YBST6C1.
DEVELOPPEMENT ET
REGENERATION
LES GENES DU DEVELOPPEMENT
EMBRYONNAIRE CHEZ LA
DROSOPHILE
LICENCE 3
ANNEE 2022-2023
P. GALERA
REFERENCES
- Atlas-Embryologie descriptive, Franquinet R et Foucrier J,
Editions Dunod.
- L’organisme en développement-Des gamètes à l’embryon,
Signoret J et Collenot A, Editions Hermann.
- Biologie du développement-Les grands principes, Wolpert
L, Beddington R, Brockes J, Jessell T, Lawrence P, et
Meyerowitz E, Editions Dunod.
- Biologie du développement, Slack J, Editions de Boeck.
- Biologie du développement, Scott Gilbert, 2ème édition,
Editions de Boeck, actuellement 11ème édition (anglaise).
- Concepts of Genetics, Klug WS, Cummings MR et Spencer
CA, Eigth edition, Editions Pearson-Prentice Hall.
- Introduction à l’analyse génétique, Griffiths, Miller, Suzuki,
Lewontin et Gelbart, Editions de Boeck Université.
REFERENCES
- Le développement, Tome 1, Contrôle génétique, Les
cahiers de la 128, Muller Y et Clos J, Editions Nathan
Université.
- Les organismes modèles, Génétique de la souris, Panthier
JJ, Montagutelli X et Guénet JL, Editions Belin.
- Le développement d’un mammifère : la souris, Darribère
T, Editions Belin.
- La drosophile : des chromosomes aux molécules, Deutsch
J, Médecine Sciences, Editions John Libbey Eurotext. Dans
cet ouvrage, articles aussi de Jacob F p63-66 ; Mohier E,
p80-89 ; Ségalat L et Lepesant JA p99-101.
BIOLOGIE DU DEVELOPPEMENT
Définition:
- Etude des mécanismes moléculaires + cellulaires
lors du passage d’un être unicellulaire (cellule oeuf)
individu pluricell. organisé (Embryon puis
adulte) étude de l’expression des gènes du
dév..
• Les gènes du dév.: gènes intervenant de manière
précoce dans le dév. Eaire et impliqués:
- établissement des polarités A/P + D/V,
- définition des lignages, voies de différenciation ou
des modes formation d’1 tissu ou organe.
• L’ensemble des phases dév. oeuf, dév. embryonnaire
+ période fonctionnelle adulte= ontogenèse.
• Différents modèles animaux + couramment
utilisés en bio. dév.:
- Drosophile (Insectes),
- Amphibiens (V inf.),
- Souris (V sup.),
- Zebra-fish, Caenorhabditis elegans
(Nématode).
Les questions que l’on se pose en Bio. Dév.
• 1. Comment sont mises en place les polarités D/V et A/P?
- Rép.: chez la drosophile.
• 2. Existe-t-il dans l’oeuf des moléc. existantes dont
l’expression localisée permet d’établir 1 détermination de
certains territoires?
- Rép.: études chez A:
- ectoderme: F° peau, SN, etc...;
- ind° mésoderme: squelette, muscles, coeur, rein, etc..;
- endoderme: TD.
• 3. Quels sont les gènes mis en jeu dans 1 voie de diff° cell.
donnée? Comment déterminer la fonction d’1 gène et peut-
on remplacer 1 gène défectueux par 1 gène fonctionnel?
- Rép.: expériences de recombinaison homologue chez la souris
(invalidation génique= "knock-out", transgenèse;
transposition, équivalent chez la drosophile).
LA BIOLOGIE DU DEVELOPPEMENT
ET SES MODELES
Drosophile, Xénope, Souris, etc.
Introduction
3 étapes ou phases ou programmes dans le dév. Eaire:
1. division cellulaire= Segmentation de l’oeuf fécondé.
2. mouvements cell. ou migrations= Gastrulation + Neurulation.
3. mise en place des tissus ou organes= morphogenèse ou
histogenèse ou organogenèse.
- Mise en jeu de programmes de différenciations cell. +
expressions sélectives des gènes.
I. Etude de l'ovogenèse chez la
Drosophile
Ovogenèse réalisée en 8 J en collaboration avec
des cellules nourricières.
Les CGP (cellules germinales primordiales) sont
localisées dans les ovarioles (qui constituent
les ovaires) méroïstiques (+ cell. nourr.) par
opposition aux ovaires panoïstiques.
• 1 CGP donne naissance à 2 cell., 1
cell. souche CGP (cell. 1) + 1 cell. à l’origine de
la chambre ovarienne ou ovarique.
• Après 4 divisions de la cell. initiale 1
grappe de 16 cell. avec cytodiérèse
incomplète (communication des cytoplasmes
entre les 16 cell.).
• La cell. 1 à l’origine du gamète femelle
qui grossit + subit la méiose.
• Les 15 autres cellules: à l’origine des cell. nourricières de
l’ovocyte (Fig. 1A, B).
• Les cell. nourr. subissent 8 cycles de réplication de l’ADN sans
mitose.
• Chacune présente au départ : 4 lots haploïdes (n) de
chromosomes (2n= 8).
• Donc 4 lots n de chromo. 1 024 lots n de chromo. à
l’issue des 8 divisions.
• 15 cellules X 1 024= 15 000 génomes qui fonctionnent pour
la cell. 1 dont le volume sera multiplié par 90 000 en 3 jours.
• A ce titre: les cell. nourr. sont qualifiées de polyténiques.
