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Synthèse électrochimique du graphène

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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

Université Abderrahmane MIRA de Bejaia

Faculté de Technologie

Département de génie mécanique

Projet de fin de cycle


Présenté par :

SLIMANI MEHDI

SABRACHOU GHILES

SACI PASTANABEL

En vue de l’obtention du diplôme de LICENCE en Génie mécanique

Option : génie de matériaux

INTITULE :

Synthèse du graphène par la méthode électrochimique

Encadré par :

AMARI DJAMEL

Année universitaire : 2023/2024


Table des matières
1. Historique...............................................................................................................2
2. Définition du graphène :.........................................................................................3
3. Structure du graphène :..........................................................................................4
4. Propriétés du graphène :.........................................................................................4
4.1. Propriétés physiques :......................................................................................4
4.2. Propriétés électroniques :................................................................................5
4.3. Propriétés optiques :........................................................................................5
4.4. Propriétés mécaniques :...................................................................................7
4.5. Propriétés thermiques......................................................................................7
4.6. Propriétés chimiques.......................................................................................8
5. Méthodes de synthèse du graphène :......................................................................9
5.1. Méthodes Top-down :....................................................................................10
5.1.1. Exfoliation chimique :............................................................................10
5.1.2. Exfoliation électrochimique :.................................................................14
6. Applications du graphène :...................................................................................15
6.1. Force mécanique :..........................................................................................16
6.2. Applications thermiques :..............................................................................16
6.3. Stockage d'énergie :.......................................................................................16
6.4. Revêtements, capteurs, électronique et autres :.............................................16
7. Conclusion :.........................................................................................................17
Liste des figures
Figure 1 : (Le graphène)
Figure 2 : (Représentations schématique de la structure du graphène)
Figure 3 : (Photographie d'une ouverture de 50 m partiellement couverte par une
mono-couche et une bi-couche de graphène)
Figure 4 : (Techniques Bottom-Up et Top-Down)
Figure 5 : (Le taux de graphène synthétiser par chaque méthode)
Figure 6 : (les trois techniques d’exfoliation chimique du graphite)
Figure 7 : (Procédés d’oxydation des flocons de graphite par la méthode Humer)
Figure 8 : (Oxydation du graphite pour préparer l’oxyde de graphite)
Figure 9 : (Structure de l'oxyde de Graphène)
Figure 10 : (Mécanisme de l’exfoliation électrochimique du graphène)
Figure 11 : (Illustration schématique du mécanisme d'exfoliation électrochimique)
Figure 12 : (Application du graphène)
Liste des tableaux
Tableau 1 : (Etapes de production de l’oxyde de graphène réduit à partir du graphite)
….
Tableau 2 : (Méthodes d’oxydation du graphite)
LA PARTIE
BIBLIOGRAPHIQUE
1. Historique
L'histoire démarre en 2004 dans les laboratoires de l'université de Manchester. Deux
physiciens d'origine russe, André Geim et Konstantin Novoselov, pèlent des
couches de graphite à l'aide de rubans adhésifs. Après un travail méticuleux, ils
parviennent à obtenir un feuillet de l'épaisseur d'un atome, 200 000 fois plus fin qu'un
cheveu.

Le graphène est le début d'un tsunami scientifique et médiatique. C’est un matériau


bidimensionnel cristallin, forme allotropique du carbone sp² disposés en une structure en
nid d'abeilles qui présente des propriétés exceptionnelles (électroniques, thermique,
mécaniques et optiques) des qualités qui sont rarement associées dans un seul
matériau, le graphène trouve déjà beaucoup d’applications dans tous les domaines
(électronique, médical, énergétique, aérospatiale, nanotechnologie...), il peut être un
constituant important de technologie future de par ses propriétés et ses capacités
d’applications sans limite, en particulier dans le domaine des nanotechnologies.

L’oxyde de graphène est un produit intermédiaire issu lors de la fabrication du


graphène par voie chimique. En raison de la présence de fonctions oxygénées et
l’existence des carbones Sp3, il présente une facilité de dispersion dans l’eau et
d’autres solvants organiques (au contraire du graphène) et il peut être fonctionnalisé
facilement.

La fonctionnalisation du graphène et permet d’améliorer un grand nombre de


propriétés physico-chimiques pour devenir plus adaptables pour beaucoup
d’applications. La fonctionnalisation chimique se présente selon deux approches : non
covalente et covalente, la modification selon l’approche non-covalent préserve la
structure (du système π-conjugue) et avec des interactions relativement faibles, ce qui
peut influencer la stabilité des composites élaborer et rétrécir les domaines
d’applications ; tandis que les composites élaborés selon l’approche covalent,
présentent des liaisons plus fortes, ce qui se répercute sur les propriétés des
composites élaborés.

