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Cours D'expresion Orale Et Écrite en Français

Transféré par

Anderson Ngbado
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Cours D'expresion Orale Et Écrite en Français

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Cours deTechniques d’expression orale et

, d’écrire avec
écrite. L’art de parler
aisance et assurance
SYLLABUS DU COURS
Il est certains esprits dont les sombres pensées / Sont d'un nuage épais toujou
embarrassées ; / Le jour de la raison ne le saurait percer. / Avant donc que d'écrir
apprenez à penser. / Selon que notre idée est plus ou moins obscure, / L'expression
suit, ou moins nette, ou plus pure. / Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement, /
les mots pour le dire arrivent aisément. (Nicolas Boileau-Despréaux, L’Art poétiqu
Chant I)

La langue n’est pas faite uniquement pour faciliter la communication, elle permet aus
la censure, le mensonge, la violence, le mépris, l’oppression, de même que le plaisir,
jouissance, le jeu, le défi, la révolte… » (Yaguello M., 1978, 48.)

Le respect de la langue est la première condition pour bien parler et bien écrire, et cel
qui connaît la règle de la grammaire aura toujours une supériorité marquée sur ceu
qui ne possèdent point cette connaissance. (L’Abbé J. Verniolles, 1894)

On parle la même langue, mais on ne doit pas parler le même langage. I. Objecti

d’apprentissage assignés aux cours

a. Objectifs généraux

Ce cours qui aborde divers outils de la langue de Molière, introduit l’étudiant au cham
d’étude que constitue la grammaire de l’expression en milieu universitaire. Il vise ains

• La connaissance et la maîtrise des moyens offerts par la langue pour non seuleme
s'exprimer et communiquer avec aisance et assurance, mais aussi pour réaliser d
travaux plus élaborés
• L’acquisition des compétences pratiques à une langue de communication correcte
efficace dans la vie courante et professionnelle  Favoriser l’emploi d’une langue
qualité

b. Objectifs spécifiques

A la fin de ce cours, l’étudiant ou le participant devrait être en mesure de :

• Pouvoir dans certaines circonstances particulières s'exprimer oralement en respecta


les règles et les normes en vigueur en la matière
• Rédiger des écrits universitaires, administratifs ou professionnels dans le respect d
règles de grammaire et d'orthographe
• Maitriser la langue française et ses subtilités

2
Nota Bene : Il est bien évident que plusieurs moyens à l’instar du cours, des exposés
oraux, de la participation active à divers jeux de rôle, des exercices pratiques seront mis à
contribution pour atteindre ces objectifs.

Prérequis :

• Connaître les fondamentaux de l’orthographe et de la grammaire

II. Normes et modalités d’évaluation des acquis d’apprentissage

Ce cours qui s’organise autour de plusieurs axes dédiés aux techniques d’acquisition
des outils d’orthographe et de grammaire, sera sanctionné par deux évaluations — il
s’agit, bien entendu, de deux contrôles de connaissances — qui devront permettre
d’évaluer les acquis d’apprentissage de l’étudiant. Tandis que le premier compte pour
quarante (40) points, soit quarante pour cent (40%) de la note finale de l’étudiant, la
deuxième pour sa part, compte pour soixante (60) points, soit soixante pour cent (60%) de
la note finale de l’étudiant.

Nous tenons d’abord à rappeler que tout étudiant régulièrement inscrit à ce cours a
l’obligation de se présenter aux épreuves à la date et à l’heure communiquées par
l’enseignant responsable de l’évaluation. Ceci pour dire que toute absence non justifiée à
une de ces épreuves sera sanctionnée par une note nulle (00/20).

Par ailleurs, nous informons chaque étudiant que tout retard dans la restitution d’un
travail noté sera sanctionné par des points déduits de la note finale au prorata du nombre
de jours écoulés après la fin du délai de dépôt initial.

Enfin, nous recommandons à chaque étudiant de se défier de la fraude et de l’usage


du téléphone portable pendant la passation d’une épreuve globale. Il en résulte de ce qui
précède que tout étudiant qui sera pris en flagrant délit de fraude pendant la passation
d’une évaluation globale, sera expulsé de la salle et sanctionné par la note de zéro sur
vingt (00/20). La même sanction sera infligée automatiquement à tout étudiant qui se
servira de son téléphone portable au cours d’une évaluation de connaissances.

III. Principes et organisation pédagogique de l’enseignement

Tout étudiant régulièrement inscrit à ce cours doit strictement


respecter les horaires fixés sur l’emploi du temps. Toutefois, une marge de
tolérance de trente (30) minutes de retard lui est accordée
exceptionnellement. Passé ce délai, aucun étudiant retardataire n’est admis
dans la salle.
Ce cours s’articule autour des axes suivants :

3
Section I. Outils de réconciliation avec les registres de langue

1. Le registre familier
2. Le registre populaire ou relâché
3. Le registre courant ou standard
4. Le registre soutenu ou recherché
Section II. Quelques outils d’orthographe pour éviter les erreurs les plus
fréquentes

1. Les homophones grammaticaux et lexicaux les plus courants


2. Les paronymes les plus usités

Section III. Quelques outils de grammaire pour éviter les erreurs les plus
fréquentes et construire des phrases correctes et logiques

1. L’emploi fautif d’un pronom de reprise


2. L’emploi erroné d’une préposition simple ou complexe
3. L’emploi erroné d’un subordonnant ou d’un coordonnant
4. La construction des subordonnées infinitives et participiales
5. L’usage inapproprié du pronom relatif
6. La réunion de deux propositions juxtaposées en une proposition avec
subordonnée relative
7. La concordance des temps avec le mode indicatif
8. La concordance des modes : l’emploi du mode dans la subordonnée
9. Les impropriétés et incorrections les plus courantes de la langue
française
10. Le participe présent et l’adjectif verbal
11. Le participe passé et ses difficultés

IV. Indications bibliographiques


[1] ASLANIDES, Sophie, Grammaire du français. Du mot au texte, Paris, Ed.
Honoré Champion, 2001.
[2] BARIL Denis, Techniques de l’expression écrite et orale, Paris, Ed. Dalloz, 2008
[3] BENOIT, Florence et ETERSTEIN, Catherine, Littérature et pratique du français.
De l’analyse des textes à l’expression, Paris, Ed. Hatier, 1996.
[4] CHARAUDEAU, Patrick, Grammaire du sens et de l’expression, Paris, Ed.
Hachette, 1992.
[5] FERREOL, Gilles et FLAGEUL, Noël, Méthodes et techniques de l’expression
écrite et orale, Paris, Ed. Armand Colin, 2008.
[6] RIEGEL, Martin, PELLAT, Jean-Christophe et RIOUL, René, Grammaire
méthodique du français, Paris, Ed. Quadrige, 2008.
[7] NIQUET, Gilberte, Structurer sa pensée. Structurer sa phrase. Techniques
d’expression orale et écrite, Ed. Hachette, 1997.
a Les exercices de français du CCDMD. http://www.ccdmd.qc.ca
CONTENU INTEGRAL DU COURS

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Section I. Outils de réconciliation avec les registres de la langue

Tous les locuteurs disposent de plusieurs styles en liaison avec la situation dans
laquelle ils se trouvent, l’interlocuteur auquel ils s’adressent, le sujet dont ils parlent,
les enjeux sociaux qu’ils mettent dans des échanges... » (Gadet F., 1989,

Maîtriser la langue, c’est d’abord connaître et utiliser correctement les codes (y


compris les particularités) définissant le système de communication. C’est également
maîtriser les différents usages […] et les utiliser en fonction des situations de
communication » (Martel P. et Cajolet-Laganière H., 1992, 6)

La langue commune connaît de nombreuses variations que l'on désigne depuis


quelque temps, sous le terme de niveaux de langue [...] : en fait, on observe que la
langue commune varie selon certains registres et que ces registres semblent
coïncider avec des situations de parole » (Corbeil, 1975, 7).

On réserve souvent l’appellation de registres de langue pour désigner les


différentes variétés de pratiques langagières habituelles et préférentielles utilisées par
un locuteur dans certaines situations de communication pour énoncer un message
ou exprimer une réalité dont le contenu sémantique reste considérablement le même.
Selon Ferdinand de Saussure, toutes ces pratiques langagières relèvent de la parole.
Ainsi, l’usage de l’une de ces pratiques langagières varie en fonction de la situation
de communication dans laquelle se déroule l’échange conversationnel, de la nature
des relations entre les partenaires de la conversation, de leurs intentions, de la
condition sociale et culturelle des interlocuteurs, des thèmes abordés. Par ailleurs, il
faut souligner que la variation de ces pratiques langagières modifie plusieurs aspects
de la langue à l’instar des aspects lexical, syntaxique, morphologique et phonétique.

L’on peut admettre sans peine qu’il existe une multitude de registres de langue
désignant chacun une situation spécifique. Mais, parmi toutes les typologies de
registres de langue qui ont été réalisées par des linguistes de tous horizons
géographiques et scientifiques, la plus répandue et qui fait l’unanimité de tous,
demeure celle qui ne parle que de quatre registres de langue : courant, soutenu,
courant et familier.

1. Le registre familier

Considéré comme le registre des contextes informels et des situations où il y a


absence des liens hiérarchiques, il est l’un des langages les plus utilisés au cours de
l'échange conversationnel quotidien entre parents, enfants, élèves, étudiants, amis,
collègues de travail... Il correspond à un langage qui n’est pas totalement correct,
mais admis sous certaines conditions.

En choisissant comme canal ce langage, le locuteur ne se surveille pas, n’a pas


le souci de bien s'exprimer, ce qui lui donne une certaine liberté dans l’emploi de la
langue. Il se caractérise par :

5
• une syntaxe simplifiée et souvent approximative : « des phrases courtes,
parfois inachevées, ou au contraire, interminables; des phrases nominales, souvent
asyntaxiques (anacoluthes, thématisations agrammaticales ; cf. exemple ci-dessous);
une ponctuation équivoque, des interjections fréquentes; un grand usage de l’ellipse;
des pléonasmes abusifs; l’utilisation de la juxtaposition paratactique, etc. »

Exemple. Au bureau, un de mes collègues, sa femme, elle a eu un bébé. pour : « La


femme d’un collègue du bureau a eu un bébé. »

• De nombreuses abréviations (non lexicalisées).


Exemple : T’es là ? / phone / p’tit dèje / une deuch’… pour : « Tu es là ? / téléphone /
petit déjeuner / une deux chevaux… »
• Forme interrogative directe simple et sans inversion du sujet :
Exemple. Tu m’appelles d’où ? pour : « D’où est-ce que tu m’appelles ? »
• un vocabulaire relâché.
Exemple. bouffer / auto pour : « manger / voiture »
• remplacement de « nous » par le pronom sujet « on » :
Exemple. On viendra pour : « nous viendrons ».
• La suppression de « ne » dans les locutions négatives :
Exemple. je comprends pas. pour : « je ne comprends pas ».
• l’utilisation abusive du présent de l’indicatif.
• « une prononciation plus rapide et moins soignée des mots (notamment par
l’abandon de nombreux e muets causant des rencontres de consonnes alors simplifiées et
modifiées ─ simplification qui s’étend aussi à d’autres groupes de consonnes, surtout en
fin de mots ─, par des métaplasmes comme la syncope, la métathèse, l’apocope, l’aphérèse)
»71:

Exemple. P’a, qu’est-ce vous f’rez ç’t aprèm si l’quat’-quat’ i’ démarre pas ? ─Ch’sais

pas, d’mande à M’man. pour : « Papa, que ferez-vous cet après-midi si le quatre-quatre ne

démarre pas ? ─Je ne sais pas, demande à Maman. »  Consonnes géminés.

Exemple : apporter se prononce aporter.


• Assourdissement des consonnes sonores en contact avec des consonnes sourdes.
Exemple : observer se prononce opserver.
• L’utilisation fréquente d’expressions idiomatiques.
Exemples :
Couper l’herbe sous les pieds de quelqu’un.
Quand les poules auront des dents ?
Avoir un chat dans la gorge.
• Le tutoiement
• Les répétitions.
• un moins grand nombre de liaisons.
• Concordance des temps non réalisée.

6
Le registre familier est plutôt réservé à la langue orale, il comprend beaucoup de mots ou
expressions employés oralement que l’on ne peut utiliser dans un texte écrit relevant de la
langue standard. Cependant, et pour des raisons diverses, on peut rencontrer ce registre
dans certains écrits notamment les romans dits réalistes.

2. Le registre populaire ou relâché

Dans certains cas, le registre familier se transforme à un « registre populaire » (appelé


aussi « relâché ») qui prend une allure totalement écartée de la langue standard, ce registre
est employé généralement dans les milieux moins scolarisés.

Exemple : Ca boume ? / - Ch’ais pas trop… pour : « - Ca va ? / - Je (ne) sais pas trop… »

Outre les caractéristiques notées déjà pour le registre familier, le registre populaire se
caractérise par :

• Des termes impropres.


• Des termes péjoratifs.
• Des verbes mal conjugués.
• Des mots anglais.
• Des mots tronqués.
• Des phrases brisées.

Lorsque « le registre populaire » est émaillé de mots et d’expressions venus de la rue et


des milieux de délinquance, il peut se transformer en registre :

a) Argotique : qui consiste à transformer et créer des mots plus amusants ou


expressifs que les mots normaux. « Le verlan » en est une variété. Ce dernier, est un jeu de
mots qui consiste à dire les syllabes des mots à l'envers ("verlan" est d'ailleurs le verlan de
"l'envers"!) Exemple : femme devient meuf.
b) Vulgaire : à leur tour, les registres populaire et argotique peuvent se transformer
au « registre vulgaire » (appelé aussi « trivial » ou « grossier »), ce dernier, est un registre
socialement inacceptable, il se caractérise par l’emploi de mots et d’expressions choquants
(jurons, gros mots, sacres, expressions scatologiques ou sexuelles, et privilégie les
interjections en guise de structure de phrases.

Exemple : Foutez-moi le camp ! Pour : « partez ! » ou bien « laissez-moi tranquille ».

3. Le registre courant ou standard

Il est qualifié par les puristes de la langue française comme un langage correct et
convenable aux règles, normes et conventions de la langue et à toutes sortes de situation
de communication. Par exemple, il reste le registre privilégié dans l’enseignement, le
journalisme et. la correspondance dans la vie professionnelle ou sociale. Considéré comme
le langage le plus neutre du point de vue social, il se caractérise par :

7
• un vocabulaire correspondant à celui des dictionnaires usuels (des mots compris
par tout le monde et qui paraissent neutres, c’est-à-dire pas trop recherchés).
• une syntaxe correcte avec des phrases quelquefois complexes, les principales
règles de grammaire sont respectées.
• des phrases bien construites, mais sans recherche stylistique.

Exemple. Ma voiture est une perte totale ; je l’ai vendue pour les pièces.

Le registre courant est le registre le moins marqué par la situation de communication, il ne


retient pas l’attention et donne le sentiment du français correct.

4. Le registre soutenu ou recherché

Considéré comme le registre des situations exceptionnelles à l’exemple de grands


discours, de textes de haut niveau scientifique, philosophique ou religieux, de certains
textes littéraires, il correspond à un langage réfléchi, recherché et élaboré qui jouit d’une
surveillance extrême. Il se caractérise par :

• une syntaxe souvent complexe avec des phrases pouvant être longues et des
tournures élaborées ainsi qu’une rigoureuse concordance des temps :

Exemple 1. Mon véhicule, mon compagnon de route, un préposé l’a conduit au cimetière
en raison de l’irréparable outrage du temps.

Exemple 2. Ma seule consolation, quand je montais me coucher, était que maman


viendrait m’embrasser quand je serais dans mon lit. Mais ce bonsoir durait si peu de temps,
elle redescendait si vite, que le moment où je l’entendais monter, puis où passait dans le
couloir à double porte le bruit léger de sa robe de jardin en mousseline bleue, à laquelle
pendaient de petits cordons de paille tressée, était pour moi un moment douloureux. (Marcel
Proust, Du côté de chez Swann, ).

• un vocabulaire rare, précis et varié.


Exemple. Le firmament / les cieux / l’azur pour désigner le ciel
• des figures de style recherchées.

Exemple. Déjà la nuit en son parc amassait un grand troupeau d’étoiles vagabondes.
(Joachim du Bellay) pour dire : « Déjà la nuit tombait et on apercevait les premières étoiles.
» (Métaphore)

• l’emploi de l’imparfait et du plus-que-parfait du subjonctif aussi bien que le passé


simple et le passé antérieur de l’indicatif.

Exemple 1. Quand son mari eut ouvert et poussé la porte de la chambre, elle se réveilla
brusquement.

Exemple 2. Il partit soldat, devint officier et mourut général.

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Exemple 3. Il fallait, à coup sûr, que j’eusse terminé cet ouvrage avant son retour, pour
qu’il ne se fâchât pas.

• l’inversion du sujet dans la forme interrogative directe.

Exemple : Quel prénom donneriez-vous à votre enfant ? pour Quel prénom vous
donneriez à votre enfant ?

• l’inversion du sujet après certains adverbes (aussi, ainsi, peut-être, sans doute,
etc.).

Exemple. Ainsi ai-je dû suspendre le cours de ce matin. pour « Ainsi, j’ai dû suspendre le
cours de ce matin. »

• le vouvoiement.

Le registre soutenu est celui qu’on relève dans la plupart des situations linguistiques.
Dans une prononciation relativement claire, il prend l’écrit comme modèle. L’emploi de
ce registre dans une situation où il n’est pas adapté peut le faire apparaître comme
déplacé voire même prétentieux et abusif.

Section II. Quelques outils d’orthographe pour éviter les erreurs les plus fréquentes

1. Les homophones grammaticaux et lexicaux les plus courants

Par homophones on entend deux mots qui se prononcent exactement de


la même façon, mais qui ne partagent pas la même orthographe et le même sens. De ce fait,
on peut souvent les confondre au moment de les écrire et faire des erreurs d’orthographe
dans nos productions scolaires, universitaires, administratives ou professionnelles. Leur sens
varie selon leur orthographe, et, la plupart du temps, ils n’occupent pas la même fonction
syntaxique dans la phrase. Il importe donc de les identifier et de connaître le sens de chacun
afin de déterminer leur orthographe. Il est aussi indispensable de savoir à quelle classe
grammaticale ils appartiennent et quelle fonction syntaxique ils peuvent remplir dans une
phrase. On distingue les homophones lexicaux et les homophones grammaticaux. On parle
d’homophones lexicaux lorsque la ressemblance existe entre des mots qui appartiennent
habituellement à la même catégorie grammaticale. Une bonne connaissance du vocabulaire
permet de les différencier. On parle d’homophones grammaticaux lorsque la ressemblance

9
existe entre des mots qui appartiennent à des catégories grammaticales différentes. La
connaissance des règles de grammaire permet de les discerner. Examinons-les donc un à un,
ces homophones, au moins les plus courants, en les définissant et en expliquant en quoi ils
diffèrent.

1.1. Autour de quelques homophones lexicaux

Aussitôt – aussi tôt

Aussitôt : adverbe qui peut être remplacé par « immédiatement », « au moment même », «
au même instant », « dès que », « tout de suite ». Ex. Le dossier a aussitôt été remis au
responsable du projet. Veuillez me le renvoyer aussitôt que possible.

Aussi tôt : locution adverbiale qui fait référence à l’heure et qui s’oppose à « aussi tard ».
Ex. Il n’est que sept heures. Pourquoi venez-vous aussi tôt ?

Bientôt – bien tôt

Bientôt : adverbe qui peut être remplacé par « dans peu de temps », « sous peu », « tantôt
», « rapidement ». Ex. Les étudiants seront bientôt en vacances.

Bien tôt : locution adverbiale qui fait référence à l’heure et qui s’oppose à « bien tard ».
Elle peut être remplacée par « très tôt ». Ex. Les cours à l’université commencent bien tôt
les lundis. Notre père est rentré bien tôt du bureau aujourd’hui.

Plutôt – plus tôt

Plutôt : adverbe qui peut être remplacé par « de préférence », « au lieu de », « plus », «
passablement », « assez », « pour être plus précis ». Ex. Après en avoir discuté, on a plutôt
décidé de reporter l’évaluation. Ils ont préféré passer par ici plutôt que par là pour se rendre
à l’endroit convenu.

Plus tôt : locution adverbiale qui peut être remplacée par « avant », « plus vite » et s’oppose à
« plus tard ». Ex. Le professeur est venu plus tôt que d’habitude aujourd’hui. Plus tôt nous
commencerons, plus tôt nous finirons. Elle est arrivée plus tôt que nous l’espérions

Quoique – quoi que

Quoique : conjonction de subordination qui peut être remplacée par « bien que », « encore
que », « même si ». Ex. Je commence à progresser quoique le français soit une langue
difficile.

Quoi que : conjonction de subordination qui peut être remplacée par « quelle que soit la
chose que », « quelle que soit la chose qui », « une chose quelconque ». Ex. Je partirai, quoi
que vous en pensiez. (Je partirai, quelle que soit la chose que vous en pensiez.) Vous a-t-on
demandé quoi que ce soit? (Vous a-t-on demandé une chose quelconque?) Quoi qu’on fasse,
il rouspète toujours. (Quelle que soit la chose que l’on fasse)

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Sinon – si non

Sinon : conjonction de coordination qui peut être remplacée par « excepté », « à l’exception de
», « sauf », « si ce n’est », « à défaut de », « faute de quoi », « sans quoi », « autrement », « dans
le cas contraire », « voire », « peut-être même ». Ex. Je ne sais plus bien ce qui me maintient
en vie sinon l’habitude de vivre. (A. Gide) ; A quoi cette poésie peut-elle servir, sinon à égarer
notre bon sens ? (V. Hugo) ; Les étudiants ne savent rien de lui, sinon qu’il enseigne au
Département d’études ibériques. Tu me remettras ton dossier demain, sinon tu ne passeras
pas le concours.

Si non : locution conjonctive qui s’oppose à « si oui ». Ex. Regarderiez-vous les matchs ce
soir? Si oui, quelle rencontre voulez-vous voir? Si non, que préféreriez-vous faire?

Sitôt –si tôt

Sitôt : adverbe qui peut être remplacé par « aussi rapidement », « aussitôt que », « dès que ».
Ex. Sitôt rentrés des cours, les étudiants s’empressent de se rendre au restaurant. Sitôt que
vous le pourrez, mettez-vous au travail.

Si tôt : locution adverbiale qui fait référence à l’heure et qui s’oppose à « si tard ». Elle peut
être remplacée par « de si bonne heure ». Ex. Je me suis couchée si tôt que je n’ai pas dormi
tout de suite. Nos parents sont arrivés si tôt qu’ils ont réveillé tout le monde.

Amande – amende

Amande : subst. fém. qui désigne le fruit de l'amandier ou la graine contenue dans un
noyau. Ex. Sa raison secrète pour se déplacer au sud du pays était de se procurer ce lait
d’amande douce que l’on ne trouve qu’à Mouila.

Amende : subst. fém. qui désigne la sanction pécuniaire. Il peut être remplacé par «
contravention ». Ex. Ce sportif de haut niveau a été condamné à une forte amende, car il a
omis de payer ses impôts depuis trois ans.

Cahot – chaos

Cahot : subst. masc. qui désigne la secousse, le saut dû aux inégalités de la chaussée. Ex.
Les cahots de la route l'ont empêché de s'endormir tout au long du voyage.

Chaos : subst. masc. qui désigne le désordre, la confusion, un grand bouleversement. Ex.
La crise politique a mené le pays au bord du chaos. Cet homme devait mettre un peu d'ordre
dans le chaos de ses idées.

Censé – sensé

Censé : adj. qui peut être remplacé par « supposé ». Ex. Nul n'est censé ignorer la loi. Les
étudiants sont censés connaître le règlement intérieur de l’université. Nul n’est censé partir
avant d’avoir payé son dû.

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Sensé : adj. qui peut être remplacé par « réfléchi », « raisonnable ». Ex. Un homme sensé
n'aurait pas agi ainsi. Ces paroles justes et sensées me rassurent. Nulle personne sensée ne
peut ignorer un tel fait.

Cession – session

Cession : subst. fém. qui désigne l’action de céder un bien ou un droit. Ex. La cession des
biens lors de l’héritage aura mené à un autre procès.

Session : subst. fém. qui désigne la période au cours de laquelle une assemblée, un jury…
siège. Les étudiants ayant échoué à la session de juin seront convoqués à celle de
septembre. La session du parlement a été interrompue par une manifestation bruyante. Les
enseignants de l’université de Paris-Est Créteil ont été engagés pour donner des cours à la
session de mai.

Exaucer – exhausser

Exaucer : verbe qui signifie « répondre aux prières de quelqu’un, satisfaire ses demandes ». Il
peut être remplacé par « accomplir ». Ex. Les prières de cette femme furent exaucées : son
fils guérit de cette terrible maladie. En achetant une maison à côté d’un’ rivière, il exauçait
le plus cher désir de sa femme.

Exhausser : verbe qui signifie « élever », aussi bien au sens concret qu'au sens abstrait. Ex.
L’immeuble a été exhaussé de trois étages au mépris des règlements régissant la
construction. La lecture et la réflexion exhaussent les esprits.

Hospice – auspices

Hospice : subst. masc. qui désigne un établissement où l’on donne l’hospitalité à des
malades, des pèlerins, des orphelins ou des vieillards. Ex. Ruiné et prématurément vieilli, ce
haut dignitaire a fini à l’hospice.

Auspices : subst. fém. qui est employé pour exprimer des présages ou des
recommandations. Ex. Le beau temps, le bonheur des parents, le sourire des invités, la
beauté des mariés, que d’heureux auspices pour célébrer ce mariage. Dès le début de sa
carrière, il fut publié sous les auspices de chercheurs reconnus.

Martyr(e) – martyre

Martyr : subst. masc. ou fém. qui désigne une personne ayant subi la torture et la mort
pour une cause ou un idéal. Ex. Les premiers martyrs chrétiens ont été persécutés par les
Romains. Les journaux dénoncent avec véhémence la souffrance de ces enfants martyrs.

Martyre : subst. masc. qui désigne le supplice lui-même, les tourments qu’endure le martyr.
Ex. Les tortionnaires firent en sorte que le martyre des condamnés fut long et atroce. Cette
maladie incurable fit de ses derniers jours un long martyre. Je souffre le martyre lorsque je
suis contraint d’attendre un taxi pendant une demi-heure.

12
Panser – penser

Panser : verbe qui signifie au sens propre comme au sens figuré « soigner ». Ex. Les
vétérinaires pansent les animaux malades. Peu à peu, le temps avait fini par panser les
plaies de son cœur.

Penser : verbe qui signifie « réfléchir », « concevoir », « imaginer». Ex. Pensez à ce que vous
allez dire avant de prendre la parole. Il pense qu'il faut opter pour cette solution.

Pair – paire

Pair : subst. masc. qui désigne une personne de même situation sociale, de même titre, de
même fonction qu’une autre personne. Il peut être remplacé par « collègue » Il espère une
certaine reconnaissance de ses pairs. Au bureau, il refuse de collaborer avec ses pairs.

Paire : subst. masc. Il désigne la réunion de deux êtres ou de deux choses qui se
ressemblent. Ex.
J’ai perdu ma paire de lunettes au stade. Paul et Rose forment une belle paire d’amoureux.

Prémisses – prémices

Prémisses : subst. fém. qui désigne une proposition faite au début d’un exposé, dont on
déduira des conséquences ou des conclusions. Ex. Dès le début de son allocution, l’auditoire
était en désaccord avec ses prémisses.

Prémices : subst. fém. qui désigne le début, le commencement de quelque chose. Ex. Les
prémices du printemps se firent sentir dans la tiédeur du temps. Ces iniquités constantes
annonçaient les prémices de la fin des temps.

Raisonner – résonner

Raisonner : verbe. qui signifie « faire usage de sa raison, de son jugement ». Ex. Cette
question l’aura forcé à raisonner quelques instants. Lucie a tenté de raisonner Andrée en lui
expliquant de nouveau la situation.

Résonner : verbe qui signifie « émettre un son avec des résonances ». Ex. Les cloches de
l’église résonnent chaque matin avant la messe. J’entendais les notes du piano résonner
dans toute la maison

Reine – rêne –renne

Reine : subst. fém. qui désigne l’épouse d’un roi ou la souveraine d’un royaume. Il désigne
également : une femme qui prime sur les autres par une qualité quelconque, une pièce du
jeu d’échecs et une carte à jouer, la femelle féconde chez les abeilles, les fourmis et les
guêpes. Ex. La reine, durant son long règne, imposa de nombreuses réformes.
L’entomologiste a observé la fourmilière sans jamais trouver où se dissimulait la reine.

