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Introduction à l'Étude de la Bible

Ce document présente un programme pour un cours d'introduction à la Bible. Le cours sera divisé en six parties couvrant des sujets tels que la structure et la formation de la Bible, les genres littéraires, les langues bibliques et une introduction à l'Ancien et au Nouveau Testament. L'objectif est de mieux connaître la Parole de Dieu et d'assumer la transformation proposée dans les Écritures. La méthode comprendra une perspective historique et une pratique de l’interprétation et de l’application bibliques. IL

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Introduction à l'Étude de la Bible

Ce document présente un programme pour un cours d'introduction à la Bible. Le cours sera divisé en six parties couvrant des sujets tels que la structure et la formation de la Bible, les genres littéraires, les langues bibliques et une introduction à l'Ancien et au Nouveau Testament. L'objectif est de mieux connaître la Parole de Dieu et d'assumer la transformation proposée dans les Écritures. La méthode comprendra une perspective historique et une pratique de l’interprétation et de l’application bibliques. IL

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UNIVERSITÉ MARISTE

Jaime FRANCO sdb

INTRODUCTION
AILE
BIBLE
Première partie

GUADALAJARA-JAL. 2013
1. Ces notes sont à l'usage exclusif des étudiants qui suivent le cours « Introduction à la Bible ».
Cela implique la participation à des cours dans lesquels ils seront expliqués et également
prudemment complétés.

2. Ces notes sont préparées presque de manière « schématique ». Ils ne doivent donc être considérés
que comme une simple référence et non comme un traité ou des notes exhaustives sur le sujet
(cf. ce qui reste et ce qui change).

3. Il faut en tenir compte pour ne pas nourrir de faux espoirs. Une connaissance plus détaillée et
approfondie du sujet implique nécessairement de faire des « lectures complémentaires » afin de
ne pas se limiter uniquement à la matière vue en cours et de toujours rester à jour.

INTRODUCTION

Ce qui nous a poussé et nous a donné des raisons suffisantes pour entreprendre cette introduction
fondamentale à l'étude des Saintes Écritures - au-delà des exigences académiques - a été la prise de
conscience que de nombreux chrétiens, confrontés aux changements profonds et accélérés par lesquels
passe le monde contemporain,1 certaines questions sont soulevées ou abordées avec une nouvelle
pénétration, qui à leur tour se présentent comme de grands défis 2 Or, l’un des défis auxquels il est urgent

1 Cf. CONSEIL VATICAN II, Décret Gaudium et spes n.4b.


2 Ce sont des défis qui résultent de la manière de concevoir les relations entre Dieu et le Monde (= problème central
de la théologie). En effet, lorsque cette relation n’est pas conçue de manière adéquate, des problèmes surgissent qui
se présentent comme de véritables défis, tels que l’athéisme, le déisme-mysticisme, le dualisme et le panthéisme. Du
point de vue biblique, l’argument ou la doctrine qui surmonte ces problèmes est celui de la création. A ce sujet, voir
G. AUZOU, Au commencement Dieu créa le monde = Bonne Nouvelle 1 (Editorial Verbo Divino, Estella-Navarra
de trouver une solution est précisément de savoir répondre aux situations d’indifférence, d’insensibilité et
d’ignorance religieuse à travers le cône. fondement profond de notre doctrine chrétienne. À la base d’une
telle connaissance se trouve la Parole de Dieu, c’est-à-dire la connaissance de la Bible elle-même. C’est
ce défi qui nous est présenté comme une raison valable pour entreprendre l’étude de l’Écriture Sainte.

Le but de notre cours sera, d'une part, de connaître - de manière générale - les éléments nécessaires qui
nous équipent et nous préparent à affronter l'étude de l'Écriture Sainte ; D'autre part, il s'agira aussi de : a)
« connaître » plus en profondeur la Parole de Dieu ; b) faire « expérience » et « expérience » avec Celui
qui se révèle comme Seigneur de l'Histoire ; c) assumer la « praxis transformatrice » de libération
authentique que nous propose l'Écriture Sainte à travers la conversion personnelle et communautaire. Cela
nous engage à le communiquer dans l'apostolat de la catéchèse3 .

La méthode que nous suivrons dans notre cours sera une méthode globale en deux phases : a)
Historique-Positive (données-théorie) ; b) Historique-Praxique (interprétation pratique / voir-juger-agir).

1976) 15 42.
3 À la base d’un tel engagement – en particulier celui de la catéchèse – doit se trouver la connaissance et l’expérience
de Dieu. » Il est très révélateur de commencer la leçon de catéchisme en invoquant le nom de Dieu : au nom du Père
et du Fils et du Saint-Esprit. C'est une acclamation dans laquelle chaque personne de la Trinité se voit attribuer un
certain nom : Père = Yahvé ; Fils = Yehoshu`a ; Esp. Saint = Ruah (cf Ex 3,13-15 ; Mt 2,21 ; Ez 36,23-29), qui dans
son contexte général aurait un sens profond : « Dieu, constamment présent, sauve jusqu'au bout avec amour ».
La répartition du cours se fait comme suit

2ème partie
1ère partie
+ Genèse et structure de la Bible
+ Présentation et orientation du
+ Étapes de l'histoire d'Israël :
cours
+ Révélation Origines ; Période patriarcale ; Exode-Le peuple
+ Inspiration de l'Alliance ; La période des juges ; La
+ Inerrance-Biblique monarchie; le prophétisme; Schisme-Le
+ Formation biblique Royaume de Juda ; Exilé; Restauration juive -
+ Genres littéraires Période persane ; Époque hellénique.
+ Herméneutique biblique + Histoire du Canon Biblique (AT-NT)
+ Environnement et pensée + Vocabulaire biblique
sémitiques
+ Langues bibliques 4ème partie
+ Introduction au NT
3ème partie + Évangiles synoptiques
+ Introduction à l'AT
+ Pensée de Saint Paul
+ Pentateuque
+ Épîtres catholiques
+ Livres historiques
+ Littérature johannique
+ Livres de sagesse
+ Langues bibliques
+ Livres prophétiques
+ Langues bibliques
6ème partie
5ème partie + Lectio divine
+ Message central de la Bible + Revue de vie dans une clé historico-praxique +
+ Événement de Pâques Langues bibliques
+ Langues bibliques
Enfin quelques observations :

a) Ce cours n'est pas un traité biblique


b) il est nécessaire de faire une lecture guidée de la Bible4 ;
c) il mérite d'être enrichi de lectures complémentaires prenant en compte la bibliographie et les sites
WEB proposés5

4 Suivez les instructions du professeur sur les lectures complémentaires.


5 Le texte de la lecture complémentaire est : A. FLORA ANDERSON - F. GILBERTO GORGULHO - R.
RODRIGUES DA SILVA - P. LIMA VASCONCELLOS, L'Histoire de la Parole I = Livres fondamentaux de
théologie 2 (Dabar, Mexique 2004). Voir : [Link] . Demande à : [Link]@[Link]

4
ADRESSES INTERNET
OÙ TROUVER DES SUJETS DE RECHERCHE
(Voir les sites WEB mis à jour 2013)
1. ACTION CATHOLIQUE [Link]

2. ACTION SOCIALE DES JÉSUITES [Link]

3. ACI-NUMÉRIQUE
[Link]

4. ADITAL - Biblique-Théologique
[Link]

5. GROUPE UNIVERSITAIRE CATHOLIQUE [Link]

6. À LA RENCONTRE AVEC DIEU [Link]

7. AMIS DE LA FOI
[Link]

8. ANSA-LATINE
[Link]

9. APOLOGÉTIQUE ET DOCTRINE CHRÉTIENNE [Link]

10. NOTES SUR LA CHRISTOLOGIE


[Link]

11. ARCHIVES CATHOLIQUES


[Link]

12. ZONE DE RELIGION CATHOLIQUE [Link]

13. ARVO
[Link]

14. SALLE DE CLASSE BIBLIQUE


[Link]

15. CLASSE DE THÉOLOGIE VIRTUELLE [Link]


16. BIBLIOTHÈQUE ALMUDI [Link]

17. BIBLIOTHÈQUE ÉLECTRONIQUE CHRÉTIENNE [Link]

18. BIBLIOTHÈQUES
[Link]

19. CATÉCHÈSE
[Link]

20. CATÉCHÈSE ET THÉOLOGIE


[Link]

21. CATHOLICA - Site italien [Link]

22. CATHOLICISME en espagnol


[Link]

23. CATHOLICISME en portugais


[Link]

24. CATHOLIQUE : VOTRE SITE WEB


[Link]

25. [Link]
[Link]

26. CELAM - CONSEIL ÉPISCOPAL D'AMÉRIQUE LATINE


[Link]

27. CHRISTUS REX ET RÉDEMPTEUR


[Link]

28. FORUM DE L'ÉGLISE


[Link]

29. CYBER-ÉGLISE
[Link]

30. CERCLES THÉOLOGIQUES


[Link]

6
31. CLAR - CONFÉDÉRATION LATINO-AMÉRICAINE DES RELIGIEUX
[Link]

32. CONGRÉGATION POUR LE CLERGÉ [Link] _spa.html

33. CONNAÎTRE LE MESSAGE DU CHRIST [Link]

34. CŒURS
[Link]

35. CREDO DU PEUPLE DE DIEU [Link]

36. CRISTIANISME I JUSTÍCIA - FONDATION LLUÍS ESPINAL


[Link]

37. CHRISTOLOGIE
[Link]

38. COURS DE THÉOLOGIE


[Link]

39. COURS COURT DE THÉOLOGIE


[Link] _naturaleza.html#

40. COURS SIMPLE DE THÉOLOGIE


[Link] _01.htm

41. COURS COMPLET DE CHRISTOLOGIE


[Link]

42. COURS DE FORMATION THÉOLOGIQUE MONDIALE


[Link]

43. DROIT CANON - IUS CANONICUM [Link]

44. DICTIONNAIRE THÉOLOGIQUE - plus de 1500 articles


[Link]

45. DIES DOMINI - JOUR DU SEIGNEUR


[Link]

7
46. ANNUAIRE CATHOLIQUE [Link]

47. ANNUAIRE - [Link] [Link]

48. ANNUAIRE DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE


[Link]

49. ECCLÉSIOLOGIE
[Link]

50. ECLESIOLOGIE - textes et documents


[Link]

51. ÉCLESIOLOGIE SYSTÉMATIQUE - cours


[Link]

52. EDOCTUS DIGITAL - Très bon en recherche théologique


[Link] ou [Link]

53. L'ANGE DU WEB


[Link]

54. L'ARCHE DE NOÉ


[Link]

55. LE CLUB DES SITES CATHOLIQUES


[Link]

56. EWTN
[Link]

57. FOI ET RAISON


[Link]

58. FLUVIUM
[Link]

59. FORUM D'EXGESIS ET DE THÉOLOGIE BIBLIQUE - voir divers articles


[Link] _Exegesis/[Link]

8
60. GUIDE INTERNET CATHOLIQUE - plus de 4000 sites d'intérêt
[Link]

61. FAISONS DE LA THÉOLOGIE


[Link]

62. JÉSUS RESTE ICI


[Link]

63. KOINONIA
[Link]

64. L´[Link]
[Link]

65. LECTURES ET PRIÈRES QUOTIDIENNES DE L'EUCHARISTIE / ORDO 2000-2019


[Link]

66. MAGISTÈRE
[Link]

67. MAGISTÈRE D'AUJOURD'HUI


[Link] _es/[Link]

68. MARANA-THÁ
[Link]

69. MERCABA
[Link]

70. MYSTAGOGIE
[Link]

71. NOUVELLES DE L'ÉGLISE


[Link]

72. PATRISTICA - PÈRES DE L'ÉGLISE [Link]

73. JOURNAUX DU MONDE ENTIER


[Link]

9
74. PORTAIL RELIGION ET THÉOLOGIE - P. Horacio Bojorge
[Link]

75. PROFESSEUR DE RELIGION CATHOLIQUE


[Link]

76. PROPRE DES SAINTS ET DES SAINTS


[Link]

77. RÉALITÉ LATINO-AMÉRICAINE


[Link]

78. RESSOURCES THÉOLOGIQUES


[Link] Ou [Link]

79. RESSOURCES THÉOLOGIQUES SUR LE RÉSEAU


[Link]

80. RELIGION ET THÉOLOGIE


[Link]

81. MAGAZINE L'ASCENSION DE L'HOMME


[Link]

82. BIBLE MAGAZINE - accès aux textes intégraux [Link]

83. REVUE BIBLIQUE


[Link]

84. MAGAZINE-BULLETIN - INCIDENCE ET ENGAGEMENT


[Link]

85. MAGAZINE CHRISTUS


[Link]

86. MAGAZINE CRISTIANISME I JUSTICE


[Link]

87. MAGAZINE DIALOGUE


[Link]

1
0
88. DISCÍPULOS MAGAZINE - revue de théologie et de ministère
[Link]

89. JOURNAL ÉLECTRONIQUE LATINO-AMÉRICAIN DE THÉOLOGIE (RELAT)


[Link]

90. MAGAZINE EXODE


[Link]

91. FUSIÓN MAGAZINE - Du point de vue de la théologie de la libération


[Link]

92. JOURNAL PASTORAL ŒCUMENIQUE


[Link]

93. MAGAZINE - VIE ET SPIRITUALITÉ


[Link]

94. JOURNAL UNIVERSITAIRE DE THÉOLOGIE [Link]

95. REVUES ÉLECTRONIQUES


[Link]

96. MAGAZINES - index international complet


[Link]

97. RIIAL- RÉSEAU INFORMATIQUE DES ÉGLISES EN AMÉRIQUE LATINE


[Link]

98. RIVISTE TEOLOGICHE ITALIANE


[Link]

99. RLIT - RÉSEAU D'INFORMATION THÉOLOGIQUE LATINO-AMÉRICAINE


[Link]

100. SUJETS DE THÉOLOGIE


[Link]

101. THÉOLOGIE BIBLIQUE


[Link]

1
1
102. THÉOLOGIE CATHOLIQUE POUR LAÏCS
[Link]

103. THÉOLOGIE QUOTIDIENNE


[Link]

104. THÉOLOGIE DES SCIENCES


[Link] _%[Link]

105. THÉOLOGIE DE LA LIBÉRATION


[Link]

106. THÉOLOGIE DE LA LIBÉRATION - notes


[Link]

107. THÉOLOGIE DE LA LIBÉRATION ET DE LA RÉVÉLATION


[Link]

108. THÉOLOGIE DE LA MIGRATION


[Link]

109. THÉOLOGIE DE LA TRADUCTION [Link]

110. DIALOGUE THÉOLOGIQUE ET LIBERTÉ [Link] _se/

111. THÉOLOGIE DOGMATIQUE


[Link]

112. THÉOLOGIE ŒCUMENIQUE


[Link] _ecu.htm

113. THÉOLOGIE FÉMINISTE


[Link]

114. THÉOLOGIE FÉMINISTE - SALESIANAS [Link]

115. THÉOLOGIE FONDAMENTALE-1 [Link]

116. THÉOLOGIE FONDAMENTALE-2


[Link] _fundamental/[Link]

1
2
117. THÉOLOGIE LATINE
[Link]

118. THÉOLOGIE MYSTIQUE


[Link]

119. THÉOLOGIE POPULAIRE


[Link]

120. THÉOLOGIE ET SPIRITUALITÉ (livres de théologie sur divers sujets)


[Link]

121. THÉOLOGIE ET RELIGION


[Link] _se/

122. TEXTES BIBLIQUES À RÉFÉRENCE MARIALE


[Link] _biblicos.htm

123. TEXTES ÉLECTRONIQUES


[Link]

124. THEOLOGOUMENA - page de théologie spéculative


[Link]

125. SERVICE CATHOLIQUE


[Link]

126. SIGNE DES TEMPS - IMDOSC


[Link]

127. SITES CATHOLIQUES SUR INTERNET EN ESPAGNOL


[Link]

128. SITES CATHOLIQUES - index très étendu et complet [Link]

129. SOLIDARITÉ
[Link]

130. SUMA THÉOLOGIQUE DE SAINT THOMAS D'AQUIN 6

[Link]

1
3
AUTRES SITES WEB - SÉRIE "B"

1. AU CHRIST POUR MARIE [Link]

2. ACTION CATHOLIQUE DE LA JEUNESSE MEXICAINE


[Link]

3. AGENCE FIDE
[Link]

4. APOLOGÉTIQUE - PÈRE AMATULLI [Link]

5. APOLOGÉTIQUE - TÉMOINS DE JÉHOVAH [Link]

6. APOLOGÉTIQUE - COMMENT DÉFENDRE LA FOI - APÔTRES DE LA PAROLE


[Link]

7. APOLOGÉTICA-1 [Link]

8. APOLOGÉTIQUE-2
[Link] _apologetica.htm

9. APÔTRES DE LA PAROLE [Link]

6
L'étudiant, en accord avec l'enseignant, effectuera des recherches bibliographiques à la recherche d'autres sites WEB
en rapport avec les besoins du cours.

10. BIBLE VIVANTE [Link]

11. BIBLIOTHÈQUE NUMÉRIQUE UNIVERSITAIRE - UNAM


[Link]

12. BIBLIOTHÈQUE CATHOLIQUE NUMÉRIQUE


[Link]

13. BIBLIOTHÈQUE NUMÉRIQUE ARGENTINE


[Link]

1
4
14. BIBLIOTHÈQUES DU MONDE
[Link] _mundo/biblioteca_mundo.shtml

15. BONNE SOURCE DE SYSTAL


[Link]

16. BONNE NOUVELLE [Link]

17. BONNE NOUVELLE [Link]

18. BOÎTE AUX LETTRES CATHOLIQUE [Link]

19. VOIE, VÉRITÉ ET VIE - INSTITUT CATHOLIQUE DE THÉOLOGIE [Link]


[Link]/

20. CARMES DÉCHAUSSÉES [Link]

21. [Link] [Link]

22. CIPE = CENTRE D'INITIATIVE PASTORALE DE SPIRITUALITÉ [Link]

23. VILLE ROND


[Link]

24. CODES ET PAPYRI DU NOUVEAU TESTAMENT


[Link]

25. COMMISSION THÉOLOGIQUE INTERNATIONALE - GÉNÉRALE


[Link]

26. COMMISSION THÉOLOGIQUE INTERNATIONALE - Fr. SERGIO ZAÑARTU SJ


[Link]

27. COMMENT ÉTUDIER LA BIBLE - DIFFÉRENTS SUJETS (voir index à droite)


[Link]

28. COMMUNAUTÉ DE TAIZÉ (en espagnol) [Link]

29. CONSEILS ŒCUMENIQUES


[Link]

1
5
30. CONCORDANCE DOCTRINALE CATHOLIQUE [Link]

31. CONCORD DES ÉVANGILES - SYNOPSIS [Link]

32. CONFÉRENCE DE L'ÉPISCOPAT MEXICAIN [Link]

33. CONFÉRENCES ÉPISCOPALES


[Link]

34. CONGRÉGATION POUR LA DOCTRINE DE LA FOI


[Link]

35. CONSEIL MONDIAL DES ÉGLISES = COE (Mouvement œcuménique)


[Link]

36. DROIT CANON - CONCORDANCES [Link]

37. DROIT CANON - INFORMATIONS ET ÉTUDES


[Link]

38. DIVERS DICTIONNAIRES


[Link]
[Link]

39. DOCTRINE CHRÉTIENNE - FORUM DE L'ÉGLISE


[Link]

40. DOCUMENTATION - DOCUMENTS DE L'ÉGLISE


[Link]

41. DOCUMENTS - MAGISTÈRE DE L'ÉGLISE


[Link] _iglesia/[Link]

42. DOCUMENTS PAPAUX - Site officiel


[Link] _docs_list_sp.html

43. DOCUMENTS ECCLÉSIAUX - COEURS [Link] _doc.htm

44. DOGMES MARIENS


[Link]

1
6
45. LE SAINT ROSAIRE
[Link] _sp.html#luminous

46. EL SEMBADOR (très bon pour la catéchèse et la pastorale)


[Link]

47. LE COIN DE LA PAROLE


[Link]

48. LE THEOLOGO RÉPOND - IVE (ultra-conservateur)


[Link]

49. LE VATICAN
[Link] / [Link]

50. LISTE DES SUJETS DE LA SUMA THÉOLOGIQUE


[Link]

51. ENCYCLOPÉDIE CATHOLIQUE


[Link]

52. PETITE ENCYCLOPÉDIE DE THÉOLOGIE


[Link] _diccionario.htm

53. ESPRIT ET VIE


[Link]

54. EXCURSIONS BIBLIQUES


[Link]

55. FAMILLE RELIGIEUSE DE LA PAROLE INCARNÉE [Link]

56. DOSSIER BIBLIQUE


[Link]

57. DOSSIER THÉOLOGIQUE (IDÉOLOGIQUE)


[Link]

58. FORUM GRATUIT


[Link]

1
7
59. FONDATION "GRATIS DATES" (recherche de textes) [Link]

60. GRAPHIQUES POUR PASTORALE [Link]

61. HÉRÉSIES - MANUEL


[Link]

62. HISTOIRE DE L'ÉGLISE AMÉRICAINE - DOCUMENTS


[Link]

63. HISTOIRE DE L'ÉGLISE CONTEMPORAINE - DOCUMENTS


[Link]

64. HISTOIRE DE L'ÉGLISE MODERNE - DOCUMENTS


[Link]

65. HISTOIRE DE L'ÉGLISE MÉDIÉVALE - DOCUMENTS


[Link]

66. HISTOIRE DE L'ÉGLISE - DOCUMENTS EN GÉNÉRAL


[Link]

67. HISTOIRE DE L'ÉGLISE ANCIENNE - DOCUMENTS


[Link]

68. ÉGLISE QUI PARLE ET PRIE [Link]

69. DES QUESTIONS


[Link]

70. JÉSUS-CHRIST, L'ÉVANGILE ET L'ÉGLISE


[Link]

71. JESUS DE NAZARET


[Link]

72. JUSTICE ET PAIX


[Link]

73. LA BIBLE EN LIGNE

1
8
[Link]

74. LA BIBLE - CONSULTATION EN DIVERSES LANGUES


[Link]

75. MESSAGES POUR LA VIE [Link]

76. MISSEL DE PALMIER


[Link]

77. MISSIONS POPULAIRES [Link]

78. MONDE CATHOLIQUE


[Link]

79. NOUVEAU MONDE - SUJETS DE THÉOLOGIE CATHOLIQUE


[Link]

80. MUSIQUE CATHOLIQUE [Link]

81. TRAVAIL CULTUREL


[Link]

82. POUR VOUS SAUVER - PAR JORGE LORING SI [Link]

83. [Link]
[Link]

84. PAROISSE SAN VICENTE FERRER [Link]

85. PATRISTICA - LE TRÉSOR DES PÈRES [Link]


[Link]

86. PATRISTIQUE - BIBLIOTHÈQUE


[Link] _bp.htm

87. PATRISTIQUES - MÉDECINS DE L'ÉGLISE


[Link] _iglesia.htm

88. PATRISTIQUE - PÈRES DE L'ÉGLISE


[Link]

1
9
89. COMMISSION BIBLIQUE PONTIFICALE
[Link]

90. PORTAIL EL ESCOLIASTA [Link]

91. PORTAIL CATHOLIQUE-


[Link]

92. PRAXÉOLOGIE - THÉOLOGIE DE LA PRAXE ÉVANGÉLIQUE


[Link]

93. PROJET DE MARIAGE NAZAREEN [Link]

94. PUBLICATIONS THÉOLOGIQUES - SUT


[Link]

95. MAGAZINE ALFA ET OMEGA [Link]

96. MAGAZINE ÉLECTRONIQUE - CONOZE [Link]

97. MAGAZINE CATHOLIQUE (en construction...) [Link]

98. MAGAZINE-JOURNAL "LA VOZ CATÓLICA" [Link]

99. SAINT JEAN DE LA CROIX - VIE ET ŒUVRES


[Link]

100. SAINT AUGUSTIN - LES CONFESSIONS


[Link]
[Link]

101. SANTA TERESA DE ÁVILA - VIE ET TRAVAIL


[Link]

102. SAINT-SIÈGE - VATICAN


[Link] _sp.htm

103. Comparaison des sectes et des nouveaux mouvements religieux


[Link] _donde_lo_antiguo_y_lo_nuevo_se_unen.htm

2
0
104. SITES CATHOLIQUES ITALIENS
[Link]

105. THÉOLOGIE - [Link]


[Link]

106. THÉOLOGIE POUR LES COUCHES - Dans PowerPoint


[Link]

107. IL EST TEMPS DE RÉFLÉCHIR


[Link]

108. UN ESPACE CATHOLIQUE D'ÉVANGÉLISATION


[Link]

109. WEB CARLOS G. VALLES


[Link]

110. ZENIT - ACTUALITÉS ET DOCUMENTS


[Link]

AUTRES SITES WEB - SÉRIE "C"6

POUR EN SAVOIR PLUS SUR « L'INTRODUCTION À LA BIBLE »

1) Lecture priante de la Bible : source de renouveau spirituel


sur : [Link]

2) Cours sur des sujets bibliques


sur : [Link]
sur : [Link]

3) espoir biblique
sur : [Link]

4) Bible et révélation
sur : [Link]

6 L'étudiant, selon les instructions de l'enseignant, effectuera des recherches bibliographiques à la recherche de
davantage de sites WEB - SÉRIE « C » en relation avec les besoins du cours - Consulter les nouveaux sites WEB
2013.

2
1
5) Bible textuelle
sur : [Link]

6) Cours biblique
sur : [Link]

7) Théologie biblique
sur : [Link]

8) Quiz biblique (en construction)


sur : [Link] _Biblia/[Link]

9) Bible - Synoptiques
sur : [Link]

10) Bible - connaître le message de Dieu


sur : [Link]

2
2
PREMIÈRE PARTIE

RÉVÉLATION

INSPIRATION

INERRANCE BIBLIQUE

FORMATION DE LA BIBLE

GENRES LITTÉRAIRES

HERMENEUTIQUE BIBLIQUE

ENVIRONNEMENT ET PENSÉE SÉMIQUE

LANGUES BIBLIQUES

RÉVÉLATION
1. Bibliographie
MESTERS C., Bible : Parole du Dieu du peuple et du peuple de Dieu , dans ID., Qu'est-ce que la Bible ?
= Pastoral Primers 8 (Ediciones Dabar, Mexique 1992) 11-13 ; LATOURELLE R., Théologie de la

2
3
révélation (Ed. Suivez-moi, Madrid 1971); ALDAY CARRILLO S., Dieu parle à l'homme , dans ID.,
Introduction à la Bible. Qu'est-ce que la Bible. Comment lire la Bible (Éd. M. SP. S. "El Altillo",
Mexique 1981) 13-17 ; MIRANDA JM, Leçons bibliques. Guide pratique pour la connaissance de la
Bible (Paulinas, Bogotá 1981) 43-49 ; voir aussi la Bibliographie complémentaire (cf).

2. Terminologie
Certains termes nous donnent une idée plus claire du concept de RÉVÉLATION . En grec il y a trois
expressions : « apocalypse » [ apokaluyij ] = révéler, découvrir, éclairer ; " delos " [ dhlw ] = prouver,
informer, rendre quelque chose de brevet ou de notoire, impliquer, découvrir ; "epiphaneia" [ epifaneia ]
= manifester, apparaître, mettre en lumière une réalité 7 . En hébreu, il n'y a littéralement aucun terme sur
re veillée, cependant, il existe une expression linguistique qui est clé pour comprendre le sens de ce
qu'implique la révélation : « Dabar » [ rb d ] = Parole, le « dire » qui se communique et qui met en
relation, la communication. Ces termes nous permettent déjà d'entrevoir quelque chose du sens de
l'expression « Révélation ». Une première définition - après avoir considéré ces termes - serait la
suivante : c'est la parole ou la parole de Dieu qui, à travers sa Parole, révèle son ACTION, nous révélant,
découvrant, nous faisant connaître le Mystère de sa volonté selon le dessein bienveillant. [cf Eph 1, 3-
12]8 .

3. Problème
Il y a un petit problème qui se pose lorsqu’on parle de la Révélation, et c’est justement de savoir dans
quelle portée elle se place. Il y a trois positions sur cette question :

a) La position de ceux qui affirment que c’est l’être humain qui se tourne vers Dieu et non l’inverse.
Le seul à avoir l’initiative, c’est l’homme. Dans ce domaine, on parle d'une « religion naturelle »,
d'une philosophie dont l'instrument de connaissance est la Raison. Cette même position a ses extrêmes
qui vont d’un humanisme mystique (philosophie du mauvais croyant) à un humanisme athée
(philosophie païenne et athée). UN

Un exemple de mysticisme est l’hindouisme radical.

b) Une autre position est celle de ceux qui croient le contraire : c'est Dieu seul qui s'adresse à
l'homme, sans attendre de réponse de sa part. Le seul qui prend l’initiative, c’est Dieu. Seulement
Dieu. Dans ce domaine, on parle d'une « religion surnaturelle », d'une « théologie spéculative » dont
l'instrument de connaissance est la foi contemplative . Ici aussi, il y a des extrêmes : une théologie

7 L'expression « révélation » - avec ses diverses significations - apparaît 89 fois dans l'Écriture Sainte : 54 dans l'AT et
35 dans le NT. Quelques citations bibliques de cette expression sous la connotation du terme "apocalypse" sont : Rm
2,5 ; 8h19 ; 16h25 ; 1Co 1,7 ; 14h26 ; 2Cor 12,7 ; Gal 1:12 ; 2.2 ; Éph 1:17 ; 3.3 ; Apocalypse 1,1 ; sous le terme
"Délos" : Mt 26, 73; 1Cor 1,11; 3,13; 15,27; Gal 3,11; Col 1,8; 1Tim 5,24.25; 2Tim 3,9; Hé 7,14.15; 9 , 8 ; 1Pé 1,11 ;
2Pé 1,14 ;
8 Il ne faut pas perdre de vue que le fait de la Révélation est étroitement lié au mystère de l'Inspiration (cf. C :
MESTERS, Qu'est-ce que la Bible ? 13).

2
4
purement spéculative et une théologie réduite au pur activisme.

c) Une position intermédiaire est celle de ceux qui affirment que c'est Dieu qui communique à
l'homme, étant en même temps adressé par Dieu. Dieu qui parle et l'homme qui répond . C’est dans ce
domaine de communication réciproque, de rencontre mutuelle dans lequel se déroule le mystère de la
Révélation. La révélation ne peut être donnée sans un Dieu [d'initiative] qui se communique à l'homme
; il n’y a pas non plus de place pour la Révélation sans l’être humain qui reçoit une telle initiative
divine. Dieu et l'homme se rencontrent et entrent dans un dialogue d'amour , l'un inspirant [Dieu] et
l'autre restant inspiré [l'homme]. Ce dialogue, cette rencontre mutuelle est la portée propre de la
Révélation. Un royaume de foi surnaturelle, non plus spéculative, mais plutôt un royaume de foi
existentielle, de foi transformatrice.

4. Nature et objet de la Révélation


Quelque chose a déjà été dit sur la nature de la Révélation, c'est-à-dire sur ce qu'est une telle Révélation.
Mais il y a encore quelque chose de plus, et c'est justement que cette parole de Dieu qui révèle le mystère
de sa Volonté [cf. terminologie], s'accomplit pleinement dans le CHRIST. Christ est la même Révélation.
Le Christ est la PAROLE qui non seulement communique avec l'humanité mais qui s'incarne en elle. En
ce sens, le Christ est le médiateur et la plénitude de toute Révélation. La nature et l'objet de la Révélation
est Christ9 .

5. Propriétés de l'Apocalypse
Il existe plusieurs propriétés de l’Apocalypse et parmi elles figurent les suivantes.

a) Préparation : La Révélation commence à être préparée dès la Création. "Dieu, créant et préservant
l'Univers par sa PAROLE (cf. Jn 1,3), offre aux hommes dans la création (et à travers elle) un
témoignage éternel de lui-même" (cf Rm 1, 19-20). Plus tard, il s'est révélé à nos premiers Parents
(Adam et Ève), les appelant à participer plus familièrement à sa vie (cf. Gn 1, 26-2, 25). Après sa chute
(cf. Gn 3,1-14), il les relève à l'espérance en leur révélant la promesse du salut (cf Gn 3,15). Par la
suite, il a continuellement pris soin du genre humain, sans l'abandonner malgré ses infidélités (cf. Gn
9, 1-17). Le moment venu, il s'est révélé avec de grandes PROMESSES à notre père Abraham (cf. Gen
12,1ss). Plus tard, elle fut également révélée à Isaac, Jacob, Joseph, Moïse et aux autres prophètes (cf.
Gen 21, 1 ss). De cette façon, au fil des siècles, la voie a été préparée pour reconstruire recevoir la
PAROLE attendue, le Christ, la plénitude des temps (cf Gal 4,4).

b) Plénitude : Jésus-Christ, par sa présence et sa manifestation par ses paroles et ses œuvres, ses
signes et ses miracles, notamment par sa mort et sa résurrection, par l'envoi de l'Esprit de Vérité,
amène toute Révélation à la plénitude et la confirme par le témoignage divin [ cf DV 4].

c) Réception : La Révélation doit savoir « recevoir ». Quand Dieu se révèle, l'homme doit recevoir

9 Cf CONSEIL VATICAN II, Décret Dei Verbum n.2 [= DV ].

2
5
cette Révélation avec "FOI" [cf Rm 1,5; 16,26; 2 Cor 10 : 5-6]. Par la FOI, l'homme s'abandonne
entièrement et librement à Dieu, lui offrant l'hommage total de son entendement et de sa volonté,
consentant librement à ce que Dieu révèle [cf DV 5]. D’où l’attitude fondamentale pour recevoir le
Reve lation soit la FOI.

d) Le contenu : à travers la Révélation, Dieu a voulu se manifester et manifester ses desseins pour
sauver l'homme, afin que l'homme devienne participant aux biens divins. Dieu révèle le sens et le but
de tout ce qui existe [révélant ainsi l'« essence » même de toutes choses], du visible et de l'invisible. Et
la raison pour laquelle Dieu révèle le sens et l'essence de toute chose est précisément parce que toute
chose a sa consistance en Lui [cf. Col 1, 15-20 ; voir aussi DV 6]. Dieu et tout ce qui subsiste en lui est
le contenu de l'Apocalypse.

6. But de la révélation
Le but de la Révélation – le « pour quoi » – est en relation intime avec la Volonté divine elle-même, c'est-
à-dire que le « pour quoi » correspond à la « volonté divine ». Or, la volonté divine s'est manifestée à
plusieurs reprises - dans la personne du Christ - et dans chacune d'elles il y a une seule idée sous-jacente :
"Et voici la volonté de Celui qui m'a envoyé : que je ne perde rien". de ce qu'il m'a donné, mais que je le
ressusciterai au dernier jour [...] afin que quiconque voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle et je le
ressusciterai au dernier jour" [ Jn 6 :39-40]. Le but de la Révélation peut se résumer à faire connaître cette
volonté et à coopérer - en connaissant ce dessein à travers la Révélation - à la réalisation d'une telle
Volonté. Voici le but de la Révélation.

INSPIRATION
1. Bibliographie
+ MESTERS C., Livre inspiré de Dieu , in ID., Qu'est-ce que la Bible ? = Pastoral Primers 8 (Ediciones
Dabar, Mexique 1992) 13-14 ; ROBERT A.- FEUILLET A., Inspiration , in ID., Introduction à la Bible I
(Editorial Herder, Barcelone l967) 44-59 ; SALGUERO J., Inspiration biblique. Canyon. Texte et
versions (Editorial Herder, Barcelone 1967) ; voir aussi la Bibliographie complémentaire (cf).

2. Terminologie
« L'inspiration » dans les Saintes Écritures fait référence à l'influence particulière exercée et rendue
explicite par Dieu sur les hagiographes. Le terme latin « inspirer » signifie « souffler dedans » ou «

2
6
souffler sur ». Ce terme est utilisé pour indiquer « l’éveil » d’un état ou d’une attitude dans l’esprit
humain. Dans son sens global, ce terme latin « inspirer » suggère l'influence particulière par laquelle Dieu
lui-même est la « Source » (= l'origine, la cause, le fondement) de tous les livres sacrés. Il y a trois termes
en grec qui enrichissent ce sens : a) « theopneustos » = [ qeopneustoj ] qui signifie « inspiré par Dieu »
(cf 2Tm 3,16) ; " theophoretos " = [ qeophoretoj ] signifiant "dirigé ou dirigé par Dieu", tiré du contexte
de 2Pierre 1,21 : upo\ pneu/matoj agiou fero/menoi, "dirigé par le Saint-Esprit". Il convient de noter
que, tandis que le premier terme ( theopneustos ) met l'accent sur l'action de Dieu (Dieu qui inspire), le
deuxième terme ( theophoretos ) met l'accent sur l'effet d'une telle action (l'homme inspiré). Le troisième
terme est « epipnoia » - « Pnéo » = [ Ep ipnoia -Pnhw ] qui signifie « souffler » (sur ou vers), un coup
divin qui provoque l'inspiration (cf. Jn 3,8). En hébreu, il n’existe pas de terme explicite et formel pour
exprimer le concept d’Inspiration. Cependant, le sens de
Le fond est exprimé dans ses diverses nuances par le terme hébreu "Rûah" [ x Wr ] signifiant :
vent, force, Esprit, Aura qui produit un effet de faire jaillir des idées et des souffler,
initiatives, quelque chose qui suscite des sentiments qui éclairent la compréhension. Ces termes sont
utilisés par la théologie catholique pour désigner à la fois « l'effet » et la « cause » de l'action divine.
L’effet d’une telle action est « l’homme inspiré » et la cause est « Dieu qui est l’inspirateur ».

3. Problème
Elle consiste à savoir qui est l’auteur des Saintes Écritures. L'opinion a été divisée en deux positions
extrêmes : a) ceux qui affirment que seul l'homme est l'auteur des Écritures (ce sont ceux qui soutiennent
la « théorie de l'approbation » : l'homme écrit tout, écrit ses idées et Dieu n'approuve que si elles sont
Bon ou Mauvais); b) ceux qui soutiennent que Dieu seul est l'auteur des Écritures (ce sont ceux qui
soutiennent la « théorie de la dictée » : c'est Dieu qui dicte tout ; l'hagiographe n'écrit que la dictée
divine). Une troisième position considère Dieu et l'homme comme de véritables « auteurs » de la Bible.
Dans cette position, on affirme que les Saintes Écritures sont d'origine divine et humaine. C'est ce que
déclare le Magistère de l'Église au Concile Vatican II, au numéro 11 du décret Dei Verbum :
Les vérités révélées par Dieu, qui sont contenues et manifestées dans les Saintes Écritures, ont été enregistrées
par l'inspiration du Saint-Esprit. La Sainte Mère l'Église, selon la foi apostolique, considère comme saints et
canoniques les livres entiers de l'Ancien et du Nouveau Testament, avec toutes leurs parties, parce que, écrits
sous l'inspiration du Saint-Esprit, ils ont Dieu pour auteur et, en tant que tel, lui ont été donnés à la même
Église. Mais dans l'écriture des livres sacrés, Dieu a choisi des hommes, qu'il a utilisés en utilisant leurs
facultés et leurs moyens propres, de sorte que, en agissant en eux et par eux, ils ont écrit, en véritables auteurs,
tout et seulement ce qu'il voulait.
Car, puisque tout ce qu'affirment les auteurs ou hagiographes inspirés doit être considéré comme affirmé par le
Saint-Esprit, il faut avouer que les livres de l'Écriture enseignent avec fermeté, fidélité et sans erreur, la vérité
que Dieu a voulu consigner dans les lettres sacrées. notre salut. Ainsi, « toute l'Écriture est divinement inspirée
et utile pour enseigner, pour éprouver, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l'homme de Dieu
soit complet et équipé pour toute bonne œuvre » (2 Tim., 3,16-17). ).

4. Nature de l'inspiration
La position de la pensée catholique est de considérer précisément Dieu et l'homme comme de véritables «

2
7
auteurs » de l'Écriture Sainte. À l’époque patristique, les Pères de l’Église l’affirment à travers diverses
analogies. Saint Thomas (période scolastique) affirme que Dieu est « l' auteur principal » et l'homme « l'
auteur instrumental ». A travers la « théorie de la Formalité » qui s'appuie sur les coprincipes
philosophiques de « Substance » (l'essentiel) et « Accidents » (le non-essentiel), saint Thomas affirme que
Dieu est l'Auteur de l'essentiel dans la Sainte Écriture. (auteur du contenu, qui est parfait et ne change pas)
et l'homme est l'Auteur de l'accidentel dans l'Écriture Sainte (auteur du contenant). L'eau est une chose et
son contenant en est une autre, comme un verre, un seau, une assiette, etc., qui, en tant que tels, peuvent
changer et être imparfaits. Un verre peut être cabossé, non peint, laid, et cela n’altère en rien la richesse
agréable de l’eau. Quelque chose de similaire se produit également dans la Bible : ce n'est pas parce qu'il
y a des mots grossiers, laids ou des expressions imparfaites et relatives (l'hagiographe, étant un être
humain, révèle ses limites), que le contenu de ces mots est imparfait. Bien sûr, il est difficile de
comprendre comment un « contenu » parfait (puisque c'est la Parole de Dieu) peut s'exprimer ou se
manifester à travers un « contenant » imparfait (car c'est un langage humain limité). Voilà le miracle de
l'inspiration : harmoniser l'"infini", le "parfait" et l'"éternel" avec le "fini", l'"imparfait" et l'"éphémère". Il
s'agit du miracle d'harmoniser la parole de Dieu avec la parole de l'homme . Dieu qui influence
l'hagiographe en inspirant le contenu d'un message tout en respectant la nature humaine inspirée.

