives) La population devrait pouvoir donner son
opinion sur les dépenses somptuaires faites par la municipalité pour ce projet auquel
personne ne croit. (ou : les dépenses exagérées)
STUPEFAIT/STUPEFIE
STUPEFIE : Stupéfié est le participe passé du verbe stupéfier qui vient du latin stupefieri
« être étonné », passif de stupefacere « étourdir, paralyser ». Ce verbe signifie « provoquer un
étonnement, une surprise intense ». On peut être stupéfié par quelque chose. Ex. Sa
prestation m’a stupéfié.
Elle a été stupéfiée par la fin de ce film. Stupéfiés par cette nouvelle, ils n’en ont pas
dormi de la nuit.
SUJETION/SUGGESTION
SUJETION : État de celui/ce qui est assujetti à quelqu'un ou à quelque chose. État de
dépendance (par rapport à quelqu'un), d'assujettissement (à quelqu'un). Ex. La population
maudissait souvent cette sujétion où les opposants de ce temps-là vivaient à l'égard des
dirigeants au pouvoir. S’affranchir d’une sujétion. Subir une sujétion
SUGGESTION : Action de suggérer; art de faire naître une idée, un sentiment sans
l'exposer ouvertement. Proposition qui laisse la liberté d'accepter ou de refuser. Ex.
Formuler, présenter une suggestion.
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TEMPORAIRE/TEMPOREL
TEMPORAIRE : Qui ne dure que pendant un temps limité ; qui ne dure qu’un temps.
Synon. court, éphémère, momentané, passager, provisoire. Ex. Concession, domicile,
fermeture, gouvernement, pouvoir, suppression temporaire
TEMPOREL : Qui concerne le temps, qui est marqué par le temps qui passe ; ce qui a
rapport avec le temps. Ex. déroulement temporel d’un événement.
TEINDRE/TEINTER
TEINDRE/TEINTER : donner une couleur différente à quelque chose », alors que le sens
de teinter est « donner une teinte, une légère coloration ». Ex. Ma fille veut se teindre les
cheveux en rouge. Pour se conformer à la mode, elle a teint tous ses vêtements en noir.
Quand j'équeute des fraises, mes mains se teignent de rouge. Après le rinçage, on dirait
que ses cheveux blancs se teintent de bleu. L'ébéniste a teinté le bois pour en faire
ressortir les nuances. Son visage se teinta de rose sous l'effet de la gêne.
On remarquera, par ces exemples, que les participes passés de ces deux verbes sont
également proches; le participe passé de teindre est teint ou teinte (et non teindu), alors que
le participe passé de teinter est teinté ou teintée.
TENDRESSE/TENDRETE
Enfin, l’adjectif tendre peut notamment exprimer les sens de ces deux noms, c’est-à-dire
« qui présente un caractère affectueux, sensible et doux » et « qui est peu résistant, mou »,
en parlant d’une chose. On l’emploie aussi avec le sens de « qui est doux, pâle », en parlant
d’une couleur, et dans les expressions âge tendre « jeune âge » et tendre enfance « petite
enfance ». Ex. Je suis devenue amoureuse de cet homme au cœur tendre dès notre première
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rencontre. Ton gigot d’agneau et tes haricots sont tendres et savoureux. Sophie a peint la
chambre de son petit dernier d’un bleu et d’un vert tendres. J’ai vécu ma tendre enfance
dans une famille unie.
VENENEUX/VENIMEUX
VENIMEUX : L’adjectif venimeux qualifie pour sa part les animaux qui produisent du
venin ou les organes qui le sécrètent. Il a été formé à partir du mot venin; c’est pourquoi ce
mot s’écrit venimeux et non vénimeux comme on entend parfois. Au figuré, venimeux peut
également signifier « empreint de méchanceté, de haine » en parlant d'une personne ou d'un
comportement. Ex. Les serpents et les araignées sont des animaux venimeux. Lors d’une
expédition dans la jungle, ce guide a été piqué par un dard venimeux. Pierre était si fâché
qu’il lançait des regards venimeux à quiconque osait lui parler.
VERDEUR/VERDURE
VERDEUR : Qualité de ce qui est vert, d'une couleur qui tire sur le vert. Ex. La verdeur
des pâturages, des prés
VERDURE : Couleur verte des organes végétatifs, des végétaux chlorophylliens. Couleur
d'une chose naturellement verte ou teinte en vert. Ex. Verdure des prairies, des prés.
VERITE/VERACITE
VERACITE : qualité morale d’une personne qui ne trompe pas ou qui n’en a pas
l’intention ; qualité d’une personne qui se garde de l’erreur et s’emploie à l’éviter dans ses
paroles ou dans ses écrits ; caractère de ce qui est conforme à la vérité, à la réalité ; souci,
recherche de l’exactitude, de la fidélité au réel, notamment dans la création artistique et
littéraire. Ex. La véracité, la sincérité envers soi-même, ce qu'il y a de plus contraire à la
politique, voilà aujourd'hui notre pierre de touche pour reconnaître un véritable écrivain
(MAURIAC, Journal occup., 1941, p. 317).Il s’agit d’une information dont la véracité pose
problème. Le juge émet des doutes sur la véracité du témoignage de l’accusé.
51
VERSER/VIDER
VERSER : faire couler ou répandre un liquide hors de ce qui le contient. Ex. Il verse de
l’eau dans un tonneau. Nous versons du vin à terre.
VIDER : rendre vide un contenant en enlevant ce qu’il contenait. Mon père et ses amis
vident chaque dimanche une dizaine de bouteilles de vin.
Section III. Quelques outils de grammaire pour éviter les erreurs les plus
fréquentes et construire des phrases correctes et logiques
Une erreur possible avec les pronoms personnels consiste à employer un pronom de la
troisième personne du pluriel (ils ou les) pour reprendre un nom singulier. Il y a alors
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discordance de nombre entre l’antécédent et le pronom de reprise. L’erreur peut aussi porter
sur le genre du pronom ; on reprend ainsi un nom féminin par un pronom masculin. Il
importe de souligner que lorsqu’un pronom reprend entièrement l’antécédent, les deux
éléments doivent partager les mêmes caractéristiques grammaticales : même personne,
même genre et même nombre.
Exemple fautif : Mes amis et moi, nous préparons notre rencontre de football. C’est
pour cette raison que nous cherchons un stade pour s’entraîner.
Exemple corrigé : Mes amis et moi, nous préparons notre rencontre de football. C’est
pour cette raison que nous cherchons un stade pour nous entraîner Exemples fautifs du
pronom :
4. Il est inacceptable de condamner des personnes pour des crimes qu’ils n’ont pas
commis.
Correction : Il est inacceptable de condamner des personnes pour des crimes qu’elles
n’ont pas commis. Ici, le pronom « elles » reprend le GN des personnes.
Correction : Un jour, la jeunesse prendra la relève parce qu’elle n’aura pas le choix. Ici,
le pronom « elle » reprend le GN des personnes.
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Correction : À cause du bruit de la machinerie, notre guide nous a proposé un endroit
retiré pour nous détendre.
7. Même si le mariage est de moins en moins populaire, Sophie et moi avons décidé,
à la grande joie de nos parents respectifs, de se marier.
Correction : Même si le mariage est de moins en moins populaire, Sophie et moi avons
décidé, à la grande joie de nos parents respectifs, de nous marier.
Correction : Pour nous trouver un emploi dans notre domaine de spécialisation, mes
compagnons de travail et moi avons dû déménager.
9. Autour du feu de camp, nous étions toutes assises près d’elle et nous l’écoutions
en se disant que la vie était belle.