13
Grâce à cette brillante prestation, ma femme été la reine de la soirée. Lorsque je vais dans
une administration, la patience est la reine des vertus.

Rêne : subst. fém. qui désigne chacune des courroies liées à la bride d’un animal et
destinées à le diriger. Il figure dans quelques locutions, dont tenir les rênes et lâcher les
rênes. Ex. Comme le cavalier tenait mal les rênes, il n’a pas su transmettre ses ordres au
cheval. C’est lui qui a tenu les rênes de l’entreprise familiale au plus fort de la crise. Il fut
longtemps malade puis il lâcha les rênes, acceptant la mort comme une délivrance

Renne : subst. masc. qui désigne des mammifère ruminant des régions froides (la
Scandinavie, la Russie, l’Alaska, le Canada et le Groenland). Ex. Les grands troupeaux de
rennes en Scandinavie.

Satire – satyre

Satire : subst. fém. qui désigne un ouvrage qui vise à attaquer, critiquer. Ex. Les Satires de
Victor Hugo. Le journaliste, dans sa satire, s'en prend aux prêtres pédophiles. Les lecteurs
n’ont pas compris que cette œuvre était une satire de la vie politique actuelle.

Satyre : subst. masc. qui désigne le nom de la divinité de la mythologie grecque (un corps
d’homme, des cornes et des pieds de bouc) ou de l'homme qui entreprend les femmes de
façon obscène (un pervers sexuel). Ex. Elle avait toujours vu en lui un affreux satyre. Ce
vieux satyre harcelait constamment les jeunes femmes du bureau.

Tache – tâche

Tache : subst. fém. qui désigne une partie d’une chose qui est d’une couleur différente du
reste, une saleté ou encore une souillure morale. Des taches de sang avaient mis les
enquêteurs sur la piste. Un tissu sombre avec des taches claires. Cet échec faisait tache
dans son parcours jusqu'alors sans faute. Son visage était beau, mais il avait une tache de
rousseur sur la joue gauche.

Tâche : subst. fém. qui désigne un travail, une besogne à exécuter. Ex. Les étudiants ont
accompli cette nouvelle tâche avec beaucoup d'application. Je me suis lancé dans une
lourde tâche : la rédaction de mon mémoire de master. Elle a dû renoncer à la tâche qu’elle
prévoyait exécuter.

1.2. Autour de quelques homophones grammaticaux

Acquit – acquis

Acquit : subst. masc. qui vient du verbe acquitter, et qui désigne une reconnaissance
écrite d'un paiement reçu. Ex. Demander, exiger, réclamer un acquit. Mettre son acquit sur
un document.

Acquis : subst. adj. ou part. passé qui vient du verbe acquérir. Employé comme subst., il
désigne le savoir ou l'expérience que possède un individu, ou encore un ensemble

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d’avantages ou de droits obtenus par une action. Lorsqu'il est adjectif, il qualifie ce qui a été
obtenu par un individu, par opposition à ce qui lui est naturel ou ce qui lui a été transmis
Ex. Ce chercheur a un acquis indiscutable dans le domaine technologique. Personne ne veut
mettre en cause les acquis des enseignants.

Appel – appelle

Appel : subst. masc. formé à partir du verbe « appeler »

Appelle : verbe appuyer à l’indicatif présent, au subjonctif présent ou à l’impératif


présent (2e pers. du sing.). Ex. Il appelle son fils en espérant qu'il entendra son appel.

Appui – appuie

Appui : subst. masc. formé à partir du verbe « appuyer ». Ex. Ce mur a besoin d’appui.

Appuie : verbe appeler à l’indicatif présent, au subjonctif présent ou à l’impératif présent


e
(2 pers. du sing.).

Attribut – attribue

Attribut : subst. masc. qui signifie « caractère particulier, ce qui est propre à qqn ou à
qqch ». Ex. On attribue à Dieu plusieurs attributs. La ligne droite est l’attribut de l’infini.
Dans l'homme, la justice et la charité sont des vertus; en Dieu ce sont des attributs.

Attribue : verbe attribuer à l’indicatif présent, au subjonctif présent ou à l’impératif


présent (2e pers. du sing.). Ex. On lui attribue certaines qualités.

Chair – chaire – chère – cher

Chair : subst. fém. qui désigne : 1. les tissus du corps humain qui sont recouverts par la
peau, ou encore l'aspect de la peau. 2. le corps, par opposition à l'esprit ou à l'âme. Ce mot
peut aussi désigner les désirs et les besoins du corps, plus particulièrement ceux liés à la
sexualité. 3. la partie comestible d'animaux et de végétaux. Le nom chair entre dans de
nombreuses locutions, avec l'un ou l'autre de ces sens : en chair et en os, bien en chair,
couleur chair, chair de poule, la chair est faible, chair à pâté, chair à saucisse, chair à
canon, ni chair ni poisson, etc. Ex. Sa maladie lui a fait perdre beaucoup de chair; on dirait
qu'il n'a plus que la peau et les os. Les étudiants avaient la chair de poule tant ils avaient
froid. Son statut de prêtre ne l'empêche pas d'être porté sur les plaisirs de la chair. La chair
de la mangue a une texture bien spéciale.

Chaire : subst. fém. qui désigne deux types de tribune : celle à partir de laquelle le prêtre
s'adresse à ses fidèles, et celle à partir de laquelle le professeur s'adresse à ses élèves. Il
désigne aussi une charge dont est titulaire un professeur dans une université. Ex. Le prêtre
prêchait du haut de sa chaire. Ce professeur n'utilise jamais la chaire pour s'adresser aux

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élèves. Cet éminent professeur est maintenant titulaire d'une chaire en littérature générale
et comparée dans une université africaine.

Chère : subst. fém. qui désigne généralement, aujourd'hui, la nourriture. On le trouve


dans l'expression faire bonne chère, qui signifiait autrefois « faire un beau visage, un bon
accueil », et qui signifie aujourd'hui « manger un bon repas ». Chère est surtout utilisé dans
le registre soutenu. Ex. Nous avons fait bonne chère à la rentrée solennelle de l’U.O.B. Cette
femme est amatrice de bonne chère.

Cher : adj. qui désigne une personne pour qui l'on éprouve beaucoup d'affection ou que
l'on considère comme importante, précieuse. On emploie aussi cet adjectif dans des
tournures amicales ou dans des formules de politesse, notamment dans la correspondance.
Cher peut aussi qualifier ce qui est coûteux, dispendieux, ou encore un endroit qui vend à
des prix élevés. Comme adverbe, cher se dit de ce qui exige des sacrifices importants.
L’adverbe cher entre dans quelques expressions, comme ne pas donner cher de quelque
chose, qui signifie qu'une chose est incertaine, qu'elle ne durera pas; et ne pas valoir cher,
qui signifie « être méprisable ». Ex. J'ai très hâte de revoir cette chère Chantale. Vous devriez
savoir, cher Monsieur, que je ne peux répondre à une telle demande. J'aime beaucoup ces
lunettes, mais je les trouve trop chères. L'hôtel que ma mère m'a recommandé n'est
vraiment pas cher. La récente promotion de Julien lui a coûté cher : son couple est en péril.

Clause – close

Clause : subst. fém. qui désigne une disposition particulière faisant partie d’un traité,
d’un contrat, d’un arrêté, d’une loi, ou de tout autre acte public ou particulier. Ex. Cette
règle est inscrite dans cette clause.

Close : adj. fém. désignant une chose fermée.


Ex. Cette porte est close.

Conseil – conseille

Conseil : subst. masc. formé à partir du verbe « conseiller » qui signifie Avis,
recommandation donnée à une personne sur ce qu'il convient de faire. Ex. On donne plus
facilement un conseil que de l’argent. Je veux bien suivre son conseil.

Conseille : verbe conseiller à l’indicatif présent, au subjonctif présent ou à l’impératif


présent (2e pers. du sing.). Ex. Je vous conseille de ne pas relever ce défi.

Davantage – d’avantage(s)

Davantage : adv. qui signifie « plus », « encore plus », « autant », « plus longtemps ». Ex.
Je vous en parlerai davantage la prochaine fois. Je ne vous ferai pas davantage de
reproches, mais changez de comportement. Rien ne lui plaît davantage que de passer une
après midi tranquille à la bibliothèque.

D’avantage(s) : préposition de (e élidé devant une voyelle) suivie du nom avantage au


singulier ou avantages au pluriel qui signifie « ce qui est utile ou profitable ». on peut le

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remplacer par « bénéfice », « profit », « intérêt ». Ex. Nous ne voyons pas d'avantage à un tel
changement. La situation actuelle présente plus d'inconvénients que d'avantages.

Désir – désire

Désir : subst. masc. formé à partir du verbe « désirer »qui signifie « envie », «
concupiscence ». Ex.
Regarder avec des yeux de concupiscence. Il n’avait plus qu’un désir : en finir avec sa
vie.

Désire : verbe désirer à l’indicatif présent, au subjonctif présent ou à l’impératif présent


e
(2 pers. du sing.). Ex. Je désire tout simplement lire en paix.

Différent – différend – différant

Différent : adj. qui signifie principalement « qui présente une différence par rapport aux
autres » ou « qui est changé ». Placé devant un nom, différents au pluriel, précédé ou non de
l’article défini, signifie « divers ». Ex. Sa culture est très différente de la nôtre. Depuis qu’il a
été admis au concours d’entrée à l’ENA, Michel est différent. Les étudiants aiment différents
types de bières. Vous n’avez pas encore vu les différents paysages du territoire gabonais.

Différend : subst. masc. qui signifie « conflit, désaccord entre des personnes ». Ex. Un
malentendu est à l'origine du différend qui oppose les familles. Nous avons un différend avec
le nouveau directeur.

Différant : participe présent du verbe différer, et qui reste toujours invariable. Ex. Les
cas différant selon les personnes, nous envisagerons plusieurs possibilités.

Eclair – éclaire

Eclair : subst. masc. formé à partir du verbe « éclairer » qui signifie « lumière intense et
brève, manifestation soudaine et passagère. Ex.

Eclaire : verbe éclairer à l’indicatif présent, au subjonctif présent ou à l’impératif présent


e
(2 personne du singulier). Ex. Je demande qu’on éclaire un peu mieux toute l’université.

Emploi – emploie

Emploi : subst. masc. formé à partir du verbe « employer » qui signifie « action ou
manière d’employer une chose, ce à quoi elle est employée, activité rétribuée ». Ex. Il a
trouvé un emploi en CDI. Ma mère emploie quelqu’un pour faire son ménage.

Emploie : verbe employer à l’indicatif présent, au subjonctif présent ou à l’impératif


présent (2e pers. du sing.). Ex. Il emploie tout son temps à chercher un emploi.

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Ennui – ennuie

Ennui : subst. masc. formé à partir du verbe « ennuyer » qui signifie « peine qu’on
éprouve de quelque contrariété, contrariété, mélancolie vague ». Ex. J’ose espérer que la
lecture de ce livre trompera votre ennui.

Ennuie : verbe ennuyer à l’indicatif présent, au subjonctif présent ou à l’impératif


présent (2e pers. du sing.). Ex.

Entretien – entretient

Entretien : subst. masc. formé à partir du verbe « entretenir » qui signifie « soins,
réparations, dépenses qu’exige le maintien de quelque chose, action d’échanger des paroles
avec une ou plusieurs personnes, sujet dont on s’entretient. Ex. On m’a proposé un
entretien.

Entretient : verbe entretenir à l’indicatif présent, 3 e pers. du sing. Ex. Mon frère prétend
qu’il entretient notre mère. Je suggère que nous cessions cet entretien stérile

Envoi – envoie

Envoi : subst. masc. formé à partir du verbe « envoyer ». Ex.

Envoie : verbe envoyer à l’indicatif présent, au subjonctif présent ou à l’impératif présent


e
(2 pers. du sing.). Ex. Je vous envoie une bonne dizaine de romans.

Essai – essaie

Essai : subst. masc. formé à partir du verbe « essayer » qui signifie « Opération par
laquelle on s’assure des qualités, des propriétés d’une chose, action d’essayer, résultat d’un
essai, etc. Ex. Il a réussi à son premier essai.

Essaie : verbe essayer à l’indicatif présent, au subjonctif présent ou à l’impératif présent


e
(2 pers. du sing.). Ex. Je demande qu’on essaie une deuxième fois.

Flair – flaire

Flair : subst. masc. formé à partir du verbe flairer qui signifie « faculté de discerner par
l’odeur ou aptitude instinctive à prévoir. Ex. Mon chien n’a plus grand flair. Ce détective a
du flair.

Flaire : verbe flairer à l’indicatif présent, au subjonctif présent ou à l’impératif présent (2 e


pers. du sing.). Ex. On me propose un rendez-vous, mais je flaire un piège.

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Leur – leur(s)

Leur : pron. pers. qui signifie « à eux » ou « à elles ». Il est placé immédiatement devant
ou derrière un verbe. Pluriel de « lui », il est invariable. Cet enfant a faim, je lui donne un
pain au chocolat. Ces enfants ont faim, je leur donne des pains au chocolat. Mes amis me
manquent : je leur écris une lettre.

Dans les phrases où le verbe est à l'impératif « leur » est placé après le verbe et l'on met
un trait d'union entre le verbe et « leur ». Ex. Ces enfants ont faim, donne-leur des pains au
chocolat.

Leur(s) : dét. pos. qui s’accorde en nombre avec le nom auquel il se rapporte. Il est
toujours placé devant un nom. Ex. Les étudiants remercient leur professeur. Les enfants
écrivent une lettre à leurs parents.

Maintien – maintient

Maintien : subst. masc. formé à partir du verbe « maintenir » qui signifie « manière de se
tenir, action de faire durer, action de soutenir. ». Ex. Le maintien de l’ordre vise à garantir la
paix civile.

Maintient : verbe maintenir à l’indicatif présent, 3 e pers. du sing. Ex. Cet homme
maintient qu’il a toujours bonne mémoire.

Même(s) – même

Même(s) : 1. adj. qual. quand il signifie « pareil », « semblable » ; il est alors placé devant
le nom et s'accorde avec lui. Ex. Il a le même stylo que toi. Les élèves ont les mêmes stylos.
Cette élève a choisit les mêmes options que sa sœur. 2. Adj. indéf. quand il est placé après
un nom ou un pronom ; il renforce le sens et s'accorde avec lui. Ex. Les dimensions mêmes
de la maison semblent réduites. Ce sont les résultats de l'année, ceux-là mêmes dont il était
question précédemment. 3. pron. Indéf. quand il est employé seul et précédé d'un article
pour former le même, la même ou les mêmes. Ex. Cette femme a beaucoup évolué. Ce n'est
plus la même. Elles ont beaucoup évolué. Ce ne sont plus les mêmes.

Même : adv. qui signifie « également », « aussi », « de plus » ou « encore ». Ex. Ces enfants
sont heureux et même ils chantent et dansent. Ils ouvrirent même les fenêtres. Même les
enfants sauraient y répondre.

Par ce que – parce que

Par ce que : préposition « par » suivi du pronom démonstratif « ce » et du pronom relatif «


que » qui introduit une subordonnée relative répondant à la question « par quoi ? ». Ex. « Les
enfants ont été éblouis par ce que leur père leur a dit. On peut remplacer par ce que par «
par cela que ». Ne vous laissez pas influencer par ce que les enseignants vous disent. Ne
vous laissez pas influencer par cela que les enseignants vous disent.

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Parce que : loc. conj. qui introduit une subordonnée circonstancielle qui donne une
cause, une explication, et qui répond à la question « pourquoi ? ». Les enfants rient parce
que c’est drôle. Parce que j'ai découvert ce manuel de grammaire, j'ai fait beaucoup de
progrès en français. Parce ce que, si je ne le fais pas maintenant, personne ne le fera à ma
place. On peut le remplacer par « car » la plupart du temps, ou par du « fait que ». Ex. C’est
parce que tu étais très souffrant. C’est du fait que tu étais souffrant.

Peu – peux/peut

Peu : adv. de quantité. Il s’oppose à « beaucoup ». Ex. Cet homme mange peu. Cette
église a peu de fidèles.

Peux/peut : verbe pouvoir à l’indicatif présent, 1 ère et 2e pers. du sing. (peux) et 3e pers.
du singulier (peut). Ex. Elle peut soulever cette valise. Je peux nager comme toi. Tu peux
faire mieux.

Peut-être – peut être

Peut-être : adv. qui indique le doute, la possibilité. Il peut être remplacé par «
probablement », « éventuellement », « sans doute », « il est possible que », « il se peut que ».
Ex. Mon frère a peutêtre renoncé à l’alcool. (Mon frère a probablement renoncé à l’alcool.)
Nous aurons peutêtre besoin de vos conseils. (Nous aurons éventuellement besoin de vos
conseils.) Ma femme m’a dit qu’elle viendra peut-être demain. (Ma femme m’a dit qu’elle
viendra sans doute demain.) Les enquêteurs vont l’interroger à propos de cet assassinat, elle
connaît peut-être le coupable. (Les enquêteurs vont l’interroger à propos de cet assassinat,
il est possible qu’elle connaisse le coupable.)

Peut être : verbe pouvoir à l’indicatif présent, 3 e personne du singulier, suivi du verbe
être à l’infinitif. On peut le remplacer par « pouvait être » ou « pourrait être ». Ex. Il peut être
chez lui. Il pouvait être chez lui. Il pourrait être chez lui. Je crois que ce roman peut être
compris d’un large public. (J’ai cru que ce roman pouvait être compris d’un large public.) (Je
croyais que ce roman pourrait être compris d’un large public.)

Quant – quand

Quant : prép. toujours suivi de « à, au ou aux ». Elle introduit un complément de phrase


et peut être remplacée par « pour ce qui est de », « en ce qui concerne », « à l’égard de », «
pour », « au sujet de », relativement à » ou « à propos de ». Ex. Quant à votre carte, elle n'est
pas encore disponible .Nous avons été satisfaits de l'expérience, mais quant à la renouveler
immédiatement, nous devons y réfléchir.

Quand : 1. adv.(interrogatif) qui introduit une phrase de type interrogatif. Ex. Quand ma
carte sera-t-elle disponible ? Quand donc arrêtera-t-elle de pleurer ? 2. conj.(de
subordination) qui introduit une subordonnée complétive interrogative indirecte ou bien une
subordonnée circonstancielle de temps. Elle peut être remplacée par « lorsque » ou « à quel
moment ». Ex. Nous ne savons pas quand elle arrêtera de pleurer. Nous sortirons quand elle
ne pleurera plus ». Je me demande quand tu viendras me rendre visite. Je me demande à
quel moment tu viendras me rendre visite.

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Quel(s)/quelle(s) – qu’elle(s)

Quel(s)/quelle(s) : 1. dét. (interrogatif) qui introduit une phrase de type interrogatif direct
ou indirect et qui s’accorde en genre et en nombre avec le nom auquel il se rapporte. Il peut
être remplacé par « lequel », « laquelle », « lesquels » ou « lesquelles ». Ex. Quel âge as-tu ?
Quelle est cette femme ? Je vous demande quel est le nom de cette femme. Il ne sait pas
quelle voiture choisir. Il ne sait pas laquelle choisir. 2. dét. (exclamatif) qui une phrase de
type exclamatif et qui s’accorde en genre et en nombre avec le nom auquel il se rapporte, et
peut être remplacé par « le », « la » ou « les ». Ex. Quelles belles chaussures ! Les belles
chaussures !

Qu’elle(s) : pron. relat. ou conj. de subordination suivi du pronom personnel elle (3 e pers.
du sing.) ou elles (3e pers. du plur.). « Que »introduit soit une subordonnée relative. Ex. « Les
oranges qu’elle a achetées ne sont pas mûres », soit une subordonnée complétive. Ex. Il faut
qu’elle aille à cette fête.

Quelque - quelque(s) – quel(s) que/quelle(s) que

Quelque : adv. indéf. 1. Précédant un adj. num. card., il exprime une approximation et
peut être remplacé par « à peu près », « environ », « dans les », « quelque chose comme » «
autour de » ou « près* de ». Ex. Cet enfant né, il y a quelque dix mois. A quelque cent mètres
de la maison, j’ai ramassé un téléphone portable. Je l’ai revue quelque dix ans plus tard. 2.
Précédant un adj. ou un groupe adj. et suivi de la conjonction « que », il exprime une
concession ou une opposition. Dans ce cas, il introduit une subordonnée concessive et le
verbe de cette subordonnée se conjugue au subjonctif. Il peut être remplacé par « quel que
soit le ... qui/que... », « n'importe quel », « si » ou « aussi ». Ex. J’achèterai cette automobile à
quelque prix que ce soit. Tous les jours, du lundi au vendredi, quelque temps qu'il fît, il
partait de son bureau vers dix-sept heures. Quelque grand que vous soyez, vous n’êtes pas
des géants.

Quelque(s) : dét. indéf. qui marque une indétermination et qui signifie « un certain
nombre de ». Il peut être remplacé par « deux ou trois » ou « plusieurs », quand le nom du GN
est au pluriel, et par « un quelconque » ou « une quelconque », quand il est au singulier. Ex.
Les étudiants ont bénéficié de quelques livres en trop. – Les étudiants ont bénéficié de deux
ou trois livres en trop. Les étudiants étaient accompagnés de quelque poète inconnu de
tous. Les étudiants étaient accompagnés d’un quelconque poète inconnu de tous.

Quel(s) que/quelle(s) que : pron. indéf. « quel » suivi de la conjonction « que ». Il introduit
une subordonnée concessive et le verbe de cette subordonnée est au subjonctif. Il est
attribut et s’accorde en genre et nombre avec le sujet du verbe. Il peut être remplacé par « tel
que » (tels que, telle que ou telles que) en remplaçant le subjonctif par l’indicatif. Ex. Quel
que soit le temps, nous irons à la plage. Quels que puissent être vos soucis, ne perdez pas
espoir. Tels que sont vos soucis, ne perdez pas espoir. Quels que puissent être vos
sentiments pour lui, il est votre ami et celui de votre famille.

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Quelquefois – quelques fois

Quelquefois : adv. qui signifie « un certain nombre de fois » ou « dans un certain nombre
de cas et qui peut être remplacé par « de temps en temps », « parfois » ou « à l’occasion » Ex.
Quelquefois, nous allions lui rendre visite le dimanche soir / Nous allions quelquefois lui
rendre visite le dimanche soir. Il m’arrive quelquefois, quand je suis exténué de faim et de
chagrin, de rester éveillé toute la nuit.

Quelques fois : déterminant indéfini quelques (quelque au pluriel) suivi du nom fois. Un
peu plus précis que l’adverbe quelquefois, il signifie « plusieurs fois », « deux ou trois fois ». Il
peut être précédé d’un autre déterminant : les quelques fois ou ces quelques fois. Ex. Il
m’est arrivé de dormir plus de dix heures d’affilée quelques fois au cours des vacances de
Noël. Ses enfants vont lui rendre visite quelques fois par année. Les quelques fois où il a été
absent, personne ne s’en est rendu compte.

Réveil – réveille

Réveil : subst. masc. formé à partir du verbe « réveiller ». Ex. Le réveil est un état
d’esprit.

Réveille : verbe réveiller à l’indicatif présent, au subjonctif présent ou à l’impératif


présent (2e personne du singulier). Ex. C’est une passion qui en réveille une autre.

Sain – saint – sein – seing – ceins/ceint

Sain : adj. qui qualifie un être en bonne santé. Au sens figuré, il signifie « équilibré », «
normal sur le plan psychique ou moral ». Il désigne également une chose qui est bénéfique
pour la santé. Ex. Des cheveux sains résultent d’une bonne hygiène. Il n’est pas sain de
ressasser les mêmes souvenirs constamment. Un esprit sain dans un corps sain : voilà sa
devise. On l’a heureusement retrouvé sain et sauf dans la voiture accidentée. Manger des
fruits et légumes c’est très sain.

Saint : 1. adj. précédant le nom d’une personne qui a été canonisée par l’Église. Ex.
Saint Pierre. Il qualifie aussi une personne qui mène une existence conforme aux lois de la
religion ou de la morale. Ex. Sa façon de vivre fait de lui un vrai saint. Il désigne enfin une
chose qui est digne d’un grand respect, d’une vénération particulière. Ex. Pour cet artiste,
l’art était saint et sa pratique menait à une forme d’absolu. 2. subst. qui désigne une
personne qui, selon la décision de l’Église catholique, est l’objet d’un culte, après sa mort, en
raison de sa vie très vertueuse. Il désigne également une statue représentant un saint. Ce
mot peut enfin qualifier une personne menant une existence édifiante. Ses enfants portent
les prénoms des saints du calendrier. La dévote s’assoyait toujours près de son saint à
l’église. On dit de mon grand-père qu’elle était un saint.

Sein : subst. masc. qui peut désigner : 1. La partie avant, des épaules à l’abdomen, du
corps humain. 2. La poitrine féminine ou chacune des mamelles de la femme, de même que
cet organe, peu développé, chez l’homme. Sein désigne dans un registre plus large, l’utérus,
ou encore, la partie intérieure, le milieu de quelque chose, l’esprit ou le cœur de l’homme.
Ex. Ayant retrouvé son chien, elle le serra contre son sein. Cette femme a insisté pour

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nourrir son enfant au sein. Elle portait dans son sein l’enfant tant attendu. Je me trouve au
sein même de château.

Seing : Nom de quelqu’un écrit par lui-même au bas d’un lettre ou d’un acte, pour le
valider, le confirmer, le certifier. subst. masc. qui désigne la signature apposée par qqn ou
une autorité au bas d’une lettre, d’un acte ou d’un écrit. Ex. Le locataire a apposé son seing
au bas du contrat.
Cette lettre est revêtue de mon seing.

Ceins/ceint : verbe ceindre à l’indicatif présent, aux 1 er et 2e pers. du sing. (ceins), et à


la 3e pers. de sing. Ex. Il se ceint le front d’un foulard pour aller au bal. Le maire ceint son
écharpe. Le roi lui ceint l’épée de chevalier.

Saut – sceau – seau – sot – sot

Saut : subst. masc. désignant un bond, c’est-à-dire un mouvement par lequel un être
s’élève et quitte le sol. Il désigne également une chute dans le vide. Au sens figuré, un saut
est un changement brusque, un passage important. On utilise enfin ce mot pour désigner
une chute, des rapides. Saut apparaît dans quelques expressions, dont faire le saut, aller
par sauts et par bonds, etc. Ex. La lionne fit un long saut pour se jeter sur sa proie.
L’historien a fait un brusque saut dans le temps, passant de l’Antiquité à aujourd’hui.
Comme Carine ne pouvait pas sortir, on a fait un petit saut chez elle.

Sceau : subst. masc. qui désigne un cachet où sont gravées les effigies ou les armes d’un
État, d’un souverain, d’un organisme quelconque. Il se rapporte aussi à l’empreinte faite par
ce cachet. Dans son sens figuré, ce mot désigne ce qui confirme. Sceau figure enfin dans
quelques locutions, dont sous le sceau du secret et garde des sceaux. Dans un geste
hautement symbolique, les conjurés s’emparèrent du sceau de l’État. Après que le
monarque eut signé, on apposa le sceau royal : la loi était en vigueur. La présence d’un
artiste aussi important aura mis un sceau de crédibilité sur ce qui s’annonçait comme un
spectacle douteux.
Le président m’a confié sous le sceau du secret qu’il démissionnerait bientôt.
Seau : subst. masc. désignant un récipient conçu pour contenir et transporter un liquide
ou d’autres matières. On retrouve seau dans l’expression pleuvoir à seaux. Ex. L’enfant
jouait sur la plage avec un seau et une petite pelle. La population de ce petit village a dû
transporter de nombreux seaux d’eau afin d’éteindre l’incendie. Il pleuvait à seaux durant la
rentrée solennelle de l’université. .

Sot : adj. ou subst.qui désigne une personne simple d’esprit, dénué d’intelligence, de bon
sens, sans jugement. Il peut être remplacé par « idiot, niais ». Dans un univers aussi
absurde, mieux vaut être sot que futé. Elle n’a pas accepté qu’on l’ait qualifiée de sotte.
Pourtant, elle oublie toujours tout.

Souci – soucie

Souci : subst. masc. formé à partir du verbe se soucier et qui signifie « inquiétude » ou «
préoccupation ». Ex. Les parents ont quelquefois bien du souci avec les enfants. Mon cœur
est brisé par un si grand souci.

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Soucie : verbe (se) soucier à l’indicatif présent, au subjonctif présent ou à l’impératif
présent (2e pers. du sing.). Le gouvernement ne se soucie pas des conditions de vie de la
population. Cela ne me soucie guère.

