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Antigone

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ANTIGONE

Sommaire :
(1ère diapo)
Le texte que nous avons étudié est l'œuvre Antigone écrite par Sophocle. 1 Nous verrons donc
tout d’abord une introduction rappelant des éléments biographiques de l’auteur pour parvenir
ensuite à un contexte historique de la Grèce antique. 2 Ensuite, nous verrons rapidement
l’histoire d'Œdipe étant en quelque sorte une prémices de celle d’Antigone permettant un
contexte nécessaire à la compréhension de l’histoire. 3 En outre, nous vous expliquerons le
texte étudié et 4 terminerons enfin sur nos divers avis personnels à son propos.

Introduction :
(2nde diapo)
L'œuvre Antigone est une tragédie du célèbre dramaturge, poète et auteur grec Sophocle
(sophoklis) dont la date de création se situe en 442 av. J.-C, . Il fût notamment connu pour avoir
rédigé des tragédies telles que Oedipe (isipodas), Electre ( ilectra ), Ajax.

La Grèce antique notamment célèbre pour sa riche culture en termes mythologiques. Ces récits
parvenus jusqu’à notre époque compte des histoires moralisatrices nous permettant de nous
interroger sur divers sujets sociétaux.

En l’occurrence, la tragédie d’Antigone n’échappe pas à la règle et expose une opposition entre
deux visions.
Son histoire est celle d'un refus de soumission qui remet en question l'organisation sociale, avec
d’un côté l’obéissance politique aux lois de la cité incarnée par Créon et de l’autre côté, la
volonté des dieux et un devoir familial à accomplir, illustré par Antigone.

Partie 1 :
(3ème diapo)
Ce texte possède de nombreuses références à la tragédie de Sophocle, Œdipe. Cette tragédie
compte l’histoire d’Œdipe qui d’après les devins que ses parents sont allés consulter avant sa
naissance, le destinait à tuer son père et épouser sa mère. Il fût alors abandonné et par une
succession de hasard il tua son père Roi de Thèbes et d’après les lois de la cité, devînt roi en
épousant sa mère sans le savoir. Lorsqu’il l'apprit des années plus tard, il se creva les yeux et sa
mère se suicida. (4ème diapo) Il eut cependant le temps d’avoir 4 enfants avec sa mère. La
tragédie d’Antigone met en avant une de ses filles. Œdipe, une fois aveugle s’exila à Colonne et
laissa le trône à ses deux fils Polynice et Étéocle en leur ordonnant de s’altérer sur le trône pour
gouverner. Quand Étéocle régnait, le royaume était prospère et celui-ci était adoré de la
population.
Cependant, Polynice régnait tel un tyran et était haïs de son peuple. Étéocle était sur le trône et
devait céder à Polynice le pouvoir comme le souhaitait Œdipe, cependant il refusa de le lui
laisser car Polynice était un tyran. Polynice alla alors à Colonne voire son père Œdipe pour avoir
son approbation afin d’avoir à son tour le pouvoir cependant celui-ci le renia et le chassa de
Thèbes. Polynice ayant fui Thèbes revînt pour envahir et saccager la ville avec une armée
ennemi et combat son frère Étéocle qui lui, était resté fidèle à Thèbes. Les deux frères
moururent de la main l’un dans l’autre (ils se sont entretués). (5ème diapo) Créon, oncle de
ceux-ci et Roi de Thèbes décréta que Étéocle ayant combattu pour défendre Thèbes devait avoir
des funérailles de héros tandis que Polynice ayant trahi la cité devait être laissé à même le sol
sans funéraire.

(6ème diapo) Cette loi allant à l’encontre des Lois divine de l’époque, Antigone tenta de
convaincre Ismène toute deux sœurs des guerriers fratricides de braver l’interdiction de leur
oncle et d’enterrer Polynice. Ismène refusa de braver les lois de la cité par peur des représailles
de son oncle. Mais désirait tout de même que son frère soit enterré avec respect. Elle tenta en
vain de dissuader Antigone d’y aller afin de lui éviter de se faire mettre à mort par leurs oncles.
Après le refus d’Ismène, Antigone y alla seul et recouvrit une première fois son frère de terre
afin qu’il puisse être accepté dans le royaume d’Hadès comme l’exige leurs coutumes. Créon
apprit que quelqu’un avait commis le méfait mais les gardes n’ayant pas vu le fautif furent
accusés par Créon d'être corrompu. Cette suspicion de corruption de la part de ses proches est
régulièrement évoquée par Créon. La décision de Créon était que pour prouver leur droiture les
gardes devait enlever la terre du corps de Polynice et trouver le coupable, à défaut de cela ils
seraient exécutés pour corruption. Les gardes firent donc cela et découvrirent la nuit suivante
Antigone recouvrant une seconde fois son frère de terres. Créon l’apprit, en découvrant que
l’auteur de ce méfait était sa nièce Antigone, il ordonna à ses gardes de la lui amener.

