Chapitre 3 : La IVème République : des imperfections structurantes
SECTION 1 : LA FRANCE PENDANT LA SECONDE GUERRE MONDIALE : DEUX
PRETENTIONS A LA LEGITIMITE
La IVe République permet aussi d’expliquer Les choix faits en 1958.
D’un pdv constitutionnel, période pendant laquelle deux H, deux systèmes prétendent de façon concurrente
incarné la constitutionnelle.
L’Etat frs, la France de Vichy
La France libre, derrière le général de Gaulle
SOUS-SECTION 1 : LA FRANCE DE VICHY
A. Une rupture juridique
Président de la République Lebrun choisit le maréchal Pétain comme chef de Conseil, il lui manque deux
choses : qu’il ait été chef et qu’il y ait eu Etat.
Le 10 juillet 1940 à Vichy, les Parlementaires réunis en AN adoptent une loi constitutionnelle contenant un
article unique qui dispose « l’AN donne tout pouvoir au gouv de la rép sous l’autorité et la signature du
maréchal Pétain à l’effet de promulguer par un ou plusieurs actes une nouvelle constitution de l’Etat
français. Cette C° devra garantir les droits du travail, de la famille et de la patrie. Elle sera ratifiée par la
nation et appliquée par els Assemblées qu’elle aura créé. Cette AN est partiellement tronquée =
communistes n’y siègent pas, et autres parlementaires fuient pour continuer le combat. Mais majorité de
gauche dans l’Assemblée et c’est elle qui vote pleins pouvoirs donné à Pétain.
L’amendement Valon est abrogé = plus de président, le système devient « Etat français ». Le chef de l’Etat
ajourne et congédie les chambres qui ne se réuniront plus jamais. Il n’existe plus d’autres pouvoirs que le
pouvoir du maréchal Pétain. La France est divisée en deux, par une zone occupée et une zone libre (jusqu’à
novembre 1942).
Ferdinand de Brinon est ambassadeur de Vichy en zone occupée. Régime de Vichy, sensée garantir
protection à pop française mais ne fait pas
Collaboration active avec Vichy, mesures antisémites adoptées d’emblée, on retire la nationalité aux juifs,
les déportent dans les camps de la mort.
B. Les pratiques du régime
Le régime de Vichy s’en prend aux autres persécutés : tsiganes, étrangers, homosexuels, résistants…
En 1942, débarquement allié en Algérie et en novembre 42 l’armée allemande finit par entièrement occuper
le territoire métropolitain français.
Le régime de Vichy s’engage encore plus dans la collaboration, met en place STO ;
Pierre Laval annonce publiquement qu’il souhaite victoire de l’Allemagne, certaines compagnies d’officiers
SS sont organisées avec des Français, (alsaciens avec Oradour-sur-Glane notamment)
Juin 1944 : DDay
Quelques mois + tard : Provence
Dirigeants de vichy fuient puis seront arrêtés
Gouv était-il en France N ? La Fr constitutionnellement et politiquement était à Londres pour de Gaulle.
Mais ce sont de policiers, des magistrats frs, donc des personnes incarnant la légitimité d’un gouvernement
qui ont commis des choses atroces.
SOUS-SECTION 2 : LA FRANCE LIBRE
A. Une ambition singulière
Réussit à mobiliser différents Frs de différents milieux, de bonne volonté qui partagent en commun de
poursuivre la lutte contre le gouvernement nazi.
Appel du 18 juin : très peu de Frs l’écoutent. Pourtant, réenregistrée après coup et devient rôle d’attraction à
Londres pour ceux qui cherchent endroit identifié pour se battre et continué le combat.
PM anglais, Churchill est déterminant et DG fait le pari selon lequel il peut prétendre à lui tout seul incarner
la continuité républicaine. Pendant cette période, DG réussit à entretenir la fiction politique et juridique
selon laquelle il existerait un gouvernement de la France libre qui prolongerait le gouvernement républicain.
Il appelle les colonies à rejoindre la lutte, et une poignée de personnes réussirent à constituer des unités
combattantes efficaces qui jouent un rôle important.
