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rere Ra ae face
Pierluigi da Palestrina
Les Journées
Charles Bordes
Eglise de Vouvray
16 octobre 2010 20 h 30Canticum Canticorum
Motets et madrigaux sacrés
de Pierluigi da Palestrina
Offertoria totius anni
Ave maria
Cantique des Cantiques
Osculetur me
Trahe me post te
Nigta sum sed formosa
Vergine de Pétrarque
Vergine quante lagrime
Cantique des Cantiques
Vineam meam
Si ignoras te
Pulchrae sunt
Tota pulchra es
STABAT MATER
Cantique des Cantiques
Valnerasti cor meum
Introduxit me in cellam
Laeva ejus
Adjuro vos
Vergine de Pétrarque
Vergine pura
Cantique des Cantiques
Vox dilecti met
Surge propera
Dilectus meus descendit
Vergine de Pétrarque
Vergine bella
Cantique des Cantiques
Pulchra es
Quam pulchra es
Veni dilecte mi
Offertoria totius anni
Assumpta est Maria
Pierluigi da Palestrina
Le Cantique des Cantiques est probablement l'un des textes les plus inattendus de la Bible.
Ecrit au IVeme siécle avant J-C, il met en scéne un homme et une femme, dans un dialogue
dont la teneur sensuelle - parfois 6rotique - et la force passionnelle ont suscité depuis des sié-
cles de nombreux questionnements et interprétations.
ll est désormais convenu qu'outre sa richesse purement poétique, le contenu sensuel du re-
cueil et l'utilisation de 'érotisme peuvent étre pergus symboliquement, parmi de nombreuses
autres lectures, comme l'image du Christ face a l'église ou a 'ame humaine.
S'appuyant sur cette allégorie de nombreux compositeurs ont traité ces textes : Lassus, Guer-
tero, Monteverdi mais surtout Pierluigi da Palestrina, auteur d'un cycle de madrigaux a 5 voix
dont la beauté sonore n'a guére d'équivalent. Le compositeur utilise les 5 voix de maniére trés
variée en faisant appel 4 de nombreuses combinaisons de voix en duos et trios. Toutefois,
fidéle a son écriture modale trés limpide, il n'utilise guére de "madrigalismes", les dissonances
et les tensions n’intervenant que trés ponctuellement dans son langage.
La figure de la Vierge Marie a été souvent associée au Cantique des Cantiques : en temoi-
gnent les utilisations frequentes de ce texte dans le cadre de célébrations mariales (Vépres de
Monteverdi par exemple). Il nous a semblé intéressant de compléter notre évocation par des
piéces dédiées spécifiquement a la Vierge : deux motets (offertoires a 5 voix) et trois madrigaux
spirituels mis en musique par Palestrina a partir du merveilleux recueil des Vergine de Pétrar-
que ainsi que le splendide Stabat Mater a 8 voix .
Heureux hasard, Charles Bordes, que nous honorons aujourd'hui, ardent défenseur des poly-
phonistes du XVléme siécle avait choisi ce Stabat Mater lors de la premiére Semaine Sainte
des chanteurs de Saint Gervais en 1891, événement qui - un an aprés son accession aux
fonctions de maitre de chapelle de |'église des Couperins - allait servir de point de départ a une
oeuvre éclatante, avec la Schola Cantorum comme couronnement.
Bruno Boterf‘Ave Maria (Offertoria totius anni)
Ave Maria, gratia plena,
Dominus tecur,
benedicta tu in mulieribus,
et benedictus fructus ventris tui Jesus.
Cantique des Cantiques
Osculetur me osculo oris sui
Quia meliora sunt ubera tua vino,
Fragrantia unguentis optim.
‘Oleum effusum nomen tuum,
Ideo adolescentulae cilexerunt te.
‘Trahe me post te, curremus
In odorem unguentorum tuorum.
Introduxit me rex in colaria sua;
Exultabimus ot lactabimur in to,
Momoros uberum tuorum cupor vinum.
Recti dligunt to,
Nigra sum, sed formose, fliae Jerusalem,
Sicut tabemacula Cedar, sicut pelles Salomonis.