Correction : Autour du feu de camp, nous étions toutes assises près d’elle et nous
l’écoutions en nous disant que la vie était belle.
3. Dans les pays respectueux des Droits de l’Enfant, les mineurs ne sont ni
condamnés ni mis en prison, grâce à leur jeune âge.
Correction : Dans les pays respectueux des Droits de l’Enfant, les mineurs ne sont ni
condamnés ni mis en prison, compte tenu de/à cause de/en raison de leur jeune âge.
4. Pour la fonction qu’il occupe actuellement, il ne doit plus fréquenter n’importe qui
et n’importe quel lieu.
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Correction : Par égard pour la fonction qu’il occupe actuellement, il ne doit plus
fréquenter n’importe qui et n’importe quel lieu.
7. En écoutant tous les jours la louange, l’adoration, les slow et le zouk love, ce
couple montre clairement qu’il a le goût pour la musique douce.
Correction : En écoutant tous les jours la louange, l’adoration, les slow et le zouk love,
ce couple montre clairement qu’il a le goût de la musique douce/du goût pour la musique
douce.
8. C’est dans trois aspects que nous étudierons ce texte, extrait dans Les Misérables
de Victor
Hugo
Correction : C’est sous trois aspects que nous étudierons ce texte, extrait de Les
Misérables de Victor Hugo
9. Pour n’avoir pas validé son second semestre, cet étudiant devint furieux après
tous les enseignants du département.
Correction : Pour n’avoir pas validé son second semestre, cet étudiant devint furieux
contre tous les enseignants du département.
10. Cette femme s'est fâchée avec son époux parce qu'il a découché.
Correction : Cette femme s'est fâchée contre son époux parce qu'il a découché.
11. Le professeur était trop exigeant, alors j’ai fini par me fâcher contre lui.
Correction : Mon directeur de Mémoire était trop perfectionniste, alors j’ai fini par me
fâcher avec lui.
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III.3. L’emploi erroné d’un coordonnant ou d’un subordonnant
On reconnaitra, en effet, que l’emploi fautif, dans nos phrases, de certains coordonnants
et subordonnants, déshonore, incontestablement, la qualité de la langue française que nous
parlons. Fort de ce qui précède, examinons, principalement, les exemples suivants :
1. En regardant les nouveaux bacheliers pousser des cris d’allégresse, ces étudiants
se sont souvenus du jour quand ils avaient été déclarés admis.
Correction : En regardant les nouveaux bacheliers pousser des cris d’allégresse, ces
étudiants se sont souvenus du jour où ils avaient été déclarés admis.
2. Cette femme se sent doublement trahie car son époux l’a trompée et parce qu’il l’a
trompée avec sa propre sœur.
Correction : Cette femme se sent doublement trahie parce que son époux l’a trompée et
qu’il l’a trompée avec sa propre sœur.
3. Cet homme riche n’a pas de femme ni d’enfants dans son château : il préfère vivre
seul.
Correction : Cet homme riche n’a ni femme ni enfants dans son château : il préfère
vivre seul.
4. Je vous rappelle qu’un intrépide, c’est quand une personne est reconnue par son
outrecuidance et sa vaillance téméraires
Correction : Je vous rappelle qu’un intrépide, c’est (-) une personne (-) reconnue par
son outrecuidance et sa vaillance téméraires
6. Quand il raconte ce cauchemar à sa mère, celle-ci l’embrasse très fort dans ses
bras et se met à pleurer.
Correction : Lorsqu’il raconte ce cauchemar à sa mère, celle-ci l’embrasse très fort dans
ses bras et se met à pleurer.
Tandis dans L’Art poétique de Boileau, Antoine Albalat s’attache à souligner qu’« Écrire,
c'est le plaisir de vivre avec une pensée, de la mûrir, de la vêtir, de la faire forte et belle », dans
L’Art d’écrire enseigné en vingt leçons, il déclare que « Bien écrire, c'est tout à la fois bien
penser, bien sentir et bien rendre ». Ceci pour dire que nous devons absolument accorder
56
une attention particulière à la qualité de chaque énoncé que nous produisons à l’orale aussi
bien qu’à l’écrit. Cependant, dans la pratique, il apparait que ce n’est pas toujours le cas.
Comme en attestent les constructions fautives des subordonnées infinitives et participiales
ci-dessous :
1. Après avoir saisi mon exposé de théorie littéraire, je sortis prendre de l’air.
Correction : Après que j’eus saisi mon exposé de théorie littéraire, je sortis prendre
de l’air.
Correction : Rappelons au préalable que saint Paul a été persécuteurs des chrétiens et
de l’Eglise avant de devenir l’une des figures principales du christianisme./Rappelons
au préalable qu’avant de devenir l’une des figures principales du christianisme, saint
Paul a été persécuteurs des chrétiens et de l’Eglise.
4. Étant habitué à obtenir tout ce qu’elle désire, ce pauvre homme sait que cette belle
et séduisante femme ne renoncera pas facilement la partie.
Correction : Ce pauvre homme sait que cette belle et séduisante femme ne renoncera
pas facilement la partie, étant habitué à obtenir tout ce qu’elle désire./ Ce pauvre
homme sait qu’étant habitué à obtenir tout ce qu’elle désire, cette belle et séduisante
femme ne renoncera pas facilement la partie.
6. Peut-on définir la fidélité comme l’art de tromper son partenaire sans qu’il ne s’en
rende compte? Avant de prendre position sur la question, les avis de chaque parti seront
analysés.
Correction : Peut-on définir la fidélité comme l’art de tromper son partenaire sans qu’il
ne s’en rende compte? Avant de prendre position sur la question, nous analyserons les avis
de chaque parti.
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7. Avant de commencer son épreuve, nous pouvons constater que cet étudiant s’en
remet toujours à Dieu, sa source d’inspiration.
Correction : Avant de commencer son épreuve, (-) cet étudiant s’en remet toujours à
Dieu, sa source d’inspiration./ Nous pouvons constater qu’avant de commencer son
épreuve, cet étudiant s’en remet toujours à Dieu, sa source d’inspiration.
8. Pour ce faire, les similitudes et les différences entre les deux romans seront
étudiées.
Correction : Pour ce faire, nous étudierons les similitudes et les différences entre les
deux romans.
Correction : Les électeurs apprennent quelques heures après l’ouverture des bureaux
de vote que Casimir Oyé Mba a finalement décidé de renoncer à sa candidature, sans
fournir la moindre information de son retrait de la course à l’élection présidentielle.
10. Ayant subtilement laissé voir leur faim, je me résolus à partager mon repas avec
mes compagnons de voyage.
Correction : Mes compagnons de voyage ayant subtilement laissé voir leur faim, je me
résolus à partager mon repas avec eux.
Il est certain que l’usage approprié des pronoms relatifs dans bon nombre des énoncés
que nous produisons relève presque d’une véritable gageure. Il suffit pour s’en convaincre de
se référer aux énoncés suivants :
2. Les étudiants ne comprennent pas toujours ce dont cet enseignant fait allusion.
Correction : Les étudiants ne comprennent pas toujours ce à quoi cet enseignant fait
allusion.
3. Il s’agit d’une femme que son attitude passe d’un extrême à l’autre.
Correction : Il s’agit d’une femme dont son attitude passe d’un extrême à l’autre.
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4. Ce critique littéraire abordera d’abord un point qui, selon lui, personne ne peut
reprocher à cet auteur.
Correction : Ce critique littéraire abordera d’abord un point que, selon lui, personne ne
peut reprocher à cet auteur.