5. Extension de l'inspiration
Lorsque nous parlons de l’extension de l’Inspiration, nous voulons souligner l’extension de l’influence
divine dans les sphères subjective et objective. En ce qui concerne le domaine subjectif, il est affirmé (à
travers cette expression de l'extension de l'Inspiration) que tous les Auteurs Sacrés sont inspirés, non de
manière partielle ou relative, mais dans leur intégralité. Dieu qui influence l'hagiographe dans toute sa
personne sans perdre la liberté de l'hagiographe lui-même. Il n’y a donc pas d’auteur sacré qui ne soit
inspiré. Tout hagiographe, du fait qu'il est tel, est inspiré ; Il n’y a pas d’auteur sacré qui soit plus ou
moins, mieux ou moins bien inspiré (comme si Dieu inspirait les uns mieux et plus pleinement que les
autres). Dieu inspire par sa propre influence et de la même manière (en ce qui concerne son amour
inspirateur) tous les hagiographes. L'extension de l'Inspiration - en ce qui concerne le domaine subjectif -
implique la totalité tant quantitativement (tous les hagiographes sont inspirés) que qualitativement
(l'hagiographe tout entier, sa personne entière et de manière parfaite est inspirée). En ce qui concerne la
portée objective, il est précisé que tous les livres et leurs parties respectives sont inspirés. Cela affirme –
quantitativement – qu’il n’existe aucun livre de l’Écriture Sainte qui ne soit inspiré par Dieu. Il est
également affirmé - qualitativement - que toutes les parties des livres, même dans leurs détails et leurs
détails, sont inspirées parfaitement et totalement par Dieu.

6. Effets de l'inspiration
En vérité, il n’y a qu’un seul effet de l’Inspiration : la Bible elle-même. Cependant, pour considérer les
différents aspects de ce même effet, il faut découvrir l'Inspiration comme « Cause » (il faut distinguer
cause et effet ). On peut dire que l'Inspiration est cause de la Révélation, de l'Unité, de la Plénitude et de
l'Inerrance. Grâce à l'Inspiration, il y a Révélation, Unité, Plénitude et Inerrance dans les Saintes
Écritures. La Bible est donc le seul effet de l’Inspiration.

2
8
« Ayant donc parlé dans la Sainte Écriture à travers les hommes et d'une manière humaine, pour que
l'interprète de la Sainte Écriture comprenne ce qu'Il a voulu nous communiquer, il doit rechercher
soigneusement ce que les hagiographes ont réellement voulu exprimer et ce qu'il a plu à Dieu de manifester par
leurs paroles » (DV 12a).

INERRANCE BIBLIQUE
1. Bibliographie
+ MESTERS C., La liste des livres inspirés , dans ID., Qu'est-ce que la Bible ? = Pastoral Primers 8
(Ediciones Dabar, Mexique 1992) 14-16 ; ROBERT A. -FEUILLET A., L'inerrance des livres inspirés ,
in ID., Introduction à la Bible I (Editorial Herder, Barcelone 1967) 82-90 ; CARRILLO ALDAY S., La
vérité de l'Écriture Sainte , dans ID., Introduction à la Bible. Qu'est-ce que la Bible. Comment lire la
Bible (Editions. [Link].S - "El Altillo", Mexique 1981) 108-114 ; MIRANDA JM, L'inerrance dans la
Bible , dans ID., Leçons bibliques. Guide pratique pour la connaissance de la Bible (Ediciones Paulinas,
Bogotá 1981) 43-49 ; voir aussi la Bibliographie complémentaire (cf).

2. Terminologie et nature
L'expression « inerrance biblique » désigne la qualité par laquelle la Bible est protégée de l'erreur, c'est-à-
dire par laquelle la Bible, dans tous ses livres et dans toutes ses parties, est vraie, sans erreurs ni
contradictions. Le fondement biblique d’une telle « inerrance » se trouve comme une conséquence de
l’Inspiration elle-même. Cela implique deux vérités : a) Que puisque la Bible entière est inspirée de Dieu,
toute sa doctrine est aussi « Parole de Dieu », puisque d'une manière ou d'une autre elle exprime la pensée
divine, et par conséquent, il ne peut y avoir aucune erreur ou erreur. en cela. mensonge de toute sorte; b)

2
9
Qu'il ne peut y avoir d'opposition entre la Bible et les sciences naturelles.

3. Problème
Les découvreurs modernes ont soulevé le problème de « l'inerrance biblique » en trouvant dans la Bible
elle-même des difficultés et des contradictions d'ordre scientifique, historique, moral et religieux . De
manière générale, le problème de « l'inerrance biblique » peut se résumer ainsi : comment affirmer
dogmatiquement que la Bible est exempte de toute erreur alors qu'on y trouve des contradictions, et donc
des erreurs qui créent des difficultés ? Difficultés qui peuvent être divisées en 4 groupes : a) difficultés
d'« auto-contradiction » dans la Bible (par exemple, comparez l'auto-contradiction entre Gen 7:17 et Gen
7:24) ; b) difficultés de type « scientifique » (comparer la conception scientifique du monde avec Gen 1,7)
; c) difficultés de type « historique » (par exemple consulter l'histoire vraie avec Dn 5,1ff) ; d) difficultés
de type « moral » (voir par exemple Jos 11, 14-15). Comment résoudre ces difficultés et contradictions
apparentes ? La prise en compte de certaines considérations constitue la manière dont ces difficultés
peuvent être résolues. Mais il faut d’abord tenir compte également de l’attitude traditionnelle.

4. Attitude traditionnelle
Les Pères de l'Église, s'appuyant sur certains textes de l'Écriture Sainte, enseignent et proclament (comme
dogme de foi) « l'inerrance biblique ». Clément Romanus affirme que « les Saintes Écritures sont vraies ».
Saint Justin dit qu'« il n'y a aucune contradiction dans les Saintes Écritures ». Saint Hilaire confirme que «
les Saintes Écritures ne trompent pas ». Saint Augustin et saint Jérôme indiquent que « le Sacré

3
0
Les Écritures ne se contredisent pas, car elles sont vraies. Saint Thomas soutient que « tout dans l’Écriture
est vrai »10 . Or, la doctrine et les enseignements des Saints Pères sont exprimés par le Magistère lui-
même à travers des documents officiels de l'Église en étroite harmonie avec la Tradition. Un exemple en
est les déclarations qui apparaissent dans le décret du Dei Verbum au numéro 11 : « [...] ce qu'affirment
les auteurs inspirés ou hagiographes, doit être considéré comme affirmé par l'Esprit Saint, il faut avouer
que le les livres de l'Écriture enseignent avec fermeté, fidélité et sans erreur la vérité que Dieu a voulu
consigner dans les lettres sacrées pour notre salut [...]" .

5. Réflexion théologique contemporaine


Pour être « fidèle à la Tradition » et en même temps pouvoir « résoudre les difficultés » qui naissent des
Saintes Écritures avec leurs apparentes contradictions, il est nécessaire de prendre en compte les
considérations suivantes proposées par la réflexion théologique contemporaine :

a) Pour parler formellement d'erreur, il faut qu'on se trompe dans ce qu'on entend enseigner ;
b) L'Écriture n'enseigne pas des vérités scientifiques mais plutôt un message religieux ;
c) Il faut enquêter sur ce que l'auteur a voulu dire, le message qu'il a voulu communiquer et le genre
littéraire ;
d) découvrir la Bible comme Parole de Dieu en langage humain ;
e) faire la distinction entre le contenu du « message » et les « moyens » de l'exprimer ;
f) considérer les principes de "l'herméneutique biblique"

"Vous recevrez la force de


ESPRIT
SAINT"

FORMATION DE LA BIBLE
(Première partie)

1. Bibliographie
+ MESTERS C., Les livres du peuple de Dieu , in ID.,
Qu'est-ce que la Bible ? = Pastoral Primers 8
(Ediciones Dabar, Mexique 1992) 17-24 ; CARRILLO AS, Comment sont nés les livres de la Bible , dans
ID., Introduction à la Bible. Qu'est-ce que la Bible. Comment lire la Bible ([Link].S "El Altillo", México
1981) 25-76 ; ROBERT A.- FEUILLET A., Le Texte de la Bible , in ID., Introduction à la Bible I (Ed.
Herder, Barcelone 1967) 96-121 ; MIRANDA JM , Structure de la Bible , dans ID., Leçons bibliques.
Guide pratique pour connaître la Bible (Ed. Paulinas, Bogotá 1981) 17-25 ; voir aussi la Bibliographie
complémentaire (cf).
10 Pour plus de références sur les déclarations des Pères de l’Église, voir : A. ROBERT-A. FEUILLET, L'inerrance des
livres inspirés , in ID., Introduction à la Bible I (Editorial Herder, Barcelone 1967) 82-83.

3
1
2. Considérations préliminaires
Le terme « Bible » – en grec Bibloj –, désigne l'ensemble ou la collection de livres. Il est évident que la
Bible n’apparaît pas immédiatement comme un livre ou comme un écrit. Les Livres Sacrés sont nés petit à
petit au fil de l’histoire. Ils ont leur origine dans l'HISTOIRE. Cela signifie spécifiquement que les livres
ont été écrits par différents auteurs, dans différentes langues, à différentes époques et dans différents
styles littéraires.

Il faut considérer qu’au début, le « livre » n’existait pas. Il n'y avait que la mémoire parlée (orale) des
faits et des événements en tant que tels (= l'histoire des événements). Ces événements ne sont pas
considérés comme un simple « hasard », mais plutôt comme quelque chose de très spécial, au point de
leur trouver une signification religieuse. Dieu, en se révélant dans les événements de l'histoire, nous fait
trouver un sens et un sens particuliers à ces événements. Voilà en quoi consiste la Révélation : Dieu qui
fait voir les événements d'une manière différente en leur découvrant un sens. Vivre l’histoire de cette
manière, c’est en faire une expérience religieuse. Nous pourrions dire que c'est une HISTOIRE
transformée en une profonde EXPÉRIENCE DE FOI . Cette histoire vécue avec foi est si forte et si
radicale qu'elle devient d'abord une « TRADITION ORALE » (= transmission des expériences des parents
aux enfants) et, plus tard, une « TRADITION ÉCRITE » . La formation de la Bible ne peut être comprise
sans connaître, au moins fondamentalement, « l'expérience historique » du peuple d'Israël et de la
première communauté chrétienne. D’un autre côté, cette formation ne peut être comprise sans la
connaissance de la structure fondamentale de l’Écriture. C’est pourquoi, dans cette section, nous
consacrons du temps dans notre étude à savoir comment localiser correctement les textes bibliques. 11 .

GENRES LITTÉRAIRES
1. Bibliographie
+ MESTERS C., Dans quelle langue la Bible a-t-elle été écrite ? , dans ID., Qu'est-ce que la Bible ? =
Pastoral Primers 8 (Ediciones Dabar, Mexique 1992) 20-22 ; ENCISCO J., Les genres littéraires de la
Bible , dans Ecclesia 8 (1984) 9-10 ; GALLO L., Genres littéraires , in ID., Paroles de vie. Initiation à la
Bible (EDB, Buenos Aires 1977) 64-67 ; ALDAY CARRILLO S., Herméneutique ou interprétation de
l'Écriture Sainte , in ID., Introduction à la Bible. Qu'est-ce que la Bible. Comment lire la Bible (Éd.
[Link].S. "El Altillo", Mexique 1981) 136-140 ; MIRANDA J. M., Le langage utilisé par les auteurs
bibliques , dans ID., Leçons bibliques. Guide pratique pour connaître la Bible (Ed. Paulinas, Bogotá
1981) 37-41 ; ROBERT A. - FEUILLET A., Genres littéraires , in ID., Introduction à la Bible I (Ed.
Herder, Barcelone 1967) 138-154 ; voir aussi la Bibliographie complémentaire (cf).

2. Définition
Les genres littéraires sont les noms communs d'un groupe d'œuvres littéraires dans une classification
typologique. Ce classement se fait sur la base de trois critères : a) critère matériel : argument ou thème ; b)
critères formels : structure, procédure, formules ; c) critère de situation vitale : origine et utilisation. Les

11 Selon les instructions de l'enseignant, réaliser les exercices de localisation de texte (devoir).

3
2
genres littéraires peuvent également être définis comme des « structures d'expression écrite »
généralement artistiques, qui utilisent des procédures caractéristiques communément acceptées à des
époques et dans des environnements spécifiques. En bref : les genres littéraires sont les moyens courants
de nous faire comprendre à propos d’une époque et d’un lieu spécifiques .

3. Importance
Les croyants de l'Ancien et du Nouveau Testament ont transmis le « Message de Salut » en utilisant un
langage conditionné par le contexte vital dans lequel ils vivent et par les formes littéraires spécifiques au
lieu et au temps dans lesquels ils agissent. Il est d'une grande importance - à travers la « critique littéraire
» - d'établir les critères selon lesquels les genres littéraires peuvent être discernés, non seulement pour
saisir ce qui apparaît au premier coup d'œil dans la Bible, mais surtout pour connaître le contexte réel dans
lequel cela se produit. les traditions ou dans lesquelles les livres ont été écrits, et ainsi pouvoir capter le
véritable contenu que les hagiographes veulent transmettre. Ce langage concret et varié des hagiographes
incarne et exprime le seul message de salut que Dieu transmet aux hommes. Ce n’est pas un message de
formulation éthérée (élevée), mais profondément incarné dans une mentalité et une culture qui
s’expriment de certaines manières. Ces manières de se faire comprendre ne sont pas des inventions ou des
créations arbitraires des auteurs, ce sont plutôt des « phénomènes sociaux », c'est-à-dire les manières
courantes dont s'exprime la société d'une époque et d'un lieu donnés . Nous le faisons comme ça aussi. Le
genre romanesque est une chose, le genre poétique, commercial ou juridique en est une autre. Dans la
Bible, les genres littéraires sont très variés puisque l’Écriture Sainte s’est formée sur plusieurs siècles.
D'où son importance (cf. Dei Verbum n.12).

4. Division
Dans la Bible – comme nous l’avons dit précédemment – les genres littéraires sont très variés. Ces
différents genres adoptent tantôt la forme poétique, tantôt la forme prosaïque selon la convenance
éditoriale. À titre d'exemple, nous mentionnons certains types de genres littéraires :

a) Quelques genres littéraires de l'Ancien Testament .

Formes poétiques
+ Formes poétiques élémentaires : Chants ouvriers ( Ne 4,4) ; Les satires ( Is 47) ; Chants d'amour ( Is 23,
16) ; Chants funéraires ( Ez 27,32) ; Chants de guerre ( 1Sm 17,7) ; Paroles maternelles ( Gn 4,1) ;
Bénédictions paternelles ( Gn 9,26-27) ; Malédictions ( Gn 9,25);
+ Psaumes : Hymnes ( Ps 8) ; Actions de grâces ( Ps 4) ; Psaumes de confiance ( Ps 3).
Formes de sagesse : Proverbes populaires, phrases, énigmes ( Juges 14 :12) ; Paraboles ( 2Sm 12,1-
4) ;
Allégories ( Prov 9); Fable ( Juges 9,7-15).
+ Genres prophétiques : Paroles divines ( Gn 25,23) ; Oracles, promesses, menaces, reproches,
avertissements ( Is 4,23).

3
3
formes de prose
+ Formes peu élaborées : Contrats ( Jer 32) ; Alliances et traités ( 1Mac 8,22-32) ; Listes généalogiques
et listes d'officiels ( 1 Rois 4) ; Lettres ( Jr 29) ; Inventaires ( 1Ri 6-7) ; Prières et discours ( Tob 4).
+ Lois : Décalogue ( Dt 5,1-22) ; Code de l'Alliance ( Ex 20,22-23) ; Lois culturelles ( Lév 23).
+ Narrations et récits : Épisodes historiques, récits didactiques, récits de type mixte, épisodes merveilleux
au cours d'une écriture didactique ( Jonas ).
+ Traditions étiologiques, Peintures, Pseudoépigraphie, Midrash, Pesher, Apocalypse, Historiographie .

b) Quelques genres littéraires du Nouveau Testament .

+ Matériels de tradition évangélique : paroles de Jésus (phrases, discours prophétiques, lois, paraboles,
allégories) ; récits évangéliques (miracles, prédications, catéchèse).
+ Groupes évangéliques plus organisés : discours-dialogues ( Jn ).
+ Actes des apôtres, Littérature épistolaire, Traité théologique, Apocalypse .

L’importance des genres littéraires réside dans le fait qu’ils influencent grandement la manière d’exprimer
le Message du Salut.

HERMENEUTIQUE BIBLIQUE
1. Bibliographie
+ MESTERS C., La graine de la Bible cachée dans le sol de la vie des gens , dans ID., Qu'est-ce que la
Bible ?= Pastoral Primers 8 (Ediciones Dabar, Mexique 1992) 25-33 ; CARRILLO ALDAY S.,
Herméneutique ou interprétation de l'Écriture Sainte , in ID., Introduction à la Bible. Qu'est-ce que la
Bible. Comment lire la Bible ([Link].S. "El Altillo", Mexique 1981) 133-148 ; ROBERT A.-FEUILLET
A., L'interprétation catholique des Livres saints , in ID., Introduction à la Bible I (Ed. Herder, Barcelone
1967) 179-216 ; GALLO L., Compréhension actuelle. Exégèse et herméneutique , in ID., Parole de Vie.
Initiation à la Bible (EDB, Buenos Aires 1977) 81-97.; voir aussi la Bibliographie complémentaire (cf).

2. Définition et questions préliminaires


« L'herméneutique biblique » est comprise comme l'effort visant à interpréter les livres saints pour en
saisir avec précision et pleinement leur véritable signification . Or, pour saisir le message de Dieu que les
écrivains sacrés délivrent au peuple, il faut un travail ardu et complet, que l'on appelle habituellement «
exégèse ». Cette exégèse est une véritable science historico-littéraire, qui étudie soit un texte particulier,
soit principalement te un livre entier ou l'ensemble de l'œuvre littéraire d'un auteur, en essayant d'exposer
tout son esprit, dans la multiplicité et la complexité de ses idées, à travers une certaine systématisation.
L'objet de cette interprétation scientifique est donc de découvrir le sens primitif souhaité et exprimé par
l'auteur.

3. Éléments d'herméneutique
Pour interpréter un texte (= faire de l'herméneutique), quatre éléments sont essentiels : a) la critique

3
4
textuelle ; b) critique littéraire ; c) critique historique et d) réflexion théologique.

a) critique textuelle

+ Tâcher de restituer, autant que possible, le texte sacré dans sa pureté primitive ; Il trouve comme
problème le nombre infini de variantes qui existent dans les manuscrits de la Bible et qui résultent de
la comparaison.
+ Essayez de découvrir les causes des variantes, qui peuvent être dues à un manque involontaire de
copistes ou à des modifications délibérées. Cataloguez les manuscrits en trois groupes : 1) les codex
forts ; 2) critiques et 3) familles.
+ Essayez de suivre quelques règles fondamentales : 1) la véritable leçon est celle dont les autres ont été
tirées ; 2) il faut préférer la leçon la plus difficile ; 3) la leçon courte est meilleure que la longue.

b) critique littéraire

+ C'est l'étude « littéraire » d'une œuvre qui comprend 4 phases : 1) critique du langage ; 2) texte,
contexte, parallèles ; 3) sources et 4) formes littéraires ou genres littéraires.
+ Grâce à la critique linguistique, nous essayons d'acquérir des connaissances sur la langue dans laquelle
il est écrit.
+ Comprend le sens qui découle naturellement du texte et du contexte, c'est-à-dire du mot, de la phrase,
du point et de l'ensemble, et qui peut être clarifié en se rendant dans des endroits parallèles, où les
mêmes termes ou les mêmes idées sont utilisés.
+ Enquêter sur les sources que l'auteur a utilisées pour son œuvre, ainsi que sur la disposition ou l'ordre
que ces sources ont pris dans leur ensemble.
+ Enquêter sur le genre littéraire que l'hagiographe voulait utiliser comme véhicule et expression de ses
idées.

c) critique historique

+ Placer l'écriture dans sa perspective historique.


+ Enquêter sur les circonstances particulières dans lesquelles le texte est né : lieu, date, environnement
social et politique, auteur (nom, personnalité, vie, moment où il a écrit), occasion et but de l'œuvre ;
authenticité littéraire.
+ En rassemblant les acquis de la critique littéraire, on tentera de reconstituer, dans la mesure du possible,
l'histoire des textes.

d) réflexion théologique

+ Essayez d'interpréter théologiquement la vérité trouvée dans les Saintes Écritures.


+ Dans « l'interprétation théologique » de l'Écriture Sainte, entre en jeu la considération de Dieu, comme

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l'Auteur de la Bible qui pousse l'homme à écrire.
+ Découvrez le sens d'abord exprimé par l'auteur humain, mais aussi voulu par Dieu ; En même temps, il
découvre les sens seconds , inconnus de l'auteur humain, mais déposés par Dieu dans les textes qu'il
avait écrits.
+ Le sens littéral d'un texte biblique est étudié - non seulement à la lumière d'une critique rationnelle, mais
aussi à la lumière de la foi - en tenant compte du contenu et de l'unité de toute l'Écriture qui a Dieu
comme auteur principal, selon la tradition authentique. de l'Église, et toujours en veillant à l'analogie
de la foi (=harmonie entre toutes les vérités de la foi catholique). En tenant compte de tous ces
éléments de « l'herméneutique biblique », on peut s'efforcer de re-comprendre le message divin de nos
jours, dans ce moment historique que nous vivons, et ainsi pouvoir interpréter de manière adéquate et
efficace la vérité révélée de Dieu.

ENVIRONNEMENT ET PENSÉE SÉMIQUE


1. Bibliographie
+ MESTERS C., La graine de la Bible cachée dans le sol de la vie des gens , dans ID., Qu'est-ce que la
Bible ?= Pastoral Primers 8 (Ediciones Dabar, Mexique 1992) 25-33 ; CAVAIGNAC E.- GROLOT P.,
Le cadre historico-géographique de la Bible , dans ROBERT A. - FEUILLET A., Introduction à la Bible
I (Barcelone 1967) 219-270 ; MIRANDA JM, La Palestine, le pays de la Bible , dans ID., Leçons
bibliques. Guide pratique pour connaître la Bible (Ed. Paulinas, Bogotá 1981) 89-100.

2. Considérations préliminaires
Il convient - avant de commencer l'étude particulière de chaque livre de la Bible - d'avoir une vue
panoramique du pays dans lequel se déroulent les scènes qu'ils nous racontent. La Palestine est le pays où
le drame biblique a été joué. Dans les temps anciens – et c’est ce que nous voyons dans la Bible – on
l’appelait Canaan, la « terre promise ». Aujourd'hui, on l'appelle aussi Israël, la Terre Sainte, l'Orient
biblique antique ou la patrie de Jésus. La Palestine n'était pas un pays indépendant. En raison de sa
situation géographique enviable et de ses moments historiques, elle était liée à de nombreux peuples
étrangers, parmi lesquels : les Assyriens, les Phéniciens, les Araméens et d'autres territoires, mais surtout
à trois grands peuples : la Mésopotamie, l'Égypte et Rome, célèbre dans l'Antiquité pour son progrès et sa
culture. Tous trois ont grandement influencé le monde israélite et ont laissé des traces profondes dans son
histoire. Tout ce contexte qui entoure la Palestine est ce que nous pourrions appeler un « environnement
sémitique ».

3. Contexte géographique
La Palestine est limitée au nord, par le Liban et la Syrie ; au sud, à travers les steppes du Sinaï ; à l'est, à
travers le désert d'Arabie ; et à l'ouest, par la mer Méditerranée. La surface de la Palestine est composée
de quatre zones : 1) la côte méditerranéenne (=mer) ; 2) la dépression jordanienne – le « ghör » ; 3) la
zone montagneuse ; 4) Transjordanie (=jusqu'au désert syrien). Leur agriculture est très irrégulière, mais
leur bétail est abondant. En général, la Palestine est un pays où l’eau est rare ; La proximité de la mer et
du désert fait qu'il n'y a que deux saisons par an : la saison des pluies et la saison sèche. Voici un

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6
environnement de contraste : au bord de l'eau, le désert. Les hagiographes, connaissant la situation
difficile de ces lieux, l'utilisent pour exprimer leur message avec des symboles et des comparaisons.

4. Contextes religieux, politiques et culturels


C’est dans ce champ géographique que se déroule en principe toute l’histoire du salut. C'est ici que
Yahweh fait apparaître les personnages qui conduiront son Peuple élu à réaliser le message salvateur.
Israël a une histoire, vécue dans un temps et un espace précis, dans laquelle il reflète des situations
culturelles, politiques et religieuses. Il ne s’agit pas d’histoires différentes – selon leur aspect prédominant
– mais plutôt d’une seule histoire : l’histoire du salut, dans laquelle la culture, la politique et la religion
forment une seule réalité. Cela commence par l’histoire de la création du monde et de l’homme. En créant
le monde qui nous entoure, cela crée également ceux qui seront les dominateurs de ce monde, c'est-à-dire

Il crée l'homme à son image et à sa ressemblance pour entrer avec lui dans un dialogue d'amour et
d'amitié. Cependant, l'être humain n'a pas voulu ou n'a pas su correspondre à cette amitié divine et rompt
les relations avec ce Dieu d'amour ; C’est sa fierté qui l’a amené à croire qu’il n’avait pas besoin de Dieu
et à se sentir autonome. Les années ont passé et l'homme, fugitif de Dieu, est devenu esclave, diminué et
dégradé ; Il entre en conflit, rompt avec lui-même et avec les autres et les haines, les ressentiments et les
idolâtries augmentent, l'égoïsme et les guerres surgissent. L'homme et le monde ont besoin d'être
restaurés, ils ont besoin de redécouvrir et de ressentir à nouveau que Dieu est Amour, ils ont besoin de
rétablir leur dépendance à l'égard de Lui pour retrouver leur dignité et une vision claire de tout ce qui les
entoure. Pour ce faire, Dieu commence par choisir un peuple capable de répondre et choisit des hommes
pour le guider : Abraham, Isaac, Jacob, Joseph, Moïse, Josué et d'autres juges et rois ; Face à ces formes
de gouvernement et d'organisation du Peuple, ils luttent pour la paix et la conquête d'un royaume plus
juste ; Les guerres, les discordes ou les schismes ne manquent pas. Pourtant, dans ces difficultés, naît le
désir et l’espoir d’un roi capable de mettre fin à toutes les tyrannies et injustices. À travers les prophètes,
la figure du grand Sauveur et Rédempteur, le Christ-Jésus, commence à apparaître comme à travers les
nuages. Le Messie promis apparaît dans un environnement où règne l'activité des pharisiens et des
sadducéens (interprètes du droit et de la politique), dans un environnement où se fait sentir l'impérialisme
romain : langue, littérature, art, philosophie et coutumes. Dans cet environnement religieux, politique et
culturel apparaît le Messie, auquel aspirait le peuple d'Israël, dans le but d'établir tout un environnement
de paix et de justice, dans le but d'établir le Royaume de Dieu. Ainsi, si l’on voulait résumer en quelques
mots tout ce contexte sémitique, on pourrait dire que sa pensée est clairement religieuse et d’une grande
profondeur.

3
7
3
8
LANGUES BIBLIQUES
L'ALPHABET HÉBREU
L'hébreu a trois caractéristiques comme particularité : il est synthétique, religieux et symbolique.
Il s'écrit et se lit de droite à gauche “
Il est carré T dans sa morphologie et se compose de 22 consonnes (=consonantique).

1) Aleph ' à (changement) valeur numérique = 1


2) Beth bb b bœuf-vache valeur numérique = 2
3) Gimel gg g chat valeur numérique = 3
4) Dalet dd d dire valeur numérique = 4
5) J'ai h (fort) h jalapeno valeur numérique = 5
6) Ouah w w Washington valeur numérique = 6
7) Zain zz chaussure valeur numérique = 7
8) Chet j (doux) x message valeur numérique = 8
9) Têt þ (fort) j J. toucher valeur numérique = 9
10) youd et et ET mensonge valeur numérique =
kk K d Kilo 10valeur numérique =
11) kaf
Ll je regretter 20valeur numérique =
12) Lamet
30
13) Menu Mm M ~ mieux valeur numérique =
40
14) Nombre Nn w jamais valeur numérique =
50valeur numérique =
15) Samek s (régulier) s sud
' [ [ (changement) 60valeur numérique =
16) 'Ayin
Pp Couper PS 70valeur numérique =
17) Pé
18) Tsade c'est le c # (anglais) succès 80valeur numérique =
quoi Q Quoi 90valeur numérique =
19) Qof
Rr R. voler 100valeur numérique =
20) Résh
21) Péché- œš X V sentir l'école 200valeur numérique =
schin T (régulier) t T prendre 300valeur numérique =
22) Tau
400

VOYELLES LONG ULTRA-LONG BREF ULTRA-BREF


À à "b" bâ a : b : ba à
; . B ; . bã

ET ç.. iib bç et et .. et bii bê e /b/ être ,,,


eb, b ì

Yo je ib bi
î et yib bi
SOIT ô ou ob bô ô A Ab bô ou "b" bo õ
"/b" / b õ
tu es bouh
OU û W Wb bû
bouh

3
9
ALPHABET GREC
Cet alphabet grec est composé de 24 lettres : 7 sont des voyelles et 17 sont des consonnes.

FORME NOM LETTRE


LETTRE CORRESPONDANTE
CAPITALE minuscule Transcription latine

À à alpha à
b b bçta b

g g
gamma g

d d delta d

ET et épsilon et
Z z zta z

h h ça et

Q q thçta ème

Yo Yo iota Yo

K k kappa k

je je lambda je

M m mon m

N n New York n

c c xî X

SOIT soit omîcron soit

Q p
pi p

R. r rho r

Oui sj sigma Oui


T t tau t

OU ou Hypsilon et

F F phî ph
X X chi ch

ET et
psi ps
W w oméga soit

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0
DEUXIÈME PARTIE

1. GENÈSE ET
STRUCTURE
DE LA BIBLE

2. ÉTAPES DE
L'HISTOIRE
D'ISRAËL

3. HISTOIRE DU
CANON BIBLIQUE
(AT-NT)

4. VOCABULAIRE
BIBLIQUE

4
1
FORMATION DE LA BIBLE
(Deuxième partie)
GENÈSE ET STRUCTURE DE LA BIBLE
1. Bibliographie
+ MESTERS C., Les livres du peuple de Dieu , in ID., Qu'est-ce que la Bible ? = Pastoral Primers 8
(Ediciones Dabar, Mexique 1992) 17-24 ; CARRILLO AS, Comment sont nés les livres de la Bible ,
dans ID., Introduction à la Bible. Qu'est-ce que la Bible. Comment lire la Bible ([Link].S "El Altillo",
México 1981) 25-76 ; ROBERT A.- FEUILLET A., Le Texte de la Bible , in ID., Introduction à la Bible
I (Ed. Herder, Barcelone 1967) 96-121 ; MIRANDA JM , Structure de la Bible , dans ID., Leçons
bibliques. Guide pratique pour connaître la Bible (Ed. Paulinas, Bogotá 1981) 17-25.

2. Se souvenir :
Le terme « Bible » -en grec Bible-, désigne l'ensemble ou la collection de livres. Au total, la Bible
contient 73 livres et est divisée en deux grandes parties :

PARTIE 1 : ANCIEN TESTAMENT , dans laquelle l'histoire est racontée depuis la création jusqu'à
avant la venue du Christ sur terre. Il contient 46 livres.

PARTIE 2 : NOUVEAU TESTAMENT , qui va de la venue du Christ jusqu'à la mort du dernier


apôtre. Il contient 27 livres

L'AT est divisé en Le NT est divisé en cinq


quatre parties grandes parties
principales
a) :
PENTATEUQUE :

b) LIVRES HISTORIQUES ; a) ÉVANGILES ;


c) LIVRES b) ACTES DES
SAPIENTIEL ou APÔTRES
POÉTIQUE; et
c) ÉPITRES DE
d) LIVRES PROPHÉTIQUES. SAINT PAUL;

ÉTAPES DE d) ÉPITRES
CATHOLIQUES ;
L'HISTOIRE
D'ISRAËL e) APOCALYPSE.

1. Bibliographie
+ MESTERS C., La graine de la Bible cachée dans la terre de la vie des Peuples , dans ID., Qu'est-ce
que la Bible ? = Pastoral Primers 8 (Ediciones Dabar, Mexique 1992) 25-27 ; BRIGHT J., L'histoire
d'Israël = Thèmes bibliques s/n (Desclée de Brouwer, Bilbao 1970).

2. Questions préliminaires

L' histoire vécue avec foi est si forte et radicale qu'elle devient d'abord une « tradition orale »
(transmission des expériences des parents aux enfants) et ensuite une « tradition écrite ». La formation
de la Bible ne peut être comprise sans connaître, au moins fondamentalement, « l'expérience historique »
du peuple d'Israël et de la première communauté chrétienne, c'est-à-dire ce qui est arrivé à ces deux

4
2
groupes humains dans leur marche historique. L'histoire du peuple d'Israël, dont l'événement central est
le départ d'Égypte avec tout ce que cela implique, comprend différentes phases.

3. Étapes

1) ORIGINES (12000-2000 avant JC) : ce sont des événements préhistoriques qui échappent au
contrôle de dates et de données précises. Ce sont des histoires qui apparaissent dans les onze premiers
chapitres de la Genèse (cf. Gen 1-11).

2) PATRIARCHES (2000-1700 avant JC) : nous entrons dans un terrain solidement historique avec les
événements relatés sur Abraham, Isaac et Jacob (cf. Gn 12-50).

3) EXODE (1700-1200 avant JC) : l'émerveillement de l'Exode (vers 1250 avant JC) sera l'expérience
clé pour comprendre la foi du Peuple : Moïse en est un personnage central. Dieu se révèle comme Yahvé
; Le « Village de l’Alliance » est constitué. Le Peuple vit les contradictions des « Promesses » et
expérimente à son tour la « fidélité » « papa » de Dieu (cf. Gn ; Ex ; Nu ; Dt ).

4) CONQUÊTE-JUGES (1200-1030 avant JC) : la conquête de Canaan est réalisée par différents
groupes, en différents lieux et à différentes époques. C'est lent et douloureux ; quelques personnages
centraux sont Josué, Samson et Samuel (cf. Js ; Jc ; 1Sm ).

5) MONARCHIE (1030-931 avant JC) : Les « grandes promesses » de Dieu faites à Abraham et à ses
descendants sont réalisées ; C'est la période dorée, les personnages centraux sont : Samuel (1040-1030
avant JC), Saül (1030-1010 avant JC), David (1010-970) et Salomon (970-931) (cf 1-2Sm ; 1Ki ; Pr ).

6) PROPHÈTES DU SCHISME (931-587 avant JC) : Salomon meurt et son fils Roboam monte sur le
trône, qui traite le peuple durement ; Lui, très en colère, proclame Jéroboam roi ; Deux royaumes
émergent : celui de Jéroboam qui gouverne dix tribus et qui est le royaume du Nord ou d'Israël (de 930
avant JC - jusqu'à la chute de Samarie 721 avant JC - voir 2 Rois 17,5-6 ; 18,9-11) ; et celle de Roboam
qui gouverne la tribu de Benjamin et de Juda et qui est le Royaume du Sud ou de Juda (de 930 avant JC -
à 587 avant JC - voir 2R 24,10ss ; les déportations sont diverses). Dans ce moment difficile pour le
Peuple surgissent des « prophètes » qui interprètent l'histoire à la lumière de Dieu (cf. le Schisme
politique et religieux = 1R 12,20-33 ; 2Chr 36,14-16) ; Prophète Élie cf 1R 17 (870-850 avant JC) ;
prophète Elisée cf 2Ri 2,1-13,25 (850-840 avant JC ; on peut aussi voir 1-2Ki et les prophètes - Les
seuls prophètes du Nord : Amos 760 avant JC et Osée 753-725 avant JC ; Les autres prophètes du Sud :
Michée 740-736 avant JC ; Isaïe 742-701 avant JC - voir 2Ri 19,1ff ; la prophétesse Juldá 2Ri 22,1-20,
dans le contexte de la Réforme religieuse de Josias et de la découverte du livre de la loi 640 avant JC -
voir situation ; et message de chacun des prophètes plus loin).

7) EXIL (587-538 avant JC) : dans cette étape, nous trouvons un avant et un après l'exil ; la chute de
Samarie-Royaume du Nord 721 avant JC (voir 2 Rois 17 :5-6 ; 18 :9-11) ; La Chute de Juda - Royaume
du Sud : première déportation 587 avant JC (voir 2 Rois 24 :10-20 ; 2Chro 36 :10ff) ; la deuxième
déportation 587-582 avant JC (voir 2R 25,8-30; Jr 39,8 dix; 52.12-27.28-30 ; 2Chr 36,17-21) ; les exilés
sont soutenus et encouragés par les prophètes, notamment par Jérémie au Sud 627-587 (2Chr 36,12.21) ;
Ezéchiel au Sud 593-571 avant JC (Sir 49,7-10) et par Dt-Is 550 539 avant JC (cf. Is 40-55) ; En 586
prend fin la monarchie temporelle de Juda et le judaïsme naît (cf 2 Rois 23:31). 25,30 ; 2Chr 36,1-21 -
Voir aussi la période précédente et Lam ; Sel; 2R 24 ; Ez 40-48).

8) RESTAURATION JUIVE-PÉRIODE PERSE (538-331 avant JC): comme fait important est le
décret officiel de l'empereur Cyrus qui ordonne le retour de tous les exilés (2Cro 36,22-23; Esdras 1,1-2)
et l'activité prophétique (Aggée et Zacharie) dans la reconstruction du Temple et la réhabilitation du
milieu religieux (cf 2Cro 36,22-23 ; Ag ; Za ; Is 60).

4
3
9) PÉRIODE HELLÉNIQUE (331-63 avant JC) : le personnage qui change l'histoire est Alexandre le
Grand (333-323 avant JC). Le groupe des « Pharisiens » est né (= ceux séparés, zélés pour la Loi, qui
défendaient la distinction entre le temporel et le spirituel). La secte des « Sadducéens » (= prêtres liés à
la politique) surgit. Pompée fait de la Judée un État tributaire sous la domination de Rome (cf 1Mac -
2Mac ).

10) AUBE DE L'ÈRE CHRÉTIENNE (63 avant JC et le Christ) : c'est l'ère de l'espérance
messianique ; La période de l'Ancien Testament se termine et la période du Nouveau Testament
commence avec la personne du Christ.

Pour plus d'informations, voir : [Link], The History of Israel = Biblical Themes s/n (Desclée de Brouwer, Bilbao 1970)
55-546 ; D’autre part, un travail de synthèse sera réalisé à partir de : A. FLORA ANDERSON - F. GILBERTO GORGULHO
- R. RODRIGUES DA SILVA - P. LIMA VASCONCELLOS, L'Histoire de la Parole I = Livres fondamentaux de théologie 2
(Dabar, Mexique 2004) 11-173.

HISTOIRE DU CANON BIBLIQUE


1. Bibliographie
+ MESTERS C., La liste des livres inspirés , dans ID., Qu'est-ce que la Bible ?= Pastoral Primers 8
(Ediciones Dabar, Mexique 1992) 14-16 ; CARRILLO AS, Histoire du Canon Biblique , dans ID.,
Introduction à la Bible. Qu'est-ce que la Bible. Comment lire la Bible ([Link].S "El Altillo", México
1981) 77-87 ; ROBERT A.- FEUILLET A., Le canon des livres inspirés , in ID., Introduction à la Bible
I (Ed. Herder, Barcelone 1967) 60-81 ; MIRANDA JM , Canonicité des livres bibliques , in ID., Leçons
bibliques. Guide pratique pour connaître la Bible (Ed. Paulinas, Bogotá 1981) 50-57.

2. Questions préliminaires

Étymologiquement, le mot canon viendrait du grec kanon ( kanon ) et correspondrait dans notre langue à
l'expression canne . Dans la littérature classique, cela signifie : Une tige droite destinée à maintenir
quelque chose en position verticale. Très vite, cette tige a commencé à être utilisée pour mesurer des
objets ou les rendre droits et on l'appelait une règle. Et de ce double sens est né son sens métaphorique :
tout ce qui sert de norme ou de règle pour faire quelque chose. Dans la littérature ecclésiastique, le mot «

4
4
canon » était utilisé par les premiers Pères de l'Église pour désigner « la norme de la foi et de la vérité ».
C'est la doctrine enseignée par les Apôtres ; et comme cette doctrine se manifeste d'une manière
particulière dans les Conciles et dans l'Écriture Sainte, c'est pourquoi les définitions des Conciles furent
appelées « Canons » à partir du IVe siècle et les livres de l'Écriture reçurent le nom de « canoniques » et
leur sélection ou Le catalogue a été désigné avec le nom de Canon du Sacré . Au sens propre, une
certaine liste, catalogue ou collection de livres sacrés reçus comme inspirés par Dieu, est appelée canon .

3. Division des livres canoniques

Depuis l’Antiquité, deux types de livres canoniques ont été considérés : les protocanoniques et les
deutérocanoniques.

a) Les livres protocanoniques sont ceux dont l'inspiration divine n'a jamais été mise en doute ni par la
religion juive ni par la religion chrétienne, quelle que soit la confession : catholique, protestante ou
orthodoxe.

b) Les livres deutérocanoniques sont ceux dont l'inspiration a été mise en doute, pendant un certain
temps et par une religion ou un culte particulier. Tels sont considérés, par exemple, dans l'Ancien
Testament : Tobit, Judith, la Sagesse, Sirach, Baruch, les deux livres des Macchabées et quelques
fragments des livres de Daniel et d'Esther. Dans le Nouveau Testament : La Lettre aux Hébreux, celle de
Jacques, la Deuxième de Pierre, la Deuxième et la Troisième de Jean et l'Apocalypse, ainsi que quelques
versets des Évangiles de Marc 16, 9-20 ; Luc 22, 43 et Jean 8, 1-11.