2
2. Définition du graphène :
Le graphène est l'entité de base du graphite. Il se définit comme une monocouche
plane d'atomes de carbone hybridés sp2 liés entre eux de façon covalente dans un
réseau bidimensionnel de type « nid d'abeille ». C'est la composante de base des
différentes nanostructures carbonées d'autre dimension telles que les fullerènes (0 D),
les nanotubes de carbone (1 D) et le graphite (3 D). [1]

Figure 1 : Le graphène. [2]

Le graphène a été isolé pour la première fois en 2004 par Andre Geim et Konstantin
Novoselov, ce qui leur a valu le prix Nobel de Chimie en 2010.4 Bien que l'existence
du graphène avait été prédit dès les années 30, jamais de mono feuillets n'avaient été
observés malgré de nombreuses tentatives. Cette découverte a représenté un réel bond
en avant pour la compréhension et l'étude de la structure et des propriétés du carbone.
[2]

3
3. Structure du graphène :
Dans la structure en nid d’abeille du graphène, les atomes de carbone s’organisent dans
une structure cristalline bidimensionnelle et forment des hexagones avec une hybridation
sp2 des atomes de carbone. Les liaisons hybridées sp 2 pointent vers les sommets d'un
triangle et forment des angles de 120° entre elles. L'orbitale pz restante est disposée
verticalement par rapport à ce plan. Le recouvrement des orbitales atomiques entre
carbones voisins conduit à la formation de trois liaisons σ et d’une liaison π. Ces liaisons
sont responsables de la grande stabilité mécanique du graphène et de sa solidité. Les
orbitales pz perpendiculaires au plan du graphène forment des liaisons π qui sont
responsables de la conduction électronique du graphène tandis que les liaisons sigma sont
responsables de la rigidité et des propriétés mécaniques du graphène. [3]

Figure 2 : Représentations schématique de la structure du graphène. [3]

4. Propriétés du graphène :

1.1. Propriétés physiques :


Grâce à ses propriétés structurales uniques, le graphène possède des propriétés
physiques extraordinaires. Le réseau sp2 conjugué et la structure de bande du
graphène laisse entrevoir la possibilité de conduire les électrons, mais aussi la chaleur,
avec une grande efficacité. Sa finesse le rend transparent et il apparaît être très
résistant aux contraintes mécaniques, ce qui peut aussi être un avantage pour
l'élaboration de systèmes optoélectroniques et dans le domaine photovoltaïque. Il faut

4
noter que la qualité du graphène varie en fonction de sa préparation et la présence de
défauts résiduels dans la structure du graphène peut modifier ses propriétés
intrinsèques. Ainsi, un mono-feuillet de graphène possède des propriétés différentes
d'un bi-feuillet qui lui-même diffère d'un multi-feuillet. Les caractéristiques énoncées
par la suite sont celles reportées pour une monocouche de graphène, produite par
exfoliation micromécanique du graphite permettant d'obtenir la meilleure qualité de
graphène. [4]

1.2. Propriétés électroniques :


Le graphène est un semi-conducteur à gap nul où les électrons sont considérés comme
des porteurs de charge sans masse au voisinage du niveau de Fermi.

Cette caractéristique laisse penser que le graphène peut être un très bon conducteur
avec une mobilité électronique importante. En effet, des études expérimentales
montrent que la mobilité électronique dans des puces électroniques à base de
graphène suspendu peut aller au-delà de 200 000 cm 2/v/s. Ces mobilités électroniques
impressionnantes ne peuvent être observées qu'à basse température, entre 10 et 100
K° Toutefois, des mobilités électroniques supérieures à 15 000 cm 2/V/s peuvent être
obtenues à température ambiante (300 K). [4]

1.3. Propriétés optiques :


Une monocouche de graphène possède, expérimentalement, une transmittance de
97.7% dans le domaine spectral du visible, soit une opacité de 2,3 %.

5
Figure 3 : Photographie d'une ouverture de 50 m partiellement couverte par une
mono-couche et une bi-couche de graphène. [5]

Le profil linéaire montre l'intensité de la lumière blanche transmise le long de la ligne


jaune. L'insert montre la forme de l'échantillon : un support métallique de 20 m
d'épaisseur présente plusieurs ouvertures de 20, 30, et 50 m de diamètre avec des
cristaux de graphène placés par-dessus.