Colonel Philippe Leclerc, qui le 2 mars 1942, alors âgé de 38 ans, a pris aux Italiens l’oasis de Koufra au sud
de la Lybie = Serment de Koufra « jure de ne déposer les armes que lorsque nos belles couleurs flotteront
sur la cathédrale de Strasbourg » Strasbourgs sera libérée le 23 novembre 1944 par la 2 e division blindée de
Leclerc.
Sont ainsi coordonnés actions à l’extérieur du territoire républicain.
A l’intérieur, DG unifie les différents mouvements de résistances sur le territoire frs métropolitain.
DG réussit par l’intermédiaire de son envoyé Jean Moulin à mettre d’accord diff mouvements de résistance
de sensibilités politiques différentes = des communistes aux chrétiens conservateurs. Tousse joignent à une
entité : le conseil national de la résistance. Le 29 juin 1941, Hitler met fin à pacte germano-soviétique avec
l’opération Barbarossa, qui ouvre front sur l’Est.
Multiplie l’engagement dans la résistance des communistes.
B. Organiser l’après-guerre
Le GDG souhaite que toutes les forces françaises, FFL et FFI se coordonnent afin de se donner un but commun, faire
en sorte que la France à la fin de la guerre, puisse retrouver sa place dans le concert des nations, et que la France ne
particulier trouve une place du côté des vainqueurs. DG transforme ce pari en succès, car FR dispose de siège
permanent au conseil de sécurité de l’ONU.
Jean Moulin, joue un rôle important : il organise le CNR, dont certaines directives seront reprises.
Dg était obsédé par comment la France pourrait se reconstruire une fois la guerre terminée. Dès le débarquement des
FFL à Alger, DG a transféré à Alger le gouv provisoire où il constitue assemblée législative et un gouvernement
provisoire
Il y fait siéger d’anciens parlementaires de la 2nde République
Question des nouvelles institutions est débattue à Alger = le 14 juin 1944, DG prononce dans la ville de Bayeux un
premier discours quelques jours après le débarquement. Le 16 juin 1946, il revient prononcer un autre discours
extrêmement fameux dans lequel ile expose sa vision des institutions = on y trouve l’essentiel de la Ve République qui
prendra effet 12 ans + tard
Dans gouv, luttes d’influence majeure. Roosevelt prévoit que France sera administrée par armée américaine, DG s’y
oppose et envoie le général Leclerc à la tête d’une division de blindés pour foncer à Paris libérer la capitale, qui le fait.
Paris a été libéré à la fois par des résistants de l’intérieur et de l’extérieur. Politiquement, crucial = Paris a été libéré
par les Français.
DG est aidé par le débarquement de Provence où les troupes françaises ont un rôle important, confort position de DG
L’efficacité militaire et l’accueil fait par les Frs convainquent les Américains de ne pas placer la France sous tutelle
C. L’ordonnance du 9 août 1944
Par cette ordonnance relative au rétablissement de la légalité républicaine sur le territoire continental, le GDG
organise la transition constitutionnelle depuis le régime de Vichy jusqu’à la République restaurée. L’idée principale de
cette ordonnance consiste à affirmer que tous les actes du régime de Vichy sont supposés nuls et non avenus.
Article 1er : « la forme du gouvernement est et demeure la République. En droit, celle-ci n’a pas cessé d’exister »
Article 2 « Sont nuls et de nuls effets les actes pris… »
DG forme le gouvernement provisoire de la RF, il y a donc un gouvernement capable de diriger la France, il arrive à
Paris le 25 juillet 1944 et la France réussit à occuper une zone d’occupation en Allemagne et un siège permanent au
conseil de sécurité de l’ONU.