Les livres deutérocanoniques cités dans l’Ancien Testament ne sont pas acceptés par les Juifs ou les
Protestants modernes. Les deutérocanoniques du Nouveau Testament sont acceptés par tous les cultes
chrétiens.

c) En conséquence de ce qui précède, il existe deux types de canons : les canons juifs et les canons
chrétiens-catholiques.

* Le canon juif était subdivisé en deux autres :


+ Le canon palestinien , qui est celui utilisé par les Juifs qui vivaient en Palestine, qui ne comprenait
au temps de Jésus-Christ que les livres protocanoniques, c'est-à-dire 39.
+ Le canon alexandrin , utilisé par les Juifs helléniques, c'est-à-dire par les Juifs de la « Diaspora ou
dispersion » qui parcouraient le monde grec. Ce canon était composé non seulement des livres
protocanoniques, mais aussi des livres deutérocanoniques. Il rassemble au total 46 livres.

* Le canon chrétien-catholique , accepté par les catholiques et les orthodoxes, est la collection des 46
livres du canon alexandrin, complétés par les 27 du Nouveau Testament. Il y a donc 73 livres au total,
conformément à la décision officielle reconnue par le Concile d'Hippone , en l'an 383 et ensuite
solennellement confirmée au Concile de Trente , en 1546.12 . Les protestants suivent le canon palestinien
concernant l’Ancien Testament, c’est-à-dire qu’ils n’admettent que les 39 livres, auxquels il faut ajouter
les 27 du Nouveau, soit un total de 66.13 .

12 Cf [Link]ÖNMETZER, Enchiridion Symbolorum, Definitionum et déclarationum de rebus fidei et


morum (Verlag Herder, Barcelone-Fribourg-Romae 1973) [Trans. esp.] Le Magistère de l'Église = Biblioteca Herder
22 (Editorial Herder, Barcelone 1963) n. 1501-1505 / 783-784.
13 On pourrait se demander : pourquoi les protestants ont-ils accepté le canon juif palestinien et non celui
d’Alexandrie ? Voici la raison que nous donne le protestant M. Jacinto Teráw : « La Bible évangélique ne contient
que les livres que contenait la Bible hébraïque, c'est-à-dire les mêmes que le soi-disant canon juif.

4
5
4. Formation des canons juifs et chrétiens

Le canon judéo-palestinien de 39 livres est la collection de livres protocanoniques acceptés par les Juifs
qui vivaient en Palestine. Les spécialistes ne s'accordent pas sur la date à laquelle ce canon a été
constitué. Certains prétendent que c'était à l'époque des prophètes Esdras et Néhémie (445 av. J.-C.). Et il
y a une autre phrase qui assure que c'était vers l'an 90 après Jésus-Christ, au synode de Jamnia (nouveau
centre spirituel après la destruction de Jérusalem). La vérité est que les Juifs suivent actuellement cette
liste.

Le canon judéo-alexandrin , utilisé par les juifs helléniques ou de la diaspora, comprenait tous les livres
de l'Ancien Testament, y compris les deutérocanoniques. Il consiste:
D'abord parce que la version de la Septante - composée vers 300-130 avant JC - était tenue en grand
honneur par les Juifs hellénistiques et contenait tous les livres. (Ces Juifs, ignorant la langue
hébraïque, lisent la version grecque des Écritures au lieu du texte original.)
Deuxièmement , parce que l’Église primitive a reçu ces livres sacrés des Alexandrins.
Troisièmement , parce que l'on conserve la version appelée « Itala », réalisée au deuxième siècle à
partir du grec alexandrin, c'est-à-dire de la version des soixante-dix et qui contient même les livres
deutérocanoniques.
Quatrièmement , pour les premiers codex chrétiens qui font référence à ce qui se trouvait dans les
codex juifs.
Les érudits demandent : Comment s’explique la différence entre ces deux Canons ? Hopfl répond : « De
nombreux auteurs pensent qu'au début le Canon des Juifs palestiniens et celui des Alexandrins étaient
identiques et incluaient tous les livres deutérocanoniques ; mais au 1er ou 2ème siècle après Jésus-Christ,
pour des raisons particulières inventées par les Pharisiens, ces sept les livres ont été exclus du Canon
palestinien. Cependant, cela ne peut être prouvé par certains témoignages historiques. »14 ..

Le canon chrétien-catholique , tel que nous l'acceptons aujourd'hui avec 73 livres, a été esquissé dans les
conciles d'Hippone et de Tridentin. Le Canon utilisé par les premiers chrétiens était principalement celui
de la version alexandrine15 .

En ce qui concerne l' Ancien Testament , les traditions orales trouvent leur origine depuis le début de
l'histoire du salut, c'est-à-dire depuis l' époque des patriarches jusqu'à l' aube de l'ère chrétienne (à partir
de l'an 2000 avant JC). Les Traditions écrites apparaissent entre l' époque de la Monarchie et l' époque
du Schisme (1030-587 av. J.-C.), pour atteindre leur version définitive au Ve siècle, à l' époque de la
Restauration (env. année 421 avant JC). Parmi les traditions écrites les plus importantes - notamment en
ce qui concerne le Pentateuque - on en compte quatre :

a) T. YAHVIST (J) qui apparaît dans le Sud (1010-931 avant JC) ;


b) T. ELOHIST (E) qui apparaît au Nord (env. 850 avant JC) ;
c) T. DEUTÉRONOMISTE (D) qui apparaît peut-être au Nord (env. entre 760 et 538 avant JC.); d) T.
PRÊTRE (P) qui apparaît au Sud comme une formulation définitive (env. 500 et 400 avant JC.).

Les livres du Pentateuque et les livres historiques s’inscrivent dans ces quatre traditions. Les livres
prophétiques et de sagesse se situent approximativement entre l’ époque du Schisme et l’ époque
hellénique (env. 760-63 avant JC), les plus anciens étant Amos (760 avant JC) et Osée (753-725 avant
JC), et le plus récent étant – presque à l' aube du christianisme – le Livre de la Sagesse (env. 50 avant
JC).

14 Cité par J. M. MIRANDA , Canonicité des livres bibliques , in ID., Leçons bibliques. Guide pratique pour connaître
la Bible (Ed. Paulinas, Bogota 1981) 53.
15 Cf. ibidem 53-54.

4
6
En ce qui concerne le Nouveau Testament , la Tradition orale apparaît en même temps que l'événement
pascal. Nous savons ainsi que les Apôtres, après l'Ascension du Seigneur, ont rempli leur mandat de «
parcourir le monde pour annoncer l'Évangile à toutes les créatures » ( Mc 16, 19). Nulle part il n'est
rapporté que Jésus a écrit - il ne l'a fait sur terre que pour défendre la femme adultère - et il n'est pas non
plus expressément indiqué qu'il a ordonné à ses disciples d'écrire ; Mais il est clair qu'il leur a dit de ne
pas cesser d'annoncer la Bonne Nouvelle à tous les peuples, et nous voyons ainsi comment Pierre prêche
aux foules rassemblées à Jérusalem et au peuple d'Israël ( Actes 2 :14-42 ; 3 :12) ; alors Étienne le fait
aussi ( Actes 7) ; et Jean ( Jn 8, 25), Paul et d'autres suivent. Pendant tout ce temps, il n’y eut qu’une
seule catéchèse orale ou Tradition Orale .

Vers les années 40 à 100 de notre ère chrétienne, commencent à apparaître la Tradition écrite , c'est-
à-dire les écrits du Nouveau Testament : les Évangiles, les Épîtres de saint Paul et celles des autres
Apôtres. Nous les présentons ci-dessous par ordre chronologique :
ÉVANGILES FAITS SAINT PAUL APOSTOLIQUE SAINT JEAN

Mc (64) Actes (80) 1-2 essais (50-51) Rue (49-58) 1 Jean (90)
Luc (75) Phil (56) 1Pe (64-67) 2 janvier (90)
Mont (80) 1-2Co (57) Jd (70-80) 3 janvier (100)
Jean (90-100) Ga-Rm (57-58) 2Pe (80-90) Ap (70-95 ans)
Fm-Col-Ef (61-63)
1-2Tim-Ti (65-66)
Héb (67-68)

Concernant l’historicité des textes, les spécialistes ont fait une étude très complète qu’il ne nous
paraît pas nécessaire de retranscrire ici. 16 . Nous nous contentons seulement de rappeler ce que dit la
Constitution conciliaire Vatican II à propos des Évangiles : « L'Église a toujours et partout soutenu et
maintient que les quatre Évangiles sont d'origine apostolique. Car ce que les Apôtres ont prêché sur ordre
de Jésus-Christ, eux-mêmes et d'autres de leur génération l'ont ensuite écrit sous l'inspiration du Saint-
Esprit et nous l'ont donné comme fondement de la foi /.../. Les auteurs sacrés ont composé les quatre
Évangiles en choisissant des données de la tradition orale ou écrite , en les réduisant à une synthèse, en
les adaptant à la situation des différentes églises, en préservant toujours le style de l'annonce : ils nous
ont ainsi transmis des données authentiques et authentiques sur Jésus. . Prenant cela de leur mémoire ou
du témoignage de ceux qui étaient présents dès le début et qui étaient ministres de la parole, ils l'ont écrit
pour que nous puissions connaître la vérité de ce qu'ils nous ont enseigné - cf. Lc 1, 2-4" ( DV 18 -19).

5. Livres apocryphes

Les historiens parlent également, lorsqu'ils discutent de la canonicité de la Bible, de « livres apocryphes
». À quoi font-ils réellement référence ? Ils font référence à certains livres non admis comme
canoniques.
Apocryphes est un mot grec qui se traduit par caché, caché. Ainsi, au sens biblique, on peut dire qu'un
livre est apocryphe lorsque sa canonicité est incertaine car cachée, c'est pourquoi il n'a pas été admis
comme canonique. Pour éviter toute confusion, disons que certains protestants appellent « apocryphes »
16 Pour plus d’informations, consultez la bibliographie proposée en début de sujet. Il ne faut pas oublier que l’étude
des Saintes Écritures a nécessité de nombreuses années de réflexion et de recherche. A titre d'exemple, on peut
rappeler le cas de Saint Jérôme (347-420). Il a fait la traduction de sa Bible Vulgate des langues originales vers le
latin dans une grotte de Bethléem, à côté du lieu de naissance de Jésus. Il connaissait à merveille le milieu biblique
et se consacrait entièrement à l’étude des Écritures.

4
7
ceux que nous appelons deutérocanoniques , et que ceux que nous appelons deutérocanoniques sont
appelés « pseudépigraphes », c'est-à-dire écrits sous un faux nom.

Les écrits apocryphes de l'Ancien Testament , qui ont presque toujours été rédigés par des Juifs, sont
dus - d'une part au désir d'ajouter de nouvelles traditions ou exhortations morales à la Loi et d'autre part
au désir de compléter l'histoire biblique. Les écrits apocryphes du Nouveau Testament ont été rédigés
par des chrétiens, presque toujours dans le but de satisfaire les fidèles. Pour ce faire, ils ont raconté
beaucoup de choses, tantôt pieuses, tantôt enfantines, sur l'enfance du Christ, sur sa vie publique et aussi
sur Marie. Ces livres étaient destinés à être considérés comme canoniques, mais l'Église ne les a jamais
reçus comme tels, une fois qu'il a été prouvé qu'ils ne pouvaient être considérés comme inspirés.

Quelques écrits apocryphes de l'Ancien Testament, cités par les connaisseurs, sont : le livre des Jubilés
ou Petite Genèse ; les livres III et IV d'Esdras ; la Prière de Manassé ; livres III et IV des Macchabées ;
les Psaumes et Odes de Salomon ; le Livre d'Hénoch ; les Oracles des Sibylles , etc. Et du Nouveau
Testament : le Protoévangélique de Jacques ; le Transit de Marie ; les Actes de Paul ; l'Évangile selon
les Hébreux ; la Lettre de N. S. Jésus-Christ à Abgaro , etc.

6. Les livres perdus

Est-il possible que certains livres sacrés qui auraient pu être inclus dans le canon aient été perdus ? Oui,
c’est possible, et il y en a même des preuves. Dans l' Ancien Testament sont répertoriés des livres dont
nous n'avons pas de nouvelles aujourd'hui. Par exemple, le livre du Voyant Samuel , le Livre ou Paroles
de Nathan , le livre de Gad (cf 1Chr 29, 29). Dans le Nouveau Testament, Paul parle aux Colossiens dans
une Lettre à l'Église de Laodicée (cf Colossiens 4, 16). Cette lettre ne nous est pas parvenue. Il en va de
même pour une autre Lettre aux Corinthiens (cf. 1Co 5, 9).

Autre question : et si ces livres perdus étaient retrouvés aujourd’hui, faudrait-il les ajouter au canon
biblique ? Peut-être, à condition qu'il soit précisé qu'ils ont été véritablement inspirés, comme ce serait
sûrement le cas avec la lettre citée de saint Paul aux Laodicéens. Pour tout autre livre prétendument
inspiré, il faut tenir compte du fait que l'Apocalypse et l'Inspiration biblique se sont terminées avec la
mort du dernier Apôtre direct du Christ, c'est-à-dire Saint Jean, survenue vers l'an 105 de notre ère.

4
8
Il garantie
Esprit de la
Saint fidélité

VOCABULAIRE BIBLIQUE
1. Bibliographie
SCHÖKEL A. - SERRANO F., Dictionnaire terminologique des sciences bibliques (Cristiandad, Madrid
1979) ;
YATES K., Notions essentielles de l'hébreu biblique (Casa Bautista de Publicaciones, México 1970) ;
HERIVAN K., Grec biblique (PAS, Rome 1985) ; BAUER J., Dictionnaire de théologie biblique
(Herder, Barcelone 1967).

4
9
2. Vocabulaire hébreu biblique
Dans cette partie nous ne présenterons que quelques termes clés à titre d'exemple, laissant l'étude de ces
termes pour chaque section du cours.

shâlom = paix tôb = bon nâbîm = prophètes bârâ' = créer


shâmayîm = Cieux kâbôt = gloire shê'ôl = [Link] yôm = jour
torah = loi qâdôsh = saint dâbar = Mot ' ì lôhîm divinité
'âdonay = yehôsu'a = Jésus go'ì l = Racheter-Pardonner shâfaþ = juge
yîshra' ì l = Israël 'ìl= Dieu bçrâkah = bénir mì lì
k= Royaume

3. Vocabulaire grec biblique

arxe = principe sarx = viande Anthropos Hommes plérome = plénitude


logos = Mot doxa = gloire photos = lumière pneuma = esprit
Téos = Dieu agapé = amour zoé = vie Ego = je
Pantalon = Tout aléthéia = vérité martyrie = témoignage eimi = suis
Egenetos = faire ergon = chantier Cosmos = monde pistis = foi
de
4. Vocabulaire technico-biblique

Aggadah :
Interprétation juive exhortative
Graphique :
Paroles de Jésus non pas dans l'Évangile mais dans le Nouveau Testament (par exemple Actes
20 :35) Anthropomorphismes :
Attribution de formes humaines à Dieu (main, pied, etc.)
Anthropopatisme :
Attribution des « sentiments » humains à Dieu (colère, joie, etc.) Apocryphes :
Les livres juifs et proto-chrétiens ne sont pas admis au canon
Apodictique :
Déclaration juridique (loi) qui interdit une action
Apothegme :
Maxime ou dicton qui contient une norme de conduite
Baal :
Nom générique de la divinité locale de Syrie et de Palestine
Cabale:
Interprétation mystique juive des Écritures (cf astrologie)
Canyon
Catalogue des livres sacrés admis comme inspirés
Deutérocanonique
Livres admis plus tard (cf)

Diachronique
Etude d'une réalité dans le temps...
Diaspora
Colonies juives établies en dehors de la Palestine-exil
Dittographie
Erreur dans la transcription d'un manuscrit (ex. copie, etc.) Endiadis
Figure rhétorique - deux mots coordonnés pour un concept esthétique
Rangée et ligne d'écriture
Étymologie

5
0
Explication de l'origine d'un mot
Étiologie
Histoire qui explique une coutume ou un rituel de signature perdue.
Gématrie
Technique d'interprétation en correspondance numérique Glosa
Mots n'appartenant pas au texte original qui sont ajoutés
Hapax Légoménon
Mot qui n'apparaît qu'une seule fois dans la Bible
Heuristique, noétique et prophoristique
Parties d'herméneutique (cf)
Ipsisima verba
Mots considérés comme prononcés littéralement* x
Koiné
Grec couramment parlé
Kétib
Ce qui est écrit
Loge
Jugements ou maximes de sagesse de Jésus - Masorah exhortatoire
Signes voyelles appliqués à l'hébreu au Texas. Mishna massorétique
La répétition du recueil de la loi orale non écrite
Oracle
déclaration prophétique
Paradis
La transmission de l'Évangile des apôtres parénétiques
Passages dans lesquels l'exhortation prédomine
Péricope
Section du texte biblique qui constitue une unité
Pseudoépigraphe
Nomination que font les protestants des apocryphes
Chiasme
Procédure exégétique qui classe les textes dans l'ordre inverse
Syntagme
Union organique d'éléments linguistiques
Sitz-im-Leben
Situation vitale ou contexte de naissance
Talmud
Ensemble de lois orales juives mises par écrit
Targua
Traductions paraphrasées de textes bibliques en araméen
Texte massorétique
C'est le texte hébreu
Texte de la LXX
C'est le texte grec
Texte de la Vulgate
C'est le texte latin

5
1
TROISIÈME PARTIE
1. INTRODUCTION À AT

2. PENTATEUQUE

3. LIVRES HISTORIQUES
5
2
4. LIVRES DE SAGESSE

5. LIVRES PROPHÉTIQUES

5
3
INTRODUCTION À L'ANCIEN TESTAMENT
1. Bibliographie
+ MESTERS C., La graine de la Bible cachée dans la terre de la vie des Peuples , dans ID., Qu'est-ce
que la Bible ?= Pastoral Primers 8 (Ediciones Dabar, Mexique 1992) 25-33 ; CARRILLO AS, L'Ancien
Testament parle à l'homme contemporain , dans ID., Introduction à la Bible. Qu'est-ce que la Bible.
Comment lire la Bible ([Link].S "El Altillo", México 1981) 13-14 ; ROBERT A.- FEUILLET A., Ancien
Testament-Bibliographie , in ID., Introduction à la Bible I (Ed. Herder, Barcelone 1967) 218.

2. Questions préliminaires
Pour lire la Bible (= Loi Écrite), le judaïsme a développé sa propre tradition interprétative durant la
période rabbinique classique, du IIe siècle avant JC au VIIIe siècle après JC. Il ne faut pas perdre de vue
que l'Ancien Testament ne trouve la plénitude de son sens que dans le Nouveau Testament ; La Loi ou
Torah est la préfiguration même du Messie, la Parole de Dieu faite chair17 .

17 Pour approfondir le sujet, effectuez les lectures indiquées par l'enseignant et selon la bibliographie proposée.
LE PENTATEQUE

1. BIBLIOGRAPHIE

CAZELLES J., La Torah ou Pentateuque , dans ROBERT A. - FEUILLET A., Introduction à la Bible I (Ed.
Herder, Barcelone 1967) 271-360 ; MIRANDA JM, Le Pentateuque ou la Loi , in ID., Leçons bibliques. Guide
pratique pour connaître la Bible (Ed. Paulinas, Bogota 1981) 101-111 ; Bible de Jérusalem (Introduction au
Pentateuque).

2. CONSIDÉRATIONS PRÉLIMINAIRES
Le mot Pentateuque vient du mot grec ( Pentateuko ) et signifie cinq rouleaux, cinq caisses ; le livre de cinq cas.
Ces cinq volumes sont : Genèse, Exode, Lévitique, Nombres et Deutéronome . Il faut tenir compte du fait qu'à
l'origine ces cinq volumes n'étaient rien de plus qu'un seul livre, dont l'unité était reconnue par les Juifs et qu'ils
appelaient la Torah . En effet, la structure qui donne l'unité à ce recueil est précisément le récit historique qui
conduit le lecteur depuis la création - à travers l'histoire primordiale de l'humanité, l'histoire des patriarches,
l'arrivée en Egypte, l'Exode et l'Alliance du Sinaï, l'Histoire. pèlerinage dans le désert - jusqu'à l'arrivée au
Jourdain. Le récit de la mort et de l'enterrement de Moïse à Moab clôt cette première section de l'Ancien
Testament. L'unité du Pentateuque repose également sur la relation significative entre le droit et l'histoire . La
théologie du droit d'Israël était déterminée par sa théologie de l'histoire. Une brève analyse des cinq livres met
en évidence ce lien intime entre droit et histoire et par conséquent l'unité sous-jacente des 5 livres qui
composent le Pentateuque. Il convient de rappeler que l'ensemble du Pentateuque appartient au « canon biblique
» auquel relève l'hypothèse du tétrateuque.

3. COMPOSITION DU PENTATEQUE
Les études modernes ont mis la théorie mosaïque en crise. Cela avait été accepté sans problèmes majeurs
jusqu'au XVIIIe siècle, lorsque l'érudit français Jean Astruc publia une analyse littéraire de la Genèse en 1753,
mettant en évidence certaines questions sur l'origine, le développement et la forme littéraire finale de l'écriture.
Les grandes découvertes ultérieures ont mis en évidence, d'une part, l'existence de répétitions ou de parallèles, la
variété du style littéraire, le vocabulaire différent et la pluralité du contenu théologique qui remettent
sérieusement en question la théorie mosaïque. D'autre part, malgré les variations de styles et de formules, il a
également été souligné que les mêmes convictions religieuses qui ont leur propre origine et raison d'être dans les
événements historiques du Sinaï ne pourraient pas être expliquées de manière adéquate sans la présence de
Moïse Maintenant. , tous les érudits modernes concluent à leur tour que, bien que Moïse n’en soit pas l’auteur
direct, il se trouve au cœur du Pentateuque lui-même. Il faut garder à l’esprit que Moïse est un personnage
parfaitement crédible (= historique) du 13ème siècle avant JC. Il a déjà été admis par la plupart des chercheurs
que ces événements historiques sont contenus dans différentes traditions qui se sont développées au sein de
l’histoire d’Israël et qui peuvent être facilement identifiées par les quatre acronymes : J, E, D et P. Les quatre
traditions - comme récits indépendants (cf. Gn 26, 6-11), récits culturels (cf. Gn 28, 10-22), chants primitifs (cf.
Gn 4, 23-24), oracles (cf Nb 23-24), les explications étymologiques (cf. Gn 25,22-26) et les légendes (cf. Gn
6,1-4) - ont leur origine dans l'histoire vécue dans un domaine profond de la foi ; Ceci constitue le matériau de
la tradition orale primitive qui sera ensuite écrite en strates de temps et de lieux différents ( tradition écrite ).

1) La tradition JAHVISTE (J)


Il s'agit de la tradition la plus ancienne distinguée dans le Pentateuque, du nom de l'utilisation fréquente du nom
Yahweh, vers le Xe siècle (1010-931) avant JC. et dans le Royaume du Sud. Les constantes qui rendent cette
tradition particulière comprennent un vocabulaire caractéristique, une élégance stylistique reflétée dans la
vivacité des représentations, notamment dans les dialogues, une psychologie pénétrante, des intuitions
théologiques profondes et un recours audacieux et abondant aux anthropomorphismes. La Tradition J présente à
son tour un panorama historique exceptionnellement large, commençant par le premier homme et montrant
l'importance de toute l'histoire primitive au regard du dessein spécifique de Dieu pour le peuple élu, comme en
témoignent depuis le début les récits patriarcaux et surtout dans le événements de l'Exode. C’est ce plan, tel que
conçu par J, qui donne unité et sens à la matière hétérogène. Il présente la communion divine avec les hommes
extraordinairement marquée ( Gn 3,8.21 ; 4,15). Il est très optimiste. L'apport théologique fondamental de J est

5
5
la théologie de l'Alliance avec Abraham et des promesses (cf. Gn 12, 2ss), qui n'est autre que la théologie de la
Présence active, effective et constante de la divinité.

2) La tradition ELOHISTE (E)


Ainsi appelé en raison de l'utilisation du mot 'elôhim . La réforme du Royaume du Nord initiée par le prophète
Élie (870 av. J.-C.) a probablement constitué la base de la reconstruction de l'histoire d'Israël selon la tradition
E. Son aperçu historique est plus petit que J ; En raison du zèle prophétique d'Élie pour la transcendance divine,
la tradition E évite les anthropomorphismes les plus marqués ; Ses mœurs sont plus rigoureuses que celles de J ;
Son style, plus didactique, est dépourvu de la couleur, de la vivacité, de la chaleur et de la spontanéité de J ; la
fusion de J et E a été réalisée au Sud, probablement après la chute d'Israël en 721 avant JC. L'apport théologique
fondamental d'E est la théologie de l'Histoire comme lieu sacré de culte du Seigneur ; Yahweh, parce qu'il est
'Elôhim, est Seigneur de l'histoire.

3) La tradition DEUTÉRONOMISTE (D)


Dans le Pentateuque, il est limité, peut-être à quelques petites exceptions près, au livre du Deutéronome, d'où
son nom. Son style résolument parénétique, exprimé dans un vocabulaire particulier, indique, par sa
composition, une période de crise religieuse (après la chute d'Israël et la menace de chute de la Judée, entre les
années 721-587 avant JC, dans le Royaume du Nord). . Le salut dans cette perspective n'était possible que dans
l'accomplissement de la « Loi » et du « pur culte » de Dieu dans le Temple. La contribution théologique
fondamentale de D est la théologie de « l’élection » aimante d’Israël par Dieu et de la « vie de la loi » comme
réponse fidèle d’Israël à son élection.

4) La tradition PRESBITERALE (P)


Son intérêt évident pour la liturgie et les prêtres de Jérusalem expliquent son nom. Son style est abstrait et
redondant ; les généalogies, les détails chronologiques et les descriptions détaillées des éléments rituels
abondent ; évite généralement les anthropomorphismes. La majeure partie de la seconde moitié de Ex , la
totalité de Lv et une partie de Num appartiennent à P. Sa composition remonte approximativement à la période
exilique et a ensuite fait partie de la version définitive (probablement, au Nord, en l'an 400 av. J.-C.). Sa
théologie est centrée sur l'aspect « liturgique » .

GENÈSE
Le nom Genèse vient du grec ( genesij ) qui signifie naissance, origine, commencement. C'est le livre qui traite
de la création, c'est-à-dire de « l'origine » du monde et de l'homme. C'est le premier livre du Pentateuque. Dans
la Genèse sont posés les fondements de tout le système biblique. Sans ce qui est dit ici, le reste de la Bible serait
incompréhensible. Les 50 chapitres qui composent la Genèse sont un recueil de l’Histoire du Salut, dont les
onze premiers chapitres ont un rôle très particulier.

La division du livre de la Genèse peut être faite en deux grands blocs :

a) Gen 1-11 : les origines


b) Gen 12-50 : l'histoire des Patriarches

Le contenu doctrinal du premier bloc ( Gen 1-11) est une somme de données religieuses qui s'articule autour de
cinq thèmes fondamentaux :

a) DIEU : qui est créateur, éternel, transcendant, libre, personne qui dialogue, seigneur absolu de l'histoire,
prévoyant, omnipotent-omniscient-omniprésent, juste, miséricordieux, unique, patient et saint.

b) CRÉATION : Dieu est le créateur de tout ce qui existe, c'est-à-dire le principe absolu de tout ; Il crée les
choses avec sa Parole, partageant avec elles son amour. Dieu, en créant, donne l'existence à ses créatures, les
soutient, les préserve et les guide vers leur but ultime (but ou destin).
5
6
c) MONDE : les choses créées sont des créatures et non des dieux ; Tout ce qui existe est bon, préservé par
Dieu et subordonné à l'être humain.

d) L'HOMME : c'est une créature ; L'amour de Dieu est ce qui fonde l'image et la ressemblance avec lui ; créé
non pas seul mais en société (famille) ; l'homme et la femme ont une dignité égale ; son existence s'explique
dans la complémentarité ; béni par Dieu; co-créateur de fertilité ; appelé à une plus grande familiarité avec Dieu,
c'est-à-dire à une condition de vie plus élevée (à la sainteté et à la vie éternelle).

e) DIALECTIQUE (OU LUTTE PROGRESSIVE) ENTRE LE BIEN ET LE MAL : le problème du mal se pose à
cause du péché ; la lutte entre le bien et le mal est établie ; Dieu promet un Rédempteur (proto-évangile Gen
3 : 15).

Le contenu doctrinal du deuxième bloc ( Gn 12-50) est axé sur les Patriarches. Dieu, pour réaliser ses desseins,
choisit un peuple avec lequel il forme alliance en la personne d'Abraham, le patriarche par excellence. La clé de
lecture de ce deuxième bloc repose sur la théologie de l'Alliance18 .

Avec Abraham, le premier noyau de ce peuple commence par les promesses (Terre, Paix et Descente). dence).
Isaac sera le fils de la promesse, c'est-à-dire la première réalisation de la promesse faite à Abraham ; En même
temps, il est porteur de la promesse dans la mesure où il la reçoit et la transmet au nouvel élu de Dieu, Jacob. La
lutte mystérieuse de Jacob avec Dieu est une véritable théophanie, dans laquelle Jacob surmonte cette crise
spirituelle et d'où émerge un homme spirituellement nouveau, mûr pour le nouvel appel de Dieu à être son
Peuple élu : les douze tribus d'Israël. Des douze fils de Jacob, Joseph, le plus jeune et aimé de son père,
représentera la figure du sauveur . A travers des chemins mystérieux et obscurs – envie des frères, esclavage,
tentation, prison, etc. –, il sera conduit par Dieu dans la réalisation de ses desseins. Dans la vie des Patriarches
se révèle l'action mystérieuse de Dieu qui entre en dialogue avec l'humanité, révélant ses desseins d'amour à
travers la célébration et la vie de l' Alliance . Or, pour bien comprendre le sens théologique authentique de
l'Alliance , il ne faut pas perdre de vue la signification du sacrifice d'Abraham ( Gn 22, 1-19). Cet épisode a trois
termes comme clé de lecture : « pèlerin-hébergement-sacrifice ». Abraham offre en « sacrifice » son fils bien-
aimé, le fils de ses plaisirs, en signe de disposition totale et d'abandon parfait au « Dieu pèlerin », à qui il donne
« logement » dans son cœur. La même chose peut être dite d'Isaac, Jacob, Joseph, Moïse et des autres prophètes
jusqu'à ce qu'ils atteignent leur expression maximale de dévouement en Jésus-Christ. Dieu a voulu manifester sa
volonté de nous recevoir en sa présence par le don de son Fils : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai
toute mon affection ; écoutez-le ». Le Père a voulu l'offrir en sacrifice, en signe de son amour, pour qu'en le
recevant (=écouter sa Parole), nous ayons la vie éternelle, c'est-à-dire que nous puissions entrer dans une
nouvelle condition de vie transfigurée : être le "invités de la divinité". C'est la grande nouvelle du Pèlerin qui a
radicalement changé le sens de l'existence humaine en établissant une alliance avec nous comme signe
prophétique qui garantit l'accomplissement de ce qui a été révélé.

En résumé : l'image de Dieu et de l' être humain prend d'autres nuances à la lumière de l'alliance de l'Ancien
Testament. Le Dieu créateur révèle son projet d'amour en entrant dans un dialogue familial avec l'humanité ; La
Seigneurie et la transcendance divine sont davantage soulignées sous l'insistance constante des prophètes qui
invitent le peuple à reconnaître la présence du Dieu unique, "Seigneur de l'histoire" qui fait des merveilles, c'est-
à-dire qu'ils invitent le peuple à ne pas tomber dans le sérieux péché d'idolâtrie. Malgré les « infidélités d'Israël
», Dieu reste fidèle et promet une « nouvelle alliance », une « alliance éternelle ». 19 . C'est la « vocation de l'être
humain » : une vocation transcendantale et eschatologique qui trouvera son couronnement final dans
18 Il ne faut pas oublier que le thème central de tout l'Ancien Testament est celui de « l' Alliance ». À cet égard, vous pouvez
voir : Gen 6,18;9,9;15,18;17,2-19; Ex 2,24;6,4;19,5;24,7-8;31,16;34,10-29; Lév 2,13;24,8;26,9-45; Nombres
15,1;18,19;25,12-13; Dt 4,13-31;5,2-8,18;28,69-29,12;31,16-26; Jos 7,10-15;23,16;24,25; Jc 2,1 ; 1Sam 23,18 ; 2Sam
15,24 ; 1R 8,23 ; 2R 13,23;17,35-39;23,3; 1Chroniques 16,7-36; 2Chr 6,14;21,7;29,10; Il est 10,3 ; Né 1,5;9,32; Jd 9,13 ;
1Mac 1,1-63;2,27;4,10; 2Mac 1,2;7,36; Ps 25,10;50,5;78,37;89,4-35;105,8-11;106,45;111,5-9;132,12; Pro 2.17 ; Éclo
17,12;28,7;39,8;44,20-23;45,5-25; Est 24,5;42,5-7;49,8-15;54,10;55,3;59,21;61,8; Jr 11,2-10;14,21;22,9;31,31-
33;32,40;34,13-14; Barre 2,35 ; Ez 16,8;16,59-63;20,37;34,25;37,26; Dan 9.4 ; 11h30 ; Hos 6,7;8,1;12,10-11; Am 1,9; Zach
9,11;12,1-10; Mauvais 2,5 3.1.
19 Cf Gn 17,7-19 ; Eclo 17,12; 45,7 ; Est 55,3;61,8; Jr 31,31-33;32,40; Barre 2,35 ; Ez 16,60.
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l'Événement du Christ.

EXODE
Le nom du deuxième livre de la Bible signifie « départ » et est appelé Exode car il raconte le départ des
Israélites de l'esclavage en Égypte. Ce livre est l’un des plus importants de la Bible car c’est là que l’événement
central de l’Ancien Testament est raconté. En effet, l'Écriture Sainte se cristallise autour de deux axes
fondamentaux que sont l'Exode (AT) et la Pâques (NT).

Le contenu doctrinal que l'on retrouve à l'arrière-plan de ce livre est celui de la théologie de Pâques et de
l'Alliance . Une réflexion qui révèle la fidélité du Seigneur qui – malgré les rébellions du peuple – tient ses
promesses. L'événement de Pâque est la cellule germinale de la foi d'Israël : il rencontre son Dieu YHWH ;
Israël est né en tant que nation et avec sa propre religion. La Pâques chrétienne est annoncée à l'avance. Le
grand protagoniste de l'Exode est Moïse (un personnage historique de la XIXème dynastie, qui vécut
approximativement entre 1317 et 1234 av. J.-C.).

Dans sa structure , le livre est composé de 40 chapitres qui sont divisés en quatre grandes parties :

a) Ex 1-13 : L'esclavage de l'Égypte et l'appel de Moïse


b) Ex 14-18 : La marche à travers le désert
c) Ex 19-34 : Le voyage au Sinaï et l'Alliance
d) Ex 35-40 : L'institution du tabernacle

Alors que le livre de la Genèse se terminait par la description d'une famille qui jouissait d'une grande faveur à la
cour égyptienne, le livre de l'Exode commence par raconter l'asservissement du peuple sous un terrible ennemi.
Humainement, il y avait très peu d’espoir de libération ; mais sa foi en Dieu était très grande. Le Seigneur
entend ses cris et le délivre par l'intermédiaire de Moïse. Ce livre est la grande odyssée d'une ville esclave j'ai
imaginé qu'il est libéré par Dieu.

LÉVITIQUE
Le nom vient de " Leví " ou tribu de Lévi, qui étaient les Hébreux spécialement voués au culte. Lévitique est le
troisième livre du Pentateuque et de la Bible. Ce livre est le manuel des Lévites ou prêtres.

Le contenu doctrinal de ce livre porte fondamentalement sur le thème de la sainteté . Le mot saint (Qadosh - -)
est répété 87 fois. L'un des péricopes les plus importants de tout le livre est Lév 19 : 2 : « Soyez saints, car moi,
Yahvé, votre Dieu, je suis saint . » Lorsque ce mot « saint » fait référence à Dieu, cela signifie qu'il est supérieur
à tous les autres êtres, l'Absolument Parfait. Lorsqu'il se réfère à l'homme, cela signifie qu'il est une partie de
Dieu qui participe à sa sainteté ; Lorsqu’il fait référence à des choses, cela signifie qu’elles sont mises à part
pour le service de Dieu. Dieu a fourni ici plusieurs offrandes afin d'obtenir le pardon des péchés. Et ceux qui
étaient chargés d'offrir ces sacrifices étaient les prêtres. Outre ces sacrifices, il existait également des lois qui
réglementaient la conduite personnelle, l'alimentation et la propreté dans l'intérêt de la santé et de la moralité du
peuple. Très particulier et significatif est le thème de la « Pédagogie Divine » (cf. Lév 26).

La structure du livre est composée de 27 chapitres divisés en cinq grandes parties :

a) Lév 1-7 : lois sur les sacrifices


b) Lév 8-11a : consécration des prêtres
c) Lév 11b-16 : lois concernant les purifications rituelles
d) Lév 17-26 : lois de sainteté
e) Lév 27 : vœux-dîmes et annexe

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NOMBRES
Le nom du livre est dû au fait des recensements qui furent effectués, d'abord de la multitude quittant l'Égypte,
puis de leurs enfants à la veille de leur entrée dans la terre promise. Le but du recensement était de mobiliser les
Israélites comme une armée bien ordonnée, tant pendant qu'ils étaient dans le camp qu'en marche. Pour camper,
les 12 tribus étaient réparties en quatre grands groupes autour du Tabernacle, signe visible de la présence de
Dieu au milieu d'elles.

Le contenu doctrinal a pour toile de fond les expériences vécues par les enfants d'Israël pendant les quarante
années qu'ils ont passées dans le désert alors qu'ils se préparaient à entrer dans la Terre promise. Sa littérature
est de deux sortes : le récit , qui s'inscrit dans la continuité de l'Exode et rappelle l'acte héroïque ère des
Israélites avant d’atteindre la terre promise et législative , très semblable à celle du Lévitique. On pourrait dire
que les Nombres sont aussi connus comme le livre des « murmurations » (cf. Nombres 11 :1-3.4-6 ; 13 :32 ;
14 :4 ; 16 :41 etc.). Il existe une « théologie du désert » (Shàmêm - -) en lien étroit avec Ex 7,16 « Laisse aller
mon peuple afin qu'il m'adore dans le désert ». Dans cette péricope se révèlent trois éléments : le désert qui
symbolise une situation extrême, au bord de la mort, comme le désespoir, l'angoisse, la douleur et la souffrance ;
Adorer Dieu dans le désert signifie reconnaître Dieu - même dans les pires circonstances de la vie - comme
Seigneur de l'Histoire ; Marcher à travers le désert signifie le chemin de foi graduel et progressif, une marche
qui tend vers le but attendu : la confiance totale et inconditionnelle en Dieu = la Terre Promise .

La structure du livre comprend 36 chapitres qui pourraient être divisés en 5 parties :

a) Numéros 1-10 : Avant le départ du Sinaï


b) Nombres 11-14 : Du Sinaï à Kadesh (les principaux murmures)
c) Núm 15-20 : Le séjour à Cadés pendant plus de 30 ans
d) Nombres 21-25 : Marche vers la Terre promise
e) Nombres 26-36 : Derniers Actes de Moïse

DEUTÉRONOMIE
Le nom « Deutéronome » a le sens de « seconde loi », car il contient une répétition ou une révision de
nombreuses lois données précédemment sous certaines conditions. C'est un livre essentiellement religieux. C'est
une exhortation impérieuse à vivre avec Yahvé, le vrai Dieu, basée sur les discours et les harangues adressées
par Moïse à son peuple.

Le contenu doctrinal a pour toile de fond une théologie sur l' expérience de la Loi et de la Providence . La loi
par excellence, le commandement principal, peut se résumer ainsi : « Écoute, Israël : Yahvé notre Dieu est le
seul Yahvé. Tu aimeras Yahvé ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toutes tes forces » ( Dt 6, 4-5).
Savoir « écouter » Dieu n'est rien d'autre que savoir recevoir sa Parole. Une Parole qui est aussi Providence .
Dieu, d'une manière merveilleuse et extraordinaire, gouverne les événements de l'histoire, à tel point que, sans
violer notre liberté, il dispose de tout ce qui existe et de tout ce qui arrive pour réaliser les desseins de sa
volonté.

La structure du livre comprend 34 chapitres qui peuvent être divisés en 5 parties :

a) Dt 1-4 : Bilan des voyages ; Moïse y analyse les voyages et attire l'attention sur la fidélité et la providence
de Dieu à chaque étape du chemin. C'est le premier discours de Moïse .
b) Dt 5-11 : Deuxième discours de Moïse ; Ils font référence à l'Alliance du Sinaï et rendent grâce à la Divine
Providence, tout en faisant appel à l'amour de Dieu.
c) Dt 12-26 : Le code législatif ; des lois et mesures morales, judiciaires, politiques et civiles sont données.
d) Dt 27-30 : Le troisième discours de Moïse ; récompenses et punitions.

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e) Dt 31-34 : Dernières instructions et bénédictions de Moïse ; commission à Josué, chant commémoratif,
bénédiction, mort et enterrement.

LIVRES HISTORIQUES
1. BIBLIOGRAPHIE
DELORME J., Les Livres Prophétiques Précédents , dans ROBERT A. - FEUILLET A., Introduction à la
Bible I (Ed. Herder, Barcelone 1967) 361-429 ; MIRANDA JM, Les livres historiques , in ID., Leçons
bibliques. Guide pratique pour connaître la Bible (Ed. Paulinas, Bogotá 1981) 112-129 ; Bible de Jérusalem
(Introduction aux livres historiques).