Nolite me considerere quod fusca sim,
Quia decoioravit me sol.
Fil matris meae pugnaverunt contra me;
Posuerunt me costudem in vineis,
Vergine quante lagrime (Petrarque)
\Vergine, quante lagrime ho gia sparte,
Quante lusinghe et quanti preghi indamo
Pur per mia pena et per mio grave danno!
Da poi ch’io nacautin su ia tiva d’Amo,
Cercando or questa et or quel’altra parte,
Non e stata mia vita alto ch’atfanno,
Mortal beliezza, atti e parole m’hanno
“Tutta ingombrata !alma.
Vergine sacra et aima,
Non tarda, chvio son forse allutimo anno
| di miei piu correnti che saetta
Fra misarie © peccati
Son ge n’andali, © sol Morte n'espetta.
Cantique des Cantiques
\Vineam meam non custodivi
Indica mihi quem diligit anima mea,
ubi pascas, ubi cubes in meridia,
ne vagari incipiam post greges sodalium tuorum.
Si ignoras to, 0 pulchra intor mulicros,
‘ogredore ot abi post vostigia grogum tuorum
ct pasce hedos tuos
juxta tabemacule pastorum,
Equitatui meo in curribus Pharaonis
adsimilavi te amica mea.
Pulchrae sunt genae tuae siout turturis,
collum tuum sicut monilia,
‘Murenulas aureas faciemus tibi
vermiculatas argento.
‘Dum esset rex in accubitu suo,
nardus mea dedit odorem suavitatis,
‘Tota pulchra es, amica mea,
Et macula non est in te,
\eni de Libano sponsa mea,
Coronaberis de capite Amana,
De vertice Sanir at Hermon,
Do cubilibus loonum,
‘De montibus pardorum
Je vous salue, Marle pleine de grace,
Le Seigneur ast avec vous.
Vous étes bénie enire toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailes, est béni
Qu’ me donne un baiser de sa bouche,
car vos mamelfes som meilieures que le vin.
Er elles ont Fadeur des parfums les plus précieux.
Votre nom est comme une huile qu'on a répandue
‘est pourquoi les jeunes flies vous aiment.
Entraine-moi aprés toi:
nous courrons & odeur de tes parfums.
ma introduite dans tas collors.
Nous tressailirons ot nous sorons ravis de joio on toi,
nous souvenant de tos mamolles au dessus du vin.
Los coours droits teiment.
Je suis noire, mais je suis belle, files de Jérusalem,
(Comme les tentes de Kédar, comme les pavilons de Salomon.
Ne prenez pas garde @ mon teint noi,
Crest fe soleil qui ma brdlée.
Les fils de ma mére se sont iités contre moi,
lis mont feite gardienne des vignes.
Vierge, combien de larmes j'ai déjé répandues
Combien de mots flaiteurs, de priéres en vain,
‘Sice r’est pour ma peine, mon accablant dommage.
Depuis que je suis né sur la rive d’Amo,
Parcourant tantot 'un, tantat autre pays,
(Ma vie n’a 6f6 que tourment,
de mortalle beaut, par ses gestes, ses paroles,
mon ame a été toute envahie,
Vierge sainto et bionfaisante,
Ne tarde pas, jen suis peut-étre au dernier an.
‘Mes jours, plus que fléches rapides,
Parmi miséres et péchés
‘S’en sont allés, et la Mort soule nous attend.
Ma vigno, & moi, je ne Iai pas gardée.
is-moi, 6 toi que mon coeur aime,
0 tu fais paitre tos brobis, Ou tu les fais reposer & midi?
Car pourquoi serais-jo comme une égarée
prés dos troupoaux de tos compagnons?
Situ no lo sais pas, 6 la plus bolo dos formes,
‘Sore sur los traces dos brobis,
Et fais petro tos chovreaux
Pris des demoures des bergers.
‘Ama jument qu'on attelle aux chars de Pharaon
Je te compare, 6 mon emia.