2eme partie :

(7ème diapo) Antigone ne nie pas avoir fait ce qu’elle considérait comme juste, Créon,
roi de la cité, n’est pas du même avis et souhaite la faire exécuter en appuyant le fait
qu’elle n’ait pas respecté la loi, rappelons qu'Antigone a enseveli son frère Polynice
contre l'ordre de Créon, qui considère ce dernier comme un traître à la Cité. On
comprend alors que pour Antigone, le devoir le plus important est celui de la famille, et
obéir à la loi divine, alors que pour Créon seul la loi et l'ordre politique compte. Selon lui,
c’est par le respect de l’autorité que l’on peut espérer sauver des vies et faire perdurer la
cité, et non pas par un autre moyen.

De plus, Antigone est une femme, a plusieurs reprisent Créon ne tient pas compte de ces
arguments, en effet Le fait qu’Antigone soit une femme aggrave son crime : par deux fois
elle défie la loi, celle écrite et celle plus implicite qu’une femme ne doit pas défier un
homme.
p 24 je cite: “tant que je vivrai, aucune femme n'imposera sa loi.” A Plusieurs reprise,
Créon rabaisse le rang de la femme en affirmant son statut inferieur. Selon lui jamais une
femme ne pourrait avoir raison et être légitime au pouvoir.

Hémon, fils de Créon et fiancé d’Antigone, tente de raisonner son père, en justifiant le
geste d’Antigone et en le suppliant de la laisser vivre. Il démontre la volonté d’Antigone
comme légitime au vu des circonstances et la définit comme une femme respectable et
forte. Il énonce alors que le discours de Créon n’est pas fondé et qu’il ne répond pas à la
vérité. Il juge ainsi la vision du pouvoir de Créon comme trop solitaire, qui conviendrait à
une cité sans habitants.

Mais finalement malgré ce face à face, Créon ne changera pas d’avis, en expliquant
même au Coryphée comment il allait procéder : “Je l'enfermerai vivante au fond d'une
caverne creusée dans le roc, Je lui laisserai assez de nourriture pour ne pas avoir un
crime à expier,”p 37 le sort d’Antigone est ainsi irrévocable, personne ne peut faire
changer d’avis Créon. Il ne tiendra pas comptes des paroles de son fils, bien qu’il soit
fiancé à Antigone, ce qui peut paraitre paradoxale.

On retrouve ainsi Antigone seule, pleurant son sort, “ sans amis, sans époux, misérable”,
elle se remet même en question en s’en remettant aux dieux, en demandant quelle loi
divine avait-elle bien pu transgresser, au vu de son geste qu’elle considère comme des
plus juste.

3ème partie :

Créon n’a alors aucun scrupule et ne cache pas sa joie de faire régner ses propres lois en dépit
de celles des Dieux. Il prononce en page 41 « Laissez-la là, abandonnez là peu importe qu'elle
meure ou qu'elle reste ensevelie vivante dans ce terrier. » On comprend alors ici que Créon est
un tyran et que cela se retournera forcément contre lui un jour ou l’autre.
Lorsque Antigone se rend vers cette caverne creusée, qui deviendra alors son tombeau, elle
chante auprès des Dieux et de ceux qui l’ont quitté, son désespoir et son chagrin. Malgré ses
sentiments de tristesse, elle reste convaincue d’avoir fait le bon choix et est fière d’avoir honoré
sa famille en enterrant son frère.

(8ème diapo) Cependant, Créon se croyant tout-puissant est alors frappé par ce qu’annonce
Tirésias, le devin aveugle de Thèbes. Tirésias le met en garde et lui demande d’obéir aux Dieux.
Le devin explique à Créon que la nature devient soudainement anormale avec des cris d’oiseaux
d’une rage barbare, terrifiante. Il accuse alors Créon d’être responsable de tout le malheur qui
s’abat sur Thèbes et de la méfiance et le rejet des Dieux à l’égard des prières que les habitants
de cette cité implorent. Tirésias, plein de sagesse, encourage Créon à se repentir de ses péchés
en lui demandant quel plaisir cela lui procure de tuer un homme déjà mort, de faire preuve
d’autant d’irrespect à l’égard de Polynice.