2. CONSIDÉRATIONS PRÉLIMINAIRES
Les livres historiques sont ceux qui relatent un événement ou une histoire de nature sacrée, dans lesquels une
intervention divine apparaît, directement ou indirectement. Le but proposé par l'hagiographe de chacun des
livres n'est pas précisément de faire une histoire au sens moderne du terme, c'est-à-dire une narration
chronologique des événements en concentrant l'attention sur l'exactitude spatio-temporelle des événements,
mais plutôt. , ce que propose chaque hagiographe, c'est de montrer le sens de tels événements à la lumière des
interventions divines (=enseignement religieux). L'historien inspiré est un penseur qui tire des leçons de
l'histoire, essayant de comprendre et de vivre le présent à la lumière du passé historique, en y découvrant un
avenir projeté. Il est celui qui sait voir l'histoire non pas comme un ensemble d'événements sans rapport et
indifférents les uns aux autres, mais il est plutôt celui qui essaie de voir la totalité de ces événements au sein
d'un seul événement : l'irruption de Dieu qui sauve son peuple en lui promettant un avenir meilleur.

Les livres historiques de la Bible, selon le canon de l'Église catholique, sont au nombre de 16 : Josué, les Juges,
Ruth, Samuel (2), les Rois (2), les Chroniques (2), Esdras, Néhémie, Tobie, Judith, Esther et Macchabées (2) .
Naturellement, ils n’ont pas été écrits dans cet ordre chronologique par rapport aux autres dans la Bible, mais
c’est ainsi que la plupart des érudits les classent. Les Juifs ressentent une réelle parenté de ces livres avec les
messages des prophètes ; Ils y trouvent la description de l'histoire depuis la mort de Moïse jusqu'à la captivité,
en étroite harmonie avec l'enseignement des prophètes sur le sens du passé et les devoirs du présent et de

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l'avenir. C'est pourquoi les juifs associent ces livres historiques à des recueils prophétiques, avec l'appel
générique des « nebim » (prophètes) faisant la distinction entre les prophètes antérieurs (certains livres
historiques : Josué, Juges, 1-2 Samuel et 1-2 Rois) et ultérieurs. prophètes (livres des prophètes majeurs et
mineurs). Il faut rappeler que les Juifs de Palestine excluent de leur canon les livres deutérocanoniques (Tobit,
Judith, 1-2 Macchabées et quelques passages d'Esther).

3. COMPOSITION DE LIVRES HISTORIQUES


L’ensemble des livres historiques de l’ Ancien Testament n’est en général pas homogène. Quatre groupes
peuvent être distingués :
a) le groupe composé de ceux que les Hébreux appelaient « prophètes précédents » : Josué, les Juges, 1-2
Samuel et 1-2 Rois ;
b) le groupe des « hagiographes postérieurs » : Esdras, Néhémie et 1-2 Chroniques ;
c) le groupe des « Macchabées » : 1-2 Mac .;
d) le groupe des « petits livres » : Ruth, Esther, Tobias et Judith.

Les deux premiers groupes (« anciens prophètes » et « derniers hagiographes ») ont la propriété de former
chacun une unité idéale, aux caractéristiques religieuses visiblement homogènes. Les deux autres groupes («
Maccabées » et « livres mineurs ») ont en commun l'intrigue, au moins en partie, mais pas la manière de la
traiter.

Ces livres historiques sont liés à l'œuvre et à la doctrine de Moïse (voir par exemple Dt-Jos ). Le fait a été
interprété par certains (courant wellhausenien) comme une continuation de la composition littéraire du
Pentateuque, poussant cette interprétation à l'extrême pour mieux parler d'un « hexateuque » ; d'autres
cependant (Alt A.-Noth M.) voient dans le Dt le début d'un grand travail historique, trouvant commode de parler
de "tétrateuque" . On peut dire que ces livres dans leur formation actuelle sont l'ouvrage d'une école d'hommes
pieux, pénétrés des idées de Dt , qui méditent sur le passé, en tirant une leçon religieuse. Cela signifie que des
hagiographes de différentes époques et de différents lieux - directement ou indirectement influencés par les
principaux protagonistes et par les mêmes traditions existantes - sont les auteurs de ces livres.

Le contenu religieux de cet ouvrage ne dévalorise pas l'historicité des événements, mais nous apprend plutôt à
voir dans ces faits d'humanité la « praxis historique de Dieu » qui réalise de manière prodigieuse son dessein
salvifique. En bref : l'ensemble de ces livres dans leur contenu doctrinal n'est rien d'autre qu'une authentique «
théologie de l'histoire » .

JOSÉU
Présentation : Josué, successeur de Moïse, est le protagoniste de ce livre ; Contrairement à Moïse, il n’a pas été
élevé dans un palais, mais parmi les briqueteries et les fourneaux de fer d’Égypte. Cependant, il devint un
conseiller courageux et fidèle lors de ses pérégrinations dans le désert, et même avant la mort de Moïse, il était
reconnu comme chef militaire. Il fut choisi pour diriger la première rencontre d'Israël avec les Amalécites ( Ex
17 : 9) et quarante ans plus tard, il aurait été général en chef des campagnes qui ont vaincu toutes les nations
hostiles à l'est du Jourdain.

Contenu : ce livre entièrement historique nous raconte la réalisation de l'espérance d'un peuple désireux (cf. Jos
1, 6) : Dieu accomplit ses promesses tout au long de l'histoire .

Division : le livre est composé de 24 chapitres. Ces chapitres peuvent être répartis en trois parties :

a) Jos 1-12 : Conquête de Canaan ; commandement de Josué ; arpentage; traversée du Jourdain ; cérémonie de
conquête; trois campagnes.
b) Jos 13-22 : Distribution des terres ; première distribution à 5 tribus ; deuxième distribution aux autres
tribus ; Autel du témoignage.

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c) Jos 23-24 : Adieu et mort de Josué.

JUGES
Présentation : le livre s'appelle ainsi car il traite des « juges ou sauveurs » du peuple d'Israël. Les juges sont tour
à tour les héros, les guérilleros, les gouverneurs et les libérateurs du peuple. Il faut rappeler que le terme « Juge
» (Shephat - jP v ), en hébreu, désigne non seulement l'administration de la justice mais aussi le rétablissement
d'une situation difficile et contradictoire.

Contenu : entre ce livre et le précédent il y a un contraste évident. Alors que Josué est un livre constant de
victoires au point qu'il a conquis 7 nations en 7 ans, les Juges sont un livre de défaites, qui parle de 7 apostasies,
de 7 oppressions et de 7 libérations. La cause peut être imputée à l’incrédulité et à la désobéissance d’Israël, qui
l’ont conduit à devenir l’esclave de nations qu’il aurait dû complètement exterminer. Quand Israël se tourne
vers le Seigneur et lui demande de les sauver, alors Dieu suscite des dirigeants qui les libèrent. Dans ce livre 12
juges ou sauveurs sont mentionnés. Parmi eux, les plus importants sont : Othniel, Ehud, Débora, Gédéon,
Samson et Jephté. Le livre se termine en racontant la honte intérieure et la guerre civile dans lesquelles Israël
s'est retrouvé impliqué, en raison de l'anarchie et de l'idolâtrie qui ont généré la mort spirituelle, l'apostasie et
l'immoralité, un état vers lequel évolue une société sans lois. À la lumière des événements relatés, une théologie
sur le péché et le jugement de Dieu peut être développée.

Division : Ce livre comporte 21 chapitres. Ceux-ci sont répartis en trois parties :

a) Juges 1-3 : Le besoin de juges


b) Juges 3-16 : Les douze juges
c) Jud 17-221 : Chronique des crimes d'Israël

RUT
Présentation : dans ce livre on nous raconte l'histoire de Ruth, une femme moabite qui épouse un juif et devient
veuve au bout d'un moment. Elle s'installe en Israël bien qu'elle soit Moabite et donc ennemie de ce peuple, par
loyauté envers sa belle-mère Naomi, qui a également perdu son mari. Là, elle épouse son plus proche parent,
selon la loi du Lévirat (cf. Deut 25, 5-10) et de sa lignée naîtra David, de la descendance duquel naîtra
également Jésus.

Contenu : L'auteur de ce livre est inconnu. Certains attribuent son origine à Samuel et d'autres nient sa valeur
historique. Sans entrer dans les détails, on peut dire avec la majorité des chercheurs qu'il s'agit d'un récit
populaire qui - entre les mains de certains Israélites pieux influencés par les idées deutéronomistes - fait
référence à des choses qui se sont réellement produites (avant l'exil), proposant avec un sens littéraire forme
semblable à notre « roman », un ensemble déterminé d' enseignements religieux : fidélité au devoir familial et
fidélité à Yahvé . Ruth apporte la promesse d'un prochain roi, David, dont le règne juste apporterait également
force et stabilité à une nation tombée dans l'anarchie et, par conséquent, dans l'esclavage et l'oppression. Ruth
proclame également la venue d'un Fils aîné de David, qui non seulement rachètera Israël, mais sera le Sauveur
des Gentils, puisque Christ naîtrait de cette famille de David. Le fait que l’évangéliste Matthieu cite Ruth dans
sa généalogie lui donne une signification particulière en tant qu’ancêtre de Notre Seigneur Jésus-Christ.
Symboliquement, Ruth, l'épouse païenne, est une image de l'Église tandis que Boaz, l'Israélite, est un symbole
du Christ.

Division : C'est un livre très court. Il ne comporte que 4 chapitres répartis comme suit :

a) Ruth 1 : L'affliction de Naomi et l'élection de Ruth

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b) Ruth 2 : Ruth est accueillie par Boaz
c) Ruth 3 : Naomi propose le mariage de Boaz à Ruth
d) Ruth 4 : Mariage et descendance des deux

I-II DE SAMUEL
Présentation : ces deux livres formaient à l'origine un seul livre dans le texte hébreu appelé livre de Samuel. Ce
sont les traducteurs grecs - la version de la LXX - qui l'ont divisé en deux parties, les appelant le premier et le
deuxième des Royaumes , auxquels ils en ont ajouté une autre intitulée en hébreu : les Rois , en le divisant
également en deux livres. La division en quatre livres, deux de Samuel et deux des Rois, a prévalu lu dans les
éditions modernes. Selon la tradition juive, une partie des événements contemporains de Samuel étaient
composés par le même personnage tandis que l'autre partie est attribuée à Nathan et Gad (cf 1Cro 29,29-30).

Contenu : les deux livres ( I-II Sam ) tournent autour de trois grands personnages de l'Ancien Testament :
Samuel , Saül et David . Les deux livres racontent les événements historiques des derniers juges d'Israël et de
l'institution de la monarchie . C'est l'un des événements historiques et politiques les plus importants de la ville.
Les tribus hébraïques sont dispersées et ne peuvent faire face à leurs ennemis. Mais à la fin, ils s’unissent et
Israël devient un peuple glorieux. Les éléments religieux trouvés dans ces livres sont d'ordre divers. Les faits sur
l' origine du Temple , la prophétie et la monarchie seront considérés par Israël comme les manifestations
visibles de Yahweh . Les rois et les prophètes étaient considérés par Israël comme un peuple sacré, comme des
élus et des représentants de Dieu qui exécutaient ses desseins parmi le peuple. Samuel , par ses actions, montre
une obéissance totale à Yahvé. Saül , en revanche, ne comprend pas pleinement sa position de représentant de
Dieu – à cause d'un manque de foi. et finit par conduire son peuple au malheur. David est le roi idéal, docile à
Dieu et aux prophètes, en qui s'accomplissent les promesses faites à Abraham. En David se réalise aussi une
nouvelle forme d'Alliance qui trouve son expression dans l'oracle de Nathan (cf 2Sam 7). C'est, en bref, toute
une prophétie messianique qui trouvera son accomplissement dans le Christ .

Division : Le premier livre de Samuel comporte 31 chapitres qui peuvent être divisés comme suit :

a) 1Sam 1-3 : Prologue, enfance et jeunesse de Samuel


b) 1Sam 4-12 : Le système judiciaire de Samuel et l'institution de la royauté
c) 1Sam 13-31 : Règne de Saül. David apparaît

Le deuxième livre comporte 24 chapitres divisés en deux parties :

a) 2Sam 1-12 : Règne de David


b) 2Sam 13-24 : Absalom et son histoire

I-II DES ROIS


Présentation : ces livres sont appelés ainsi car ils nous racontent l'histoire des rois d'Israël. La tradition juive
affirme que Jérémie était peut-être l'auteur de ces deux livres et le langage et le style semblent confirmer cette
tradition, cependant, il n'y a pas de certitude totale à ce sujet. Les premières pages de 1Ki complètent le règne de
David. Apparaît ensuite le choix qu'il a fait de Salomon pour lui succéder. Le royaume que Salomon reçut
n’était certainement pas un royaume ruiné ou brisé : c’était un royaume bien établi, qu’il ne sut pas conserver
dans toute sa splendeur. En Salomon, il y a des choses bonnes et merveilleuses mais il y a aussi des points
vulnérables. Parmi les premiers il faut citer sa sagesse (il fut botaniste, zoologiste, architecte, poète et écrivain),
la construction du temple et son admirable prière de dédicace (3,7-9 ; 8,22-53). Cependant, ses idolâtries le
rendaient répréhensible devant le Seigneur.

Contenu : les livres des Rois sont une interprétation théologique de l'histoire de la monarchie. En arrière-plan, il

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y a l'idée d'un Messie comme Roi et d'un messianisme comme royaume , dont on entendra déjà écho dans le
Nouveau Testament , dans l'expression Royaume de Dieu. Dans ce contexte, Jésus sera le Messie, le nouveau
David . Un autre aspect de la valeur religieuse de I-II Re se situe dans la perspective de l'enseignement
prophétique : l'action de Dieu se mêle concrètement à l'action des hommes, de sorte que les événements
humains apparaissent soumis à un plan supérieur. L'Alliance est présentée par les prophètes comme un fait
essentiellement spirituel, et l'idée du peuple élu est présentée en référence non pas à la nation israélite en tant
que telle, mais plutôt en référence à toutes les communautés fidèles à Dieu. L'enseignement sur « l' unité du
Temple » dans I-II Re prend des nuances plus profondes. La destruction du temple matériel sera un jour
nécessaire à la révélation de la Réalité dont le temple était signe : l'habitation de Dieu parmi les hommes , qui
aura lieu lorsque le Verbe de Dieu, fait chair, dressera sa tente parmi les hommes. nous (cf. Jn 1,14).

Division : Le livre 1Re comporte 22 chapitres. Ceux-ci sont à leur tour divisés en trois parties :

a) 1R 1-11 : Le règne de Salomon


b) 1R 12 : La rébellion des dix tribus
c) 1R 13-22 : Les premiers rois

Le deuxième livre est composé de 25 chapitres qui traitent du déclin et de la chute du royaume d'Israël.

a) 2R 1-15 : Élie et Élisée


b) 2R 16-23 : Captivité d'Israël
c) 2R 24-25 : Sac de Jérusalem et chute du royaume de Juda

CHRONIQUES I-II
Présentation : les « Chroniques », titre donné par la Bible hébraïque, sont appelées par la Vulgate Bible de Saint
Jérôme « Paralipomenos », par transcription d'un mot grec qui signifie « livre des choses omises », ou selon
d'autres, « livre des choses transmises . » Selon certains historiens, son auteur serait un « chroniqueur » qui
pourrait être Esdras .

Contenu : beaucoup de choses rapportées dans les livres précédents sont rassemblées dans ces deux-là. De
manière générale, nous pouvons dire qu'ils racontent l'histoire sacrée du Royaume . C'est pourquoi il existe de
nombreux passages similaires dans Samuel et Kings. L’objectif principal de la rédaction de ces livres est de
fournir des généalogies correctes, afin de démontrer que le Messie est le fils promis de David, de Juda,
d’Abraham. Une importance est également accordée à tout ce qui concerne le culte public. L'esprit religieux
s'inspire, d'une part, de la loi sacerdotale (P), de la liturgie, et d'autre part du Dt, concernant le jugement porté
sur les bons et les mauvais rois. Il s'agit d'une profonde méditation messianique dans laquelle prévaut l'idée de
Dieu comme Roi pacifique , dont le royaume, en David, est un Royaume de paix .

Division : Le premier livre contient 29 chapitres. Ceux-ci sont divisés en 2 parties :

a) 1Chron 1-9 : Généalogies


b) 1Chroniques 10-29 : Royaume de David

Le deuxième livre contient 36 chapitres répartis en 2 parties :

a) 2Chroniques 1-9 : Règne de Salomon


b) 2Chro 10-36 : Royaume de Juda

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EZRA ET NÉHÉMIE
Présentation : ces deux livres ont pris le nom des deux protagonistes de l'histoire qu'ils racontent, à savoir
Esdras et Néhémie . Le premier appartient à une famille noble et cléricale. Il était notaire. Néhémie fut nommé
gouverneur de Jérusalem. Tous deux viennent de Perse ; Ils vivaient au milieu du Ve siècle avant JC. et leur
activité à Jérusalem peut être datée avec certitude de la seconde moitié du Ve siècle. Ce sont les deux bâtisseurs
de la communauté nationale et religieuse qui ressuscite en terre d'Israël grâce à Cyrus et à la tradition libérale
des rois achéménides.

Contenu : les deux livres semblent être une continuation des "Chroniques" . Ils forment une unité littéraire et, en
tant que tels, étaient considérés dans l'ancienne Bible hébraïque où ils étaient regroupés sous la seule
désignation de « Livre d'Esdra ». Également dans la traduction de la LXX, ils forment un seul livre. Plus tard –
peut-être aux XIVe et XVe siècles – ils se séparèrent en deux. La raison probable d'une telle division découle
sûrement du titre de Néhémie 1 : 1 : « Les paroles de Néhémie, fils de Jakaliah ». Les deux livres relatent les
événements du retour d'exil suite au décret de Cyrus et de la seconde mission de Néhémie. L'histoire de cette
période n'est pas complète. Il y a de longues périodes entièrement omises entre 536 avant JC et 520 avant JC,
entre 516 avant JC et 458 avant JC, entre la première et la deuxième mission de Néhémie. L' intrigue de l'œuvre
est la réorganisation politique et religieuse de la théocratie d'Israël après le retour d'exil. À cela s’ajoute
l’histoire de ceux qui reviennent d’exil ; et avec le récit de la reconstruction du Temple, l'auteur tente de montrer
la providence de Dieu et sa fidélité dans l'accomplissement de ses promesses. C'est toute une théologie de l'exil
et de la reconstruction du Temple .

Division : Le livre d'Esdras contient 10 chapitres. Ceux-ci sont divisés en 3 parties :

a) Il est 1-2 : Retour des Juifs captifs


b) Es 3-6 : Reconstruction du temple
c) Il est 7h10 : Retour des exilés

Le livre de Néhémie contient 13 chapitres répartis en 3 parties :

a) Ne 1-7 : Retour de Néhémie et reconstruction du mur


b) Ne 8-12 : Réforme et organisation
c) Ne 13 : Deuxième retour de Néhémie

TOBIAS
Présentation : le titre de ce livre répond au nom du protagoniste, Tobías. C'était un Juif de la tribu et de la ville
de Nephtali, et il fut emmené captif à Ninive avec les autres Israélites par Salmanaser, roi d'Assyrie, environ
600 ans avant Jésus-Christ.

Contenu : il s'agit d'un livre « deutérocanonique », qui raconte la vie familiale tendre et fidèle des époux Tobit et
Ana et de leur fils nommé Tobias. C'est une histoire belle et émouvante dans laquelle toute une doctrine sur la «
Divine Providence » et le sens de la « bénédiction » est révélée ; Il existe également une doctrine sur les bons et
les mauvais anges .

Division : de par sa structure même, on peut voir qu'il s'agit d'un authentique joyau littéraire d'une grande valeur
doctrinale. Ses 14 chapitres sont regroupés comme suit :

a) Tob 1-3 : Essais de Tobit en captivité


b) Tob 4-6 : Dieu envoie un ange pour aider
c) Tob 6-10 : Tobias cherche la main de Sarah ; mariage des deux

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d) Tob 11-12 : La guérison et la manifestation de l'ange Raphaël
e) Tob 13-14 : La future Jérusalem

JUDIT
Présentation : Judit est la protagoniste de ce livre qui porte son nom. Par son zèle et sa foi, il sauva son peuple et
la ville de Béthulie, près de Samarie, contre l'armée ennemie dirigée par Holopherne. L'auteur de ce livre n'est
pas connu. Mais on sait qu'il fut rédigé après l'exil, dans une langue sémitique (hébreu ou araméen). L'original a
été perdu, mais est actuellement conservé en grec. C’est donc aussi un livre « deutérocanonique ».

Contenu : Le livre de Judith est le récit d'une victoire du peuple élu contre ses ennemis, grâce à l'intervention
d'une femme. La petite nation juive affronte la puissante armée d'Holoferne, qui veut soumettre le monde au roi
Nabuchodonosor et détruire tous les cultes autres que Nabuchodonosor en déesse Les Juifs sont assiégés à
Béthulie. Privés d'eau, ils sont sur le point d'abandonner. Apparaît alors Judith, une jeune veuve belle, prudente,
pieuse et déterminée qui triomphe de l'apathie de ses compatriotes puis de l'armée assyrienne. Il reproche aux
dirigeants de la ville leur manque de confiance en Dieu. Puis il prie, se toilette, quitte Béthulie et est présenté à
Holopherne. Elle le séduit et, une fois ivre, lui coupe la tête. Nous sommes face à une œuvre théologique :
Nabuchodonosor et Holopherne ont défié Dieu, confiants dans la puissance de leurs armes (orgueil pécheur) et
ont « séduit » Israël pour qu'il adore leur puissance (Nabuchodonosor = dieu). Dieu libérera Béthulie grâce à la
ruse d'une femme, faible en elle-même, mais pleine de confiance dans l'aide divine. Le comportement de Judit a
été critiqué, car elle utilise le mensonge et la « séduction » pour vaincre l'ennemi du peuple (problème moral).
Dans l'intention de l'auteur, ce fait (qui est réel mais sous des noms et circonstances historiques fictifs) est un
moyen expressif pour mettre en lumière un enseignement théologique : Dieu applique à ses ennemis, comme à
ses serviteurs, la loi du talion, et Judith est entre ses mains un instrument de justice par lequel celui qui a voulu «
séduire » le peuple d'Israël en le conduisant à l'idolâtrie, sera lui-même « séduit ». En revanche , ceux qui sont
fidèles au Seigneur, confiants en sa miséricorde, ne seront jamais déçus .

Division : les 16 chapitres du livre sont répartis en trois parties :

a) Jud 1-7 : Préparation du drame sous l'aspect politique, militaire et religieux


b) Jud 8-15 : Libération du peuple grâce à l'intervention de Judith
c) 16 Jud : Célébration du triomphe

ESTER
Présentation : Esther, jeune fille juive, captive en Perse, élevée par sa beauté au rang d'épouse du roi Assuérus,
est la protagoniste de ce livre qui porte son nom. C'est elle qui affranchit les Juifs de l'interdit général qu'Haman
avait fait signer au roi, dont le ministre et favori faisait signer. À propos de l'auteur de ce livre, saint Augustin
dit qu'il s'agit d'Esdras ; d'autres l'attribuent à Jojakim, grand prêtre des Juifs ; et bien d'autres à Mardochée,
fondant dans Est 9:20. Les six derniers chapitres font partie des livres deutéro-canoniques, c'est pourquoi les
protestants ne reconnaissent comme inspirés que les 9 premiers chapitres.

Contenu : le livre raconte comment Dieu sauva son peuple pénitent, établi en Perse, des menaces et de la haine
exterminatrice d'un vizir tout-puissant appelé Haman, grâce à l'intervention courageuse d'Esther, une jeune
compatriote devenue reine, adressée autrefois par son oncle Mardochée. Une fois la victoire obtenue, la
situation bascule. Haman est pendu, Mardochée prend sa place et les Juifs exterminent leurs ennemis.

La fête de Pourim est instituée, qu'on continue à observer au début du printemps, c'est-à-dire la fête de
commémoration nationale au cours de laquelle les Hébreux tuèrent 75 000 Perses en un seul jour. En bref, ce
livre porte sur une théologie de la foi en la Providence .

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Division : Les 16 chapitres du livre sont divisés en six parties. Ceux-ci sont:

a) Est 1 : Banquet du roi Assuérus et de la reine Vashti reniés


b) Est 2-5 : Esther, reine choisie d'Assuérus
c) Est 6 : Triomphe de Mardochée et Esther
d) Est 7-8 : Haman est pendu
e) Est 9 : Institution de la fête de Pourim
f) Est 10-16 : Suppléments deutérocanoniques.

I-II MACCABÉES
Présentation : ces livres font référence à la victoire spirituelle d'une famille hasmonéenne dont Judas, appelé
Makabi - mot qui signifie marteau - fut un vaillant soldat. Le nom de l'auteur de ces deux livres est inconnu. Ils
appartiennent tous deux au groupe des livres deutérocanoniques. Les protestants et les juifs ne les admettent pas
comme inspirés.

Contenu : De manière générale, les deux livres relatent les exploits de la période comprise entre l'avènement du
roi de Syrie - Antiochus Epiphane - et la mort de Simon Maccabée. Des hommes importants apparaissent à cette
époque, comme Judas Maccabée et d’autres. Doctrinement, on nous enseigne la croyance en la résurrection .
Le martyre du vieil Éléazar et des sept frères qui préférèrent mourir plutôt que de manger des mets interdits et
de s'agenouiller devant les idoles ou la statue du gouverneur syrien de Judée a une profonde signification
religieuse.

Division : ces livres font partie du « deutérocanonique ». Le premier d’entre eux comporte 16 chapitres répartis
comme suit :

a) 1Mac 1 : Préambule, Alexandre le Grand et Antiochus Epiphane


b) 1Mac 2 : Mattathias déclenche la guerre sainte
c) 1Mac 3-8 : Judas Maccabée, chef des Juifs ; ses victoires
d) 1Mac 9-12 : Jonathan, chef des Juifs et grand prêtre
e) 1Mac 13-16 : Simon, grand prêtre et ethnarque des Juifs

Le deuxième livre est composé de 15 chapitres répartis en 5 parties :

a) 2Mac 1-3 : Lettres aux Juifs et histoire d'Héliodore


b) 2Mac 4-7 : propagande hellénistique et persécution d'Antiochus
c) 2Mac 8-9 : Victoire du judaïsme
d) 2Mac 10-13 : Judas combat les villes voisines
e) 2Mac 14-15 : Lutte contre Nicanor

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LIVRES POÉTIQUES OU SAPIENTIELS
1. BIBLIOGRAPHIE
FEUILLET A.- ROBERT A., Les Ketubim ou hagiographes, in ID., Introduction à la Bible I (Ed. Herder,
Barcelone 1967) 535-706 ; ROLAND E.-CARM O., Introduzione alla letteratura Sapienziale , dans [Link].,
Grande Commentario Biblico (Brescia, Queriniana 1974) 623-815 ; MIRANDA JM, Livres poétiques ou Sa
pientials , dans ID., Leçons bibliques. Guide pratique pour connaître la Bible (Ed. Paulinas, Bogota 1981) 130-
141 ; Bible de Jérusalem (livres historiques).

2. CONSIDÉRATIONS PRÉLIMINAIRES
Presque tous les livres de la Bible contiennent des passages pleins de poésie et de sagesse. Cependant, il y en a
quelques-uns qui, en raison de leur préparation plus directe, ont reçu le nom de « Poétique ou Sapientiel ». Ce
sont ces livres dont le thème est la réflexion, la prudence, l'étude, la prière et les enseignements moraux et
religieux qui tendent à orienter la vie individuelle et sociale. Cette littérature de sagesse est d’une grande
importance pour comprendre la foi du peuple. Si la foi des gens naît de l'expérience, cela motive à son tour le
croyant à réfléchir sur ce qui s'est passé, à voir les choses avec sagesse (= en accord avec sa foi). Être sage et
posséder la sagesse, c'est entrer en dialogue avec tout ce qui nous entoure et savoir découvrir le tout dans le
particulier. lar, le définitif et le radical dans le contingent, le surnaturel et le spirituel dans le naturel et le
matériel, trouvant un sens même dans ce qui semble dénué de sens. C’est savoir voir les choses différemment.
Dans ce contexte, la sagesse pourrait être définie comme la manière de réfléchir sur diverses expériences qui
nous amènent à chercher et à découvrir - dans l'harmonie et l'ordre de tout ce qui existe et se produit - la
présence mystérieuse de Dieu (cf. Sg 1-19). La conviction et l'attitude du sage est de percevoir tout ce qui existe
dans son ensemble dans l'ordre et l'harmonie. La raison de cette affirmation est basée sur la conviction de la
présence de Dieu qui fait toutes choses avec amour et sagesse. Dieu est cause de l'ordre, de l'harmonie et de
toute perfection (cf. Sg 11,24-12,1 ; Sir 42,15- 43,33).

À ce stade se pose le problème qui se posera dans toute la littérature sur la sagesse : si Dieu a créé toutes choses
avec ordre et perfection, pourquoi le mal existe-t-il ? Le sage tentera de donner une réponse à ce problème et
cherchera une explication dans les mêmes événements conçus et vécus à la lumière de la foi ; une foi dans
laquelle l'existence humaine se révèle en relation étroite avec l'action divine et qui fait croire que Dieu, parce
qu'il est Seigneur de tout ce qui existe, réalise ses desseins d'amour d'une manière merveilleuse et
incompréhensible (cf. Job 38-42 ). L'homme atteindra la sagesse parfaite lorsqu'en toute chose - même face à
des situations adverses et contradictoires - il saura faire confiance pleinement et inconditionnellement à Celui
qui sait tout (cf. Ps 11, 1; 139; 147, 1-11). Les auteurs de ces livres sont considérés comme les « sages d'Israël
». Il y a sept livres dans cette section qui apparaissent dans le canon biblique catholique : Job , les Psaumes , les
Proverbes , l'Ecclésiaste (Qo), le Cantique des Cantiques , la Sagesse et le Siracide (Si).

EMPLOI
Présentation : Ce livre porte le nom de son protagoniste Job, qui était un homme juste qui souffre malheur et
malheur. Affligé par les maux qu'il subit, il ose s'adresser à Dieu librement et sans crainte, délivrant un beau
message sur la douleur. L'auteur est inconnu. La pureté du langage et l'élégance du style suggèrent qu'il s'agit
d'une œuvre composée à l'âge d'or de la poésie et de la littérature hébraïques. Il s'agit d'une grande œuvre

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littéraire avec sa propre unité, en poésie et en prose, dont l'écriture définitive dans son hébreu original se situe
en Palestine au IIIe siècle avant JC. Concernant son genre littéraire, on peut dire que -selon Alonso Schökel-, il
s'agit d'une « représentation sacrée ou œuvre théâtrale ».

Contenu: Job n'est pas un personnage historique, mais c'est un personnage réel et véritable. Job représente tout
homme qui souffre et lutte pour trouver un sens acceptable à un monde apparemment absurde. Ils sont trois

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les thèmes religieux qui ressortent du livre :

a) A propos du Dieu de Job : c'est un Dieu universel ; Leurs noms l'indiquent : 'êlôhîm (12,9) ; YHWH (38,1) ;
Shadday (40.2). Dans un certain sens, Dieu est au centre du livre : l'homme qui se tient devant Dieu ; pour les
amis, Dieu crée des problèmes et les résout ; Pour Job, Dieu l'invite à le découvrir dans les problèmes. Il se
manifeste comme Seigneur de l'histoire (cf. prologue et épilogue) ; C'est un Dieu proche et lointain ; Il est le
Dieu des Théophanies (cf. 38-41). Une théologie profonde se trouve sur « la crainte de Dieu ».

b) Sur le sens de la souffrance : la souffrance est présentée comme une incitation pédagogique ; Dieu éduque
son peuple en utilisant de nombreuses ressources – même la souffrance – pour le conduire, à travers toute une «
pédagogie divine », à la vie pleine. Une théologie sur la « pédagogie divine » se trouve en correspondance cia
avec le problème de la souffrance .

c) Sur l'espérance en l'avenir : Job face à la mort présente une attitude de peur ; pas peur de mourir mais de
mourir sans récompense. Rêver et souhaiter une vie au-delà ; Il a l’espoir de renaître : si l’arbre refleurit,
pourquoi pas nous ? (cf. 14,7ff). Est-il possible d'espérer quelque chose pour l'homme ? Le problème de la
survie de Job est un beau rêve qui trouve ses racines dans la « justice de Dieu ». Il existe toute une théologie de
la « justice de Dieu » .

Division : le livre compte 42 chapitres. Dans sa structure narrative, il peut être réparti en 3 parties :

a) Job 1-2 : Introduction en prose : Le bonheur et la prospérité de Job ;


b) Job 3-42,6 : Le corps en poésie : dialogues et discours 3-42,6 ;
c) Job 42,7-17 : Conclusion en prose 42,7-17.

Dans son genre de représentation théâtrale, il peut être divisé comme suit :

Travail 1-2 : Prologue 1-2 (voix hors scène) ;


Travail 3 : Prélude ;
Travail 4-14 : Acte 1
Job 15-21 : Deuxième acte
Job 22-27 : Acte Trois
Job 28 : Interlude Chœur-Soliste 28
Job 29-31 : Acte quatre et la réponse de Job
Job 32-37 Discours d'amis
Job 38-42,6 La réponse de Dieu
Job 42,7-17 Épilogue (voix hors scène).

PSAUMES
Présentation : Ce livre est un beau recueil d'hymnes (tehil @ lim) et de chants sacrés, avec lesquels le peuple de
Dieu chantait des louanges au Seigneur, lui rendait grâce et implorait sa miséricorde dans ses échecs et ses
besoins. La coutume du peuple hébreu était de transmettre à la postérité, à travers des chants et des hymnes, le
souvenir des grandes œuvres et des événements que le Seigneur avait accomplis en lui, afin qu'ils l'apprennent
dès le plus jeune âge. Il existe plusieurs auteurs de ce livre. Les spécialistes attri ils achètent la plupart des
psaumes à David (les 73 premiers) ; D'autres psaumes sont attribués à Asaph (12), aux fils de Coré (11), et
séparément à Héman, Ethan, Salomon et Moïse.

Division : telle qu'elle nous est parvenue, avec ses titres, ses indications mélodiques et liturgiques, cette

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Le livre représente un recueil comprenant 150 psaumes . Ces psaumes ne présentent pas la même division .
Dans deux cas - dans la LXX (= version grecque) et dans la Vulgate (= version latine) - un seul psaume en
hébreu est divisé en deux parties. Et vice versa, dans deux cas également, deux psaumes hébreux correspondent
à un seul de la LXX et de la Vulgate.
On peut donc parler d’un changement dans la numérotation des psaumes :

PSAUMES
Texte hébreu ou massorétique Grec ou LXX et Latin ou Vulgate

Sel 1-8 Sel 1-8


Sel 9 a) 9,1-21
Sel 10 Sel 9 b) 9,22-39
Sel 11 Sel 10
Sel 12 (jusqu'à 113) Sel 11 (jusqu'à 112)
Sel 114 a) 113,1-8
Sel 115 Sel 113 b) 113.9-26
a) 116,1-9 Sel 114

Sel 116b ) 116,10-19 Sel 115


Sel 117 Sel 116
Sel 118 (jusqu'à 146) Sel 117 (jusqu'à 145)
a) 147.1-11 Sel 146

Sel 147 b) 147,12-20 Sel 147


Sel 148-150 Sel 148-150

Les 150 psaumes sont répartis en 5 livres en analogie avec la Torah :

Psaumes 1-40 livre premier


Psaumes 41-71 livre
Psaumes 72-88 deuxième
Psaumes 89-105 livre
quatrième livre
Psaumes 106-150 cinquième livre

Contenu : Ce livre est différent de tous les autres. Les autres sont faits pour lire et écouter. Ceux-là pour prier et
chanter. En dehors de ce contexte, son message ne serait pas compris. Le thème des psaumes est si varié et
fécond qu’on peut dire qu’il n’y a pas de besoin humain qui ne trouve en eux une réponse. De nombreux
psaumes portent un titre ou une inscription qui indique généralement soit l'auteur du psaume, soit le genre
littéraire dans lequel il est composé, soit un avertissement musical ou un usage liturgique. Les genres littéraires
des psaumes sont répartis selon leur contenu, leur environnement vital ou leur style. Parmi les plus importants
figurent : les hymnes, la lamentation, la pénitence, la didactique, l'action de grâce, le pèlerinage, le messianisme
et la confiance. On y trouve les éléments nécessaires à la prière personnelle et communautaire qui font de la
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prière un croyant sage .

LES PROVERBES
Présentation : le mot « Proverbe » est traduit dans notre langue du mot hébreu « mashal », qui a plusieurs
significations : similitude, comparaison, dicton populaire, satire, parabole ou allégorie. Ce sont de brèves
paroles ou des formules diverses qui contiennent un enseignement tiré de l'expérience . Ce livre est le premier
des 5 livres de la Bible communément appelés « sagesse ». Salomon est considéré comme l'auteur de cet
ouvrage, à l'exception de quelques chapitres qui pourraient provenir d'Agur et de Lémuel, qui figurent à la fin.
On dit que Salomon composa plus de 3 000 proverbes.

Contenu : Votre message doctrinal peut s’articuler autour de cinq thèmes :

a) travail et tempérance : Dieu accorde ses bienfaits à ceux qui travaillent ;

b) questions sociales : face à la dureté, il convient d'être « prudent » en pratiquant la justice et la


miséricorde ;

c) thèmes familiaux : les proverbes adressés aux jeunes, conseillent de choisir une épouse en réfléchissant
au mariage et à l'éducation ;

d) thèmes politiques : des conseils sont donnés aux rois à la lumière de « l'autorité de Dieu » ;

e) thèmes religieux : la justice de Dieu, la Providence, le sens de la souffrance, le respect de la vie et la


"Crainte de Dieu".

Le thème de la « crainte de Yahvé » ( hw hy ta ry ) est la clé pour comprendre la sagesse : « La crainte de


Yahvé est le commencement de la sagesse » ( Prov 1 : 7). De même que l'expression « colère de Dieu » désigne
l'amour excessif de Dieu qui le fait intervenir de manière particulière en faveur de son peuple, de même
l'expression « crainte de Dieu » désigne le véritable amour du croyant pour Dieu qui le porte à agir.
conformément à sa sainte volonté - après avoir compris et apprécié les desseins de sa volonté -, déposant en lui
toute son affection et sa confiance . Une telle « peur » est à la fois le début et le couronnement d'une sagesse
foncièrement religieuse, par laquelle se développe une relation personnelle avec le Dieu de l'Alliance, au point
que peur et amour, soumission et confiance ne font qu'un (cf Ps 25 : 12-14 ;
128.1 ; Qo 12, 13 ; Oui 1,27-28 ; 2,7-9). En résumé, on pourrait dire que la « crainte de Dieu » fait référence à
trois sentiments qui peuvent être vécus à l'infini (sans limites) : l'amour ou l'affection , la confiance ou la
sécurité , et l'obéissance ou la soumission à Dieu.

Division : le livre compte 31 chapitres. Ceux-ci peuvent être divisés en 3 parties :

a) Pro 1-9 Prologue : éloge de la sagesse


b) Corps Pro 10-29 :
+ Pro 10-22a : Premier recueil de proverbes
+ Pro 22b-24 : diverses paroles de sages
+ Pro 25-29 : Deuxième recueil de Proverbes
c) Pro 30-31 Annexe : ajouts divers à la compilation primitive

ECCLÉSIASTÉS OU COHELET (Qo)


Présentation : Les termes « Ecclésiaste » et « Ecclesiasticus » viennent du mot gréco-latin « ecclesia », qui
signifie « assemblée » ou « église ». Ce livre est appelé Ecclésiaste parce qu’il est devenu un livre largement lu

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dans l’Église chrétienne primitive, mais les biblistes n’ont toujours pas résolu le mystère de ce nom. La Bible
hébraïque l'appelle le Livre de Cohelet, qui désigne, plus qu'une personne, une fonction. Quelque chose comme
« prédicateur » ou « directeur ». Il semblerait que Salomon serait aussi l’auteur de ce livre. On a dit que le livre
de Cohélet, plus qu'un livre organisé, est un cahier, où le maître de sagesse a écrit - pendant une période difficile
à fixer, mais peut-être longue - ses propres réflexions. Ces idées sont présentées sans plan précis.

Contenu : il y a des termes clés dans le livre qui aident à mieux comprendre le message, tels que : vanité, intérêt,
chagrin, travail, inquiétude sous le soleil, joie, bonheur, plaisir, etc.

L'expression « vanité des vanités » ( Qo 1,2-3) - « vanité » (hebel - lebeh ) est citée 34 fois - est l'aveu ou le cri
d'un homme qui, après avoir joui de tout ce qu'il pouvait, parvient à voir la réalité. à quel point la vie est
dépassée et je finis par détester cette même vie. Un fait est clair : Salomon a échoué et a atteint le sommet du
plaisir insensé pour avoir tourné le dos à Dieu. Tout est vanité quand le dessein divin est exclu ; quand la raison
d’être quelque chose n’est pas valorisée à la lumière de Dieu ; quand la sagesse devient folie en oubliant et en
méprisant la gratuité de Celui qui fait tout par amour. En bref : on enseigne que Dieu, Seigneur de tout ce qui
existe, est la seule chose nécessaire qui donne sens et valeur à ce qui est créé , même à ce qui semble absurde et
injuste (= souffrance du juste). Tout devient inutile et tout se réduit à néant en dehors de sa présence ; tout est «
vanité des vanités ». Il appartient à l'être humain - sobre et sage - de prendre conscience de cette magnificence
divine et de prendre conscience de son néant , gardant toujours les commandements du Seigneur dans une «
crainte divine » jalouse ( Qo 12,13).