Théoriquement, la transmittance optique T est totalement en accord avec les résultats


expérimentaux et est définie par l'équation :

−2
1
T= ( πa) = 97,7 % ……………………….(1)
2

Où :

 a est la constante de structure fine = 2пe2 / hc = 1/137 ;

6
 e est la charge électronique ;
 c la vitesse de la lumière ;
 h la constante de Planck et ce chiffre diminue linéairement avec le nombre de
couche de graphène. [4]

1.4. Propriétés mécaniques :


Les formes allotropiques naturelles du carbone, le diamant et le graphite, possèdent
une excellente résistance mécanique, affichant notamment un module de Young élevé.
Cela se vérifie aussi avec le graphène, qui présente des propriétés mécaniques encore
plus remarquables. En effet, les propriétés d'élasticité et de résistance à la rupture
d'une monocouche de graphène non supportée ont été mesurées à l'aide d'une
technique de nano-indentation par microscopie à force atomique (AFM).

Un mono feuillet de graphène sans défauts présente alors un module de Young de 1,0
Ta et une résistance intrinsèque de 42 N.m1, soit une contrainte intrinsèque de 130
GPa pour une monocouche de 0,335 mm d'épaisseur. La résistance intrinsèque peut
être définie comme la contrainte maximale qu'un matériau peut supporter en étant tiré
ou étiré avant de se rompre, et elle est presque 200 fois supérieure à celle de l'acier
dans le cas d'une monocouche de graphène sans défauts. Le graphène peut donc être
considéré comme le plus résistant des matériaux connus, mais aussi le plus fin, ce qui
fait de lui un élément viable pour la fabrication de matériaux composites plus
résistants. [5]

1.5. Propriétés thermiques


Les propriétés thermiques du graphène proviennent de la force et de l'anisotropie des
liaisons sp2 dans le plan du feuillet. En effet, au niveau du centre de la zone de
Brillouin, les fréquences des modes acoustiques transversal et longitudinal des
phonons présentent des relations de dispersions linéaires w = v.q avec des vitesses v
élevées, par exemple six fois plus que pour le silicium. Des simulations moléculaires
dynamiques ont démontré que la conductivité thermique était dépendante de la
température au-delà de 100 K, selon la relation Kα 1/T. Ces simulations ont prédit une
conductivité thermique de l'ordre de 6000 W.m-1.K-1 à température ambiante (300K)
pour un mono feuillet de graphène suspendu. En réalité, des conductivités thermiques
de l'ordre de 5300 W.m-1.k-1, à 300 K. ont été mesurées pour des mono feuillets de

7
graphène suspendus à l'aide d'une méthode optique non conventionnelle qui suit le
déplacement Raman de la bande G du graphène. La conductivité thermique d'un
feuillet de graphène exfolié déposé sur un substrat SiO 2 est de 600 W.m-1K-1.18 Cette
valeur est très inférieure à celle obtenue dans le cas du graphène suspendu et peut être
due à la fuite de phonons à travers l'interface graphène-substrat.

Les propriétés thermiques du graphène vont avoir un intérêt particulier dans la


conception de matériaux d'interface dans des systèmes électroniques ou
optoélectroniques avancés. Intégré dans des matériaux composites, le graphène
permet d'accentuer la conductivité thermique tout en régulant la chaleur émise, ce qui
est très important pour les appareillages électroniques qui utilisent des systèmes de
refroidissement. [5]

1.6. Propriétés chimiques


Le graphène possède une très grande surface spécifique, de 2630 m 2.g-1, largement
supérieure à d'autres allotropes du carbone et pourrait donc être un très bon matériau
pour adsorber des molécules, ou faire de la catalyse hétérogène ou diverses réactions à
sa surface. Théoriquement, le graphène peut être fonctionnalisé sur ses deux faces et
sur les bords des feuillets. Bien que le graphène soit considéré comme chimiquement
inerte (ou stable) en raison de son système n-conjugué « infini », une certaine
réactivité a été observée vis-à-vis de certaines espèces très réactives. La formation
d'une liaison covalente dans le plan du graphène conduit à la rupture d'une double
liaison sp2 et la création d'une simple liaison sp 2. L'apparition d'un électron non
apparié sur un carbone adjacent au site de réaction exalte la réactivité à ce niveau,
provoquant des réactions en chaîne. De plus, un feuillet de graphène n'est en réalité
pas totalement plat et présente des ondulations « intrinsèques » comme il l'a été
démontré par des simulations de Monte Carlo et microscopie électronique par
transmission. Ces courbures dans la structure du graphène sont des zones
préférentiellement réactives à cause du déplacement de la densité électronique au-
dessus du plan. Les bords des feuillets ont aussi un rôle important dans la réactivité du
graphène. Ces bords peuvent être soit de type zig-zag, soit de type chaise. Dans le cas
des bords de type zig-zag, il est plus difficile de former des cycles aromatiques que
pour les bords de type chaise, et les orbitales frontières vont aussi y être plus