Soupir – soupire

Soupir : subst. masc. formé à partir du verbe soupirer qui signifie inspiration ou
respiration plus ou moins bruyante, chant ou son mélancolique, silence (en musique). Ex.
Chaque matin, il se réveille en poussant un soupir. Cet homme pousse des soupirs
amoureux.

Soupire : verbe soupirer à l’indicatif présent, au subjonctif présent ou à l’impératif


présent (2e personne du singulier). Ex. Son cœur soupire d’amour. Il faut que je soupire
lentement.

Soutien – soutient

Soutien : subst. masc. formé à partir du verbe soutenir. Ces élèves ont besoin d’un bon
soutien scolaire.

Soutient : verbe soutenir à l’indicatif présent, à la 3 e pers. du sing. Ex. Depuis qu’il a
perdu son travail, sa mère le soutient financièrement.

Tard – tare

Tard : adv. qui signifie « après un temps qui paraît long ou relativement long ; sur la fin
d’une longue période ». Ex Mieux vaut tard que jamais. Le talent se forme tard chez les
hommes ordinaires.

Tare : subst. fém. qui désigne : 1. Le poids servant à équilibrer une balance. 2. Poids de
l’emballage d’une marchandise. 3. Défectuosité physique ou psychique présentée par un
individu et souvent héréditaire. 4. Au sens figuré a) ce qui porte atteinte au crédit de qqn,
défaut, vice d’une personne. b) défaut qui porte préjudice à un groupe, à une institution,
vice inhérent à un organisme, à un système. Ex. Chez les [enfants] issus d'alcooliques, on
note de nombreuses tares physiques (...) et intellectuelles, depuis la simple déséquilibration
des facultés jusqu'à la débilité mentale (MACAIGNE, Précis hyg., 1911, p. 270). Chacun a sa
tare cachée et qui le ronge. Moi, c'est la paresse, mais elle m'est agréable à cacher (RENARD,
Journal, 1904, p. 926).

Travail – travaille

Travail : subst. masc. formé à partir du verbe travailler. Ex. Cet homme a perdu son
travail.

Travaille : verbe travailler à l’indicatif présent, au subjonctif présent ou à l’impératif


présent (2e pers. du sing.). Cet enfant travaille mal, il aurait besoin d’un bon soutien
scolaire.

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Tout – toute – tous – toutes

Tout – toute – tous – toutes : dét. indéf. qui est placé devant un nom ou GN. On le met
au sing. ou au plur., au ma sc. ou au fémin. selon le nom auquel il se rapporte. Ex. Ce plan
indique tous les arrêts d’autobus de la ville. Nous sommes fatigués de toutes ces histoires. Il
a dormi pendant tout le voyage. Elle descend les escaliers à toute allure.

Tout – toute – tous – toutes : adj. indéf. ou qual. qui marque l’idée d’intégralité ou de
totalité. Il est placé avant le nom et peut être remplacé par « chaque », « n’importe quel » ou
entier ». On le met au sing. ou au plur., au masc. ou au fémin. selon le nom auquel il se
rapporte. Ex. Tout l’univers. Tout le pays. Toute une partie de la ville. Tout homme est
mortel. Tout le monde est là. Tous les hommes.

Tout – toute – tous – toutes : pron. indéf. qui marque l’idée de totalité sans exception. Il
remplace un nom. On le met au sing. ou au plur., au ma sc. ou au fémin. selon le nom
auquel il se rapporte. Ex. Tout est bien qui finit bien. Tous travaillent. Il a écrit à tous. Tous
ensemble. Tous à la fois. Tous en même temps.

Tout : subst. masc. qui exprime la totalité d’un ensemble, d’une collection. Ex. Je vous
donnerai le tout ensemble. Jouer le tout. Le tout est d’essayer. Il veut le tout.

Tout : adv. qui est placé devant un adj. ou un autre adv. ou une locution adverbiale et
qui signifie selon les cas « très, tout à fait’ complètement, entièrement ». Ex. Il est revenu
tout bronzé de ses vacances. Nous nous intéresserons tout particulièrement à la seconde
moitié du XIXe siècle. C'est la classe politique tout entière qui doit s'engager sur ce sujet (et
non pas toute entière). Ils sont revenus tout bronzés de leurs vacances. Je suis tout aussi
consciente que vous des différents problèmes (et non pas toute aussi consciente).

2. Les paronymes les plus usités

Les paronymes sont des paires de mots presque homonymes, qui ne présentent qu'une
analogie approximative de prononciation, de forme ou d'orthographe, et qui n’ont aucune
parenté de sens : Inculper, inculquer; conjecture, conjoncture; collision, collusion. Ils sont
non seulement à l’origine de confusions de sens et de lapsus fréquents, mais aussi de jeux
de mots : Qui se ressemble s’assemble. A mesure que le temps s’enfuit, le souvenir s’enfouit.
Examinons-les donc un à un, ces paronymes, au moins les plus courants, en les définissant
et en expliquant en quoi ils diffèrent.

ABJURER/ADJURER

ABJURER : abandonner, par une déclaration formelle et solennelle, une croyance ou une
opinion. Ex. Les Juifs refusèrent d’abjurer leur Dieu. Jean-Jacques Rousseau abjura le
catholicisme en 1754. Le tribunal de l’Inquisition a contraint Galilée d’abjurer sa doctrine.
Jugée coupable d’hérésie, Jeanne d’Arc se défendit courageusement. Dans un moment de
faiblesse, elle accepta toutefois d’abjurer.

ADJURER : s’adresser à Dieu ou à un homme d’une manière plus ou moins solennelle et


toujours pressante, pour le supplier avec insistance de faire ou dire ce que ce que la

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situation commande. Ex. je vous adjure, par le Dieu vivant et avec sa permission sainte, de
vous manifester à moi. Je vous adjure, au nom du fils de Dieu, d’arrêter de fumer. Avant de
mourir, cet homme adjura son frère de lui dire toute la vérité. N’emprisonnez pas cet
homme, je vous en adjure.

ACCEPTATION/ACCEPTION

ACCEPTATION : action pour une pers. ou une collectivité d’accepter qqch. Ex. Les
entrepreneurs ont confirmé l'acceptation de l'offre. Dès l'annonce de l'acceptation du projet,
le calendrier de mise en œuvre sera établi. L'acceptation de la mort représente une étape
difficile du deuil

ACCEPTION : sens variable, nuance sémantique d’un mot suivant ses conditions
d’emploi ou d’interprétation. Ex. Le mot « sentence » est employé ici dans un sens plus
étendu que son acception ordinaire. Cette œuvre se révèle un chef d'œuvre dans toute
l'acception du terme.

ACCIDENT/INCIDENT

ACCIDENT : événement fortuit qui suspend ou modifie le cours des choses, d’où
l’expression par accident, qui signifie « par hasard ». Le terme signifie aussi « hasard fâcheux
» et, le plus souvent, « événement imprévu et malheureux, qui survient soudainement et
entraîne des dommages matériels ou corporels ». Ex. Son incursion dans l’univers de la
littérature n’était qu’un accident dans la carrière de cet homme épris de science. Ma fille a
renversé un verre sur ma veste. Elle ne l’a pas fait exprès, c’était un accident. Les
secouristes sont partis à la recherche des survivants du terrible accident d’avion.

INCIDENT : petit événement fortuit et imprévisible, qui survient et modifie le


déroulement attendu et moral des choses, le cours d’une entreprise, en provoquant une
interruption ressentie le plus souvent comme fâcheuse. Ex. Les choses en étaient là,
lorsqu'un incident imprévu vint brusquement en changer le cours normal de la soirée. Il
avait dit tout haut que l'incident du vase de fleurs renversé n'avait aucune importance. Le
serveur a renversé un verre sur ma veste. Malgré cet incident, la soirée fut fort agréable.

ACCLIMATION/ACCLIMATEMENT

ACCLIMATATION : action d’habituer des animaux ou des plantes à un climat autre que
celui du pays d’origine. Ex. L’acclimatation des éléphants d’Afrique du Sud en France.

ACCLIMATEMENT : fait de s’habituer ou d’être habitué à vivre et à se reproduire dans


un milieu qui diffère notablement de celui où l'on a vécu (son milieu d’origine). Ex. Mon
acclimatement au Gabon y a facilité beaucoup mes déplacements. L'acclimatement de
l'Européen dans les pays chauds.

ADHERENCE/ADHESION

ADHERENCE : état d’une chose qui adhère physiquement à une autre. Ex. L’adhérence
de la roue sur le rail. L’adhérence entre deux corps.

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ADHESION : approbation réfléchie, action de souscrire à une idée, une doctrine, etc. » et
« action de s’inscrire à un parti, à une association ». Ex. Plusieurs Gabonais affirment leur
adhésion aux idées du parti au pouvoir. Ces militants justifient leur adhésion au parti
socialiste. Elle savait aussi mon adhésion à cette clause.

AFFABULATION/FABULATION

AFFABULATION : morale énoncée au début ou plus généralement à la fin d’une fable ;


moralité tirée d’un événement symbolique ; succession des épisodes d’un rêve ; organisation
méthodique d’un sujet en fable, c’est-à-dire en intrigue d’une pièce de théâtre, en trame
d’un récit imaginaire. Ex. Dans Ésope, l'affabulation est toujours à la fin de la fable; dans La
Fontaine, elle se trouve quelquefois au commencement. En écrivant ce roman, il a inventé
une sorte d’affabulation. Il faut retrouver l’affabulation de son rêve.

FABULATION : organisation des faits constituant le fond d’une œuvre littéraire ; récit
imaginaire se rapportant à l’histoire d’une nation, à la mythologie ; tendance à présenter des
récits imaginaires, de façon plus ou moins organisée et cohérente, comme étant réels. Ex.
Les fabulations les plus extraordinaires de l'enfer et du purgatoire se trouvaient
naturellement réalisées (BALZAC, Proscrits, 1831, p. 24). Sans lire le texte, j'appris bien vite,
grâce aux images, les principales données de la fabulation antique (SAND, Hist. vie, t. 2,
1855, p. 165). Considérée comme normale chez le jeune enfant, la fabulation est
pathologique chez l'adulte. (Méd.
Flamm.1975).

AFFLEURER/EFFLEURER

AFFLEURER : arriver au niveau qu’un autre élément, mettre au même niveau deux
éléments contigus, apparaître à la surface de quelque chose, émerger, devenir perceptible.
Ex. Les vagues affleurent le quai. Les feuilles de cet arbre affleurent presque le sol. Au bord
de la rivière, on peut voir quelques rochers qui affleurent. De nombreux souvenirs affleurent
lorsque je regarde mes photographies de famille

EFFLEURER : passer tout près de qqch, raser la surface de qqch sans l’entamer,
toucher légèrement qqch, porter une légère atteinte à qqch, examiner superficiellement qqch
sans l’approfondir, venir à l’esprit sans s’y arrêter, sans entraîner de réflexion. Ex Cette
feuille m’a effleuré le visage. Ma mère avait des idées religieuses que le doute n'effleura
jamais, vu qu'elle ne les examina jamais. SAND, Histoire de ma vie,t. 2, 1855, p. 166. Les
étudiant n’ont qu’effleuré ce sujet susceptible de bien d’autres développements. Il m’a
embrassée en m’effleurant doucement la joue. Dans cette étude, on a à peine effleuré la
question des jeunes sans-abri. Marc croit que je vais le quitter; pourtant, cette idée ne m’a
même pas effleuré l’esprit.

AFFLIGER/INFLIGER

AFFLIGER : faire souffrir intensément, accabler » ou « causer beaucoup de peine ». La


forme passive être affligé et la forme pronominale s’affliger sont suivies de la préposition de
lorsqu’elles introduisent un verbe à l’infinitif; de la conjonction que lorsqu’elles introduisent
un verbe au subjonctif; et de de ce que lorsqu’elles introduisent un verbe à l’indicatif. La

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tournure avec de ce que étant lourde, certains auteurs recommandent de l’éviter, mais elle
demeure correcte. Ex. Un tremblement de terre afflige cette ville. L’abdication du Pape a
affligé toute l’Eglise catholique. Ses parents s’affligent de tout ce qu’il lui arrive. Bernadette
était affligée d’apprendre que son enfant allait mourir si jeune. Je m’afflige que vous ayez
tout perdu dans cet incendie. Cet enseignant de littérature est affligé de ce que ses étudiants
préférés sont devenus.
INFLIGER : imposer une sanction ou faire subir quelque chose de pénible. Dans ce
dernier sens, on l’emploie parfois avec une certaine ironie. On inflige quelque chose à
quelqu’un. Le verbe s’emploie aussi à la forme pronominale, s’infliger. Ex. Le policier m’a
infligé une contravention pour excès de vitesse. La police lui inflige finalement une amende
de 100.000 f/cfa. Pourquoi cet homme nous inflige-t-il toujours sa présence? Ils nous ont
infligé le visionnement de leurs photos de mariage. Elle s’infligera sans doute des reproches
toute sa vie.

AGONIR/AGONISER

AGONIR : accabler qqn d’injures, de reproches, de malédictions, de sottises, etc. Ex. Le


chauffard a agoni d’injures le pauvre piéton. Cette femme m’a agoni de reproches.

AGONISER : être dans un état d’extrême souffrance morale, de très grand abattement
spirituel ; arriver aux derniers instants de sa vie, au terme de son existence ; toucher à sa
fin. Ex. Mon grand-père se meurt : il agonise. Elle l’imaginait agonisant dans sa voiture
accidentée.

A L’INSTAR DE/A L’INSU DE/A L’ISSUE DE

A L’INSTAR DE (loc. prép.) : signifie « comme », « tout comme », « à l’exemple de », « selon


le modèle de » « à l'image de », « à l'imitation de », « à la manière de », « de même que ». Ex. Il
a transmis son savoir à l’instar de ses prédécesseurs

A L’INSU DE (loc. prép.) : signifie « sans qu’on le sache », « sans que l’on s’en rende
compte », « sans en avoir conscience ». Ex. Cet indigent est mort presque à l'insu de tous. Ne
prenez aucune décision à l’insu du chef de famille.

A L’ISSUE DE (loc. prép.) : « à la fin de ». Ex. Une décision devra être prise à la fin de la
réunion.

ALLOCATION/ALLOCUTION /ELOCUTION

ALLOCATION : fait d’attribuer ou de verser une somme d’argent, des ressources à des
personnes qui doivent faire face à des dépenses ou à des charges supplémentaires. Ex.
allocation familiale, allocation de maternité, allocation de logement, allocation d’études

ALLOCUTION : discours bref à caractère officiel prononcé lors d’une circonstance


particulière. Ex. Le recteur a prononcé une admirable allocution lors de la rentrée
solennelle. Dans son allocution à la nation, le président a réitéré son intention de réduire les
inégalités sociales. ELOCUTION : manière d’articuler les sons lorsqu’on parle et, par
extension, manière de choisir et d’arranger les mots par lesquels on s’exprime ou manière de

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parler. Syn. diction, prononciation. Ex. Cet enseignant a une élocution si rapide qu’il est
difficile de comprendre tout ce qu’il dit.
L’élocution de cet homme politique est toujours aussi nette et savante.

AMENAGER/EMMENAGER

AMENAGER : « préparer, organiser, disposer en vue d’un usage précis » ou « adapter,


transformer quelque chose afin de le rendre plus adéquat ». Il s’agit d’un verbe transitif ; il
s'emploie avec un complément direct ou à la voix passive. Ex. Ce jeune couple a aménagé
leur maison de façon qu’elle soit très harmonieuse et chaleureuse. Cette entreprise a
aménagé les horaires de travail avec le souci de satisfaire tous les employés. Cette salle de
cours a été aménagée en salle de danse pour cette occasion spéciale.
EMMENAGER : « s’installer dans un nouveau logement ». Ce verbe s'emploie
généralement avec un complément exprimant le lieu. Ex. Ce jeune couple a emménagé dans
cette maison tout de suite après leur mariage. Ces retraités ont acheté une nouvelle maison;
ils emménageront dans deux mois.

AMENER/EMMENER

AMENER : « conduire un être animé quelque part ou auprès de quelqu'un ». C'est dans
ce sens qu'on le confond le plus souvent avec le verbe emmener. Le verbe amener met
l'accent sur l'aboutissement, sur le lieu où l'on se dirige. Cette idée de « direction vers » est
une acception du préfixe a-. Contrairement au verbe emmener, le verbe amener suppose
qu'on quittera la personne conduite lorsqu'on arrivera à destination. Amener peut aussi
avoir d'autres sens : il peut signifier « diriger vers un but ou une destination », « avoir pour
conséquence, occasionner » et, lorsqu'il est suivi de la préposition à, « entraîner quelqu'un à
accomplir une action ou atteindre un état ».

Notons que la construction pronominale s'amener, qui signifie « arriver », est réservée à
la langue familière. Ex. Cette femme amènera sa fillette à la garderie avant de se rendre à
son lieu de travail. Cet orateur a amené la discussion sur un point qui lui tenait vraiment à
cœur. Ces réformes ont amené beaucoup de mécontentement. Une révélation a amené cet
enfant à choisir cette profession.
EMMENER : « faire quitter un lieu à un être animé en l'entraînant avec soi », sens qu'on
peut confondre avec le premier sens du verbe amener. Contrairement au verbe amener, le
verbe emmener met l'accent sur le point de départ, sur le lieu que l'on quitte et dont on
s'éloigne, idée qu'apporte le préfixe em- lorsqu'il est joint à un verbe de mouvement. Lorsque
le sujet du verbe emmener est une chose, il peut aussi signifier « conduire, transporter au
loin ». Ex. Lorsqu'elle fait des promenades, elle emmène toujours Milou avec elle. Si je pars
pour Franceville, je t'emmène!
L'autobus qui nous emmènera à Libreville appartient à cette compagnie.

AMNISTIE/ARMISTICE

AMNISTIE : « mesure du pouvoir législatif qui a pour but d’effacer de façon officielle
certaines condamnations en annulant les poursuites pénales ». L’amnistie concerne
notamment la défense ou la libération des prisonniers politiques ou d’opinion. Dans la
langue littéraire, amnistie peut aussi exprimer l’idée d’un pardon général. Ex. Des milliers de

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manifestants ont réclamé l’amnistie des homosexuels emprisonnés dans ce pays en raison
de leur orientation sexuelle. L’organisme Amnistie internationale a pour mission de militer
en faveur des droits humains. Peu importe ce qu’il faisait, elle lui accordait toujours une
amnistie inconditionnelle.

ARMISTICE : « convention entre des armées ennemies pour mettre fin aux hostilités ». Au
figuré, armistice a aussi le sens de « pause provisoire d’une lutte ou d’un débat qui permet
de reprendre des forces ». Enfin, armistice peut aussi être employé avec une majuscule
initiale pour désigner l’anniversaire de l’armistice de 1918 (fin de la Première Guerre
mondiale), aussi appelé jour du Souvenir, fêté le 11 novembre pour commémorer les anciens
combattants. Ex. L’armistice est souvent l’étape préliminaire à la paix entre des pays en
conflit. Leurs disputes étaient parsemées d’armistices trop courts pour qu’ils puissent y
trouver un quelconque sentiment de calme. Mon grand-père soulignait chaque année
l’anniversaire de l’Armistice.

AMORAL/IMMORAL

AMORAL : « qui est étranger à la morale, n’a pas de rapport avec elle, n’appartient pas à
ce domaine » et « qui manifeste naturellement une ignorance à l’égard de la morale, ne la
prend pas en considération ». Le préfixe a- « sans », qui a servi à former ce mot, marque la
privation. Notons que le terme peut avoir tout autant une valeur positive ou neutre que
négative. Ex. Descartes a posé comme principe que la science est par nature amorale. Les
enfants aiment les livres qui finissent bien, pas les histoires banales et amorales!
L’observateur se doit d’être parfaitement amoral et impartial dans le rapport qu’il
transmettra aux médecins.

IMMORAL : « qui est contraire à la morale ou aux bonnes mœurs » et « qui agit
contrairement à la morale, qui en viole les principes ». Le préfixe im-, variante de in-« pas »,
qui a servi à former ce mot, marque la négation. Notons que ce terme a toujours une valeur
négative. Ex. Ce roman ne peut être lu par les enfants : on y raconte des histoires
immorales! Cet être profondément immoral a commis des meurtres d’une brutalité
déconcertante.

ANOBLIR/ENNOBLIR

ANOBLIR : « accorder à quelqu’un le titre et les droits de la noblesse ». Dans ce contexte,


le mot noblesse désigne la classe sociale qui exerce certaines charges et jouit de certains
privilèges, classe à laquelle on appartient de naissance ou bien à laquelle on accède par sa
fonction ou par une désignation du pouvoir central. Le verbe anoblir est formé à partir du
préfixea-, qui sert ici à marquer le passage d’un état à un autre, et de l’adjectif noble. Ex. Le
compositeur Jean-Philippe Rameau fut à la fin de sa vie anobli par Louis XIV, honneur qui
lui fut rendu en reconnaissance de sa contribution à la culture française. On dit qu’en 1761
Pierre Augustin Caron s'anoblit en achetant un titre de secrétaire du roi, ce qui lui permit de
porter légalement le nom de Beaumarchais.

ENNOBLIR : « conférer les qualités morales ou physiques attribuées à la noblesse ». Dans


ce contexte, le mot noblesse désigne soit un état caractérisé par la dignité ou l’élévation des
idées et des sentiments, soit une beauté marquée par l’élégance, la pureté ou la grâce. Par
extension, ennoblir signifie aussi « améliorer les qualités d’un produit », surtout dans la

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langue commerciale et publicitaire. Ce verbe est formé à partir du préfixe en-, qui sert ici à
marquer l’acquisition d’une qualité, et de noble. Ex. La capacité de savoir garder un secret
est une qualité qui ennoblit l’être humain. Son regard empreint de compassion ennoblit son
doux visage. Le temps ennoblit les grands vins. Lorsque nous côtoyons les plus démunis,
nos sentiments s’ennoblissent.

BARBARIE/BARBARISME

BARBARIE : ce qui va à l’encontre des valeurs morales. Inhumanité, cruauté, férocité ;


état de violence, d’oppression et de tyrannie ; ce qui contrevient aux formes intellectuelles,
esthétiques, morales d’un certain humanisme, ou civilisation. Ex. La barbarie nazie.

BARBARISME : faute contre le langage soit dans la forme, soit dans le sens du mot (mot
créé ou altéré, dévié de son sens, impropre). Ex. Vous faisez. Vous disez. Solutionner pour
résoudre.
Nominer pour désigner.

BIMENSUEL/BIMESTRIEL

BIMENSUEL : publication qui a lieu, qui se fait ou qui paraît deux fois par mois.

BIMESTRIEL : publication qui a lieu ou qui paraît tous les deux mois.

CIVIL/CIVIQUE

CIVIL : « relatif à la collectivité et aux rapports sociaux entre citoyens ». Dans le domaine
du droit, il signifie « qui concerne les rapports juridiques entre individus »; ce deuxième sens
fait référence à la loi et s’oppose à criminel. Cet adjectif peut enfin avoir le sens de « qui ne
présente pas de caractère militaire ou religieux ». Ex. La révolte du peuple contre le pouvoir
colonial a marqué le début d’une longue guerre civile. Les années bissextiles permettent de
faire concorder l’année civile avec l’année solaire. Le droit à la nationalité, un droit civil très
important, est inscrit dans plusieurs constitutions. Comment se déroule une cérémonie de
mariage civil?

CIVIQUE : « qui concerne le citoyen et sa participation à la vie politique »; il évoque l’idée


d’un devoir dont on s’acquitte librement. Civique a également le sens de « qui caractérise un
bon citoyen », sens étroitement lié à la notion de civisme. Ex. Le droit de vote est un droit
civique. Le sens civique exemplaire dont cet homme a fait preuve a été souligné lors de cet
hommage.

CLORE/CLOTURER

CLORE : Le verbe clore vient du latin claudere « fermer ». En français moderne, clore est
employé au sens figuré de « déclarer terminé » ou de « mettre fin à », notamment en parlant
d’un débat, d’une discussion, de la séance d’une assemblée. On notera que clore est un
verbe défectif, c’est-à-dire que sa conjugaison est incomplète, certaines formes n’étant plus
en usage; seules les formes du présent de l’indicatif au singulier (je clos, tu clos, il clôt), de

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l’impératif (clos) et du participe passé (clos, close) sont usuelles. Ex. La séance de
l’assemblée fut close très tard en fin de journée. Je suis parvenue à clore la discussion avant
qu’elle ne s’envenime.

CLOTURER : Le verbe clôturer est dérivé du nom clôture, qui est de la même famille que
clore. On l’emploie notamment avec le sens propre d’« entourer, fermer avec une clôture ».
Clôturer est aussi utilisé en français avec le sens figuré de « terminer ou déclarer terminée
une chose », qu’il partage avec clore. Certains ouvrages normatifs considèrent que ce sens
figuré de clôturer est employé abusivement et qu’il serait préférable de le réserver à clore,
mais comme ce dernier ne peut pas être employé dans toutes les formes de conjugaison,
clôturer l’a progressivement remplacé dans ce sens et a réussi à s’implanter dans l’usage. On
notera cependant qu’on doit éviter d’employer clôturer au sens de « fermer ». Ex. Nous allons
clôturer la piscine creusée avec une barrière en fer forgé. Cette année-là, ils cl ôturèrent la
saison théâtrale par la pièce controversée Les fées ont soif. Nous clôturerons la séance de
travail par une réflexion sur le climat morose qui règne au sein de la direction depuis
quelque temps.

COMPREHENSIF/COMPREHENSIBLE

COMPREHENSIF : se dit d’une personne qui comprend les autres et les excuse
volontiers. L’adjectif peut aussi avoir, en logique, le sens de « qui embrasse par sa
signification un nombre plus ou moins grand d’êtres ». Cette dernière définition suppose que
moins un concept désigne d’êtres, plus il est précis et compréhensif. Le suffixe -if, ayant
servi à former cet adjectif, signifie « qui accomplit l’action exprimée par la base du mot ». Ex.
Un professeur compréhensif a plaidé en faveur de l’étudiant accusé de méfait. Le concept d’«
animal » est plus compréhensif que le concept d’« être ».

COMPREHENSIBLE : signifie « qui peut être compris facilement » ou « que l’on peut
expliquer, admettre facilement ». Le suffixe-ible, ayant servi à former cet adjectif, exprime la
possibilité passive et a donc le sens de « qui peut être » ou de « que l’on peut ». Il s'emploie
essentiellement pour qualifier des textes, des paroles ou des attitudes que l'on comprend,
que l'on admet sans difficulté. Ex. Ce livre est compréhensible par les tout-petits. Dans l’état
où Joseph se trouve, son geste est compréhensible. Il est compréhensible qu’après cet échec
Élise ne veuille plus nous voir.

CONJECTURE/CONJONCTURE

CONJECTURE : signifie « supposition fondée sur des apparences ou des probabilités »,


ou encore « opinion qui repose sur une hypothèse non vérifiée ». Ce mot est souvent entendu
dans l’expression se perdre en conjectures, qui signifie « envisager de nombreuses
hypothèses, être perplexe ». Conjecture est emprunté au latin conjectura, dérivé de conjicere,
qui signifie littéralement « jeter ensemble ». Ex. Faute d’indices, les enquêteurs en sont
réduits aux conjectures pour expliquer le mobile de ce meurtre crapuleux. D’abord une
conjecture, l’affirmation de Copernic (« Si la terre est une planète, alors elle tourne autour

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du soleil ») est ensuite devenue une loi. Toutes les explications que vous donnez ne sont que
pures conjectures pour masquer votre ignorance.

CONJONCTURE : signifie « situation qui résulte d’un ensemble de circonstances et qui


est considérée comme le point de départ d’une action, d’une évolution » et « ensemble des
éléments qui déterminent la situation économique, sociale, politique ou démographique à un
moment donné ». Il a été formé d’après le latin conjunctus, qui signifie « conjoint, concordant
». Ex. Le suicide apparaît comme une réaction à une conjoncture défavorable quant aux
relations interpersonnelles, à la santé ou à la situation financière. Les événements du 11
septembre ont transformé les perspectives de croissance économique dans la plupart des
pays industrialisés, qui ont dû tenir compte de cette conjoncture imprévisible.

CONTINUATION/CONTINUITE

CONTINUATION : « action de poursuivre quelque chose » ou encore « fait d’être continué,


prolongé ». Nous devons prendre une décision au sujet de la continuation de ce projet. Ils
ont convaincu les élus de plaider en faveur de la continuation de cette route. Crois-tu en la
continuation de la vie après la mort?

