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Université Ibn Tofail Année universitaire 2023-2024

Faculté des Sciences Filière : MIP


Département de Mathématique Semestre : S2
Kénitra Module : Analyse 2

Solution de la série n° 4

Exercice 1.
Rappel : fausse intégrale généralisée. Soient a, b ∈ R tels que a < b et f : ]a, b] −→ R une fonction
continue sur ]a, b]. On distingue deux cas :
1er cas : Si f admet une limite finie à droite en a, alors f est prolongeable par continuité en une fonction
fˆ continue sur [a, b] telle que fˆ = f sur ]a, b]. Donc d’après le théorème 1 (c.f. chapitre 2), la fonction
fˆ est intégrable sur [a, b], et on a
Z b Z b
∀ x ∈]a, b], fˆ(t) dt = f (t) dt.
x x

Par suite, Z b Z b Z b
lim+ f (t) dt = lim+ fˆ(t) dt = fˆ(t) dt.
x→a x x→a x a
Z b
L’intégrale généralisée f (t) dt est donc convergente. On dit qu’il s’agit d’une fausse intégrale
a
généralisée (ou que l’intégrale est propre).
Z b
2e cas : Si f est bornée au voisinage de a, alors l’intégrale généralisée f (t) dt converge aussi. En
a Z b
effet, tout d’abord si f est positive et majorée par M , alors la fonction x 7−→ f (t) dt est croissante
x
Z b
(car sa dérivée est f ) et majorée par M.(b − a). Donc lim+ f (t) dt existe et finie. Ainsi l’intégrale
x→a x
Z b
f (t) dt converge.
a
Sinon, il existe m, M ∈ R tels que m ⩽ f (t) ⩽ M pour tout t ∈]a, b]. On applique alors ce qui précède
Z b Z b Z b Z b
à t 7−→ f (t)−m, on a (f (t)−m) dt converge. D’où l’intégrale f (t) dt = (f (t)−m) dt+ m dt
a a a a
converge. Là aussi c’est une fausse intégrale généralisée.
Remarque. On peut écrire des versions analogues du 1er cas et 2e cas pour les fonctions définies sur des
intervalles de type [a , b[ et ]a , b[ mais avec toujours a, b ∈ R tels que a < b. □
sin t 1 − cos t ln(t + 1) et − 1 π
Les fonctions t 7−→ , t 7−→ , t −
7 → et t −
7 → sont continues sur ]0, ] et ]0, 1]
t t 2 t t 2
sin t ln(t + 1) et − 1 1 − cos t 1
respectivement. De plus, on a lim+ = lim+ = lim+ = 1 et lim+ = · Donc les
t→0 t t→0 t t→0 t t→0 t2 2
intégrales généralisées proposées dans les questions a), c), d) et f) sont des fausses intégrales généralisées
(type du 1er cas).
1
D’autre part, la fontion t 7−→ sin est continue sur ]0, 1] et bornée au voisinage de 0. Donc l’intégrale
Z 1 1 t
généralisée sin dt est aussi une fausse intégrale généralisée (type du 2e cas).
0 t
1
Par contre, la fonction t 7−→ est continue sur ]0, 1], mais elle n’admet pas une limite finie à droite en 0
t Z 1
1
et n’est pas aussi bornée au voisinage de 0. Donc l’intégrale dt est une vraie intégrale généralisée.
0 t

1
Exercice 2. Toutes les fonctions considérées dans cet exercice sont continues sur leur intervalle d’intégra-
tion. Donc elles sont localement intégrables.
Z +∞
1
1) a) L’intégrale généralisée dt converge. En effet, pour tout x > 0, on a :
0 1 + t2
Z x
1 h ix π
dt = arctan t = arctan x et x→+∞ lim arctan x = ·
0 1+t 2
2
0

On peut écrire dans ce cas :


1 h i+∞ πZ +∞
dt = arctan t =
0 1 + t2 0 2
h i+∞
à condition de se souvenir que arctan t = lim arctan x − arctan 0.
0 x→+∞