Avec la fin de la guerre en EU, il convenait de rebâtir un système républicain, et ce gouvernement était un
gouvernement provisoire
Prend des mesures majeures : droit de vote des femmes + sécurité sociale, ainsi que régies punitives comme Renault
_____ (cours arrêté ici)
SECTION 2 : UN PROCESSUS CONSTITUANT EN TROIS TEMPS
SOUS-SECTION 1 : LA FIN DE LA IIIème REPUBLIQUE
A. Le référendum du 21 octobre 1945
Le GDG organise des élections pour que soit constitué une Assemblée constituante qui aurait vocation à
préparer une nvelle C° républicaine. Des élections constituantes se tiennent le 25 octobre 1945, le même jour
députés élus, importance particulière = 1re fois femmes votent, photographie de l’équilibre des forces
politiques au lendemain de la 2nde GM + prend la forme d’un referendum
En même temps que les élections législatives est organisé un referendum le 25 octobre 1945, sous la forme
de deux questions : « voulez-vous que l’As élue à ce jour soit constituante ? » si non l’emporte, retour à IIIe,
si oui, on prépare une nouvelle C°
96% des suffrages « oui »
« Si le corps électoral à répondu oui à la première question, voulez-vous que PV publics soient organisés
conformément au projet-ci contre »
66% en faveur du « oui »
Fin de la IIIe, A élue constituante = institutions provisoires
B. Une assemblée tripartite
Droite dure totalement discréditée
Droite modérée = MRP, résistants de centre droit de sensibilités démocrate et chrétienne
Au soir des élections, le parti qui obtient le meilleur score est le parti communiste auréolé de sa gloire
résistante, 26%
23% en faveur du MRP
23,4% en faveur du parti socialiste
La gauche communiste et socialiste obtient la majorité des voix, on a trois grands partis
Socialistes craignent de se faire absorber ou manipuler par communistes
Proposent que 3 principaux partis travaillent ensemble : période du tripartisme
Le personnel politique de cette Assemblée Constituante est assez proche de IIIe République, sauf anciens
constiuants Vichy
Dissensions apparaissent : nationalisation Renault, électricité, SNCF, création sécurité sociale mais divisions
relatives à C°
Très vite, DG trouve situation insupportable et démissionne en 1946 en se disant qu’il est respecté et que
très vites institutions seront bloquées et qu’on le rappellera et qu’il pourra poser ses conditions
institutionnelles pour revenir.
Années de désert de DG.
SOUS-SECTION 2 : LES PROJETS DE CONSTITUTIONS
A. Le projet du printemps 1946
Cette alliance tripartite conduit à ce que divisions apparaissent très vite = gauche n’aime pas Sénat, MRP
veut le garder, gauche opposée à enseignement privé quand le MRP y tient. En dépit d’une apparente unité,
3 partis ne se mettent pas d’accord et finissent par produire un projet de C° soumis au vote des Frs le 5 mai
1946
53% des suffrages contre le projet = première fois que le « non » l’emporte
L’une des causes du rejet est sans doute l’Assemblée monocamérale prévue
B. Le projet de l’automne 1946
Les règles d’une organisation provisoire sont mises en place : Assemblée dissoute après échec, nvelles
élections sont organisées en juin 46, au terme de celles-ci léger recul des communistes, MRP devient
premier parti de France
Tripartisme subsiste et parlementaires sont d’accord pour collaborer
Bayeux : 1. Il faut renforcer pouvoir du chef de l’Etat, en faire arbitre pour Institutions,2. Il faut stabiliser le
gouvernement et 3. Il faut rendre les assemblées plus puissantes
Cette 2e chambre Constituante décide de revenir au bicamérisme en prévoyant une chambre haute au pouvoir
bcp plus limité
Referendum : « oui » l’emporte à 53% avec un taux d’abstention très élevé si bien que seulement 34% des
Frs ont ratifié cette C°
L’Ive République commence le 24 octobre 1946
Chambre basse : AN
Parti communiste ne revient ne tête, moins de 18% pour SSFIO et 25% pour MRP
Chambre haute :
1er président : Vincent Auriol
SECTION 3 : LES PROPRIETES DU REGIME NOUVEAU
SOUS-SECTION 1 : AMELIORER LA IIIème REPUBLIQUE ?