Fig. 1
• Most insects
– Have separate sexes with complex reproductive
systems
1 Ovary
Accessory
gland
4 Ejaculatory
duct
1 Testis
Fig. 1
Oviduct
Spermatheca
2 Vas deferens 5 Penis
3 Vagina
3 Seminal Accessory
vesicle gland
(a) Male honeybee. Sperm form in the testes, (b) Female honeybee. Eggs develop in
pass through the sperm duct (vas deferens), the ovaries and then pass through the
and are stored in the seminal vesicle. oviducts and into the vagina. A pair of
The male ejaculates sperm along with fluid accessory glands (only one is shown)
from the accessory glands. (Males of some add protective secretions to the eggs
species of insects and other arthropods have in the vagina. After mating, sperm are
appendages called claspers that grasp the stored in the spermatheca, a sac
Figure 46.8a, b female during copulation.) connected to the vagina by a short duct.
Fig. 1
• Des cell. folliculaires entourent les cell. nourr.
+ l’ovocyte.
• Les synthèses d’ARN + protéines sont
effectuées par les cell. nourr. qui
transmettent cette information à l’ovocyte en
fin d’ovogenèse.
• Lors de la maturation de l’ovocyte, il y a
résorption des 15 cell. nourr. aux dépens de
la cell. sexuelle qui grossit (Fig. 1C-E).
II. Développement de l’oeuf de
drosophile
II-1. Caractères généraux
• Cycle de vie d’1 droso., 9 jours-25°C (Fig. 2).
• Ressemblance lointaine entre la larve et
l’adulte (développement indirect)= insectes
holométaboles. Opposition par rapport aux
insectes paurométaboles (Dév. direct).
• La métamorphose est complète chez la
droso..
Fig. 2
Fig. 2
• La droso. adulte est composée:
- tête ou acron ou céphalon,
- thorax: 3 segments thoraciques= 3 paires de
pattes,
- abdomen: 8 seg. abdominaux,
- telson.
• Le corps de la droso. est organisé en segments=
« Segmentation », qui est différente des divisions
de segmentation qui affectent l’oeuf fécondé.
• Néanmoins, la structure générale de l’adulte est en
partie retrouvée chez l’E (Fig. 3).
Fig. 3
II-2. L’oeuf de drosophile et sa
segmentation
• Cellule allongée, centrolécithe.
• Amphimixie pronucléi mâle + femelle= noyau de fécondation= zygote.
• Zygote subit 1 seg° partielle (méroblastique) et superficielle.
• Les noyaux dans l’ooplasme subissent 8 divisions de S° synchrones= un
syncytium est obtenu (stade blastoderme syncytial).
• Puis les noyaux migrent en périphérie subissent 4 :°
synchrones à l’issue desquelles il y a formation des membranes
plasmiques autour des noyaux stade blastoderme cellularisé.
• Une 100aine de noyaux reste localisée dans le vitellus= à l’origine des
vitellophages (digestion du vitellus= nutrition de l’E). A la 9ème :° de S°,
les noyaux arrivant au pôle postérieur= à l’origine des CP (cellules
polaires, CGP) qui ont une localisation externe/ blastoderme (Fig. 4).
Fig. 4
Fig. 4
Fig. 4
II-3. La gastrulation de l'embryon
de drosophile
• Les multiplications cellulaires se ralentissent/phase de seg° (10X-) +
mise place de mouvements cellulaires (phase dynamique).
• Aussi appelés: mouvements morphogènes: mep des 3 feuillets
embryonnaires chez les organismes triploblastiques (triblastiques,
tridermiques):
• endoderme,
• ectoderme,
• mésoderme.
• La G° est caractérisée par l’apparition d’1 sillon V médian, dans lequel
les cell. du mésoderme passent à l’intérieur de l’E (embolie).
• Ces dernières à l’origine de 2 nappes latérales symétriques= qui
constituent le mésoderme somitique + 1 bande mésod. médian (Fig. 5).
Fig. 5
Fig. 5
• De chaque côté de la ligne ventrale, les cell.
superficielles ectodermiques se différencient en
neuroblastes= qui formeront les ganglions nerveux,
segmentés, pairs tout comme les somites avec
lesquels ils s’associent (Fig. 5).
• Aux extrémités A et P du sillon ventral médian,
l’invagination des cell. superficielles, permet la mise
en place (mep) du stomodéum A et du proctodéum
P.
• Les ébauches endodermiques A+P prolifèrent, sous
forme de 2 cordons qui après jonction: mep de
l’intestin moyen entre stomod.-proctod. (Fig. 6).
Fig. 6
III. Les mutations chez la
drosophile
III-1. Introduction
• 2 types études sont menées.
• 1er: 1 droso. mutante apparaît dans un élevage,
• La question que l’on se pose: quel gène est muté?
• 2ème: clonage d’1 gène droso.,
• Question: quelle est la fonction de ce gène in vivo?
Pour répondre, il faut faire une mutation de celui-ci.
• 1X qu’un gène est cloné, séquencé on connaît la séquence de la
protéine (code génétique)
on procède à l’inactiv° in vivo du gène (mut°),
puis on analyse le phénotype résultant (« nouvelles » techniques
Bio. Mol.: RH ("knock-out") ou transposition, etc.).
• Droso., A, souris.
En génétique classique:
- Nous avons un problème pour obtenir la mutation (délétion) désirée,
- Les mutagènes= induisent des mutations non ciblées, il
y a donc besoin de rechercher la délét° induite.
• Actuellement, nous disposons de techniques:
- avec lesquelles il n’y a pas besoin de rechercher la délét°,
- on effectue 1 ciblage des effets de la mut° d’1 gène donné,
- en employant 1 mutagenèse par éléments mobiles ou transposons=
transposition (droso. surtout).
• Plusieurs types de transposons identifiés chez la droso.= séquences
d’ADN qui se dépacent à de nombreuses reprises et se répartissent au
hasard sur les chromosomes (Fig. 7).