1 Z +∞
b) L’intégrale généralisée dt diverge. En effet, pour tout x > 0, on a :
0 1+t
x
Z
1 h ix
dt = ln(1 + t) = ln(1 + x) et lim ln(1 + x) = +∞.
0 1+t 0 x→+∞

Z +∞
c) L’intégrale généralisée e−t dt converge. En effet, pour tout x > 0, on a :
0
Z x h ix
e−t dt = − e−t = (1 − e−x ) et lim (1 − e−x ) = 1 .
0 0 x→+∞

Z
1
1
d) L’intégrale généralisée dt diverge. En effet, pour tout x > 0, on a :
0 t

Z 1
1 h i1
dt = ln t = − ln x et lim+ − ln x = +∞ .
x t x x→0

Z 1
e) L’intégrale généralisée ln t dt converge. En effet, pour tout x > 0, on a :
0

Z 1 h i1
ln t dt = t ln t − t = x − x ln x − 1 et lim (x − x ln x − 1) = −1 .
x x x→0+

On peut écrire dans ce cas : Z 1 h i1


ln t dt = t ln t − t = −1 .
0 0

Z +∞
e− t
f) L’intégrale généralisée √ dt converge. En effet pour tout x ⩾ 1, on a :
1 t

Z x
e− t h √ ix √ √
√ dt = − 2e− t = 2(e−1 − e− x ) et lim e− x
= 0.
1 t 1 x→+∞

1
Z 1
g) L’intégrale généralisée √ dt converge. En effet pour tout 0 ⩽ x < 1, on a :
0 1 − t2
x
Z
1 h ix π
√ dt = arcsin t = (arcsin x − 0) et lim− arcsin x = ·
0 1−t 2 0 x→1 2

earctan t
Z +∞
2) a) L’intégrale généralisée dt converge. En effet pour tout x > 0, on a :
0 t2 + 1
Z x
earctan t h
arctan t
ix π
dt = e = (earctan x − 1) et x→+∞
lim earctan x = e 2 .
0 t +1
2
0

2
1 Z +∞
b) L’intégrale généralisée dt converge. En effet pour tout x > 0, on a :
0 (e + 1)(e−t + 1) t

et h −1 ix
x
Å ã
Z
1 Z x
1 1 1
−t
dt = dt = t =− x − et lim x = 0.
0 (e + 1)(e + 1)
t
0 (e + 1)
t 2 e +1 0 e +1 2 x→+∞ e +1
Z 1
1
c) L’intégrale généralisée √ dt converge. En effet pour tout 0 < x ⩽ 1, on a :
0 t
Z 1
1 h √ i1 √ √
√ dt = 2 t = 2(1 − x) et lim+ x = 0.
x t x x→0

Z +∞
2
d) L’intégrale généralisée te−t dt converge. En effet pour tout x > 0, on a :
0
Z x h −1 ix −1 Ä −x2 ä
−t2 −t2 2
te dt = e = e − 1 et lim e−x = 0.
0 2 0 2 x→+∞

π
Z
cos t
2 π
e) L’intégrale généralisée √ dt converge. En effet pour tout 0 < x ⩽ , on a :
0 sin t 2
Z π
2 cos t h √ i π2 √ √
√ dt = 2 sin t = 2(1 − sin x) et lim+ sin x = 0.
0 sin t x x→0

+∞
t Z
f) On a d’abord l’intégrale généralisée dt converge. En effet pour tout x > 0, on a :
0 (t + 1)2 2

Z x
t h −1 1 ix −1 Å 1 ã
1
dt = = −1 et x→+∞
lim 2 = 0.
0 (t + 1)
2 2 2 t +1 0
2 2 x +1 2 x +1
0 Z +∞
Z
t t
De même, dt converge. Par suite, l’intégrale généralisée dt converge, et on a :
−∞ (t + 1)
2 2
−∞ (t + 1)
2 2

+∞ Z 0 Z +∞
Z
t t t
dt = dt + dt = 0.
−∞ (t + 1)
2 2
−∞ (t + 1)
2 2
0 (t + 1)2
2

Exercice 3. Toutes les fonctions considérées dans cet exercice sont continues sur leur intervalle d’intégra-
tion. Donc elles sont localement intégrables. De plus, elles sont toutes positives.
1) a) L’intégrale généralisée proposée peut se décomposer sous la forme suivante :
Z +∞ Z 1 Z +∞
t2 e−3t dt = t2 e−3t dt + t2 e−3t dt.
0 0 1