A. Un bicamérisme fortement inégalitaire
(à demander)
Régime parlementaire : Parlement est responsable devant le Parlement, mais au lieu d’être responsable devant chacune
de ces deux chambres, responsabilité ministérielle ne joue plus devant Assemblée nationale qui est chambre basse du
Parlement.
1re marque : Conseil de la République ne peut pas faire tomber un gouvernement.
2e : en matière d’adoption des lois, l’AN dispose d’un pouvoir de dernier mot. Production des lois facilitée, mais le
pouvoir parlementaire se concentre dans l’AN au détriment du CdlR qui voit son pouvoir écrasé par rapport au passé.
Le Préambule de 1946 ressemblant à la DDH de 1789, a valeur constitutionnelle, et là où en 89 les droits et libertés
avaient une valeur individuelle et politique principalement, ici ces derniers ont une portée plus collective et touchent
des domaines considérés comme nouveau après-guerre : économie, social, culture. Idée de modernisation.
B. La recherche de remèdes à l’instabilité
L’un des tars ayant affecté la IIIe Rep, cad la tendance à faire tomber les gouvernements pour un oui ou pour un non,
ce qui avait pour inconvénient majeur de fragmenter l’action gouvernementale sous la IIIe Rep.
Plusieurs choix :
- Lois constitutionnelles de 1875 ne mentionnaient pas chef du gouvernement. C° de 1946 constate
constitutionnellement cette autorité.
- Pour son statut de chef de gouvernement, lui seul sera investi par l’AN si bien que l’on aura une personne, un
H qui se présentera devant l’Assemblée nationale afin d’obtenir un vote d’investiture pour devenir président
du Conseil. Dès lors que lui seul aura fait l’objet de ce vote, cela lui confèrera une autorité supérieure aux
autres ministres. = favoriser l’émergence d’un chef au sein du gouvernement pour renforcer la stabilité du
gouvernement.
- Rationalisation du Parlement = faire en sorte que Parlementaires exercent leur fonction d’une manière plus
conforme aux intérêts des institutions et que soient moins incités à bloquer l’exercice de certaines fonctions,
ntmt exécutives. =que fassent moins tomber les gouvernements
- En 1946, règles nouvelles : le CdlR ne pourra pas adopter de motion de censure et donc ne pourra faire tomber
gouv, seulement AN.
- Pour renverser gouvernement, AN devra passer par un vote à la majorité qualifié. Dès lors qu’un
gouvernement n’a pas contre lui une majorité absolue de députés, il n’a en principe aucune raison de
démissionner. Pour éviter démissions futiles.
- Conséquences de la neutralisation du pouvoir de dissolution : lois C° de 75 habilitaient PR à la dissolution de
chambre des députés. Supposé garantir équilibre entre pouvoirs. Depuis Grévy, tous les présidents ont estimé
que contre ces textes mêmes, refuserait de dissoudre car estimait que cela allait à l’encontre de l’esprit
républicain du régime. Parlementaires hésitaient donc d’autant moins à faire tomber gouvernement pour un
oui ou pour un non.
=On rétablit possibilité de dissoudre la chambre basse. Il s’agit d’en rendre l’usage crédible en liant le pouvoir de
dissolution à la stabilité du gouvernement. On prévoit alors qu’un PR n pourra dissoudre que si deux motions de
censure sont intervenues en moins de 18 mois. Alors que dans IIIe Rep le Sénat devait autoriser PR, si ici les
députés reprennent leurs mauvaises habitudes, alors PR pourra prendre la décision de dissoudre l’AN.
- Revenir sur pratiques des décrets-lois = Parlementaires déléguaient au gouvernement le soin de faire rédiger
par l’administration des textes à vocation à être votés par le gouvernement. = Parlementaires et gouvernement
ont tendance à en avoir abusé = prohibé expressément, seules Parlementaires pourront rédiger et adopter la loi,
ne pourront plus en laisser le soin au gouvernement et à l’administration.
