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Libertinage et Égalité au 18e Siècle

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amin.bouhadjadj
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Texte 1 :

Le 18e siècle a été marqué par un fervent élan intellectuel qui a bouleversé l’ordre établi après des
décennies d’absolutisme monarchique. La société hiérarchisée des ordres sociaux a été remise en cause,
ouvrant la voie à des changements radicaux. Dans ce contexte de transition, le libertinage philosophique a
émergé comme symbole de la remise en cause de l’Ancien Régime, avec des figures emblématiques,
comme celle de l’Abbé Prévost, auteur de Manon Lescaut. Ce roman-mémoire, teinté des tumultes de la
vie de l’auteur, explore la passion tumultueuse entre le noble Des Grieux et la libertine Manon. A travers
leur rencontre, comment les personnages, pourtant opposés, réussissent-ils à communiquer ? Afin de
répondre à cette problématique, nous dresserons d’abord le portrait de Des Grieux5(L1-5), puis nous
verrons comment ce dernier tombe amoureux de Manon(L5-13). Enfin, nous expliquerons comment le
dialogue se fait-il entre les deux personnages(L13-22).

En ce début de Manon Lescaut, le chevalier des Grieux nous raconte sa première rencontre avec
Manon. Tout d’abord, nous avons montré que le chevalier, jeune et naïf, tombe directement amoureux de
Manon. Enfin, nous avons analysé les stratégies que les deux personnages réaliseront afin de se
communiquer leur sentiment. Si le thème de la rencontre et du coup de foudre au premier regard est un
topos très utilisé en littérature, ce sera particulièrement le cas dans les romans du 19e siècle, tel que la
rencontre de Georges Duroy et Mme de Marelle dans Bel-Ami de Maupassant (1885).

Texte 2 :
Le 18e siècle a été marqué par un fervent élan intellectuel qui a bouleversé l’ordre établi après des
décennies d’absolutisme monarchique. La société hiérarchisée des ordres sociaux a été remise en cause,
ouvrant la voie à des changements radicaux. Dans ce contexte de transition, le libertinage philosophique a
émergé comme symbole de la remise en cause de l’Ancien Régime, avec des figures emblématiques,
comme celle de l’Abbé Prévost, auteur de Manon Lescaut. Ce roman-mémoire, teinté des tumultes de la
vie de l’auteur, explore la passion tumultueuse entre le noble Des Grieux et la libertine Manon. Durant
cette scène, Manon s’apprête à recevoir les avances de G...M… , qui est le fils de l’homme qui a conduit
Manon à l’hôpital, et Des Grieux à St Lazare. Elle souhaite escroquer l’homme avec l’aval de Des Grieux.
Mais comment la manipulation généralisée à l’œuvre de ce passage traduit-elle la duplicité des
personnages ? Afin de répondre à cette problématique, nous allons dans un premier temps comment les
personnages ont élaboré leur plan (L1-14), puis comment ils l’ont mis en place (L15-26).

Ainsi, dans cet extrait, nous avons pu retrouver une tromperie généralisée, où tout le monde
souhaitait duper quelqu’un. Cela a dressé un tableau scénique, où la joie de chacun ne sera que de courte
durée. On peut ainsi ressentir, dans cette scène, la fatalité qui résonne et la manipulation, qui sont des
ressorts du romanesque. Il est également possible de faire ressortir le dilemme que subit Manon, où elle
doit choisir entre l’amour et l’argent. Ce topos du dilemme a par ailleurs été très utilisé, notamment dans
la Princesse de Clèves (1678) où celle-ci doit choisir entre l’amour et la vertu, qui lui sont chers.

