0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
39 vues4 pages

Décolonisation et conflits au Proche-Orient

Transféré par

ELHADJI
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
39 vues4 pages

Décolonisation et conflits au Proche-Orient

Transféré par

ELHADJI
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Leçon 7 : La décolonisation au Proche-Orient : la question

palestinienne et les relations israélo-arabes

Le proche orient correspond à l’Asie occidentale ; un ensemble L’essentiel géographique avec une
quinzaine de pays majoritairement
Arabe et musulman. C’est le lieu d’apparition des trois religions révélées, une région riche en pétrole,
un carrefour ethno culturel où s’affrontent depuis 1948 les communautés arabes et juives.
En 1920, (le traité de Sèvres et la conférence de San Remo) la SDN place la Palestine sous mandat
britannique et français.
Les français accordent l’indépendance au Liban et à la Syrie, mais les heurts entre arabes et juifs en
Palestine inquiètent les britanniques et entrainent une des crises les plus complexes des temps
modernes avec plusieurs conflits malgré de nombreux efforts de paix.

I. Historique du problème israélo-palestinien


1.1. La question juive
L’idée de la création d’un Etat juif en Palestine est théorisée par Théodore Herzl (1860- 1904) qui
publie en 1896 un livre intitulé JUDE STAAT (l’Etat juif): il organise un premier congrès à Bâle
(Suisse) en Août 1897, où l’organisation sioniste mondiale revendique le droit de retour les juifs,
(peuple élu) (la diaspora) vers la Palestine considérée comme la « terre Promise ».
Le gouvernement britannique promet aux juifs l’établissement d’un foyer national en Palestine :
déclaration de Lord Balfour du 02 novembre 1917.
Les anglais, organisent l’émigration vers la Palestine des juifs (3e ,4e et 5e Alya). Pour se protéger des
arabes, les juifs créent des milices d’autodéfense (Haganah, Irgoun, Groupe Stern, Lehi).

1.2. La situation du territoire après la seconde guerre mondiale


Les juifs attaquent les intérêts de la Grande Bretagne considérée comme force d’occupation en menant
des attentats contre leurs soldats et en détruisant le quartier général de l’armée britannique à Jérusalem
(hôtel King David).
Devant l’impasse, la Grande Bretagne, remet le dossier Palestine à l’ONU.Le Comité spécial des
Nations unies sur la Palestine (UNSCOP) prépare un plan de partage du territoire en deux Etats. Ce
plan est voté le 29 novembre 1947 ; c’est la résolution du181: un Etat juif : (687000 habitants et 53,8
% du territoire) et un Etat arabe (1 305 000 habitants et 46,2% du territoire). Jérusalem est une ville
internationale sous le contrôle de l’ONU à causes des symboles des trois religions monothéistes.
Le 14 mai 1948, David Ben Gourions (1886- 1973) proclame la naissance de l’Etat d’Israël, reconnu
par les USA et l’URSS. La création de l’Etat juif est considérée par les arabes comme une catastrophe
(NAKBA).

II. Les guerres israélo-arabes


2.1. La guerre de 1948 ou guerre d’indépendance
Les Etats de la ligue arabe (Egypte, Irak, Liban, Syrie et Transjordanie) attaquent le nouvel Etat. Israël
gagne et occupe de nouveaux territoires (78% de la Palestine).Plusieurs palestiniens se réfugient dans
les Etats arabes voisins ; le 11 Mai 1949 Israël devient le 59e Etat membre de l’ONU.
2.2. La guerre du canal de Suez octobre 1956
C’est un conflit armé qui a opposé, du 29 octobre au 06 novembre 1956, la Grande Bretagne, la France
et Israël à l’Egypte, après la nationalisation en juillet 1956, de la compagnie franco- britannique de
gestion du Canal de Suez par le président égyptien de 1956 à 1970, Gamal Abdel Nasser (1918- 1970).
L’URSS, menace d’utiliser l’arme atomique contre les envahisseurs impérialistes, les USA utilisent
l’arme financière. La défaite militaire de Nasser se transforme en victoire diplomatique car un héros
aux yeux des nations arabes et africaines.

2.3. La guerre des six jours : Du 5 au 10 juin 1967


Israël mène une attaque préventive contre l’Egypte, la Syrie et la Jordanie pour lever la fermeture du
Golfe d’Akaba ou golfe de tyran par l’Egypte. En six jours, il occupe le Sinaï égyptien, la bande de
Gaza, la Cisjordanie, Jérusalem- Est et le Golan syrien.
L’ONU vote le 22 novembre 1967, la résolution 242 qui demande à Israël de se retirer des territoires
occupés et aux arabes de reconnaitre le droit de l’Etat hébreux à l’existence.