La faiblesse des gouvernements revient : sur 18 démissions de gouv entre 1946 et 1958, 4 sont intervenues à la
suite d’une question de confiance refusée par les Parlementaires, en respectant les formes prévues par la C°, 4
autres démissions après une question de confiance qui n’a pas été refusée conf à la C° mais qui n’a pas été jugé
soutient suffisant pour le gouv qui a décidé de le faire 3 démissions à la suite d’un simple vote défavorable de
Parl, en sachant que dans deux de ses situations avait donné la couleur, 5 démissions en l’absence même de vote
de l’Ass, du fait de crises au sein de la majorité gouvernementale, 2 après un renouvellement de l’AN et aucune
démission n’est intervenue à la suite du vote d’une motion de censure.
Les chefs de gouv affaiblissent les institutions, véritables démissionneurs en série.
SOUS-SECTION 2 : LE RETOUR DES MAUVAISES HABITUDES
L’impossibilité de l’adoption d’une nouvelle C° de 1946de mettre un terme à ses vices ?
Comme tjrs les premiers actes post à une C° nouvelle sont déterminants pour comprendre et structurer l’interprétation
qui sera faite du nouveau texte. 1res décisions prises par organes constitués déterminantes et structurent façons dont
on lire le texte de C°.
De même manière que période 1875-1879, les premières années après 46 ont également été extrêmement importantes.
A. Une démission lourde de conséquences
Le 1er PR du CdlR, Paul Ramadier a été mis en minorité à l’AN à l’automne 1947. Il a immédiatement proposé
démission de son gouvernement. La mauvaise habitude visant à présenter sa démission dés lors que n’a pas majorité
sur un texte, même insignifiant, a repris dès le début de l’IVe. On aurait pu imaginer de nveaux présidents n’obéissant
pas à ces dynamiques, imposant la stabilité de son gouvernement.
Ramadier a responsabilité à cet égard.
La chambre des députés en prend note. Problème : comme Grévy, Ramadier créé un 1er précédent qui sera invoqué par
ses successeurs pour expliquer la réitération de ces pratiques néfastes.
Ramadier a fragilisé l’institution de la Présidence du Conseil en démissionnant dans ses circonstances.
Députés se réjouissent : possible de faire démissionner chef du gouvernement sans suivre procédure constitutionnelle
et donc sans la respecter = fait perdre toute portée à C°
Mise en avant du chef du gouvernement à qui on voulait donner forme de stabilité …
B. Une double investiture néfaste
Encore un moyen de priver des faits cette innovation.
Ramadier, en 1947, a en face de lui AN politiquement divisée et face à difficulté de satisfaire tout le monde, a décidé
qu’était normal de présenter aux Parl la composition de son gouvernement avant d’obtenir la confiance. Sauf que chef
était censé obtenir confiance sur son seul nom et ensuite pouvait composer son gouvernement.
L’investiture supposée unique se transforme en une double-investiture : les députés investissent à la fois le Président
du Conseil et les membres du gouvernement dans son ensemble.
Il faut désormais obtenir à la fois investiture : chef du gouvernement + ses ministres
C. Des circonstances difficiles
Les responsables pol de la 4e doivent remplir leurs fonctions dans ses circonstances.
Marqué par les lendemains de la 2nd GM : tout reconstruire, se doter d’une nvelle économie
= Croissance énorme = 30 Glorieuses = France se reconstruit industriellement, technologiquement, PMF a lancé
programme nucléaire frs
= Défi géopolitique : opposition 2 blocs structure la vie politique, diplo et stratégique en Europe, notamment avec
rideau de fer qui a placé la France dans une situation singulière. PC force politique de 1 er plan après 2nde GM =
Difficulté avec Rideau de fer, Fr pays du bloc de l’Ouest donc le 1 er parti de France est communiste, qui reste inféodé
à Staline et cela pèse lourdement sur contexte politique de l’époque.
Dès 47, GF devient tendue, on doute de possibilité de maintenir la paix, attaque russe dans états de l’Ouest est à
craindre : 3e GM. Ds toute partie orientale de l’Europe, suite à Accords de Yalta, plusieurs Etats sous influence
soviétique où formellement système démo maintenu mais en réalité URSS prédomine.