Fig. 7
• Surtout les éléments P qui sont employés
(d’autres existent: copia, FB, DS).
• Elts P (d’origine bact.), chez droso. utilisés:
transformation de la lignée germinale.
Création de droso. transgéniques.
• L'élément P= s’est répandu de manière
épidémique chez toutes les droso. de la
planète car lorsqu’il effectue 1 réaction de
T°, il laisse 1 copie de lui-même au niveau
de son site originel d’insertion.
III-2. L'élément P
III-2-1. Le syndrome dysgénésique
• Elts P découverts par l’observation du phénomène
de dysgenèse des hybrides.
• Dans certains croisements= un syndrome
dysgénésique est observé.
• Le sperme d’1 mâle contenant des élts P féconde
des oeufs de droso. sans élts P.
• Certains de ces oeufs= à l’origine d’1
descendance stérile, car 1/des région(s)
chromosomique(s) spécifique(s) de la lignée
germinale a/ont été détruite(s).
• Lorsque le croisement est effectué à 29°C, la
descendance 1ère génération:
mâles + femelles sont stériles= atrophie des
gonades= stérilité gonadique dysgénésique.
• Xment à 21°C desc. fertile, le SD se
manifeste lors de la génération suivante.
• Il apparaît alors 1 fréquence anormalement
élevée des manifestations génétiques:
- mut°,
- réarrangements chromos.,
- crossing-overs dans les gamètes mâles.
• Les phénomènes dysgénésiques sont
spécifiques de la lignée germinale (Fig. 8).
Fig. 8
III-2-2. Analyse des souches P et
des souches M
• L’analyse génétique, d'après l’apparition ou non du SD, a
permis de classifier les souches de droso. en 2 types: P ou M
(ou P+-P-).
• La dysgenèse n'apparaît que dans les Xments mâles P X
femelles M: SD dû à des fact. génétiques chromosomiques
présents dans les souches P, n’ayant pas de localisation
particulière sur les chromosomes. Ces fact. génétiques
confèrent à 1 souche son activité P.
• Le SD n’apparaît pas dans Xments mâles P X femelles P, car il
y a répression active des élts P dans les souches P, due à 1
propriété maternelle désignée: le cytotype.
• Analyse mol. a mis en évidence (mee) que le SD P/M est dû à 1 nouvelle
classe de transposons élts P:
- ce sont des élts génétiques mobiles des sches P, pas présents dans
souches M;
- ils médient l’activité P + le cytotype.
III-2-3. L'élément P: analyse moléculaire et fonctions
• Souches P:
- environ 50 élts P,
- répartis sur l’ensemble des chromosomes.
• Les éléments P ont été clonés:
- ils ont des tailles diverses,
- tous présentent des parties communes aux extrémités,
• le + grand, le transposon P complet= taille de 2,9
kb.
• D’un point de vue structural: il y a des répétitions
inversées terminales de 31 pb en 5’ et 3’ et des
répét° inv. internes de 11 pb.
• L’inser° d’1 élt P dans génome provoque
la création d’1 répétition directe d'ADN génomique
de 8 pb.
• Les éléments P + petits dans le génome des souches
P correspondent à 1 élt complet
ayant des délétions de séquences internes.
• Séquence de l’élt P complet:
- 4 phases de lecture ouvertes (« Open Reading
Frame ») , ORF 0, 1, 2 + 3 (plutôt des exons!)
après transcription+traduction, obtention de 2
protéines (87 kDa, 66 kDa), après épissage alternatif
des transcrits (Fig. 9).
• Est-ce que ces prot. correspondent aux 2 fonctions
génétiques des élts P?
l'activité P (fonction transposase), et le
cytotype P (F° répresseur de la transposition).
• Des mutations de décalage de phase de lecture
dans ORF 0, 1 + 2 affectent les 2 F°, transposase +
répresseur.
Fig. 19.11
GAGCA
Fig. 9
+ Cell. Sex. femelle
• La mutation dans ORF 3 n'affecte que la F° transposase.
- Donc l’ORF 3 est nécessaire pour la F° transposase, pas pour la F°
répresseur.
• La protéine de 87 kDa a été purifiée= transposase.
• La spécificité germinale du SD P/M s'explique par le fait que:
l’intron 3 n’est épissé que dans la lignée germ.
La transposase n’est pas produite dans la lignée somatique et « les
cellules sexuelles chez la femelle ».
• La régulation= inhibition de l'épissage de cet intron dans les
cellules somatiques et cell. sex. chez les femelles par 1 ou
plusieurs protéines !
• L’élt P complet sera source de transposase dans la lignée
germ. (mâle).
LA MATURATION DE L’ARNnh
Le mécanisme d’épissage met en jeu le départ des
introns sous forme de lassos.
Le clivage des introns suit la «loi» de Chambon. Chaque
intron au niveau de l'ARN pré-messager commence par
une séquence GU (appelée site donneur d’épissage 5’)
et se termine par une séquence AG (désignée site
accepteur d’épissage 3’).
• 1 élément P délété in vitro de son intron 3,
puis réinjecté chez 1 droso. permettra
la production de transposase, même dans les
cell. somatiques et cell. sex. femelles.
• Protéine de 66 kDa= est le répresseur de la
T° car entre en compétition avec la
transposase active.
• Ceci explique l’absence de SD dans les
croisements des individus P entre eux.
III-2-4. La transformation
germinale par l'élément P
• Utilisation des élts P comme vecteurs de
transformation germinale:
- les complets sont source de transposase
nécessaire à la transposition,
- les élts défectifs (délétion de la séquence
codante pour la transposase + répresseur)
demeurent mobiles, et sont + stables.