La première intégrale est convergente car il s’agit d’une intégrale définie puisque la fonction t 7−→ t2 e−3t
est définie et continue sur l’intervalle fermé borné [0, 1].
Pour la deuxième intégrale, on remarque que

∀ t ∈ R, 1 ⩽ t =⇒ ln t ⩽ t car la courbe de ln est au dessous de celle de t 7−→ t


=⇒ 2 ln t ⩽ 2t
=⇒ 2 ln t − 3t ⩽ −t
=⇒ e2 ln t−3t ⩽ e−t car la fonction exp est croissante
=⇒ t2 e−3t ⩽ e−t .
Z +∞
Or d’après l’exercice 2, l’intégrale généralisée e−t dt converge. Donc d’après le théorème de comparai-
1
Z +∞ Z +∞
2 −3t
son, il en est de même pour l’intégrale te dt. Par suite, l’intégrale t2 e−3t dt converge.
1 0

3
b) L’intégrale généralisée proposée peut se décomposer sous la forme suivante :
Z +∞
sin2 t Z 1
sin2 t Z +∞
sin2 t
dt = dt + dt.
0 t2 + 1 0 t +1
2
1 t2 + 1
sin2 t
La première intégrale est convergente car il s’agit d’une intégrale définie puisque la fonction t 7−→
t2 + 1
est définie et continue sur l’intervalle fermé borné [0, 1].
Pour la deuxième intégrale, on a l’inégalité suivante :

sin2 t 1
∀ t ⩾ 1, 2 ⩽ 2·
t +1 t
1
Z +∞
Or l’intégrale de Riemann dt converge. Donc d’après le théorème de comparaison, il en est de
1 tZ2
+∞
sin2 t Z +∞
sin2 t
même pour l’intégrale généralisée dt. Par suite, l’intégrale généralisée dt converge.
1 t2 + 1 0 t2 + 1
Z 0 Z +∞
c) Il faut savoir si les deux intégrales généralisées e−|t| dt et e−|t| dt sont convergentes ou non.
−∞ 0
Z 0 Z 0
−|t|
La première intégrale généralisée e dt = et dt converge. En effet, pour tout x < 0 on a :
−∞ −∞

Z 0 h i0
et dt = et = (1 − ex ) et lim (1 − ex ) = 1.
x x x→−∞

Z +∞ Z +∞
−|t|
De même, on a l’intégrale généralisée e dt = e−t dt converge car pour tout x > 0, on a :
0 0
Z x h ix
−t −t
e dt = − e = (1 − e−x ) et lim (1 − e−x ) = 1.
x→+∞
0 0

Z +∞
Par suite, l’intégrale généralisée e−|t| dt converge, et on a :
−∞

Z +∞ Z 0 Z +∞
−|t| −|t|
e dt = e dt + e−|t| dt = 2.
−∞ −∞ 0

d) L’intégrale généralisée proposée peut se décomposer sous la forme suivante :


Z +∞ Z 1 Z +∞
−t2 −t2 2
e dt = e dt + e−t dt.
0 0 1

2
La première intégrale est convergente car il s’agit d’une intégrale définie puisque la fonction t 7−→ e−t est
définie et continue sur l’intervalle fermé borné [0, 1].
Pour la deuxième intégrale, on remarque que

∀ t ∈ R, 1 ⩽ t =⇒ 0 ⩽ t(t − 1)
=⇒ 0 ⩽ t2 − t
=⇒ −t2 ⩽ −t
2
=⇒ e−t ⩽ e−t car la fonction exp est croissante.
Z +∞
Or d’après l’exercice 2, l’intégrale généralisée e−t dt converge. Donc d’après le théorème de comparai-
1
Z +∞ Z +∞
2 2
son, il en est de même pour l’intégrale e−t dt. Par suite, l’intégrale généralisée e−t dt converge.
1 0

