Introduction
https://youtu.be/yiJHjY_owX0?si=SLwjCvZDh5Q33UB7 :
Aristote le grand philosophe histoticum
Aristote est un philosophe grec né à Stagire et mort en Eubée
qui se trouve sur une ile grecque. Après s’être formé pendant
17 ans à Athènes auprès de Platon dans le cadre de
l’Académie, il entreprend une œuvre personnelle considérable,
couvrant à peu près tous les domaines du savoir et de la
réflexion. Dans cette vaste production, il est l’auteur d’un
traité de théorie politique ainsi que de trois gros ouvrages
consacrés au domaine moral, parmi lesquels l’Éthique à
Nicomaque, dont le Livre V intéresse particulièrement et
depuis très longtemps les juristes.
Justice à essentiel pour maitriser les autres vertus
Juste milieu
4 vertus cardinales :
- Justice
- Prudence
- Tempérance
- Force
Parfois elles se complètent
Le Livre V de l’Éthique à Nicomaque occupe une place
centrale dans le tableau de la vie morale élaboré par Aristote.
C’est le texte d’Aristote où il explique de la manière la plus
développée sa conception de la justice et du droit. Il existe
d’autres textes portant sur ces sujets, dans toutes les œuvres
d’Aristote, mais celui-ci est et a toujours été considéré comme
le principal en cette matière.
Ce livre ci constitue un traité sur la justice. On trouve
l’analyse de la justice et des questions qui s'y rattachent et il
constitue le premier traité de philosophie du droit. L’auteur y
aborde les rapports entre la justice et la vertu morale en
général. Il y discute la définition de la justice comme égalité,
et son analyse de l'échange et de la monnaie est à la base de sa
pensée économique.
Aristote choisit de consacrer tout un livre à la vertu de justice.
Mais tout l’intérêt de ce traité sur la justice consiste à dégager
la justice de son approche exclusivement morale. Aristote
propose ainsi une série de distinctions importantes entre la
justice, la notion de juste, la vertu, la sagesse, la justice
distributive et corrective qui se définit de façon privilégiée
non pas par rapport à la loi mais par rapport à la notion
d’égalité. C’est cette seconde espèce de justice qu’il privilégie,
en la subdivisant à son tour en justice distributive et justice
corrective.
Après un premier chapitre consacré à des considérations de
méthode, Aristote procède, du chapitre 3 au chapitre 10, aux
divisions objectives du juste et de l’injuste.
Selon Aristote celui va partir de l’opinion commune pour
définir les termes, la justice est ce qui fait accomplir les
actions justes, et l’injustice ce qui fait accomplir des actions
injustes. Comme on le remarque, il va utiliser les contraires de
ces mots pour pouvoir les définir. Or la notion de justice a
plusieurs contraires. On considère qu’est injuste d’une part
celui qui viole la loi, et d’autre part celui qui prend plus que sa
part. Par contraste donc, sera juste celui qui se conduit selon la
loi et celui qui ne prend que sa part, celui qui est raisonnable.
L’injustice semble flagrante si la prise n’est pas égale mais il
nuance en disant : « La justice et la part justes sont donc des
égalités . La légalité est aussi d’une certaine manière une
égalité, mais une égalité devant la loi. » Il affirme également
que « la justice est une certaine disposition, accompagné d’une
volonté de respecter la loi, et n’est pas une disposition
quelconque, mais la disposition qui fait que les hommes sont
disposés à accomplir des actions justes et à distribuer ce qui
est juste entre eux-mêmes »
Ainsi, on aborde la diversité inhérente à la justice et à la
notion de juste, qui se manifeste d'un côté par l'égalité et de
l'autre par la légalité. De plus, l'injustice implique non
seulement une appropriation excessive, mais parfois aussi une
insuffisance. En effet, elle s'approprie plus que sa part des
biens, tout en se contentant parfois de moins que sa part des
difficultés.
Celui-ci, met également, en évidence l’importance de la
justice correctives en déclarant que « la justice corrective a
lieu entre des personnes entre lesquels existe une inégalité, et
elle est exercée en proportion de cette inégalité ». Il insiste sur
la nécessité de rétablir l’équilibre rompu par un acte injuste,
soulignant ainsi l’importance de la réparation il va parler ici de
la justice corrective, du rétablissement il sous-entend de
rétablir l’équilibre ou l’harmonie dans la société, de l’ordre
moral.