• Tant que les élts P dél. ont des répét° inv.
terminales de 31 pb, ils sont mobilisables par 1
transposase fournie par 1 élt. P normal.
• Si clonage (puis sous-clonage) d’1 gène de droso
d'intérêt dans 1 élt P
on pourra induire son intégration dans les chromo.
(process décrit dans le cadre d’une mutation gain de
fonction initialement, la perte de fonction est aussi
possible depuis-stratégie anti-sens).
• Expérimentalement: preuve de concept, génération 2
plasmides
• - 1er plasmide= 1 élt P complet (source transposase)=
désigné plasmide auxiliaire= "helper";
• - 2nd plasmide: obtenu par clonage in vitro d'1 gène de
droso., à l'intérieur des séquences de l'élt P délété ou
non= gène rosy (l'1 des seuls clonés à l’époque).
Stratégie anti-sens: gène-ADNc inséré en
orientation inverse dans un plasmide
Par exemple avec un vecteur Avec un vecteur plasmidique: le
plasmidique: le gène est sous- gène est sous-cloné dans
cloné dans l’orientation l’orientation inverse.
correcte.
Stratégie anti-sens: gène-ADNc inséré en
orientation inverse dans un plasmide
Gène présent dans le Transfection d’un vecteur
génome. plasmidique: le gène est sous-cloné
dans l’orientation inverse.
• Clonage de rosy à l’intérieur d’1 élt P complet
provoque l’interruption de la séquence codante
pour la transposase.
• Donc ce 2nd plasmide= correspond à 1 élt P (rosy+),
défectif pour la transposase.
• Un 1er Xment est effectué: mâle rosy-/- X femelle
rosy-/-: E rosy-/-.
• Puis, co-injection des 2 plasmides dans 1 E souche
rosy-/- dans partie P de l’E.
• Ces ADN pénètrent dans le noyau des CP lors
de leur formation (9ème div° segmentation).
• Dans les cell. de la lignée germinale, l’élt P actif sera
transcrit, l’intron 3 épissé, et ARNm sera synthétisé
dans le cytoplasme.
• L’élt P défectif= ne conduira pas à la synthèse d’1
produit fonctionnel car il y a absence des séq.
internes de l’élt P et présence du gène rosy+.
• Après traduction dans le cytoplasme, la transposase
pénètre dans le noyau + se fixe à ses séquences
cibles aux extrémité des élts P (SRI).
• La transposase induit l’intégration transposon de
rosy+ dans 1 des chromosomes de l’hôte.
• Certains E auront reçu ADN rosy ils
deviennent adultes, viables + fertiles, ont 1
phénotype rosy+ (ils correspondent aux adultes G0
mâles + femelles).
• Puis ces G0 mâles + femelles sont Xés avec 1 souche
test rosy- M (mâles + femelles):
Les embryons sont mis sur milieu sélectif,
La descendance G1 rosy+/- sera viable (mâles +
femelles) alors que les desc. G1 rosy-/- meurent
(mâles + fem.),
Il y a donc eu transmission de rosy dans la
lignée germ. des mouches rosy+/-, ce gène pourra
être transmis et ainsi se maintenir au cours des
générations.
les individus G1 proviennent de cell.
germinales ayant des transposons rosy+, ils sont
hétérozygotes au niveau des cellules somatiques.
• Il s’agissait de la 1ère démonstration de la
transformation de la lignée germinale= donc
création d’animaux transgéniques (Fig. 10).
La sélection des E:
• Le gène rosy: doit son nom à la couleur de l'oeil de
ses mutants: brun-rosé/rouge wt.
G0 Fig. 10
Milieu sélectif G1
• Gène rosy= gène de structure qui code la xanthine-déshydrogénase
(XDH) qui intervient dans la synthèse des pigments.
• Pour effectuer la sél° culture des larves issues des
Xments ad. G0/souche test rosy- M sur un milieu riche en purine:
Guanine.
• Guanine transformée en xanthine qui elle-même sera
transformée en acide urique sous l’effet de la XDH.
• Les individus ayant 1 allèle rosy+ au -, vont transformer la xanthine
en ac. urique, ils seront viables, alors que les rosy-/- meurent.
• Il s’agissait là de la 1ère démonstration de l’util° des élts P pour créer
des droso. transgéniques.
• Vérif. "Southern-blot » à l’époque (maintenant PCR): ADN transposon
P(rosy+) intégré dans génome.
III-2-5. Inactivation d’un gène par
insertion d’un élément P et la
détection par PCR
• Le moyen le plus direct de connaître la fonction d’1
gène= l'inactiver in vivo par mutation + analyser le
phénotype résultant. Il s’agit d’1 mut°perte de
fonction.
• Chez la souris, on utilise la méthode de mutagenèse
dirigée par recombinaison homologue (RH) dans les
cellules souches embryonnaires qui sont réintroduites
dans 1 blastocyste receveur.
• Chez la droso., la génétique classique présente des
limitations: on n'obtient pas tjrs la mut° désirée.
• L’approche similaire à la souris n’est pas
possible car impossibilité de
cultiver des cell. souches pluripotentes.
• Il y donc été mis en place 1 technique: il s’agit
de la détection par PCR ("polymerase chain
reaction") de l’insertion d’1 élt transposable
P au voisinage ou dans 1 gène d'intérêt.
En génétique classique
• Les mutagènes induisent des mut°
au hasard dans le génome, il est donc difficile
de déléter-muter la région voulue.
• 2 problèmes étaient rencontrés. 1er problème: il n'existe pas
de délétion de toutes les régions chromos., d'où 1 certaine
difficulté pour obtenir la délétion désirée.