Division : Ce livre contient 12 chapitres. Ceux-ci peuvent être divisés en deux parties :

a) Qo 1-6 Vanités terrestres : les thèmes du travail, de la connaissance, du plaisir, de la richesse, de la vie, de la
renommée, etc. sont abordés.
b) Qo 7-12 Sagesse pratique : des sujets intéressants et pratiques sont abordés, comme la patience et la crainte
de Dieu.

LE CHANT DES CHANTS


Présentation : Le titre de ce livre ne désigne pas un poème composé de nombreuses chansons ou chansons. C'est
simplement une façon d'exprimer le superlatif dans la langue hébraïque, comme signifiant « le plus beau des
poèmes ». L'auteur est peut-être Salomon, selon l'ancienne tradition juive et chrétienne, qui aurait composé plus
d'un millier de chants, ainsi que trois mille proverbes vers l'an 1000 avant JC. (cf 1R 5,12). Comme détail
particulier de ce livre, on observe que le mot « Dieu » n'apparaît sur aucune de ses pages. Cependant, c'est un
livre inspiré. C'est littéralement l'un des plus beaux et des plus intéressants de la Bible.

Contenu : sous l'image de l'union conjugale parfaite de Salomon et de Sulamite, est représenté l'amour de Dieu
pour son peuple et du peuple pour son Dieu. C'est le thème de l'amour fidèle , du mariage, que les prophètes
développeront aussi. L'influence de ce livre sur la littérature a été grande ; Il a influencé les grands mystiques
comme saint Jean de la Croix dans son « Cantique spirituel ».

Division : Ce livre comporte 8 chapitres. Les chercheurs font la distribution en 6 parties :

a) Ct 1-2,7 : Rencontre des amoureux


b) Ct 2,8-3,5 : Chant de la Salumita
c) Ct 3,6-5,1 : Fiançailles royales
d) Ct 5,2-6,9 : L'amour perdu et retrouvé
e) Ct 6,10-8,4 : Cantique de Salomon
f) Ct 8,5-14 : Vie unie

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SAGESSE
Présentation : Ce livre est appelé par les Grecs la « Sagesse de Salomon ». C’est certainement un livre d’une
grande sagesse, mais Salomon n’en est probablement pas l’auteur. Si Salomon entre en scène ( Sg 9, 7-12), c'est
fictif, par un procédé littéraire courant qui ne conduit pas à l'erreur. Il semble que l'auteur soit un juif au nom
inconnu, ayant vécu neuf siècles après Salomon, fier d'appartenir au peuple élu et familier des livres saints. Il
s'agit probablement d'un juif de la diaspora qui connaît bien les païens et leur parle dans sa propre langue
grecque. Chronologiquement, c'est le dernier livre de l'Ancien Testament. Il a été écrit vers l'an 50 avant JC. Ce
livre appartient au groupe deutérocanonique. Ni les protestants ni les juifs ne l’admettent.

Contenu : son message doctrinal présente des éléments dogmatiques importants pour la foi trinitaire et pour la
divinité de Jésus-Christ. Dans Sab 11,23-12,1; 15,2-3 il y a une synthèse non seulement du livre mais de tout le
complexe sapientiel , le sommet de ces réflexions étant exprimé dans la phrase : " Te connaître est justice et
sagesse parfaites ". En bref, nous parlons de la « Politique de Dieu » et de « sa Justice » qui mène à la vie
pleine, c'est-à-dire à la véritable libération. Sagesse, Justice et Vie sont les 3 colonnes de la théologie du livre. À
cela s'ajoutent d'autres thèmes, comme par exemple « l'immortalité » (la vie avec Dieu), dans lesquels il y a
implicitement une doctrine de la résurrection ( Sg 8, 13-17) ; le thème de l'harmonie finale comme triomphe de
la politique divine qui rend possible l'utopie de l'ordre parfait ( Sg 19, 18). 22); Le thème de la justice s'inscrit
dans une relecture politique de l'Exode ( Sg 10-19) ; une critique sévère de l'idolâtrie dans laquelle est évidente
la sagesse païenne qui ne passe pas de la création au Créateur ( Sg 14 : 7-30).

Division : le livre compte 19 chapitres. Ceux-ci peuvent être répartis en trois parties principales :

a) Sg 1-5 : La sagesse divine se manifeste ;


b) Sg 6-9 : Le pseudo-Salomon décrit la Sagesse
c) Sg 10-19 : La Sagesse divine agit dans l'histoire.

ECCLÉSIASTIQUE OU BEN SIRÁ


( Syracides)

Présentation : Ce livre s'appelle aussi Ben Sirá ou Siracide. L'auteur de ce livre est probablement Jésus, fils de
Sirach ( Si 50,29), qui vécut probablement vers le IIe siècle avant JC. Ce livre appartient également au groupe
deutérocanonique. On constate clairement qu'il reflète les hymnes du psautier, démontrant ainsi un traitement
assidu des psaumes. Il remarque également la tendance oratoire qui donne à ses propos un accent pompeux,
semblable à celui du prologue des Proverbes.

Contenu : son objectif principal est de « guider la vie en harmonie avec la loi ». En bref, il s'agit d'un manuel
d'éducation à travers lequel la morale et la religion constituent les points de base pour la « recherche de la
sagesse et la pratique de l'amour de Dieu » . D'autres thèmes sont la relation Loi-Sagesse ; une théodicée
profonde ; Rétribution-Messianisme ; Peur de Dieu .

Division : ce livre a peut-être été composé en trois étapes. Ceux-ci constituent la division des 51 chapitres :

a) Oui 1-24 Première compilation : introduction générale à la Sagesse et à sa fonction éducative ;

b) Oui 25-33 Deuxième compilation : sur les mariages heureux et malheureux ; affaires et relations humaines;

c) Oui 33-50 Troisième compilation : sur l'autorité du père, la souffrance-mort humaine et la sagesse présente
dans l'histoire.

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LIVRES PROPHÉTIQUES
1. BIBLIOGRAPHIE
GELIN A., Les livres prophétiques , dans ROBERT A.-FEUILLET A., Introduction à la Bible , dans ID.,
Introduction à la Bible I (Ed. Herder, Barcelone 1967) 431-534 ; VAWTER B., Introduzione alla letteratura
profetica , dans [Link]., Grande Commentario Biblico (Brescia, Queriniana 1974) 289-306 ; MIRANDA JM,
Livres prophétiques , in ID., Leçons bibliques. Guide pratique pour connaître la Bible (Ed. Paulinas, Bogota
1981) 142-159 ; VAWTER F., Bibliographie sur les Prophètes , dans Concilium 10 (1965) 109-120 ; Bible de
Jérusalem (Introduction aux prophètes).

2. QUESTIONS PRÉLIMINAIRES
La prophétie est un mot habituellement utilisé pour désigner toute révélation divine (2 Pierre 1 : 20-21), qui est
communiquée par l'Esprit de Dieu à travers des visions, des voix, des rêves et des événements. Les prophètes
étaient appelés ceux qui annonçaient ces révélations divines au peuple. La notion de prophète a plusieurs
significations. Il existe trois expressions hébraïques qui en indiquent le sens : Rô'eh = le voyant, celui qui voit
au-delà ; Hôzeh = visionnaire ; Nâbî' = ayb n = voyant qui agit étrangement, communiquant un message par
ses gestes symboliques. En grec : prophemin = celui qui prédit devant l'assemblée. Au commencement, Dieu
parlait directement aux hommes. C'est ce qu'il fit avec Abraham, Isaac, Jacob, Joseph, Moïse, etc. Plus tard,
Dieu a voulu se révéler à travers ses hommes élus, à qui il a ordonné de transmettre son message au peuple. De
nombreux prophètes sont apparus parmi le peuple d’Israël, certains faux et d’autres vrais . Les faux prophètes
étaient reconnus comme tels pour leurs tentatives d'introduire le culte idolâtre parmi le peuple ( Dt 13, 1-11) ou
pour des prédictions qui ne se réalisaient pas ( Dt 18, 20-22). Parmi les vrais prophètes , il y en avait qui
annonçaient seulement des révélations divines sans les écrire, comme Élie et Élisée et d'autres qui les
annonçaient et les écrivaient. Tous deux ont interprété l'histoire à la lumière de Dieu . Pour eux, Yahweh est le
seul Seigneur de toutes les forces et de toutes les puissances ; De là naît la conviction selon laquelle Yahvé peut
disposer librement non seulement des événements naturels, mais aussi des événements politiques extra-
israéliens. Votre Seigneur n'est pas seulement le Dieu d'Israël mais aussi le Dieu et Seigneur de tous les peuples
et de l'histoire. De plus, tous les événements sont vus et considérés par eux comme des appels et des
encouragements de Dieu à son peuple. Il est important de noter que dans les temps anciens, il existait des «
écoles de prophètes ». Samuel fut le premier à en instituer une, pendant son séjour à Ramah ( 1Sm 19,19-20).
Ces écoles étaient fréquentées par des étudiants dévoués et prometteurs et préparés à leur ministère. Un vieux
prophète ou directeur les dirigeait. Par ordre chronologique, les prophètes peuvent être divisés en quatre groupes
:

a) Prophètes de la période des deux royaumes (8ème siècle avant JC) : Amos, Osée, Michée et Isaïe ;
b) Prophètes avant l'exil (VIIe siècle avant JC) : Nahum, Sophonie, Habacuc, Jérémie ;
c) Prophètes de l'Exil (VIe siècle avant JC) : Ézéchiel et Dt-Isaías ;
d) Prophètes après l'exil (VI-III siècles avant JC) : Aggée, Zacharie, Tri-Isaías, Abdias, Joël, Jonas, Malachie,
Dt-Zacharias et Daniel .

AMOS ( sAm[ ) = Le voyant


Personne :
+ Nord
+ 760 avant JC

Livre :
Il comporte 9 chapitres répartis en cinq parties :
Am 1,1-2 : Introduction

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Am 1,3-2,16 : Jugement sur sept peuples et Israël
Am 3,1-6,14 : Exhortation et menaces contre Israël
Am 7,1-9,10 : Cinq visions
Am 9:11-15 : Annonce de restauration et conclusion

Les sujets :
+ Justice - Jugement de Yahvé jP v

+ Jour de Yahvé hw hyl ab -~Ay

+ Le Reste d'Israël la rfy tyr av

Osée ( [v Ah ) = Yahweh intervient


Personne :
+ Nord
+ 753-725 avant JC

Livre :
Il comporte 14 chapitres répartis en trois parties :
Osée 1,1-3,5 : Le mariage d'Osée et sa signification
Os 4,1-14,1 : Péchés et châtiments d'Israël
Osée 14 :2-10 : Conversion d’Israël et restauration

Les sujets :
+ L'amour et la fidélité de Yahweh sous le symbole de la prostitution
+ La lutte contre le syncrétisme
+ Eschatologie du désert
+ La connaissance de Yahvé -

MICAH ( hk ym ) = Qui est comme Yahweh


Personne :
+ Sud
+ 740-736 avant JC

Livre :
Il comporte 7 chapitres répartis en quatre parties :
Mi 1,1-3,12 : Poursuites contre Israël – Menaces et condamnation
Mi 4:1-5:14 : Promesses à Sion
Mi 6,1-7,7 : Processus d'Israël
Mi 7:8-20 : Espoirs

Les sujets :
+ Péché-Punition (Équité-iniquité, amour-tendresse)
+ Espoir

7
7
+ Le reste d'Israël

ISAÏE ( hy [ vy ) = (Yahvé agit toujours)


Personne :
+ Sud
+ 742-701 avant JC
+ Sa femme est prophète ( Is 8,3)
+ Nom symbolique de ses deux fils ( Is 7,3;8,3)
+ Il est conseiller du Roi ( 2R 19,1-7)
+ Effectuer des actions symboliques ( Is 20,2)
+ Votre vocation a une signification particulière ( Is 6,1-13)

Livre :
Il comporte 39 chapitres répartis en cinq parties :
Is 1-12 : Oracles contre Juda et Jérusalem
Is 13-23 : Oracles contre les nations
Is 24-27 : La grande Apocalypse
Is 28-35 : Oracles contre Israël et Juda
Is 36-39 : Annexe historique

Les sujets :
+ La sainteté de Dieu
+ Transcendance
+ Foi en Israël (croire ou ne pas être)
+ Les péchés comme injustice sociale
+ Salut universel
+ Le reste d'Israël
+ Messianisme
+ Dieu et sa Seigneurie
+ Médiation

NAHUM ( ~Wxn ) = Il a réconforté par Yahweh


Personne :
+ Sud
+ 625 avant JC
+ Le seul prophète qui ne parle pas des péchés d'Israël - Nationalisme violent

Livre :
Il comporte 3 chapitres divisés en deux parties :
Na 1.1-2.3 Introduction
Na 2,4-3,19 : Ruine de Ninive

Les sujets :
+ Jugement de Dieu (sur la chute de Ninive)
+ Idéal de justice et de foi

7
8
ZEPHONYAS ( hy npc ) = Celui qui attend
Personne :
+ Sud
+ 617-590 avant JC

Livre :
Il comporte 3 chapitres répartis en quatre parties :
Donc 1,1-2,3 : Le Jour de Yahweh en Juda
Donc 2:4-15 : Oracles contre les nations
So 3:1-8 : Oracles contre Jérusalem
Donc 3:9-20 : Promesses

Les sujets :
+ Le Jour de Yahvé
+ Le reste d'Israël
+ Invitation au salut

HABAKKUC ( qWQb x ) Réclamation du projet


Personne :
+ Sud
+ 605-598 avant JC

Livre :
Il comporte 3 chapitres divisés en trois parties :
Ha 1,2-2,4 : Dialogue entre le prophète et Dieu
Ha 2,5-20 : Malédiction contre l'oppresseur
Ha 3:1-19 : Appel à l'intervention de Yahvé

Les sujets :
+ Nouvel argument : le prophète revendique Dieu
+ Le Dessein de Dieu (projet divin)
+ Le problème du mal : pourquoi un peuple méchant est l'instrument de Dieu pour punir les gens
méchants ged ?
+ La réponse dans la foi : à propos de la victoire divine

7
9
JÉRÉMIE ( hmry ) = Yahweh a protégé
Personne :
+ Sud
+ 627-587 avant JC
+ A de nombreuses nouvelles biographiques et
autobiographiques
+ Il est issu d'une famille sacerdotale
+ Vit en trois périodes :
a) Josias (640-609 avant JC) la vocation
b) Yoyaquim (609-587 avant JC) prison de
crise
c) Sédécias (597-587 av. J.-C.) conseille la
performance
+ Il est le prophète des Macchabées - Père des Juifs
+ Jérémie dicte à son secrétaire Baruch

Livre :
Il comporte 52 chapitres répartis en cinq parties :
Jr 1,4-25,13 : Oracle contre Juda et Jérusalem
Jr 25,14-38 ; 46-51 : Oracle contre les Nations
Jr 26,1-35,19 : Prophétie du bonheur
Jr 36,1-45,5 : Passion de Jérémie
Jr 52 : Annexe

Les sujets :
+ Unité exclusive de Yahvé : Créateur et Seigneur
+ Miséricorde
+ Péché d'État et mal social
+ La Nouvelle Alliance Jr 31,31-33
+ Salut universel et pardon
+ Messianisme

EZEKIEL ( laq zxy ) = Dieu est fort


Personne :
+ Sud
+ 593-571 avant JC
+ Il est déporté (598 avant JC)
+ Sa mission est de faire comprendre que Yahvé est présent en terre étrangère
+ Il est issu d'une famille sacerdotale
+ Il est prêtre
+ C'est un homme préparé, cultivé et méthodique
+ A plusieurs disciples = École des disciples d'Ezéchiel

Livre :
Il comporte 48 chapitres répartis en cinq parties :
Ez 1-3 : Introduction
Ez 4-24 : Avant le siège de Jérusalem
Ez 25-32 : Oracles contre les nations
8
0
Ez 33-39 : Pendant et après le siège de Jérusalem
Ez 40-48 : La Torah d'Ézéchiel

Les sujets :
+ La gloire de Yahvé
+ Le salut comme grâce créatrice = le DON du pardon
+ Sainteté Divine = Transcendance et Monothéisme
+ Jugement Divin sur les fautes individuelles
+ Souveraineté et Seigneurie divine
+ La nouvelle humanité : nouvelle création
+ Purification universelle
+ La connaissance universelle de Dieu
+ Le Don de l'Esprit comme Loi écrite dans le cœur de chacun : "Et tu sauras que je suis Yahvé"
+ Messianisme : ce n'est pas un roi mais un berger qui émergera
+ Le début de l'apocalyptique
+ Le combat entre le Bien et le mal

DEUTÉRO-ISAÏE
Personne :
+ Anonyme
+ Sud
+ 550-539 avant JC
+ Prêche avec Jérémie (ils sont contemporains)

Livre :
Les chapitres 40 à 55 sont divisés en 2 parties :
Is 40-48 : Événements et incidences du décret de Cyrus
Is 49-55 : La conquête de Babylone, la consolation

Les sujets :
+ Salut universel
+ Théologie de la Servante de Yahvé (4 chants de la Servante)
+ Yahvé, Seigneur de l'Histoire
+ Yahvé, Dieu seul et Dieu de tous (universalisme)
+ Yahweh sauve par son serviteur - Dieu le Sauveur
+ Nouvelle Création - Nouvel Exode - Nouvelle Jérusalem
+ La souffrance comme signe et force de transformation

AGEO ( yG x ) = celui qui est né un jour férié


Personne :
+ Sud
+ 521-520 avant JC
+ Contemporain du prophète Zacharie et du prince Zorobabel et Josué

Livre :
Il comporte 2 chapitres divisés en quatre parties :
Ag 1,1-11 ; 1.15 : Invitation à la reconstruction
Ag 2,1-9 : Oracle sur le temple en construction

8
1
Ag 2,10-19 : Thèmes divers
Ag 2,20-23 : Oracle sur Zorobabel

Les sujets :
+ Messianisme
+ Théologie de la reconstruction du Temple
+ Espérance eschatologique

ZACHARÍAS ( hy rkz ) = Dieu se souvient


Personne :
+ Sud
+ 520-518 avant JC
+ Contemporain d'Aggée
+ Au moment du couronnement de Josué

Livre :
Il comporte 8 chapitres répartis en trois parties :
Za 1,1-6,8 : Les huit visions
Za 6,9-15 : Acte prophétique du couronnement
Za 7-8 : Le problème du jeûne

Les sujets :
+ Théologie de la Jalousie-Colère de Yahweh
+ Messianisme : harmonie des deux royaumes (humain-divin) = Christ
+ Eschatologie : réconciliation de toute l'humanité à la fin des temps, par la victoire et l'arrivée du
Royaume divin

TRITO-ISAÏE
Personne :
+ Sud
+ 515-445 avant JC
+ Mission du prophète : consoler les affligés de Sion mais dans un sens nouveau = reconstruction
intérieure par la renaissance du désir de pureté religieuse et de conversion

Livre :
+ La 3ème partie du livre d'Isaïe, qui comprend les chapitres 56-66, forme un seul bloc.

Les sujets :
+ Reconstruction intérieure
+ Sainteté
+ Justice
+ Alliance éternelle

+ Messianisme
+ Conversion universelle

8
2
ABDIAH ( hy db [ ) = Serviteur de Yahvé
Personne :
+ Sud
+ 450 avant JC
+ Influencé par un fort nationalisme

Livre :
C'est le livre le plus court de l'OT
Il comporte 21 versets divisés en deux parties :
Ab 1-7.10-14.15 : Édom
Ab 8-9.15ab.16-21 : Le Jour de Yahvé

Les sujets :
+ Théologie de la reconstruction de Sion (comme lieu de salut)
+ Le Jour de Yahvé
+ Souveraineté universelle de Yahvé (justice-omnipotence)

JOÉL ( le Malheur ) = Yahvé est Dieu


Personne :
+ Sud
+ 400-350 avant JC
+ Il est le prophète de la Pentecôte et de la Pénitence

Livre :
Il comporte 4 chapitres divisés en deux parties :
Jl 1-2 : Liturgie de douleur et de supplication
Jl 3-4 : Le Jour de Yahvé

Les sujets :
+ Le Jour de Yahweh comme Jour de l'effusion de l'Esprit
+ Jugement et restauration
+ Messianisme : Le Saint-Esprit prépare la « nouvelle humanité (Christ)
+ Pénitence - jeûne

JONAH ( hein Oui ) = Colombe


Personne :
+ Sud
+ Entre 538-200 avant JC environ.

+ Ce n'est pas le Jonas de 2Ri 14,25


+ Cité par Joël, Tobias et l'Ecclésiaste

Livre :
Ce n'est pas une histoire mais un Midrash

8
3
Il comporte 4 chapitres répartis en quatre parties :
Jon 1 : Jonas rebelle
Jon 2 : Jonas sauvé
Jon 3 : Conversion de Ninive et pardon
Jon 4 : La méchanceté du prophète et la réponse divine

Les sujets :
+ Dieu peut sauver de la mort
+ Universalisme religieux
+ Souveraineté divine
+ Préparation préfigurée de la mort et de la résurrection du Christ
+ Miséricorde divine
+ Salut universel

MALACH ( yk alm ) = mon messager


Personne :
+ Sud
+ 470-460 avant JC
+ Contemporain d'Esdras
+ Plus tard d'Agéo et Zacharie
+ Inspiré par Ézéchiel

Livre :
Il comporte 3 chapitres répartis en sept parties :
Mal 1,1-5 : L'amour de Yahvé pour Israël
Mal 1,6-2,8 : Contre les prêtres
Mal 2:10-16 : Mariages mixtes et divorce
Mal 2,17-3,5 : Le Jour de Yahvé
Mal 3:6-12 : La dîme du temple
Mal 3 :13-22 : Triomphe des justes le jour de Yahweh
Mal 3,23-24 : Annexes

Les sujets :
+ Le Jour de Yahweh comme purification des désordres
+ Messianisme
+ Théologie du culte
+ Conduite morale

DEUTÉRO-ZACHARIE
Personne :
+ Sud
+ 330-315 avant JC

Livre :
+ Ce sont des pièces littéraires sans dates et anonymes
+ Changer l'horizon historique
+ Il n'y a pas d'ordre thématique
+ Plus de 20 fois cité dans le NT

8
4
+ Comprend les chapitres 9 à 14 en un seul bloc

Les sujets :
+ Messianisme : il existe une doctrine messianique importante
+ Théologie de la Restauration de la Maison de David
+ Les promesses
+ Théologie de l'Alliance

DANIEL ( laY n D ) = Mon juge est Dieu


Personne :
+ Sud
+ Daniel n'est pas l'auteur mais le protagoniste
+ Daniel est un déporté de 607 avant JC
+ L'auteur est un inconnu de l'époque des Macchabées, qui compose le livre en s'appuyant sur la tradition
versions précédentes
+ Daniel date de 607 avant JC et le livre de 168-164 avant JC

Livre :
C'est un Midrash
14 chapitres répartis en trois parties :
Dan 1-6 : Partie narrative
Dan 7-12 : Les 4 visions
Dan 13-14 : ajouts grecs

Les sujets :
+ Théologie de l'histoire : l'histoire était considérée comme un projet divin et dans la lutte entre le bien et
le mal, un jugement surgit
+ Le jugement divin
+ Messianisme : en attendant la victoire définitive du Fils de l'Homme
+ Le royaume de Dieu
+ Angélologie
+ La résurrection

8
5
QUATRIÈME PARTIE
1. INTRODUCTION AU NT

2. ÉVANGILES SYNOPTIQUES

3. PENSÉES ET LETTRES DE PAUL

4. ÉPÎTRES CATHOLIQUES

5. LITTERATURE JOHNIENNE

8
6
INTRODUCTION AU NOUVEAU TESTAMENT
Lire de la page 89 à 102
1. BIBLIOGRAPHIE
+ DE LA POTTERIE I., La Vérité de Jésus. Études de christologie joanienne – Études du Nouveau
Testament (Madrid, BAC 1979) ; FITZMYER J.-BROWN R. (éd.), Actes des Apôtres - Lettres du NT et
Apocalypse - Bibliographie , in [Link]., Grande Commentario Biblico (Brescia, Queriniana 1974) 1036
1477 ; ALDAY CARRILLO S., Les Écrits de la Nouvelle Alliance , dans ID., Introduction à la Bible.
Qu'est-ce que la Bible. Comment lire la Bible ([Link].S "El Altillo", México 1981) 63-76 ; MIRANDA J.,
Évangiles, Actes, Lettres et Apocalypse , in ID., Leçons bibliques. Guide pratique pour connaître la Bible
(Ed. Paulinas, Bogotá 1981) 161-193 ; ROBERT A.- FEUILLET A., Nouveau Testament , in ID.,
Introduction à la Bible II (Ed. Herder, Barcelone 1967) 27-810.

2. CONSIDÉRATIONS PRÉLIMINAIRES
Le NT se compose de 27 livres répartis en cinq groupes : Évangiles ; Actes des Apôtres ; Lettres de Saint
Paul ; Lettres catholiques et Apocalypse. Ces livres nous présentent le message de Jésus-Christ,
couronnement des desseins salvifiques de Dieu pour l'humanité et l'Église qu'il a formée. Comme petit
détail à considérer, on peut dire que tous les livres du Nouveau Testament ont été écrits en langue
grecque, à l'exception de l' Évangile de saint Matthieu , qui a été écrit en araméen.

3. LES ÉVANGILES
« Évangile » est une expression d'origine grecque (« euagge/li/on » - « eu-angélion ») qui signifie «
Bonne Nouvelle ou Bonne Nouvelle ». On y annonce la joyeuse nouvelle que Dieu se fait homme dans la
personne de Jésus-Christ pour nous sauver, parce que nous sommes l'objet de l'amour divin. Les auteurs
de ces évangiles sont : Matthieu, Marc, Luc et Jean . Les trois premiers sont connus sous le nom de
synoptiques - un mot grec qui signifie « résumé » ou « vue d'ensemble » -, ainsi appelés dans notre cas
parce qu'ils ont des récits similaires, de sorte que, si nous placions ces récits dans trois colonnes
parallèles, nous verrions une coïncidence très appréciable. En revanche, les trois évangiles comportent
des détails qui les différencient.20 .

a) ÉVANGILE DE SAINT MATTHIEU

Matthieu , est l'un des disciples du Christ qui a écrit le premier livre du Nouveau Testament (non pas par
ordre chronologique mais par sa localisation dans la Bible). Son ancien nom était Lévi, fils d'Alphée et il
travaillait comme publicain collectant les impôts en Palestine, jusqu'à ce qu'il soit appelé par Jésus. 21 .
Matthieu a écrit l'Évangile vers l'an 80, à Jérusalem et en langue araméenne. Selon le contexte, l'Évangile
suppose la destruction de Jérusalem (70 après JC). L'évangéliste tente de présenter Jésus comme le
Messie, le Roi des Juifs22 . En plus de ce thème, il y a un message dense dans cet Évangile sur le «
Royaume des Cieux ». Cette expression n'est utilisée que par saint Matthieu. Ce livre sert également de
pont entre l'Ancien et le Nouveau Testament. Faites correspondre les prophéties du Messie qui
viendraient avec leur accomplissement23 . Par conséquent, il fait fréquemment allusion et cite les

20 Une tâche à réaliser -selon les instructions du professeur- est de chercher dans un dictionnaire ou un vocabulaire de
théologie biblique la signification du mot « Évangile ». À cet égard, vous pouvez voir : X. LEÓN-DUFOUR,
Vocabulaire de théologie biblique = Biblioteca Herder 66 (Editorial Herder, Barcelone 1967) 274-276.
21 A cet égard, on peut consulter les textes suivants : Mt 9,9-10 ; Marc 2,14-15 ; 2,14-15; Lc 5,27-32.
22 Cf. Mt 1,1-17 ; 2,1-12 ; 21,5 ; 25,31-46; 27,37.
23 La plupart des critiques soutiennent que l'Évangile de Matthieu s'adressait aux croyants du judaïsme ; C'est l'
Évangile palestinien . Mieux que Marc et Luc, il évoque l'environnement dans lequel Jésus a vécu ; De plus, la
manière dont il évoque continuellement des passages de l’ Ancien Testament révèle une richesse théologique qui ne
peut être comprise qu’en se référant aux prophéties de l’Ancien Testament. A ce sujet, on peut voir : A. ROBERT-
A. FEUILLET, Nouveau Testament , in ID., Introduction à la Bible II (Ed. Herder, Barcelone 1967) 194.
8
7
prophètes et relie les paroles des personnages de l’AT aux thèmes du NT .24 . C'est l' Évangile de
l'accomplissement des prophéties . La plupart des érudits divisent les 28 chapitres de l’Évangile en sept
parties.25 :

a) Mt 1-2 : Naissance et enfance de Jésus


b) Mt 3-7 : Promulgation du Royaume des Cieux
c) Mt 8-10 : Prédication du Royaume des Cieux
d) Mt 11-13 : Le mystère du Royaume des Cieux
e) Mt 14-18 : L'Église, prémices du Royaume des Cieux
f) Mt 19-25 : Prochain avènement du Royaume des Cieux
g) Mt 26-28 : Passion et Résurrection

b) ÉVANGILE DE SAINT MARC

Marc, contrairement à Matthieu, n’était pas un disciple direct de Jésus et ne le connaissait probablement
pas. Il était originaire de Jérusalem (cf. Actes 12, 12), cousin de Barnabas (cf Col 4, 10), et assistait Paul
dans l'apostolat.26 . Il fut aussi le compagnon de Pierre (cf 1P 5,13) et son interprète.

Comme on peut le constater, ses contacts avec les apôtres, notamment avec Pierre, furent très fréquents et
intenses. C’est pourquoi il ne fait aucun doute que Marc a utilisé leurs expériences pour écrire son
Évangile.27 .

Jusqu'à récemment, on pensait que l'Évangile de Marc avait été écrit entre 65 et 70 après JC, avant la
destruction de Jérusalem (70 après JC). Mais des études récentes plus sérieuses permettent une date plus
précoce, vers l'année 55-50 (même si certains chercheurs la situent encore en l'an 64). Ce serait donc le
premier Évangile écrit, avant celui de Matthieu et Luc.

Marc adresse son Évangile principalement aux Romains et présente Jésus comme "le Serviteur de
Yahvé", comme le Messie (cf 1,1; 8,29; 14,6) et comme le Fils de Dieu (cf 1,1; 14 , 61). Le ministère en
Galilée (cf. 1-6) montre Jésus comme le Maître et le Prophète ; Sa popularité devint immédiatement très
grande, mais pour éviter les déviations triomphalistes, Jésus imposa le secret (cf. 1, 44) et se désigna
comme « l'Homme » (titre messianique). Il annonce le Royaume de Dieu, qui ne sera pas inauguré par un
coup de force, mais sera le résultat de la croissance (cf 4, 1-10 ; 26-32) ; Pour la première fois, Jésus pose
à ses disciples la question décisive : Pierre, au nom de tous, déclare avoir reconnu en lui le Messie
attendu (cf 8, 27-30) ; Jésus clarifie le sens de son messianisme (cf. 8, 31) et les conditions pour être son
disciple, coupant court à toute illusion de triomphe (cf. 8, 34-38). Son entrée à Jérusalem est la
proclamation publique de son titre de Roi Messie

(cf. 11-13) et sa Passion, Mort et Résurrection en sont la confirmation (cf. 14-16).

En bref : son thème essentiel est la théophanie messianique pascale . D’autres réflexions théologiques
émergent autour de ce thème. Ses 16 chapitres peuvent être divisés en cinq parties :
a) Marc 1:13 : Préparation au ministère de Jésus
b) Mc 1,14-7,23 : Ministère de Jésus en Galilée
c) Mc 7,24-10,52 : Voyages de Jésus hors de Galilée
d) Mc 11,1-13,37 : Ministère de Jésus à Jérusalem
e) Mc 14,1-16,20 : Passion, Mort et Résurrection

24 Par exemple voir : Mt 1,22 ; 2,15-23; 4.14 ; 8.17 ; 12,17; 13h35 ; 21.4 ; 26,54 ; 27.9.
25 Pour une étude plus approfondie, vous pouvez consulter : A. ROBERT-A. FEUILLET, Nouveau Testament 171-197.
26 À cet égard, voir : Actes 12 :25 ; 13,5 ; Film 24 ; 2Tm 4,11.
27 Concernant cet argument, vous pouvez voir : A. ROBERT-A. FEUILLET, Nouveau Testament 198-199.
8
8
c) ÉVANGILE DE SAINT LUC

Selon Col 4 : 14, Luc était médecin et compagnon de saint Paul. Il est probablement né à Antioche.
Compagnon de Paul lors de son deuxième et troisième voyage apostolique (cf. Actes 16, 10; 20, 55). Il
était également avec lui lors des deux passages de Paul à Rome (cf. Actes 27, 16 ; 2Tm 4, 11). En plus de
cet évangile, Luc a écrit les Actes des Apôtres .

Il s'est converti en Gentil. Il a utilisé une grande partie de l’Évangile de Marc pour ses écrits. Il l'a écrit en
grec entre 75 et 90 après JC. (De nombreux chercheurs préfèrent le placer en l'an 75). Luc a adressé son
Évangile spécialement aux lecteurs grecs – ou non juifs –, afin de présenter Jésus comme le « Fils de
l'homme », l'être humain idéal. Comme les Grecs recherchaient depuis longtemps l'image de « l'homme
parfait », Luc eut l'occasion de satisfaire cette recherche. Quelques passages importants qui condensent
sa théologie sont :

+ L'histoire de la naissance et de l'enfance de Jésus (unique en détails) (cf 1-2)


+ Le témoignage de Dieu en faveur de son Fils (cf 3, 21-22)
+ L'annonce de Jésus comme Oint (cf 4, 16-24)
+ La mission du Fils de l'Homme (cf 19,10).

En dehors de ces passages significatifs, il ne faut pas oublier qu'un des thèmes lucaniens par excellence
est celui de « la miséricorde de Dieu ». Il développe ce thème principalement à travers des paraboles
émotionnelles, comme par exemple celle de la brebis perdue (cf. Lc 15, 3-7), de la drachme perdue (cf Lc
15, 8-10) et du fils prodigue (cf Lc 15). ),11-32). Il faut également prendre en compte l'intérêt de
l'évangéliste à mettre en valeur la présence du Saint-Esprit , tant dans le Christ 28 ainsi que dans les autres
personnages qui apparaissent autour de Lui, comme par exemple chez Zacharie (cf Lc 1,67), chez
Elisabeth (cf Lc 1,41), chez Jean (cf Lc 1,15), chez Siméon (cf. Lc 2,25) et en Marie (cf. Lc 1,35.41). Un
autre détail intéressant chez Luc est son utilisation fréquente de l'expression « Fils de l'homme » pour
mettre en valeur la personnalité messianique de Jésus.29 . Les 24 chapitres peuvent être divisés en six
parties :

a) Lc 1-2 : Naissance et vie cachée de Jésus


b) Lc 3,1-4,13 : Préparation au ministère de Jésus
c) Lc 4,14-9,62 : Ministère de Jésus à Jérusalem
d) Lc 10,1-19:27 : La montée à Jérusalem
e) Lc 19,28-21,38 : Ministère de Jésus à Jérusalem
f) Lc 22-24 : Passion, mort et résurrection

d) ÉVANGILE DE SAINT JEAN

L'évangéliste était naturellement originaire de Bethsaïda, en Galilée, près de la mer ou du lac de


Tibériade, fils de Zébédée et de Salomé, frère de Jacques le Jeune, avec qui il fut appelé à l'apostolat,
tous deux étant avec leur père, constituant le filets dans la barque (cf. Jn 1,37 ; Mt 4,21-22). Il est
identifié comme le disciple bien-aimé , qui apparaît plusieurs fois de manière anonyme au cours de cet
Évangile.30 . Étant évêque d'Éphèse, Jean fut emmené à Rome lors de la persécution de l'empereur
Domitien. Exilé par le même empereur sur l'île de Patmos, il y rédigea l'Apocalypse (cf. Ap 1, 9). Après
la mort de Domitien, il retourna à Éphèse, où il écrivit son Évangile contre Cérinthe et d'autres
hérétiques, afin de réfuter l'erreur qui commençait à se répandre de la part des gnostiques et des ébionites

28 Cf. Lc 3,16.22 ; 4,1.14.18; 10.21 ; 11,13; 12,12.


29 Cf. Lc 5,24 ; 6,5.22; 7.34 ; 9,[Link] ; 11h30 ; 12,8.10.40; 17,[Link] ; 18,8.31; 19,10 ; 21,27.36;
22,22.48.69 ;
24,7.
30 Cf. Jn 13,23 ; 18,15-16; 19,26-27.
8
9
qui niaient la divinité de Jésus-Christ.31 .

L'Évangile de Jean a été écrit en grec à la fin du Ier siècle (90-100). Le disciple resta célibataire et
mourut à un âge très avancé dans l'empire de Trajan. Le texte sacré est une proclamation de la messianité
et de la filiation divine . Jésus, pour saint Jean, est le Verbe fait chair, qui vient donner la vie divine aux
hommes (cf. Jn 1, 14). Jésus est aussi le témoin de ce qu'il a vu et entendu avec le Père (cf. Jn 3, 11).
Jean met trois caractéristiques importantes - différentes des autres évangélistes - dans ce livre : les signes,
la foi et la vie .

L'expression « signes » est le terme que Jean utilise pour décrire les miracles de Jésus. Ces signes visent à
montrer que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu venu pour apporter la vie.

« Croire » est l'un des mots les plus utilisés dans ce livre de Jean. Il apparaît au moins 98 fois. Et on le
trouve toujours sous la forme verbale « croire », jamais sous la forme nominale « croyance ». Ce qui
donne l’impression d’une action, de quelque chose qui se passe constamment. Dans ce contexte, « croire
», pour saint Jean, est un processus qui consiste à « savoir voir » et « accepter » le Verbe fait chair pour
avoir la vie.

« Vie » est un autre terme que Juan utilise beaucoup. C'est le résultat de la confiance en lui. Celui qui
reçoit la vie devient enfant de Dieu. C'est la nature divine communiquée au croyant. Le Saint-Esprit sera
le don de la vie pleine. Saint Jean, en écrivant cette histoire intime de Jésus, tente de conduire le lecteur
devant cette Personne divine qui, par ses paroles et ses signes, nous invite à décider pour lui d'avoir la
vie.32 .

De tous les Évangiles, celui-ci est le plus profond et le plus chargé de contenu théologique et spirituel. La
raison est simple : parce qu'elle est la plus réfléchie et la plus élaborée par la communauté primitive. Les
21 chapitres de cet Évangile peuvent être divisés en cinq parties :

a) Jn 1,1-18 : Prologue
b) Jn 1,19-12 : Ministère public du Fils de Dieu
c) Jn 13-17 : Ministère privé du Fils de Dieu

d) Jn 18-20 : Ministère de la passion, de la mort et de la résurrection


e) Jn 21 : Épilogue

4. ACTES DES APÔTRES


Le livre s’appelle ainsi parce qu’il rassemble l’activité merveilleuse des apôtres dans l’Église primitive.
Si les Évangiles nous conservent la « tradition évangélique » communiquée par les Apôtres et par les
premiers prédicateurs de la Bonne Nouvelle, nous pouvons dire que le livre des Actes des Apôtres nous
renseigne sur la vie et les coutumes de la communauté primitive et sur le grand événement de «
l'évangélisation » avec ses incidents respectifs.

31 Cérinthe apparaît - avec Simon le Mage (cf. Actes 8, 9-24) - comme l'un des représentants de l'hérésie gnostique .
Cette hérésie est un curieux mélange de religion orientale et de philosophie grecque qui suppose la croyance en un
dualisme absolu entre Dieu et le monde, entre l'âme et le corps, entre le bien et le mal. Il emprunte à la philosophie
grecque les éléments spéculatifs et la tendance du mysticisme naturaliste (= adorer la nature ou les éléments naturels
- le feu, l'eau, la terre et l'air - comme s'ils étaient des dieux). D'un autre côté, l'ébionitéisme est l'hérésie qui
prétendait que Jésus était le « fils naturel » de Marie et Joseph . A ce sujet, on peut voir : H. HEINEMANN, Hérésie ,
in Sacramentum Mundi. Encyclopédie théologique III (Herder, Barcelone 1976)385-389 ; K. RAHNER, Histoire des
hérésies , dans
Sacramentum Mundi. Encyclopédie théologique III (Herder, Barcelone 1976) 389-400 ; .J. QUASTEN, Patrologie. Les
deux premiers siècles I-II (Marietti, Casale Monferrato 1983) 137-138 ; 225 ; 257.
32 Cf. Jn 3,15.16.36 ; 4,14.36; 5,21.24.39-40 ; 6,[Link].47.51.53-54.63 ; 8.12 ; 10,10 ; 14,6 ; 17,2-3; 20,31.
9
0
L'auteur est saint Luc, comme le montre le prologue (cf. Actes 1, 1). Le livre couvre la période de l'an 30
à l'an 63. Il est fort probable qu'il ait été écrit entre 70 et 80 après JC. Le contenu des « Actes » repose sur
quatre aspects :

a) Aspect historique : c'est la suite du récit commencé par Luc dans son Évangile. Ce que Jésus a fait
se poursuit dans l'histoire à travers ses disciples grâce à l'action de l'Esprit. Il s'agit de l'histoire de
l'Église fondée par Jésus dans les premières années du christianisme.

b) Aspect théologique : trois thèmes théologiques se démarquent. Théologie du Saint-Esprit;


Théologie de l'évangélisation et théologie de l'histoire.

c) Aspect apologétique : c'est une défense du christianisme. Les Apôtres et les disciples sont témoins
de l'événement qu'ils ont vécu et donnent leur sang pour défendre la vérité révélée.

d) Aspect biographique : c'est une belle biographie, notamment en ce qui concerne Saint Pierre33 ,
Saint Paul34 et d'autres disciples comme Stephen35 , Philippe36 , Barnabas37 , Juan Marcos38 , Silas39 ,
Timothée40 , Apollon41 . Les 28 chapitres peuvent être divisés en six parties :

a) Actes 1:1-11 : Introduction : la commission apostolique


b) Actes 1:12-5:42 : L'Évangile de Jérusalem : origines
c) Actes 6-12 : Premières missions ; Évangile de Samarie et de Judée
d) Actes 13-19,20 : Mission de Barnabas et Paul ; Conseil de Jérusalem ; expansion.

e) Actes 19:21-28:29 : L'Évangile à Césarée et à Rome ; le prisonnier du Christ f) Actes


28,30-31 : Conclusion. L'accomplissement de la mission apostolique

5. LETTRES DE SAINT PAUL


La première figure de l’Église, comme écrivain et comme apôtre, est sûrement saint Paul. Sa
BIOGRAPHIE est très intéressante et peu de personnages comme lui suscitent sympathie et
admiration.42 . Et chez Paul tout est mystérieux, simple et sublime à la fois. Les Lettres pauliniennes et les
Actes des Apôtres sont les « sources immédiates » qui nous fournissent d'abondantes informations sur la
figure de Paul. Il – auparavant appelé Saul – était juif, de parents juifs, né à Tarse, province de Cilicie.
D'où son nom Paul de Tarse (cf. Actes 9,11).