Tes joues sont belles au miliou des coliers,
Ton cou est beau au miliou des rangées de perles.
Nous te ferons des callers cor,
‘Avec des pointes d'argent
TTandis que le roi est dans son entourage,
‘Mon nard exhale son parfum.
Vous 8tes toute belle, 0 man amie,
‘et ny a point de tache en vous.
Venez du Liban, mon épouse:
venez, vous serez courannée:
venez de la pointe du mont d’Armana,
‘du haut des monts do Senir et Hermon, des cavernes des fons
‘ot des montagnos des Iéoparde.
Stabat Mater
Stabat mater dolorosa juxta Crucem lacrimose,
dum pendebat Fils.
Cuius animam gementem, contristatam et dolentem,
pertransivit gladius
O quam tristis et aificta ful illa benedict
Mater Unigenit |
‘Quae masrebat et dolebat, Pia Mater cum videbat
Nati poenas incit.
Quis est homo qui non fieret, Matrem Christi si videret
in tanto supplicio ?
Quis non posset contristari, Christi Matrem contemplari
dolentem cum Filio ?
Pro peccatis suae gents vicit Jesum in torments
et lagelis subditum,
Vidit suum dulcem natum moriendo desolatum,
dum emisit
Ela Mater, fons amoris, me sentire vim doloris.
fac, ut tecum lugeam,
Fac ut ardeat cor meum in amando Christum Deum,
ut sibi complaceam.
‘Sancta mater, Istud agas, crucifix fige plagas
cord meo valide.
Tui nati vulnerat, tam dignati pro me pati,
poenas mecum divide.
Fac me vere tecum flere, crucifixo con dolore,
donec ego vixero,
Juxta crucem tacum stare, et me tibi sociare
in planctu desidero.
Virgo virginum praectara, mini jam non sis amara:
fac me tecum plangore.
Fac ut portom Christi mortom, passionis fac consortor,
‘ot plagas recolere.
Fac me piagis vulnerati, fac me cruce inebriari,
et cruore Fill
Fiammis ne urar succenus per te Virgo, sim defensus
indie judici
Christe, cum sit hine exire, da per Matrem me venire
ad pelmam victoriae.
Quando corpus morietur, fac ut animae donetur
Paradisi gloria,
‘Amen | In sempitema saecula. Amen.
Debout, ia mére des douleurs prés de la Croix était en plours
Quand son Fils pendait au bois.
Alors, son éme gémissante toute triste of toute dolente
Un gleive la transperga.
Qu’elle état triste, anéantie, 1a femme entre toutes bénie,
La Mere du Fils de Dieu |
Dans je chagrin quia poignait, cette tondre Mere pleurait
‘Son Fils mourant sous sos youx.
Que! homme sans verser de plours verreit la Mare du Seigneur
Enduror si grand supplico?
(Qui pourrait dans tindifiérence contempler en cette souffrance
La Mére auprés de son Fils?
Pour toutes les fautes humaines, elle vit Jésus dans la peine
Et sous los fouets meurt.
Ele vit "Enfant bien-aimé mourir tout seul, abandonné,
Et soudain rendre Vesprit.
Mere, source de tendresse, fais-mol sentir grande tistesse
Pour que Je pleure avec tol
Fais que mon ame soit de feu dans famour du Seigneur mon Dieu,
‘Que je lui piaise avec to.
‘Mere sainte, daigne imprimer les plaies de Jésus cruciié
En mon ceour tres fortement.
Pour moi ton Fis voulut mount, aussi donne-moi de souttir
Une part de ses tourments.
Pleurer en toute vérté comme tol prés du crucitis
Au long de mon existence.
Je désire auprés de Ia croix me tenir, debout avec tci,
Dans ta plainto et dans ta soufirance.
Vierge dos vierges, toute pure, ne sois pas envers moi trop dure,
Fais quo jo plouro avec toi.
‘Du Christ fais-moi portor la mort, ravivre lo douiouroux sort
Etlos plaies, au fond de moi.