5. Les parents aborderont les valeurs du mariage, ce que les enfants restent
indifférents.
Correction : Les parents aborderont les valeurs du mariage, ce à quoi les enfants
restent indifférents.
1. Hier, nous avions rencontré une amie ; nous n’étions pas allés au cinéma avec elle
depuis trois mois.
Correction : Hier, nous avions rencontré une amie avec qui / avec laquelle nous
n’étions pas allé au cinéma avec elle depuis trois mois.
Correction : J’aime beaucoup ce film de Bruce Lee, qui / lequel me rappelle mon
enfance.
Correction : Paul est un ami en qui / en lequel nous avons une grande confiance
Correction : Gandhi est un personnage historique pour qui / pour lequel monde entier
éprouve de l’admiration.
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7. Vous allez rencontrer mon parrain ; grâce à lui, ma femme et moi avons passé une
merveilleuse lune de miel en Martinique.
Correction : Vous allez rencontrer mon parrain, grâce à qui / grâce auquel ma femme
et moi avons passé une merveilleuse lune de miel en Martinique.
8. Darlyana est une jeune femme mystérieuse ; je lui ai dédié ses poèmes
Correction : Darlyana est une jeune femme mystérieuse à qui / à laquelle j’ai dédié ses
poèmes.
9. Elle a rencontré les étudiants lors d’un voyage en Allemagne. Elle correspond avec
ces étudiants.
Correction : Elle a rencontré les étudiants avec lesquels/ avec qui elle correspond lors
d’un voyage en Allemagne.
10. L’arbre est un manguier. Nous nous sommes assis à l’ombre de cet arbre.
Correction : L’arbre à l’ombre duquel nous nous sommes assis est un manguier.
a. L’antériorité
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Exemple : Dieu seul sait toute la souffrance que cette femme a endurée sur la terre des
hommes. / Dieu seul saura toute la souffrance que cette femme a endurée sur la terre des
hommes.
Exemple : Socrate ne répondait jamais aux questions qu’on lui avait posées par des
réponses. / Socrate n’a jamais répondu aux questions qu’on lui avait posées par des
réponses. / Socrate n’avait jamais répondu aux questions qu’on lui avait posées par des
réponses. / Socrate ne répondit jamais aux questions qu’on lui avait posées par des
réponses.
b. La simultanéité
Exemple : C’est son attitude exemplaire qui inspire tous ces étudiants. / Nous irons à la
plage si le temps est agréable. / Les étudiants reprendront les cours quand l’allocation
d’études sera payée. Si le verbe de la principale est au passé composé, au plus-que-
parfait, à l’imparfait ou au passé simple, le verbe de la subordonnée se mettra à
l’imparfait pour exprimer la simultanéité par rapport au passé.
Exemple : Elle a dit qu’elle venait nous rendre visite bientôt. / Elle avait dit qu’elle venait
nous rendre visite bientôt. / Elle disait qu’elle venait nous rendre visite bientôt. / Elle dit
qu’elle venait nous rendre visite bientôt.
c. La postériorité
Exemple : Les syndicats annoncent que le président prendra toutes les mesures
nécessaires. / Les syndicats annoncent que le président va prendre toutes les mesures
nécessaires.
Exemple : Les syndicats ont annoncé que le président prendrait toutes les mesures
nécessaires. / Les syndicats avaient annoncé que le président prendrait toutes les mesures
nécessaires. / Les syndicats annonçaient que le président prendrait toutes les mesures
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nécessaires. / Les syndicats annoncèrent que le président prendrait toutes les mesures
nécessaires.
Exemples :
Ton souhait [que l’enseignant ne vienne pas] n’a pas été exaucé. Complément du nom
a. L’emploi de l’indicatif
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verbales à construction
impersonnelle exprimant la
vraisemblance
Exemples :
1. On espère que vous ne serez pas déconcerté par nos résultats. 2. Sans
vouloir t’offenser, il me semble que tu pourrais te laver les mains.
b. L’emploi du subjonctif
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impersonnelle une
préférable / rare / triste / utile, c’est bon /
appréciation ou un jugementdommage / exclu / heureux, etc.
Adjectifs exprimant un content, contrarié, déçu, désolé, ennuyé, fâché,
sentiment fier, furieux, heureux, inquiet, malheureux, triste,
etc.
Noms exprimant un la crainte, le désir, la joie, la peur, le regret, le
sentiment ou un désir souhait, etc.
Exemples :
1. Il semble qu’on ne pourra ou puisse pas lui extraire sa dent sans l’anesthésier.
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2. Les étudiants avaient cherché à rencontrer les autorités décanales dans l’espoir
qu’elles pourraient ou puissent résoudre leur problème.
3. Il refuse d’admettre qu’ils étaient ou aient été ensemble sur les lieux du crime.
4. Nous ne prétendons pas qu’il est ou soit absolument nécessaire que vous
suspendiez les activités pédagogiques.
Rappel :
La subordonnée circonstancielle est une phrase qui est enchâssée dans une phrase de
niveau supérieur, dont elle dépend. Elle exprime une circonstance (but, cause, concession,
temps, etc.). Elle est introduite par un subordonnant (à condition que, à moins que, après
que, même si, moins… que, parce que, plus… que, etc.) : « Mon chien vient [quand je
l’appelle].»
Il arrive qu’une subordonnée circonstancielle soit enchâssée dans une autre phrase
subordonnée dont elle dépend : « Je pense [qu’il faudrait partir [avant qu’il pleuve]]. »
Exemples :
1. Sachons éviter les offenses puisque nous ne savons pas supporter. (Sénèque)
2. Il y a des services si grands qu’on ne peut les payer que par l’ingratitude.
(Alexandre Dumas)
3. Il ne peut pas pleuvoir chez le voisin sans que nous ayons les pieds mouillées.
(proverbe chinois)
65
compromise du fait que le directeur a
démissionné.
Comparaison. Conjonctions :
aussi… que, comme, de même que,
moins… que, plus… que, tel que, ainsi
que, autant que, plutôt que, d’autant
moins que, de la même façon que,
autrement que, plus que, tel que,
comme si, etc. Exemples : Cet enfant
est aussi intelligent que son père. Ces
élèves travaillent plus que les
enseignants ne l’imaginent. Il a élevé
cet enfant comme s’il en avait été le
père géniteur. Il travaille autant que le
ferait son patron.
Concession. Conjonctions : bien
que, encore que, malgré que, où que
(d’où que), quel que, quelque… que,
qui que, quoi que, quoique, si tant est
que, etc. Exemples : Qui que vous
soyez, sonnez avant d’entrer. Où que
j’aille, les difficultés seront toujours
les mêmes. Quoi que je fasse, c’est
toujours la même histoire. Son chef
hiérarchique lui a mis une note bien
qu’il ne l’ait pas méritée.
Quoique Jean soit doué, il n’est
pas parvenu au plus haut niveau.
Opposition ou restriction.
conjonctions : au lieu que, sans que,
non (pas) que, plutôt que, etc.
Exemples : Nous pensons les pèlerins
préfèrent venir à pied plutôt que nous
allions les chercher. Nous prenons
nos parapluies, non (pas) qu’il pleuve,
mais pour nous protéger du soleil.
But ou souhait. conjonctions :
afin que, de crainte que, de façon que,
de manière que, de peur que, de (telle)
sorte que, en sorte que, pour que, etc.
Exemples : J’ai monté le son de
manière que/de façon que tu puisses
entendre la musique depuis la
chambre. J’ai téléphoné très tôt de
peur que/de crainte que tu partes
sans connaitre la nouvelle. J’ai
dépensé une fortune pour que tu
fasses des études.