• 2ond pb: s’il y a effectivement une mutation/dél°, il faut
être capable de prédire le phénotype résultant de la mut°.
• Cependant, il est difficile de prédire le phénotype de
l’inactivation d’1 gène, surtout quand celui-ci est exprimé
dans de nombreux tissus ou lors de plusieurs étapes du
développement, voire de l’ontogenèse.
• Cette technique (mutation perte de fonction) nécessite 2
étapes:
1. Une mutagenèse par élt P,
2. La détection de l’insert° élément P par PCR.
• Cette technique de détection par PCR des élts
transposables :
- ne nécessite ni la connaissance du phénotype,
- permet de cribler les droso. en nombre.
• Dans ces expériences de mutagenèse, on préfère
aux élts P complets qui sont + instables, 2 types de
dérivés ne possédant plus qu’1 des 2 fonctions:
- des éléments défectifs incapables de transposer
seuls + 1 source de transposase immobile.
• En croisant des droso porteuses d’élts P déf.
avec droso port. d’1 source de transposase
immobile on obtient 1
descendance dans laquelle il y a transp° des
élts défectifs grâce à l’apport de Tase (Fig.
11B).
• Lors de la génération suivante, les droso.
porteuses de la source de Tase immobile sont
éliminées, et les mouches restantes ont des
élts P localisés dans de nouveaux sites
chromos. De +, ils sont rendus immobiles par
l’absence de Tase (Fig. 12).
Fig. 11
Fig. 12
L’identification des mutants: Détection par PCR des éléments P
localisés à proximité d'un gène cloné (ou dans le gène).
• Les femelles droso. issues des Xments précédents sont mises à pondre,
les oeufs récoltés + extract° ADN.
• Sur cet ADN réact° PCR:
- 1 amorce dans séq. élt P + 1 amorce dans gène d'intérêt.
Principe de la méthode:
• Si 1 élt P est inséré près ou dans le gène d’intérêt, les brins d’ADN
synthétisés à partir de chaque amorce pourront atteindre l'autre
amorce:
on obtient 1 amplification de PCR classique, exponentielle avec
beaucoup d’ADN, détecté sur 1 gel d'agarose + BET (bromure
d'éthidium).
• Si élt P inséré trop loin du gène d’intérêt, les brins d’ADN synthétisés à
partir des amorces ne pourront se rejoindre:
amplification linéaire, donc avec 1 rendement + faible (Fig. 13).
Fig. 13
• Les Elt P ont des SRI: si 1 primer correspond à cette
séquence:
On saura détecter 1 élt P quel que soit le sens dans
lequel il s’est inséré.
• L’ADN de l’ensemble des oeufs d'1 groupe sera testé dans 1
seul tube. Si PCR -, les droso. sont éliminées et de nouvelles
droso. testées.
• Si PCR +: droso. seront divisées en sous-groupes, les femelles
mises à pondre, l’ADN des oeufs de chaque sous-groupe sera
testé:
de façon à isoler la (les) femelle(s) (Fig. 14).
• Puis confirmation présence élts P par « Southern-blot » (à
l’époque).
Fig. 14
IV. Le déterminisme des polarités dorso-
ventrale et antéro-postérieure dans l’embryon
de drosophile
• Les 16 cell. (15 nourricières + ovocyte) entourées par 1 épithélium
somatique de cell. folliculaires constituent la chambre ovarienne (CO).
• Lors de l’ovogenèse: les cell. nourricières sont actives sur le plan
transcriptionnel: synthèses ARN + protéines déversés dans ovocyte en fin
d’ovogenèse.
• L’ovocyte est quant à lui transcriptionnellement inactif.
• Quand l’oeuf est pondu: il présente 1 asymétrie A/P + D/V.
• Lors de la segmentation de l’E obtention des stades
blastoderme syncytial + blastoderme cellulaire.
• Au stade blastoderme sync.= on assiste aux premières transcriptions des
gènes du zygote, auparavant, il s’est développé sur de l’information « de
position d’origine » maternelle. Cette étape correspond à la transition
blastuléenne= "mid-blastula transition" (Fig. 15).
Fig. 15
• Lors de la formation du blastoderme: le plan d'organisation
de l’embryon est achevé, cad qu’1 cellule
morphologiquement indistinguable/autres elle est
engagée dans 1 voie de développement qui dépend de sa
position selon les axes A/P + D/V.
IV-1. Développement dorso-ventral et identification
des mutants
• La mise en place du schéma corporel D/V est + simple que
syst. A/P: car il ne fait intervenir qu’1 seul système de gènes
(relatif!).
• Au stade blastoderme, on distingue 5 territoires:
mésoderme, ectoderme V (= neurectoderme), ectod D,
l'amnioserosa (membrane externe de l’oeuf) et, aux 2
extrémités= endoderme (Fig. 16, carte des territoires
présomptifs).
Fig. 16
• Lors de la gastrulation: endod. + mésod. passent à l'intérieur
de l’E, seuls seront visibles chez la larve, ectod. V (SN) et
ectod. D.
• Pour comprendre la formation du plan de dév. D/V: on a
recherché des mutants ayant des altérations de la cuticule
chez la larve.
• Ces altérations traduisent des modifications de la carte des
territoires présompifs.
• Ces mutations sont de 2 types:
- Dorsalisantes= on observe 1 extension des territoires D au
détriment des territoires V: formation d’1 tube creux
d'ectod. chez la larve.
- Ventralisantes, déplacement de l’information V vers région
D= hyper-ventralisation (Fig. 16).
• Distinction de 2 autres types de mutations connues à ce jour qui
affectent la polarité D/V:
- (1) mutations à effet maternel: les gènes correspondants s'expriment
lors de l’ovogenèse, et sont responsables de la mise en place d’1
information de position dans oeuf. Le + souvent, ce sont des facteurs de
transcription.