Texte 3 :
Le 18e siècle a été marqué par un fervent élan intellectuel qui a bouleversé l’ordre établi après des
décennies d’absolutisme monarchique. La société hiérarchisée des ordres sociaux a été remise en cause,
ouvrant la voie à des changements radicaux. Dans ce contexte de transition, le libertinage philosophique a
émergé comme symbole de la remise en cause de l’Ancien Régime, avec des figures emblématiques,
comme celle de l’Abbé Prévost, auteur de Manon Lescaut. Ce roman-mémoire, teinté des tumultes de la
vie de l’auteur, qui explore la passion tumultueuse entre le noble Des Grieux et la libertine Manon date de
1731. A cette époque, de nombreuses femmes, considérées comme indésirables pour leurs mauvaises
mœurs, furent déportés. Nous pouvons retrouver ces pratiques dans cette scène, où l’on peut suivre la
déportation de Manon en Louisiane lorsque Des Grieux retrouve son [Link] en quoi la description
de la détresse de Manon contribue-t-elle à la compréhension du caractère et des émotions dans le roman ?
Afin de répondre à cette problématique, nous allons dans un premier temps voir comment l’auteur
introduit-il les thèmes (L1-3). Puis, nous aborderons la description faite par celui-ci (L3-15). Ensuite,
nous verrons comment les personnages tentent-ils de communiquer (L16-21). Enfin, nous aborderons
comment les personnages retrouvent-ils la parole (L22-35).
Ainsi dans cette extrait, on observe une évolution de la parole toujours succincte ainsi que des
descriptions du point de vue de Des Grieux. Cela permet de créer chez le lecteur une identification et une
compassion. Ainsi la dureté de cette déportation permettra à Manon d’aimer exclusivement Des Grieux et
le couple pourra rêver, pour un certain temps, d’une vie simple et d’un amour passionnelle.

Texte 4 :
Les Liaisons Dangereuses, paru en 1782, est l’œuvre principale de Pierre Choderlos de Laclos,
alors officier dans l’armé[Link]é le scandale, ce roman épistolaire composé de 175 lettres et divisé en 4
parties connaît un succès fulgurant. Il narre les manipulations auxquelles se livrent deux libertins de la
noblesse, la Marquise de Merteuil et le Vicomte de Valmont. Cette lettre, la 81e du recueil, se situe dans la
2ème partie. La Marquise de Merteuil retrace pour Valmont son parcours et son éducation qui feront d’elle
une libertine : c’est un passage autobiographique, où la Merteuil affirme clairement sa supériorité par
rapport à Valmont et aux autres femmes. Mais en quoi cet extrait est-il à la fois le portrait d’une libertine
et la dénonciation des conditions de la femme au 18e siècle. Afin de répondre à cette problématique, nous
allons dans un premier temps montrer que cet extrait est autobiographique. Puis, nous verrons en quoi le
portrait de Merteuil, donné d’elle-même, est celui d’une libertine.

En conclusion, l’autoportrait de Mme Merteuil est à double-tranchant : personnage monstrueux,


orgueilleux et manipulateur, elle force pourtant l’admiration. Elle s’est éduquée elle-même grâce à sa
seule intelligence, remettant en cause les mensonges et les non-dits auxquels étaient soumises les femmes
de son époque. S’il semble que la Marquise de Merteuil ne parle que d’elle dans cette lettre, cet auto-
portait permet en réalité à l’auteur d’aborder des thèmes qui lui tiennent à cœur, promouvant l’esprit
rationnel des Lumières et dénonçant l’éducation des femmes au 18e siècle.

Texte 5 :
La Révolution française a donné l’occasion aux femmes de s’illustrer dans le combat pour
l’égalité. Votée en 1789, la DDHC inclut bien les femmes dans l’affirmation de nouveaux principes
républicains. Mais dans les faits, ces droits ne s’appliquent pas au sexe féminin, tenu pour inférieur.
Prenant acte de cette usurpation, Olympe rédige, en 1791, une Déclaration des droits de la femme et de la
citoyenne afin de revendiquer les mêmes droits que les hommes. Cette déclaration est précédée d’un
préambule, dans lequel elle expose les buts de sa démarche. Mais en quoi ce préambule justifie-t-il
l’importance d’une constitution affirmant l’égalité entre les hommes et les femmes ? Afin de répondre à
cette problématique, nous verrons d’abord comment l’autrice valorise la constitution d’une assemblée
nationale. Puis, nous verrons comment Olympe encourage une constitution égalitaire. Enfin, nous
aborderons les droits auxquels elle aspire.

Pour conclure, Olympe est une femme engagée des Lumières. Elle s’est battue tout au long de sa
vie pour l’acquisition de droits, qualifiés de « naturels », auxquels la femme devrait avoir accès. En écho à
ce préambule, un postambule vient clore de manière originale ce texte en appelant les femmes à prendre
leur destin en main.