En français, la formulation bonne continuation est utilisée pour souhaiter à quelqu’un de


poursuivre une activité qu’il a commencée de façon agréable. Cette expression est toutefois
considérée comme familière lorsqu’elle est employée comme formule de salutation qu’on
adresse à une personne dont on prend congé. Ex. Monsieur Lessard nous quittera à la fin de
la semaine pour occuper de nouvelles fonctions au sein d’une entreprise de
télécommunications. Nous lui souhaitons une bonne continuation! (et non : une bonne
continuité). Félicitations à tous ceux et celles qui ont obtenu une bourse pour la poursuite
de leurs études! Bonne continuation! (et non : bonne continuité)

CONTINUATION : « caractère de ce qui n’est pas interrompu dans le temps » et «


caractère de ce qui est constitué de parties non séparées, de ce qui est continu dans l’espace
». Ce nom est un dérivé de l’adjectif continu. Ex. L’importance de la continuité des soins
donnés aux patients asthmatiques s’avère cruciale. Dans les dessins d’Escher, la continuité
des lignes est souvent une illusion d’optique.

DECADE/DECENNIE

DECADE : « période de dix jours », ou « partie d’un ouvrage ou ouvrage composé de dix
livres ou chapitres ». Ce mot a fait naître l’adjectif décadaire « qui se rapporte aux décades
du calendrier républicain ». Ex. La moyenne des températures de la première décade de
novembre est de 1 °C. L’œuvre de Tite-Live est divisée en décades.

DECENNIE : « période de dix ans ». Dans ce cas, c’est le substantif qui a été créé à partir
de l’adjectif décennal. Ex. L’ONU souhaite que la première décennie du millénaire soit
consacrée à la promotion de la paix et de la non-violence. Au cours de la dernière décennie,
le secteur des communications a connu une véritable mutation.

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DECELER/DESCELLER

DECELER : détecter, découvrir, faire apparaître ce qui était caché. Ex. Il a décelé le
complot. Dans son regard, on décelait une pointe de tristesse.

DESCELLER : défaire ce qui est fermé d’un sceau, d’un cachet. Ouvrir ce qui est
hermétiquement ou semble l’être. Ex. Desceller un acte, un diplôme. Desceller un cercueil.

DECERNER/DISCERNER

DECERNER : « décider, décréter ». Ce verbe est couramment employé au sens d’«


accorder solennellement une distinction à quelqu’un ». On décerne généralement une
récompense, que ce soit un prix, un titre, une médaille, etc., mais certains ouvrages de
référence attestent aussi décerner un diplôme. En droit, décerner peut aussi signifier «
ordonner par un acte juridique ». Ex. Cette nouvelle bourse sera décernée à un étudiant à la
maîtrise en informatique. Elles se sont vu décerner un prix pour leur guide de rédaction
épicène. Le juge d’instruction a décerné un mandat d’arrêt contre deux suspects dans cette
affaire de vol à main armée.

DISCERNER : « distinguer, séparer ». Il peut signifier « percevoir de façon distincte, sans


ambiguïté », par la vue ou un autre sens, en parlant d’une chose ou d’une personne.
Discerner peut aussi avoir le sens de « reconnaître clairement la nature ou la valeur de
quelque chose » ou de « différencier des choses comparées ». Lorsque le verbe sert à
comparer deux choses, il peut être construit avec de ou d’avec. Cependant, discerner de est
plus courant que discerner d’avec, cette dernière construction étant plutôt utilisée dans la
langue soignée ou pour marquer plus fortement une différence. Ex. Depuis son opération au
cerveau, Luc a de la difficulté à discerner certaines couleurs. Elle a bien discerné le cri du
héron lors de notre promenade. Il est facile de discerner la grande bonté de cette femme. J’ai
peine à discerner le vrai du faux dans cette histoire. (ou : à discerner le vrai d’avec le faux)

DEDICACER/DEDIER

DEDICACER : c'est offrir concrètement et gracieusement sa signature sur un objet à


quelqu'un, parfois avec quelques mots ou un dessin. Ex. Dans cette librairie, un auteur
célèbre dédicace des exemplaires de son dernier roman (= il y appose sa signature).

DEDIER : c'est offrir ou adresser une œuvre, un objet, une action à quelqu'un en
hommage. Une journée dédiée aux orphelins du Sida. À la radio, pour la Saint-Valentin,
nombreux sont les auditeurs à vouloir dédier une chanson à leur conjoint (= ils destinent une
chanson à leur conjoint, en guise d'hommage).

DESINTERESSEMENT/DESINTERET

DESINTERESSEMENT : « attitude altruiste marquée par la générosité et l’absence


d’intérêt personnel ». Il a aussi un sens particulier dans le domaine de la finance où il
signifie « fait de dédommager un créancier, de l’indemniser ». Enfin, désintéressement est

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aussi maintenant employé comme synonyme de désintérêt, bien que cet usage soit critiqué
par certains qui y voient une ambiguïté possible. Ex. Toute sa vie, cet homme a feint d’agir
avec désintéressement alors qu’en réalité, son unique but était de prendre le pouvoir. Nous
serons bientôt forcés de procéder au désintéressement des créanciers. Son
désintéressement pour le curling remonte au terrible accident dont elle a été victime.

DESINTERET : « absence d’intérêt, de goût pour quelque chose ou quelqu’un ». Ex. Je


regrette profondément votre désintérêt pour notre nouveau projet. L’attitude de Denise est
marquée par un total désintérêt à l’égard de son travail. Le désintérêt croissant de sa
conjointe pour lui les a menés tout droit au divorce.

DIFFERENCIER/DIFFERER

DIFFERENCIER : « établir une différence, faire apparaître une différence ». Il a pour


synonymes distinguer, séparer. Ex. Nous devons différencier ces deux espèces bien qu'elles
présentent plusieurs points communs. C'est ce qui différencie la question A de la question
B.

DIFFERER : Quand il est construit avec un complément d'objet direct, différer, signifie «
remettre à plus tard, reporter dans le temps ». Ex. Les avocats ont réussi à différer le
jugement pour avoir un délai supplémentaire de réflexion. Quand il est construit avec un
complément d'objet indirect (COI), introduit par de, différer signifie « être différent de ». Ex.
Mon opinion diffère de la sienne (de la sienne est COI de diffère).La situation aujourd'hui
diffère totalement de celle d'hier (de celle d'hier est COI de diffère). Ainsi se différencier et
différer de sont synonymes.
Ex. A se différencie de B ou A diffère de B.

DIGESTE/DIGESTIBLE/DIGESTIF

DIGESTE : « qui a été digéré ». Son sens moderne, « qui se digère facilement », a été
développé tardivement par analogie avec son antonyme indigeste. On l’emploie aussi avec le
sens figuré d’« assimilé, intériorisé par la réflexion » ou d’« acceptable, supportable ». Digeste
a longtemps été critiqué et jugé familier et il l’est encore aujourd’hui dans quelques ouvrage
de référence, bien qu’il soit répandu et formé correctement. On critiquait surtout sa
synonymie non essentielle avec digestible, qui est arrivé en français bien avant lui, mais on
constate aujourd’hui que son sens concret bien répandu dans la langue courante et son
sens figuré font de lui un adjectif distinct. Ex. Ta recette de tomates cerises marinées avec
de l’ail est peu digeste. Cette version théâtrale est bien plus digeste que l’œuvre originale
dont elle s’inspire. Personnellement, j’ai trouvé la rétroaction du directeur plus ou moins
digeste.

DIGESTIBLE : « qui est facile à digérer », mais seulement au sens concret, en parlant
d’un aliment. On l’emploie surtout dans la langue spécialisée. Ex. La cuisson à la vapeur
rendrait les légumes plus digestibles.Est-ce que les aliments biologiques sont plus
digestibles pour l’organisme?

DIGESTIF : « qui sert à la digestion » ou « qui est relatif à la digestion », en parlant d’un
organe, d’une fonction ou d’une action physiologique, ou au sens de « qui aide à digérer », en
parlant d’un produit naturel ou fabriqué. Ex. La maladie de Crohn est une affection du tube

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digestif dont la prévalence va en augmentant mais qui est encore méconnue. Pierre souffre
de problèmes digestifs depuis quelque temps. La crème de menthe est ma liqueur digestive
de prédilection.

DESINTERESSEMENT/DESINTERET

DESINTERESSEMENT : « attitude altruiste marquée par la générosité et l’absence


d’intérêt personnel ». Il a aussi un sens particulier dans le domaine de la finance où il
signifie « fait de dédommager un créancier, de l’indemniser ». Enfin, désintéressement est
aussi maintenant employé comme synonyme de désintérêt, bien que cet usage soit critiqué
par certains qui y voient une ambiguïté possible. Ex. Toute sa vie, cet homme a feint d’agir
avec désintéressement alors qu’en réalité, son unique but était de prendre le pouvoir. Nous
serons bientôt forcés de procéder au désintéressement des créanciers. Son désintéressement
pour le curling remonte au terrible accident dont elle a été victime.

DESINTERET : « absence d’intérêt, de goût pour quelque chose ou quelqu’un ». Ex. Je


regrette profondément votre désintérêt pour notre nouveau projet. L’attitude de Denise est
marquée par un total désintérêt à l’égard de son travail. Le désintérêt croissant de sa
conjointe pour lui les a menés tout droit au divorce.

EFRACTION/INFRACTION

EFRACTION : c'est le fait de détruire un système de fermeture, de clôture afin de


pénétrer dans un lieu pour y commettre un délit. Ex. Aucune effraction n'ayant été
constatée, l'assurance a refusé d'indemniser la victime. Vol avec effraction. Les cambrioleurs
sont entrés dans cette maison par effraction. Ce criminel a commis plusieurs vols avec
effraction.

INFRACTION : « violation, transgression d’une règle, d’une convention d’un engagement,


etc. » ou « action, comportement frappé d’une peine définie par la loi ». Ex. Le directeur de
l’école ne tolérait aucune infraction à la discipline. Conduire en état d’ébriété constitue une
infraction au code criminel. Quand le policier m’a fait signe, j’ai compris que j’étais en
infraction.

EGALER/EGALISER

EGALER : « être égal à », que ce soit en quantité ou en qualité (importance, valeur,


mérite, etc.). Notons que dans les énoncés qui décrivent une opération mathématique, le
verbe égaler peut être au singulier, si l'on considère l'opération comme un tout (ce qui est le
cas le plus fréquent), ou s'accorder avec les deux sujets et être au pluriel. Ex. Trois plus
trois égale (ou égalent) six. Francis vient d'égaler le record de Justin. Le nationalisme
atteignit aux cours de ces années une frénésie jamais égalée auparavant. D'après lui, peu de
femmes égalent en beauté les Suédoises.

EGALISER : « rendre égal » ou « niveler, aplanir ». Il a donc un sens plus actif que le
verbe égaler et présuppose une activité volontaire. Dans le domaine du sport, égaliser
signifie « rendre la marque égale ». Ex. Le syndicat a sensibilisé l'employeur à l'importance
d'égaliser les salaires. Nous devons égaliser le terrain avant d'installer la piscine. Il est

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important d'égaliser parfaitement les pieds des chaises. Les Autrichiens ont marqué un but
et ainsi réussi à égaliser dans les toutes dernières secondes de la partie.

ELUDER/ELUCIDER

ELUDER : Éluder signifie « se soustraire adroitement à quelque chose par quelque


artifice ou fauxfuyant; éviter, escamoter ». Ce verbe est issu du latin eludere, dont le sens est
« se jouer de ». L’adjectif ludique « relatif au jeu » a une origine semblable. Ex. Chaque fois
qu’on leur demande leur âge, les femmes coquettes éludent la question. Les personnes
timides éludent souvent les invitations et les situations où elles doivent parler en public.
Certains élèves éludent dans leurs textes les difficultés que présente l’accord du participe
passé.

ELUCIDER : « expliquer, rendre clair ce qui est complexe, confus, obscur » et « faire la
lumière sur un fait énigmatique, incompréhensible ». Ce verbe vient du latin elucidare qui
signifiait « éclairer » et « rendre clair, expliquer ». Ce dernier a été formé à partir du latin
lucidus, qui signifie « lumineux » et qui a aussi donné l’adjectif lucide et ses dérivés. Ex. Qui
est Dieu? Jusqu’ici, même les plus grands théologiens se sont montrés incapables
d’élucider cette question. De nombreux astrologues affirment avoir élucidé les prédictions
de Nostradamus. Dans les romans policiers traditionnels, l’intrigue est souvent caractérisée
par un meurtre qu’il faut élucider.

EMIGRER/IMMIGRER

EMIGRER : « quitter son pays pour aller s'installer dans un autre ». Le préfixe é- de ce
verbe est une variante de ex-, qui signifie « hors de ». C'est donc par rapport au pays de
départ qu'on parle d'émigration. Lorsqu'on parle de certains animaux, le verbe émigrer peut
aussi avoir le sens de
« quitter une région pour séjourner dans une autre où le climat est différent ». Ex. De
nombreux Irakiens ont tenté d'émigrer pour fuir la guerre. Les oiseaux émigrent parce
qu'ils manquent de nourriture à l'approche de l'hiver.

IMMIGRER : « entrer dans un pays étranger pour s'y fixer de façon durable ou définitive
». Le préfixe im- de ce verbe est une variante du préfixe in-, qui signifie « dans, à l'intérieur de
». C'est donc par rapport au pays d'arrivée que l'on parle d'immigration. Ex. Cette famille
ukrainienne réside maintenant à Québec. Elle y a immigré depuis peu. C'est pour immigrer
en Belgique que Marcelle a émigré du Canada.

EMINENT/IMMANENT/IMMINENT

EMINENT : Éminent signifie « qui se distingue par son caractère remarquable, supérieur
». La valeur de cet adjectif est emphatique. Dans la même famille, on trouve le nom
éminence, employé au figuré dans l'expression éminence grise qui signifie « conseiller

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influent ». Ex. La conférence sera donnée par un éminent paléontologue. Nous
reconnaissons le rôle éminent qu'a joué le général durant la crise.
- Dans ses commentaires, le professeur a souligné les qualités éminentes du travail de
ce brillant élève.
IMMANENT : mmanent appartient le plus souvent au vocabulaire de la philosophie.
Contrairement à éminentet à imminent, qui viennent tous deux du latin minere qui
signifiait « avancer, surplomber »,immanent est issu du verbe latin manere, qui signifiait «
rester ». Immanent signifie « qui est impliqué ou réside dans la nature d'un être, qui est
intrinsèque ». Il s'oppose à transcendant, qui signifie plutôt « qui résulte d'une action
extérieure ». Ex. Certains théologiens affirment que Dieu est en nous, qu'il est immanent.

IMMINENT : L'adjectif imminent signifie « qui va bientôt se produire ». Son sens est donc
strictement temporel. À l'origine, cet adjectif ne pouvait être employé que lorsqu'on évoquait
une menace ou un danger. Depuis le XIX e siècle, toutefois, cette particularité n'est plus
essentielle. Ex. De nouveaux signes nous annoncent le déclenchement imminent du conflit.
L'accord entre ces deux pays au sujet du désarmement est imminent.

EVOQUER/INVOQUER

EVOQUER : Évoquer peut signifier « rappeler à la mémoire »; « faire apparaître à l'esprit »,


souvent par analogie; « aborder »; et « faire apparaître par la magie ». Ce verbe est issu du
verbe latin evocare, qui signifiait « appeler à soi, attirer ». Ex. Nous avons évoqué nos folies
de jeunesse pendant cet agréable souper. La couleur de ce tissu évoque le vin. Le cas des
sans-abri n'a pas été évoqué dans cette étude. Cet homme prétend évoquer les esprits.

INVOQUER : Invoquer signifie « appeler à l'aide par des prières » et, par extension, «
implorer ». Il peut aussi signifier « faire appel à quelque chose pour se justifier ». Ce verbe est
issu du verbe latin invocare, qui signifiait « appeler, prendre à témoin ». Ex. Je ne sais plus
quel saint invoquer pour me sortir de ce pétrin. L'accusé invoque la clémence du jury. Il a
invoqué les raisons les plus saugrenues pour justifier son retard. Le juge a autorisé la
divulgation de renseignements en invoquant le principe de consentement du cabinet.

EXPLIQUER/EXPLICITER

EXPLIQUER : « faire comprendre », « rendre plus clair quelque chose qui est obscur » ou
« donner ou constituer la raison, la cause de quelque chose ». À la forme pronominale, il
peut également signifier « faire connaître ce qu’on pense ou ce qu’on ressent »; « comprendre
quelque chose »; « être ou devenir clair »; ou « discuter avec quelqu’un ». Ex. Peux-tu
m’expliquer ce problème? Mon fils devra m’expliquer le fonctionnement de ce
magnétophone. J’aimerais bien que quelqu’un m’explique ce texte. Son passé difficile
explique son comportement. Mon conjoint comprend mal ma réaction; je devrai
m’expliquer avec lui. Paul s’explique mal comment Hélène peut aimer ces films. La
différence entre ces deux ouvrages s’explique par leur objectif respectif. Lucie et David se
sont expliqués hier.

EXPLICITER : « formuler nettement, clairement, formellement » ou « rendre plus clair,


plus précis ». Ainsi, pour expliciter le contenu d'un texte, par exemple, on peut utiliser des
synonymes, avoir recours à des définitions, reformuler ou vulgariser certains passages afin

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de redire de façon plus claire ce que le texte contient. Ex. L’assureur devrait expliciter les
clauses de ce contrat. Votre argument ne me convainc pas; veuillez l’expliciter. Je ne suis
pas certaine d’avoir bien compris ce que tu viens de dire : explicite ta pensée.

FUNEBRE/FUNESTE/FUNERAIRE

FUNEBRE : « qui se rapporte aux funérailles » et « qui a rapport à la mort, à la dépouille,


à la mémoire d’une personne ». Ex. Une veillée funèbre. Un repas funèbre. Une danse
funèbre. Une nuit funèbre.

FUNESTE : « qui cause, qui apporte la mort » et « qui évoque, annonce la mort, le
malheur ». Ex. Un jour funeste. Une maladie funeste. Faire des rêves funestes.

FUNERAIRE : « qui est relatif, qui a rapport aux funérailles », « qui commémore le
souvenir de la mort de quelqu’un. Ex. un drap funéraire. Un monument funéraire. Un rituel
funéraire.

HABILETE/HABILITE

HABILETE : « qualité d’une personne qui exécute ce qu’elle entreprend avec autant
d’adresse que d’intelligence ou de compétence » ou « qualité de ce qui est fait avec adresse et
compétence ou intelligence ». Ce terme désigne aussi un acte, un procédé qui est fait avec
adresse et compétence ou intelligence. Ex. L’habileté du jeune Mozart subjugua les
souverains d’Europe. L’habileté de son argumentation a permis à Jacques de remporter la
victoire. Le médecin nous a donné un aperçu des nombreuses habiletés nécessaires à
l’exercice du métier de chirurgien.

HABILITE : « capacité juridique à faire quelque chose ». Ex. En principe, l’habilité à


négocier les accords collectifs de l’entreprise n’est reconnue qu’au délégué syndical. Les
enfants illégitimes du roi n’ont pas l’habilité à succéder au trône.

HABITAT/HABITATION

HABITAT : « ensemble des conditions dans lesquelles vivent les espèces animales et
humaines » et, par extension, l' « ensemble des conditions d'habitation, de logement ». Ex. La
forêt vierge est l'habitat naturel des grands singes. On distingue, chez l'homme, l'habitat
rural et l'habitat urbain.

HABITATION : lieu où l'on habite (demeure, logement, maison). Il se bat pour


l'amélioration de l'habitat mais Son habitation est mal isolée. Construire des habitations,
changer d'habitation (et non d'habitat).

INCLINAISON/INCLINATION

INCLINAISON : « état de ce qui est incliné, oblique relativement au plan de l’horizon » ou


« action de pencher, position inclinée d’une chose, du corps ou d’une partie du corps par
rapport à la verticale ». Ce mot est donc toujours associé à la position (physique) de quelque
chose. Ex. L’inclinaison de la tour de Pise a rendu célèbre ce chef d’œuvre architectural. Ce

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mouvement exige des danseurs une inclinaison du corps très prononcée. Les graphologues
examinent minutieusement l’inclinaison de l’écriture.

INCLINATION : mouvement affectif spontané vers un objet ou une fin ou encore une
disposition, un goût, un penchant pour quelque chose, ou encore l’action de pencher la tête
ou le corps en signe d’acquiescement ou de respect. Il a aussi le sens littéraire de «
mouvement qui porte à aimer quelqu’un ». Ce mot est donc toujours associé à l’expression
de sentiments. Ex. Les élèves doués présentent une inclination naturelle à apprendre.
Selon le protocole, les personnes qui saluent un membre de la famille royale peuvent, à leur
convenance, faire une révérence ou une inclination de la tête. La princesse de Neufchâtel
avoua au chevalier de Navarre l’inclination qu’elle avait pour lui.

INCONCILIABLE/IRRECONCILIABLE

INCONCILIABLE : « que l’on ne peut concilier » ; [En parlant de pers.] qui ne peuvent
s’entendre, que l’on ne peut faire s’accorder. Ex. Il ne savait comment concilier l'inconciliable
(ROLLAND, J.-Chr., Révolte, 1907, p. 420). Frères inconciliables.

IRRECONCILIABLE : « qui ne veut pas accepter la réconciliation » ; « qui refuse toute


réconciliation » ; [En parlant de pers. ou groupe de pers.] entre lesquelles il n’y a pas de
réconciliation possible. Ex. Deux partis irréconciliables. Ennemis irréconciliables.

INFECTER/INFESTER

INFECTER : « provoquer une infection par contamination ». En ce sens, il peut être


utilisé à la forme pronominale. Il peut aussi signifier « diffuser des émanations
nauséabondes ou malsaines » (sens parfois considéré comme vieilli) et, au figuré, «
contaminer, corrompre, souiller moralement ». Ex. Atteint de la rougeole, Marc est resté à la
maison afin de ne pas infecter ses camarades. Il faut nettoyer la plaie avec un antiseptique
pour éviter qu’elle ne s’infecte. Les abattoirs situés dans ce quartier infectent l'air que
respirent les résidents des environs. L'attitude négative de Samuel a infecté l'esprit de
Renée, qui est de plus en plus morose.

INFESTER : « foisonner et envahir » lorsqu’on parle d’animaux ou de plantes nuisibles. Il


peut aussi signifier « ravager un endroit par des actes violents ». En médecine, infester
signifie « entrer dans l'organisme et l'envahir », lorsqu'on parle de parasites. Ce dernier sens
se rapproche du premier sens du verbe infecter, mais l'idée de contamination est absente du
verbe infester. Ex. Les pucerons infestent toutes mes plantes. Les pissenlits infestent notre
terrain. Il y a plusieurs années, des voleurs infestaient ce quartier. Ce traitement devrait
réduire la quantité de parasites qui infestent actuellement l'organisme de Gaétane.

LEGALITE/LEGITIMITE

LEGALITE : est légal ce qui est autorisé par le droit positif existant, ce qui est conforme
au texte de la loi. Ex. Respecter la légalité républicaine. Rester dans la légalité.

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LEGITIMITE : est légitime ce qui est et doit être reconnu comme juste par tous. Ex. Au
Gabon, on ne reconnaît pas la légitimité d’un mariage homosexuel. Les opposants ont
attaqué la légitimité de la victoire du Président sortant.

LEGISLATION/LEGISLATURE

LEGISLATION : ensemble des textes de lois et règlements d’un pays ou concernant un


domaine, une matière déterminée. Ex. La législation en vigueur. La législation sur
l’enseignement primaire privé.

LEGISLATURE : durée du mandat d’une assemblée législative.

MYSTHIFIER/MYTHIFIER

MYSTHIFIER : « berner quelqu'un en abusant de sa crédulité et en s’amusant à ses


dépens » et « tromper en déformant la réalité », en parlant d’une personne ou d’une
collectivité. Ce verbe, lié au concept de mystification, implique nécessairement l’idée d’une
intention malveillante ou abusive. Ex. Cet homme raconte des mensonges avec un ton
tellement sincère qu’il mystifie même son psychiatre. Lorsqu’il justifie ses actes, ce
politicien charismatique semble mystifier la population.

MYTHIFIER : « transformer en mythe » et « donner une dimension plus grande que


nature », en parlant d’une personne, d’une chose ou d’une situation. Plus rarement, et dans
la langue littéraire, il peut aussi signifier « instaurer, créer un mythe »; il est alors employé
sans complément. Le concept ici en jeu est le mythe, nom dont est dérivé le verbe mythifier,
d’où la présence du h dans la graphie. Ex. Adulé et mythifié par les uns, critiqué et rejeté
par les autres, Freud est sans contredit le personnage le plus célèbre de l'histoire de la
psychologie. Cette exposition présente des images de l’Égypte moderne et non de l'Égypte
mythifiée des pharaons et des pyramides. Notre société a tendance à mythifier les gens qui
exercent des professions libérales.
Cette histoire est trop romanesque; le conteur semble encore mythifier.

NOTABLE/NOTOIRE

NOTABLE : « qui mérite d'être noté, signalé, relevé » lorsqu'on parle de choses. Lorsqu'on
parle de personnes, il signifie plutôt « qui a une position sociale importante »; dans ce sens,
notable peut aussi être utilisé comme nom. Notable est issu du latin notabilis, qui avait la
même signification, luimême dérivé du verbe notare, qui signifiait « noter ». Ex. Le bulletin de
ma fille montre qu'elle a fait des progrès notables en français. Ces antibiotiques parviennent
à freiner de façon notable la progression des infections. Seuls des personnages notables
font partie de la liste des invités à ce gala prestigieux. Plusieurs notables de la ville ont
participé à la campagne de financement de cet organisme.

NOTOIRE : « connu de manière évidente par de nombreuses personnes ». Lorsqu'il


qualifie une personne, cet adjectif a souvent le sens de « bien connu comme tel » et
s'applique généralement à un défaut de la personne dont on parle; parfois, notoire peut
aussi signifier « célèbre ». Cet adjectif vient du bas latin notorius. Ex. L'incompétence notoire

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de ce dirigeant l'a mené à la défaite. Il est notoire que les pédophiles incarcérés sont
malmenés par les autres prisonniers. Cet homme est un menteur notoire.

Ainsi, un fait notable est digne d'être signalé, alors qu'un fait notoire est connu de tous.
On doit aussi distinguer les noms correspondant à ces deux adjectifs. Le nom notabilité,
dérivé de notable, peut signifier « fait d'être notable, important » ou « personne notable ». Le
nom notoriété, de notoire, signifie plutôt « fait d'être notoire » et ne peut désigner directement
une personne, contrairement à notabilité.

OFFICIEL/OFFICIEUX

OFFICIEL : « qui concerne une charge, une fonction ». On l’emploie pour qualifier ce qui
provient du gouvernement ou d’une autorité reconnue et compétente; pour qualifier ce qui
est reconnu, certifié, organisé, consacré ou rendu public par cette autorité; pour qualifier un
bien qui appartient au gouvernement ou à une collectivité publique; ou, avec une
connotation péjorative, pour qualifier ce qui est donné pour vrai par l’autorité publique ou
une autorité reconnue, mais qui laisse supposer autre chose. Ex. Selon un communiqué
officiel, le ministre aurait été admis à l’hôpital pour un malaise cardiaque. Les langues
officielles du Canada sont le français et l’anglais. Le départ à la retraite du chef de police a
été souligné lors d’une cérémonie officielle. Le président français sera en visite officielle au
Québec le mois prochain. Des manifestants se sont réunis devant ce bâtiment officiel pour
protester contre la présence militaire en terre afghane. La raison officielle de ces
congédiements massifs ne nous paraît pas crédible.

L’adjectif officiel peut aussi qualifier une personne qui a une fonction au sein d’un
gouvernement ou qui représente l’autorité publique, et par extension, ce qui est associé à
des personnages officiels. Comme nom, officiel signifie « personne qui a une fonction
publique » ou « organisateur d’épreuves sportives, de concours ». Ex. Le porte-parole officiel
de l’organisme fera un point de presse sur ce sujet épineux. La voiture officielle de la
mairesse a été impliquée dans un accident hier matin. Les officiels du pays ont promis de
réagir avec fermeté et rapidité à cet attentatsuicide. Selon les analystes, l’officiel de la partie
aurait fermé les yeux sur plusieurs accrochages.