- (2) mutations zygotiques: les gènes correspondants constituent les
gènes cibles du/des facteur(s) de transcription représentant
l’information de position maternelle, à laquelle ils répondent par 1
expression localisée.
• La mutation du groupe dorsal est la + connue (1ère découverte).
• Perte de fonction d’1 des 11 gènes du groupe dorsal
1 développement Dé.
• 12ème mut°, cactus phénotype inverse, Vé (Tableau I).
Tableau I
• On a très tôt émis l’hypothèse: qu’il pouvait exister 1 modèle en
gradient, selon lequel la C° d’1 morphogène déterminait 1 valeur
positionnelle le long de l’axe D/V.
• Les nombreuses études réalisées ont démontré que dorsal
représentait le morphogène.
• Le gène dorsal a été cloné. Son ARNm + protéine correspondante:
ont une répartition uniforme dans l’oeuf; mais, dès la formation
du blastod. syncytial, il y a mise en place d’1 gradient de C°
nucléaire du produit dorsal.
• La quantité globale de la prot. dorsal est uniforme, seule varie sa
localisation subcellulaire:
- nucléaire dans la rég° V,
- également répartie entre cyto. et noyau dans régions latérales,
- cytolasmique dans région D (Fig. 17).
Fig. 17
• Prot. dorsal:
- est homologue de l’oncogène v-rel (qui code 1 prot.
impliquée ds la réticuloendothéliose aviaire), de c-rel (H) et
ss-unités p50 et p65 du facteur de T° NF-kappaB.
• NF-kB se lie sur le site kB (GGGACTTTCC). Kappa-B: site de
liaison de NF-kB identifié dans le promoteur des gènes qui
codent les chaînes légères kappa des immunoglobulines. Ce
site kB est un amplificateur dans ce système.
• Donc Dorsal fonctionne comme 1 fact. de T°, d’où
l’importance qu’il ait 1 localisation nucléaire.
• Chez les mutants dorsalisés, la prot. dorsal est présente,
mais uniquement dans le cyto. par opposition aux embryons
cactus (Vés), où dorsal est exclusivement nucléaire (Fig. 17).
• Donc, la fonction des gènes du groupe dorsal
est d’induire la localisation nucléaire de la
prot. dorsal, tandis que cactus l’inhibe.
• Antagonisme dorsal/cactus rappelle l’interact° NF-
kB/IkB (« Inhibitor of kB »).
• L’association NF-kB/IkB cytoplasmique inhibe la
localisation nucléaire de NF-kB, tandis que la
phosphorylation d’IkB est nécessaire pour dissocier
le complexe et activer NF-kB qui transloque donc
vers le noyau pour moduler les gènes cibles.
• Donc cactus est l’homologue d’IkB (Fig. 18).
Fig. 18
Fig. 18
Gilbert 9.35
Fig. 18
Fig. 18
Fig. 18
IV-2. Comment le gradient
nucléaire Dorsal est-il établi?
Pour répondre à cette question: réalisation
d’expériences de transplantation de
cytoplasme.
• Ces expériences consistent à prélever 1 petite
quantité de cytoplasme d’1 embryon
donneur, mutant ou non, et à l’injecter chez 1
E receveur, ce qui permet de tester la
capacité de sauvetage ("rescue") du cyto.. La
cap. de sauv. du cyto. se manifeste par
l’apparition de structures cuticulaires V.
• Les résultats de ces expériences démontrent:
- Que le cyto. d’1 E wild-type/type sauvage est capable de
sauver tous les mutants du groupe dorsal, à l'exception de
windbeutel, pipe et nudel;
- Quel que soit le site d’injection du cyto., les structures V
apparaissent toujours dans la région V de l’oeuf.
• Donc, ces expériences montrent la présence d’1 polarité
résiduelle de l'E/polarité de l’oeuf et qui fait que, chez 1 E
ayant perdu sa capacité à différencier des structures V, le dos
et le ventre ne sont pas équivalents.
• 1 exception, concerne Toll: si injection de cyto. wt à 1 E Toll-,
les struct. V se forment toujours au niveau du site d'inj°.
• L’E Toll- a perdu sa polarité intrinsèque, il n’y a donc + de lien
entre la forme de l’oeuf et la pol. Eaire; c’est donc le produit du
gène Toll qui assure ce lien.
Le gène Toll a été cloné:
- il code 1 protéine transmembranaire répartie de manière
uniforme sur toutes les cellules composant la membrane de l’oeuf,
- cette protéine: a 1 domaine extracellulaire similaire à la chaîne a
de la glycoprotéine I/GPIb (qui intervient dans la coagulation du
sang et qui sert de récepteur à la thrombine + facteur de von
Willebrand),
- sa région intracellulaire est homologue au récepteur de
l’interleukine-1 (IL-1): dans les lymphocytes, le R IL-1
provoque la translocation nucléaire de NF-kB.
Comme dorsal est l’homologue de p50/p65 (NF-kB), on se
retrouve dans 1 situation analogue où Toll
translocation nucléaire de dorsal (Fig. 18).
• Les gènes windbuttel, pipe + nudel sont dépendants de la lignée somatique. Ces
gènes sont exprimés dans les cellules folliculaires et sont les « ligands » de Toll
(plutôt impliqués dans l’activation du véritable ligand représenté par spätzle,
d’origine maternelle et localisé dans l’espace péri-vitellin).
• Windbuttel: co-facteur de pipe; Pipe: sulfo-transférase; Nudel: sérine-thréonine
kinase.