Texte 6 :
La Révolution française a donné l’occasion aux femmes de s’illustrer dans le combat pour
l’égalité. Votée en 1789, la DDHC inclut bien les femmes dans l’affirmation de nouveaux principes
républicains. Mais dans les faits, ces droits ne s’appliquent pas au sexe féminin, tenu pour inférieur.
Prenant acte de cette usurpation, Olympe rédige, en 1791, une Déclaration des droits de la femme et de la
citoyenne afin de revendiquer les mêmes droits que les hommes. A ces 17 article, est ajoutée un
postambule. Mais comment ce postambule résonne-t-il comme un champ de lutte qui appelle à combattre,
de manière acharnée, contre une émancipation à venir ? Pour répondre à cette problématique, nous allons,
dans un premier temps, voir comment Olympe appelle à la prise de conscience des femmes. Puis, nous
verrons comment Olympe dresse un constat amer sur la condition féminine avant de montrer comment
Olympe appelle à la mobilisation générale.

En conclusion, ce Postambule appelle vraiment aux femmes à réclamer l’égalité. C’est pourquoi
Olympe est considérée comme une autrice engagée et que son texte est rattaché à la littérature d’idée.
Même si son œuvre n’a pas eu un écho important à l’époque, elle a menée et inspirée plusieurs féministes
comme Benoite Groult (1920-2016) qui a poursuivi ce combat 2 siècles plus tard.

Texte 7 :
La Révolution française a donné l’occasion aux femmes de s’illustrer dans le combat pour
l’égalité. Votée en 1789, la DDHC inclut bien les femmes dans l’affirmation de nouveaux principes
républicains. Mais dans les faits, ces droits ne s’appliquent pas au sexe féminin, tenu pour inférieur.
Prenant acte de cette usurpation, Olympe rédige, en 1791, une Déclaration des droits de la femme et de la
citoyenne afin de revendiquer les mêmes droits que les hommes. A ces 17 articles est ajouté, un
postambule. Mais comment Olympe dénonce-t-elle, à travers ce postambule, la condition du statut de la
femme ? Afin de réponde à cette problématique, nous allons d’abord parler des conditions de la femme
sous l’Ancien Régime, puis, nous verrons l’incompatibilité entre la Révolution et le modèle de la femme
séductrice. Enfin, nous verrons la perversité du modèle de la femme séductrice.

En conclusion, ce postambule est écrit de manière très éloquante et très saississante du statut de la
femme, réduite à un état d’éternelle mineure et perdante. Ce postambule fait donc écho au statut des
femmes-objets de l’époque que les féministes (terme anachronique) dénonceront dans les siècles à venir.

Texte 8 :
Le siècle des Lumières a vu naître de nombreux écrivains-philosophes contre l’obscurantisme et
les injustices. Voltaire, auteur notamment de contes philosophiques, est l’un d’eux. Dans son œuvre
Mélange, il dénonce la place laissée aux femmes dans la société et les inégalités engendrées. Le
pamphlets « Femmes, soyez soumises à vos maris » est fondé sur un récit polémique et enlevé. Juste avant
l’extrait étudié, le narrateur rapporte une discussion qu’il a eu avec l’abbé de Châteauneuf, au sujet de
Mme la maréchale de Grancey. Voltaire dresse le portrait mélioratif d’une femme respectueuse, honnête,
généreuse mais enfermée pendant 40 ans dans un cercle restreint d’amis et de lectures mondaines. Sa soif
de lire a alors commencé par Racine, Montaigne et Plutarque jusqu’à ce que St Paul la mette hors d’elle.
Mais comment l’ironie voltairienne se met-elle au service de la cause des femmes ? Afin de répondre à
cette problématique, nous verrons d’abord l’injonction à l’obéissance des femmes selon St Paul, puis,
nous verrons quelles sont les conditions de la femme selon la Comtesse de Grancey. Enfin, nous
aborderons l’égalité comme la légitimité véritable.

Ce dialogue fictif typique de l’ironie voltairienne incarne à lui seul les luttes féministes. Véritable
plaidoyer critique pour le droit des femmes, la figure de la Maréchale est la voix de toutes les femmes
minorisées par la société patriarcale, l’abbé celle de la personne qu’il faut convaincre. En associant l’idée
d’égalité à une lutte contre la tradition religieuse, qui fait de la femme une pécheresse descendante d’Ève,
Voltaire s’élève à la fois contre la sacralisation du mariage, de la mère et plaide en faveur d’une équité
salvatrice. Cet extrait permet de s’interroger sur la permanence de l’intériorisation de la femme au nom du
religieux, de la nature ou de la biologie. On peut penser au combat de Simone de Beauvoir pour saper les
préjugés sexistes, ou encore à la virulence de Virginie Despentes qui disent la nécessité de la lutte pour le
droit à l’égalité des sexes.

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