Dans son livre il aborde également le concept de justice
corrective, qui est l'une des formes de justice qu'il explore
dans son analyse de la justice. La justice corrective, ou justice
rectificative, concerne la justice dans les transactions entre
individus et implique la correction des déséquilibres causés
par des actions injustes ou des transgressions. Par exemple
aujourd’hui les dommages et intérêt pour obtenir réparation
lors d’un préjudice
Aristote distingue deux types de justice corrective
1. La justice distributive : Elle concerne la répartition des
biens et des honneurs entre les membres de la société en
fonction de leurs mérites respectifs. Elle s'applique aux
échanges économiques, aux récompenses et aux peines
distribuées par la société. Cette forme de justice consiste à
attribuer à chaque individu sa part proportionnelle en fonction
de son mérite et de sa contribution à la société. Proportion
géométrique
2. La justice corrective/commutative : Elle concerne les
transactions commerciales et les échanges entre individus.
Cette forme de justice intervient lorsque des injustices sont
commises dans des échanges économiques, comme les
contrats, les dettes, et les relations commerciales en général.
La justice commutative vise à rectifier les déséquilibres causés
par des actions injustes, en cherchant à rétablir l'équilibre
initial entre les parties impliquées. Suite arithmétique pour
bien calculer
L'objectif de la justice corrective est de restaurer l'équilibre et
l'équité entre les individus en réparant les injustices subies ou
commises. Selon Aristote, la justice corrective est une
composante essentielle d'une société bien ordonnée, car elle
permet de maintenir l'harmonie et la stabilité en rétablissant
l'équité là où elle a été compromise.
Aristote va explorer la distinction entre la sagesse/rationalité,
et l’intellect pratique, soulignant que la sagesse concerne
principalement les actions humaines, tandis que l’intellect
pratique, se concentre sur la vérité théorique. Il affirme que
l’intellect pratique est vital pour la réalisation de la vertu en
écrivant : « l’intellect pratique à une relation avec les actions
noble et justes, tandis que la sagesse, comme nous l’avons dit,
en a une avec les actions bonnes en général (livre 5 chap2) ».
Il souligne, ainsi que ces deux vertus, bien que distinctes, sont
complémentaires dans la poursuite du bien suprême.
Dans son œuvre "Éthique à Nicomaque", le philosophe grec
antique Aristote explore en profondeur la nature de la vertu et
de la sagesse. Selon lui, la vertu et la sagesse sont deux
concepts distincts mais interconnectés dans la formation d'un
individu moralement exemplaire.
1. Vertu : Dans la pensée d'Aristote, la vertu est au cœur de
son éthique. Elle représente l'excellence morale et
intellectuelle atteinte par la pratique régulière de bonnes
actions. La vertu est donc un état intermédiaire entre les
extrêmes, qui consiste à trouver un juste milieu dans l'exercice
de certaines facultés. Par exemple, le courage est une vertu qui
se situe entre la lâcheté et la témérité. La justice, la
tempérance et d'autres qualités morales sont également
considérées comme des vertus par Aristote. Il les définit
comme des habitudes acquises par la pratique constante de
comportements vertueux.
2. Sagesse : La sagesse, quant à elle, est liée à la connaissance
et à la compréhension profonde de la vérité. Elle implique une
capacité à discerner et à comprendre les principes les plus
élevés et les plus fondamentaux de la vie. La sagesse chez
Aristote n'est pas seulement une question de connaissance
théorique, mais aussi une question de jugement pratique et de
prudence. C'est la capacité de prendre des décisions justes et
appropriées en fonction de la connaissance et de la
compréhension globale des circonstances et des conséquences
possibles.
En résumé, la vertu est davantage associée à la conduite
morale et aux actions quotidiennes, tandis que la sagesse est
associée à une compréhension profonde des principes et des
vérités fondamentales. Dans l'éthique d'Aristote, ces deux
concepts sont étroitement liés, car la sagesse est considérée
comme la qualité intellectuelle suprême qui guide la pratique
des vertus morales.
Avis :
Je n’ai pas aimé lire le livre car j’estimais que la lecture allait
être rapide mais une fois avoir lu les premières lignes je le suis
rendu compte que celui-ci n’était pas si simple que ça c’était
intéressant de voir la manière dont Aristote donne la définition
de chaque terme, il utilise une notion puis la définie et on
comprend vite que pour lui chaque terme a une signification
particulière.
Je n’ai pas trouvé la lecture passionnante car il a fallu plein de
concentration de relecture etc.…