Puis difficultés coloniales : diff Etats sous influence frs, protectorats, colonies une volonté de s’autodéterminer à été
manifesté = opposition violente, ponctuelle, progressivement terreau sur lequel des conflits profonds se sont enlisé,
guerre de décolonisation : du côté frs, Indochine et Algérie, Crise de Suez.
En Indochine, mouvement indépendantiste défend thèse selon laquelle I devait pouvoir accéder à l’autonomie,
l’indépendance. En Algérie, questions et dynamiques différentes.
Dans un 1er temps, certains indépendantistes aspirent à plus d’autonomie, acquérir pleine citoyenneté non-reconnue
aux autochtones dans certains territoire. Colons locaux s’y opposent.
Mouvement réprimé, se radicalise, engrenages qui donnent lieux à massacres de part et d’autre qui peuvent être
qualifiés de guerre.
Ce phénomène se répète sous plusieurs territoires : Maroc et Tunisie, Algérie, Madagascar et diff parties de l’Afrique
subsaharienne = Afriques occidentales et équatoriales frs
En Indochine : guerre coloniale = Frs veut conserver territoire, pop locale = se délivrer d’hégémonie frs. Viet Minh
influencé par la communiste, armé par Chine et Urss = très vite un des premiers terrains de GF. La Fr réagit mal =
envoie grand nombre de militaires pros dans un pays au terrain difficile d’un pt de vue militaire. Fr ne peut gagner
guerre mais gouvernement se sent obligé de continuer à faire la guerre. Pour raison aussi bien politique que théorique,
le président qui aurait proposé l’inverse aurait dû démissionner
Attente de 7 ans : désastre mil met un terme à guerre Indochine. Maréchal Giap organise dans cuvette Dien Dien Phu :
armée frs conduit à grande défaite, massacrée.
PMF désigné PC le 18 juin 1954 après cette défaite. Député radical depuis 1933 qui sous la IV Rep fait partie d’un des
rares à avoir émergé par talent oratoire et politique.
Cherché comme un sauveur pour régler ce problème. Mendès refuse les voix communistes, annonce intention de faire
la paix avant un mois, ou de démissionner si n’y arrive pas.
Chacun sait qu’il vaut mieux l’aide plutôt que de prolonger les conflits.
Un mois plus tard, 20 juillet 1954, signe Accords de Genève qui mettent terme à Guerre d’Indochine.
3 mois plus tard commence Guerre d’Algérie.
Tunisie + Maroc : PMF les calme par l’indépendance, arrive au début de l’année 1956.
En Algérie, différent : certain nombre de mouvement, répressions = massacre de Sétif = armée frs réprime fortement
désirs d’indépendance
Nuit de Toussaint 1954, FLN organise diff petits attentats = début d’une guerre, par euphémisme qualifié à l’époque
d’évènements d’Algérie
Entre juillet et octobre 1954, la IVe République a connu ses seuls moments de paix
Guerre d’Algérie bcp + violente que guerre d’Indochine
Maj depuis 1830 : pop européenne s’installe en Algérie, considéré comme département frs et non pas colonie, même
chose pour Frs qui la considèrent donc indivisible à la France.
La pop de métropole frs ne pouvait donc pas s’imaginer son indépendance
L’Algérie et le Sahara comptait plusieurs dizaines de députés absolument essentiels pour former ou majorité = pour
faire tomber ou garder stable un gouvernement = poids très important dans débats parlementaires
L’Algérie connaît un processus assez similaire à Indochine. Réponse brutale à demandes formulées par modérés, qui
conduit radicalisation.
En 1947 a été adopté un certain statut de l’Algérie, transition … de nombreuses fraudes dans les élections bénéficiant
de l’illettrisme de la pop algérienne de l’époque, aide à repousser pleine citoyenneté.
Lorsque attentats interviennent, l’armée frs sortait de la guerre d’Indochine. L’armée n’aimait pas bcp les pieds-noirs
car jugés trop fermés et cela excitait prétentions indépendantistes des Algériens. D’un autre côté, guerre civile et FLN
a très vite manifesté une violence conduisant à imposant par le sang son autorité sur de nombreuses villes et villages.