2.4. La guerre de kippour : du 6 au 24 octobre 1973


L’Egypte et la Syrie essaient de récupérer les territoires perdus en 1967.Ils attaquent le jour du grand
pardon (Al Yom Kippour ; fête juive). Après des victoires arabes, Israël se redresse grâce à un pont
aérien américain.
Il n’y aura ni vainqueur ni vaincu, les pertes et les gains sont équitables.
Les pays arabes multiplient le prix du de pétrole par quatre et provoquent un premier choc pétrolier et
une crise économique mondiale. La résolution 338 votée le 22 octobre 1973 rappelle la 242 de 1967.
Depuis 1971, Sadate est persuadé qu’il faut faire la paix avec Israël. Apres la guerre du Kippour et
sous la pression des pays occidentaux, le président égyptien se rapproche de l’Etat hébreux. Le 19
novembre 1977, il effectue un voyage à Jérusalem pour rencontrer le Premier ministre israélien
Menahem Bégin. Pour cet événement, Sadate est isolé dans le monde arabe. Le 17 septembre 1978,
Anouar El Sadate Président égyptien, Menahem Bégin Premier Ministre d’Israël sous le parrainage de
Jimmy Carter Président des Usa se sont entendus en signant les accords de Camp David. Tsahal doit
évacuer le Sinaï et des relations diplomatiques sont établies entre Israël et l’Egypte.

III. La guerre du Liban : Le 6 juin 1982


L’armée israélienne profite de la guerre civile libanaise et envahit le sud du pays : (opération Paix en
Galilée)). En septembre 1982, l’OLP est obligée de quitter Beyrouth ouest et d’installer son siège à
Tunis. Cette guerre est marquée par le massacre des camps de réfugiés
Palestiniens à Sabra et à Chatila par une milice chrétienne libanaise des phalangistes sous le regard de
Tsahal.
Le 9 décembre 1987 il y a eu un premier soulèvement des jeunes palestiniens dans les territoires
occupés (Intifada guerre des pierres) qui sont marqués des émeutes violentes et par la répression de
l'armée israélienne.
IV. Les accords de paix israélo-palestiniens entre espoirs et
Échec
4.1. Les facteurs de rapprochement
Des négociations sont entamées entre Israël et les palestiniens sur proposition des USA et de l’URSS.
La fin de la guerre froide, la lassitude des belligérants, la prise de conscience des Palestiniens, les
changements politiques en Israël, aux États-Unis, en Russie et la 1ère guerre du Golfe en 1990
permettent aux deux camps de se rapprocher et d’ouvrir ainsi des négociations

4.2. Les accords de paix israélo-palestiniens


- Les accords de MADRID le 30 novembre 1991
- Les accords d’Oslo1 le 13 septembre 1993
- Les accords d’Oslo 2 le 28 septembre 1995
- Les accords de Wye Plantation (USA Octobre 1998)
- Les accords de Camp David : juillet 2000
- Les accords de Charm el- Cheikh octobre 2000
- Le Sommet de Charm El Cheikh en Egypte Septembre 1999
- La Feuille de route du Quartet (USA, UE, ONU, RUSSIE) en 2003
- La Palestine devient Etat observateur de l’ONU en 2012
- La Palestine devient un Etat avec un statut d’observateur à la Cour pénale internationale (CPI) en
2015.

4.3. Pourquoi la paix est impossible ?


.- Le rôle négatif des extrémistes juifs et arabes qui refusent la solution à deux Etats.
- La poursuite de la colonisation israélienne et l’occupation des territoires arabes.
- Le refus du retour des réfugiés palestiniens par Israël.
- La mort et l’assassinat des leaders favorables à la paix (Begin, Arafat, Rabin, …).
- Le Statut de Jérusalem. Israël annexe la ville de Jérusalem depuis 1967 et refuse de se retirer malgré
la résolution 242.
.- La partialité des USA :
Le 22 et 23 mai 2017, Donald TRUMP effectue en Israël et en Cisjordanie occupée. Le statut de
Jérusalem et la solution à deux États redeviennent source de conflit.
Le 6 décembre 2017, Donald TRUMP viole les résolutions 181, 242 et 338 de l’ONU en reconnaissant
Jérusalem comme capitale d’Israël.
Le14 mai 2018, les États-Unis Ouvrent officiellement leur ambassade à Jérusalem. Des
Manifestants palestiniens et les soldats israéliens s’affrontent à la frontière de la bande de Gaza,
faisant 37 morts parmi les Palestiniens.
Le 15 septembre 2020 : signature des « Accords Abraham » traité de normalisation des relations entre
Israël, les Émirats arabes unis et Bahreïn à la Maison Blanche et sous le parrainage de Donald
TRUMP. L’objectif est d’inciter les autres pays arabes à faire de même. L'Autorité palestinienne
qualifie ces accords de « trahison » et appelle à une réunion d'urgence de la Ligue arabe basée au
Caire.
- La passivité de l’ONU malgré le non-respect des résolutions ;
- la division du monde arabe face au problème palestinien, les divergences entre le Hamas et le Fatah ;
entre les palestiniens de Gaza et de Cisjordanie.
- Les problèmes d’accès à l’eau potable qui explique le refus d’Israël de libérer certains territoires
arabes d’où proviennent 40% de ses ressources hydriques.

Conclusion
La Palestine connait une décolonisation inachevée, violente et manquée. L’échec de la Grande
Bretagne, les hésitations de l’Onu et l’ambiguïté américaine ont conduit à la création de l’État juif et
non d’un Etat arabe. La question palestinienne est un facteur d’instabilité du Proche- Orient à cause
des enjeux complexes.

Vous aimerez peut-être aussi