4
e) On remarque que
1
∀ t ∈ R, 1 ⩽ t =⇒ ⩽1
t
e−t
=⇒ ⩽ e−t .
t
Z +∞
Or d’après l’exercice 2, l’intégrale généralisée e−t dt converge. Donc d’après le théorème de comparai-
1
e−t Z +∞
son, il en est de même pour l’intégrale généralisée dt.
1 t
f) L’intégrale généralisée proposée peut se décomposer sous la forme suivante :
Z +∞
ln t Z e
ln t Z +∞
ln t
dt = dt + .
1 t 1 t e t
ln t
La première intégrale est convergente car il s’agit d’une intégrale définie puisque la fonction t 7−→ est
t
définie et continue sur l’intervalle fermé borné [1, e].
Pour la deuxième intégrale, on a l’inégalité suivante :
1 ln t
∀ t ⩾ e, ⩽ ·
t t
Z 1
1
Or l’intégrale de Riemann dt diverge. Donc d’après le théorème de comparaison, l’intégrale générali-
0 t
Z +∞
ln t
sée dt diverge.
1 t

Exercice 4. Toutes les fonctions considérées dans cet exercice sont continues sur leur intervalle d’intégra-
tion. Donc elles sont localement intégrables. De plus, elles sont toutes positives.
arctan2 t π2 1 π Z +∞
1
a) On a 2 ∼+∞ · 2 car lim arctan t = . Or l’intégrale de Riemann dt converge. Donc
t +1 4 t t→+∞ 2 1 t 2
Z +∞
arctan2 t
d’après le théorème des équivalents, l’intégrale généralisée dt est convergente.
0 t2 + 1
t 1 1 Z +∞
1
b) On a 4 ∼+∞ 3 car t→+∞
lim = 1. Or l’intégrale de Riemann dt converge. Donc d’après
t +1 t 1 + 1/t 4
Z +∞
1 t3
t
le théorème des équivalents, l’intégrale généralisée dt est convergente.
0 t +1
4

1 1 1 Z 1
1
c) On a √ ∼0 √ car lim = 1. Or l’intégrale de Riemann √ dt converge. Donc d’après
(t + 1) t t t→0 t+1 0 t
Z 1
1
le théorème des équivalents, l’intégrale généralisée √ dt est convergente.
0 (t + 1) t

et 1 Z 1
1
d) On a ∼0 car lim et = 1. Or l’intégrale de Riemann dt diverge. Donc d’après le théorème des
t t t→0
Z 1 t 0 t
e
équivalents, l’intégrale généralisée dt est divergente.
0 t
(t − 1) −t t−1 Z +∞
e) On a e ∼+∞ e−t car lim = 1. Or d’après l’exercice 2, l’intégrale généralisée e−t dt
t+1 t→+∞ t + 1 0
Z +∞
(t − 1) −t
converge. Donc d’après le théorème des équivalents, l’intégrale généralisée e dt converge.
√ √ 0 t + 1
√ √ sin( t) sin( t) 1
f) On a sin( t) ∼0 t car lim √ = 1. Il en résulte que ∼0 √ . Or l’intégrale de Riemann
t→0 t √ t t
Z 1
1 Z 1
sin( t)
1
dt converge. Par suite, l"intégrale généralisée dt est convergente.
0 t 0 t
2