Selon son propre témoignage, il était pharisien, comme son père (cf. Actes 23, 6), il parlait l'hébreu
(araméen) et, dans sa jeunesse, il apprit le métier de bâtisseur de tentes (cf. Actes 18, 3). Il appartenait à la
tribu de Benjamin (cf. Phil 3,5), et donc à une race combattante, vertu traditionnelle à laquelle Paul
honore (cf Gal 1,3). Très jeune, il se rendit à Jérusalem et étudia auprès du célèbre rabbin Gamaliel,
éminent professeur de l'école de Hillel (cf. Actes 22 : 3). Il était très jaloux des traditions (cf. Gal 1,1-

33 Cf. Actes 1,13.15 ; 2,14.37.38; 3,[Link].11.12; 4,8.13.19; 5,[Link].29; 8,14,20; 9,[Link].40.41.43;


10,[Link].[Link].[Link].44.45.46; 11,[Link]; 12,[Link].[Link]; 15,7.
34 Cf Actes 13,[Link].45.46.50 ; 14,[Link].19 ; 15,[Link].[Link]; 16,[Link].19.25.28-29.36.37 ;
17,[Link]-22.33 ; 18,5.8.9, etc.
35 Cf Actes 6,5.8.9 ; 7,59 ; 8.2 ; 11,19; 22,20.
36 Cf. Actes 1:13 ; 6,5 ; 8,[Link].[Link].[Link].40; 21.8.
37 Cf. Actes 4:36 ; 9.27 ; 11,22h30; 12h25 ; 13,[Link].46.50; 14,12.14.20 ; 15,[Link].[Link].
38 Cf. Actes 12,12.25 ; 15,37.39.
39 Cf Actes 15,[Link] ; 16,19.25.29 ; 17,[Link] ; 18.5.
40 Cf. Actes 16,1 ; 17,14.15; 18,5 ; 19h22 ; 20.4.
41 Cf. Actes 18:24 ; 19.1.
42 Pour avoir une étude plus complète de la figure, de l'œuvre et de la pensée de saint Paul, le travail sera réalisé selon
les indications du professeur. A ce sujet, on peut voir : A. ROBERT-A. FEUILLET, Nouveau Testament , in ID.,
Introduction à la Bible II (Ed. Herder, Barcelone 1967) 356-367 ; S. CARRILLO-ALDAY, Paul, apôtre du Christ.
Introduction : sa vie et ses épîtres (Missionnaires du Saint-Esprit-Institut de l'Écriture Sainte, Mexique 1980) 15-87.

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14) ; très cultivé, notamment dans la littérature grecque (cf. Actes 17, 28). Et enfin, il était citoyen romain
(cf. Actes 22,28) ce qui lui donnait le droit de faire appel à César (cf. Actes 25,11-12). Mais ce qu'il y a de
plus merveilleux chez Paul, c'est sa conversion et son zèle apostolique (cf. Actes 9,1-30 ; 22,3).

Tout cela nous amène à considérer Paul dans sa double appartenance . D'une part, Paul est JUIF
(influencé par la mentalité hébraïque) : influence de l'éducation dans la famille, à la synagogue et du
contenu des termes ; Il reçoit également l'influence du rabbinisme - il est rabbin - et du mysticisme de
Qumram. D'un autre côté, Paul est HELLÉNIQUE (influencé par la mentalité grecque) : il a un grand
bagage culturel « grec-populaire » qui influence de manière significative la psychologie et l'idéologie
paulinienne. Le problème est de savoir comment considérer et affronter Paul : comme juif ou comme
grec. La réponse est de le considérer dans son intégralité : comme juif « et » comme grec, en distinguant
fondamentalement son vocabulaire et ses contextes helléniques (mots et schémas grecs), de sa pensée et
de ses contenus juifs (messages et exhortations hébreux). On peut dire qu'il y a chez Paul toute une
sémantique juive avec un habillement hellénique . Ce fait peut être considéré comme un phénomène d’
hellénisation chrétienne.43 .

Nous présentons schématiquement ci-dessous quelques éléments biographiques par ordre chronologique :

1) Naissance : Sa date est inconnue, mais dans Fm 9 (écrit en l'an 61-63), Paul est désigné comme un
« ancien » (Presbytes), terme qui désigne toujours une personne de 50-60 ans ; Par conséquent, il est
possible de situer la naissance de Paul entre les années 5 et 10 après JC.

2) L'événement de Damas (la conversion de Paul) a probablement eu lieu entre 33 et 36 ; Aujourd'hui,


on parle de l'année 35.

3) Évasion de Damas : vers l'an 39 (cf. Actes 9,1-25).

4) Visions mystiques de Paul : années 41-42 (cf 2Cor 12,2).

5) Premier voyage : vers les années 45-49 (cf. Actes 13-14).

6) Concile de Jérusalem : années 48-49 (problème du baptême des païens (cf. Actes 11,1-18) et des
purifications légales (cf. Actes 15,1-2,20) avec les apôtres et les prêtres réunis pour discuter du cas
( cf. Actes 15, 5ss).

7) Deuxième voyage : entre les années 50-52 (cf. Actes 15:36; 18:22).

8) Troisième voyage : entre les années 53-58 (cf. Actes 18:23; 21:14).

9) Arrestation de Paul au Temple : années 57-58 (cf. Actes 21, 27-30).

10) Paul prisonnier : entre les années 57-59 (cf. Actes 24:22-27).

11) Paul à Rome : entre les années 59-60 (cf. Actes 27,1ss).

12) Martyre de Paul : entre les années 64-68 ; la plupart le situent en l'an 67 (cf. Tm et Ti ).

Par rapport à ses LETTRES , on sait qu'il y en a 13, sans compter celle des Hébreux (cf). On peut dire que
ce sont des épîtres préparées pour des Églises particulières. Paul a également écrit d'autres lettres qui ne
nous sont pas parvenues, par exemple une lettre à ceux de Laodicée , à laquelle Paul lui-même fait
référence dans Col 4 : 16 et 1 Cor 5 : 9.

43 CFO. KUSS, Paolo (éd. Paoline, Milan 1974) 383-406.


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Toutes les lettres se composent généralement de trois parties. Tout d'abord, une « introduction », avec le
nom de l'auteur, du destinataire et des salutations ; deuxièmement, le « contenu doctrinal et moral », qui
est souvent une conséquence de la doctrine présentée, appliquée aux besoins spirituels des fidèles. Et le
troisième, une « conclusion », avec salutations et bénédictions.

Paul avait l'habitude de dicter ses lettres. D'où les nombreuses inscriptions qu'on y retrouve parfois ; On
peut même voir, après des études analytiques détaillées, les paragraphes où Pablo a interrompu sa dictée,
ce qu'il ferait sûrement pendant plusieurs jours. Il écrivait ses lettres en grec, non pas classique, mais
vulgaire, commun, pour que tout le monde puisse les comprendre. Son style est vif, expressif, ardent,
vigoureux, parfois énergique, spontané, familier et surtout très personnel. Le cœur de sa doctrine est
centré sur le mystère du Cri Ceci, qui peut être résumé en trois grands blocs :

+ Justification par la foi en Christ.


+ L'œuvre rédemptrice de Jésus-Christ Dieu et homme. Par la mort et la résurrection, nous
sommes sauvés
+ La réalité du Corps du Christ dans la communauté de l'Église.

Le CLASSEMENT DES CARTES peut se faire selon différents critères. Les plus courants sont au nombre
de cinq :

a) Critère CANONIQUE : (Rm , 1-2 Cor , Gal , Eph , Phil , Col , 1-2Thes , 1-2Tm , Ti, Fm,
Heb).

b) Critère SYSTÉMATIQUE :
+ Premières lettres ( 1-2Thes ).
+ Grandes Lettres ( Rom, 1-2 Cor, Gal ).
+ Cartes de prison ( Fil, Col, Fm, Ef ).
+ Lettres pastorales ( 1-2 Tm et Ti ).

c) Critère CHRONOLOGIQUE (cf 1-2Thes, 1Cor, Gal, Phil, 2Cor, Col, Fm, Heb, Eph, 1-2Tm,
Ti ).

d) Critères THÉMATIQUES :
+ Lettres sotériologiques (Rom, 1-2 Cor et Gal ).
+ Lettres christologiques ( Eph, Col et Phil ).
+ Lettres eschatologiques ( 1-2Thes ).
+ Lettres ecclésiales et pastorales ( 1-2Tm, Ti et Fm ).

e) Critère STRUCTURE LITTERAIRE :


+ Lettres protopaulines ( Rom, 1-2Cor, Gal, Phil, 1Tes et Fm ).
+ Lettres deutéropaulines (Héb, 1-2 Tm, Ti, Eph, Col, 2Thes ).

Il existe d’autres critères pour diviser les Lettres pauliniennes, mais nous nous sommes limités à
mentionner les plus courants. Pour notre part, nous suivrons le critère thématique dans l'étude générale
des lettres pauliniennes.

a) Lettres SOTÉRIOLOGIQUES
C'est le nom donné aux lettres qui parlent directement du message de salut (du mot grec swth/r / soter =
salut). Il y a quatre lettres : aux Romains, 1-2 aux Corinthiens et aux Galates.

1) Lettre aux ROMAINS (entre les années 57-58)


Paul écrit cette lettre à la communauté de Rome, composée de convertis du judaïsme et de païens,
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apparemment entre les années 57 et 58, originaires de Corinthe. Il ne connaissait personnellement pas les
Romains, mais il y annonce sa prochaine visite. Cette lettre est la plus théologique de toutes. Il y reprend
les idées de son autre lettre aux Galates - qu'il avait écrite avant celle-ci - mais il développe ici le thème
de manière plus ordonnée et nuancée.

Concernant sa doctrine, on peut dire que Paul s'arrête à décrire la nouveauté de l'Évangile et la
transformation que la puissance de Dieu opère chez le croyant par l'Esprit. Les principaux thèmes
présents dans la lettre sont :

+ la Transcendance de Dieu + la mort et la résurrection du Christ


+ la gratuité du Salut + nature de la vie de l'Esprit
+ Grâce et péché + la Loi dans l'œuvre du Salut.

Ses 16 chapitres sont répartis comme suit :

a) Rm 1,1-15 : Introduction ; salutations et actions de grâces


b) Rm 1,16-15,13 : Corps Doctrinal
+ 1.16-4.25 : La justification
+ 5.1-11.35 : Salut
+ 12.1-15.13 : Exhortation morale
c) Rom 15:14-16:27 : Épilogue

2) Première Lettre aux CORINTHIENS (an 55)


Corinthe était une ville grecque importante, située à environ 80 km d’Athènes. Commercialement très
important. Paul visita Corinthe pour la première fois lors du deuxième voyage (cf. Actes 18 : 1-17). Là, il
rencontra Aquilas et Priscilia, en attendant l'arrivée de Silas et Timothée en Macédoine, et voyant qu'ils
avaient le même métier que lui, il vécut comme eux pendant qu'il prêchait. Alors qu'il était à Ephèse, lors
de son troisième voyage (cf. Actes 19, 1-4), des membres de la famille de Chloé lui apportèrent la
nouvelle que les choses n'allaient pas très bien.

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choses dans la communauté de Corinthe (cf 1Co 1,11). De plus, la communauté lui avait envoyé une
lettre dans laquelle elle lui faisait part de certains problèmes survenus, en même temps qu'elle demandait
une réponse (cf 1Co 7,1; 8,1; 12,1; 15,12 et 16). ,1 ). Pour répondre à ces questions et à d’autres, Paul
écrit ses lettres, la première d’Éphèse et la seconde de Macédoine.

Le message se trouve dans les réponses que Paul donne aux difficultés qui se présentent à lui. Toutes les
difficultés sont synthétisées en trois noyaux : a) la débauche, b) l'individualisme et c) l'égocentrisme.
Face à ces difficultés, Paul ne fait pas de livre de recettes mais invite plutôt la communauté à se
confronter à l'Évangile (cf 1Co 15,3-5), au Kérygme et à la Tradition ecclésiastique (cf 1Cor 11,23-27).
L'apôtre demande de suivre les exemples de Jésus en l'imitant dans ses actes ; Cette action doit être
considérée comme le fondement de votre foi (cf 1Cor 6,7;8,6). La division des 16 chapitres de la
Première Lettre aux Corinthiens comprend trois parties : Introduction, Corps doctrinal et Conclusion.

a) 1Cor 1,1-9 Introduction : destinataire, salutation et action de grâce


b) 1Cor 1,10-16,22 Corps Doctrinal (cf structure générale du contenu )
c) 1Cor 16,23-24 Conclusion : Chaque indicatif de l'éthique chrétienne doit avoir comme
réponse un impératif éthique.

La structure générale du contenu de la lettre en termes de difficultés et de réponses est la suivante :


DES DIFFICULTÉS RÉPONSES
3) Deuxième Lettre aux CORINTHIENS (entre les années 56-

1) Divisions internes : culte de la personne (1,12;3,4)---je R= Centre Christique unique et exclusif (1,10-16;3,1-
2) Fausse sagesse (1.18 ; 2.5) -------------------------------je 17;4,9) R= Sagesse divine révélée sur la Croix (1,18-
3) Dégénérescences : débauche (5-6)----------------------je 31;2,1-5)
4) Problème marié et célibataire (7) -----------------------je R= Live selon Esp.S. c'est en nous. (6,19-20) R= Vivre
5) Sur l'idolâtrie (8-10) --------------------------------------je la vocation donnée : Mariage.-Virginité (7) R= Un Dieu
6) Divisions dans les célébrations eucharistiques (11) - -je et Seigneur ; ne pas faire scandale (8-10) R= La Cène,
7) Charismes individualistes et fiers (12-14) -------------je sacrement de solidarité et d'amour (11) R= Charisme-
8) Déni des réalités eschatologiques (15) -----------------je dons du Seigneur pour le service-Ek (12-14) R= Christ
9) Le problème des collections (16,1-4) ------------------je ressuscité, réalité eschatologique (15) R = Donner le
10) Problèmes familiaux (16.5-12) ------------------------je poste à des personnes de confiance (16.4)
R= Restez ferme dans la foi et l'amour (16,13-24)
57)
Conformément à la lettre précédente, l'épître traite de certains problèmes pratiques concernant les super-
apôtres adversaires de Paul et de sujets particuliers.

+ La thèse des adversaires de Paul dit qu'il ne peut pas être apôtre parce qu'il n'a pas été choisi. Paul
réagit en s'excusant en se présentant comme quelqu'un qui possède le Christ dans sa chair ; il a reçu la
puissance qui vient de Dieu (1-3).

+ Contre la faiblesse et l’ambition, Paul est obligé de se louer comme quelqu’un qui est fort dans la
faiblesse, puisque sa force est en Christ (10-13).

+ Cette lettre est la lettre par excellence sur « l'Apostolat » et sur le « ministère de l'Esprit » (11).

+ Il parle également de la « nouvelle alliance » révélée dans les prophètes Jérémie et Ézéchiel ; Cette
alliance se réalise effectivement en Christ. C’est donc à travers Christ que l’Ancien Testament est lu. Le
Christ est le critère herméneutique (3).

+ Un autre thème de cette lettre concerne « l’eschatologie individuelle » (5 : 1-10).

Ses 13 chapitres sont répartis en trois parties :

a) 2Cor 1,1-11 Introduction : destinataire, salutation et action de grâce

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b) 2Cor 1,12-13,10 Corps Doctrinal :
+1.12-7.16 : En savoir plus sur les incidents précédents
+ 8-9 : Organisation de la collection
+ 10-13 : Excuses de Paul
c) 2Cor 13,11-13 : Conclusions

4) Lettre aux GALATIENS (an 57)


Les destinataires de cette lettre sont sans aucun doute les habitants de la région "Galate", visitée par Paul à
l'occasion des deuxième et troisième voyages (cf. Actes 16,6;18,23). Il aurait pu être écrit à Éphèse ou en
Macédoine. Doctrinement, il présente les idées de la lettre aux Romains, bien que beaucoup plus concrètes et
schématiques.

Avec la lettre aux Romains, cette lettre a un grand contenu sotériologique qui attire l'attention sur la Loi et
l'expérience chrétienne de foi . Il y a aussi une exhortation sur la liberté et l'amour chrétiens. Ses 6 chapitres
sont répartis comme suit :

a) Gal 1,1-10 Introduction : salutations et avertissements


b) Gal 1,11-6,10 Corps Doctrinal :
+ 1.11-2.21 Excuses personnelles
+ 3.1-4.31 Argumentation doctrinale
+ 5.1-6.10 Exhortations
c) Gal 6:11-18 Épilogue

b) Lettres de CHRISTOLOGIE
C'est le nom donné aux épîtres qui traitent directement de la figure de Jésus-Christ. Il y en a trois : aux
Éphésiens, aux Colossiens et aux Philippiens. Ils ont été écrits alors que Paul était emprisonné à Rome (cf.
Actes 28:30 31). C'est pourquoi elles sont également reconnues sous le nom de « Lettres de captivité ».

1) Lettre aux ÉPHÉSIENS (entre les années 58-61)


Au premier siècle de l'ère chrétienne, Éphèse était considérée comme la première ville d'Asie, même si en
réalité c'est Pergame (cf. Ap 2, 12) qui restait la capitale officielle. Mais son importance commerciale,
intellectuelle et même religieuse était très grande. La grande déesse des Éphésiens était Diane, pour qui ils
construisirent un temple splendide (cf. Actes 19, 23). Paul a évangélisé cette ville (cf. Actes 19, 20) et l'a
consolidée dans la foi, jusqu'à construire une des communautés chrétiennes les plus parfaites, comme il le
proclame dans la lettre qu'il leur écrit. Les thèmes principaux de cette épître sont les suivants :

+ Le Mystère est révélé, accompli et réalisé dans le Christ comme Principe de l'univers tout entier (1,9)

+ L'horizon Cosmologique apparaît avec la mention que l'univers est dans le dynamisme d'un mouvement
orienté vers la fin fixée par Dieu (1,21 ; 3,10)

+ La christologie met l'accent sur les relations profondes du Christ avec tout ce qui est créé et évoque la
récapitulation de tout dans le Christ : le mystère du Plérôme (1,10)

+ L'ecclésiologie présente l'Église comme le Corps mystique du Christ (1,22 ; 2,16)

+ D'autres sujets abordés dans cette lettre sont : la vocation à la sainteté, l'élection protologique, la

prédestination, adoption filiale, rédemption, sceau du Saint-Esprit et autres.

Ses 6 chapitres sont répartis comme suit :


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a) Eph 1,1-2 Introduction : brève salutation
b) Eph 1,3-6,20 Corps Doctrinal :
+ 1,3-3,21 Le mystère du salut et l'Église
+ 4,1-6,20 Exhortation à l'unité et à la vie chrétienne
c) Eph 6:21-23 Conclusion : nouvelles personnelles et salutation finale

2) Lettre aux PHILIPPIENS (entre les années 56-57)


Philippes, une ville de Macédoine, était célèbre, entre autres, pour la bataille menée en 42 avant JC. entre
Octave et Antoine, d'une part, et Brutus et Cassius, d'autre part. Octavien triomphant donna à la ville le statut
de colonie romaine, c'est pourquoi elle devint une reproduction de la Cité Impériale.

Paul vient prêcher à Philippes pour la première fois, accompagné de Silas, Timothée et Luc, vers l'an 51,
commençant ainsi son apostolat européen (cf. Actes 16, 12-40). Là, il forma une communauté dont le noyau
principal était Lidia et sa famille. Cette lettre ne comporte pas de plan de doctrine systématique. Il s'agit plutôt
d'une conversation paternelle et affectueuse, dans laquelle il invite ses enfants philippiens à maintenir l'unité,
la charité, l'humilité, la joie et d'autres vertus qu'ils ont su mettre en pratique. Bien qu'il n'ait pas de plan
systématique, il possède un hymne christologique qui contient une profonde théologie de l'Incarnation, de la
Rédemption et de la Glorification du point de vue de la Kénose et de la Doxa (2,5-11). La lettre écrite de
Rome contient 4 chapitres :

a) Phil 1,1-11 Introduction : salutation, action de grâce et supplication


b) Phil 1,12-3,21 Corps Doctrinal :
+ 1,12-26 Situation personnelle de Paul
+ 1h27-14h30 Invitation parentale
+ 3,1-21 La vraie voie du salut
c) Phil 4,1-23 Conclusion : conseils, remerciements et salutation finale

3) Lettre aux COLOSSIENS (entre les années 58-60)


Colosses était une petite ville située sur les rives du fleuve Lycos, près de Laodicée et de Hiérapolis. En raison
de sa position géographique enviable, des idéologies opposées se sont répandues parmi la population.
Epaphras, le collaborateur de Paul, avait déjà évangélisé cette ville et informé Paul de l'amour des Colossiens
(1,18) et du danger que représentait pour eux l'enseignement de certaines erreurs. Pour cette raison, Paul est
encouragé et leur écrit cette lettre depuis Césarée. La doctrine met l'accent sur la grande importance de son
hymne christologique : le Christ a la Primauté universelle et définitive sur tout ce qui existe en raison de son
rôle créateur, de son sacrifice rédempteur et de son triomphe sur les puissances du cosmos (1, 15-20). Ses 4
chapitres sont répartis comme suit :

a) Col 1,1-4 Introduction : salutation, action de grâce et supplication


b) Col 1,4-4,6 Corps Doctrinal :
+ 1,15-20 Partie dogmatique : primauté du Christ
+ 1,21-25 Sotériologie et autres thèmes
+ 2.1-4.6 Avertissements d'erreur
c) Col 4:7-18 Conclusion : nouvelles personnelles et salutation générale

c) Lettres ESCHATOLOGIQUES
C'est le nom donné aux lettres pauliniennes qui font référence aux dernières choses et à la seconde venue du
Christ.44 . Il y en a deux et tous deux sont adressés aux Thessaloniciens.

44 Le terme « eschatologie » vient du grec « eschata »-« eschaton »-« eschatos » = trois mots qui indiquent la réalité
dernière et définitive. « Eschata » (pluriel neutre) = la pluralité de ces réalités ultimes ; « Eschaton » (neutre singulier) =
leur unité radicale et singulière ; "Eschatos" (masculin singulier) = l'aspect personnel de la réalité ultime. Eschatos-logos
= la doctrine des dernières réalités, les dernières, les définitives.
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1) Première Lettre aux Thessaloniciens (entre les années 50-51)
Thessalonique était la capitale de la Macédoine au temps des premiers chrétiens. Elle a été fondée par le roi
Cassandre vers 315 avant JC. et a appelé Thessalonique parce que c'était le nom de sa femme, qui était aussi
la sœur d'Ale. Jandro Magnus. En 148 avant JC, elle tomba sous domination romaine. Paul arrive dans la
grande ville commerçante lors de son deuxième voyage accompagné de Silas et Timothée (cf. Actes 17 : 1-9).

Le séjour de Paul et de ses compagnons à Thessalonique s'est d'abord déroulé sans problème, mais très vite
des Juifs jaloux ont commencé à protester contre eux, les accusant d'avoir accompli des actes contraires aux
décrets de César, affirmant qu'il y avait un autre roi, Jésus (cf. Actes 17:7). C'est pour cette raison qu'ils furent
renvoyés de la ville. Mais une communauté y fut implantée. De Corinthe, il écrit ces deux lettres aux
Thessaloniciens en difficulté, en tant qu'ami et conseiller spirituel.

La doctrine présente dans cette lettre porte principalement sur l' argument eschatologique : il faut avoir la foi
et la patience. Il est nécessaire de mener une vie de sainteté, en croyant fermement à la résurrection des morts
et à la venue glorieuse du Seigneur. Quelques expressions utilisées pour désigner le sens eschatologique de
ces vérités sont : « Jour du Seigneur », « l'apostasie », « l'adversaire », « l'obstacle », « l'espérance de la
Parousie ». Le concept paulinien de « temps » joue un rôle très particulier, non pas comme « xronos » =
développement, mais plutôt comme « xairos » = temps de grâce. Ses 5 chapitres sont répartis comme suit :

a) 1Thes 1 :1-10 Introduction : salutation et action de grâce


b) 1Thes 2,1-5,22 Corps Doctrinal :
+ 2,1-12 Le comportement de Paul
+ 2,13-16 Foi et patience des Thessaloniciens
+ 2,17-3,13 Préoccupations de l'apôtre
+ 4.1-5.22 Recommandations
c) 1Thes 5,23-28 Conclusion : dernière prière et adieu

2) Deuxième Lettre aux Thessaloniciens (entre les années 50-51)


Un petit groupe de Thessaloniciens anticipe le « pas encore » eschatologique dans le « déjà ». Paul répond à
cette question en mettant en garde contre cette interprétation. Paul affirme que la justification commence «
maintenant » avec l'acte de foi, mais atteint sa plénitude dans le futur. Il existe donc une tension entre la
certitude de l'action divine et l'insécurité de l'avenir temporel, c'est-à-dire le fameux problème du « déjà mais
pas encore ».

Dans ce contexte eschatologique, l'accent est mis sur le grand événement de la venue du Seigneur et de ses
signes. Bref, c’est toute une théologie « éthique-parousienne ». Ses 3 chapitres sont répartis comme suit :

a) 2Thes 1:1-12 Introduction : salutations, actions de grâces et paroles d'encouragement


b) 2Thes 2,1-5,22 Corps Doctrinal :
+ 2,1-12 La venue du Seigneur et ses signes précurseurs

+ 2,13-3,15 Exhortation à la persévérance et à l'ordre


c) 2Thes 3,16-18 Conclusion : prière et adieu
d) Lettres ECCLÉSIALES OU PASTORALES
Ils sont ainsi appelés en raison de l'insistance que l'apôtre met sur les responsabilités personnelles et les
fonctions publiques que doit avoir tout « ministre de Jésus-Christ », consacrées à garder, guider et nourrir les
brebis des églises locales. Les lettres ecclésiastiques ou pastorales sont au nombre de quatre : deux à
Timothée, une à Tite et une à Philémon, toutes disciples de Paul.

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1) Première Lettre à TIMOTHÉE (vers l'an 67)
Ce personnage apparaît pour la première fois dans Actes 16 : 1 et a peut-être été converti par saint Paul lors de
sa première mission en Galatie. L'apôtre l'appelle « vrai fils dans la foi » et « fils bien-aimé » (cf 1Tm 1,2). Sa
mère était juive, c'est elle qui l'avait principalement éduqué, et son père était grec (cf. Actes 16, 3). Il
connaissait les Écritures depuis qu'il était petit (cf 1Tm 3,14-15). Les frères de Lystre et d'Iconium ont donné
un bon témoignage de leur fervent apostolat (cf. Actes 16, 2). Il accompagna Paul dans plusieurs de ses
aventures : il resta à Éphèse pour régler les affaires de cette communauté et superviser son organisation et sa
conduite (cf 1Tm 1,3 ; 3,1-14 ; 4,6-16). Paul avait une grande confiance en Timothée ; La preuve en est qu’on
lui confia la responsabilité d’une Église importante. En tant qu'homme de Dieu, témoin de la bonne profession
devant Ponce Pilate (cf 1Tm 6,13), il a gardé ce qui lui avait été confié (cf 1Tm 6,20).

Bien qu'elle ait une signification théologique purement pastorale, on trouve dans cette lettre des affirmations
théologiques d'un grand poids pour les dogmatiques: bases sotériologiques et christologiques d'importance (cf
1Tm 1,15.17; 2,3-8; 3,16; 6,15-16) . Ses 6 chapitres peuvent être répartis comme suit :

a) 1Tim 1,1-2 Introduction : salutation


b) 1Tim 1,3-6,16 Corps Doctrinal :
+ 1.3-2.15 : Les responsabilités de Timothée
+ 3,1-6,10 Le rôle des ministres et des fidèles
+ 6,11-16 Exhortation solennelle à Timothée
c) 1Tim 6,20-21 Conclusion : salutation finale

2) Deuxième Lettre à TIMOTHÉE (vers l'an 67)


Lorsque Paul lui écrit de Rome, il demande à Timothée de lui rendre prochainement visite, accompagné de
Jean Marc (cf 2Tm 4,9). Dans cette lettre nous trouvons une théologie sur le sens de la souffrance (cf 2Tm
2,1-13). Aussi - malgré son ton pastoral - il y a des éléments profonds qui sous-tendent la vérité dogmatique
sur l'Inspiration (cf. 2Tm 3,14-17). Ses 4 chapitres peuvent être divisés comme suit :

a) 2Tim 1,1-18 Introduction : salutation et action de grâce


b) 2Tim 2,1-4,8 Corps Doctrinal :
+ 2,1-13 Signification des souffrances de l'apôtre
+ 2,14-26 Lutte contre les faux médecins
+ 3.1-17 Prévention contre la fin des temps
+ 4.1-8 Conjuration solennelle
c) 2Tim 4,9-22 Conclusion : recommandations et salutation finale

3) Lettre à TITO (vers l'an 68)


Tite, comme Timothée, a connu le Christ grâce à la prédication de Paul. L'apôtre a aussi des éloges
significatifs à son égard, comme « vrai fils dans la foi commune » (Cf Tit 1,4). Il était d'origine grecque, peut-
être né à Antioche en Syrie. Il accompagna Paul et Barnabas à Jérusalem (cf. Gal 2,1ss). Tite fut parfois
envoyé par Paul comme "médiateur diplomatique" à Corinthe (cf 2Co 7,6s), à Jérusalem et sur l'île de Crète
(cf Tit 1,5).

Le contenu doctrinal se limite presque aux exhortations pastorales, mais les fondements dogmatiques de ces
revendications pastorales se retrouvent dans la lettre (cf. Tt 2, 11-15). Les 3 chapitres de la Lettre à Tite
peuvent être divisés comme suit

a) Tit 1,1-4 Introduction : salutation


b) Tit 1,5-3,7 Corps Doctrinal :
+ 1.5-9 Institution des prêtres
+ 1,10-16 Contre les faux médecins
+ 2,1-15 Devoirs de certains fidèles et leur fondement dogmatique
+ 3,1-7 Devoirs généraux des fidèles

9
9
c) Tt 3:8-15 Conclusion : conseils et salutation finale

4) Lettre à PHILEMON (vers l'an 68)


Philémon était un disciple de Paul et lui écrivit apparemment cette lettre en même temps qu'aux Colossiens,
qui se réunissaient dans sa maison. C'est une jolie lettre qui nous montre les relations personnelles entre deux
apôtres chrétiens.

Cette lettre comme les trois autres, dans leur contenu doctrinal, insistent sur une série de « règles », «
instructions » et « conseils » de vie et d'action, donnés aux pasteurs en vue de la direction des Églises. Cette
épître est si brève qu’elle ne comporte que 25 versets résumés comme suit :

a) Phil 1-4 Salutations avec action de grâce et prière


b) Phil 5-21 Intercession en faveur d'Onésime afin qu'il soit bien reçu
c) Phil 22-25 Recommandations et salutation finale
d) Lettre aux HÉBREUX
Actuellement, les exégètes sont unanimes pour considérer que Paul n'est pas l'auteur, mais plutôt l'un de ses
disciples ou compagnons de prédication, comme Barnabas, Silas ou Apollon. Pour d'autres, comme Von
Harnack et Ruth Hopin, l'auteur de cette lettre serait Priscilla, une femme d'origine romaine, aristocratique et
alphabétisée.45 .

Quoi qu'il en soit, le message doctrinal s'inscrit dans la lignée de la pensée paulinienne, et c'est sans doute la
raison pour laquelle il lui a été attribué. Dans son aspect dogmatique ou doctrinal, le point fondamental de
cette lettre est de présenter le Christ comme Prêtre suprême et éternel, et en même temps, comme
Rédempteur, en faisant une référence particulière à l' Ancien Testament (cf. 1,3; 2,17; 4, 14-16 ; 7.25 ; 10.11-
13 et 13.8).

C’est une théologie sacerdotale vraie et profonde. La lettre parle également du culte chrétien, comme étant de
loin supérieur au culte juif, afin de convaincre certains judéo-chrétiens qui aspiraient à ce qu'ils pratiquaient
autrefois. Sous son aspect moral, il y a des avertissements sur le danger de la négligence, de l’incrédulité, de
l’immaturité et de l’apostasie. Ses 13 chapitres peuvent être divisés comme suit :
a) Hé 1,1-9,28 La supériorité du Christ
+ 1,1-3 au dessus des prophètes

+1,4-14 ; 2,5-18 au dessus des anges


+3,1-6 ; 4,2-14 ; 7 : 1-28 au-dessus de Moïse, Josué et le sacerdoce lévitique

b) Hé 10 :19-13 :25 La supériorité de la foi

6. LETTRES CATHOLIQUES
Ce sont des épîtres préparées pour l'Église universelle. On les appelle ainsi parce qu'ils ne s'adressaient pas à
une communauté particulière comme celles de San Pablo, mais à toute la chrétienté. Il y en a sept au total.

a) menu de SANTIAGO
L'apôtre apparaît, peut-être, comme l'auteur de cette lettre, que Paul appelle « Jacques, le frère du Seigneur »
(cf. Gal 1, 19). Matthieu 13 :55 fait également référence à lui ; et Jean 7 : 5 le décrit comme incrédule
pendant le ministère du Christ, une position qu'il rejette bientôt. Dans Actes 1 : 14, il est considéré comme un
45 Cf. J. MIRANDA, Évangiles, Actes, Lettres et Apocalypse , in ID., Leçons bibliques. Guide pratique pour connaître la Bible
(Ed. Paulinas, Bogota 1981) 184.
1
0
croyant, tout comme dans 1 Cor 15 : 7. Au départ de Pierre de Jérusalem, il semble que ce soit ce Jacques qui
assume la direction de la communauté de ce lieu. Il apparaît pour la dernière fois dans Actes 21 :18. La
tradition indique qu'il fut martyrisé à Jérusalem vers l'an 60.46 .

Cette lettre aborde le thème de la foi, en affirmant que "la foi sans les œuvres est morte" ( Jc 2,26; cf 2,18.20),
et que par conséquent elle ne justifie ni ne sauve (cd Jacques 2,14-26). Il y a aussi une réflexion profonde sur
la Sacra ment de l'onction des malades. Il comporte d'autres thèmes pratiques, comme le respect des
personnes, les affaires, les désaccords entre frères, la discorde, les riches et la venue du Seigneur. Mais toutes
ces réflexions sont faites dans la perspective de « la foi qui se manifeste dans les œuvres ». Votre 5
Les chapitres peuvent être répartis comme suit :
a) St 1,1 Salutation
b) Jacques Corps Doctrinal :
1,2-5,11
+ 1,2-4 Profitez des tribulations
+ 1,5-8 Demande de sagesse
+ 1,9-11 Destin des riches
+ 1,12-15 La preuve
+ 1,16-27 Acceptez la Parole et mettez-la en
+ 2,1-13 pratique
Respect dû aux pauvres
+ 2,14-26 Foi et œuvres
+ 3,1-12 Contre l'intempérance dans le
+ 3,13-18 discours
Vraie et fausse sagesse
+ 4,1-12 Contre la discorde
+ 4,13-5,6 Avertissement aux riches
+ 5,7-11 La Venue du Seigneur
c) Jacques Conclusion : exhortations finales
5,12-20
b) Première et deuxième lettres de PIERRE
En utilisant une expression bien connue, nous pourrions dire que Pierre n’a pas besoin d’être présenté. Qui ne
le connaît pas ? Cependant, il est bon de recueillir quelques données que les Écritures nous offrent sur sa
figure et son œuvre. Pierre était un pêcheur originaire de Bethsaïda, au bord de la mer de Galilée, au nord de
la Palestine (cf. Jn 1, 44). C'était le frère d'Andrés. Il pêchait en compagnie de son père, lorsque Jésus passa
par là et les invita tous deux à devenir pêcheurs d'hommes (cf. Mc 1, 16-18 et Luc 5, 1-11). Avec Jacques et
Jean, il accompagna Jésus dans plusieurs événements importants, comme par exemple la résurrection de la
fille de Jaïrus (cf. Lc 8, 54), la transfiguration (cf Lc 9, 28) et à Gethsémani, en la veille de la crucifixion (cf.
Mt 26,37). Il a renié Jésus à trois reprises, mais il a pleuré amèrement son péché devant le regard du Seigneur
(cf. Luc 22, 61-62). Il l'a lui-même constitué comme « Pierre de l'Église » (cf. Mt 16, 17), et l'a confirmé après
sa résurrection comme Pasteur de ses frères (cf. Jn 21, 15). Il y aurait d'autres détails, mais avec ce qui a été
dit, nous avons déjà une idée.47 .

Peter, maintenant un vieil homme, écrit ces lettres. Dans la PREMIÈRE LETTRE , Pierre s'adresse aux
chrétiens des différentes églises d'Asie Mineure, peut-être pendant l'absence de Paul. Dans l'épître, Pierre les
exhorte à une vie de sainteté afin qu'ils soient les pierres vivantes de la maison spirituelle, dont la pierre
angulaire est le Christ. Il les appelle race élue, nation sainte, peuple de Dieu, sacerdoce royal (cf 1 Pierre 2,
4). Il y a une profonde réflexion post-pascale sur le sens et la valeur salvifique de la mort et de la
résurrection du Christ (cf 1 Pierre 3 : 18-22). Ce texte fonde le dogme de foi sur la descente aux enfers de
Jésus et sa prédication aux morts, qui met en lumière sa mort et sa résurrection comme source de salut
universel.48 . La lettre comporte 5 chapitres qui peuvent être divisés comme suit :

46 A ce sujet, on peut voir : A. ROBERT-A. FEUILLET, Nouveau Testament , in ID., Introduction à la Bible II (Ed. Herder,
Barcelone 1967) 509-523.
47 Cf. ibidem 524-543.
48 Il convient de réfléchir davantage sur le sens de « Je crois en Jésus-Christ descendu aux enfers » (dogme de la foi). A ce
sujet, on peut voir : L. LOCHET, Le salut atteint l'enfer = Scope 16 (Sal Terrae, Santander 1980) 172-175.
1
0
a) 1Pe 1,1-2 Salutation
b) 1Pe 1,3-5,11 Corps Doctrinal :
+ 1,3-5 L'héritage accordé par le Père
+ 1,6-9 Amour et fidélité envers le Christ
+ 1,10-12 La révélation prophétique de l'Esprit
+ 1,13-21 Exigences de la nouvelle vie
+ 1,22-2,3 La régénération par la Parole
+ 2,4-10 Le nouveau sacerdoce
+ 2,11-3,17 Obligations des chrétiens
+ 3,18-22 La résurrection et la descente aux enfers
+ 4,1-6 rompre avec le péché
+ 4,7-11 En attendant la Parousie
+ 4,12-19 Bienheureux ceux qui souffrent avec le Christ
+ 5,1-11 Avertissement aux prêtres et aux fidèles
c) 1Pe 5,12-14 Conclusion : avis et salutations

Dans la DEUXIÈME LETTRE , Pierre met en garde les chrétiens contre les faux prophètes et docteurs qui
nient le Christ. Il leur dit également qu'ils doivent attendre la venue du Seigneur avec une vie sainte. Se cache
toute une théologie du grand « jour du Seigneur » et de la « vocation à la sainteté » . Ses 3 chapitres sont
répartis comme suit :

a) 2Pe 1,1-2 Salutation


b) 2Pe 1,3-3,10 Corps Doctrinal :
+ 1,3-11 La générosité de Dieu
+ 1,12-18 Le témoignage
+ 1,19-21 apostolique
La parole des prophètes
+ 2,1-3 Les faux enseignants
+2.4-10a5 Les leçons du passé
+2.10b-22 La punition à venir
+ 3,1-2 Le jour du Seigneur

1
0
+ 3,3-10 Les faux médecins
c) 2Pi 3,11-18 Conclusion : Nouvel appel à la sainteté - Doxologie

c) Première, Deuxième et Troisième Lettre de SAN JUAN

Saint Jean, l'auteur du quatrième Évangile, est aussi l'auteur de ces lettres. De nombreux chercheurs sont
enclins à parler d'une « petite communauté johannique » qui est à l'origine de l'Évangile et des lettres. 49 .