• Les « ligands » de Toll sont sécrétés dans l’espace périvitellin (esp. défini par la
membrane cytoplasmique ovocyte et la mb vitelline synthétisée par les cell. foll.)
et ils sont synthétisés de manière asymétrique par les cell. foll. V.
• Les autres « ligands » de Toll: origine germinale= cell. nourricières
snake, easter, gastrulation defective, spätzle (le véritable ligand), ils sont
véhiculés dans l’espace périvitel. et permettent l’activation de Toll dans région V.
Snake: protéase; easter et G° defective: sérine-thréonine kinases.
• Ces résultats + ceux des systèmes responsables de la mep de l’axe A/P, mettent
en évidence la contribution des cell. foll. dans la polarité embryonnaire.
• Cette participation des cell. foll. dans axe A/P + D/V E s'effectue
asymétriquement.
• Conclusion: la chbre ovar. est polarisée, selon les axes A/P et D/V.
La polarité embryonnaire est la conséquence d’1 pol. préexistante dans la
chambre ovarienne.
IV-3. Mise en place de la polarité
antéro-postérieure
• 3 systèmes de gènes différents.
• Le système A:
- impliqué dans la formation des régions segmentées de la
tête + thorax,
• Le système P:
- formation de la segmentation abdominale,
• Le système des extrémités:
- formation des régions non segmentées A et P: acron +
telson.
Ces 3 systèmes ont des points communs:
- Les produits de ces gènes ont 1 localisation spécifique dans
l’ovocyte dès l’ovogenèse cela représente
l’information de position,
- cette info° de pos°est le plus souvent 1 fact. de
transcription qui provoque l’expression
asymétrique de gènes cibles,
- ces facteurs trans se présentent sous forme d’1
gradient de concentration.
• En d’autres termes, l’information de position maternelle va
définir des régions d’expression des gènes zygotiques cibles.
IV-3-1. Le système antérieur
• 1 gène dans ce système: le gène bicoïd.
- Le phénotype d’un embryon de type sauvage/wild-type bicoïd
(bcd) comprend= acron, tête, thorax + structure abdominale +
telson,
- mutation de gène bcd= telson, abdomen, telson.
• Il n’y a donc plus aucun morphogène pour former les structures A.
• bcd= est 1 gène à effet maternel,
- ARNm bcd maternel déposé dans la partie A de l’ovocyte par les
cell. ovariennes de la mère,
- quand traduction de la protéine bcd lors des étapes précoces de
la phase de segmentation= il est plus concentré dans la partie A
de l’oeuf + dans les noyaux, et pas dans le 1/3 postérieur (Fig. 19).
Fig. 19
Fig. 19
Fig. 19
Fig. 19
• 2 gènes appelés exuperantia + swallow:
sont impliqués dans la localisation de
l’ARNm bcd au niveau du pôle A de l’oeuf.
• Si absence d’exuperantia ou swallow
ARNm bcd migre vers le pôle P avec un
gradient + plat.
• Phénotypes des 2 mutants exuperantia et
swallow similaires à E bcd-/- E n’ont
pas les structures les + A (Tableau II).
Tableau II
• Si l’on modifie le gradient bcd on peut modifier la
destinée des régions embryonnaires.
• Si injection de l’ARNm bcd chez 1 E en début de S°:
- bcd= est le seul morphogène à l’origine de la tête + thorax,
- si injection de l’ARNm bcd au niveau du pôle A d’1 E bcd-/-,
(mère= dont gène bcd invalidé): sauvetage de l’embryon,
restauration de la polarité A/P wt,
- L’endroit où l’on injecte l’ARNm bcd= formation d’1 tête:
- au milieu de l’E= dans cette région 1 tête et de
chaque côté, formation de structures thoraciques.
- si inj° pôle P E wt E avec 2 têtes (1 à chaque
extrémité).
• Le produit du gène bcd= est le morphogène A
chez l’E de droso.
- Localisation de bcd dans les noyaux des
cellules,
- Il s’agit d’1 facteur de transcription à
homéodomaine= domaine de liaison à l’ADN.
• Donc bcd contrôle l’expression de gènes
cibles.
• Les premiers gènes zygotiques exprimés= les gènes gap dont
hunchback (hb)= qui est actif dans la moitié A de l’E, où est
exprimé bcd.
• Les mutants hb-/-= présentent des déficiences de parties A
de la bouche + des structures thoraciques.
• Bcd se lie dans le gène hb et l’active.
• hb réprime en retour les gènes de spécificité abdominale
(Giant, Knirps), donc la région où hb est exprimé= il y a
exp° de bcd et ainsi form° de la tête + thorax.
• "Footprinting" (expériences de protection par la DNAse I)
Liaison de bcd au niveau de 5 sites dans le
promoteur du gène hb.= 5'- TCTAATCCC- 3'.
• Pour effectuer la démonstration de la fonction
transcriptionnelle de bcd in vivo: on a réalisé des
expériences d’injection dans des E de droso d’une
construction contenant le promoteur du gène hb
contrôlant l’expression d’un gène rapporteur
(chloramphénicol acétyltransférase (CAT)) = les
résultats ont montré que bcd est nécessaire pour
activer la transcription du gène CAT.
• Si injection de cette construction chez 1 E bcd-/-:
pas de synthèse de CAT (Fig. 20).
• Conclusion: le gradient bcd induit l’activation de la
transcription du gène hb dans la partie A de l’E.
Fig. 20
bicoid
Fig. 20
hunchback
IV-3-2. Le système postérieur
• L’information de position= correspond au produit du gène nanos,
d'origine maternelle comme bicoïd (sauf qu’il est exprimé à l’extrémité P
de l’ovocyte) (Fig. 21).