66
Temps. conjonctions : après que, Temps. conjonctions : avant que,
aussitôt que, comme, depuis que, dès en attendant que, jusqu’à ce que, etc.
que, pendant que, quand, lorsque, au Exemples : La bombe a été
moment où, tant que, tandis que, découverte avant qu’elle n’explose. Il a
chaque fois que, une fois que, parlé à jusqu’à ce que l’on demande de
peine… que, etc. Exemples : Il répond se taire.
toujours quand je lui téléphone.
Pendant que tu dormais, j’ai fait mes
exercices de grammaire. Depuis qu’il
habite ici, il est malade.
Conséquence. Conjonctions : au Conséquence. Conjonctions :
point que, de telle façon que, de (telle)
assez pour que, suffisamment pour
manière que, de (telle) sorte que, en que, trop pour que, etc. Dans une
sorte que, si bien que, à tel point que,
phrase matrice interrogative ou
tant et si bien que, si… que, tant… négative : au point que, si… que,
que, tellement… que, etc. Exemplestant… : que, tellement… que, etc.
Il pleut au point qu’on ne voit plus Exemples : Il y avait assez de
bien la route. Les étudiants ont boissons pour que nous restions
tellement d’exposés à jusqu’au petit matin en boite. Avez-
vous
préparer qu’ils ne répondent plus tant de travail que vous ne
au téléphone. Il a passé plus de temps puissiez répondre au téléphone ?
à s’amuser, si bien qu’/de sorte qu’il a
pris un retard considérable dans la
rédaction de son mémoire de fin de
cycle.
Hypothèse ou condition. Hypothèse ou condition.
Conjonctions : excepté si, du Conjonctions : à condition que, à
moment que, si jamais, sauf si, selon moins que, à supposer que, en
que, suivant que, au cas où, même si, supposant que, en admettant que,
quand bien même, si, que : lorsqu’il pour peu que, pourvu que, soit que…
reprend un si hypothétique, etc. soit que, supposé que, dans
Exemples : Du moment que tu l’hypothèsele où, etc. que : lorsqu’il
veux, cela marchera. Au cas où reprend il un si hypothétique.
ferait beau demain, nous pourrions Exemples : Pour peu/pourvu que tu
envisager une promenade dans les le veuilles. Il sera déclaré champion
bois. Si / si jamais il faisait beau du monde à condition que ses
demain, nous pourrions envisager une contrôles anti-dopage soient bons. En
promenade à la plage. admettant que / en supposant que /
à supposer que / la décision soit
prise.
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qui est incorrect dans un énoncé ou un texte ». Retenons qu’un recueil d’impropriétés et
d’incorrections langagières altèrent la qualité de l’expression orale et écrite d’un grand
nombre de locuteurs de ladite langue. Ces impropriétés et incorrections langagières peuvent
être des anglicismes, des archaïsmes, des solécismes, des barbarismes, des pléonasmes, des
ambiguïtés, des contresens. Qu’on prenne ici pour exemple, les diverses tournures verbales
ou non verbales incorrectes les plus régulièrement rencontrées dans nos documents écrits
comme dans nos conversations quotidiennes.
1. Les anglicismes
C’est l’affectation du sens d’un mot proprement anglais à un mot français. Il s'agit donc
d'un mot français utilisé dans le mauvais contexte. On le reconnait, ironiquement, sous
l’appellation de faux ami Exemples :
• Développer une maladie (to develop a disease) pour contracter une maladie
• Quitter ou abandonner son emploi (to resign from his job) au sens de
démissionner de son emploi
• Identifier des problèmes (to identify problems) au sens de déceler des problèmes
• Identifier des solutions (to identify solutions) au sens de proposer des solutions
• Identifier des lacunes (to identify gaps) au sens de découvrir des lacunes
• Identifier les priorités (to identify priorities) au sens de déterminer les priorités
• Identifier les objectifs (to identify targets) au sens de retenir / définir
• Rencontrer des difficultés (to encounter difficulties) au sens d’éprouver des
difficultés
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• Etre confiant que (to be confident that) pour être persuader que/être convaincu
que/avoir bon espoir que/ne pas douter que
• Compléter un formulaire (to complete a form) pour remplir un formulaire
• Certificat de naissance (birth certificate) au sens d’acte de naissance
• Contrôler la situation (have the situation under control) au sens de maitriser / avoir
la situation en main
• Contrôler le marché (to control the market) au sens d’être le roi du marché/dominer
• Une copie d’un article de revue / une copie d’un journal étranger / une copie du
contrat de vente (a copy of a journal article / a copy of a foreign newspaper / a copy of the
contract of sale) au sens d’un exemplaire d’un article de revue…
• Couper les prix au sens de réduire /vendre au rabais
• Des résultats corrects (correct results) au sens des résultats exacts
• Définitivement, cet athlète va remporter la course au sens de sans aucun
doute/assurément/décidément
• C’est définitivement mieux ainsi au sens de indiscutablement / indéniablement /
certainement
• Développer un nouveau système (une technique) (to develop a new system) au sens
de concevoir / élaborer / mettre au point
• Ce livre est disponible dans toutes les librairies au sens de en vente
• Des mesures drastiques au sens de draconienne/radicales/énergiques
• Finaliser un travail (to finalize a work) au sen de terminer/parachever/mettre la
dernière main à
• Dans le futur (in the future) au sens de à l’avenir
• Initier des mesures au sens d’instaurer
• Initier une affaire au sens de lancer/inaugurer
• Une ligne complète d’articles ou de produit au sens de un assortiment/une
gamme/un éventail/un ensemble/une collection/une série
• Etre opérationnel au sens d’être en vigueur, en activité, en service, en exploitation,
être ouvert, fonctionner
• Saisir ou profiter de l’opportunité au sens […] l’occasion
• Filière offrant de grandes opportunités au sens […] possibilités/perspectives
• Faire passer une loi au sens de faire adopter ou voter une loi
• Avoir toutes les qualifications requises pour occuper un emploi au sens de […] la
compétence/la formation/les qualités
• Etre supposé faire qqch au sens d’être censé faire qqch
• Syllabus au sens de sommaire/plan de cours
• Supporter une équipe au sens de soutenir
• Avoir une belle température au sens de faire beau
• Article de seconde main au sens […] d’occasion
• Dépendant de ce que vous voulez faire pour selon l’intention que vous avez
• Concernant votre demande au sens de au sujet de votre demande
• Année académique au sens d’année scolaire ou universitaire
• Réaliser au sens de prendre conscience
• La personne en charge au sens de la personne responsable
• Gardez la ligne au sens de ne quittez pas
• Avoir une chance au sens d’Avoir une possibilité
• Etre en charge de (to be in charge of) au sens d’être chargé de (pour une tâche ou
un domaine d'activité), être responsable de (pour une organisation)
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1.3. L’anglicisme lexical
Il s’agit de l'emprunt non reconnu à la langue anglaise d'un mot ou d'une expression
alors que ce mot ou cette expression existe déjà en français. Exemples :
• Feedback pour rétroaction
• Remake pour nouvelle adaptation
• Best-seller pour succès en librairie
• Coach pour entraineur, mentor
• Pacemaker pour stimulateur cardiaque
• Gloss pour brillant à lèvres
• Brainstorming pour remue-méninges
• Challenge pour défi
• Booster pour relancer, augmenter, stimuler
1.4. L’anglicisme syntaxique
C’est la traduction littérale d’une phrase ou d’une expression anglaise. Exemples :
• Vous êtes demandé au téléphone au lieu de on vous demande au téléphone
• Je marche sur la rue au lieu de je marche dans la rue
• Aller en grève au lieu de faire grève
• Vivre en campagne au lieu de vivre à la campagne
• Etre sous observation au lieu d’être en observation
1.5. L’anglicisme typographique
Anglicismes qui portent sur les symboles et les abréviations. Exemples :
• Mr au lieu de M.