OFFICIEUX : « qui rend service ». Ce mot a d’abord été attesté au sens de « serviable »;
cet usage ancien a été conservé dans la locution mensonge officieux, surtout utilisée dans la
langue littéraire au sens de « qui est dit dans le but de rendre service ou de faire plaisir,
sans nuire à personne ». L’usage moderne emploie l’adjectif officieux par opposition à officiel,
c’est-à-dire avec le sens de « sans caractère officiel », de « communiqué par une source
autorisée, mais qui n’a pas de garantie officielle ». Ex. Raconter ce mensonge officieux lui a
permis de rentrer dans les bonnes grâces de sa patronne. Une programmation officieuse du
festival a été publiée dans les quotidiens de la région, mais les organisateurs ne
confirmeront pas cette liste d’artistes avant le mois prochain. Pour le moment, la nouvelle de
la démission de la présidente n’est qu’officieuse.

OPPRESSER/OPPRIMER

OPPRESSER : « gêner quelqu’un dans sa respiration, comme en lui pressant fortement


la poitrine » ou, au sens figuré, « être la cause d’angoisse, d’un malaise moral ». Ex. Depuis

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son infarctus, Édouard est oppressé dès qu’il monte un escalier ou marche un peu vite. Un
terrible secret de famille oppressait Marguerite.

OPPRIMER : « soumettre à une autorité excessive et injuste, persécuter par des mesures
de violence », « entraver l’expression d’un sentiment, d’une idée, etc. », ou dans un registre
littéraire, « accabler sous un poids, un fardeau ». Ex. Dans nombre de pays, on opprime le
peuple en utilisant les forces armées. Les régimes autoritaires et totalitaires se caractérisent
par la détermination à opprimer la liberté religieuse. Éliminons la pauvreté et la faim qui
oppriment tant d’êtres humains.

ORIGINAIRE/ORIGINAL/ORIGINEL

ORIGINAIRE : qui tire son origine de tel ou tel lieu, de telle ou telle source. Ex. Le tabac
est une plante originaire d'Amérique.

ORIGINAL : « qui vient directement de l’auteur, constitue la source première des


reproductions » et « qui semble ne dériver d’aucun modèle, qui est unique, hors du commun
». Par extension, il peut aussi avoir la valeur péjorative de « singulier, bizarre, anormal ». Ex.
J’ai préféré la nouvelle version du film Le survenant à sa version originale. Ma mère offre
toujours des cadeaux originaux. Nos voisins sont très originaux : leur maison arbore des
décorations de Noël même en été!

ORIGINEL : « qui date de l’origine » et « qui vient de l’origine », et, dans un contexte
religieux « qui remonte à la création, au premier homme créé par Dieu », d’où les expressions
péché originel et faute originelle. Ex. Bien des scientifiques refusent l’idée d’un chaos
originel. Ses recherches étymologiques lui ont permis de retrouver le sens originel de ces
mots. L’histoire du péché originel a donné lieu à plusieurs interprétations théologiques.

PACIFIQUE/PACIFISTE

PACIFIQUE : L’adjectif pacifique, qui appartient à la famille du verbe pacifier « rétablir la


paix », est attesté depuis le XVe siècle et viendrait du latin pacificus « faire régner la paix » ou
du provençal pacific. Cet adjectif peut signifier « qui tend à la paix », en parlant de personnes
ou de choses, ou « qui se déroule dans la paix », en parlant d’une action. En droit, on utilise
la désignation possesseur pacifique (ou paisible possesseur) pour parler d’une personne qui
dispose d’un bien sans faire l’objet de contestations. On notera aussi que l’océan Pacifique
aurait été nommé ainsi par le navigateur Magellan parce qu’il l’aurait traversé sans y
affronter de tempête. Ex. Ils auraient besoin d’un médiateur pacifique pour les aider à
régler leur différend. Le but de cette rencontre était de mettre fin au conflit entre les deux
pays de façon pacifique. La manifestation pacifique a réuni près de 5000 marcheurs pro-
environnement.
PACIFISTE : L’adjectif pacifiste a pour sa part été formé d’après pacifique au début du
e
XX siècle. Il signifie « qui préconise la recherche de la paix ». On l’emploie aussi et surtout
comme nom au sens de « partisan de la paix », et parfois avec une connotation péjorative
avec le sens de « personne qui cherche la paix à tout prix » ou de « personne qui affirme faire
la paix par des moyens illusoires ». Ex. Cet organisme pacifiste fait la promotion de moyens
de résolution de conflits non violents auprès des adolescents. Cet ex-prisonnier politique

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consacra sa vie à un idéal pacifiste. Ce sont de jeunes pacifistes engagés qui ont organisé
cette manifestation pour la paix.

PAISIBLE : Quant à l’adjectif paisible, attesté dès le XIIIe siècle, il est dérivé d’une
ancienne graphie du nom paix (pais), à laquelle on a ajouté le suffixe -ible. Cet adjectif peut
signifier « qui est en paix », « qui ne trouble pas la paix », « qui dégage la paix », « qui n’est
pas troublé dans son état de paix », « où règne la paix » ou « qui évoque une impression de
sérénité ». Ex. J’ai rencontré un homme séduisant, modeste et paisible. À son retour de
voyage, j’ai tout de suite senti que son esprit était redevenu paisible. Éloïse a vécu son deuil
de façon paisible, sans qu’il affecte tout son entourage. Ludovic mène une vie paisible
depuis qu’il s’est établi à la campagne avec sa famille. Je rêve de partir quelques jours dans
un hôtel paisible où je pourrai me reposer.

PERSONNALISER/PERSONNIFIER

PERSONNALISER : Le verbe personnaliser peut signifier « donner un caractère


personnel à quelque chose » ou encore « adapter quelque chose à chaque personne »,
notamment dans le domaine de la commercialisation. Ex. En modifiant plusieurs pièces de
sa voiture, Benoît l'a personnalisée. Irène a personnalisé son espace de travail : elle y a
accroché des photos de ses enfants et des affiches de films. Richard a enfin trouvé une
compagnie de téléphonie cellulaire qui lui offre un forfait personnalisé. Nous enverrons plus
de 300 lettres personnalisées à d'anciens clients.

Le verbe personnaliser a aussi déjà signifié « donner l'apparence d'une personne à


quelque chose ». Il vaut toutefois mieux éviter d'employer ce verbe dans ce sens, aujourd'hui
réservé au verbe personnifier.

PERSONNIFIER : Le verbe personnifier peut, en effet, signifier « donner l'apparence ou


les caractéristiques d'une personne à une chose abstraite ou inanimée ». Il a également, en
parlant d'une personne, le sens d'« incarner, représenter de façon exemplaire un concept
abstrait », ce concept étant souvent une qualité ou un défaut. Ex. Cette statue personnifie
la liberté. L'un des personnages du film personnifiait la mort. Toujours à l'heure, Madeleine
personnifie la ponctualité. Mon collègue Donald personnifie le zèle.

L'emploi du verbe personnifier pourrait toutefois être équivoque dans certains contextes.
Lorsqu'on dit qu'une personne personnifie quelque chose, cela peut vouloir dire qu'elle
donne l'apparence d'une personne à une chose abstraite, ou bien qu'elle représente de façon
exemplaire un concept abstrait, les deux sens étant possibles dans ce genre de construction.
Une des façons d’éviter cette équivoque est d’ajouter en soi après le verbe lorsqu'il signifie «
incarner, représenter de façon exemplaire un concept abstrait ». Ex. Dumais personnifie
l'inspiration. (il donne à l'inspiration l'apparence d'une personne. Dumais personnifie en
soi l'inspiration. (il représente l'inspiration de façon exemplaire)

Par ailleurs, on évitera aussi de confondre les noms personnalisation et personnification.


Ex. La personnalisation du service est très importante. Aux yeux de Normand, Odile était
une personnification de la bonté.

44
PRESCRIRE/PROSCRIRE

PRESCRIRE : « ordonner formellement, indiquer précisément ce qui est exigé ». En


médecine, il signifie également « recommander, conseiller un traitement de façon formelle ».
Lorsque le sujet est inanimé, il peut aussi avoir le sens figuré de « dicter, exiger ». Ex. Simon
a prescrit à son fils de porter un casque lorsqu’il fait de la bicyclette. Le médecin lui a
prescrit un antibiotique. La bienséance prescrit de taire certaines vérités.

PROSCRIRE : « exclure ou bannir d’un groupe » lorsqu'on parle de personnes et, par
extension,
« rejeter, éliminer » lorsqu'on parle de choses. Il a aussi le sens de « interdire, prohiber ».
Ex. En France, il fut une époque où les prêtres étaient proscrits. Marie a proscrit les
produits carnés de son alimentation. Le port de la casquette est proscrit dans cette école.

PRESOMPTIF/PRESOMPTUEUX

PRESOMPTIF : en parlant d’une personne désignée d’avance par la parenté ou par


l’ordre de la naissance pour succéder à quelqu’un, pour en hériter. Ex. Un héritier
présomptif.

PRESOMPTUEUX : en parlant d'une personne qui a une grande estime de soi, une
grande confiance en soi ; qui a une opinion très avantageuse de soi-même, de ses
possibilités physiques ou intellectuelles. Ex. Un écrivain présomptueux.

PRODIGE/PRODIGUE

PRODIGE : un événement surprenant, qui semble magique ou surnaturel, d’où la


locution tenir du prodige, qui signifie « être extraordinaire, presque incroyable ». Le terme
désigne aussi un acte extraordinaire, un exploit et une personne qui se distingue par le
caractère remarquable de ses talents. C’est dans ce sens que le terme est parfois utilisé,
comme un adjectif, en apposition.

L’adjectif prodigieux et l’adverbe prodigieusement lui sont apparentés. Ex. Les aurores
boréales illuminaient le ciel et les enfants ébahis croyaient assister à un prodige. Travaillant
dans des conditions inimaginables, ces médecins ont accompli des prodiges. Élève prodige,
Arthur Rimbaud accumulait les prix, notamment en rhétorique.

PRODIGUE : « qui dépense à l’excès, sans compter ». C’est aussi un nom qui désigne un
dilapidateur. La locution être prodigue de signifie « distribuer, donner sans compter ». On
trouve notamment dans la même famille prodiguer et prodigalité. Ex. On dit d’Alexandre
Dumas père qu’il était un homme prodigue et qu’il connut des faillites aussi retentissantes
que ses succès. Certains prodigues s’avèrent des joueurs invétérés. Un mentor attentionné
est prodigue de conseils avisés.

En apposition, prodige est le plus souvent juxtaposé à enfant, ce qui n’est pas
surprenant puisque le fait d’être doué a un caractère encore plus prodigieux lorsqu’il est
observé chez un enfant. L’expression enfant prodige figure ainsi au dictionnaire et désigne
un enfant extraordinairement précoce et talentueux.

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L’expression enfant prodigue fait quant à elle allusion à une parabole de l’Évangile (Luc,
XV, 11-32), dans laquelle un garçon prie son père de lui donner sa part d’héritage, qu’il
dilapide ensuite, pour revenir ruiné et repentant à la maison paternelle. Par extension,
l’expression enfant prodigue désigne aujourd’hui l’enfant qui, après avoir quitté ses parents
un certain temps, est accueilli à bras ouverts à son retour. Plaisamment, elle se dit aussi de
celui qui a délaissé un groupe d’appartenance (politique ou sportif, par exemple) et qui y
revient, souvent après avoir connu quelques revers. Il est intéressant de noter que dans cet
emploi la signification de prodigue est complètement évacuée. On ne compte plus les articles
de journaux qui ont pour titre Le retour de l’enfant prodigue, ou encore, jouant sur la
paronymie, Le retour de l’enfant prodige.

PROLIFIQUE/PROLIXE

PROLIFIQUE : productif, foisonnant, abondant. Ex. Un discours prolifique est riche en


idées. Un écrivain prolifique c’est-à-dire dont l’œuvre est abondante.

PROLIXE : bavard, trop long, verbeux, redondant. Ce n'est pas élogieux. s’utilise pour
désigner quelqu’un qui délaye ses paroles ou ses écrits, qui se perd en développements
superflus. Ex. Un étudiant prolixe.

PROLONGATION/PROLONGEMENT

PROLONGATION : « action d’accroître en durée » ou « délai supplémentaire ». Son sens


est essentiellement temporel. Ex. On a ordonné la prolongation de la détention de ce
prisonnier après qu’il a tenté de s’évader. Comme les élèves étaient nombreux à ne pas avoir
terminé l’examen, le surveillant leur a accordé une prolongation de quinze minutes.

PROLONGEMENT : « action ou résultat d’accroître en longueur dans l’espace », «


direction qui est dans la continuité d’un point de repère » ou « répercussion ou suite d’un
événement, d’une activité ». Dans cette dernière acception, le nom est souvent au pluriel. Ex.
Le prolongement de la route 138 entre Havre-Saint-Pierre et Natashquan a favorisé la
vocation touristique de cette région. Le tendon constitue le prolongement du muscle.
Arcturus, une étoile lumineuse, se situe dans le prolongement de la queue de la Grande
Ourse.

RABATTRE/REBATTRE

RABATTRE : « rabaisser, consentir une réduction ». Ex. Veux-tu rabattre le capot de la


voiture? Le prix des vêtements d’hiver a été rabattu de 50 % ; « ramener par la force dans
une certaine direction ». Ex. Les chasseurs rabattent le gibier vers l’orée du bois. ; « accepter
ou choisir, à défaut d’autre chose ».Ex. En hiver, je me rabats sur les légumes en conserve.
La locution rabattre le caquet à quelqu’un signifie « le faire taire, le remettre à sa place ».

REBATTRE : « battre de nouveau ». Ex. J’ai beau rebattre le tapis, rien n’y fait, la
poussière s’y est incrustée! Il faudra bien rebattre les cartes après cette partie, pour éviter la
tricherie. L’expression rebattre les oreilles (et non *rabattre les oreilles) a pour sens «

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répéter à l’excès ». Le sens de rebattre est le même quand on parle d’un sujet rebattu
(traité, exploité à l’excès).

RECOUVRER/RECOUVRIR

RECOUVRER : « rentrer en possession de quelque chose qu'on avait perdu » ou « rentrer


en possession d’une somme qui nous était due ». Ce verbe est issu du latin recuperare, qui
signifiait
« rentrer en possession de », duquel on a tiré le verbe récupérer. Ex. Cet homme a
miraculeusement recouvré la santé. Barbara a enfin recouvré l'espoir d'avoir des enfants.
Françoise a recouvré la somme que David lui devait. C’est en avril que le gouvernement
recouvre les impôts.

RECOUVRIR : « mettre une couverture neuve à la place d’une ancienne »; « couvrir


complètement »; « se superposer, correspondre parfaitement à »; et, au figuré, « cacher ».
Recouvrir est dérivé du verbe couvrir, lui-même issu du verbe latin cooperire. Ex. Nous avons
recouvert de velours rouge les fauteuils du salon. Le papier peint dont nous avons
recouvert les murs n’est pas lavable. Des livres recouverts de poussière remplissent la
bibliothèque. Cette notion recouvre deux domaines distincts. La nonchalance de
Geneviève recouvre en fait une grande sensibilité.

La conjugaison de ces deux verbes peut également prêter à confusion. Recouvrer est un
verbe du premier groupe. On ne doit donc pas dire il recouvrit la santé, mais il recouvra la
santé. Recouvrir, lui, est un verbe du troisième groupe. À la troisième personne du singulier,
le futur simple de recouvrer est recouvrera, alors que celui de recouvrir est recouvrira.
Certaines formes sont cependant identiques : on dit aussi bien cet homme recouvre la santé
(du verbe recouvrer) que cet homme recouvre les fauteuils (du verbe recouvrir).

RENONCEMENT/RENONCIATION

RENONCEMENT : On associe surtout le nom renoncement aux domaines de la morale,


de la religion et de la psychologie. Il peut signifier « fait de cesser volontairement de faire ou
de vouloir quelque chose, souvent au nom d’une valeur jugée plus importante », en parlant
surtout d’une réalité non matérielle ou d’un ensemble de réalités matérielles, ou, employé
sans complément, « fait de se détacher de biens ou d’attachements, de sacrifier ses propres
satisfactions au profit d’une plus grande spiritualité ». Ex. Le médecin voulait prouver, par le
renoncement à son salaire, qu’il travaillait pour des valeurs plus morales que financières.
Le renoncement au confort est pour lui un acte de solidarité envers les plus démunis. J’ai
été fasciné par ma rencontre avec un bouddhiste qui vit dans un total renoncement.

RENONCIATION : Quant au nom renonciation, il est employé dans le domaine juridique


au sens d’« acte par lequel une personne abandonne ses droits », en parlant d’une chose
matérielle, d’un moyen de protection ou d’une charge publique ou familiale. On l’emploie
aussi parfois avec le sens d’« abandon ». Ex. Un héritier peut procéder à la renonciation
d’une succession par acte notarié ou par une déclaration judiciaire. Louis a déçu ses
partenaires d’affaires en leur annonçant sa renonciation à ce projet d’envergure.

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RESPECTABLE/RESPECTUEUX

RESPECTABLE : Qui mérite le respect, la considération, qui est digne d'être respecté.
[En parlant d'une pers.] Qui est digne du respect d'autrui par son âge, sa position sociale, sa
valeur ou son mérite. [En parlant de l'aspect, du comportement d'une pers.] Qui présente les
signes extérieurs de la respectabilité, de l'honorabilité. Ex. Un homme respectable.

RESPECTUEUX : Qui témoigne, qui éprouve du respect, de la considération pour


quelqu'un.
Ex. Un homme respectueux. Des enfants respectueux.

SECULAIRE/SECULIER

SECULAIRE : Qui existe, qui a lieu une fois par siècle, à chaque siècle; de cent ans en
cent ans ; qui est âgé, qui date d’un ou de plusieurs siècles. Qui a plusieurs siècles,
beaucoup de siècles; qui existe depuis plusieurs siècles, depuis longtemps; qui s'étend sur
plusieurs siècles, à travers les siècles. Ex. Une fête séculaire. Un événement séculaire. Des
traditions séculaires.

SECULIER : Se dit d'un prêtre qui n'appartient ou qui n’est engagé à aucun ordre ou
institut religieux. Propre au siècle, à la vie dans le siècle, selon le siècle. Qui appartient au
domaine temporel, laïc et profane. Ex. Un prêtre séculier. Un pouvoir séculier ; une autorité,
une cour, une justice, une puissance séculière; des tribunaux séculiers.

SIGNALER/SIGNALISER

SIGNALER : c’est appeler ou attirer l’attention de quelqu’un sur une personne ou une
chose. On peut de ce fait, par exemple, signaler quelqu’un (ou son comportement dangereux
et/ou contraire à la loi) à une autorité, mais pas le signaliser, on ne signalise pas une
personne ni ses actions !

SIGNALISER : c’est ‘ munir d’une signalisation, donc plus concrètement équiper un


endroit d’un panneau indicatif/informatif, jalonner, baliser un lieu, prévenir d’un danger
sur une route en installant un panneau de signalisation etc. Ex. Signaliser une route.

SOMPTUEUX/SOMPTUAIRE

SOMPTUEUX : « coûteux ». Cet adjectif est employé pour qualifier une chose dont la
beauté et le luxe supposent une grande dépense. Par extension, somptueux se dit aussi de
ce qui est éclatant, en parlant notamment d’un objet, d’une couleur, d’une œuvre, etc. Ex.
La cuisine somptueuse de cette villa a été conçue par un cuisiniste québécois. On leur a
organisé une fête somptueuse pour souligner leur 25e anniversaire de mariage. Lors de cette
réception, la majorité des invités étaient habillés de vêtements somptueux dignes des
vedettes hollywoodiennes. Les tons de jaune et de rouge de cette toile automnale sont
somptueux. Ces retraités mènent une vie somptueuse depuis qu’ils ont vendu leur
commerce à profit.

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SOMPTUAIRE : « qui concerne la dépense ». Il a d’abord été employé dans ce sens,
notamment dans l’expression loi somptuaire qui était utilisée dans l’Antiquité romaine pour
parler d’une loi qui réglait les dépenses. Comme ce sens concernait surtout les dépenses de
luxe, et par confusion avec le sens de somptueux, l’adjectif somptuaire s’emploie aujourd’hui
dans le sens de « qui est luxueux ». On trouve surtout cette extension dans l’expression arts
somptuaires« arts décoratifs de luxe non utilitaires », et dans dépenses somptuaires, qui
s’emploie couramment pour désigner de grandes dépenses, notamment par de grands
écrivains, mais dont le sens dit pléonastique est parfois critiqué. Ainsi, selon le contexte, on
pourra privilégier des expressions synonymes telles que dépenses exagérées, excessives, de
prestige, d’apparat.

Ex. Louise est passionnée par les arts somptuaires, et surtout par l’orfèvrerie et la
mosaïque. Dorénavant, les gestionnaires devront faire approuver les dépenses somptuaires
qu’ils prévoiront. (ou : les dépenses excessives) La population devrait pouvoir donner son
opinion sur les dépenses somptuaires faites par la municipalité pour ce projet auquel
personne ne croit. (ou : les dépenses exagérées)

STUPEFAIT/STUPEFIE

STUPEFAIT : L’adjectif stupéfait vient du latin stupefactus, participe passé passif de


stupefacere « étourdir, paralyser ». Il se dit d’une personne profondément étonnée, surprise
au point d’être dans l’impossibilité de réagir dans l’immédiat ou, par extension, d’une
attitude qui exprime cet état. On peut être stupéfait de quelque chose. Ex. Je suis
stupéfaite de voir un produit de si grande qualité conçu en si peu de temps. L’annonce de
la mort de sa femme le figea; il resta stupéfait pendant un long moment avant de fondre en
larmes. Elle le regarda d’un air stupéfait, puis lui répondit : « Bien sûr que je veux
t’épouser! »

STUPEFIE : Stupéfié est le participe passé du verbe stupéfier qui vient du latin stupefieri
« être étonné », passif de stupefacere « étourdir, paralyser ». Ce verbe signifie « provoquer un
étonnement, une surprise intense ». On peut être stupéfié par quelque chose. Ex. Sa
prestation m’a stupéfié.

Elle a été stupéfiée par la fin de ce film. Stupéfiés par cette nouvelle, ils n’en ont pas
dormi de la nuit.

SUJETION/SUGGESTION

SUJETION : État de celui/ce qui est assujetti à quelqu'un ou à quelque chose. État de
dépendance (par rapport à quelqu'un), d'assujettissement (à quelqu'un). Ex. La population
maudissait souvent cette sujétion où les opposants de ce temps-là vivaient à l'égard des
dirigeants au pouvoir. S’affranchir d’une sujétion. Subir une sujétion

SUGGESTION : Action de suggérer; art de faire naître une idée, un sentiment sans
l'exposer ouvertement. Proposition qui laisse la liberté d'accepter ou de refuser. Ex.
Formuler, présenter une suggestion.

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TEMPORAIRE/TEMPOREL

TEMPORAIRE : Qui ne dure que pendant un temps limité ; qui ne dure qu’un temps.
Synon. court, éphémère, momentané, passager, provisoire. Ex. Concession, domicile,
fermeture, gouvernement, pouvoir, suppression temporaire

TEMPOREL : Qui concerne le temps, qui est marqué par le temps qui passe ; ce qui a
rapport avec le temps. Ex. déroulement temporel d’un événement.

TEINDRE/TEINTER

TEINDRE/TEINTER : donner une couleur différente à quelque chose », alors que le sens
de teinter est « donner une teinte, une légère coloration ». Ex. Ma fille veut se teindre les
cheveux en rouge. Pour se conformer à la mode, elle a teint tous ses vêtements en noir.
Quand j'équeute des fraises, mes mains se teignent de rouge. Après le rinçage, on dirait
que ses cheveux blancs se teintent de bleu. L'ébéniste a teinté le bois pour en faire
ressortir les nuances. Son visage se teinta de rose sous l'effet de la gêne.

On remarquera, par ces exemples, que les participes passés de ces deux verbes sont
également proches; le participe passé de teindre est teint ou teinte (et non teindu), alors que
le participe passé de teinter est teinté ou teintée.

La conjugaison de ces deux verbes diffère passablement. Teindre est un verbe du 3e


groupe, qui se conjugue comme peindre ou craindre, et comporte certaines particularités,
comme un changement de radical selon le temps grammatical : on a par exemple je teindrai
au futur simple et je teignais à l'imparfait. Le verbe teinter, quant à lui, est un verbe régulier
du 1ergroupe, qui se conjugue sur le modèle du verbe aimer, et ne présente aucune difficulté.

TENDRESSE/TENDRETE

TENDRESSE : Le nom tendresse a le sens abstrait de « sentiment empreint d’affection,


de sensibilité et de douceur ». Au pluriel, on l’emploie comme témoignage d’affection, à
l’écrit, notamment dans une lettre. Ex. J’ai souvenir de l’immense tendresse que ma mère
éprouvait pour ses enfants. Les deux amants ont échangé toute la soirée des regards remplis
de tendresse. J’ai très hâte de vous revoir. Mille tendresses.

TENDRETE : Quant au nom tendreté, on l’emploie uniquement pour parler de réalités


concrètes. Il qualifie une chose qui est peu résistante, qui est molle et qui se laisse
facilement travailler. On emploie ce nom particulièrement en parlant d’une matière ou d’un
aliment, notamment de la viande. Ex. La cuisson n’a pas altéré la saveur et la tendreté de
ce bifteck. La tendreté d’un fruit est souvent un gage de son bon goût. Les roches calcaires
sont utilisées en sculpture pour leur tendreté.

Enfin, l’adjectif tendre peut notamment exprimer les sens de ces deux noms, c’est-à-dire
« qui présente un caractère affectueux, sensible et doux » et « qui est peu résistant, mou »,
en parlant d’une chose. On l’emploie aussi avec le sens de « qui est doux, pâle », en parlant
d’une couleur, et dans les expressions âge tendre « jeune âge » et tendre enfance « petite
enfance ». Ex. Je suis devenue amoureuse de cet homme au cœur tendre dès notre première

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rencontre. Ton gigot d’agneau et tes haricots sont tendres et savoureux. Sophie a peint la
chambre de son petit dernier d’un bleu et d’un vert tendres. J’ai vécu ma tendre enfance
dans une famille unie.

VENENEUX/VENIMEUX

VENENEUX : L’adjectif vénéneux qualifie essentiellement les végétaux et les substances


minérales qui contiennent un poison toxique à l’ingestion. Il vient du mot latin venenosus
qui voulait dire « qui empoisonne », lui-même dérivé de venenum, qui signifiait « poison ». Au
sens figuré, vénéneux peut également être employé, dans un style littéraire, avec le sens de «
qui a des effets néfastes pour autrui, qui peut faire du mal ». Ex. Ces champignons sont
comestibles, mais ceux-ci sont vénéneux. La belladone est une plante vénéneuse utilisée
en pharmacologie. Cet homme malhonnête a souvent des idées méchantes, voire
vénéneuses.

VENIMEUX : L’adjectif venimeux qualifie pour sa part les animaux qui produisent du
venin ou les organes qui le sécrètent. Il a été formé à partir du mot venin; c’est pourquoi ce
mot s’écrit venimeux et non vénimeux comme on entend parfois. Au figuré, venimeux peut
également signifier « empreint de méchanceté, de haine » en parlant d'une personne ou d'un
comportement. Ex. Les serpents et les araignées sont des animaux venimeux. Lors d’une
expédition dans la jungle, ce guide a été piqué par un dard venimeux. Pierre était si fâché
qu’il lançait des regards venimeux à quiconque osait lui parler.

VERDEUR/VERDURE

VERDEUR : Qualité de ce qui est vert, d'une couleur qui tire sur le vert. Ex. La verdeur
des pâturages, des prés

VERDURE : Couleur verte des organes végétatifs, des végétaux chlorophylliens. Couleur
d'une chose naturellement verte ou teinte en vert. Ex. Verdure des prairies, des prés.

VERITE/VERACITE

VERITE : connaissance reconnue comme juste, comme conforme à son objet et


possédant à ce titre une valeur absolue, ultime ; norme, principe de rectitude, de sagesse
considéré comme un idéal dans l’ordre de la pensée ou de l’action. Ex. La vérité scientifique
est que la Terre tourne autour du Soleil. La recherche de la vérité doit être le but de notre
activité; c'est la seule fin qui soit digne d'elle (H. POINCARE, Valeur sc., 1905, p. 1)

VERACITE : qualité morale d’une personne qui ne trompe pas ou qui n’en a pas
l’intention ; qualité d’une personne qui se garde de l’erreur et s’emploie à l’éviter dans ses
paroles ou dans ses écrits ; caractère de ce qui est conforme à la vérité, à la réalité ; souci,
recherche de l’exactitude, de la fidélité au réel, notamment dans la création artistique et
littéraire. Ex. La véracité, la sincérité envers soi-même, ce qu'il y a de plus contraire à la
politique, voilà aujourd'hui notre pierre de touche pour reconnaître un véritable écrivain
(MAURIAC, Journal occup., 1941, p. 317).Il s’agit d’une information dont la véracité pose
problème. Le juge émet des doutes sur la véracité du témoignage de l’accusé.