Fais que ses propres plaies me blessent, que la croix me donne livresse
‘Du sang versé parton Fils.
ve crains les flammes étemelies ; O Vierge, assure ma tutelle
A theure de la justice.
© Chiist, a Mheure de partir, puisse ta Mére me conduire
Ala paine de la victoire.
‘A Theure ot mon comps va mou, & mon ame fais obtenir
La gloire du paracis.
Pour les siécles des siécles AmenCantique des Cantiques
Vulnerasti cor meum
‘Soror mea sponse,
In uno oculorum tuorum,
Et in uno crine coli tui
Quam pulchrae sunt mammee tuee,
‘soror mea sponsa,
Pulchriora sunt ubera tua vino,
Et odor unguentorum tuorum,
‘Super omnia aromata.
Introduxit me in cellam vinariam
Ordinanit in me charitatem.
Fulcite me floribus,
Stipate me mals,
Quia amorem languec.
Lacva ejus sub capite meo,
Et dextera illus empiexabitur me.
Agjuro vos, fliae Jerusalem,
Per capreas cervosque camporum,
Ne suscitetis, neque evigilare facialis diectam,
Quoadusque ipsa veil
‘Agjuro vos filae Jerusalem,
Si invenerits dilectum meum,
Utnuncietis ei
Quia amore langueo
Qualls est cilectus tuus, ex dilecto,
( pulcherima mutisrum?
Quals est cilacius tuus, ex dilecto,
Quia sic adjurasti nos?
Dilectus meus cancidus et rubicundus,
Electus ex millius,
Vergine pura (Petrarque)
Vergine pura, d'ogni parte iniora,
Del tuo parto gent figivola e madre,
Ch'allumi questa vita, ¢ tra adorn,
Per teil tuo figlo, et quel del sommo Padre,
fenestra del ciel licente altera,
venne @ salva me in su i estremi giori
Et fra tut terreni altri soggiomi
Sola tu fost eletia
Vergine benedetta,
Che’ pianto a'Eva in allegrezza tornt:
Famrmi, ché puoi de la sua gratia degno
Senza fine O beata,
Gia coronata nel supemo regno.
Cantique des Cantiques
Vox ditecti m
‘2008 iste verit saliens in montibus,
transiliens colles.
Similis est dilectus meus capreae,
hhinuloque cervorum.
En ipse stat post parietem nostrum
respiciens per fenestras,
prospiciens per cancallos.
En dilectus meus loquitur mihi
‘Surge, propera amica mea, columba mea,
formosa mea, et veri
Jam enim hyems transit, imber abit et recessit.
Flores apparuerunt in terra nostra,
tempus puutationis advent.
Vox turturis aucita est in terra nostra;
ficus protult grossos suos;
vinese florentes dederunt odorem suum.
Vous avez blessé mon coeur,
‘ma soeur, mon épouse,
vous avez blessé mon coeur par 'un de vos regards
et par un cheveu de votre cou.
Que vos mamelies sont belles,
‘ma soeur, mon épouse !
Vos mamelles sont plus belles que le vin
et fodeur de vos parfums dépasse
celle de fous les aromates
Im'a fait entrer dans la maison du vin;
Et la banniére quil déploie sur moi, cest amour.
Soutenez-moi avec des géteaux de raisins,
Fortifiez-mol avec des pommes;
Care suis malade d'amour.
Que se main gauche soit sous ma téte,
Et que sa droite m'embrasse!
Je vous en conjure, files de Jérusalem,
Par les gazelles et les biches des champs,
‘Ne révelllez pas. ne réveillez pas famour,
Avant qu'elle fe veuille
Je vous conjure, 6 filles de Jérusalem,
Si vous trouvez mon bien aimé de lui dire
Que je Janguis d'amour
Quei est celui que vous appelez votre bien aimé
Entre tous tes bien-aimés, 6 fa plus belle
dentre toutes les femmes?
Quo! ast votre bien-aimé entre fous les autres,
au sujet duquel vous nous avez conjurés de cette sorte?
Mon bian aimé éclate par sa blancheur et par sa rougeur,
11 est choisi entre mille.