• Dr au lieu de Dr
• No au lieu de No
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• Être en charge (calque de «in charge of») au lieu d’être chargé de Faire du
sens (calque de «make sense») au lieu d’avoir du sens
2. Les archaïsmes
On entendra par « archaïsme », des mots, des expressions ou des tournures qui se
rapportent à la langue et au style d’une époque antérieure à celle où ils sont employés.
Bien que certains soient encore usités dans le français moderne, il n’en demeure pas
moins que d’autres ont disparu ou sont en voie de disparition de l’usage standard.
Exemples :
3. Les solécismes
On entendra par « solécisme » une faute contre les règles de la syntaxe au regard de la
grammaire. Bien entendu, cette faute peut porter par exemple sur l'emploi incorrect
d'une préposition, d'une conjonction ou d'un pronom relatif, du verbe donné à la place
d’un autre verbe (par exemple « être » à la place d’« avoir » vice versa), etc. Exemples :
71
C’est lui dont on parle. C’est de lui qu’on parle.
C’est de lui dont on parle.
Causer à quelqu’un. Causer avec quelqu’un.
Au fur et à mesure A mesure qu’avance le troupeau…
qu’avance le troupeau…
Au nom du Président et à Au nom du Président et en mon nom
mon nom personnel… personnel…
C’est ici où on mange. C’est ici qu’on mange / C’est ici que l’on mange
Ce que j’ai besoin. Ce dont j’ai besoin.
Dix à quinze étudiants Dix ou quinze étudiants
Crier (sur / après) Crier contre quelqu’un
quelqu’un
D’ici demain D’ici à demain
De façon à ce que / De De façon que / De manière que
manière à ce que
J’ai été au spectacle. Je suis allé au spectacle.
Pour pallier à cette lacune, Pour pallier cette lacune, je m’en occuperai
je m’en occuperai.
De la Sixième en Terminale De la Sixième à la Terminale
De toutes les façons / De De toute façon / De toute manière (= en tout
toutes les manières cas)
(= de plusieurs façons, de
plusieurs manières)
Demander après quelqu’un Demander quelqu’un
Des fois, il fait chaud Parfois il fait chaud / Quelquefois il fait chaud
En Afrique, la maternité et En Afrique, maternité et soumission interfèrent.
la soumission s’interfèrent.
Etre devant un dilemme Etre enfermé dans un dilemme
Faciliter la tâche à Faciliter la tâche de quelqu’un
quelqu’un
Fixer quelqu’un Regarder fixement quelqu’un
Il confond le respect à Il confond respect et hypocrisie.
l’hypocrisie.
72
faux
échouer un examen échouer à un examen / échouer à qqch
J'ai été en voyage à Cuba. Je suis allé en voyage à Cuba.
On se rencontre demain On se rencontre demain à midi.
midi.
Pas un seul membre était Pas un seul membre n'était présent.
présent.
Nous, on est allé au Nous, nous sommes allés au restaurant.
restaurant.
À ce qu'il paraît que... Il paraît que…
Je me rappelle de Je me rappelle notre rencontre. / Je me le
notre rencontre. / Je rappelle. / se rappeler les bons moments
m'en rappelle. / se
rappeler des bons
moments
comme si rienn'était comme si de rien n'était
Il a téléphoné le Il a téléphoné au
responsable. responsable. Il lui
a téléphoné.
il n’est pas °prêt de changer Il n’est pas près de changer d’avis
d’avis;
je me rappelle °d’elle je me la rappelle, je me rappelle cette femme
il a °retrouvé la santé, la Il a recouvré la santé ; la liberté
liberté
les experts considèrent les experts considèrent votre proposition°
votre proposition° comme irréalisable
irréalisable
elle est partie sans qu’on Elle est partie sans qu’on s’en aperçoive
°ne s’en aperçoive
nous °avons convenu de nous sommes convenus de nous rencontrer
nous rencontrer demain demain
au tout début, °à la toute tout au début, tout à la fin,
fin
Il est probable qu’il soit Il est probable qu’il est malade.
malade.
Il étudie dans le but de Il étudie en vue de réussir ses concours. Il
réussir ses concours. étudie pour réussir ses concours. Il étudie dans
le dessein de réussir ses concours. Il étudie
dans l’intention de réussir ses …
Nous informons aux élèves Nous informons les élèves que
que…
Nous sommes solidaires Nous sommes solidaires de la population.
73
avec la population.
Nous vous exhortons de Nous vous exhortons à bien travailler.
bien travailler.
Il se prépare pour voyager. Il se prépare à voyager.
Il sèche les cours, soi- Il sèche les cours sous prétexte qu’il est malade
disant qu’il est malade.
Ils ont trois enfants en Ils ont trois enfants à charge.
charge.
Opérer quelqu’un à l’œil Opérer quelqu’un de l’œil
Où en es-tu avec tes études Où en es-tu de tes études ?
?
J’ai comme l’impression J’ai l’impression que… J’ai le sentiment que…
que…
J’ai dit « poison » au lieu de J’ai dit « poison » au lieu de « poisson » : le
« poisson » : le professeur professeur m’a repris
m’a corrigé.
J’ai hérité ce pouvoir J’ai hérité de ce pouvoir / J’ai hérité ce pouvoir
de mon père
Aussi étonnant que cela Si étonnant que cela paraisse
paraisse
Pour ne pas qu’il meure Pour qu’il ne meure pas
Suite à votre lettre du… En réponse à votre lettre du… En référence à
votre lettre du…
Surtout qu’il est paresseux D’autant (plus) qu’il est paresseux
J’ai viré cinq millions de J’ai viré cinq millions de francs CFA sur ton
francs CFA dans ton compte bancaire
compte bancaire.
C’est là où je vais C’est là que je vais
Il était absent de l’audience Il était absent au moment de l’audience
Ce qui advenir de lui, ce Ce qu’il va advenir de lui ; cequ’il deviendra de
qui adviendra de lui lui
Je n’en suis pour rien. Je n’y suis pour rien.
Je regarde le soleil à Je regarde le soleil au travers des nuages.
travers les nuages.
Je te rappelle de suite Je te rappelle tout de suite / tantôt / bientôt.
Je touche mille francs de Je touche mille francs l’heure. Je touche mille
l’heure. francs par heure.
Je viens vous voir par Je viens vous voir au sujet de mon frère. Je
rapport à mon frère. viens vous voir à propos de mon frère.
Je vote Bongo. Je vote pour Bongo. Je vote en faveur de Bongo.
Je vous prie de lire, s’il Je vous prie de lire…Lisez, s’il vous plaît…
74
vous plaît.
Jouer au balafon Jouer du balafon (On joue d’un instrument de
musique)
Jusqu’à ce que je suis Jusqu’à ce que je sois devenu adulte
devenu adulte
L’élève dont je t’ai parlé de L’élève de la paresse duquel je t’ai parlé.
la paresse.