Dans la PREMIÈRE LETTRE , l'hagiographe centre la doctrine sous une idée principale : Dieu est lumière,
sainteté et amour. Pour participer à la vie du Christ, nous devons marcher dans la lumière, éviter tout péché et
aimer tendu à nos frères50 . Les 5 chapitres sont répartis comme suit :
a) 1Jn 1,1-4 Introduction : le Verbe Incarné
b) 1Jn 1,5-5,13 Corps Doctrinal :
+ 1,5-2,28 marcher dans la lumière
+ 2,29-4,6 Vivez comme des enfants de Dieu
+4,7-5,13 Aux sources de la charité et de la foi
c) 1Jn 5,14- Conclusion-ajouts : prière pour les pécheurs et résumé
21
Dans la DEUXIÈME LETTRE , Jean s'adresse à une Église en Asie Mineure et peut être considéré comme
une suite menu de la première lettre; Cependant, cette lettre se distingue de la précédente car elle met
davantage l'accent sur le précepte de la charité et sur le problème des antichrists . L'épître est très courte : elle
ne comporte que 13 versets.

a) 2Jn 1-3 Salutation


b) 2Jn 4-6 Le précepte de la Charité
c) 2Jn 7-11 Les antéchrists
d) 2Jn 12-13 conclusion

La TROISIÈME LETTRE est adressée à Gaius, l'ami de Juan. Il le loue pour la vie chrétienne qu'il mène et le
supplie d'accueillir les prédicateurs de l'Évangile. Cette épître est également très courte, puisqu’elle ne
comporte que 15 versets.51 :

a) 3Jn 1-2 Salutation


b) 3Jn 3-8 Éloge de Gaayo
c) 3Jn 9-11 Comportement des diatrèfes
d) 3Jn 12 Témoignage en faveur de Démétrius
e) 3Jn 13-15 Épilogue

d) menu de SAN JUDAS


Judas, frère de Jacques, a écrit cette lettre aux églises de Palestine, de Syrie et de Mésopotamie. Il apparaît
comme un croyant dans Actes 1 : 14 et écrit comme « un serviteur de Jésus-Christ ». Cette lettre contient une
forte diatribe contre les faux docteurs qui corrompent l’intégrité de la foi. Les disciples du Christ doivent être
avertis et préserver fermement la foi dans laquelle se trouve la vraie vie, afin qu'elle porte des fruits de
sainteté.

49 A ce sujet, on peut voir : A. ROBERT-A. FEUILLET, Nouveau Testament , in ID., Introduction à la Bible II (Ed. Herder,
Barcelone 1967) 553-631.
50 Cf. ibidem 615-627.
51 Cf. ibidem 628-631.
1
0
Ses 25 versets pourraient être divisés comme suit52 :

a) Jd 1-4 Salutation et raison de la lettre


b) Jd 5-7 Les faux médecins. Une punition qui les menace
c) Jd 8-10 grossièretés
d) 11-16 Jd Perversité
e) 17-19 Jd Exhortation aux fidèles et enseignement des Apôtres
f) 20-23 Jd Devoirs de charité
g) 24-25 Jd Doxologie

7. LE LIVRE DE L'APOCALYPSE
Il s'agit d'une œuvre prophétique, écrite par l'évangéliste Saint Jean. Il est également connu sous le nom de
livre de « l’Apocalypse ». L'auteur est saint Jean l'Évangéliste, qui écrivit cette œuvre en exil sur l'île de
Patmos, dans la mer Égée, sous l'empire de Domitien (cf. Apo 1, 9). C'est le dernier livre du Nouveau
Testament et par conséquent aussi de la Bible. Ce livre a été écrit pour encourager les chrétiens persécutés. En
effet, à cette époque, l’Église était persécutée et les chrétiens étaient donc impliqués dans de nombreuses
tribulations. Juan fait référence à cette anomalie dans ses écrits, en l'enveloppant d'allégories et de symboles
très difficiles à comprendre. Les interprètes voient ici « une vision théologique du sens de l'Église ». Une
vision qui s'étend du début à la fin des temps. Son langage s'apparente à celui des prophètes qui annonçaient
le « Jour de Yahvé », et comme eux, il prédit surtout trois choses :

+ Persécutions grandes calamités


+ La défaite des adversaires
+ L'avènement d'une ère de paix et de bonheur pour les disciples de Dieu, qui formeront « un
nouveau ciel et une nouvelle terre ».

Avec l'avènement du Royaume de Dieu - avec le Seigneur Roi des rois et Seigneur des seigneurs (cf. Ap 19,
16), en tant que Prince Souverain de la Création - toutes choses seront soumises à sa volonté (cf Ap 11, 1). Ses
22 chapitres peuvent être divisés comme suit53 :

a) Rév 1,1-8 Prologue et salutation


b) Rév 1 :9-3:22 Première vision : le Christ et les 7 Églises
c) Rév 4,1- Deuxième vision : Christ et les jugements de la terre
16,21 Troisième vision : le Christ et ses victoires e) Ap 21,9-22,15
d) Rév 17,1- Quatrième vision : le Christ et sa femme
f) Apo 22,16-21 Exhortations finales et bénédiction

52 Cf. ibidem 544-551.


53 Cf. ibidem 635-661.
1
0
CINQUIÈME PARTIE

Yo

LE MESSAGE CENTRAL DE LA BIBLE


et L'ÉVÉNEMENT DE PÂQUES

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LE MESSAGE CENTRAL DE LA BIBLE
ET L'ÉVÉNEMENT DE PÂQUES
1. BIBLIOGRAPHIE
+ DE LA POTTERIE I., La Vérité de Jésus. Études de christologie joanienne - Études du Nouveau Testament
(Madrid, BAC 1979) 3-20 ; ALDAY CARRILLO S., Sens de l'Écriture Sainte , dans ID., Introduction à la
Bible. Qu'est-ce que la Bible. Comment lire la Bible ([Link].S "El Altillo", México 1981) 117-131 ; ROBERT
A.- FEUILLET A., Quelques thèmes capitaux , in ID., Introduction à la Bible II (Ed. Herder, Barcelone
1967) 681-810; GALLO L., Message , dans Parole de Vie. Initiation à la Bible (Ediciones Don Bosco,
Buenos Aires 1977) 69-78 ; AYEL V., Que signifie le salut chrétien ? = Portée 15 (Editorial Sal Terraae,
Santander 1980) ; BALTHASAR H. OU. VON, Le Mystère pascal , dans FEINER J. - LÖHRER M. (réal.),
Mysterium Salutis. Manuel de théologie comme histoire du salut III (Ediciones Cristiandad, Madrid 1980)
666-814.

2. LE MESSAGE UNIQUE DE LA BIBLE


La Bible est un ensemble assez vaste de livres très divers. Cette complexité fait que le lecteur de la Bible se
sent parfois désorienté au milieu d'un ensemble d'éléments qui le déconcertent. Cette désorientation est causée
avant tout par le fait de ne pas connaître la clé pour aborder la Bible. Tant que vous n'aurez pas cette clé,
l'obscurité et la désorientation persisteront, et le bénéfice que vous retirerez de sa lecture sera minime. Quelle
est cette clé ? C’est l’unique message central que la Bible veut transmettre comme Parole qui vient du Dieu
vivant aux hommes de tous les temps. Puisque ce message constitue la base de tout le reste, il sert
véritablement d’élément éclairant et unificateur. Il s'agit donc d'un message unique , mais au contenu si riche
et dense qu'il a fallu des siècles pour le démêler. C'est un message de salut pour tous54 .

Le message vient répondre à la grande question fondamentale des hommes de tous les temps, et qui est
implicite dans toute autre question formulée dans des paroles ou des aspirations, dans des revendications ou
dans des événements humains : la question de la vie , sans plus attendre. La réponse à cette question a été
cherchée par les hommes qui nous ont précédés, elle est recherchée par les hommes et les groupes humains
d'aujourd'hui, et elle continuera d'être recherchée par les hommes de demain. Parce que le but ultime de la vie
est un : vivre et vivre pleinement. Et l’expérience que nous vivons en est une aussi : il y a la mort.

Dans le Nouveau Testament, cette question est expressément formulée de deux manières : la manière juive et
la manière païenne :

"Un avocat (Juif) se leva et dit pour le mettre à l'épreuve : 'Maître, que dois-je faire pour hériter de la vie
éternelle ?'" ( Luc 10 :25).

" Le geôlier (païen) demanda de la lumière, sauta dedans et tremblant, se jeta aux pieds de Paul et Silas,
les emmena dehors et leur dit : " Messieurs, que dois-je faire pour être sauvé ? " ( Actes 16 :29 ) -30)

Dans ces textes, la vie éternelle et le salut sont équivalents. La réponse totale et définitive, préparée depuis
des siècles, est donnée par la Bible dans l'événement central du Nouveau Testament, sommet de l'histoire, au
moins pour un parmi les hommes : Jésus. À Pâques, le cœur du message est touché. À Pâques, le message
complet du salut est délivré à l'humanité. Il y est déclaré - toujours historiquement à travers un événement - en
quoi consiste le Salut et comment il est réalisé.55 .

3. L'ÉVÉNEMENT DE PÂQUES
Dans l'événement pascal, l'action de Dieu ne se manifeste pas de manière isolée, sans impact sur ses créatures.
En effet, cet événement a un caractère de « Théophanie », en ce sens qu'il est révélé et fait connaître d'une
54 Cf. L. COQ, Message , en Parole de Vie. Initiation à la Bible (Éditions Don Bosco, Buenos Aires 1977) 71
72.
55 Cf. ibidem 72-74.
1
0
manière particulière ce que Dieu accomplit sacramentellement avec l'humanité et avec toute la Création à
travers son Fils. Il est fait connaître d'une manière particulière que l'amour éternel, lorsqu'il est révélé et donné
à toute l'humanité - à travers le mystère de l'Incarnation, de la Rédemption et de la Glorification du Christ -
porte en lui le don de sa reconnaissance et de son acceptation comme germe de " libération". Pour essayer de
comprendre un peu plus le sens de cet événement, il faut garder à l'esprit que l'expérience de la Pâque du
Seigneur n'est pas isolée ni autonome de l'expérience fondamentale. tel l'Ancien Testament de l'Exode.

Dans l’Exode, la Pâque de Jésus est déjà en germe, et à son tour, cette Pâque est comme l’explication ou le
développement complet de ce qui était contenu en germe dans l’Exode des Hébreux. C’est pourquoi ils
s’éclairent mutuellement, et pour comprendre l’un, il faut approfondir l’autre. Il faut également tenir compte
du fait que ces expériences historiques de l'Exode et de Pâques ne sont pas seulement enfermées dans un
espace et un temps spécifiques, mais plutôt, parce qu'elles sont des expériences historiques de foi, elles
transcendent les mêmes faits (devenant des expériences trans-historiques). . Les deux événements ont une
signification religieuse qui est encadrée dans une clé symbolo-dialectique qui comprend trois moments : le
moment positif ou signe de bénédiction, le moment négatif ou signe de malédiction et le moment de
restauration ou signe d'espérance. Cette dialectique devient évidente dans notre histoire contemporaine, dans
notre monde actuel plein de contradictions.56 . D’où l’importance d’étudier ces événements avec plus
d’attention. les reliant constamment les uns aux autres et à notre réalité historique.

L'événement de l'Exode a sa relation particulière avec Pâques dont témoignent les Évangiles, notamment
saint Jean. Il présentera Jésus comme le « Nouveau Moïse » , comme le médiateur des « Grands Signes
Théophaniques »57 . L' Exode est la cellule germinale du peuple d'Israël . Dans ce cas, ils rencontreront celui
qui sera leur vrai Dieu. Là, ils commencent à prendre conscience du Peuple, car jusque-là, celui-ci n'était
qu'un groupe de tribus diverses. Selon les souvenirs les plus anciens, les Hébreux étaient issus d'un groupe de
bergers semi-nomades qui vivaient autrefois en Mésopotamie asiatique et se sont ensuite installés, comme
c'était alors assez courant, dans la région de Cannaan, l'actuelle Palestine. 58 (Abraham parcourt les Promesses,
puis Isaac, Jacob, Joseph...).

Harcelés par la faim, ils descendirent en Egypte, comme autant de groupes nomades (cf. Gn 47, 4). Au fil du
temps, ces groupes s'installèrent en terre d'Égypte (cf. Gn 47, 11). Plus tard, Joseph, et tous ses frères, et toute
cette génération moururent (cf. Ex 1,6), faisant de la situation d'Israël une situation contradictoire. En effet,
les Hébreux, étant les descendants d'Abraham, Isaac et Jacob, sont héritiers et porteurs des promesses
divines.59 . Mais avec eux, c’est le contraire qui se produit. Les Hébreux étaient dans une triple situation de

56 Le « symbole dialectique » de l'Exode inclut, comme moment de bénédiction, l'aspect de la triple promesse divine (terre,
paix et descendance) ; Le deuxième moment est la situation contradictoire vécue comme une triple menace de mort : sans
leur propre terre (ils sont en Egypte), sans paix ni tranquillité (la loi de l'esclavage est déclarée) et le danger de mettre fin
à leur progéniture (en raison du décret du Pharaon qui ordonne de tuer tous les mâles nouveau-nés [cf Ex 1,16]). Cette
dialectique apparaît également dans l'événement du Christ vécu : comme « signe prophétique de vie nouvelle » (au cours
de sa vie publique considérée comme une bénédiction) ; comme « signe prophétique de souffrance et de mort » (lors de
sa passion et de sa mort sur une croix considérée comme une malédiction [cf. Ga 3, 13]) et comme « signe prophétique de
restauration » (par sa résurrection). Enfin, cette dialectique est également présente dans notre vie quotidienne où l'on vit
des moments de bénédiction, des situations de malédiction et où l'on attend la promesse de nouveaux cieux et d'une
nouvelle terre (cf 2 Pierre 3, 13).
57 Il existe une relation étroite entre l'événement de l'Exode et la Pâque du Christ dont témoigne le Nouveau Testament .
Certains des éléments qui mettent en évidence cette relation sont, par exemple : la relation du nom Ex 3, 14-15 avec Jn 8,
24 ; 17,6.26; le droit d'aînesse Ex 4,22 à Jn 8,41ss ; l'Agneau Ex 12 avec Jn 1,29 ; l'accomplissement des Écritures Ex
12,6 avec Jn 19,30.36 ; dans le testament d'amour Ex 34,6-27 à Jn 13-15 ; dans les signes Ex 4,30-31 à Jn 2,11 ;
théophanies et vision de Dieu Ex 13,21 ; 33,20 avec Jn 8,12s ; 6,46 ; la manne du ciel Ex 16,4ss avec Jn 6. Tout cela
montre clairement que pour le Nouveau Testament , en particulier pour saint Jean, Jésus est le « Nouveau Moïse ».
58 À cet égard, les phases historiques et salvifiques peuvent être vues à partir d'Abraham et de ses promesses, jusqu'à
l'arrivée de Joseph en Égypte et l'établissement des Israélites dans ces terres (cf. Gn 11, 31 ; 12, 1 et suivants ; 37-50 ; J.
BRIGHT, L'histoire d'Israël = Thèmes bibliques s/n [Desclée de Brouwer, Bilbao 1970] 127-172).
59 " Yahweh dit à Abraham : " Va de ton pays, de ton pays et de la maison de ton père, vers le pays que je te montrerai. Je
ferai de toi une grande nation et je te bénirai. Je magnifierai ton nom ; et sois ta bénédiction. Je bénirai ceux qui te
béniront et je maudirai ceux qui te maudiront. Grâce à toi toutes les générations de la terre seront bénies»"( Gen 12,1-3);
Les promesses sont répétées dans Gen 15,1-21; 17,1-9; 18,18; 22,18; 26, 4 ;28.14. En d’autres termes, c’est la triple
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mort. D’abord parce qu’ils n’ont pas de terre propre (ils sont en Egypte) et parce qu’ils sont traités comme des
ennemis (avec beaucoup d’hostilité). Deuxièmement, pour avoir été victimes de la situation cruelle de
l'esclavage, éprouvant - au lieu de la paix, de la joie et du bien-être, selon la promesse - l'angoisse, la
souffrance et l'insécurité. Finalement, les Israélites se retrouvent dans une situation mortelle en raison de la La
tendance du Pharaon à exterminer tout mâle qui naissait, perdant ainsi espoir dans la promesse d'une
progéniture (cf. Ex 1:8-22). Face à cette situation, le peuple gémit et crie vers Dieu60 .

Le Seigneur répond en intervenant en leur faveur et choisit Moïse pour opérer la délivrance. Moïse, né
d'Hébreux, a été élevé à la cour égyptienne, après avoir été sauvé des eaux du Nil par la fille de Pharaon (cf.
Ex 2, 20). Au fil du temps, il prend conscience de la situation de ses frères de race (cf. Ex 2,11) et entend y
apporter une solution rapide (cf. Ex 2,11b-12). Découvert pour le meurtre commis, il doit fuir vers le désert
(cf Ex 2, 14-15). Et c'est là que Dieu lui fait comprendre la situation de ses frères 61 , et où il se révèle à travers
l'épisode du buisson ardent62 . Convaincu de sa mission, Moïse accomplit une tâche profonde et étendue de
libération du peuple. Une libération fruit d’une lutte intense 63 . Or, ce « combat » est représenté par la
symbolique des plaies. En effet, les hagiographes ont voulu symboliser - à travers les dix plaies - une bataille,
un combat, un grand combat qui se déroulera précisément en dix instants, rencontres ou tronçons (Aujourd'hui
on dirait en « dix rounds »).

Un combat qui aura lieu entre Pharaon, le faux dieu 64 et Yahweh, le vrai Dieu65 . La cause que défendra
Pharaon sera l'esclavage et la mort, tandis que pour Yahvé, sa cause sera la liberté et la vie. Yahweh veut la
liberté et de meilleures conditions de vie pour son peuple. Pour cela il faut « l'adorer dans le désert » (cf Ex 7,
16) et le reconnaître comme le seul vrai Dieu. Il les fait participer à sa vie par « Amour » (et non par égoïsme
de « avoir » ) ; Il leur donne, non pas une « loi » d'esclavage correspondant à un « savoir » païen, mais une «
loi » de liberté (cf Ex 24,12 ; Jr 31,31-33) et manifeste sa « puissance » en intervenant en leur faveur. et
détruire le « pouvoir » d’oppression.

Chaque fléau représente une section dans laquelle se déroule le combat 66 . Au début, Dieu semble perdre
chaque rencontre, cependant, c'est dans la dernière partie du combat (= le dernier fléau) que Dieu sort
victorieux. C'est à travers la mort du « premier-né » de Pharaon que se révèle la victoire définitive de Dieu. 67 .
promesse : a) la promesse de la terre ; b) la promesse de paix, de bonheur et de sécurité, fruit des bénédictions divines et
c) la promesse d'une progéniture.
60 Cf. Ex 2,23. Les gens ressentent une sorte d'« absence de Dieu » (comme s'il les avait réellement abandonnés, oubliant
ses promesses). Les difficultés placent les gens dans une situation de douleur irréversible : tout espoir de changement est
perdu et ils expérimentent, du plus profond de leur esclavage, le triomphe éminent et définitif du mal sur le bien et de la
mort sur la vie. Dans cette situation, le sens de l’existence est démoli, perdant automatiquement la « joie de vivre ».
Apparemment, tout semble se terminer par un échec et sans aucune réponse de Dieu. Cependant, le Seigneur de l’histoire
est bien conscient de l’affliction de son peuple en Égypte et a entendu son cri en présence de ses oppresseurs. Dieu décide
de descendre pour le délivrer de la main des Égyptiens et le faire monter de ce pays vers un pays spacieux, vers un pays
où coulent le lait et le miel (cf. Ex 3, 7-10).
61 À cet égard, vous pouvez voir : AM CASAMITJANA, De l'Exode au Nouvel Exode du Deutéro-Isaïe. Pour un examen
critique de la praxis comme lieu théologique dans la Théologie de la libération , dans COMMISSION BIBLIQUE
PONTIFICALE, Bible et Christologie (Cerf, Paris 1984) 133-159.
62 Cf. Ex 3,1-10 ; À. MANARANCHE, Des Noms pour Dieu 19-37.
63 Cf. Ex 3,16-20. Si nous approfondissons le problème, nous nous rendrons compte que toute l'histoire du salut est
marquée sous le signe de la lutte, qui trouve son origine dans le protoévangéliste (cf. Gn 3, 15).
64 Le Pharaon sera le représentant de l’idolâtrie personnifiée, c’est-à-dire le faux dieu adoré à travers l’esclavage et la mort.
Ce faux dieu ne se soucie pas du fait que beaucoup d'Hébreux meurent à cause du travail acharné, mais il s'intéresse
plutôt à "avoir" la renommée et le prestige - la "connaissance" "païenne " -, imposant avec un "pouvoir" arbitraire la loi de
l'esclavage.
65 Yahvé est le vrai Dieu (cf Dt 4,35 ; 7,9 ; Sg 12,27 ; 15,1 ; Jr 10,10 ; Jn 17,3 ; 1Thes 1,9 ; 1Jn 5,20).
66 Les plaies sont considérées comme de grands prodiges ou « signes » auxquels Dieu attribue son Nom (cf. Ézéchiel
39 : 7). Les dix plaies sont : 1) l'eau se change en sang (cf. Ex 7 :14-25 ; Ap 16 :3-7) ; 2) les grenouilles (cf Ex 7,26-
8,11) ; 3) le mien quitos (cf. Ex 8,12-15) ; 4) les taons (cf Ex 8,16-28) ; 5) la mort du bétail (cf. Ex 9,1-7) ; 6) les ulcères
(cf. Ex 9,8 12); 7) la tempête de grêle (cf Ex 9,13-35) ; 8) les sauterelles (cf. Ex 10,1-20) ; 9) les ténèbres (cf Ex 10,21-29;
Sg 17,1-18,4) et 10) la mort du premier-né (cf Ex 11,1-9; 12,29-34).
67 La même lutte est représentée entre Jésus et les Juifs. D'un côté, Jésus de Nazareth veut que l'amour soit une « loi » qui
régit toutes les actions ; Par cette loi, il veut la liberté dans les cœurs pour qu'ils croient en lui et aient ainsi la vie en
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La signification théologique de cet événement est claire. Dans l'apparente « absence de divinité », se révèle la
présence constante, active et efficace de Dieu. "Présence Salvifique" dans laquelle Il se montre fidèle et
puissant. D'autre part, face à la perte de sens provoquée par le triomphe apparent et définitif du mal sur le
bien, surgit la victoire totale, absolue et définitive de Dieu : le dernier mot - dans la lutte entre le bien et le
mal, entre la liberté et l'esclavage, entre la vie et la mort, vient de Dieu. Face à la rébellion et au rejet obstiné
de son amour pour l'orgueil du cœur incirconcis68 , Dieu est victorieux par la reconnaissance de sa gloire 69 ,
élaborer et réaliser vos projets70 à travers le "culte" dû 71 . Parce que le temps est venu de rendre « le vrai culte
dans l'Esprit » (cf. Jn 4, 23-24).

L'Exode comme « événement de libération » est la préfiguration d'un autre prodige qui paraîtra encore plus
extraordinaire. Un exploit prodigieux qui s'accomplit à travers la mort et la résurrection du Christ : l'œuvre par
excellence par laquelle Dieu et l'humanité se réconcilient.

L' événement de Pâques est la cellule germinale de la communauté ou de l'Église naissante. Dans cet
événement mensonge, en effet, le groupe de Juifs qui suivaient Jésus devient une communauté de croyants en
lui. À Pâques, votre foi en Jésus comme Seigneur et Christ commence véritablement. Avant, ils l'avaient suivi
comme enseignant, comme prophète, comme faiseur de miracles ; Maintenant, ils le suivent comme Messie,
Sauveur du peuple et de toute l’humanité, comme Seigneur absolu de tout. Dans cet événement se trouve
également, pour ainsi dire, en germe ce que nous appelons le Nouveau Testament. Il s’agit du grand
événement historique qui s’est produit d’abord dans la personne de Jésus de Nazareth, puis dans le groupe de
ses disciples et, enfin, dans toute l’humanité. C'est pourquoi l'événement pascal ne se limite pas à la personne
de Jésus ou au groupe de ses disciples, mais touche également toute l'humanité.

Les hommes de son temps l'ont tué. Et cette mort est vue et témoignée dans son sens le plus dense 72 . En fait,
quelque chose de spécial se confirme : tout ne s'est pas terminé pour lui dans le tombeau dans lequel il a été
déposé à la hâte, lorsqu'il est mort à la veille de la grande fête de la Pâque juive, mais quelque chose de
nouveau a commencé. Apparemment Son exécution n'était qu'une des nombreuses exécutions ordonnées par
le gouverneur romain , mais après un examen plus approfondi, il s'agissait d'une exécution très différente. Les
disciples qui l'avaient suivi au cours de sa prédication et qui l'ont ensuite abandonné au moment crucial, ont
peu à peu découvert un sens très dense à cet événement (cf. Luc 24, 13ss). Ces mêmes disciples ont exprimé
ce sens à travers diverses formulations , avec lesquelles ils mettent en valeur ce qu'ils ont découvert à travers
le témoignage pascal de Jésus. Ils ont été témoins du « grand prodige ou exploit » du Dieu de leurs pères ; le
même Dieu qui a libéré les ancêtres d’Égypte est celui qui fait des merveilles en Jésus. Le grand prodige ou
l'exploit est que ce Jésus - que certains d'entre eux ont vu arrêté, jugé, crucifié et enterré - Dieu ressuscite
d'entre les morts (cf. Actes 2:24.32) ; Il l'élève à sa droite et le déclare Roi (cf. Actes 2, 33) ; le glorifie (cf.
Actes 3:13) ; Le Christ le constitue , c'est-à-dire qu'il constitue le Messie oint par l'Esprit pour sauver son
peuple, lui donnant tout pouvoir.73 .

Toutes ces « expressions de foi » qu'ils ont utilisées selon les circonstances, indiquent quelque chose de très
important : Jésus a triomphé de la mort de manière totale, absolue et définitive . Ce triomphe est attesté par
l'utilisation de l'expression paradidonai - didomi (paradidonai - didomi) qui dans son sens fondamental

abondance (cf. Jn 10, 10). D’un autre côté, il y a des Juifs qui ne croient pas en cette « Loi ». Pour eux, il n’y a pas
d’autre loi que celle du sabbat. Jésus leur fait comprendre qu'il est le Seigneur du sabbat : « Le sabbat a été institué pour
l'homme et non l'homme pour le sabbat. De sorte que le Fils de l'homme est aussi Maître du sabbat" ( Mc 2,27-28). Mais
ils ne croient pas en Lui, ils ne L’acceptent pas comme « Fils de Dieu ». Dans ce combat entre Jésus et les Juifs, il n'y a
pas un certain nombre de sections (ou de rondes), mais il y a une rencontre définitive : la mort du « Premier-né » par
laquelle la victoire apparaît comme triomphe de l'amour sur le péché, comme libération du l'humanité de son obstination.
La victoire consiste à reconnaître Jésus comme Fils de Dieu (cf. Mc 15, 39).
68 Cf. Lév 26, 14-40 ; Am 4,4-12.
69 Cf. Ex 14,15-18 ; Jn 11,1-4.45-53 ;
70 Cf. Ps 33,11 ; Pro 19.21 ; Est 25,1 ; 46,10-13.
71 Cf Is 45,23-25 ; Romains 14 :11 ; Phil 2,10-11.
72 Cf. Actes 2:23 ; 3,13-15.
73 Le Père a donné tout pouvoir au Fils : Jn 3,35 ; 5,22.26.27; 6,37-39; 10,28.29; 13.3 ; 17.2 ; Actes 2:36.
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indique « livrer » - « donner ». Il est intéressant de noter ici que tout au long du Nouveau Testament, cette
expression est répétée à plusieurs reprises, mais pas par hasard, mais justement pour mettre en valeur toute
une théologie qui se trouve à l'arrière-plan de l'événement pascal.

La dialectique entre la vie et la mort, représentée sous la symbologie des dix plaies, est en un certain sens
désormais représentée dans le mystère pascal sous les deux types de « redditions ». En fait, il existe des
accouchements qui produisent la « mort » et d’autres types d’accouchements qui produisent la « vie ». Ce sont
des « livraisons humaines » et des « livraisons mystérieuses ».

Concernant les « abandons humains », nous pouvons dire que ce sont des abandons qui produisent la mort de
Jésus :

a) Abandon produit par l'égoïsme, l'infidélité de l'amour, l'orgueil, la non-solidarité (= l'aliénation de «


l'avoir avide »). Ceci est représenté par la « reddition » que Judas Iscariot fait74 (Mc. 14,[Link]).

b) Livraison produite par la sagesse païenne qui est cause d'aveuglement, de discorde, d'envie et qui
conduit à une idéologie légaliste et asservissante (= l'orgueil du « savoir présomptueux »). Cette
situation est représentée par la « délivrance » opérée par les grands prêtres, les scribes, les anciens et
les pharisiens, représentants de la « connaissance » et de la « loi ».75 (Mc 15,1.10).

c) Reddition produite par l'autorité exercée dans une zone d'oppression (= l'arrogance du « pouvoir
maléfique »). Ceci est représenté par la délivrance de la puissance maximale à cette époque, ce que
Ponce Pilate76 (Mc 15,15).

En ce qui concerne les « livraisons mystérieuses » , on peut dire qu'elles sont tout à fait contraires aux
précédentes. Le résultat qu’ils produiront sera la vie. A travers ces « mystérieuses délivrances », se dévoile la
manière dont s'effectue le triomphe de la vie sur la mort :

a) Le don que le FILS fait de lui-même : c'est un don d'amour total et de fidélité qui détruit l'égoïsme 77
(Galates 2:20).

b) La délivrance faite par le Fils et le Père du SAINT-ESPRIT : c'est un signe de la délivrance de la "Loi
Parfaite" qui libère78 (Jn 19, 30).

74 Judas, en "livrant" le Maître, révèle non seulement la trahison qu'il commet envers le Fils de Dieu, mais aussi - dans une
perspective prophétique - le signe d'une trahison commise contre la nature humaine, puisque, en tant qu'êtres humains ,
nier ou rejeter Dieu de notre existence, signifie, réellement et sacramentellement, trahir notre condition humaine (cf. Jn
6,64.71; 12,4; 13,2.11.21; 18,2.5; 19,11; on peut aussi voir: Mt 10,4; 26,15.16.2; [Link].46.48 ; 27,3.4; Marc 3,19 ;
14,[Link].42.44; Lc 22,[Link]).
75 Les représentants de la « connaissance » et de la « loi » agissaient selon une casuistique rabbinique qui rendait
impossible l'observance de la loi, devenant les esclaves des « doctrines corrompues » (cf. Mt 15, 14 ; 16, 12). Ceux-ci,
sous prétexte de tout savoir et de tout juger selon la loi, remirent Jésus à Pilate pour qu'il soit crucifié (cf. Jn 18,30,35; on
voit aussi: Mt 20,18; 27,2; Mc 10, 33 ; 15, 1.10 ; Lc 18,32 ;
76 Le procureur Ponce Pilate était conscient du pouvoir qu'il possédait pour livrer ou libérer Jésus (cf. Jn 19,10.14-16; on
voit aussi: Mt 27,2.18.26; Mc 15,15; Lc 23,25).
77 Jean place explicitement la « délivrance que le Fils fait de sa personne » comme signe de son amour total pour les siens
(cf. Jn 6, 51-52 ; 10, 15.17-18 ; 13, 1-3.34 ; 15, 9,13). ; 17,23 ; 1Jn 3,16 ; voir aussi : Mt 20,28 ;
78 Par la délivrance d'une "Loi Nouvelle", nous voulons vaincre la rigueur et l'injustice vengeresse de la loi du Talion (cf
Ex 21,24-25; Lv 24,17-20; Nm 35,19; Dt 19,21; Mt 5,38-39 ; 18,21-22). Le projet de Dieu apparaît sous un aspect nouveau
: la promesse faite dans le Christ d'une « Alliance nouvelle et éternelle » (cf Is 55, 1-11 ; Hé 8, 6-13 ; 9, 1-28) implique
l'abandon d'une nouvelle « Alliance ». Droit interne". La loi cesse d'être un simple code extérieur et devient une
inspiration qui atteint le cœur de l'homme (cf. Jr 24, 7 ; 31, 33 ; 32, 39 ; Ez 36, 26-27). Cette nouvelle loi intérieure donne
la "capacité de connaître Dieu" (cf Ex 19; Jr 4,4; Jl 3,1-5; Os 2,21-22; 1Jn 2,27; 3,23-24; 5, 20). ; Gal 5,22-25). C'est par
cette délivrance de la « Loi nouvelle » que s'obtient le « pardon universel des péchés » (cf Is 30, 18-26 ; 45, 14). 25 ;
52.13-53.12 ; Jr 30:1-24 ; 31,31-34; 33,6-13; Ba 2,27-35; Ézéchiel 16 :59-63 ; 34,15-16; 36,21-28; 39,21-29; Jon 1-4 ;
Sophonie 3:16-30 ; Ps 51:3-4:9) et donc une véritable libération.
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c) La délivrance du Fils par le PÈRE : c'est une délivrance de pouvoir et d'autorité qui libère
effectivement79 (Rom 8 :32).

L' interprétation théologique de ces délivrances trouve son fondement dans la révélation du grand mystère
trinitaire. D'une part, du point de vue du projet salvifique – manifesté dans les actions de Jésus – on peut dire
que l'histoire de la Trinité est révélée . Ainsi, la Trinité, avant d'être une ex-confession implicitement, c'est un
événement : l'événement de Pâques, l'événement de l'Amour et de la Vie. C'est l' histoire du PÈRE qui, par
amour, donne à la mort son propre Fils ; l' histoire du FILS qui se donne par amour et l' histoire du SAINT-
ESPRIT qui est donnée par le Père et le Fils comme Loi interne d'Amour à nous tous 80 . C'est un mystère qui
nous parle de la nature même de Dieu, c'est-à-dire de son « Amour » éternel. 81 . C'est à travers ces délivrances
que se révèle le triomphe du Christ qui réalise les desseins de l'initiative du Père. Ainsi, en transformant
l'univers tout entier et toute l'humanité en une « nouvelle création » par son Esprit, il pourra enfin la remettre
au Père.82 . D'autre part, se manifeste également la Présence Sauvage de Dieu, une présence active, efficace et
constante dans laquelle il se montre fidèle et puissant dans la lutte entre le bien et le mal, entre la vie et la
mort. Sa victoire est totale, absolue et définitive. Un triomphe qui implique la « re-reconnaissance » de son
amour et de sa puissance. Une conquête, en fin de compte, qui apparaît comme une libération universelle par
laquelle le genre humain rend le « culte qui lui est dû » au Seigneur de l'histoire.

Arrivé à ce point - après avoir concentré notre attention sur l'événement de Pâques - il convient maintenant de
faire une petite réflexion et interprétation sur les données obtenues afin d'apporter une réponse aux défis posés
ci-dessus. On a dit que la foi ne peut pas rester silencieuse ni rester indifférente aux grands défis présentés par
les différents types de morts « idolâtres » dans lesquelles le sens de la vie est éliminé, dans lesquelles la
volonté divine elle-même est attaquée.83 .

C'est dans ce contexte que la Pâque du Christ se situe comme un événement de libération, dans la mesure où
elle explique le sens ultime et radical de toute création. Nous devons nous rappeler que rien de ce qui existe
n’est en dehors du plan divin. En Christ, par lui et pour lui, toutes choses ont été faites. C'est pourquoi le
Dessein du Salut se fait connaître avant tout à travers la « théophanie de la création »84 . Cela signifie que
Dieu crée toutes choses en Christ, leur donnant l'être, les préservant dans l'existence et imprimant leur fin
ultime dans la partie la plus intime de leur nature. Il n’y a aucune créature dans l’univers qui ne contienne
dans sa nature une orientation, une direction vers le Christ lui-même, fin suprême vers laquelle tend toute
créature.

Le cœur du message salvifique explique le sens ultime et radical de tout ce qui existe. Le contenu et le sens
de cette conception sont ce qui, même dans des situations contradictoires, fonde notre espérance et est à la
base de la praxis chrétienne. C'est une conception qui se traduit par un projet de "Vie éternelle" . Ce projet
divin est non seulement fait connaître, mais il est aussi mis en œuvre efficacement comme une victoire
définitive par la réalisation de ce qui avait été prévu et révélé sous de grands signes prophétiques. C'est
pourquoi il est dit que, dans l'événement du Christ - signe prophétique par excellence -, les desseins de Dieu
se réalisent et s'accomplissent :

« Mes projets se réaliseront et tous mes désirs je les réaliserai [...] comme je l'ai dit, ainsi ils se réaliseront ;
Je ferai ce que j'ai prévu » (Is 46, 10). [Car] « mon Serviteur sera exalté, exalté et exalté au-delà de toute
mesure [...] parce que son apparence était tellement défigurée qu'il ne ressemblait pas à un homme [...], il a
enduré le châtiment qui nous apporte la paix [. ..] et « Mon serviteur justifiera beaucoup par sa
connaissance » ( Is 52 :13-14 ; 53 :5.11). "Quand Jésus prit le vinaigre, il dit : 'C'est fini.' Et baissant la
79 La délivrance par le Père de son Fils révèle une volonté puissante capable de faire sortir son fils de la mort.
propre Fils, et avec lui, toute l'humanité (cf. Jn 3,16; 6,32; visible aussi: Actes 2,23; Rm 4,25; 8,32).
80 Cf.B. FORTE, Trinità come storia. Saggio sul Dio Cristiano (Paoline, Turin 1985) 37-39.
81 Cf. ibidem 39 ; 1Jn 4,8.16.
82 Cf 1Co 15,24-28 ; g. MALONEY, Le Logos Cosmique de Saint Jean , dans ID., Le Christ Cosmique. De Saint Paul à
Teilhard = Théologie et monde d'aujourd'hui 13 (Sal Terrae, Santander1969) 69-92.
83 Cf ci-dessus la section sur la "situation mondiale actuelle".
84 Cf. Col. 1,16 ; Romains 1:20.
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tête, il donna l'Esprit" ( Jn 19, 30). " [...] Je mettrai ma Loi en eux [...] et je serai leur Dieu et ils seront mon
Peuple [...], car tous Me connaîtront du plus petit au plus grand - oracle de Yahweh - quand pardonnera
leur culpabilité et ne se souviendra plus de leur péché" ( Jr 31, 33-34). [Alors oui], "ils confesseront leur
iniquité et celle de leurs pères [...] leurs coeurs incirconcis s'humilieront et ils accepteront le châtiment de
leur iniquité [...]" ( Lév 26,40-41 ), [car] « Je jure par mon nom ; une parole vraie sort de ma bouche et elle
ne sera pas vaine : Tout genou fléchira devant moi et toute langue jurera en disant : En Yahvé seul il y a la
victoire et la force. ! Tous ceux qui se sont enflammés contre lui reviendront à lui avec honte » ( Is 45, 23-
24).

Cette série de textes bibliques révèle - d'une manière ou d'une autre - la Victoire radicale et définitive de
Dieu. C'est une victoire dans la mesure où la réalisation du projet divin implique la reconnaissance et
l'acceptation de son amour. Victoire radicale et définitive qui implique en même temps une libération
universelle de toute l'humanité du Christ. Non pas une imposition mais une reconnaissance authentique de son
amour manifesté dans la mort et la résurrection du Christ 85 . L'Événement du Christ implique en lui-même ce
lent processus de reconnaissance et d'acceptation de son amour qui perfectionne l'être humain dans toutes ses
dimensions, lui donnant vie pleinement. C’est ainsi que se réalise dans l’histoire le projet de salut, qui est la
volonté de vie éternelle.

Or, dans la mesure où nous prendrons conscience et approfondirons le contenu de ce projet salvifique, dans la
mesure où l’Événement Christique sera pour nous une force résurrectionnelle qui nous fera découvrir et vivre
le sens radical et définitif de tout ce qui existe. C'est dans cette vérité que réside le caractère de "
euagge/li/on " - "eu-angélion" . Cette annonce est porteuse de la joyeuse nouvelle qui a caractérisé de
manière toute particulière l'annonce manifestée dans l'Événement du Christ. Dans cet événement, il est
également souligné que, dans sa volonté absolue de Vie éternelle pour toute l'humanité, Dieu ne s'adresse pas
seulement aux hommes qui portent en eux le drame insatiable de la vie en plénitude - qui serait encore
abstraite - mais surtout aux hommes qui ont un tel un drame expire dans les formes innombrables de la
dialectique concrète Vie-Mort. Par conséquent, sa volonté absolue d’une vie bien remplie devient en fait la
Volonté de Résurrection.

La Volonté de Résurrection signifie avant tout que dans la dialectique concrète Vie-Mort, Dieu se place
toujours contre la Mort en tant que telle. 86 . Deuxièmement, cela signifie aussi que, dans sa volonté absolue de
vie pour les hommes, Dieu se tourne de préférence vers ceux qui sont les plus immergés dans la mort, vers les
plus « mourants », ceux qui - qu'il s'agisse de la nature ou surtout - de la liberté individuelle ou collective de
d'autres hommes - ils repartent "à moitié morts" en chemin (cf. Lc 10, 30). En d’autres termes, les petits de ce
monde, les pauvres, les faibles, les marginalisés, les opprimés, les exploités sont les destinataires directs de
votre préoccupation. Enfin, cette Résurrection signifie que, dans sa volonté absolue de Vie auprès des plus «
mourants », ce Dieu « désolidarise » tout ce qui est cause de

85 Cf Phil 2,6-11 ; Gal 5,1.13 ; Romains 6 :15 ; 7.1.


86 Cf. Sg 11,26 ; Ez 18,23. Une autre chose est que, dans certaines circonstances, comme dans le cas de Jésus lui-même, la
mort peut acquérir un sens de Vie. C'est le cas de la mort féconde (cf. Jn 12, 24-25).
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Après sa mort, il se révolte contre les « faux absolus » qui dégradent la liberté de l'homme. Qui plus est, ce
Dieu attise à tel point cette rébellion contre la Mort qu'il a pu payer personnellement son élimination parmi les
hommes pour libérer définitivement et radicalement tous ceux qui y sont immergés, comme l'a montré la mort
et la résurrection. de Jésus. C'est le cœur du message révélé dans le mystère Pas qui.