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VERSER/VIDER

VERSER : faire couler ou répandre un liquide hors de ce qui le contient. Ex. Il verse de
l’eau dans un tonneau. Nous versons du vin à terre.

VIDER : rendre vide un contenant en enlevant ce qu’il contenait. Mon père et ses amis
vident chaque dimanche une dizaine de bouteilles de vin.

Section III. Quelques outils de grammaire pour éviter les erreurs les plus
fréquentes et construire des phrases correctes et logiques

III.1. L’emploi fautif d’un pronom de reprise

Une erreur possible avec les pronoms personnels consiste à employer un pronom de la
troisième personne du pluriel (ils ou les) pour reprendre un nom singulier. Il y a alors

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discordance de nombre entre l’antécédent et le pronom de reprise. L’erreur peut aussi porter
sur le genre du pronom ; on reprend ainsi un nom féminin par un pronom masculin. Il
importe de souligner que lorsqu’un pronom reprend entièrement l’antécédent, les deux
éléments doivent partager les mêmes caractéristiques grammaticales : même personne,
même genre et même nombre.

Exemple fautif : Mes amis et moi, nous préparons notre rencontre de football. C’est
pour cette raison que nous cherchons un stade pour s’entraîner.

Exemple corrigé : Mes amis et moi, nous préparons notre rencontre de football. C’est
pour cette raison que nous cherchons un stade pour nous entraîner Exemples fautifs du
pronom :

1. Ce groupe de renommée nationale fait danser tout le monde. Ils effectueront


bientôt une tournée nationale.

Correction : Ce groupe de renommée nationale fait danser tout le monde. Il effectuera


bientôt une tournée nationale. Ici, le pronom « Il » reprend le GN Ce groupe de renommée
nationale. Il faut bien sûr corriger le verbe.

2. Le sélectionneur a rencontré son équipe peu de temps avant le début de la


rencontre. Il leur a alors donné les dernières consignes.

Correction : Le sélectionneur a rencontré son équipe peu de temps avant le début de la


rencontre. Il lui a alors donné les dernières consignes. Ici, le pronom « lui » reprend le GN
son équipe.

3. Quand ce fut le tour du Premier ministre de s’adresser au corps enseignant, il leur


a parlé des efforts fournis par le gouvernement pour sortir de la crise.

Correction : Quand ce fut le tour du Premier ministre de s’adresser au corps


enseignant, il lui a parlé des efforts fournis par le gouvernement pour sortir de la crise. Ici,
le pronom « lui » reprend le GN corps enseignant.

4. Il est inacceptable de condamner des personnes pour des crimes qu’ils n’ont pas
commis.

Correction : Il est inacceptable de condamner des personnes pour des crimes qu’elles
n’ont pas commis. Ici, le pronom « elles » reprend le GN des personnes.

5. Un jour, la jeunesse prendra la relève parce qu’ils n’auront pas le choix.

Correction : Un jour, la jeunesse prendra la relève parce qu’elle n’aura pas le choix. Ici,
le pronom « elle » reprend le GN des personnes.

6. À cause du bruit de la machinerie, notre guide nous a proposé un endroit retiré


pour se détendre.

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Correction : À cause du bruit de la machinerie, notre guide nous a proposé un endroit
retiré pour nous détendre.

7. Même si le mariage est de moins en moins populaire, Sophie et moi avons décidé,
à la grande joie de nos parents respectifs, de se marier.

Correction : Même si le mariage est de moins en moins populaire, Sophie et moi avons
décidé, à la grande joie de nos parents respectifs, de nous marier.

8. Pour se trouver un emploi dans notre domaine de spécialisation, mes compagnons


de travail et moi avons dû déménager.

Correction : Pour nous trouver un emploi dans notre domaine de spécialisation, mes
compagnons de travail et moi avons dû déménager.

9. Autour du feu de camp, nous étions toutes assises près d’elle et nous l’écoutions
en se disant que la vie était belle.

Correction : Autour du feu de camp, nous étions toutes assises près d’elle et nous
l’écoutions en nous disant que la vie était belle.

III.2. L’emploi erroné d’une préposition simple ou complexe

Il importe de noter que le maniement inapproprié et imprécis, dans nos énoncés, de


certaines prépositions simples ou complexes, avilit, à n’en pas douter, la qualité de notre
expression orale et écrite. Comme en témoignent les exemples ci-dessous :

1. Le gouvernement se dit tout à fait en accord avec la proposition des syndicats.

Correction : Le gouvernement se dit tout à fait d’accord avec la proposition des


syndicats.

2. C’est à cause de sa persévérance et de son intégrité que Mandela triomphe sur


l’Apartheid

Correction : C’est grâce à sa persévérance et à son intégrité que Mandela triomphe de


l’Apartheid.

3. Dans les pays respectueux des Droits de l’Enfant, les mineurs ne sont ni
condamnés ni mis en prison, grâce à leur jeune âge.

Correction : Dans les pays respectueux des Droits de l’Enfant, les mineurs ne sont ni
condamnés ni mis en prison, compte tenu de/à cause de/en raison de leur jeune âge.

4. Pour la fonction qu’il occupe actuellement, il ne doit plus fréquenter n’importe qui
et n’importe quel lieu.

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Correction : Par égard pour la fonction qu’il occupe actuellement, il ne doit plus
fréquenter n’importe qui et n’importe quel lieu.

5. Dans son discours à la nation, le chef de l’Etat a émis plusieurs propositions au


niveau de la politique sécuritaire.

Correction : Dans son discours à la nation, le chef de l’Etat a émis plusieurs


propositions en matière de/à propos de/au sujet de la politique sécuritaire.

6. Au niveau de la conduite de chaque enseignant, les associations des parents


d’élèves ont constaté un manque, voire une perte de conscience professionnelle chez
certains d’entre eux.

Correction : En ce qui concerne/du point de vue de/quant à la conduite de chaque


enseignant, les associations des parents d’élèves ont constaté un manque, voire une perte
de conscience professionnelle chez certains d’entre eux.

7. En écoutant tous les jours la louange, l’adoration, les slow et le zouk love, ce
couple montre clairement qu’il a le goût pour la musique douce.

Correction : En écoutant tous les jours la louange, l’adoration, les slow et le zouk love,
ce couple montre clairement qu’il a le goût de la musique douce/du goût pour la musique
douce.

8. C’est dans trois aspects que nous étudierons ce texte, extrait dans Les Misérables
de Victor
Hugo

Correction : C’est sous trois aspects que nous étudierons ce texte, extrait de Les
Misérables de Victor Hugo

9. Pour n’avoir pas validé son second semestre, cet étudiant devint furieux après
tous les enseignants du département.

Correction : Pour n’avoir pas validé son second semestre, cet étudiant devint furieux
contre tous les enseignants du département.

10. Cette femme s'est fâchée avec son époux parce qu'il a découché.

Correction : Cette femme s'est fâchée contre son époux parce qu'il a découché.

11. Le professeur était trop exigeant, alors j’ai fini par me fâcher contre lui.

Correction : Mon directeur de Mémoire était trop perfectionniste, alors j’ai fini par me
fâcher avec lui.

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III.3. L’emploi erroné d’un coordonnant ou d’un subordonnant

On reconnaitra, en effet, que l’emploi fautif, dans nos phrases, de certains coordonnants
et subordonnants, déshonore, incontestablement, la qualité de la langue française que nous
parlons. Fort de ce qui précède, examinons, principalement, les exemples suivants :

1. En regardant les nouveaux bacheliers pousser des cris d’allégresse, ces étudiants
se sont souvenus du jour quand ils avaient été déclarés admis.

Correction : En regardant les nouveaux bacheliers pousser des cris d’allégresse, ces
étudiants se sont souvenus du jour où ils avaient été déclarés admis.

2. Cette femme se sent doublement trahie car son époux l’a trompée et parce qu’il l’a
trompée avec sa propre sœur.

Correction : Cette femme se sent doublement trahie parce que son époux l’a trompée et
qu’il l’a trompée avec sa propre sœur.

3. Cet homme riche n’a pas de femme ni d’enfants dans son château : il préfère vivre
seul.

Correction : Cet homme riche n’a ni femme ni enfants dans son château : il préfère
vivre seul.

4. Je vous rappelle qu’un intrépide, c’est quand une personne est reconnue par son
outrecuidance et sa vaillance téméraires

Correction : Je vous rappelle qu’un intrépide, c’est (-) une personne (-) reconnue par
son outrecuidance et sa vaillance téméraires

5. L’enseignant doit se faire soigner parce qu’il est malade.

Correction : L’enseignant doit se faire soigner puisqu’il est malade

6. Quand il raconte ce cauchemar à sa mère, celle-ci l’embrasse très fort dans ses
bras et se met à pleurer.

Correction : Lorsqu’il raconte ce cauchemar à sa mère, celle-ci l’embrasse très fort dans
ses bras et se met à pleurer.

III.4. La construction des subordonnées infinitives et participiales

Tandis dans L’Art poétique de Boileau, Antoine Albalat s’attache à souligner qu’« Écrire,
c'est le plaisir de vivre avec une pensée, de la mûrir, de la vêtir, de la faire forte et belle », dans
L’Art d’écrire enseigné en vingt leçons, il déclare que « Bien écrire, c'est tout à la fois bien
penser, bien sentir et bien rendre ». Ceci pour dire que nous devons absolument accorder

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une attention particulière à la qualité de chaque énoncé que nous produisons à l’orale aussi
bien qu’à l’écrit. Cependant, dans la pratique, il apparait que ce n’est pas toujours le cas.
Comme en attestent les constructions fautives des subordonnées infinitives et participiales
ci-dessous :

1. Après avoir saisi mon exposé de théorie littéraire, je sortis prendre de l’air.

Correction : Après que j’eus saisi mon exposé de théorie littéraire, je sortis prendre
de l’air.

2. En mettant bien en évidence sa magnifique démarche et son splendide sourire, le


jury aussi bien que la foule ovationne la nouvelle reine de la beauté gabonaise, au sommet
de son triomphe.

Correction : En mettant bien en évidence sa magnifique démarche et son splendide


sourire, la nouvelle reine de la beauté gabonaise, au sommet de son triomphe, est
ovationnée par le jury aussi bien que par la foule.

3. Avant de devenir l’une des figures principales du christianisme, rappelons au


préalable que saint Paul a été persécuteur des chrétiens et de l’Eglise.

Correction : Rappelons au préalable que saint Paul a été persécuteurs des chrétiens et
de l’Eglise avant de devenir l’une des figures principales du christianisme./Rappelons
au préalable qu’avant de devenir l’une des figures principales du christianisme, saint
Paul a été persécuteurs des chrétiens et de l’Eglise.

4. Étant habitué à obtenir tout ce qu’elle désire, ce pauvre homme sait que cette belle
et séduisante femme ne renoncera pas facilement la partie.

Correction : Ce pauvre homme sait que cette belle et séduisante femme ne renoncera
pas facilement la partie, étant habitué à obtenir tout ce qu’elle désire./ Ce pauvre
homme sait qu’étant habitué à obtenir tout ce qu’elle désire, cette belle et séduisante
femme ne renoncera pas facilement la partie.

5. S’appesantissant sur la recrudescence des crimes rituels sur l’étendu du territoire,


le Président de la République cherche à attirer l’attention, à être écouté absolument.

Correction : S’appesantissant sur la recrudescence des crimes rituels sur l’étendu du


territoire, nous constatons que le Président de la République cherche à attirer l’attention, à
être écouté absolument.

6. Peut-on définir la fidélité comme l’art de tromper son partenaire sans qu’il ne s’en
rende compte? Avant de prendre position sur la question, les avis de chaque parti seront
analysés.

Correction : Peut-on définir la fidélité comme l’art de tromper son partenaire sans qu’il
ne s’en rende compte? Avant de prendre position sur la question, nous analyserons les avis
de chaque parti.

57
7. Avant de commencer son épreuve, nous pouvons constater que cet étudiant s’en
remet toujours à Dieu, sa source d’inspiration.

Correction : Avant de commencer son épreuve, (-) cet étudiant s’en remet toujours à
Dieu, sa source d’inspiration./ Nous pouvons constater qu’avant de commencer son
épreuve, cet étudiant s’en remet toujours à Dieu, sa source d’inspiration.

8. Pour ce faire, les similitudes et les différences entre les deux romans seront
étudiées.

Correction : Pour ce faire, nous étudierons les similitudes et les différences entre les
deux romans.

9. Sans fournir la moindre information de son retrait de la course à l’élection


présidentielle, les électeurs apprennent quelques heures après l’ouverture des bureaux de
vote que Casimir Oyé Mba a finalement décidé de renoncer à sa candidature.

Correction : Les électeurs apprennent quelques heures après l’ouverture des bureaux
de vote que Casimir Oyé Mba a finalement décidé de renoncer à sa candidature, sans
fournir la moindre information de son retrait de la course à l’élection présidentielle.

10. Ayant subtilement laissé voir leur faim, je me résolus à partager mon repas avec
mes compagnons de voyage.

Correction : Mes compagnons de voyage ayant subtilement laissé voir leur faim, je me
résolus à partager mon repas avec eux.

III.5. L’usage inapproprié du pronom relatif

Il est certain que l’usage approprié des pronoms relatifs dans bon nombre des énoncés
que nous produisons relève presque d’une véritable gageure. Il suffit pour s’en convaincre de
se référer aux énoncés suivants :

1. La prochaine fois qu’on se verra, je serai ravi de vous présenter ma compagne


Gwladys, que je vous parle souvent.

Correction : La prochaine fois qu’on se verra, je serai ravi de vous présenter ma


compagne Gwladys, dont je vous parle souvent.

2. Les étudiants ne comprennent pas toujours ce dont cet enseignant fait allusion.

Correction : Les étudiants ne comprennent pas toujours ce à quoi cet enseignant fait
allusion.

3. Il s’agit d’une femme que son attitude passe d’un extrême à l’autre.

Correction : Il s’agit d’une femme dont son attitude passe d’un extrême à l’autre.

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4. Ce critique littéraire abordera d’abord un point qui, selon lui, personne ne peut
reprocher à cet auteur.

Correction : Ce critique littéraire abordera d’abord un point que, selon lui, personne ne
peut reprocher à cet auteur.

5. Les parents aborderont les valeurs du mariage, ce que les enfants restent
indifférents.

Correction : Les parents aborderont les valeurs du mariage, ce à quoi les enfants
restent indifférents.

III.6. La réunion de deux propositions juxtaposées en une proposition avec


subordonnée relative

1. Hier, nous avions rencontré une amie ; nous n’étions pas allés au cinéma avec elle
depuis trois mois.

Correction : Hier, nous avions rencontré une amie avec qui / avec laquelle nous
n’étions pas allé au cinéma avec elle depuis trois mois.

2. J’aime beaucoup ce film de Bruce Lee ; il me rappelle mon enfance.

Correction : J’aime beaucoup ce film de Bruce Lee, qui / lequel me rappelle mon
enfance.

3. Paul est un ami ; nous avons une grande confiance en lui.

Correction : Paul est un ami en qui / en lequel nous avons une grande confiance

4. Ils habitent la grande maison. Il y a un lac près d’elle.

Correction : Ils habitent la grande maison près de laquelle il y a un lac.

5. Je vais vous montrer un tableau ; j’y tiens beaucoup.

Correction : Je vais vous montrer un tableau auquel je tiens beaucoup.

6. Gandhi est un personnage historique ; le monde entier éprouve de l’admiration


pour lui.

Correction : Gandhi est un personnage historique pour qui / pour lequel monde entier
éprouve de l’admiration.

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7. Vous allez rencontrer mon parrain ; grâce à lui, ma femme et moi avons passé une
merveilleuse lune de miel en Martinique.

Correction : Vous allez rencontrer mon parrain, grâce à qui / grâce auquel ma femme
et moi avons passé une merveilleuse lune de miel en Martinique.

8. Darlyana est une jeune femme mystérieuse ; je lui ai dédié ses poèmes

Correction : Darlyana est une jeune femme mystérieuse à qui / à laquelle j’ai dédié ses
poèmes.

9. Elle a rencontré les étudiants lors d’un voyage en Allemagne. Elle correspond avec
ces étudiants.

Correction : Elle a rencontré les étudiants avec lesquels/ avec qui elle correspond lors
d’un voyage en Allemagne.

10. L’arbre est un manguier. Nous nous sommes assis à l’ombre de cet arbre.

Correction : L’arbre à l’ombre duquel nous nous sommes assis est un manguier.

III.7. La concordance des temps avec le mode indicatif

Entendons par concordance des temps (expression traditionnelle) ou correspondance des


temps (expression qui serait plus exacte), la concordance automatique et mécanique qui
existe entre le temps du verbe de la proposition principale (qui correspond au moment de
la parle), au mode indicatif et celui du verbe de la proposition subordonnée (qui
correspond au fait dont on parle), au mode indicatif si l'action est réelle, au mode
subjonctif si l'action est incertaine ou au mode conditionnel si l'action est soumise à
condition. Précisons que le temps du verbe de la proposition principale ou phrase matrice
tient lieu de point de référence pour conjuguer le verbe de la proposition subordonnée. Par
ailleurs, notons que la proposition subordonnée exprime une action qui se déroule avant –
dans le passé – celle de la proposition principale (rapport d’antériorité), en même temps que
celle de la proposition principale (rapport de simultanéité) ou après – dans le futur – celle de
la proposition principale (rapport de postériorité). Pour se garder de transgresser les règles
de la concordance des temps, il est indispensable, devant une proposition dite subordonnée,
de se poser la question suivante : le verbe de la subordonnée est-il à l'indicatif, au
conditionnel ou au subjonctif. La réponse à cette question déterminera le temps qui
correspond à chaque mode. Dans ce point, nous allons insister sur la concordance des
temps avec le mode de l'indicatif.

a. L’antériorité

• Si le verbe de la principale est au présent simple ou au futur simple, le verbe


de la subordonnée se mettra au passé composé pour exprimer l’antériorité par rapport
au présent.

60
Exemple : Dieu seul sait toute la souffrance que cette femme a endurée sur la terre des
hommes. / Dieu seul saura toute la souffrance que cette femme a endurée sur la terre des
hommes.

• Si le verbe de la principale est au passé composé, au plus-que-parfait, à


l’imparfait ou au passé simple, le verbe de la subordonnée se mettra au plus-que-
parfait pour exprimer l’antériorité par rapport au passé.

Exemple : Socrate ne répondait jamais aux questions qu’on lui avait posées par des
réponses. / Socrate n’a jamais répondu aux questions qu’on lui avait posées par des
réponses. / Socrate n’avait jamais répondu aux questions qu’on lui avait posées par des
réponses. / Socrate ne répondit jamais aux questions qu’on lui avait posées par des
réponses.

b. La simultanéité

 Si le verbe de la principale est au présent simple ou au futur simple, le verbe de la


subordonnée se mettra au présent simple ou au futur simple pour exprimer la
simultanéité par rapport au présent.

Exemple : C’est son attitude exemplaire qui inspire tous ces étudiants. / Nous irons à la
plage si le temps est agréable. / Les étudiants reprendront les cours quand l’allocation
d’études sera payée.  Si le verbe de la principale est au passé composé, au plus-que-
parfait, à l’imparfait ou au passé simple, le verbe de la subordonnée se mettra à
l’imparfait pour exprimer la simultanéité par rapport au passé.

Exemple : Elle a dit qu’elle venait nous rendre visite bientôt. / Elle avait dit qu’elle venait
nous rendre visite bientôt. / Elle disait qu’elle venait nous rendre visite bientôt. / Elle dit
qu’elle venait nous rendre visite bientôt.

c. La postériorité

• Si le verbe de la principale est au présent simple ou au futur simple, le verbe


de la subordonnée se mettra au futur simple ou au futur proche pour exprimer la
postériorité par au présent.

Exemple : Les syndicats annoncent que le président prendra toutes les mesures
nécessaires. / Les syndicats annoncent que le président va prendre toutes les mesures
nécessaires.

• Si le verbe de la principale est au passé composé, au plus-que-parfait, à


l’imparfait ou au passé simple, le verbe de la subordonnée se mettra au conditionnel
présent pour exprimer la postériorité par rapport au passé.

Exemple : Les syndicats ont annoncé que le président prendrait toutes les mesures
nécessaires. / Les syndicats avaient annoncé que le président prendrait toutes les mesures
nécessaires. / Les syndicats annonçaient que le président prendrait toutes les mesures

61
nécessaires. / Les syndicats annoncèrent que le président prendrait toutes les mesures
nécessaires.

III.8. La concordance des modes : l’emploi du mode dans la subordonnée

A. L’emploi du mode dans la subordonnée conjonctive complétive

Selon les grammairiens, la subordonnée conjonctive complétive est une proposition


subordonnée qui complète, dans la proposition principale, un verbe, un nom ou un adjectif.
Elle remplit la fonction de complément d’objet direct ou indirect du verbe, de complément du
nom ou de l’adjectif. Elle est le généralement introduite par la conjonction de coordination «
que ». L’emploi de l’indicatif ou du subjonctif dans les subordonnées complétives dépend du
sens du verbe, de l’adjectif ou du nom qu’elles complètent.

Exemples :

Cette femme dit [qu’elle a la faconde]. Complément du verbe

Ton souhait [que l’enseignant ne vienne pas] n’a pas été exaucé. Complément du nom

Il est content [qu’il parte]. Complément de l’adjectif

a. L’emploi de l’indicatif

La subordonnée conjonctive complétive introduite par que est à l’indicatif lorsque


l’événement de la phrase subordonnée est présenté comme certain (Je déclare [que ce cours
est intéressant] / il est clair [que ce cours est intéressant]) ou probable (J’ai l’impression
[que l’enseignant viendra en retard demain] / il paraît [que l’enseignant viendra en retard
demain]), sans nuance de doute, de jugement ou d’affectivité.

Expressions commandant l’emploi de l’indicatif


Verbes ou locutions affirmer, annoncer, aviser, avouer, certifier,
verbales à construction
confirmer, constater, croire, déclarer, dire, écrire,
personnelle de déclaration espérer, estimer, imaginer, jurer, penser, prédire,
ou d’opinion remarquer, savoir, se rendre compte, soutenir, etc.
Adjectifs exprimant la assuré, certain, convaincu, sûr, etc.
certitude
Noms exprimant la la certitude, la conviction, la croyance, etc.
certitude ou la croyance
Verbes ou locutions il est certain / clair / évident / incontestable /
verbales à construction
indéniable, c’est certain / clair / évident / vrai, etc.
impersonnelle exprimant la
certitude
Verbes ou locutions il résulte, il se fait, il s’ensuit, il se trouve, etc.
verbales à construction
impersonnelle exprimant le
résultat
Verbes ou locutions il me (te / lui) semble, il paraît, etc.

62
verbales à construction
impersonnelle exprimant la
vraisemblance
Exemples :

1. On espère que vous ne serez pas déconcerté par nos résultats. 2. Sans
vouloir t’offenser, il me semble que tu pourrais te laver les mains.

b. L’emploi du subjonctif

En revanche, on emploiera le subjonctif dans la subordonnée conjonctive complétive


introduite par « que » lorsque l’événement est envisagé dans la pensée à la suite d’un souhait
ou d’un ordre (Je veux [que vous restiez attentifs] / il faut [que vous restiez attentifs]) ou
teinté d’une nuance sentimentale (Je suis heureux [que vous soyez rentrée très tôt] / C’est
malheureux [que vous ne puissiez manger]) ou encore fait l’objet de doute ou de réticence du
locuteur (Je doute [que vous soyez aussi efficace [que vous le prétendez]] / il est peu
probable [que vous soyez aussi efficace [que vous le dites]])

Expressions commandant l’emploi du subjonctif


Verbes ou locutions aimer mieux, approuver, attendre, avoir envie,
verbales à constructioncommander, consentir à, défendre, demander,
personnelle exprimant la
désapprouver, désirer, exiger, interdire, ordonner,
volonté, l’ordre, la prière, permettre,
le préférer, proposer, recommander,
désir, le souhait s’attendre à, souhaiter, tenir à, tolérer, vouloir, etc.
Verbes ou locutions craindre, désespérer, douter, nier, contester, il
verbales à constructionest douteux, il est possible, il est discutable, etc.
personnelle exprimant la
négation, le doute ou
l’incertitude
Verbes ou locutions aimer, avoir peur, détester, préférer, regretter, se
verbales à construction
réjouir, s’étonner, adorer, craindre, être surpris /
personnelle exprimant un triste / content, il est fâcheux / amusant /
sentiment surprenant / étonnant / utile, etc.
Verbes ou locutions il arrive, il se peut, il y a des chances, il est
verbales à construction
possible / impossible, c’est possible / impossible,
impersonnelle exprimant etc. la
possibilité
Verbes ou locutions ex il faut, il s’agit, il suffit, il est essentiel /
verbales à construction
important / nécessaire, c’est essentiel / important /
impersonnelle exprimant nécessaire,
la etc.
nécessité
Verbes ou locutions il est douteux / improbable / peu probable, c’est
verbales à construction
douteux / improbable / peu probable, etc.
impersonnelle exprimant le
doute
Verbes ou locutions il convient, il importe, il suffit, il vaut mieux, il
verbales à construction
est bon / dommage / exclu / heureux / juste /

63
impersonnelle une
préférable / rare / triste / utile, c’est bon /
appréciation ou un jugementdommage / exclu / heureux, etc.
Adjectifs exprimant un content, contrarié, déçu, désolé, ennuyé, fâché,
sentiment fier, furieux, heureux, inquiet, malheureux, triste,
etc.
Noms exprimant un la crainte, le désir, la joie, la peur, le regret, le
sentiment ou un désir souhait, etc.
Exemples :

1. Nous aimerions bien que vous travailliez plus.


2. Elle désire que tous ses vœux soient exaucés.

c. L’emploi facultatif de l’indicatif ou du subjonctif

Dans certaines subordonnées complétives, le choix est possible entre l’indicatif ou le


subjonctif. On emploie l’indicatif si on veut exprimer un fait que l’on considère comme vrai
ou probable (Je ne pense pas [qu’il pleuvra aussi demain]). On emploie le subjonctif lorsque
l’événement de la phrase subordonnée n’est pas présenté comme vrai ou probable, mais qu’il
est simplement envisagé dans la pensée (Je ne pense pas [qu’il soit nécessaire d’y aller]).

Emplois facultatifs de l’indicatif ou du subjonctif


Négation d’une certitude Il n’est pas certain / évident / vrai,
etc. Ce n’est pas certain / évident /
vrai, etc.
Négation d’un doute Je ne doute pas, il n’y a aucun
doute, il n’y a pas de doute, etc.
Négation d’un fait vraisemblable Je ne crois pas, je ne pense pas, il
n’est pas vraisemblable. Ce n’est pas
vraisemblable, etc.
Interrogation au sujet d’une Est-il certain/ évident / vrai ?, etc.
certitude
Interrogation au sujet d’un Doutez-vous ?, etc.
doute
Interrogation au sujet d’un fait Croyez-vous, pensez-vous, est-il
vraisemblable vraisemblable ?, etc.
Verbes ou locutions verbales Admettre, comprendre, concevoir,
supposer, ils est probable, il semble,
etc.
Noms abstraits Le fait, l’idée, l’hypothèse, etc.

Noms exprimant l’espoir L’espoir


Exemples :

1. Il semble qu’on ne pourra ou puisse pas lui extraire sa dent sans l’anesthésier.

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2. Les étudiants avaient cherché à rencontrer les autorités décanales dans l’espoir
qu’elles pourraient ou puissent résoudre leur problème.
3. Il refuse d’admettre qu’ils étaient ou aient été ensemble sur les lieux du crime.
4. Nous ne prétendons pas qu’il est ou soit absolument nécessaire que vous
suspendiez les activités pédagogiques.

B. L’emploi du mode dans la subordonnée circonstancielle

Rappel :

La subordonnée circonstancielle est une phrase qui est enchâssée dans une phrase de
niveau supérieur, dont elle dépend. Elle exprime une circonstance (but, cause, concession,
temps, etc.). Elle est introduite par un subordonnant (à condition que, à moins que, après
que, même si, moins… que, parce que, plus… que, etc.) : « Mon chien vient [quand je
l’appelle].»

Il arrive qu’une subordonnée circonstancielle soit enchâssée dans une autre phrase
subordonnée dont elle dépend : « Je pense [qu’il faudrait partir [avant qu’il pleuve]]. »

Dans certaines subordonnées circonstancielles, on emploie l’indicatif, dans d’autres, le


subjonctif, selon des règles strictes. Ce sont les subordonnants qui régissent le sens de la
subordonnée (but, cause, concession, temps, etc.) et ce sont eux qui commandent l’emploi
de l’indicatif ou du subjonctif.