La cérémonie est prévue à La cérémonie est prévue pour 7 heures / La
7 heures / La cérémonie cérémonie est prévue pour lundi
est prévue lundi
Prendre de l’air Prendre l’air. Mais : Prendre un peu d’air
La police m’a La police a perquisitionné chez moi / La police a
perquisitionné / La police a perquisitionné dans mon domicile
perquisitionné mon
domicile
S’inscrire à un concours, à S’inscrire pour un examen, pour un concours
un examen
Une poste de responsabilité Un poste à responsabilité
Vendre en détail, Acheter Vendre au détail ; Acheter au détail. Mais :
en détail Etudier en détail, par le détail
D’ici jeudi D’ici à jeudi
Ma maison est située en Ma maison est située en contrebas de la route.
bas de la route.
Ma maison est située en Ma maison est située en contre-haut de la
haut de la route. route.
Ma sœur écrit avec la main Ma sœur écrit de la main gauche
gauche.
Mettre un plan en Mettre un plan à exécution
exécution
N’importe où je vais, je la Où que j’aille, je la revois !
revois !
4. Les barbarismes
L’Encyclopédie des gens du monde : répertoire universel des sciences définit le barbarisme
comme « une faute de diction qui consiste à se servir d’un mot inusité ou inconnu, ou à
employer une locution vicieuse et tout à fait étrangère à une langue, ou à donner à un mot
un sens qui n’est pas le sien, ou à parler, contre la pureté d’une langue, en des termes pris
dans un mauvais sens ou mal associé ». On distingue deux types de barbarismes : le
75
barbarisme lexical dont la faute porte sur un élément du lexique, par exemple l’inversion
de lettres (aréoport au lieu d’aéroport), l’ajout de lettres (disgression au lieu de
digression) ou l’analogie entre deux mots (tête d’oreiller au lieu de taie d’oreiller) et le
barbarisme grammatical dont la faute porte sur la grammaire, par exemple mourirai au
lieu de mourrai). Exemples :
76
La Deuxième guerre mondiale La Seconde Guerre mondiale (S et
G majuscules). « deuxième »
implique « troisième »
Pointer à l’horizon Poindre à l’horizon
J’ai l’honneur de vous faire part J’ai l’honneur de vous informer
que… que…
J’ai obtenu une note faible. J’ai obtenu une note basse.
J’ai obtenu une forte moyenne J’ai obtenu une moyenne haute
en français. en français.
J’hésite entre deux alternatives. Je suis dans une alternative.
J’hésite devant une alternative.
On se pose la question de savoir On se demande si
si… …
Il m’a giflé expressément. Il m’a giflé exprès. Il m’a giflé
délibérément (sciemment).Il m’a
miroité sa compétence. Il m’a
fait miroiter sa compétence.
Il n’en demeure pas moins qu’il Il n’en demeure pas moins qu’il
soit bête est bête
Il s’hasarde… Il se hasarde… (Pas d’élision ni de
liaison)
Nous avons initié une méthode. Nous avons conçu une
méthode. / Nous avons initié nos
élèves à une méthode
Nous débutons la discussion. Nous entamons la discussion.
Placer (mettre) la barre haute Placer haut la barre
Poursuivre un but / (Peut-on Viser un but / poursuivre une fin
poursuivre quelque chose
d’immobile ?)
Réduire au maximum Réduire au minimum
S’avérer faux Se révéler faux (S’avérer = se
révéler vrai)
77
Vous (n’) êtes (pas) sans Vous n’êtes pas sans savoir…
ignorer… Vous savez…
Agoniser qqn d’injures Agonir qqn d’injures
Comme par exemple Comme ou par exemple
Commémorer un anniversaire Commémorer un événement
(attiser la mémoire). Mais :
Fêter un anniversaire
Dans le but de Dans l’intention de
Etre atteint par la limite d’âge Atteindre la limite d’âge
Eviter un ennui à qqn Epargner un ennui à qqn
Il n’arrête pas de bavarder Il ne cesse de parler
Il risque de l’emporter Il a des chances de l’emporter
Je vous serez gré de… Je vous saurais gré de…
Je réalise ce qu’il a fait Je me rends compte de ce qu’il a
fait
Cela ressort de sa compétence Cela ressortit à sa compétence
Il a des chances de perdre. Il risque de perdre.
Il s’en est suivi un accident. Il s’est ensuivi un accident.
Vous ne m’en voulez pas. Ne m’en veuillez pas.
Consentir à ce que… Consentir que…
Programmer une réunion Fixer une réunion
Comme convenu Comme il a été convenu
Une occasion à profiter Une occasion à saisir
Accomplir une mauvaise action Commettre une mauvaise action
Etre d’accord avec les motifs, Souscrire aux motifs ; partager
l’avis, une décision l’avis ; se rallier à une décision
Porter atteinte à autrui Nuire à qqn
La cour est compétente La cour a compétence pour
d’entendre la présente affaire ; entendre ; a la compétence de ; a
a la compétence pour ; a pour compétence pour
compétence à
La loi deviendra effective Entrera en vigueur
Le discours de Mandela Le discours de Mandela accrédite
crédibilise le combat des le bien fondé du combat des
Noirs. / Ses retards répétés Noirs. / Ses retards répétés l’ont
l’ont décrédibilisé discrédité
Finaliser son projet de Master Mettre la dernière main à son
projet de Master
Finaliser des négociations Conclure des négociations
La situation est sous contrôle Nous maîtrisons la situation.
78
Le contrôle des naissances La limitation des naissances
Nous contrôlons la région Nous sommes maitres de la
région
A la base, les étudiants Dans un premier temps,
pensaient avoir raison A la les étudiants… Il a
base, il a joué au football. d’abord joué au football.
Le congrès se clôture la Le congrès s’achève la semaine
semaine prochaine prochaine.
79
le village / Il l’a salué depuis sa fenêtre / Des images
fenêtre / Des images retransmises de Londres
retransmises depuis
Londres
Comment ça été ? Comment est-ce allé ? Cela est-il
bien allé ?
Alors, ça a été ? Cela vous a-t-il plu ? Etes-vous
satisfait ?
S’est-il décidé ou pas ? S’est-il décidé ou non ?
Viendra-t-il ou pas ? Viendra-t-il ou non ?
Par rapport au match, il faut A propos du match, il faut
que… / Réagir par rapport à que… / Réagir à une
une déclaration. / Je vous déclaration / Je vous rappelle au
appelle par rapport à mon sujet de ou relativement à mon
dossier dossier
C’est de cela dont il s’agit C’est cela dont il s’agit. / C’est de
cela qu’il s’agit.
C’est juste incroyable ! / Il est C’est tout à fait incroyable ! / Il
juste magnifique. / C’est juste est tout simplement
trop beau. magnifique. / C’est vraiment
beau.
Au final, qu’en pensez-vous ? / Finalement, en dernier ressort,
Au final, il a préféré s’en aller. / en dernière analyse, qu’en
Je dirai, au final, que… pensez-vous ? / Pour finir ou à la
fin, il a préféré s’en allé. / Je
dirai, en dernier lieu, ou pour
finir, que…
Exploser un record Battre largement, surpasser ou
pulvériser un record
Se montrer sévère à l’encontre Se montrer sévère à l’égard de, à
de… l’endroit de, envers…
Un tissu genre velours Un tissu qui ressemble au
velours, proche du velours.
Une menace, une accusation à Une menace, une accusation à
l’encontre des femmes l’endroit des femmes ou envers
les femmes
5. Les pléonasmes
80
[ou par ignorance] (par exemple : descendre en bas), soit dans une intention stylistique (par
exemple : Je l'ai vu, dis-je, vu, de mes propres yeux, vu [Molière]) ».