Vierge dont la pureté est restée sans tache,
6 toi, de ton noble fruit et la file et la méro,
toi qui es la lumiére de cette vie et la gloire de autre,
tu as &é comme une splendide et sublime fenéire du ciel
ar oi ton Fils et celui du Pére supréme
est venu pour me seuver aux jours du désespoi.
Et seule entre (ous les autres terrestres sejours,
was 616 choisie, 0 Vierge benie,
qui as change en jole les larmes dEve :
rends mo), car tu le peux,
digne de la grace divine
6 foi bienheureusa & jamais,
et qui as 616 couronnée dans le royaume d'en haut.
est fa voix de mon bien-aimé !
Le voici, it vient, sautant sur les montagnes,
Bonatssant sur les colines.
Mon bien-aimé est semblable a la gazelle
Ou au faon dos biches.
Le voici, est demére notre mur,
Wregarde par ia fenstre,
Mregarde par le tres,
me parle mon kien sims.
Lave-toi, mon amie, ma colombe, et viens !
Car voici, fhiver est passé,
La pluie a cosse, elle son est allée.
Las fieurs paraissent sur fa terre,
‘Le temps de chanter est arrive,
Et la volx de (a tourterele se fait entendre dans nos campagnes.
Lo figuier embaume ses truts,
Et les vignes en fleur exhalent leur parfum
Dilectus meus mini, et ego ili,
{qui pascitur inter tika
donee adspiret dies et inclinentur umbrae.
Revertere, similis esto dilecte mi capreae,
hhinnuloque cervorum super montes Bether,
Intectulo meo por noctos
quom digit anima moa;
lum et non inveni,
Vergine bella (Petrarque)
Vergine bella, che di sol vesiita,
Coronata di stelle, al sommo Sole
Piacesti si, che'n te Sua luce ascose,
‘Amor mi springe a dir di te parole :
‘Ma non so'ncominciar senza tu'aita
Et di Colui ch'amando in to si pose.
Invoco lei che ben sempre rispose
Chi la chiamo con fede :
Vergine, s'a mercede
Miseria estrema de umane cose
Gidmmai ti volse, al mio prego tinchina,
Soccorri a la mia guerra,
Ben cho sia terra, et tu del ciel regina,
Cantique des Cantiques
Pulchra es amica mea,
Suavis et decora sicut Jerusalem
TTerribilis ut castrorum acies ordinata.
‘verte oculos a me,
Qua ipsi me avotare fecorunt.
‘Quam pulchra es et quam decora,
Carissima, in delicis 1
Statura tua assinilata est palmae,
Et ubera tua botrs.
Dixi: Ascendam in palmam,
Et apprehendam fructus eius
Et erunt ubera sicut botri vinoae,
Et odor oris tui sicut malorum,
Yeni, dlecte mi, egrediamur in agrum,
‘commoremurin vill,
mane surgamus ad vineas,
vvideamus si florut vinea, si flores fructus parturiunt,
sifloruerunt mala punica.
Ibi dabo tibi ubera mea
Offertorius totius anni
Assumpta est Maria in coslum,
gaudent angel, collaudantes benedicunt Dorninum.
Alelua,
Mon bion-almé ast a mel, et jo sus 8 ut
{stat paitre son troupeau pari tes is.
‘Avant que le jour se raraichisse,
Et quo les ombres fuion,
Roviens!... sois somblabla, mon bion-cimé,
‘Ala gazollo ou au faan dos bichos,
Surlos montagnos qui nous eéparont.
Sur ma couche, pendant los nuts,
J cherché colui que mon caour aime;
‘Je Pai cherché, of ne Pai point trouvé...
0 Vierge baile, de sole revétue,
Diétoles couronnée, qui plus tant au supréme Solel!
Quen toll cacha sa lumisre,
Amour me pousse & dire des paroles de toi
Mais commencer ne puis sans l'aide
‘ot de foi mime, ot de celui qui vint
tout en aimant en toi
Jinveque celle qui a toujours exaucé
Quiconque avec foi "'a appelé :
Viergo, si
De cette extréme misére des choses humains
Jamais te dispose, sur ma priére penche-toi,
Secours-moi dans ma guerre,
Bien que terre je sois et toi reine du ciel
Tues belle, 0 mon amie, suave
et belie comme Jerusalem,
temple comme une armée rangée en batalla.