• Des produits des gènes de la lignée germinale (cappucino, spire) + des
cellules somatique (notch, delta) sont nécessaires pour mettre en place
un réseau de microtubules lors de l’ovogenèse.
• Puis 2 gènes sont activés (staufen, oskar) les protéines
staufen-oskar se fixent sur les µtub.
ils servent alors de point d’ancrage pour la protéine vasa. Après ce
processus= le gène nanos est activé et nanos est localisé à proximité de
vasa (Fig. 22).
• Nanos: n’est pas un pas 1 facteur de transcription, il se complexe à
hunchbäck= qui est 1 répresseur du gène knirps.
Fig. 22
Fig. 21
Fig. 21
• La seule fonction principale de nanos= inhiber hunchbäck
par formation d’hétérodimères et inhiber la traduction de
l’ARNm Hb conduisant à l’activation de knirps (gène
gap postérieur) (Fig. 23).
• Les mutants oskar et nanos se traduisent par la perte
de certains segments abdominaux. L'E n’est pas viable (Fig.
21, Tableau III).
Fig. 23
Fig. 23
Tableau III
IV-3-3. Le système des extrémités
• Ce système est 1 mécanisme de transduction
du signal qui fait intervenir la lignée
germinale + cell. somatiques.
- L’info° de position et le gène de ce signal
est localisé dans les cell. folliculaires= il s’agit
de "Torso-like"= 1 fact. de croissance.
• Les autres facteurs de position:
- produits par les cell. nourricières et sécrétés
(nasrat, pole-hole, trunk, ...)= ce sont des
fact. de croiss. également.
• La protéine torso-like, lorsqu’elle est synthétisée,
interagit avec la prot. torso= c’est 1 protéine trans-
membranaire= 1 récepteur de type tyrosine kinase.
• Torso-like active aux extrémités de l’ovocyte la
protéine torso.
• Quand torso est activé:
- son domaine intracell. induit l’activation
sélective du produit du gène D-raf.
- à la fin de la voie de transduction activ°
des gènes zygotiques tailless + huckebein: ceci
conduit à la formation de l’acron + telson (Fig. 24-
25).
Fig. 24
Fig. 25
Fig. 24
Fig. 24
V. Les gènes de segmentation
Fig. 26
Fig. 28
Fig. 27
Fig. 28
Fig. 29
Bicoid
Hb et Krüppel
Ftz
En
Fig. 30
http://www.ucalgary.ca/UofC/eduweb/virtualembryo/D_m_segment_I.html
Fig. 30
Fig. 30
Eve
Fig. 30
Fig. 30
Fig. 30
Fig. 30
Fig. 30
Fig. 30
Drosophila melanogaster
n Gap genes
• Map out basic subdivisions along the embryo’s
anterior-posterior axis
• Mutations cause “gaps” in the animal’s
segmentation
Fig. 30
Drosophila melanogaster
n Pair-rule genes
• Define pattern in terms of pairs of segments
• Mutations result in embryos having half the normal
number of segments
Fig. 30
Drosophila melanogaster
n Segment polarity genes
• Set the anterior-posterior
axis of each segment
• Mutations produce
segments where part of
the segment mirrors
another part of the same
segment
Fig. 30
Hairy Runt
Fig. 31
6ème bande
Fig. 32
VI. Les gènes de polarité segmentaire
http://flymove.uni-muenster.de/Processes/Segmentation/SegmentGes.html
Fig. 33
A P A P A P
Fig. 33
Segment Parasegment
Fig. 33
WT Wg-/-
Fig. 33
Fig. 33
VII. Les gènes homéotiques
Fig. 34
Antennapedia
Wild type c.a. 1949 Antp
Fig. 35
HOMEOTIC GENES
n Homeotic genes are
master genes that
regulate the
expression of
numerous other
genes
• Some of the regulated
genes are regulatory
themselves
Fig. 36
Fig. 36
Fig. 36
Chrom. 7
11
Chrom. 17
10
Chrom. 12
9
Chrom. 2
9
39 gènes
Fig. 36
Fig. 36
Fig. 36
Chrom. 3
Chrom. 11
Fig. 36
Fig. 38
REFERENCES
• Atlas-Embryologie descriptive, Franquinet R et Foucrier J, Editions Dunod.
• L’organisme en développement-Des gamètes à l’embryon, Signoret J et Collenot A, Editions
Hermann.
• Biologie du dévellopement-Les grands principes, Wolpert L, Beddington R, Brockes J, Jessell T,
Lawrence P, et Meyerowitz E, Editions Dunod.
• Biologie du développement, Slack J, Editions de Boeck.
• Biologie du développement, Gilbert, 2ème édition, Editions de Boeck.
• Concepts of Genetics, Klug WS, Cummings MR et Spencer CA, Eighth edition, Editions
Pearson-Prentice Hall.
• Biologie moléculaire de la cellule, Lodish, Baltimore, Berk, Zipursky, Matsudaira et Darnell,
Editions de Boeck Université.
• Introduction à l’analyse génétique, Griffiths, Miller, Suzuki, Lewontin et Gelbart, Editions de
Boeck Université.
• Le développement, Tome 1, Contrôle génétique, Les cahiers de la 128, Muller Y et Clos J,
Editions Nathan Université.
• Les organismes modèles, Génétique de la souris, Panthier JJ, Montagutelli X et Guénet JL,
Editions Belin.
• Le développement d’un mammifère : la souris, Darribère T, Editions Belin.
• La drosophile : des chromosomes aux molécules, Deutsch J, Médecine Sciences, Editions John
Libbey Eurotext. Dans cet ouvrage, articles aussi de Jacob F p63-66 ; Mohier E, p80-89 ;
Ségalat L et Lepesant JA p99-101.