Rappelons que la répétition est vicieuse, superfétatoire, exagérée, impropre et
condamnée lorsqu’elle n’ajoute rien à la pensée du locuteur. En revanche, elle est
justifiée et tolérée dans l’usage courant de la langue lorsqu’elle est non seulement
énoncée délibérément, mais encore et surtout lorsqu’elle est un effet expressif clairement
souhaité et recherché par le locuteur.
Exemples :
81
Etre contraint malgré soi Etre contraint
Actuellement en cours / En cours
Présentement en cours
Enfin pour conclure/ Enfin Enfin
pour finir/ Enfin pour terminer
Une erreur volontaire Une erreur
Un extrait tiré de Un extrait
Il suffit simplement Il suffit
S’esclaffer de rire S’esclaffer
Joindre ensemble Joindre
Importer de l’étranger Importer
Mais cependant / Mais toutefois Mais
/ Mais pourtant
Le gîte et le couvert Le gîte
J’ai été forcé malgré moi de J’ai été forcé de quitter
quitter cet emploi cet emploi
Porter une fausse perruque Une perruque
Le moindre petit Le petit
Nos règlements ponctuels et Nos règlements
réguliers
Pendant la durée de mon Pendant mon absence
absence
Des phases successives Des phases
Rédiger par écrit Rédiger
Répéter de nouveau Répéter
S’entraider mutuellement S’entraider
Surprendre à l’improviste Surprendre
Toujours encore impayé Toujours impayé
Nous pourrions peut-être Nous pourrions
Le premier en tête Le premier
Une heure de temps Une heure
Une identité parfaite Une identité
Un faux prétexte Un prétexte
Une panacée universelle Panacée
Prévenir par avance Prévoir
Tous sont unanimes Ils sont unanimes.
Se cotiser à plusieurs Se cotiser
Redemander de nouveau Redemander, demander
à nouveau
Les premiers balbutiements Les balbutiements
Accepter volontairement Accepter
82
Avoir le monopole exclusif Avoir le monopole
Avoir un bel avenir devant soi Avoir un bel avenir
Un bilan rétrospectif Un bilan
Comme par exemple Comme/par exemple
Hasard imprévu Hasard
Marcher à pied Aller à pied, marcher
Puis ensuite Puis / ensuite
Il est mort des suites d'une Il est mort d'une longue
longue maladie maladie
Il risque de gagner beaucoup Il a des chances de
d’argent. gagner beaucoup
d’argent.
Il n'y a que cette autre Il n’y a que cette autre
alternative. possibilité.
C’était plus pire. C’était bien pire ou
c’était encore pire.
C’est quasiment terminé. C’est presque terminé.
Une preuve probante Une preuve
Une rafale de vent Une rafale
Refaire encore Refaire
Un bref résumé Un résumé
Retenir d’avance Retenir
Assez satisfaisant Satisfaisant
Une secousse sismique Une secousse
Solidaires les uns des autres Solidaires
Suivre derrière Suivre
6. Les ambigüités
83
Sens 1: Cette femme hume l’odeur de la rose.
Rappelons que le participe présent — qui « garde l’essentiel des propriétés du verbe 1 » —
et l'adjectif verbal — qui « se comporte comme un véritable adjectif qualificatif 2 » — sont
deux formes se terminant par -ant. Il importe de savoir que « tous les verbes — à
1 Martin Riegel, Jean-Christophe Pellat et René Rioul, Grammaire méthodique du français, Paris, Presses Universitaires de
France, 1994, p. 340.
2 Ibid.
84
l’exception des verbes impersonnels — ont un participe présent, alors que certains
seulement ont un adjectif verbal qui leur correspond 1 ». Tandis que le participe présent
reste toujours invariable — excepté dans des expressions anciennes comme les ayants
droit, toutes affaires cessantes… —, l’adjectif verbal pour sa part, s’accorde en genre et
nombre avec le nom auquel il se rapporte.
a.
la forme en –ant est accompagnée d'un complément d’objet direct ou indirect ou
d’un complément circonstanciel
bijoux.
b.
la forme en –ant est un verbe pronominal
Exemples :
1. Se fiant à leur intuition, les étudiants révisèrent tous les chapitres du cours.
2. Nous les avons vus se disputant.
3. Nous les avons surpris s’embrassant.
4. Nous les avons trouvés s’insultant.
c.
la forme en – ant est précédée de l'adverbe de négation « ne » complété par « pas »,
« jamais », etc. :
Exemples :
1 Ibid., p. 339.
85
d.
la forme en – ant est employée avec le verbe « aller » ou « s’en aller »
Exemples :
e.
la forme en – ant forme avec un groupe nominal une subordonnée causale
Exemples :
f.
La forme en – ant est « soi-disant »
Exemple :
a.
la forme en – ant est épithète liée ou détachée (apposé)
Exemples :
b.
la forme en – ant est attribut du sujet ou du complément d’objet direct
Exemples :
86
2. Ce livre semble intéressant.
3. Je le trouve intéressant.
c.
la forme en – ant est précédé d’un adverbe (autre que "ne")
Exemples :
87
b. Verbe en –guer
Verbe à l’infinitif Participe présent en Adjectif verbal en –
– guant gant
Extravaguer Extravaguant Extravagant
Fatiguer Fatiguant Fatigant
Intriguer Intriguant Intrigant
Naviguer Naviguant Navigant
Zigzaguer Zigzaguant Zigzagant
Exemples :
c. Verbe en – quer
Verbe à l’infinitif Participe présent en Adjectif verbal en –
– quant cant
Communiquer Communiquant Communicant
Convaincre Convainquant Convaincant
Fabriquer Fabriquant Fabricant
Provoquer Provoquant Provocant
Suffoquer Suffoquant Suffocant
Vaincre Vainquant Vaincant
Vaquer Vaquant Vacant
Exemples :
d. Verbe en – ger
Verbe à l’infinitif Participe présent en– Adjectif verbal en –
geant gent
Converger Convergeant Convergent
Déterger Détergeant Détergent
Diverger Divergeant Divergent
Emerger Emergeant Emergent
Négliger Négligeant Négligent
88
Obliger Obligeant Obligent
Exemples :
89
III.11. Le participe passé et ses difficultés
1.1. Quand le participe passé est employé sans auxiliaire, c’est-à-dire seul, il adopte les
règles de l’adjectif qualificatif. Ceci pour dire qu’il s’accorde en genre et avec le nom ou le
pronom auquel il se rapporte. Ainsi, quand il est :
1.3. Le participe « fini » employé dans une phrase exclamative sans verbe peut ou
non s’accorder. Exemples : Fini les grèves à l’université Omar Bongo de Libreville !
Finies les grèves à l’université Omar Bongo de Libreville.
90
la colline. Révisez tous les chapitres du cours, y compris ceux des cours du mois
passé.
• Placé après un nom ou un pronom, ils restent variables. Exemples : Toute la ville a
été bombardée par les terroristes, ces quelques écoles exceptées. Révisez tous les
séquences du cours, celles des cours précédents comprises.
• Les expressions « étant donné, mis à part, fini, passé » lorsqu'elles précèdent un
nom ou un pronom sont, au choix, variables ou invariables. Pas d'erreur possible!
Exemples :
Étant donné ses propos ou Étant donnés ses propos. Mis à part sa décision ou Mise
à part sa décision.
1.5. Les expressions ci-annexé, ci-joint, ci-inclus sont invariables dans les deux cas
suivants :
• Dans tous les autres cas, elles s’accordent en genre et en nombre avec le
nom auquel elles se rapportent. Exemple : Veuillez trouver ci-jointes les
copies des factures d’électricité.