Détoume tes yeux de mol,
carl mont fat r'envolor
Que tu es betie ma bien-aimée,
et radieuse dans les délices!
Ta talle resemble a celle du palmier
Et tes seins aux grappes de raisins;
Jai dit: je m’6léverai au palmier
tt feppréhenderai sos fruits:
Eltes seins soront comme les grappes do vine
Et odeur de ta bouche comme des pommes
Viens, man bien-aimé, sortons dans les champs,
Domeurons dans les villages!
és fo matin nous irons aux vignes,
‘Nous verrons sia vigne pousse, sila fleur s‘ouvre,
Si los gronadiors flourissent.
La je te donnerai mon amour
Dieu a transporté Marie au ciel,
Les Anges se réjouissent et jovent le Seigneurt
Alleluia.Ludus Modalis
Ludus Modals est un ensembie professionnel de 5
412 chanteurs réunis autour du ténor Bruno
Botert. I se consacre principalement au réportoire
polyphonique de la Renaissence et du debut du
Baroque, avec des incursions dans la musique
contemporaine
Outre absence de cirection frontale, la spécificté
et la "pate sonore" de Ludus Modal sont le fruit
dun travail approfondi surles pareméires de la po-
‘yphonie a capella: étaboration dun temperament
intonation pure visant a la ciarté des intervalles hermoniques, rattention portée au texte par le biais de la déciamation at de la
pprononciaton restituée, la richessa de la eoncrité par Tutlisation de timbres et de coulours vocales variés ot par de subtils méian-
ges de voix de fernmes, hommes, voire dentfants.
Bruno Boterf
Aprés des études universitaires de Musicologie et d Histoire de lart, Bruno Botert choisit de se consecrer au chant. IIs'nitie aux
arcanes de la musique médiévale auprés d’A-M Deschamps el Marcel Pérés tout en pratiquant la musique contemporaine au
‘sein du Groupe Vocal de France.
Sur scdne il s'est produit dans de nombreux opéras tout en collaborant réguliérement avec Mireile Larroche et la Péniche
‘Opéra. I1a ainsi interprété le réle titre dens Le Jou de Daniel ot dans Orfeo de Monteverdi
Passionné par la musique de la Renaissance et du début du Baroque, Bruno Boterf aborde réguliérement le répertoire du Sei-
ccento, tant en duo, quen solo, collaborant avec les ensembles Akademia, Les Witches, Wiliam Byrd ou La Fenice. IIne négige
pas pour autant le répertoire francais vouant une prédilection pour [Air de Cour de la fin du 16eme siecle,
Nathalie Marec et Eva Zaicik, sopranos Bruno Boterf et Hugues Primard, tenors
Sophie Toussaint et Jean-Christophe Clair, altos Geoffroy Buffidre et Frangois Fauché, basses
Les Journées
Charles Bordes
sont organiaées par l'association
Ensemble Charles Bordes
en rote collaboration avec le
(CENTRE DETUDES SUPERIEURES DE LARENAISSANCE
Elles ont pu voir le jour grace aux soutiens Institutionnels suivants
CONSEIL REGIONAL DU CENTRE
VILLE DETOURS VILLE DE VOUVRAY- OFFICE DE TOURISME DE VOUVRAY
MUSEE DES BEAUK ARTS UNIVERSITE FRANCOIS RABELAIS DE TOURS
BIBUOTHEQUE MUNICIPALE DETOURS ARCHEVECHE DE TOURS
Elles benéficient de fappui, au tie du Mécénat d'Entreprise de
LACAISSE Des DEPOTS ETCONSIGNATIONS
etdes
MEMBRES BIENFAITEURS DEL'ASSOCIATION
7 . Ensemble Chartes Bordes
Oo LF: @ é R 35, rue Vitor Hugo
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