8
localisées. Cela leur confère une structure thermodynamiquement moins stable qui
peut expliquer leur plus forte réactivité comparée aux bords de type chaise.

Le graphène possède un énorme potentiel pour être un constituant important de


technologie future de par ses propriétés et ses capacités d'applications, en particulier
dans le domaine des nanotechnologies. Il reste cependant à affirmer ce potentiel en
proposant des voies de production de graphène de qualité adéquate afin de remplacer
les matériaux déjà en place et développer de nouvelles applications. [4]

2. Méthodes de synthèse du graphène :


Beaucoup de techniques ont été développées pour l’élaboration du graphène, deux grands
processus été développés pour la production du graphène, le premier processus dit «
Bottom-up » permet de synthétiser des feuillets de graphène à partir de précurseurs
organiques ou inorganiques, le deuxième processus « Top-down » permet d’obtenir du
graphène à partir du graphite ou de nanotube de carbone. [6]

Figure 4 : Techniques Bottom-Up et Top-Down. [8]

9
Figure 5 : Le taux de graphène synthétiser par chaque méthode. [8]

L’objectif de notre projet est la synthèse du graphène par la méthode électrochimique


donc on opte que la technique top-down.

1.1. Méthodes Top-down :


Dans ce processus, les feuillets de graphène peuvent être produites par Exfoliation directe
du graphite, les techniques « Top-Down » sont moins couteuse à cause de l’utilisation du
graphite bon marché comme matériau de départ.

1.1.1. Exfoliation chimique :


La voie chimique est une alternative qui s’est développée fortement pour produire du
graphène à l’échelle industrielle et à bas cout en utilisant du graphite. Les étapes de
production de l’oxyde de graphène réduit à partir du graphite, sont résumées dans le
schéma suivant :

Tableau 1 : Etapes de production de l’oxyde de graphène réduit à partir du graphite. [6]

Oxydation Exfoliation Réduction

10
Figure 6 : les trois techniques d’exfoliation chimique du graphite. [9]

La première étape
Repose sur l’oxydation du graphite en oxyde de graphite par traitement acide et
oxydant, les principales méthodes d’oxydation du graphite ont été développées par
Humer, Brodie et Staudenmaier et impliquent différents niveaux d’oxydation. Brodie
et Staudenmaier utilisent un mélange d’acide nitrique et de chlorure de potassium
alors que Humer propose une combinaison d’acide sulfurique, de nitrate de sodium et
de permanganate de potassium, avec la formation de groupements chimiques à la
surface du feuillet de graphène de type hydroxyle, époxyde, carbonyle ou carboxyle
qui perturbent le réseau sp2. [6]

Ce qui augmente l’espace inter foliaire de graphène, de 3,4 Å à 9,5 Å.

Figure 7 : Procédés d’oxydation des flocons de graphite par la méthode Humer. [9]

11
Figure 8 : Oxydation du graphite pour préparer l’oxyde de graphite. [9]

Les trois principales voies à partir desquelles le graphite oxydé a été préparé sont
résumées dans le tableau ci-dessous :

Tableau 2 : Méthodes d’oxydation du graphite. [8]

Brodie Staudenmaier Humer Humer modifiée

Année 1858 1898 1958 2004


Réactifs KClO3 et HNO3 KClO3 (ou NaClO3) NaNO3 et NaNO3 et KMnO4 et
HNO3 et H2SO4 KMnO4 et H2SO4
H2SO4

C:O 2.16 Non communique 2.25 1.8


2.28 1.85 2.17

Temps de 3-4 jours 10 h 1-2 jours 10 jours 2h 5 jours


réaction 9-10 h

Distance 5.9 6.2 6.7 8.3


Interplans A°)

La deuxième étape
Consiste à séparer les feuilles d’oxyde de graphène (GO) par exfoliation (chimique,
thermique, ultrasons, électrochimique…etc.).