Malgré toutes ces mises en garde, Créon reste sur sa position en continuant d’interdire à
quiconque d’enterrer Polynice et il se surprend même à insulter Tirésias de « vieillard » puis de
menteur. Tirésias se sentit alors insulté et finit par exposer la prophétie qui lui a été donnée.
Créon va subir des représailles « tu vas toi-même de tes propres entrailles, donner un cadavre
en échange d’autres morts (…) et tu seras pris dans un tourbillon de malheurs aussi terribles. »

Après réflexion, Créon décide de libérer Antigone. (9ème diapo) Ensuite, le messager vient
trouver le coryphée et Eurydice, l’épouse de Créon et mère de Hémon, pour lui expliquer que
Hémon s’est donné la mort. (10ème diapo) Il était parti sauver sa promise, Antigone, mais l’a
retrouvée morte, pendue dans son tombeau. Il poussa des cris de souffrance si fort que Créon
les entendit au loin. Il court alors vers ce tombeau et lorsqu’il arrive, il l’appelle en gémissant et
en réprimandant Hémon que c’est une grave erreur d’être venu voir Antigone.

Hémon prit alors son épée, et Créon, prit de peur de ce que son fils pourrait lui faire, fuit. Ainsi,
Hémon s’acharna sur lui-même du fait de la frustration et de la colère causées par son père.
Eurydice se rend alors compte que son fils a quitté ce monde en raison de son époux et se
donne la mort à son tour en accusant Créon d’être responsable de la mort de son fils.
(11ème diapo) Créon est dévasté et supplie les Dieux de lui accorder son pardon.
L’œuvre d’Antigone se termine avec Créon rongé par la culpabilité et avec la morale du
Coryphée qui exprime que l’ouverture du bonheur est la sagesse. En effet, selon lui, le témoin
des actions qui se sont produites, il ne faut rien refuser aux Dieux.

Avis 1 (cléminou) :

(12ème diapo) J’ai trouvé cette œuvre intéressante et l’opposition entre Créon et Antigone très
pertinente. Les lois de la cité exprimées par Créon comme lors de ses métaphores comparent
son rôle de chef à celui d’un capitaine de navire devant garder le cap en pleine tempête. Son
rôle, œuvrant pour le bien commun de la cité et de ses habitants, m’a convaincu de l’avis de
Créon. En effet, les règles bien que pouvant paraître injustes sont fixées pour le bien commun et
nous devons nous y tenir et les accepter. C’est d’autant plus vrai dans nos sociétés actuelles, le
fait de ne pas être d’accord avec une Loi ne nous dispense pas de nous y tenir.

Cependant, la morale du texte va clairement contre la position de Créon. En effet, la morale est
que la Loi des dieux est plus forte que celle des Hommes, nous pourrions comparer cela à une
sorte de hiérarchie des normes comme dans la pyramide de Kelsen. Ici, la loi de la cité bien que
légitime devrait se soumettre à la loi des dieux héritée des coutumes Grec. Ainsi, nous pourrions
rapporter la « loi divine » a une sorte de norme supérieure auquel les lois des hommes ne
devraient pas déroger pour le bien commun, une sorte de Constitution coutumière et divine.
Avis 2 (lisou) :

J’ai trouvé cette œuvre réellement instructive car je trouve qu’elle met en lumière la
contradiction entre les convictions divergentes de la loi politique de la citée de Thèbes, et la loi
divine. Dans ce contexte grecque de l’ancien temps où les prophéties et les croyances ont leur
place, je pencherais sur l’idée d’être au service de la loi divine. En désobéissant aux Dieux, Créon
met en péril la cité qu’il gouverne. De plus, Créon montre un aspect tyrannique de sa personne
et montre également un aspect terrifiant du pouvoir. En effet, il exerce son autorité en se
montrant supérieur à tous ses sujets et en discriminant les femmes dans ses propos misogynes
envers Antigone. Il est clair ici que Créon est un roi convaincu de sa soi-disant “toute-puissance”
et ne se gêne pas pour négliger les personnes qui l'entourent et les lois divines.

Avis 3 (paupau) :

J’ai trouvé cette œuvre enrichissante, en effet elle relève plusieurs points importants encore
d’actualité aujourd’hui dans notre société, telle que l’ordre et la place des femmes.

Elle met en lumière le combat d’Antigone qui reste fidèle à sa conviction tandis que Créon est
un roi entêté et cruel qui ne se remet pas en question, en voulant appliquer de manière
rationnelle l’ordre, n’accordant aucune reconnaissance au frère d’Antigone et donc ne reconnaît
pas son acte. Bien qu’Antigone soit à plusieurs reprises dénigrée face au fait d’être une femme,
elle ne s’est pas laissé faire en incarnant l’image d’une femme forte et pleines de convictions en
accomplissant ce qu’elle estimait comme juste. Elle est le symbole d’une résistance individuelle,
remettant en cause l’organisation sociale.

(13ème diapo)

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