5
2
t Z
Exercice 5. 1) a) L’intégrale généralisée √
dt converge. En effet, on fait un changement de va-
1 t−1
√ dt √
riable en posant x = t − 1. D’où x2 + 1 = t et dx = √ · Notons que φ : x 7−→ φ(t) = t − 1 est
2 t−1 Z 1
une bijection de classe C 1 de ]1, 2] sur ]0, 1]. Or l’intégrale généralisée 2(x2 + 1) dx converge car c’est
0
une intégrale définie. Donc d’après le théorème du changement de variables (voir théorème 10 du chapitre
Z 2
t
4 page 53), l’intégrale généralisée √ dt converge, et on a :
1 t−1
Z 2
t Z 1
8
√ dt = 2 (x2 + 1) dx = ·
1 t−1 0 3
e
Z
1
b) L’intégrale généralisée p dt converge. En effet, on fait un changement de variable en
1 t 1 − (ln t)2
dt
posant x = ln t. D’où dx = · Notons que φ : x 7−→ φ(t) = ln t est une bijection de classe C 1 de ]1, e] sur
t Z1
dx
]0, 1]. Or l’intégrale généralisée √ converge car
0 1 − x2
Z 1
dx π
√ = lim− (arcsin x − 0) = ·
0 1−x 2 x→1 2
Donc d’après le théorème du changement de variables (voir théorème 10 du chapitre 4 page 53), l’intégrale
Z e
1
généralisée p dt converge, et sa valeur est π/2.
1 t 1 − (ln t)2
Z +∞ √
c) L’intégrale généralisée e− t dt converge. En effet, on fait un changement de variable en posant
√ 0 √
x = t. D’où x2 = t et 2x dx = dt. Notons que φ : x −
7 → φ(t) = t est une bijection de classe C 1 de
Z +∞
[0, +∞[ sur [0, +∞[. Or l’intégrale généralisée xe−x dx converge car par le théoréme d’intégration par
0
parties, on a : Z +∞
y
xe−x dx = lim [−xe−x − e−x + 1]0 = 1.
0 y→+∞

Donc d’après le théorème du changement de variables (voir théorème 10 du chapitre 3 page 53), l’intégrale
Z +∞ √
généralisée e− t
dt converge, et on a :
0
Z +∞ √ Z +∞
− t
e dt = 2 xe−x dx = 2.
0 0

1 Z 1
d) L’intégrale généralisée dt diverge. En effet, on fait un changement de variable en posant
0 e −1
t

t t
Z e
1
x = e . D’où dx = e dt. Or l’intégrale généralisée dx diverge car
1 x(x − 1)
ãòe
x−1
ï Å
Z e
1
dx = lim+ ln = +∞.
1 x(x − 1) x→1 x 1
Z 1
1
Donc d’après le théorème du changement de variables, l’intégrale généralisée dt diverge.
0 e −1
t

Exercice 6. 1) Remarquons d’abord que la fonction à intégrer est continue et positive sur ]0, +∞[. Ensuite
Z +∞
sin2 t
l’intégrale généralisée dt peut se décomposer sous la forme suivante :
0 t2
Z +∞
sin2 t Z 1
sin2 t Z +∞
sin2 t
dt = dt + dt.
0 t2 0 t2 1 t2
6
sin2 t
La première intégrale est convergente car il s’agit d’une fausse intégrale généralisée puisque lim+ = 1.
t→0 t2
Pour la deuxième intégrale, on a l’inégalité suivante :

sin2 t 1
∀ t ⩾ 1, ⩽ 2·
t2 t
Z
1 +∞
Or l’intégrale de Riemann dt converge. Donc d’après le théorème de comparaison, il en est de
Z +∞ 1 2 t
2

sin t Z +∞
sin2 t
même pour l’intégrale dt. Par suite, l’intégrale généralisée dt converge.
1 t2 0 t2
1 − cos t
2) On a d’abord la fonction t 7−→ est continue et positive sur ]0, +∞[. Ensuite l’intégrale
t2
Z +∞
1 − cos t
généralisée dt peut s’écrire sous la forme suivante :
0 t2
Z +∞
1 − cos t Z 1
1 − cos t Z +∞
1 − cos t
dt = dt + dt.
0 t2 0 t2 1 t2
1 − cos t 1
La première intégrale converge car il s’agit d’une fausse intégrale généralisée puisque lim+ = ·
t→0 t2 2
Pour la deuxième intégrale, on a l’inégalité suivante :
1 − cos t 2
∀ t ⩾ 1, ⩽ 2·
t2 t
Z +∞
2 Z +∞
1 − cos t
Or dt converge. Donc d’après le théorème de comparaison, il en est de même pour dt.
1 t2
1 t2
Z +∞
1 − cos t
Ainsi l’intégrale généralisée dt converge.
0 t2
1 1
On pose maintenant u(t) = 1 − cos t et v ′ (t) = 2 . D’où u′ (t) = sin t et v(t) = − . Or on sait que
t t
1 − cos t 1 − cos t
lim = sin(0) = 0 et t→+∞
lim = 0. Le théorème d’intégration par parties (pour les intégrales
t→0 t t
Z +∞
sin t
généralisées) permet d’affirmer que dt converge, et on a :
0 t
ò+∞ Z +∞
1 − cos t (1 − cos t)
ï
Z +∞
sin t Z +∞
sin t
dt = − + dt = dt.
0 t2 t 0 0 t 0 t
Z +∞
1 − cos t Z +∞
sin2 t
Montrons maintenant que dt = dt. On fait un changement de variable en posant
0 t2 0 t2
t = 2x. D’où dt = 2 dx et
sin2 x (1 − cos(2x)) (1 − cos t)
dx = dx = dt·
x 2 2x 2 t2
Donc d’après le théorème du changement de variable, on a :
Z +∞
1 − cos t Z +∞
sin2 x
dt = dx.
0 t2 0 x2
1 − cos(2t)
3) On sait que = sin2 t. On a aussi
2
∀ t ∈ R, 0 ⩽ | sin t| ⩽ 1 =⇒ sin2 t ⩽ | sin t|.