Exemples :

1. Sachons éviter les offenses puisque nous ne savons pas supporter. (Sénèque)
2. Il y a des services si grands qu’on ne peut les payer que par l’ingratitude.
(Alexandre Dumas)
3. Il ne peut pas pleuvoir chez le voisin sans que nous ayons les pieds mouillées.
(proverbe chinois)

4. La mort vient avant que nous puissions avoir à vivre.

Emploi du mode selon la circonstance exprimée


Mode indicatif Mode subjonctif
Cause ou justification. Cause ou justification.
Conjonctions : comme, étant donné Conjonctions : non que, ce n’est pas
que, parce que, puisque, vu que, du que, soit que… soit que. Exemples :
fait que, sous prétexte que, etc. Je ne vais pas avec ma femme à
Exemples : Etant donné qu’il l’église, a non que je n’en aie pas en vie,
commis de nombreuses fautes
mais j’ai un article d’un ouvrage
directes, il a perdu confiance en lui. collectif à terminer pour lundi
L’enfant pleure parce qu’il a faim. Vu prochain.
que Paul n’est pas disponible, je fais
appel à toi. La réalisation du projet est

65
compromise du fait que le directeur a
démissionné.
Comparaison. Conjonctions :
aussi… que, comme, de même que,
moins… que, plus… que, tel que, ainsi
que, autant que, plutôt que, d’autant
moins que, de la même façon que,
autrement que, plus que, tel que,
comme si, etc. Exemples : Cet enfant
est aussi intelligent que son père. Ces
élèves travaillent plus que les
enseignants ne l’imaginent. Il a élevé
cet enfant comme s’il en avait été le
père géniteur. Il travaille autant que le
ferait son patron.
Concession. Conjonctions : bien
que, encore que, malgré que, où que
(d’où que), quel que, quelque… que,
qui que, quoi que, quoique, si tant est
que, etc. Exemples : Qui que vous
soyez, sonnez avant d’entrer. Où que
j’aille, les difficultés seront toujours
les mêmes. Quoi que je fasse, c’est
toujours la même histoire. Son chef
hiérarchique lui a mis une note bien
qu’il ne l’ait pas méritée.
Quoique Jean soit doué, il n’est
pas parvenu au plus haut niveau.
Opposition ou restriction.
conjonctions : au lieu que, sans que,
non (pas) que, plutôt que, etc.
Exemples : Nous pensons les pèlerins
préfèrent venir à pied plutôt que nous
allions les chercher. Nous prenons
nos parapluies, non (pas) qu’il pleuve,
mais pour nous protéger du soleil.
But ou souhait. conjonctions :
afin que, de crainte que, de façon que,
de manière que, de peur que, de (telle)
sorte que, en sorte que, pour que, etc.
Exemples : J’ai monté le son de
manière que/de façon que tu puisses
entendre la musique depuis la
chambre. J’ai téléphoné très tôt de
peur que/de crainte que tu partes
sans connaitre la nouvelle. J’ai
dépensé une fortune pour que tu
fasses des études.

66
Temps. conjonctions : après que, Temps. conjonctions : avant que,
aussitôt que, comme, depuis que, dès en attendant que, jusqu’à ce que, etc.
que, pendant que, quand, lorsque, au Exemples : La bombe a été
moment où, tant que, tandis que, découverte avant qu’elle n’explose. Il a
chaque fois que, une fois que, parlé à jusqu’à ce que l’on demande de
peine… que, etc. Exemples : Il répond se taire.
toujours quand je lui téléphone.
Pendant que tu dormais, j’ai fait mes
exercices de grammaire. Depuis qu’il
habite ici, il est malade.
Conséquence. Conjonctions : au Conséquence. Conjonctions :
point que, de telle façon que, de (telle)
assez pour que, suffisamment pour
manière que, de (telle) sorte que, en que, trop pour que, etc. Dans une
sorte que, si bien que, à tel point que,
phrase matrice interrogative ou
tant et si bien que, si… que, tant… négative : au point que, si… que,
que, tellement… que, etc. Exemplestant… : que, tellement… que, etc.
Il pleut au point qu’on ne voit plus Exemples : Il y avait assez de
bien la route. Les étudiants ont boissons pour que nous restions
tellement d’exposés à jusqu’au petit matin en boite. Avez-
vous
préparer qu’ils ne répondent plus tant de travail que vous ne
au téléphone. Il a passé plus de temps puissiez répondre au téléphone ?
à s’amuser, si bien qu’/de sorte qu’il a
pris un retard considérable dans la
rédaction de son mémoire de fin de
cycle.
Hypothèse ou condition. Hypothèse ou condition.
Conjonctions : excepté si, du Conjonctions : à condition que, à
moment que, si jamais, sauf si, selon moins que, à supposer que, en
que, suivant que, au cas où, même si, supposant que, en admettant que,
quand bien même, si, que : lorsqu’il pour peu que, pourvu que, soit que…
reprend un si hypothétique, etc. soit que, supposé que, dans
Exemples : Du moment que tu l’hypothèsele où, etc. que : lorsqu’il
veux, cela marchera. Au cas où reprend il un si hypothétique.
ferait beau demain, nous pourrions Exemples : Pour peu/pourvu que tu
envisager une promenade dans les le veuilles. Il sera déclaré champion
bois. Si / si jamais il faisait beau du monde à condition que ses
demain, nous pourrions envisager une contrôles anti-dopage soient bons. En
promenade à la plage. admettant que / en supposant que /
à supposer que / la décision soit
prise.

III.9. Les impropriétés et incorrections les plus courantes de la langue française

Il importe de s’attarder dans le présent sous-point aux impropriétés et incorrections les


plus de la langue française. Bien que la nuance entre ces deux termes soit difficile à cerner,
on se gardera de confondre l’impropriété, qui désigne « l’emploi inapproprié d’un mot, d’un
style ou d’une expression dans un sens qu’il n’a pas » avec l’incorrection qui concerne « ce

67
qui est incorrect dans un énoncé ou un texte ». Retenons qu’un recueil d’impropriétés et
d’incorrections langagières altèrent la qualité de l’expression orale et écrite d’un grand
nombre de locuteurs de ladite langue. Ces impropriétés et incorrections langagières peuvent
être des anglicismes, des archaïsmes, des solécismes, des barbarismes, des pléonasmes, des
ambiguïtés, des contresens. Qu’on prenne ici pour exemple, les diverses tournures verbales
ou non verbales incorrectes les plus régulièrement rencontrées dans nos documents écrits
comme dans nos conversations quotidiennes.

1. Les anglicismes

L’usage du français contemporain est marqué par de nombreux anglicismes. Il faut


entendre par « anglicisme », un mot, une locution, une orthographe, une structure
syntaxique ou une acception qu’un usager de la langue de Molière emprunte légitimement
ou non à la langue de Shakespeare. Pendant que certains emprunts sont déjà admis depuis
longtemps dans la langue française et même aux dictionnaires académiques, d’autres sont
critiqués et jugés abusifs, impropres, voire inutiles en raison de l’existence des équivalents
en français pour désigner les réalités exprimées. Ce qu’il est convenu d’appeler « anglicisme »
se conjugue au pluriel. Ainsi parle-t-on d’anglicisme orthographique, sémantique, lexical,
syntaxique, typographique, etc.

1.1. L’anglicisme orthographique

Il s’agit de la confusion orthographique par laquelle on prête l’orthographe d’un mot


anglais à un mot de la langue française. Exemples :

• Dance pour danse


• Language pour langage
• Manicure pour manucure
• Connection pour connexion

1.2. L’anglicisme sémantique

C’est l’affectation du sens d’un mot proprement anglais à un mot français. Il s'agit donc
d'un mot français utilisé dans le mauvais contexte. On le reconnait, ironiquement, sous
l’appellation de faux ami Exemples :

• Développer une maladie (to develop a disease) pour contracter une maladie
• Quitter ou abandonner son emploi (to resign from his job) au sens de
démissionner de son emploi
• Identifier des problèmes (to identify problems) au sens de déceler des problèmes
• Identifier des solutions (to identify solutions) au sens de proposer des solutions
• Identifier des lacunes (to identify gaps) au sens de découvrir des lacunes
• Identifier les priorités (to identify priorities) au sens de déterminer les priorités
• Identifier les objectifs (to identify targets) au sens de retenir / définir
• Rencontrer des difficultés (to encounter difficulties) au sens d’éprouver des
difficultés

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• Etre confiant que (to be confident that) pour être persuader que/être convaincu
que/avoir bon espoir que/ne pas douter que
• Compléter un formulaire (to complete a form) pour remplir un formulaire
• Certificat de naissance (birth certificate) au sens d’acte de naissance
• Contrôler la situation (have the situation under control) au sens de maitriser / avoir
la situation en main
• Contrôler le marché (to control the market) au sens d’être le roi du marché/dominer
• Une copie d’un article de revue / une copie d’un journal étranger / une copie du
contrat de vente (a copy of a journal article / a copy of a foreign newspaper / a copy of the
contract of sale) au sens d’un exemplaire d’un article de revue…
• Couper les prix au sens de réduire /vendre au rabais
• Des résultats corrects (correct results) au sens des résultats exacts
• Définitivement, cet athlète va remporter la course au sens de sans aucun
doute/assurément/décidément
• C’est définitivement mieux ainsi au sens de indiscutablement / indéniablement /
certainement
• Développer un nouveau système (une technique) (to develop a new system) au sens
de concevoir / élaborer / mettre au point
• Ce livre est disponible dans toutes les librairies au sens de en vente
• Des mesures drastiques au sens de draconienne/radicales/énergiques
• Finaliser un travail (to finalize a work) au sen de terminer/parachever/mettre la
dernière main à
• Dans le futur (in the future) au sens de à l’avenir
• Initier des mesures au sens d’instaurer
• Initier une affaire au sens de lancer/inaugurer
• Une ligne complète d’articles ou de produit au sens de un assortiment/une
gamme/un éventail/un ensemble/une collection/une série
• Etre opérationnel au sens d’être en vigueur, en activité, en service, en exploitation,
être ouvert, fonctionner
• Saisir ou profiter de l’opportunité au sens […] l’occasion
• Filière offrant de grandes opportunités au sens […] possibilités/perspectives
• Faire passer une loi au sens de faire adopter ou voter une loi
• Avoir toutes les qualifications requises pour occuper un emploi au sens de […] la
compétence/la formation/les qualités
• Etre supposé faire qqch au sens d’être censé faire qqch
• Syllabus au sens de sommaire/plan de cours
• Supporter une équipe au sens de soutenir
• Avoir une belle température au sens de faire beau
• Article de seconde main au sens […] d’occasion
• Dépendant de ce que vous voulez faire pour selon l’intention que vous avez
• Concernant votre demande au sens de au sujet de votre demande
• Année académique au sens d’année scolaire ou universitaire
• Réaliser au sens de prendre conscience
• La personne en charge au sens de la personne responsable
• Gardez la ligne au sens de ne quittez pas
• Avoir une chance au sens d’Avoir une possibilité
• Etre en charge de (to be in charge of) au sens d’être chargé de (pour une tâche ou
un domaine d'activité), être responsable de (pour une organisation)

69
1.3. L’anglicisme lexical
Il s’agit de l'emprunt non reconnu à la langue anglaise d'un mot ou d'une expression
alors que ce mot ou cette expression existe déjà en français. Exemples :
• Feedback pour rétroaction
• Remake pour nouvelle adaptation
• Best-seller pour succès en librairie
• Coach pour entraineur, mentor
• Pacemaker pour stimulateur cardiaque
• Gloss pour brillant à lèvres
• Brainstorming pour remue-méninges
• Challenge pour défi
• Booster pour relancer, augmenter, stimuler
1.4. L’anglicisme syntaxique
C’est la traduction littérale d’une phrase ou d’une expression anglaise. Exemples :
• Vous êtes demandé au téléphone au lieu de on vous demande au téléphone
• Je marche sur la rue au lieu de je marche dans la rue
• Aller en grève au lieu de faire grève
• Vivre en campagne au lieu de vivre à la campagne
• Etre sous observation au lieu d’être en observation
1.5. L’anglicisme typographique
Anglicismes qui portent sur les symboles et les abréviations. Exemples :
• Mr au lieu de M.
• Dr au lieu de Dr
• No au lieu de No

1.6. L’anglicisme locutionnel

C’est la traduction littérale de locutions propres à la langue anglaise. Exemples :

• Annonces classées (calque de classified advertisements) au lieu de petites


annonces
• Centre d’achats (calque shopping centre) au lieu de centre commercial
• Prendre pour acquis (calque de to take for granted) au lieu de tenir pour
acquis
• Retourner un appel (calque to call back) au lieu de rappeler
• Etre dans le même bateau (calque to be in the same boat) au lieu d’être dans
le même cas

• Laisser savoir (calque de to let know) au lieu de faire savoir

70
• Être en charge (calque de «in charge of») au lieu d’être chargé de  Faire du
sens (calque de «make sense») au lieu d’avoir du sens

2. Les archaïsmes

On entendra par « archaïsme », des mots, des expressions ou des tournures qui se
rapportent à la langue et au style d’une époque antérieure à celle où ils sont employés.
Bien que certains soient encore usités dans le français moderne, il n’en demeure pas
moins que d’autres ont disparu ou sont en voie de disparition de l’usage standard.
Exemples :

• Dispendieux pour cher


• Plaisant pour aimable, agréable
• Présentement pour actuellement, à présent
• Connecter pour brancher
• Garde-robe pour placard

• Barbier pour coiffeur


• Linge pour vêtements
• Proche de au lieu de près de

3. Les solécismes

On entendra par « solécisme » une faute contre les règles de la syntaxe au regard de la
grammaire. Bien entendu, cette faute peut porter par exemple sur l'emploi incorrect
d'une préposition, d'une conjonction ou d'un pronom relatif, du verbe donné à la place
d’un autre verbe (par exemple « être » à la place d’« avoir » vice versa), etc. Exemples :

Formes fautives Formes correctes


C’est à cause de C’est grâce à l’intervention des médecins, que
l’intervention des tout s’est bien passé.
médecins, que tout s’est
bien passé.
A chaque fois / A chaque Chaque fois / Chaque fois que…
fois que
A compte-gouttes Au compte-gouttes
A part que… Sauf que / Excepté que / Hormis que
A : Je n’aime pas les A : Je n’aime pas les dictateurs. B: Moi non plus
dictateurs. B: Moi aussi.

71
C’est lui dont on parle. C’est de lui qu’on parle.
C’est de lui dont on parle.
Causer à quelqu’un. Causer avec quelqu’un.
Au fur et à mesure A mesure qu’avance le troupeau…
qu’avance le troupeau…
Au nom du Président et à Au nom du Président et en mon nom
mon nom personnel… personnel…
C’est ici où on mange. C’est ici qu’on mange / C’est ici que l’on mange
Ce que j’ai besoin. Ce dont j’ai besoin.
Dix à quinze étudiants Dix ou quinze étudiants
Crier (sur / après) Crier contre quelqu’un
quelqu’un
D’ici demain D’ici à demain
De façon à ce que / De De façon que / De manière que
manière à ce que
J’ai été au spectacle. Je suis allé au spectacle.
Pour pallier à cette lacune, Pour pallier cette lacune, je m’en occuperai
je m’en occuperai.
De la Sixième en Terminale De la Sixième à la Terminale
De toutes les façons / De De toute façon / De toute manière (= en tout
toutes les manières cas)
(= de plusieurs façons, de
plusieurs manières)
Demander après quelqu’un Demander quelqu’un
Des fois, il fait chaud Parfois il fait chaud / Quelquefois il fait chaud
En Afrique, la maternité et En Afrique, maternité et soumission interfèrent.
la soumission s’interfèrent.
Etre devant un dilemme Etre enfermé dans un dilemme
Faciliter la tâche à Faciliter la tâche de quelqu’un
quelqu’un
Fixer quelqu’un Regarder fixement quelqu’un
Il confond le respect à Il confond respect et hypocrisie.
l’hypocrisie.

chercher après chercher quelqu'un


quelqu'un être en être en colère contre quelqu'un
colère après
quelqu'un
Il est aussi grand comme Il est aussi grand que moi.
moi.
différencier le vrai d'avec le différencier le vrai du faux

72
faux
échouer un examen échouer à un examen / échouer à qqch
J'ai été en voyage à Cuba. Je suis allé en voyage à Cuba.
On se rencontre demain On se rencontre demain à midi.
midi.
Pas un seul membre était Pas un seul membre n'était présent.
présent.
Nous, on est allé au Nous, nous sommes allés au restaurant.
restaurant.
À ce qu'il paraît que... Il paraît que…
Je me rappelle de Je me rappelle notre rencontre. / Je me le
notre rencontre. / Je rappelle. / se rappeler les bons moments
m'en rappelle. / se
rappeler des bons
moments
comme si rienn'était comme si de rien n'était
Il a téléphoné le Il a téléphoné au
responsable. responsable. Il lui
a téléphoné.
il n’est pas °prêt de changer Il n’est pas près de changer d’avis
d’avis;
je me rappelle °d’elle je me la rappelle, je me rappelle cette femme
il a °retrouvé la santé, la Il a recouvré la santé ; la liberté
liberté
les experts considèrent les experts considèrent votre proposition°
votre proposition° comme irréalisable
irréalisable
elle est partie sans qu’on Elle est partie sans qu’on s’en aperçoive
°ne s’en aperçoive
nous °avons convenu de nous sommes convenus de nous rencontrer
nous rencontrer demain demain
au tout début, °à la toute tout au début, tout à la fin,
fin
Il est probable qu’il soit Il est probable qu’il est malade.
malade.
Il étudie dans le but de Il étudie en vue de réussir ses concours. Il
réussir ses concours. étudie pour réussir ses concours. Il étudie dans
le dessein de réussir ses concours. Il étudie
dans l’intention de réussir ses …
Nous informons aux élèves Nous informons les élèves que
que…
Nous sommes solidaires Nous sommes solidaires de la population.

73
avec la population.
Nous vous exhortons de Nous vous exhortons à bien travailler.
bien travailler.
Il se prépare pour voyager. Il se prépare à voyager.
Il sèche les cours, soi- Il sèche les cours sous prétexte qu’il est malade
disant qu’il est malade.
Ils ont trois enfants en Ils ont trois enfants à charge.
charge.
Opérer quelqu’un à l’œil Opérer quelqu’un de l’œil
Où en es-tu avec tes études Où en es-tu de tes études ?
?
J’ai comme l’impression J’ai l’impression que… J’ai le sentiment que…
que…
J’ai dit « poison » au lieu de J’ai dit « poison » au lieu de « poisson » : le
« poisson » : le professeur professeur m’a repris
m’a corrigé.
J’ai hérité ce pouvoir J’ai hérité de ce pouvoir / J’ai hérité ce pouvoir
de mon père
Aussi étonnant que cela Si étonnant que cela paraisse
paraisse
Pour ne pas qu’il meure Pour qu’il ne meure pas
Suite à votre lettre du… En réponse à votre lettre du… En référence à
votre lettre du…
Surtout qu’il est paresseux D’autant (plus) qu’il est paresseux
J’ai viré cinq millions de J’ai viré cinq millions de francs CFA sur ton
francs CFA dans ton compte bancaire
compte bancaire.
C’est là où je vais C’est là que je vais
Il était absent de l’audience Il était absent au moment de l’audience
Ce qui advenir de lui, ce Ce qu’il va advenir de lui ; cequ’il deviendra de
qui adviendra de lui lui
Je n’en suis pour rien. Je n’y suis pour rien.
Je regarde le soleil à Je regarde le soleil au travers des nuages.
travers les nuages.
Je te rappelle de suite Je te rappelle tout de suite / tantôt / bientôt.
Je touche mille francs de Je touche mille francs l’heure. Je touche mille
l’heure. francs par heure.
Je viens vous voir par Je viens vous voir au sujet de mon frère. Je
rapport à mon frère. viens vous voir à propos de mon frère.
Je vote Bongo. Je vote pour Bongo. Je vote en faveur de Bongo.
Je vous prie de lire, s’il Je vous prie de lire…Lisez, s’il vous plaît…

74
vous plaît.
Jouer au balafon Jouer du balafon (On joue d’un instrument de
musique)
Jusqu’à ce que je suis Jusqu’à ce que je sois devenu adulte
devenu adulte
L’élève dont je t’ai parlé de L’élève de la paresse duquel je t’ai parlé.
la paresse.
La cérémonie est prévue à La cérémonie est prévue pour 7 heures / La
7 heures / La cérémonie cérémonie est prévue pour lundi
est prévue lundi
Prendre de l’air Prendre l’air. Mais : Prendre un peu d’air
La police m’a La police a perquisitionné chez moi / La police a
perquisitionné / La police a perquisitionné dans mon domicile
perquisitionné mon
domicile
S’inscrire à un concours, à S’inscrire pour un examen, pour un concours
un examen
Une poste de responsabilité Un poste à responsabilité
Vendre en détail, Acheter Vendre au détail ; Acheter au détail. Mais :
en détail Etudier en détail, par le détail
D’ici jeudi D’ici à jeudi
Ma maison est située en Ma maison est située en contrebas de la route.
bas de la route.
Ma maison est située en Ma maison est située en contre-haut de la
haut de la route. route.
Ma sœur écrit avec la main Ma sœur écrit de la main gauche
gauche.
Mettre un plan en Mettre un plan à exécution
exécution
N’importe où je vais, je la Où que j’aille, je la revois !
revois !

4. Les barbarismes

L’Encyclopédie des gens du monde : répertoire universel des sciences définit le barbarisme
comme « une faute de diction qui consiste à se servir d’un mot inusité ou inconnu, ou à
employer une locution vicieuse et tout à fait étrangère à une langue, ou à donner à un mot
un sens qui n’est pas le sien, ou à parler, contre la pureté d’une langue, en des termes pris
dans un mauvais sens ou mal associé ». On distingue deux types de barbarismes : le

75
barbarisme lexical dont la faute porte sur un élément du lexique, par exemple l’inversion
de lettres (aréoport au lieu d’aéroport), l’ajout de lettres (disgression au lieu de
digression) ou l’analogie entre deux mots (tête d’oreiller au lieu de taie d’oreiller) et le
barbarisme grammatical dont la faute porte sur la grammaire, par exemple mourirai au
lieu de mourrai). Exemples :

Formes fautives Formes correctes


Moi, je supporte l’équipe Moi, je soutiens (encourage)
gabonaise l’équipe gabonaise
Madame s’est accaparée de mon Madame a accaparé mon porte-
porte-monnaie. monnaie. / Madame s’est
emparée de mon porte-
monnaie. / Madame s’est
approprié mon porte-monnaie.
Ma femme m’a fait un beau Ma femme m’a donné un beau
bébé. bébé. / Mon mari m’a fait un
beau bébé.
Lucie est devenue ma femme Lucie est devenue ma femme,
depuis que je l’ai mariée. depuis que je l’ai épousée.
Les enseignants grèvent Les enseignants sont en grève. /
Les enseignants font grève
Le surveillant a sanctionné un Le surveillant a puni un élève / Le
élève surveillant a pris une sanction
contre un élève
Les admis et les échoués Les admis et les recalé
Je n’ai pas eu le temps matériel Matériellement, je n’ai pas eu le
d’aller vous voir. temps d’aller…
Je dois l’avoir rencontré une J’ai dû le rencontrer une fois.
fois.
La situation s’empire La situation empire
La soi(t)-disante miss / Le La soi-disant miss ; La prétendue
soi(t)-disant bulletin miss / Le prétendu bulletin
Ils se sont échangé les Ils ont échangé les drapeaux.
drapeaux.
J’ai attrapé la grippe. J’ai la grippe. Je suis grippé. J’ai
contracté la grippe.
Suspecter la mauvaise foi de Soupçonner la mauvaise foi de
quelqu’un quelqu’un. N.B. : Mais on
suspecte la bonne foi de
quelqu’un.

76
La Deuxième guerre mondiale La Seconde Guerre mondiale (S et
G majuscules). « deuxième »
implique « troisième »
Pointer à l’horizon Poindre à l’horizon
J’ai l’honneur de vous faire part J’ai l’honneur de vous informer
que… que…
J’ai obtenu une note faible. J’ai obtenu une note basse.
J’ai obtenu une forte moyenne J’ai obtenu une moyenne haute
en français. en français.
J’hésite entre deux alternatives. Je suis dans une alternative.
J’hésite devant une alternative.
On se pose la question de savoir On se demande si
si… …
Il m’a giflé expressément. Il m’a giflé exprès. Il m’a giflé
délibérément (sciemment).Il m’a
miroité sa compétence. Il m’a
fait miroiter sa compétence.
Il n’en demeure pas moins qu’il Il n’en demeure pas moins qu’il
soit bête est bête
Il s’hasarde… Il se hasarde… (Pas d’élision ni de
liaison)
Nous avons initié une méthode. Nous avons conçu une
méthode. / Nous avons initié nos
élèves à une méthode
Nous débutons la discussion. Nous entamons la discussion.
Placer (mettre) la barre haute Placer haut la barre
Poursuivre un but / (Peut-on Viser un but / poursuivre une fin
poursuivre quelque chose
d’immobile ?)
Réduire au maximum Réduire au minimum
S’avérer faux Se révéler faux (S’avérer = se
révéler vrai)

Sa prétention équivaut à son Sa prétention n’a d’égale que son


ignorance ignorance
Solutionner un problème Résoudre un problème
Sûr et certain Sûr ; Certain
Sur le même pied d’égalité Sur le même pied / Sur un pied
d’égalité
Urgemment D’urgence / De toute urgence
Je m’en fais beaucoup Je m’inquiète beaucoup
Taxer quelqu’un de fou Qualifier, traiter quelqu’un de fou

77
Vous (n’) êtes (pas) sans Vous n’êtes pas sans savoir…
ignorer… Vous savez…
Agoniser qqn d’injures Agonir qqn d’injures
Comme par exemple Comme ou par exemple
Commémorer un anniversaire Commémorer un événement
(attiser la mémoire). Mais :
Fêter un anniversaire
Dans le but de Dans l’intention de
Etre atteint par la limite d’âge Atteindre la limite d’âge
Eviter un ennui à qqn Epargner un ennui à qqn
Il n’arrête pas de bavarder Il ne cesse de parler
Il risque de l’emporter Il a des chances de l’emporter
Je vous serez gré de… Je vous saurais gré de…
Je réalise ce qu’il a fait Je me rends compte de ce qu’il a
fait
Cela ressort de sa compétence Cela ressortit à sa compétence
Il a des chances de perdre. Il risque de perdre.
Il s’en est suivi un accident. Il s’est ensuivi un accident.
Vous ne m’en voulez pas. Ne m’en veuillez pas.
Consentir à ce que… Consentir que…
Programmer une réunion Fixer une réunion
Comme convenu Comme il a été convenu
Une occasion à profiter Une occasion à saisir
Accomplir une mauvaise action Commettre une mauvaise action
Etre d’accord avec les motifs, Souscrire aux motifs ; partager
l’avis, une décision l’avis ; se rallier à une décision
Porter atteinte à autrui Nuire à qqn
La cour est compétente La cour a compétence pour
d’entendre la présente affaire ; entendre ; a la compétence de ; a
a la compétence pour ; a pour compétence pour
compétence à
La loi deviendra effective Entrera en vigueur
Le discours de Mandela Le discours de Mandela accrédite
crédibilise le combat des le bien fondé du combat des
Noirs. / Ses retards répétés Noirs. / Ses retards répétés l’ont
l’ont décrédibilisé discrédité
Finaliser son projet de Master Mettre la dernière main à son
projet de Master
Finaliser des négociations Conclure des négociations
La situation est sous contrôle Nous maîtrisons la situation.

78
Le contrôle des naissances La limitation des naissances
Nous contrôlons la région Nous sommes maitres de la
région
A la base, les étudiants Dans un premier temps,
pensaient avoir raison A la les étudiants… Il a
base, il a joué au football. d’abord joué au football.
Le congrès se clôture la Le congrès s’achève la semaine
semaine prochaine prochaine.

Il faut clôturer ce dossier Il faut clore ce dossier.