L'oxyde de graphène (OG) contient des groupes fonctionnels oxygènes tels que les
groupements : hydroxyle (-OH) ; carbonyle (C=O) ; carboxyle (O-C=O) et époxydes
(C-O-C). [6]

12
Figure 9 : Structure de l'oxyde de Graphène. [9]

La troisième étape
Repose sur la réduction de la teneur en oxygène par des méthodes chimiques,
thermiques, photochimiques, photo thermiques, microbiennes/bactériennes, par
micro-ondes, ou bien encore par une exfoliation d’oxyde de graphite réduit.

Le graphène obtenu, est nommé oxyde de graphène réduit (rGO) car il reste toujours
des groupements oxydés à la surface du graphène, ce qui se traduit des propriétés
électriques, mécaniques, thermiques et optiques moins attractive que ceux du
graphène pure. Des réducteurs différents donneront lieu à des rapports
carbone/oxygène différents et à des compositions chimiques différentes dans l’oxyde
de graphène réduit. Les réducteurs les plus utilisés sont l’hydrazine ou le
tetrahydroborate de sodium (NaBH4). L’hydrazine est le meilleur agent réducteur, car
il n’interagit pas avec l’eau, alors que le NaBH4 peut être hydrolysé par l’eau. [6]

1.1.2. Exfoliation électrochimique :


L’exfoliation électrochimique d’une électrode en graphite est réalisée en utilisant une
solution aqueuse ionique (électrolyte) tels que : KOH, (NH4)2SO4, Na2SO4, …etc.,
afin de former des couches de Graphène tout en éliminant les agents
oxydants/réducteurs.

L’exfoliation électrochimique s’explique par le mécanisme selon lequel l'électrolyte


utilisé contient des ions OH- hydratés (taille ~ 2,503 Å). Sous l’effet du champ
électrique appliqué, les ions OH- hydratés s’insèrent au sein des couches graphitiques
superposées, provoquant ainsi leur polarisation. Dans les conditions citées, les ions
OH- hydratés seront couplés aux couches graphitiques suite au phénomène
d’interaction électrostatique. Sous l’effet des forces électriques optimales, les ions

13
hydratés exercent une traction sur les couches graphitiques de l’empilement vers le
haut et vers le bas, ce qui donne lieu à la formation d’une succession de bicouches de
graphène hydraté-graphène qui flotte dans la solution électrolytique alcaline. Dans le
cas de l’empilement-collage des couches sous l’action de l’étirement de la couche de
graphite sous l’effet des ions OH- hydratés, l’on assiste à la formation d’une seule
couche unique de graphène. [9]

Figure 10 : Mécanisme de l’exfoliation électrochimique du graphène. [9]

Figure 11 : Illustration schématique du mécanisme d'exfoliation électrochimique. [9]

14
2. Applications du graphène :

Force Applications
mécanique thermiques

Ghraphène

Revêtements,
Stockage capteurs,
électronique et
d'énergie
autres

Figure 12 : Application du graphène.

Toutes ces propriétés sont très intéressantes pour les chercheurs et les entreprises du
monde entier, car le graphène a le potentiel de révolutionner des industries entières,
dans les domaines électriques : pour la production d’énergie, fabrication des batteries
et condensateurs, des capteurs et plus encore.

2.1. Force mécanique :


Le graphène est le matériau le plus résistant au monde et peut être utilisé pour
améliorer la résistance d'autres matériaux. Des dizaines de chercheurs ont démontré
que l'ajout ne serait-ce qu'une infime quantité de graphène aux plastiques, aux métaux
ou à d'autres matériaux peut rendre ces matériaux beaucoup plus solides - ou plus
légers (car vous pouvez utiliser une plus petite quantité de matériau pour obtenir la
même résistance).
Ces matériaux composites enrichis au graphène peuvent trouver des utilisations dans
l'aérospatiale, les matériaux de construction, les appareils mobiles et de nombreuses
autres applications. [10]

15
2.2. Applications thermiques :
Le graphène est le plus conducteur de chaleur trouvé à ce jour. Comme le graphène
est également résistant et léger, cela signifie qu'il s'agit d'un excellent matériau pour la
fabrication de solutions de diffusion de chaleur, telles que des dissipateurs de chaleur
ou des films de dissipation thermique. Cela pourrait être utile à la fois en
microélectronique (par exemple pour rendre l'éclairage LED plus efficace et plus
durable) et également dans des applications plus importantes - par exemple des films
thermiques pour appareils mobiles. Les derniers Smartphones de Huawei, par
exemple, ont adopté des films thermiques à base de graphène. [11]