En réponse ‘larmée frs s’est comportée de façon terrible, en recourant à la torture massivement.
Guerre civile, vrais massacres dans les deux sens.
On estimait qu’il fallait d’abord que paix revienne avant discussions politiques pour mettre ne place véritable paix.
Du côté frs, opérations de maintien de l’ordre, souhaitaient la paix
Du côté algérien, armes puis paix
PMF a mis en avant la nécessité de négociations politiques avec FLN, députés renversent donc son gouvernement 7
mois après son entrée au pouvoir.
Remplacé par Edgar Faure, menacé et mis en minorité à l’Assemblée nationale, demande à ses amis de voter contre
lui ce qui lui permets d’être renversé à maj C° en 55.
= 2 crises gouvernementales en – de 18 mois = 2 décembre 1955 = dissolution de l’AN, 1re dissolution depuis 1877
= Donne pour Frs opportunité de maj nette
A l’époque, alliance forte socialistes et radicaux = JJ Servant Schreiber, patron de l’Express désigne le Front
républicain pour désigner nvelle majorité
Janvier 56, élections = lutter contre mouvements politiques = poujadisme = Pierre Poujade = populiste, bref moment
de succès = places à l’Assemblée
Alliance entre Mollet et : René Coty nomme Guy Mollet à la présidence du Conseil car SFIO avait reçu plus de voix
que les radicaux.
GM veut mettre un terme à la GA, envisage indépendance. Impressionnée qd se rend à Alger de l’hostilité des pieds-
noirs. = Journée des Tomates = souhaite réagir vivement, et deviendra le Pr de la IVe Rep ayant accru de façon
massive la GA
= Affirme que seule solution capitulation du FLN = se donne tous les moyens pour gagner cette guerre
= Garde des Sceaux FM = décret pour donner grande autorité de Fr en Algérie = refus de gracier condamnés à mort,
pouvoir à nouveau pour France, recours systématique à la torture
= FLN démantelé mais diff noyaux se reconstituent sur le territoire
= EN 1956 décide d’envoyer en Algérie le contingent (non plus militaires de métier mais tous les jeunes frs qui
effectuent leur service militaire)
Cela changera tout, 28 mois en Algérie, conflit du pdv sensibilités collectives change de pdv
= Frs dés qu’étaient militaires de métier concevaient que faisait partie des « risques du métier »
= Ici, les cercueils sont ceux de jeunes de la société frs
La GA devient le sujet premier des débats politiques = intéresse le pays dans son ensemble =
= Loi-cadre sur territoires d’outremer promettant colonisation progressive d’Afrique subsaharienne =accède à
l’indépendance dans conditions pacifiques
= Deux traités Rome : naissance UE
SECTION 4 : LA CHUTE DU REGIME
SOUS-SECTION 1 : UNE CHUTE PROVOQUEE PAR LA GUERRE D’ALGERIE
Cause du passage de l’IVe à la VE République.
La GA a emporté dans ses décombres la IVe Rép.
A. L’impatience métropolitaine
Le fait d’avoir envoyé contingent en Algérie a conduit au retour de cercueils de jeunes hommes n’ayant pas choisi le
métier de prendre les armes.
Toutes les familles se retrouvent marquées et liées à ce conflit.
GA devient extrêmement impopulaire au moment ou députés continuaient à proclamer qu’Algérie « c’était la
France ».
Rien n’est fait pour organiser éventuelle indépendance
L’Armée, bien commandée et efficace, pense vite en finir et pacifier le pays = mais mois après mois, paix n’st
toujours pas là
Devient acceptable de se déclarer hostile à cette guerre, acceptable de dire que l’on veut cette indépendance
B. La tension algéroise
Algérois : méfiance à l’encontre du gouvernement frs, des parlementaires, relie l’armée et la puissance coloniale en
Algérie. On soupçonne le gouvernement de faiblesse, thèse que la GI aurait pu être gagnée si n’y avait pas eu manque
de courage des responsables politiques. Militaires = pas question que l’on perde l’Algérie comme Indochine à cause
de responsables politiques lâches.