Règle 2. Le participe passé employé avec l’auxiliaire être ou avec un verbe d'état (avoir
l’air, devenir, demeurer, paraître, passer pour, sembler, rester, ...) adopte les règles de
l’adjectif. Ceci pour dire qu’il s'accorde en genre et en nombre avec le sujet. Exemple : La
salle est éclairée. / La salle reste nettoyée.
Règle 3. Le participe passé employé avec l’auxiliaire avoir ne s’accorde ni avec son sujet
ni avec le ou les compléments qui lui sont postposés (compléments placés après lui). En
fait, il reste invariable. Exemples : Les élèves ont étudié leurs leçons de grammaire. Vous
avez perdu la partie.
91
En revanche, il s’accorde en avec le complément d’objet direct lorsque ce dernier es
antéposé au verbe (c’est-à-dire quand le COD vient après le participe passé). Cette
condition se trouve satisfaite lorsque l’objet direct est :
• Un pronom relatif : Exemples : Les propos que j’ai tenus. Les décisions que
j’ai prises.
Règle 4. Les participes passés des verbes coûter, durer, mesurer, peser, régner, valoir,
vivre, marcher, courir, dormir, marcher, etc. restent invariables lorsqu’ils sont précédés
de compléments construits directement et indiquant la durée, la mesure et le prix. Il
s’agit souvent de compléments circonstanciels (de prix, de mesure, de valeur, de poids,
etc.) qu’il faut se garder de confondre avec des compléments d’objet direct. Ces verbes
sont donc intransitifs. Exemples : Imaginez les sommes que cela m’a coûté. L’histoire ne
retiendra pas grand-chose des vingt ans que ce prince a régné. Les deux heures que j’ai
marché m’ont épuisé. « que » est cc. Question : pendant combien de temps ? Les
soixante-dix ans qu’il a vécu lui ont fait acquérir de la sagesse.
Règle 5. Le participe passé du verbe « faire » suivi d’un infinitif reste toujours invariable
car le COD antéposé ne peut jamais s’interpréter comme l’objet direct du participe passé.
92
Exemples : Les filles que ses propos ont fait rougir. Les maisons qu’ils ont fait
construire.
Règle 6. Le participe passé des verbes faire, devoir, pouvoir, vouloir suivis de l’infinitif
reste invariable. Exemples : Les choses qu’elle a dû faire. Les choses qu’elle a fait faire.
Les choses qu’elle a pu faire. J’ai effectué toutes les corrections que j’ai
dû/pu/voulu/pensé (sous-entendu : effectuer).
Lorsque le participe passé est précédé d’un complément d’objet direct contenant
un adverbe de quantité servant de déterminant indéfini, il s’accorde en genre et en
nombre avec le complément de l’adverbe. Exemples : Combien de voitures as-tu lavées ?
Autant de bonnes actions il a accomplies.
Lorsque le participe passé est précédé d’un complément d’objet direct à valeur
collective, l’accord se fait, selon le sens, soit avec le collectif soit avec son complément.
• Si l’on veut insister sur l’aspect collectif et unitaire, l’accord se fera avec le
collectif. Exemple : La foule de curieux que la nouvelle avait attiré ne cesse
de grandir.
93
Règle 11. Le participe passé précédé du pronom en
Lorsque le participe passé est précédé du pronom en complément d’objet direct, il reste.
Exemple : Des villes, il en a visité plusieurs. Des femmes, il en a connu beaucoup.
Pour commencer notre réflexion sur l’accord du participe passé des verbes
pronominaux, il faut d’abord définir ce qu’est une forme pronominale. Il s’agit d’une
forme qui a deux caractéristiques : le verbe est précédé d’un pronom personnel
complément qui représente la même chose ou la même personne que le sujet (Le matin,
elle se lève à six heures – elle et se renvoient à la même personne) et aux temps
composés, l’auxiliaire est toujours être.
Un verbe pronominal pur est un verbe que l’on retrouve uniquement sous la forme
pronominale. Ce sont des formes figées qui sont intransitives.
Ex : se lamenter. Lamenter n’existe pas. Elle s’est lamentée. Se réfugier. Réfugier n’existe
pas. Elle s’est réfugiée.
94
1.1. Les verbes qui peuvent avoir deux formes (pronominale et non pronominale)
Dans ce cas on remarque que la préposition utilisée avec le verbe pronominal change. Ce
sont des verbes transitifs indirects : Ex : décider de /se décider à. Elle a décidé de partir.
(On ne donne aucune indication sur la manière dont la décision a été prise). Elle s’est
décidée à partir. (Sousentendu : après des hésitations, après avoir bien réfléchi)
Attendre quelque chose /s’attendre à quelque chose. Ils ont attendu le train. Ils se sont
attendus à une grande surprise. (On insiste sur l’aspect psychologique de l’attente)
Echapper à /s’échapper de. Nous avons échappé à un grand danger. (Nous avons évité
une grande menace). La lionne s’est échappée de sa cage.(Elle est sortie de sa cage)
Douter de quelque chose /se douter de quelque chose Elles ont douté de la véracité de ce
fait divers. (= Elles n’ont pas cru aux informations transmises par ce fait divers) Elles se
sont doutées qu’il y aurait une surprise. (= Elles ont deviné qu’il y aurait une surprise)
Ce sont des verbes pronominaux employés à la voix passive mais dont l’agent n’est pas
indiqué.
Le sujet est toujours inanimé :
95
D’après les exemples analysés ci-dessus, nous pouvons conclure que le participe passé
des verbes réellement pronominaux et des verbes pronominaux à sens passif s’accorde
en genre et en nombre avec le sujet.
Ex : La petite fille s’est lavée toute seule. (= *la petite fille a lavé elle-
Dans cet exemple, le pronom « se »est complément d’objet direct du verbe se laver qui est
placé avant celui-ci. La petite fille s’est lavé les cheveux. (= *elle a lavé les cheveux à elle-
même)
Dans cet exemple, le pronom « se » est complément d’objet indirect du verbe se laver, «
les cheveux » faisant office de COD
Dans le cas de ces verbes, l’action est accomplie par un sujet sur un autre sujet, l’un par
rapport à l’autre, l’un envers l’autre. Le sujet est toujours pluriel. Il y a toujours une idée
de réciprocité. La catégorie des verbes pronominaux peut se diviser en verbes transitifs
directs et verbes transitifs indirects.
4.1. Les verbes pronominaux réciproques transitifs directs sont ceux qui acceptent un
complément d’objet direct dans leur construction. se battre s’entr’aimer
s’entredéchirer s’embrasser se disputer s’entre-haïr s’entraider s’entradmirer
s’insulter s’entre-dévorer se chercher s’enlacer s’injurier s’entre-égorger
s’appeler
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4.2. Les verbes pronominaux réciproques transitifs indirects sont ceux qui à la forme
Comme ces verbes n’admettent pas de complément d’objet direct, leur participe passé
reste invariable. se convenir s’en vouloir se complaire se suffire se nuire se parler se
ressembler se survivre s’entre-nuire se plaire se sourire se téléphoner se mentir se
déplaire se succéder se rire (de)
Ex. Ils se sont nui. Les rois qui se sont succédé. Ils se sont plu.
Dans le cas des verbes pronominaux réfléchis et réciproques le participe passé s’accorde
en genre et en nombre avec le pronom (me, te, se, nous, vous) si celui-ci est complément
d’objet direct (COD) et s’il est placé avant le verbe. Si les verbes n’admettent que des
constructions intransitives ou transitives indirectes, le participe passé reste invariable.
• les verbes pronominaux purs et les pronominaux à sens passif dont le participe
passé s’accorde en genre et en nombre avec le sujet ;
97
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