2.3. Stockage d'énergie :


Le graphène étant le matériau le plus fin au monde, il présente également un rapport
surface / volume extrêmement élevé. Cela fait du graphène un matériau très prometteur
pour une utilisation dans les batteries et les supercondensateurs. Le graphène peut
permettre aux batteries et aux supercondensateurs (et même aux piles à combustible) de
stocker plus d'énergie - et de se recharger plus rapidement également. [11]

2.4. Revêtements, capteurs, électronique et autres :


Le graphène est très prometteur pour des applications supplémentaires : revêtements
et peintures anticorrosion, capteurs efficaces et précis, électronique plus rapide et
efficace, écrans flexibles, panneaux solaires efficaces, séquençage d'ADN plus rapide,
administration de médicaments, etc.

Le graphène est un élément de base tellement important qu'il semble que toute
industrie puisse bénéficier de ce nouveau matériau. Le temps nous dira où le graphène
aura effectivement un impact - ou si d'autres nouveaux matériaux seront plus
appropriés. [10]

3. Conclusion :
Le graphène, découvert en 2004 par André Geim et Konstantin Novoselov, a ouvert la
voie à une révolution scientifique et technologique. Ce matériau bidimensionnel,
cristallin et composé de carbone sp², présente des propriétés exceptionnelles,
notamment électroniques, thermiques, mécaniques et optiques, faisant de lui un
candidat idéal pour une multitude d'applications dans divers domaines tels que

16
l'électronique, le médical, l'énergétique, l'aérospatiale et la nanotechnologie. Les
méthodes de synthèse du graphène, notamment le processus top-down tel que
l'exfoliation chimique, ont permis de produire ce matériau à grande échelle et à
moindre coût. L'exfoliation électrochimique, en particulier, offre une méthode
prometteuse pour obtenir du graphène de haute qualité.

Le graphène représente donc un champ d'investigation vaste et passionnant, offrant


des possibilités infinies pour l'innovation et le développement de nouvelles
technologies qui pourraient changer radicalement notre manière de concevoir et
d'utiliser les matériaux dans un avenir proche.

17
Références
Bibliographiques
Références bibliographiques

[1] : [Link]

[2] : [Link]
graphene-based-materials-functionalization-with-natural-polymeric-biomolecules.

[3] : Akram YAHIA AMMAR, « synthèse, caractérisations et fonctionnalisation de


semi- conducteurs luminescents » Thèse doctorat, Université de Strasbourg, 08
décembre 2014.

[4] : Hugo BARES, « fonctionnalisation chimique du graphène », thèse doctorat,


université de bordeaux, 1er Décembre 2015.

[5] : Mounir EL ACHABY, « Nano composites graphène-polymère thermoplastique:


Fabrication et étude des propriétés structurales, thermiques, rhéologiques et
mécaniques », Thèse doctorat, Université UNIVERSITE MOHAMMED V–AGDA -
MAROC, 06 Octobre 2012.

[6] : [Link]
research/graphene-based-materials-functionalization-with-natural-polymeric-
biomolecules.

[7] : [Link]

[8] : S. Stankovich, D. A. Dikin, R. D. Piner, Carbon. 45 (2007) 1558.

[9] : [Link]

[10] : BESSIOUD Amina et HAZEME Imane, « Synthèse du graphène et de l’oxyde


de graphène et fonctionnalisation de graphène avec des composés azotés » mémoire
de Master II de l’université de 08 Mai Guelma, Juin 2019.

[11] : [[Link]

Résumé :
2
L'histoire du graphène commence en 2004 à l'université de Manchester, lorsque deux
physiciens russes, André Geim et Konstantin Novoselov, réussissent à isoler une
couche d'atomes de carbone, 200 000 fois plus mince qu'un cheveu, nommée
graphène. Ce matériau cristallin bidimensionnel présente des propriétés
exceptionnelles dans de nombreux domaines, comme l'électronique, la médecine,
l'énergie et l'aérospatiale. Ses caractéristiques uniques en font un candidat prometteur
pour une multitude d'applications, et les méthodes de synthèse, notamment
l'exfoliation électrochimique, ouvrent la voie à sa production à grande échelle et à
moindre coût. Le graphène représente ainsi un domaine d'exploration fascinant avec
un potentiel révolutionnaire pour l'innovation et le développement technologique.

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