Défiance à la frontière de la rébellion.
Félix Gaillard propose projet de révision constitutionnelle, renversé sans savoir le temps de le défendre. Son ministre
de la Défense, Pierre Pflimlin, le remplace le 12 mai 58. ON soupçonne Pflimlin d’envisager solution politique et
d’aller vers la paix, rumeurs se diffusent à Alger dans ce sens, de fait les militaires redoutent trahison du
gouvernement, qui aurait pu ouvrir discussions de paix avec FLN
… 58 : CSP à Alger ouvert avec militaires et civils défenseurs de l’Algérie frs. Evènement gravissime car cela marque
rupture avec vieille idée très importante en République selon laquelle militaires doivent obéir ( quedant arma togae)
aux élus civils.
Plusieurs généraux en acceptant d’y siéger se soustraient donc à l’autorité civile et on craint un coup d’Etat à Alger
Général Sayant et Massu, 13 mai 1958 : discours pour inaugurer ce Comité de salut public : « Vive la France, … et
Vive De Gaulle ! » dernière phrase suscite acclamation = devient fait politique majeur = on interprète en métropole
création du CSP comme appel au GDG qui vit depuis 12 ans ses années du désert = en quelques jours, Coty décide
d’appeler CDG à devenir président du Conseil.
Il accepte de devenir le dernier Président du Conseil de la IVe République. = pour mettre terme à la IV Rép pour
instaurer institutions nouvelles capables de faire face à GA.
13 juin : loi déléguant au gouvernement le soin de préparer une C° nouvelle, devant être soumise par référendum le 28
septembre 1958
Oui remporter large victoire : 4 octobre 1958 = promulgation C° Ve République
SOUS-SECTION 2 : UN PROCESSUS CONSTITUANT ORIGINAL
A. La loi constitutionnelle de juin
Loi constitutionnelle du 3 juin 1958
Adoptée par les deux chambres du Parlement le 2 juin 1958. Contient un article unique qui prévoit que par dérogation
aux règles normales de révision de 1946, la C° sera révisée par le gouvernement investi le… 1958 conformément aux
règles suivantes, « la loi des 5 bases » :
- Seul le suffrage universel est la source du pouvoir, de toutes les sources du pouvoir. La loi des 5 bases
s’inscrit dans la trad constitutionnelle frs. Le souverain est la nation frs qui peut exprimer par le suffrage
universel (mixte depuis peu) = origine, fondement de légitimité
- Le pv législatif et exécutif doivent être séparé : assument plénitude de leurs attributions + Séparation des
pouvoirs pour faire ceci, garantir équilibre entre chaque organe
- Gvt responsable devant parlement = régime parlementaire
- Autorité (refus de reconnaître statut de pouvoir) judiciaire doit demeurer indépendante pour être à même
d’assumer le respect du préambule de 1946, DDHC 1789 = assurer le respect des libertés telles qu’énoncées
dans ses deux textes fondateurs
- La C° doit permettre d’organiser les rapports de la République avec les peuples qui lui sont associées, faire en
sorte d’organiser avec les populations d’Etats récents ayant accédé à l’indépendance des rapports politiques et
juridiques avec la France
Procédure suivante : Gouv doit recueillir avis d’un comité consultatif, constitué de parlementaires. Le projet arrêté en
conseil des ministres après ... CE sera soumis au référendum et promulgué dans les 8 jours.
B. Les travaux du Comité consultatif constitutionnel
11 juillet 1958 : Commission C° mis en place
14 août : C° terminée
27 et 28 août 1958 : CE
3 septembre : Conseil ministres adopte projet de loi C° sous sa forme définitive
28 septembre 1958 : référendum sur projet de loi C°. 80% des suffrages exprimés l’ont été en faveur du projet, 20,7%
des suffrages s’y sont opposées.
Naissance de la Ve République.
C. Le référendum du 28 septembre 1958