Conscientiser les parents des Avertir les parents des dangers de
dangers de l’alcool / l’alcool. / Faire prendre
Conscientiser les conscience aux consommateurs
consommateurs que… que…
Un événement qui fera mémoire Un événement qui fera date, dont
on se souviendra, qu’on se
remémorera
L’art du vivre ensemble L’art de vivre ensemble
Les acteurs du vivre ensemble Ceux qui recherchent l’harmonie
dans les sociétés.
En termes d’efficacité / En En matière d’efficacité / Quant à
termes de la consommation /
consommation / En termes de Pour ce qui est du confort
confort
Il a un talent spécifique / Une Il a un talent particulier / Une
voix au timbre spécifique voix au timbre spécial
Au plan international / Au plan Sur le plan international / Sur le
juridique / Au plan économique plan juridique / Au point de vue
/ C’est indéfendable au plan économique / C’est indéfendable
moral au point de vue moral
Une théorie basée sur des faits Une théorie établie sur des bases
vérifiables / Un raisonnement vérifiables / Un raisonnement
basé sur des déductions
judicieuses / Une prospérité établi sur des déductions
basée sur l’industrie et judicieuses /
l’agriculture
Une prospérité fondée sur
l’industrie et l’agriculture
Des fois, il reste des semaines Quelquefois, il reste des semaines
sans venir nous voir / sans venir nous voir /
Des fois, il neige jusqu’en mai Parfois il neige jusqu’en mai
Depuis la tour, vous voyez tout De la tour, vous voyez tout le
village. / Il l’a salué de sa

79
le village / Il l’a salué depuis sa fenêtre / Des images
fenêtre / Des images retransmises de Londres
retransmises depuis
Londres
Comment ça été ? Comment est-ce allé ? Cela est-il
bien allé ?
Alors, ça a été ? Cela vous a-t-il plu ? Etes-vous
satisfait ?
S’est-il décidé ou pas ? S’est-il décidé ou non ?
Viendra-t-il ou pas ? Viendra-t-il ou non ?
Par rapport au match, il faut A propos du match, il faut
que… / Réagir par rapport à que… / Réagir à une
une déclaration. / Je vous déclaration / Je vous rappelle au
appelle par rapport à mon sujet de ou relativement à mon
dossier dossier
C’est de cela dont il s’agit C’est cela dont il s’agit. / C’est de
cela qu’il s’agit.
C’est juste incroyable ! / Il est C’est tout à fait incroyable ! / Il
juste magnifique. / C’est juste est tout simplement
trop beau. magnifique. / C’est vraiment
beau.
Au final, qu’en pensez-vous ? / Finalement, en dernier ressort,
Au final, il a préféré s’en aller. / en dernière analyse, qu’en
Je dirai, au final, que… pensez-vous ? / Pour finir ou à la
fin, il a préféré s’en allé. / Je
dirai, en dernier lieu, ou pour
finir, que…
Exploser un record Battre largement, surpasser ou
pulvériser un record
Se montrer sévère à l’encontre Se montrer sévère à l’égard de, à
de… l’endroit de, envers…
Un tissu genre velours Un tissu qui ressemble au
velours, proche du velours.
Une menace, une accusation à Une menace, une accusation à
l’encontre des femmes l’endroit des femmes ou envers
les femmes

5. Les pléonasmes

Si l’on en croit le Dictionnaire de français Larousse, un pléonasme est « une répétition


dans un même énoncé de mots ou d’expressions ayant le même sens, soit par maladresse

80
[ou par ignorance] (par exemple : descendre en bas), soit dans une intention stylistique (par
exemple : Je l'ai vu, dis-je, vu, de mes propres yeux, vu [Molière]) ».
Rappelons que la répétition est vicieuse, superfétatoire, exagérée, impropre et
condamnée lorsqu’elle n’ajoute rien à la pensée du locuteur. En revanche, elle est
justifiée et tolérée dans l’usage courant de la langue lorsqu’elle est non seulement
énoncée délibérément, mais encore et surtout lorsqu’elle est un effet expressif clairement
souhaité et recherché par le locuteur.
Exemples :

Formes redondantes Formes correctes


Le professeur s’est esclaffé de Le professeur s’est
rire durant le cours esclaffé durant le cours
Toute l’équipe sportive est L’équipe sportive est
unanime! unanime!
Je pourrais probablement le Je pourrais le publier
publier.
Pouvez-vous le rédiger par écrit, Pouvez-vous le rédiger,
s.v.p.? s.v.p.?
Abolir entièrement Abolir
Accumuler les erreurs les unes Accumuler
sur les autres
Achever entièrement Achever
Ainsi par exemple Ainsi / par exemple
Ajouter en plus Ajouter
Après autorisation préalable Autorisation
Au grand maximum Maximum
Car, en effet Car
C’est réciproque de part et C’est réciproque
d’autre
Collaborer ensemble Collaborer, travailler
ensemble
Comparer entre eux Comparer
Confronter mutuellement Confronter
Continuer encore Continuer
Descendre en bas Descendre
Des perspectives d’avenir Des perspectives
Devenir par la suite Devenir
Différer à une date ultérieure Différer
Un oubli involontaire Un oubli

81
Etre contraint malgré soi Etre contraint
Actuellement en cours / En cours
Présentement en cours
Enfin pour conclure/ Enfin Enfin
pour finir/ Enfin pour terminer
Une erreur volontaire Une erreur
Un extrait tiré de Un extrait
Il suffit simplement Il suffit
S’esclaffer de rire S’esclaffer
Joindre ensemble Joindre
Importer de l’étranger Importer
Mais cependant / Mais toutefois Mais
/ Mais pourtant
Le gîte et le couvert Le gîte
J’ai été forcé malgré moi de J’ai été forcé de quitter
quitter cet emploi cet emploi
Porter une fausse perruque Une perruque
Le moindre petit Le petit
Nos règlements ponctuels et Nos règlements
réguliers
Pendant la durée de mon Pendant mon absence
absence
Des phases successives Des phases
Rédiger par écrit Rédiger
Répéter de nouveau Répéter
S’entraider mutuellement S’entraider
Surprendre à l’improviste Surprendre
Toujours encore impayé Toujours impayé
Nous pourrions peut-être Nous pourrions
Le premier en tête Le premier
Une heure de temps Une heure
Une identité parfaite Une identité
Un faux prétexte Un prétexte
Une panacée universelle Panacée
Prévenir par avance Prévoir
Tous sont unanimes Ils sont unanimes.
Se cotiser à plusieurs Se cotiser
Redemander de nouveau Redemander, demander
à nouveau
Les premiers balbutiements Les balbutiements
Accepter volontairement Accepter

82
Avoir le monopole exclusif Avoir le monopole
Avoir un bel avenir devant soi Avoir un bel avenir
Un bilan rétrospectif Un bilan
Comme par exemple Comme/par exemple
Hasard imprévu Hasard
Marcher à pied Aller à pied, marcher
Puis ensuite Puis / ensuite
Il est mort des suites d'une Il est mort d'une longue
longue maladie maladie
Il risque de gagner beaucoup Il a des chances de
d’argent. gagner beaucoup
d’argent.
Il n'y a que cette autre Il n’y a que cette autre
alternative. possibilité.
C’était plus pire. C’était bien pire ou
c’était encore pire.
C’est quasiment terminé. C’est presque terminé.
Une preuve probante Une preuve
Une rafale de vent Une rafale
Refaire encore Refaire
Un bref résumé Un résumé
Retenir d’avance Retenir
Assez satisfaisant Satisfaisant
Une secousse sismique Une secousse
Solidaires les uns des autres Solidaires
Suivre derrière Suivre
6. Les ambigüités

On sait, grâce aux dictionnaires, que l’ambiguïté est rattachée à un terme ou à un


discours qui possède plusieurs sens, plusieurs interprétations, et qui porte à confusion.
Exemples :

• Il a aperçu une belle femme avec un télescope.

Sens 1: Il a aperçu une belle femme au moyen d’un télescope.

Sens 2: Il a aperçu une belle femme ayant un télescope.

• Cette femme sent la rose.

83
Sens 1: Cette femme hume l’odeur de la rose.

Sens 2: Cette dégage une odeur de la rose.

• Il a envoyé un ordinateur portable de Paris.

Sens 1: Il a envoyé un ordinateur portable en provenance de Paris.

Sens 2: Il a envoyé un ordinateur portable français.

III.10. Le participe présent et l’adjectif verbal

Rappelons que le participe présent — qui « garde l’essentiel des propriétés du verbe 1 » —
et l'adjectif verbal — qui « se comporte comme un véritable adjectif qualificatif 2 » — sont
deux formes se terminant par -ant. Il importe de savoir que « tous les verbes — à

1 Martin Riegel, Jean-Christophe Pellat et René Rioul, Grammaire méthodique du français, Paris, Presses Universitaires de
France, 1994, p. 340.
2 Ibid.

84
l’exception des verbes impersonnels — ont un participe présent, alors que certains
seulement ont un adjectif verbal qui leur correspond 1 ». Tandis que le participe présent
reste toujours invariable — excepté dans des expressions anciennes comme les ayants
droit, toutes affaires cessantes… —, l’adjectif verbal pour sa part, s’accorde en genre et
nombre avec le nom auquel il se rapporte.

A. Comment peut-on reconnaitre un participe présent d’un adjectif verbal ?

On peut reconnaitre le participe présent lorsque :

a.
la forme en –ant est accompagnée d'un complément d’objet direct ou indirect ou
d’un complément circonstanciel

Exemples : 1. Les voleurs ont fui, abandonnant tous les

bijoux.

2. Voilà des romans intéressant tous les lecteurs.


3. Nous adorons cette jeune femme luttant courageusement contre les goujats.
4. Le chat, grimpant sur le toit, disparut en un instant.
5. Voilà des étudiants discutant depuis une heure.
6. C’est une femme obéissant à son mari.

b.
la forme en –ant est un verbe pronominal
Exemples :

1. Se fiant à leur intuition, les étudiants révisèrent tous les chapitres du cours.
2. Nous les avons vus se disputant.
3. Nous les avons surpris s’embrassant.
4. Nous les avons trouvés s’insultant.

c.
la forme en – ant est précédée de l'adverbe de négation « ne » complété par « pas »,
« jamais », etc. :

Exemples :

1. N’obéissant qu’à désirs, elle se lança à la poursuite de cet homme.


2. Elle demeura silencieuse, ne sachant plus quelle réponse donnée à son ami.
3. Ce sont des étudiants ne posant jamais de questions à l’enseignant.
4. Les lumières ne s’allumant pas, tout le quartier est restée plongé dans l’obscurité.

1 Ibid., p. 339.

85
d.
la forme en – ant est employée avec le verbe « aller » ou « s’en aller »
Exemples :

1. La crise sociale va croissant.


2. Les difficultés vont diminuant.
3. Ses échecs allaient croissant.
4. Il va sollicitant l’aide de tous les enseignants.

e.
la forme en – ant forme avec un groupe nominal une subordonnée causale
Exemples :

1. La persévérance aidant, cet étudiant a pu soutenir son mémoire de Master.


2. Le soir tombant, le berger ramène le troupeau à la bergerie.
3. Le beau temps revenant, tout le monde est rentré chez soi.

f.
La forme en – ant est « soi-disant »
Exemple :

1. Voici leur soi-disant professeur.


2. Je déteste les soi-disant leçons de morale.

B. Comment peut-on reconnaitre un adjectif verbal d’un participe présent ?

On peut reconnaitre l’adjectif verbal lorsque :

a.
la forme en – ant est épithète liée ou détachée (apposé)
Exemples :

1. Des rosiers grimpants avaient envahi la façade.


2. C’est une personne méfiante.
3. C’est une femme obéissante.
4. Il est assis sur une place payante.
5. C’est une chaussée glissante.
6. Je me remis en route, cherchant toujours ce trésor.
7. Je mange sans me contrôler, tel un homme sortant d’une prison et redécouvrant la
bonne vie.
8. Pour fêter mes 18 ans, mes parents ont organisé une soirée dansante.

b.
la forme en – ant est attribut du sujet ou du complément d’objet direct

Exemples :

1. La chaussée est glissante.

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2. Ce livre semble intéressant.
3. Je le trouve intéressant.

c.
la forme en – ant est précédé d’un adverbe (autre que "ne")
Exemples :

1. Méfiez-vous des éléments souvent changeants.


2. Une poudre trop blanchissante fera merveille.

C. Autour des particularités orthographiques entre le participe présent et


l’adjectif verbal

Il est essentiel de noter que le participe présent et l’adjectif verbal se distinguent


quelquefois par leur orthographe. Comme en atteste le tableau ci-dessous :

a. Verbe en –er et –oir


Verbe à l’infinitif Participe présent en Adjectif verbal en –
– ant ent
Abstenir Abstenant Abstinent
adhérer adhérant Adhérent
Afférer Afférant Afférent
Affluer Affluant Affluent
Coïncider Coïncidant Coïncident
Déférer Déférant Déférent
Différer Différant Différent
Exceller Excellant Excellent
Equivaloir Equivalant Equivalent
Expédier Expédiant Expédient
Influer Influant Influent
Précéder Précédant Précédent
Présider Présidant Président
Résider Résidant Résident
Somnoler Somnolant Somnolent
Valoir Valant Valent
Violer Violant Violent

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b. Verbe en –guer
Verbe à l’infinitif Participe présent en Adjectif verbal en –
– guant gant
Extravaguer Extravaguant Extravagant
Fatiguer Fatiguant Fatigant
Intriguer Intriguant Intrigant
Naviguer Naviguant Navigant
Zigzaguer Zigzaguant Zigzagant
Exemples :

1. Des enfants fatiguant leurs parents. / Des enfants fatigants


2. Un accident intriguant la foule. / Un accident intrigant.

c. Verbe en – quer
Verbe à l’infinitif Participe présent en Adjectif verbal en –
– quant cant
Communiquer Communiquant Communicant
Convaincre Convainquant Convaincant
Fabriquer Fabriquant Fabricant
Provoquer Provoquant Provocant
Suffoquer Suffoquant Suffocant
Vaincre Vainquant Vaincant
Vaquer Vaquant Vacant
Exemples :

1. La porte communiquant avec la chambre. / Les vases communicants.


2. Un chanteur convainquant son public. / Un exposé convaincant.
3. Un homme vaquant à ses occupations. / Un poste vacant.

d. Verbe en – ger
Verbe à l’infinitif Participe présent en– Adjectif verbal en –
geant gent
Converger Convergeant Convergent
Déterger Détergeant Détergent
Diverger Divergeant Divergent
Emerger Emergeant Emergent
Négliger Négligeant Négligent

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Obliger Obligeant Obligent
Exemples :

1. Des manifestations convergeant vers le centre ville. / Des efforts convergents.


2. Un étudiant négligeant ses études. / Un étudiant négligent.

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III.11. Le participe passé et ses difficultés

L’accord du participe passé en douze (12) règles

Règle 1. L’accord du participe passé sans auxiliaire

1.1. Quand le participe passé est employé sans auxiliaire, c’est-à-dire seul, il adopte les
règles de l’adjectif qualificatif. Ceci pour dire qu’il s’accorde en genre et avec le nom ou le
pronom auquel il se rapporte. Ainsi, quand il est :

a. Employé comme épithète, il s’accorde en genre et en nombre avec le nom qu’il


qualifie. Exemples : Les nouvelles annoncées. Le linge nettoyé.

b. Employé comme attribut sans verbe attributif exprimé, il s‘accorde en genre et en


nombre avec le nom ou le pronom dont il est l’attribut. Exemple : Si vous aviez vu ma
voiture ! Saccagé, dévalisée, ruinée !

c. Employé comme attribut du complément d’objet direct, il s’accorde en genre et en


nombre avec ce dernier. Exemple : J’estime ce prix trop élevé.

1.2. Les participes « entendu ! » « compris ! » « terminé ! » employés seuls comme


adverbes comme exclamations sont invariables. Exemples : Entendu ! Nous
passerons demain très tôt le matin. Nous en avons marre de cette politique !
Terminé ! Sors d’ici, compris !

1.3. Le participe « fini » employé dans une phrase exclamative sans verbe peut ou
non s’accorder. Exemples : Fini les grèves à l’université Omar Bongo de Libreville !
Finies les grèves à l’université Omar Bongo de Libreville.

1.4. Les participes « attendu, compris, non-compris, y compris, étant donné,


excepté, ôté, ouï passé ; supposé, vu »

• Placés devant un nom ou un pronom, ils restent invariables. Exemples : Toute la


ville a été bombardée par les terroristes, excepté les quelques écoles au sommet de

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la colline. Révisez tous les chapitres du cours, y compris ceux des cours du mois
passé.

• Placé après un nom ou un pronom, ils restent variables. Exemples : Toute la ville a
été bombardée par les terroristes, ces quelques écoles exceptées. Révisez tous les
séquences du cours, celles des cours précédents comprises.

• Les expressions « étant donné, mis à part, fini, passé » lorsqu'elles précèdent un
nom ou un pronom sont, au choix, variables ou invariables. Pas d'erreur possible!
Exemples :
Étant donné ses propos ou Étant donnés ses propos. Mis à part sa décision ou Mise
à part sa décision.

1.5. Les expressions ci-annexé, ci-joint, ci-inclus sont invariables dans les deux cas
suivants :

• Au commencement d’une phrase. Exemple : Ci-joint les factures


d’électricité.

• A l’intérieur d’une phrase, quand le nom auquel elles se rapportent suit


immédiatement, sans déterminant. Exemple : Veuillez trouver ci-inclus
copies des factures d’électricité.

• Dans tous les autres cas, elles s’accordent en genre et en nombre avec le
nom auquel elles se rapportent. Exemple : Veuillez trouver ci-jointes les
copies des factures d’électricité.

Règle 2. Le participe passé employé avec l’auxiliaire être ou avec un verbe d'état (avoir
l’air, devenir, demeurer, paraître, passer pour, sembler, rester, ...) adopte les règles de
l’adjectif. Ceci pour dire qu’il s'accorde en genre et en nombre avec le sujet. Exemple : La
salle est éclairée. / La salle reste nettoyée.

Règle 3. Le participe passé employé avec l’auxiliaire avoir ne s’accorde ni avec son sujet
ni avec le ou les compléments qui lui sont postposés (compléments placés après lui). En
fait, il reste invariable. Exemples : Les élèves ont étudié leurs leçons de grammaire. Vous
avez perdu la partie.

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En revanche, il s’accorde en avec le complément d’objet direct lorsque ce dernier es
antéposé au verbe (c’est-à-dire quand le COD vient après le participe passé). Cette
condition se trouve satisfaite lorsque l’objet direct est :

• Un pronom relatif : Exemples : Les propos que j’ai tenus. Les décisions que
j’ai prises.

• Un pronom personnel conjoint antéposé au verbe : Exemples : Qu’as-tu fais


de cette voiture ? – Je l’ai vendue à un ami. Les preuves, il les a toutes
détruites. Ce n’est pas lui qui l’a rédigée, cette allocution.

• Un syntagme ou un pronom détaché en tête de phrase par extraction :


Exemple :
C’est toute une ville que la tempête a détruite.

• Un constituant objet d’une interrogation partielle et antéposé au verbe :


Exemple : Combien de femmes Don Juan a-t-il séduites ?

Règle 4. Les participes passés des verbes coûter, durer, mesurer, peser, régner, valoir,
vivre, marcher, courir, dormir, marcher, etc. restent invariables lorsqu’ils sont précédés
de compléments construits directement et indiquant la durée, la mesure et le prix. Il
s’agit souvent de compléments circonstanciels (de prix, de mesure, de valeur, de poids,
etc.) qu’il faut se garder de confondre avec des compléments d’objet direct. Ces verbes
sont donc intransitifs. Exemples : Imaginez les sommes que cela m’a coûté. L’histoire ne
retiendra pas grand-chose des vingt ans que ce prince a régné. Les deux heures que j’ai
marché m’ont épuisé. « que » est cc. Question : pendant combien de temps ? Les
soixante-dix ans qu’il a vécu lui ont fait acquérir de la sagesse.

En revanche, lorsqu’ils sont employés au sens propre ou transitivement au sens


figuré, leur participe passé s’accorde avec le COD antéposé. Exemples : Les efforts que
cela m’a coûtés. Les déboires que cela m’a valus. Les dangers que j’ai courus. Vous ne
pouvez imaginer la peine que ce travail m’a coûtée. Elle n’oubliera jamais les années
heureuses qu’elle a vécues au village.

Règle 5. Le participe passé du verbe « faire » suivi d’un infinitif reste toujours invariable
car le COD antéposé ne peut jamais s’interpréter comme l’objet direct du participe passé.

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Exemples : Les filles que ses propos ont fait rougir. Les maisons qu’ils ont fait
construire.

Règle 6. Le participe passé des verbes faire, devoir, pouvoir, vouloir suivis de l’infinitif
reste invariable. Exemples : Les choses qu’elle a dû faire. Les choses qu’elle a fait faire.
Les choses qu’elle a pu faire. J’ai effectué toutes les corrections que j’ai
dû/pu/voulu/pensé (sous-entendu : effectuer).

Règle 7. Le participe passé des verbes impersonnels reste toujours invariable.


Exemples : Tous ces travailleurs qu’il a fallu pour édifier de tels bâtiments. La chaleur
qu’il a fait hier était insupportable.

Règle 8. Le participe passé précédé d’un adverbe de quantité

Lorsque le participe passé est précédé d’un complément d’objet direct contenant
un adverbe de quantité servant de déterminant indéfini, il s’accorde en genre et en
nombre avec le complément de l’adverbe. Exemples : Combien de voitures as-tu lavées ?
Autant de bonnes actions il a accomplies.

Règle 9. Le participe passé précédé d’un nom collectif

Lorsque le participe passé est précédé d’un complément d’objet direct à valeur
collective, l’accord se fait, selon le sens, soit avec le collectif soit avec son complément.

• Si l’on veut insister sur l’aspect collectif et unitaire, l’accord se fera avec le
collectif. Exemple : La foule de curieux que la nouvelle avait attiré ne cesse
de grandir.

• Si l’on veut insister sur l’aspect de pluralité, l’accord se fera avec le


complément. Exemple : Une foule de curieux que la nouvelle avait attirés
accouraient de tous côtés.

Règle 10. Le participe passé précédé du pronom neutre l’

Lorsque le participe passé est précédé du complément d’objet direct l’ rappelant


une proposition précédente, il reste invariable. Exemple. Cette idée est moins bonne que
nous ne l’avons cru au départ.

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Règle 11. Le participe passé précédé du pronom en

Lorsque le participe passé est précédé du pronom en complément d’objet direct, il reste.
Exemple : Des villes, il en a visité plusieurs. Des femmes, il en a connu beaucoup.

Règle 12. Règles de l’accord du participe passé des verbes pronominaux

Pour commencer notre réflexion sur l’accord du participe passé des verbes
pronominaux, il faut d’abord définir ce qu’est une forme pronominale. Il s’agit d’une
forme qui a deux caractéristiques : le verbe est précédé d’un pronom personnel
complément qui représente la même chose ou la même personne que le sujet (Le matin,
elle se lève à six heures – elle et se renvoient à la même personne) et aux temps
composés, l’auxiliaire est toujours être.

Ensuite, il est important de distinguer différentes catégories de verbes


pronominaux avant de passer à la définition de la règle grammaticale d’accord du
participe passé de ces derniers.

On considérera comme verbes pronominaux les verbes qui se conjuguent au


moyen de deux pronoms personnels du même degré, l’un à la forme du sujet (je, tu, il,
elle, nous, vous, ils, elles), l’autre sous la forme réduite de complément (me, te, se, nous,
vous). (Wagner et Pinchon, Grammaire du français classique et moderne, Hachette,
Paris, 1962.)

III.12. Les verbes pronominaux non-réfléchis

1. Les verbes pronominaux purs

Un verbe pronominal pur est un verbe que l’on retrouve uniquement sous la forme
pronominale. Ce sont des formes figées qui sont intransitives.

Ex : se lamenter. Lamenter n’existe pas. Elle s’est lamentée. Se réfugier. Réfugier n’existe
pas. Elle s’est réfugiée.

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1.1. Les verbes qui peuvent avoir deux formes (pronominale et non pronominale)

• avec un léger changement de sens

Dans ce cas on remarque que la préposition utilisée avec le verbe pronominal change. Ce
sont des verbes transitifs indirects : Ex : décider de /se décider à. Elle a décidé de partir.
(On ne donne aucune indication sur la manière dont la décision a été prise). Elle s’est
décidée à partir. (Sousentendu : après des hésitations, après avoir bien réfléchi)

Attendre quelque chose /s’attendre à quelque chose. Ils ont attendu le train. Ils se sont
attendus à une grande surprise. (On insiste sur l’aspect psychologique de l’attente)

Echapper à /s’échapper de. Nous avons échappé à un grand danger. (Nous avons évité
une grande menace). La lionne s’est échappée de sa cage.(Elle est sortie de sa cage)

• Avec des sens totalement différents

Ex : apercevoir /s’apercevoir de quelque chose. Ils ont aperçu la montgolfière au loin. (=


ils ont vu la montgolfière). Ils se sont aperçus de leur erreur.(= ils se sont rendu compte
de leur erreur)

Douter de quelque chose /se douter de quelque chose Elles ont douté de la véracité de ce
fait divers. (= Elles n’ont pas cru aux informations transmises par ce fait divers) Elles se
sont doutées qu’il y aurait une surprise. (= Elles ont deviné qu’il y aurait une surprise)

2. Les verbes pronominaux à sens passif

Ce sont des verbes pronominaux employés à la voix passive mais dont l’agent n’est pas
indiqué.
Le sujet est toujours inanimé :

Ex : se vendre. Ces livres se sont vendus comme des petits pains.

S’éteindre. Les lumières se sont éteintes à minuit.

S’ouvrir. Les portes se sont ouvertes juste avant le concert.

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D’après les exemples analysés ci-dessus, nous pouvons conclure que le participe passé
des verbes réellement pronominaux et des verbes pronominaux à sens passif s’accorde
en genre et en nombre avec le sujet.

3. Les verbes pronominaux réfléchis

Dans ces verbes, l’action revient sur le sujet.

Ex : La petite fille s’est lavée toute seule. (= *la petite fille a lavé elle-

même) S. Fém. Sg. COD Fém. Sg.

Dans cet exemple, le pronom « se »est complément d’objet direct du verbe se laver qui est
placé avant celui-ci. La petite fille s’est lavé les cheveux. (= *elle a lavé les cheveux à elle-
même)

S. Fém. Sg. COI COD

Dans cet exemple, le pronom « se » est complément d’objet indirect du verbe se laver, «
les cheveux » faisant office de COD

4. Les verbes pronominaux réciproques

Dans le cas de ces verbes, l’action est accomplie par un sujet sur un autre sujet, l’un par
rapport à l’autre, l’un envers l’autre. Le sujet est toujours pluriel. Il y a toujours une idée
de réciprocité. La catégorie des verbes pronominaux peut se diviser en verbes transitifs
directs et verbes transitifs indirects.

4.1. Les verbes pronominaux réciproques transitifs directs sont ceux qui acceptent un
complément d’objet direct dans leur construction. se battre s’entr’aimer
s’entredéchirer s’embrasser se disputer s’entre-haïr s’entraider s’entradmirer
s’insulter s’entre-dévorer se chercher s’enlacer s’injurier s’entre-égorger
s’appeler

Ex. : Ils se sont embrassés. (= embrassé l’un l’autre)

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4.2. Les verbes pronominaux réciproques transitifs indirects sont ceux qui à la forme

non pronominale se construisent avec un complément d’objet indirect. Ainsi, le pronom «

se » à la forme pronominale a une valeur de complément d’objet indirect. Ex. : téléphoner

à quelqu’un – J’ai téléphoné à Jean.COI

se téléphoner – Ils se sont téléphoné. COI

Comme ces verbes n’admettent pas de complément d’objet direct, leur participe passé
reste invariable. se convenir s’en vouloir se complaire se suffire se nuire se parler se
ressembler se survivre s’entre-nuire se plaire se sourire se téléphoner se mentir se
déplaire se succéder se rire (de)

Ex. Ils se sont nui. Les rois qui se sont succédé. Ils se sont plu.

Dans le cas des verbes pronominaux réfléchis et réciproques le participe passé s’accorde
en genre et en nombre avec le pronom (me, te, se, nous, vous) si celui-ci est complément
d’objet direct (COD) et s’il est placé avant le verbe. Si les verbes n’admettent que des
constructions intransitives ou transitives indirectes, le participe passé reste invariable.

• les verbes pronominaux purs et les pronominaux à sens passif dont le participe
passé s’accorde en genre et en nombre avec le sujet ;

• les verbes pronominaux réciproques transitifs directs et les verbes pronominaux


réfléchis dont le participe passé s’accorde en genre et en nombre avec le COD
quand il est placé avant le verbe ;

• les verbes pronominaux réciproques transitifs indirects et les verbes pronominaux


intransitifs dont le participe passé reste invariable.

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