Il vient que
1 − cos(2t) sin t
∀ t > 0, ⩽ ·
2t t

7
Z
1 − cos(2t)
+∞ Z +∞
1
Or l’intégrale généralisée dt diverge car dt diverge. Le théorème de comparaison
0 2t 0 2t
Z +∞
sin t
permet de montrer que l’intégrale généralisée dt diverge.
0 t

Exercice 7. 1) L’inégalité vérifie par f implique que

∀ t ∈ [a, +∞[, |f (t) e−xt | ⩽ [Link] e−xt .

lim tm+2 e−xt = 0 car la fonction exp l’emporte sur les puissances à l’infini. En utilisant la
Or on sait que t→+∞
définition de la limite et pour ε = 1, on a

∃ A > 0, ∀ t ⩾ A, [Link]+2 e−xt ⩽ 1.

Il en résulte qu’il existe A > 0 tel que


1
∀ t ⩾ A, [Link] e−xt ⩽ ·
t2
Z
1 +∞
Or l’intégrale de Riemann dt converge. Donc d’après le théorème de comparaison, il en est de
Z +∞ A t2 Z +∞
même pour l’intégrale |f (t) e−xt | dt. Par suite, l’intégrale généralisée f (t) e−xt dt converge car
A 0
toute intégrale absolument convergente est convergente.
2) ∗) Soient n ∈ N et x ∈]0, +∞[ fixé. On a la fonction 7−→Z tn est continue sur [0, +∞[ et vérifie les
+∞
propriétés de la question 1). Il vient que l’intégrale généralisée tn e−xt dt converge.
0
∗∗) Calculons par récurrence sur n la valeur de cette intégrale généralisée. Pour n = 0, on a
Z +∞ Z +∞
t0 e−xt dt = e−xt dt
0 0
ï −xt ò+∞
e
= −
x 0
1
= (1 − 0) car lim e−xs = 0
x s→+∞
1
=
x
0!
= 0+1 ·
x
Supposons que l’égalité est vraie pour n et montrons qu’elle est vraie pour n + 1. Pour celà calculons
Z +∞
e−xt
tn+1 e−xt dt par parties en posant u(t) = tn+1 et v ′ (t) = e−xt . D’où u′ (t) = (n + 1)tn et v(t) = − ·
0
n+1
x
t
lim −
Or on sait que t→+∞ e−xt = 0 car exp l’emporte sur les puissances à l’infini. Le théorème d’intégration
x
par parties (pour les intégrales généralisées) permet d’affirmer que
ï n+1 ò+∞
Z +∞
n+1 −xt t −xt (n + 1) Z +∞ n −xt
t e dt = − e + t e dt
0 x 0 x 0

(n + 1) Z +∞ n −xt
=0+ t e dt
x 0
(n + 1) n!
= · n+1 d’après l’hypothèse de récurrence
x x
(n + 1)!
= ·
xn+2
Ce qui montre le résultat.

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