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SIXIÈME PARTIE

LECTIO DIVINA
et

REVUE DE VIE

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LECTIO DIVINA
et

REVUE DE VIE
1. BIBLIOGRAPHIE
+ ALDAY CARRILLO S., Comment lire la Bible ? , dans ID., Introduction à la Bible. Qu'est-ce que la
Bible. Comment lire la Bible ([Link].S "El Altillo", México 1981) 19-23 ; GALLO L., Essai sur une
herméneutique historico-pratique du message biblique , dans Parole de Vie. Initiation à la Bible
(Ediciones Don Bosco, Buenos Aires 1977) 87-97 ; MIRANDA J., Dispositions pour lire la Bible , dans
ID., Leçons bibliques. Guide pratique pour connaître la Bible (Ed. Paulinas, Bogotá 1981) 72-81 ;
AMATULI F., La loi de l'amour est l'accomplissement de l'engagement , in ID., Cours bibliques.
Rencontre avec le Christ (Apôtres de la Parole, Mexique 1982) 117-120.

2. L'ÉCOLE DE LA PAROLE : UNE EXPÉRIENCE RÉALISÉE87


Il n'y a pas si longtemps que Mons. Martini était archevêque de Milan. Un groupe de jeunes lui a
demandé de leur apprendre à prier. Après une première rencontre, les jeunes lui ont demandé de continuer
à leur présenter de nouveaux modèles concrets de prière. L'archevêque leur propose de se réunir une fois
par mois dans la cathédrale. Le premier mois (1980), 300 jeunes se sont rassemblés. En dix ans, les
adeptes de l'École de la Parole furent plus de 13 000, répartis par paroisses.

Tel était le schéma d'une rencontre : récitation d'un psaume pour créer la bonne ambiance ; de brèves
indications méthodologiques ; lire un texte biblique; explication exégétique, liturgique et spirituelle (une
vingtaine de minutes) pour faciliter l'appropriation du texte à la vie des auditeurs ; silence prolongé pour
la prière et la contemplation ; invitation à l’engagement personnel. Si le texte était celui d'un psaume, à la
fin il était chanté lentement de manière responsoriale, pour le transformer en texte de prière.

Le commentaire du cardinal n'avait pas pour but d'expliquer le sens du texte. Il ne l'a ni commenté ni
expliqué. Il proposait plutôt de placer ses auditeurs face au texte, de les exposer à la puissance rénovatrice
de la Parole, en leur fournissant les instruments nécessaires. El elemento determinante era el tiempo de
silencio, un silencio activo, en el que se adora a Dios presente, se dialoga con Él partiendo de la Palabra
que nos ha llegado, para releer la propia vida personal y la de la comunidad eclesial con los ojos de Dieu.

Le cardinal est conscient que de nombreuses expériences religieuses récentes reposent davantage sur la
contagion émotionnelle du groupe que sur la force persuasive de la Parole. C'est pourquoi il s'écrie : «
Malheur à celui qui oublie la puissance créatrice et formatrice de la Parole ! L'expérience avec les jeunes
lui a fait comprendre qu'il est possible d'éduquer une communauté à écouter la Parole. Les faits ont
conforté les critères du cardinal. Eh bien, de l' École de la Parole sont nées toute une série d'initiatives
renovatrices dans la vie de l'Église et de la pastorale diocésaine, comme la création d' une École
d'éducation sociopolitique, qui vise à former les jeunes à atteindre des objectifs dans leurs engagements
personnels. de changement social et politique.

3. LE "LETIO DIVINA" COMME MÉTHODE


La lectio est un « exercice systématique d’écoute de la Parole ». Celui qui l'exerce a pour objectif de
découvrir la volonté de Dieu dans sa propre vie. Pour cela, il utilise la lecture de la Bible comme moyen
suivant une méthodologie précise, quoique flexible. La lecture de la Bible est l’instrument d’écoute de
Dieu. C'est à la fois lire la Bible et lire l'expérience, lire la Bible et lire la vie. L’effort d’écoute est
personnel et intransmissible, puisque Dieu ne parle jamais indifféremment et ne veut jamais la même
chose de tous. L’écoute ne peut donc pas être déléguée. Même la communauté ecclésiale, qui est le milieu
propice à l’écoute de Dieu, ne peut pas non plus remplacer l’effort individuel de recherche.

87 Dans cette section, nous avons fidèlement suivi les enseignements du P. Juan José Bartolomé parle de la lectio
comme méthode . A ce sujet on peut voir : J.-J. BARTOLOMÉ, La "Letio Divina" comme méthode d'évangélisation ,
dans Selections of Theology 140 (1996) 349-356. Voir aussi : Apprendre la Lectio Divina à partir de « Lectionautas »
Le nom de « lectio divina » est attribué à Origène. La tradition monastique l'a assumé et systématisé.
Aujourd’hui, c’est encore la méthode la plus recommandée pour croire en lisant la Bible. Cela ne
nécessite pas d’éducation spéciale, mais une certaine discipline. Dans sa forme classique, la lectio
comporte quatre étapes, qui répondent aux attitudes permanentes que nous devons avoir envers la Parole
de Dieu. Ils doivent être couverts tous et dans l'ordre indiqué. Cependant, dans la pratique normale, il
n’est pas facile de les différencier : ce sont les degrés d’un même processus.

1ère étape : lectio . C'est la lecture lente et répétée du texte biblique, jusqu'à ce que le texte parle de lui-
même. Aussi connue soit-elle, cette lecture du texte ne doit jamais être omise. Croire connaître déjà un
texte conduit généralement à ne pas savoir comment l’apprécier. La lecture vise à comprendre le texte par
ce qui y est dit. Ce n'est pas le lecteur qui remet en question le texte, mais doit se laisser interroger par ce
qu'il dit. Il doit prêter attention au texte et ignorer ce qui le concerne.

Et vous y parviendrez si vous faites attention à la façon dont vous le dites, en respectant à la fois les
silences du texte - ce qu'il ne dit pas aussi évident que cela puisse paraître - et la manière dont il est dit.
Une lecture attentive est la première étape vers l’adhésion du lecteur à la Parole. Il ne suffit pas d’avoir
une idée globale des enjeux fondamentaux. Mais ce n'est pas ab Il suffit de connaître le contexte,
historique et littéraire. Bien que, sans aucun doute, cela aide aussi. Il ne se lit ni pour être éclairé ni pour
illustrer, mais pour connaître la volonté de Dieu. Par conséquent, aucune connaissance préalable n’est
essentielle autre que savoir lire et savoir être responsable devant Dieu. La lecture doit se faire à voix
haute pour restituer la lecture à son environnement premier : la proclamation orale.

2ème étape : la méditatio est la réflexion sur le sens du texte et son application à la vie du lecteur. Il sait
déjà ce que dit le texte lui-même. Maintenant, cherchez ce qu'il lui dit. Il s'agit de « percer le mur de
distance entre l'hier du texte et l' aujourd'hui de nos vies ». Lorsque la lecture convertit le texte en sa
propre parole, lorsqu'elle fait sienne la Parole de Dieu, le temps de la méditation est arrivé : la recherche
de la vérité cachée dans le texte. Il est temps de poser des questions sur le texte et de résumer son sens
dans une phrase.

La perception du sens du texte ne vient pas tant de l'étude que de l'expérience de vie du lecteur. Elle
implique donc la personne tout entière, qui est à la fois sujet et objet de méditation. En se confrontant à la
Parole, la méditation se distingue de la simple introspection. Pour que le texte éclaire la vie, il faut que la
vie éclaire le texte.

3ème étape : l'oratio est la conséquence de cette confrontation entre ce que dit la Parole et ce que vit
l'auditeur. Face à ce que Dieu veut de soi, on fait l'expérience de sa propre pauvreté. Et commence le
dialogue, qui est au centre de toute expérience de prière. C'est une conversation non seulement parce que
la personne qui prie s'investit dans ce que Dieu lui dit, mais aussi parce qu'elle cherche à se convertir à
Lui. Ce faisant, la prière tend à s’étendre à la vie quotidienne. La prière tend à devenir plus simple : celui
qui prie apprend à mieux s'exprimer avec moins de mots. Le texte biblique fournit le motif et les paroles
de la prière. C'est ainsi que la Parole devient un aliment vital et que celui qui prie accepte le point de vue
de Dieu qu'il a découvert, guidé par la Parole, dans sa vie.

4ème étape : la contemplatio est silence et adoration, admiration et plaisir de ce que Dieu nous dit. Le
texte perd de son importance, puisque Dieu lui-même se laisse entrevoir. Le souci de comprendre ce que
dit le texte et même ce que Dieu me dit à travers lui disparaît, pour se concentrer sur l'expérience et la
dégustation du même Dieu qui parle. Il suffit à celui qui prie de savoir qu'il est contemplé par Dieu, pour
faire taire toute urgence ou besoin. Nous ne devons pas abandonner avant d’y parvenir.

De la conversation avec Dieu on passe donc de la connaissance de soi en sa présence, de l'attention à ses
paroles à la connaissance de soi pris en charge par sa volonté ; du regard vers Dieu à la connaissance que
l'on est contemplé par Lui ; de l'écoute de sa Parole à sa découverte dans nos vies. La prière est une
recherche de Dieu, mais c'est aussi une révélation de Dieu. Mais pour y parvenir, il n’est pas nécessaire
de se séparer du monde. La contemplation empêche la fuite du monde. La place de l'expérience de Dieu

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est dans sa propre vie.

Ici se termine l’itinéraire de la lectio divina dans sa version classique. La lecture privilégie le moment de
la compréhension ; Dans la méditation, l'effort d'appropriation prime : la prière cède la place au dialogue
avec Dieu ; Le silence et l'adoration apparaissent dans la contemplation . Soutenu par la complexité du
processus humain, qui va de la pensée à l'action, Mons. Martini l'étend en quatre étapes supplémentaires.

La consolation , une joie intime, effet de la certitude de vivre en communion avec Dieu, est l'état qui
résulte de la contemplation et dans lequel surgissent de grandes options chrétiennes. La discretio consiste
en l'intuition spirituelle qui parvient à trouver ce que Dieu demande à chaque instant spécifique. La
délibération est la décision interne qui conduit à toujours choisir conformément à la volonté divine. L'
actio est la réalisation de ce qui est discerné et supposé être la volonté de Dieu. La Lectio divina
déclenche ainsi un processus de vie dans lequel il y a de meilleures garanties d'obtenir ce que Dieu veut et
une plus grande générosité pour le mettre en pratique.

Avec cet ajout, la dimension opérationnelle de la prière est soulignée et la présence de la grâce tout au
long du processus est indiquée. Vous gagnez en clarté. Mais une certaine impression d’artificialité n’est
pas évitée. En fait, tout ce qui est détaillé était déjà inclus dans le modèle classique.

4. LA CONTEMPLATION COMME SERVICE APOSTOLIQUE


Malgré son efficacité reconnue, le letio reste encore une méthode de prière . Cela nécessite de la foi. Et
c’est précisément la foi qui est en crise aujourd’hui. Le contexte sécularisé dans lequel nous vivons
aujourd’hui dans le monde occidental exige une décision de foi personnelle qui ne peut plus se fonder sur
la coutume, l’environnement ou les traditions reçues. De plus, la foi n’a pas d’importance dans nos
sociétés. Dès lors, le croyant, en tant que tel, est interrogé et marginalisé aussi subtilement
qu’efficacement. Et il ne semble pas que nous, croyants, soyons prêts à affronter cette situation. En fait,
nous répondons de manière étourdie. Soit nous essayons de garder notre foi individuelle dans notre
intimité, soit nous essayons de la vivre en petits groupes homogènes. Le premier s’expose au danger de
privatiser la foi, comme s’il s’agissait d’un sentiment personnel. Dans le second cas, la tendance à
l'élitisme se manifeste : seuls ceux qui sont bons envers eux-mêmes ou envers leur propre groupe sont
considérés comme bons. Dans les deux cas, il apparaît un affaiblissement de l’expérience commune de foi
et un « désengagement » de l’Église.

Il ne suffit donc pas de sauver sa propre foi. Le chrétien naît, non pas lorsqu'il dit croire, mais lorsqu'il
témoigne de sa foi. L’heure de l’évangélisation est arrivée pour l’Église, qui doit faire face à de nouveaux
défis. Mais la nouveauté de cette évangélisation ne dépend pas du contenu ou de la présentation de
l'Évangile. Même la nouvelle situation des bénéficiaires n’impose pas en elle-même l’évangélisation. Le
fait que les auditeurs possibles de l’Évangile aient changé ne change pas le message. Aujourd'hui comme
hier, l'évangélisation dépend des évangélisateurs : « pour redonner le sens évangélique à la société
d'aujourd'hui, il faut bien former les évangélisateurs », car « seule une Église évangélisée est capable
d'évangéliser ».

La nouveauté de la prédication chrétienne réside dans le fait que la vie de l'évangélisateur s'adapte à
l'Évangile. Et si l’évangélisateur n’a pas eu l’Évangile dans son cœur, si l’Évangile n’a pas été l’objet de
sa contemplation et le motif de sa prière, il ne pourra pas le garder dans sa bouche. La nouvelle
évangélisation a besoin de nouveaux croyants. L'appel à la nouvelle évangélisation est avant tout un appel
à la conversion, une conversion à la contemplation, pour que nous transformions les œuvres de nos mains
en prière.

La prière chrétienne ne peut pas se donner pour seul objectif le rétablissement de la paix intérieure. La
prière n’est pas un chemin d’introspection et ne doit pas non plus conduire à l’auto-absorption. La prière
chrétienne est un dialogue avec Dieu, qui prend toujours l'initiative. Et c'est un exercice de fraternité, qui
s'affirme lorsqu'on prie ( Mt 6,9) ou qu'il faut rétablir pour prier ( Mt 6,15) : se fermer à Dieu conduit à se
fermer.

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a) Deux objectifs
Celui qui veut être entendu lorsqu’il parle de Dieu doit d’abord lui avoir parlé. La dimension
contemplative est inhérente à la mission prophétique du témoignage de Dieu. Si « personne n'a jamais vu
Dieu » (Jn 1, 18), le croyant non plus ne peut pas le voir. Leur devoir est d'écouter sa Parole, c'est-à-dire
de « regarder les Écritures comme le visage de Dieu » (S. Grégoire le Grand). Celui qui veut se mettre au
service de l'évangélisation doit être contemplatif, c'est-à-dire qu'il doit « voir le cœur de la Parole avec les
yeux du cœur » (S. Augustin).

Pour exercer la contemplation, essentielle pour évangéliser aujourd’hui, ces deux objectifs peuvent aider :

1º Découvrez la présence de Dieu dans la vie, en traçant ses traces . C'est comme si l'on voyait
l'Invisible (au moins de loin : Hé 11, 14). Plutôt que de nous demander si Dieu veut dire quelque chose
dans notre vie, nous devons chercher comment, quand, où et surtout ce qu'il nous dit dans ce que nous
vivons. C'est alors que nous nous découvrons « comme présence du Dieu absent, comme signe de Lui
».

En communiquant avec nous, Dieu s'extravertit, se révèle, ouvre son intimité. Dire : Dieu sauve. Parce
que sa Parole fait ce qu'elle dit. En parlant, Dieu nous a créés. En nous parlant, il se recrée. Pour le
croyant, le cosmos et l'histoire sont le produit et la preuve du tempérament conversationnel de Dieu. C’est
pour cette raison qu’en prêtant attention à la réalité et en assumant sa propre histoire, le croyant parvient à
écouter Dieu et à faire l’expérience de Lui. En retournant aux racines de notre être, nous pouvons nous
débarrasser du harcèlement des tâches quotidiennes, sans nous isoler du monde et de nos frères.

2º Découvrir la volonté de Dieu pour sa propre vie . La vie n’a pas son origine en Dieu seul. Elle a
aussi son but en Lui. Celui qui vit parce que Dieu l’a voulu ne peut pas vivre comme il veut. Sa vie a
été programmée avec amour par Dieu. Le projet de vie que nous pouvons choisir ne coïncide pas
toujours avec ce que Dieu avait rêvé de nous. Il faut voir le monde et se contempler avec les yeux de
Dieu.

Le témoignage de ce Dieu vivant, que l'on rencontre lorsqu'on entreprend la tâche d' assumer sa
volonté comme une tâche , est le centre de la nouvelle évangélisation. Aujourd’hui, le croyant fait
l’expérience de Dieu immergé dans la vie et engagé dans les objectifs qu’Il s’est lui-même fixés pour
l’existence.

b) Trois tâches
Pour répondre à notre vocation, nous devons répondre de manière apostolique au besoin de notre monde
de contacter Dieu. Nous ne pouvons pas le faire sans exercer la contemplation comme occupation
personnelle et comme service apostolique. Nous serons témoins de Dieu non pas en sachant parler de Lui,
mais en ayant parlé avec Lui. Connaître Dieu et ne pas le connaître, coexister et ne pas parler, c'est ce que
le peuple de Dieu attend de nous. C'est lui qui a besoin de nous, en tant que lecteurs de la situation
historique du point de vue de Dieu. Comme Marie, celui qui veut apporter l’Évangile à son prochain doit
devenir, de croyant en la parole, son être. vidor. De la part des nouveaux évangélisateurs, la situation
spirituelle de notre temps semble exiger au moins trois tâches essentielles :

1) Silence et adoration . Le silence devant Dieu n’est pas un temps inutile. C'est la meilleure provocation
dont nous disposons pour que Dieu brise son silence. Car, en réalité, aujourd’hui, c’est Dieu qui se tait.
Peut-être pour que nous partions à sa recherche : même si sa voix nous manque, il peut encore garder
l'espoir que nous ne l'avons pas complètement oublié.

Ainsi, nous pourrions très bien transformer la solitude dans laquelle nous vivons en une annonce de sa
présence renouvelée. Gardant avec respect le silence que Dieu garde, nous nous préparons à recevoir avec
joie toute parole de Lui. En faisant appel au silence, le Dieu qui est Parole entend nous éduquer à un plus
grand respect de sa Parole. En gardant le silence, Dieu nous invite à contempler comme chemin vers Lui
et à écouter comme moyen de Le trouver.

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Par le simple fait de vivre, le croyant doit devenir une prière. La vie est un dialogue avec ce Dieu qui
vous a aimé et qui a voulu remettre le monde et la vie des autres entre vos mains. Tout ce que la vie vous
réserve peut être un motif de prière : il n'y a aucune situation humaine qui ne puisse être discutée,
dialoguée avec Dieu. Celui qui commence notre vie par une parole attend de nous une parole prononcée
avec la vie que nous lui devons. On peut même perdre tout respect pour Lui, à condition de ne pas Le
perdre complètement, comme Job l’a fait (3 :1-42 :6). On peut même mourir en lui reprochant son
abandon, comme le fit Jésus ( Mc 15, 34,39). Mais il ne faut pas se taire : celui qui doit sa vie à une parole
divine ne peut pas se taire en sa présence. Celui qui reste silencieux devant Dieu a cessé d'exister pour
Lui. Dieu nous a imaginés parlant et nous sommes ses images, si nous ne perdons pas la parole.

2) La communauté, un lieu d'écoute . Quand Dieu parle, il appelle, il crée un peuple où il obtient des
auditeurs. De plus, le Dieu biblique, même lorsqu’il dialogue avec un individu, parle au nom du peuple.
L'écoute de la Parole du Seigneur est à l'origine de la vie ensemble.

Le Deutéronome est sûrement le livre qui présente le plus clairement l'alternative : soit écouter Dieu et
vivre, soit devenir sourd et mourir ( Dt 30, 19-20). Dans sa formulation actuelle, il est présenté comme un
discours d'adieu de Moïse, avant qu'Israël ne commence son entrée dans la terre promise ( Dt 1,1-5). En
réalité, le livre suppose un séjour laïc sur cette terre et une longue expérience d'infidélité à Dieu : les biens
promis sont des dons perdus et le châtiment prévu, une réalité subie. L'éditeur a utilisé cet artifice pour
que son impératif soit pris au sérieux : « Écoute, Israël » ( Dt 4,1 ; 5,1 ; 6,4 ; 9,1).

Y es que el pueblo, al que se le recuerda su deber de escuchar a Dios es un pueblo que le ha olvidado y
que ha pagado ya su falta de memoria: ha perdido tierra, paz y hermanos y está a punto de perderse a Dios
ya lui-même. L'appel à écouter Dieu est donc une invitation à retrouver la fidélité et la garantie de sa
survie : les personnes nées de la Parole de Dieu ne comptent que sur le Dieu de la Parole.

La perte du sentiment d'appartenance à la communauté croyante et les tentatives d'aller de manière


autonome vers Dieu sont un obstacle à la rencontre avec la Parole qui est Dieu. Ce n'est que dans la
communauté née de l'écoute de Dieu et qui renaît qu'on a la certitude d'entendre Dieu : ce n'est que
lorsque le croyant est dans une assemblée qu'il confesse que l'Écriture lue est la parole proclamée de son
Dieu.

3) La fraternité, la réponse qui s'impose . Selon la Bible, le péché consiste non seulement à ne pas
écouter Dieu, mais aussi à ne pas répondre à la place de son frère. Déjà dans le récit de Gen 3, l'homme
fuit la présence divine pour ne pas avoir à lui répondre ( Gn 3,9). Celui qui, lorsque sa désobéissance était
découverte, ne voulait pas répondre à Dieu ne pouvait garantir la vie et la responsabilité dans sa famille (
Gn 3,19). Lui qui ne voulait pas continuer le dialogue qu'il entretenait chaque jour avec son Dieu, a
constaté qu'il ne pouvait pas garantir que ses propres enfants resteraient dans le dialogue et deviendraient
voisins.

Il est choquant de réaliser que Dieu a identifié le premier meurtrier dans le frère qui essayait de se
débarrasser de son frère, sans vouloir en rendre compte. Caïn croyait que son refus de répondre au sujet
de l'endroit où se trouvait son frère le libérerait de la question divine. En réalité, c'est ainsi que Dieu a pu
pressentir le meurtre perpétré par Caïn ( Gn 4,9-10).

En nous donnant des voisins, Dieu nous a confié la tâche de les sauvegarder. En fuyant notre
responsabilité, nous ne dissimulerons pas notre péché, mais nous le rendrons plutôt plus évident. Dieu
nous interroge sur nos frères. En refusant de lui parler, nous manifestons notre péché. Et la condamnation
est sévère : quiconque ne protège pas son frère du mal devient étranger dans son pays ( Gen 4,14). Ce
n’est qu’en accordant notre attention à Dieu que nous ne privons pas nos voisins de notre attention. C'est
l'écoute du Père qui fait de nous des frères : personne qui a contemplé Dieu n'évite de contempler son
prochain comme un frère.

« Alors la parole de Yahweh m'a été adressée en ces termes : Avant de te former dans le sein maternel,

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je t'ai connu, et avant que tu sois né, je t'ai consacré : je t'ai fait prophète des nations. J'ai dit : « Ah,
Seigneur Yahvé ! Écoute, je ne sais pas comment m'exprimer, je suis un garçon. Et Yahweh me dit :
Ne dis pas : « Je suis un garçon », car tu iras partout où je t'enverrai, et tu diras tout ce que je
t'ordonnerai. N'ayez pas peur d'eux, car je suis avec vous pour vous sauver - oracle de Yahweh -. Alors
Yahweh étendit la main et toucha ma bouche. Et l'Éternel me dit : Vois, j'ai mis mes paroles dans ta
bouche. À partir d'aujourd'hui, je te donne le pouvoir sur les nations et sur les royaumes, pour
déraciner et détruire, pour perdre et renverser, pour rebâtir et planter » ( Jr 1, 4-10).

5. BILAN DE VIE = PLAN DE VIE


À ce point où nous sommes arrivés - après un long voyage à travers l'étude de la Bible - nous pouvons
dire qu'une partie du but proposé a été accomplie : nous avons connu - dans une vision générale - les
éléments nécessaires pour affronter l'étude du Saint Écriture. Nous avons également étudié en profondeur
la Parole de Dieu ; nous avons fait une « expérience » avec Celui qui s'est révélé comme Seigneur de
l'Histoire. Il est temps maintenant d'assumer la « praxis transformatrice » de libération authentique que
nous propose l'Écriture Sainte à travers la conversion personnelle et communautaire. Cela nous engage à
prendre plus au sérieux l’invitation à la conversion que le Catéchisme de l’Église catholique nous adresse
comme la voie la plus sûre de toute action :

La conversion s'accomplit dans la vie quotidienne par des gestes de réconciliation, par l'attention aux
pauvres, par l'exercice et la défense de la justice et du droit ( Am 5,24; Is 1,17), par la reconnaissance de
nos fautes devant ces frères, la correction fraternelle, révision de vie , examen de conscience, direction
spirituelle, acceptation de la souffrance, subir la persécution pour la justice. Prendre la croix chaque jour
et suivre Jésus est le chemin le plus sûr [...] ( Catéchisme de l'Église catholique n° 1435 [= CIC ]).

Il s’agira de vivre efficacement la Parole révélée dans notre monde contemporain. Mais comment vivre
cette parole d’amour dans un monde sécularisé ? Comment pouvons-nous parler du sens de la vie alors
que de nombreux événements de l’histoire sont contradictoires ?

Tout d'abord, il ne faut pas oublier que, reconnaissant leur nouvelle dignité dans la foi, les chrétiens sont
appelés à mener une « vie digne de l'Évangile du Christ » ( Ph 1, 27) [cf CIC 1692]. Nous avons médité à
travers les leçons de l'Écriture Sainte que le mal et le péché sont le fruit du fait de ne pas vivre selon la
Volonté du Père (cf. CIC 1850). En Jésus, nous trouvons une réponse aux problèmes qui naissent de
situations contradictoires. Une réponse qui nous invite à la conversion en suivant ses pas :

"Le Christ Jésus faisait toujours ce qui plaisait au Père (cf. Jn 8, 29). Il a toujours vécu en parfaite communion
avec lui. De la même manière, ses disciples sont invités à vivre sous le regard du Père « qui voit dans le secret »
(cf Mt 6,6) pour être « parfaits comme le Père céleste est parfait » ( Mt 5,48). Incorporé au Christ par le
baptême (cf.

Rm 6,5), les chrétiens sont « morts au péché et vivants pour Dieu dans le Christ Jésus » ( Rm 6,11), participant
ainsi à la vie du Ressuscité (cf Col 2,12). À la suite du Christ et en union avec lui (cf. Jn 15, 5), les chrétiens
peuvent être « des imitateurs de Dieu, comme des enfants chers et vivre dans l'amour » ( Ep 5, 1), en modelant
leurs pensées, leurs paroles et leurs actions avec « le sentiments qu'avait le Christ" ( Phil 2,5) et à la suite de ses
exemples (cf Jn 13,12-16)" [ CIC 1693-1694].

Ainsi, le bilan de vie est avant tout une rencontre personnelle et communautaire avec le Verbe fait chair
qui nous permet de renouveler notre vie. Un renouveau qui implique la transformation de tout ce qui nous
empêche de vivre selon le projet salvifique révélé dans le Christ. « Bienheureux celui qui lit et ceux qui
entendent les paroles de cette prophétie et gardent ce qui y est écrit, car le temps est proche » ( Ap 1 : 3).

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CONCLUSION

Nous voudrions terminer cette courte étude introductive à la Bible avec l'exhortation du Concile Vatican
II dans lequel tous les fidèles sont invités à continuer à étudier et à vivre plus en profondeur la Parole
révélée de Dieu. Une exhortation que nous acceptons et transmettons comme un souhait de paix et de
bonheur. donner à tous ceux qui ont eu l'occasion de parcourir, pas à pas, les chemins de l'Amour et de la
Vérité (cf. Ps 25, 10).

« Il est donc nécessaire que tous – [surtout les catéchistes qui se consacrent légitimement au ministère de la
parole] – se plongent dans les Écritures avec une lecture assidue et une étude assidue, afin qu'aucun d'eux ne se
révèle être un « vide » et prédicateur superflu de la parole." de Dieu qui ne l'écoute pas en lui-même", puisqu'il
doit communiquer aux fidèles qui lui ont été confiés, notamment dans la Sainte Liturgie, les immenses richesses
de la parole divine. De la même manière, le Saint Concile exhorte avec véhémence tous les chrétiens [...] à
apprendre « la connaissance sublime de Jésus-Christ » ( Ph 3,8), par une lecture fréquente des divines Écritures.
"Car l'ignorance des Écritures est l'ignorance du Christ" (Saint Augustin, Serm 179,1). Venez donc volontiers
au même texte sacré, soit par la Sainte Liturgie, pleine du langage de Dieu, soit par la lecture spirituelle, soit par
des institutions appropriées à cet effet, et par d'autres moyens qui, avec l'approbation ou le soin du Les pasteurs
de l’Église sont désormais louablement répartis partout. N'oubliez pas que la prière doit accompagner la lecture
de l'Écriture Sainte pour que le dialogue s'établisse entre Dieu et l'homme ; car "nous lui parlons quand nous
prions, et nous lui entendons quand nous lisons les paroles divines" ( Saint Ambroise , dans PL 16,50). [...]
Ainsi donc, avec la lecture et l'étude des Livres Saints, « la parole de Dieu se répandra et brillera » ( 2Th 3, 1) et
le trésor de la révélation, confié à l'Église, remplira de plus en plus . plus le cœur des hommes. De même que la
vie de l'Église reçoit son accroissement du renouvellement constant du mystère eucharistique, de même il faut
attendre un nouvel élan de la vie spirituelle de la vénération accrue de la parole de Dieu qui « demeure
éternellement » ( Is 40, 8 ; cf. 1Pierre 1,23-25)" [ Dei Verbum 25-26].

INDICE
PREMIÈRE PARTIE..................................................................................................................................23
RÉVÉLATION.................................................................................................................................23
INSPIRATION.................................................................................................................................26

1
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INERRANCE BIBLIQUE...............................................................................................................29
"Vous recevrez la force de............................................................................................................31
ESPRIT.............................................................................................................................................31
SAINT".............................................................................................................................................31
FORMATION DE LA BIBLE.........................................................................................................31
GENRES LITTÉRAIRES................................................................................................................32
HERMENEUTIQUE BIBLIQUE....................................................................................................34
ENVIRONNEMENT ET PENSÉE SÉMIQUE...............................................................................36
LANGUES BIBLIQUES.................................................................................................................39
DEUXIÈME PARTIE.................................................................................................................................41
FORMATION DE LA BIBLE.........................................................................................................42
GENÈSE ET STRUCTURE DE LA BIBLE...................................................................................42
ÉTAPES DE L'HISTOIRE D'ISRAËL............................................................................................42
HISTOIRE DU CANON BIBLIQUE..............................................................................................44
VOCABULAIRE BIBLIQUE..........................................................................................................49
TROISIÈME PARTIE.................................................................................................................................52
INTRODUCTION À L'ANCIEN TESTAMENT............................................................................54
GENÈSE..................................................................................................................................................56
EXODE....................................................................................................................................................58
LÉVITIQUE............................................................................................................................................58
NOMBRES..............................................................................................................................................59
DEUTÉRONOMIE..................................................................................................................................59
LIVRES HISTORIQUES.............................................................................................................60
JOSÉU.....................................................................................................................................................61
JUGES.....................................................................................................................................................62
RUT.........................................................................................................................................................62
I-II DE SAMUEL....................................................................................................................................63
I-II DES ROIS.........................................................................................................................................63
CHRONIQUES I-II.................................................................................................................................64
EZRA ET NÉHÉMIE..............................................................................................................................64
TOBIAS...................................................................................................................................................65
JUDIT......................................................................................................................................................65
ESTER.....................................................................................................................................................66
I-II MACCABÉES...................................................................................................................................67
LIVRES POÉTIQUES OU SAPIENTIELS.................................................................................67
EMPLOI..................................................................................................................................................68
PSAUMES...............................................................................................................................................69

1
2
LES PROVERBES..................................................................................................................................71
ECCLÉSIASTÉS OU COHELET (Qo)..................................................................................................71
LE CHANT DES CHANTS....................................................................................................................72
SAGESSE................................................................................................................................................73
ECCLÉSIASTIQUE OU BEN SIRÁ......................................................................................................73
LIVRES PROPHÉTIQUES..........................................................................................................75
AMOS ( sAm[ ) = Le voyant..............................................................................................................75
Osée ( [v Ah ) = Yahweh intervient.....................................................................................................76
MICAH ( hk ym ) = Qui est comme Yahweh....................................................................................76
ISAÏE ( hy [ vy ) = (Yahvé agit toujours)...........................................................................................77
NAHUM ( ~Wxn ) = Il a réconforté par Yahweh...............................................................................77
ZEPHONYAS ( hy npc ) = Celui qui attend.....................................................................................78
HABAKKUC ( qWQb x ) Réclamation du projet............................................................................78
JÉRÉMIE ( hmry ) = Yahweh a protégé...........................................................................................79
EZEKIEL ( laq zxy ) = Dieu est fort.................................................................................................79
DEUTÉRO-ISAÏE...................................................................................................................................80
AGEO ( yG x ) = celui qui est né un jour férié...................................................................................80
ZACHARÍAS ( hy rkz ) = Dieu se souvient......................................................................................81
TRITO-ISAÏE..........................................................................................................................................81
ABDIAH ( hy db [ ) = Serviteur de Yahvé.......................................................................................82
JOÉL ( le Malheur ) = Yahvé est Dieu..............................................................................................82
JONAH ( hein Oui ) = Colombe......................................................................................................82
DEUTÉRO-ZACHARIE.........................................................................................................................83
DANIEL ( laY n D ) = Mon juge est Dieu.........................................................................................84
QUATRIÈME PARTIE..............................................................................................................................85
INTRODUCTION AU NOUVEAU TESTAMENT.......................................................................86
1. BIBLIOGRAPHIE................................................................................................................86
2. CONSIDÉRATIONS PRÉLIMINAIRES.............................................................................86
3. LES ÉVANGILES................................................................................................................86
4. ACTES DES APÔTRES.......................................................................................................89
5. LETTRES DE SAINT PAUL...............................................................................................90
a) Lettres SOTÉRIOLOGIQUES.....................................................................................................92
b) Lettres de CHRISTOLOGIE.....................................................................................................95
c) Lettres ESCHATOLOGIQUES................................................................................................96
d) Lettres ECCLÉSIALES OU PASTORALES...........................................................................97
d) Lettre aux HÉBREUX..............................................................................................................99
6. LETTRES CATHOLIQUES.................................................................................................99

1
2
7. LE LIVRE DE L'APOCALYPSE.......................................................................................104
CINQUIÈME PARTIE..............................................................................................................................105
LE MESSAGE CENTRAL DE LA BIBLE...................................................................................106
ET L'ÉVÉNEMENT DE PÂQUES................................................................................................106
1. BIBLIOGRAPHIE..............................................................................................................106
2. LE MESSAGE UNIQUE DE LA BIBLE...........................................................................106
3. L'ÉVÉNEMENT DE PÂQUES..........................................................................................106
LECTIO DIVINA...........................................................................................................................115
REVUE DE VIE.............................................................................................................................115
1. BIBLIOGRAPHIE..............................................................................................................115
2. L'ÉCOLE DE LA PAROLE : UNE EXPÉRIENCE RÉALISÉE.......................................115
3. LE "LETIO DIVINA" COMME MÉTHODE....................................................................115
4. LA CONTEMPLATION COMME SERVICE APOSTOLIQUE......................................117
5. BILAN DE VIE = PLAN DE VIE......................................................................................120
CONCLUSION.........................................................................................................................................122
INDICE.....................................................................................................................................................122

Formation de la Bible (première partie)


PREMIÈRE PARTIE..................................................................................................................................23
RÉVÉLATION.................................................................................................................................23
INSPIRATION.................................................................................................................................26
INERRANCE BIBLIQUE...............................................................................................................29
"Vous recevrez la force de............................................................................................................31
ESPRIT.............................................................................................................................................31
SAINT".............................................................................................................................................31
FORMATION DE LA BIBLE.........................................................................................................31
GENRES LITTÉRAIRES................................................................................................................32
HERMENEUTIQUE BIBLIQUE....................................................................................................34
ENVIRONNEMENT ET PENSÉE SÉMIQUE...............................................................................36
LANGUES BIBLIQUES.................................................................................................................39
DEUXIÈME PARTIE.................................................................................................................................41
FORMATION DE LA BIBLE.........................................................................................................42
GENÈSE ET STRUCTURE DE LA BIBLE...................................................................................42
ÉTAPES DE L'HISTOIRE D'ISRAËL............................................................................................42
HISTOIRE DU CANON BIBLIQUE..............................................................................................44
VOCABULAIRE BIBLIQUE..........................................................................................................49
TROISIÈME PARTIE.................................................................................................................................52

1
2
INTRODUCTION À L'ANCIEN TESTAMENT............................................................................54
GENÈSE..................................................................................................................................................56
EXODE....................................................................................................................................................58
LÉVITIQUE............................................................................................................................................58
NOMBRES..............................................................................................................................................59
DEUTÉRONOMIE..................................................................................................................................59
LIVRES HISTORIQUES.............................................................................................................60
JOSÉU.....................................................................................................................................................61
JUGES.....................................................................................................................................................62
RUT.........................................................................................................................................................62
I-II DE SAMUEL....................................................................................................................................63
I-II DES ROIS.........................................................................................................................................63
CHRONIQUES I-II.................................................................................................................................64
EZRA ET NÉHÉMIE..............................................................................................................................64
TOBIAS...................................................................................................................................................65
JUDIT......................................................................................................................................................65
ESTER.....................................................................................................................................................66
I-II MACCABÉES...................................................................................................................................67
LIVRES POÉTIQUES OU SAPIENTIELS.................................................................................67
EMPLOI..................................................................................................................................................68
PSAUMES...............................................................................................................................................69
LES PROVERBES..................................................................................................................................71
ECCLÉSIASTÉS OU COHELET (Qo)..................................................................................................71
LE CHANT DES CHANTS....................................................................................................................72
SAGESSE................................................................................................................................................73
ECCLÉSIASTIQUE OU BEN SIRÁ......................................................................................................73
LIVRES PROPHÉTIQUES..........................................................................................................75
AMOS ( sAm[ ) = Le voyant..............................................................................................................75
Osée ( [v Ah ) = Yahweh intervient.....................................................................................................76
MICAH ( hk ym ) = Qui est comme Yahweh....................................................................................76
ISAÏE ( hy [ vy ) = (Yahvé agit toujours)...........................................................................................77
NAHUM ( ~Wxn ) = Il a réconforté par Yahweh...............................................................................77
ZEPHONYAS ( hy npc ) = Celui qui attend.....................................................................................78
HABAKKUC ( qWQb x ) Réclamation du projet............................................................................78
JÉRÉMIE ( hmry ) = Yahweh a protégé...........................................................................................79
EZEKIEL ( laq zxy ) = Dieu est fort.................................................................................................79
DEUTÉRO-ISAÏE...................................................................................................................................80

1
2
AGEO ( yG x ) = celui qui est né un jour férié...................................................................................80
ZACHARÍAS ( hy rkz ) = Dieu se souvient......................................................................................81
TRITO-ISAÏE..........................................................................................................................................81
ABDIAH ( hy db [ ) = Serviteur de Yahvé.......................................................................................82
JOÉL ( le Malheur ) = Yahvé est Dieu..............................................................................................82
JONAH ( hein Oui ) = Colombe......................................................................................................82
DEUTÉRO-ZACHARIE.........................................................................................................................83
DANIEL ( laY n D ) = Mon juge est Dieu.........................................................................................84
QUATRIÈME PARTIE..............................................................................................................................85
INTRODUCTION AU NOUVEAU TESTAMENT.......................................................................86
1. BIBLIOGRAPHIE................................................................................................................86
2. CONSIDÉRATIONS PRÉLIMINAIRES.............................................................................86
3. LES ÉVANGILES................................................................................................................86
4. ACTES DES APÔTRES.......................................................................................................89
5. LETTRES DE SAINT PAUL...............................................................................................90
a) Lettres SOTÉRIOLOGIQUES.....................................................................................................92
b) Lettres de CHRISTOLOGIE.....................................................................................................95
c) Lettres ESCHATOLOGIQUES................................................................................................96
d) Lettres ECCLÉSIALES OU PASTORALES...........................................................................97
d) Lettre aux HÉBREUX..............................................................................................................99
6. LETTRES CATHOLIQUES.................................................................................................99
7. LE LIVRE DE L'APOCALYPSE.......................................................................................104
CINQUIÈME PARTIE..............................................................................................................................105
LE MESSAGE CENTRAL DE LA BIBLE...................................................................................106
ET L'ÉVÉNEMENT DE PÂQUES................................................................................................106
1. BIBLIOGRAPHIE..............................................................................................................106
2. LE MESSAGE UNIQUE DE LA BIBLE...........................................................................106
3. L'ÉVÉNEMENT DE PÂQUES..........................................................................................106
LECTIO DIVINA...........................................................................................................................115
REVUE DE VIE.............................................................................................................................115
1. BIBLIOGRAPHIE..............................................................................................................115
2. L'ÉCOLE DE LA PAROLE : UNE EXPÉRIENCE RÉALISÉE.......................................115
3. LE "LETIO DIVINA" COMME MÉTHODE....................................................................115
4. LA CONTEMPLATION COMME SERVICE APOSTOLIQUE......................................117
5. BILAN DE VIE = PLAN DE VIE......................................................................................120
CONCLUSION.........................................................................................................................................122
INDICE.....................................................................................................................................................122

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