FICHE 2 DROIT CIVIL DES OBLIGATIONS
I/
Acte juridique : manifestation de la volonté destiné à produire des effets de droit
- Convention: Accord passé entre des personnes destiné à produire des effets juridiques et qui
revêt en principe un caractère obligatoire pour ceux qui y adhèrent.
- Prestation: c’est l’objet de l’obligation, ce que le débiteur doit fournir au créancier
- obligation: Le lien de droit entre 2 personnes en vertu duquel l’une appelée créancier exige de
l’autre(débiteur) une prestation
- choses consomptibles : Les choses consomptibles ce sont des choses qui se consomment du
seul fait que l'on s'en sert selon leur destination. Exemple : les denrées alimentaires, les
combustibles, l'argent. Est consomptible le bien, la chose, l'objet qui se détruit par sa
consommation ou son aliénation dès le premier usage, comme l'essence achetée à la pompe, les
fruits et légumes, le vin, la monnaie.
- corps certain: Par corps certain, il faut entendre une chose unique qui possède une
individualité propre.
Exemple: un immeuble, un bijou de famille, une œuvre d’art, etc…Les corps certains se
caractérisent par leur singularité, en ce sens qu’ils n’ont pas leur pareil.Il s’agit donc de choses
qui possèdent une identité : on ne peut pas les remplacer à l’identique. À cet égard, les
immeubles sont toujours des corps certains, car ils occupent toujours une situation
géographique qui leur est propre.
- choses de genre: encore appelé choses de fongibles: Par chose fongible, il faut entendre une
chose qui ne possède pas une individualité propre. Ce sont les choses de même quantité, même
espèce, même qualité. Elles sont interchangeables c’est à dire semblables, de même destination,
elles peuvent être mis à la place les uns des autres.
- transfert de propriété: Cette notion juridique se rencontre notamment dans le cadre d'un
contrat de vente. Opération de déplacement de la chose vendue du vendeur vers l’acheteur
Lorsque deux personnes, le vendeur et l'acheteur s'accordent sur la vente d'un bien, s'opère
alors un transfert de propriété. Aussi dans l’obligation de donner, Elle consiste à transférer la
propriété d'un bien.
- remise de la chose: c’est le moment du transfert de propriété.
EXERCICE I
1/ le principe de l’autonomie de la volonté implique le fait que le contenu du contrat est librement
et volontairement déterminé par les parités.
2/ faux elle n’est pas sans limites. La liberté de contracter ou de ne pas contracter n’est plus
absolue car certains contrats sont imposés par la loi.
Les limites se révèlent par les articles 6 et 1131 du code civil qui disposent : « On ne peut
déroger par des conventions particulières aux lois qui intéressent l'ordre public et les bonnes
mœurs ». Le principe de l'autonomie de la volonté ne peut s'exprimer que dans les limites
définies par la loi. Aussi la dernière phrase de l’article 1102
3/C'est au courant philosophique que l'autonomie de la volonté a pris ses racines. L'idée
fondamentale de base est la croyance en la liberté naturelle de l'homme « l'homme naît libre ».
En tant que tel, seules les obligations que l'individu a librement consenties peuvent l'assujettir et
s'imposer à lui. Ce principe a des conséquences que sont :
- les conséquences quant au fond
– La liberté contractuelle : elle signifie que chaque individu est libre de contracter comme ne
pas le faire de choisir la personne du cocontractant et de déterminer par lui-même le
contenu du contrat, la formation du contrat est soumise au principe du consensualisme. Il
n’y a pas d’obligation de contracter (Article 1102 code civil )
- La force obligatoire du contrat : signifie que ce que les parties ont décidé en toute volonté et
en toute souveraineté s'impose à elles dans les conditions voulues par elles. Il s'impose au juge
qui doit le respecter et le faire respecter. ( Article 1134 du Code Civil)
- Le principe de l'effet relatif du contrat : il signifie que les conventions ne lient que les parties
contractantes. Le contrat exclu donc toutes les personnes étrangères, il n’a d’effet que sur les
parties contractantes.
– quand à la forme: le contrat est formé par le seul accord des volontés et échange de
consentement: il ne doit pas être formé selon une forme préétablie.
4/ le contrat est une convention par laquelle une ou plusieurs personnes s’obligent
volontairement envers une ou plusieurs autres à donner, à faire ou ne pas faire quelque chose.
5/ classification établie par le code civil: contrat synallagmatique/ contrat unilatéral~a titre
onéreux/ à titre gratuit ~ commutatif/aléatoire.
6/ nommé/innomé ~ à exécution instantanée/ successive ~ de gré à gré/ d’adhésion, consensuel/
solennel ~ individuel/collectif
7/ intérêts de la distinction
– contrat instantané / à exécution successive: l’annulation du contrat instantané produit des
effets rétroactifs contrairement à l’annulation ou résolution du contrat successif
– Contrat bilatéral/ unilatéral: c’est la preuve des actes : dans le contrat bilatéral les parties
doivent rédiger l’acte de preuve en autant d’exemplaires originaux qu’il y’a de parties
« double original » ~ Dans le contrat unilatéral un seul exemplaire original est détenu par
le créancier
– Nommé/innomé : le contrat innomé est difficile à qualifier et des effets difficiles à
déterminer pourtant le contrat nommé est prédéfini par la loi et facile à appréhender.
– Contrat consensuel/réel : le contrat consensuel se forme par le seul échange de
consentement, le contrat réel au contraire est formé par la remise d’une chose
le contrat solennel lorsque pour le rendre valable, la loi exige que le consentement soit donné
dans une forme particulière. Le contrat réel se distingue du contrat consensuel en ce que sa
formation exige non seulement un accord de volontés mais également la remise d'une chose
(article 1109 alinéa 3 du Code civil). Ainsi, tant que la chose objet du contrat n'a pas été remise,
le contrat n'est pas formé.
(Exemple : le contrat de donation : la donation ne peut se faire que si le notaire intervient dans la
procédure);
le contrat réel lorsqu'il faut en plus de l'accord des parties, la remise d'une chose au débiteur
(Exemple : le contrat de prêt : les deux parties tombent d'accord sur les conditions d'octroi du
prêt et le prêteur devra remettre en plus la somme indiquée);
Cet intérêt apparaît à 3 points de vue.
1- Sur le terrain de l'existence du contrat
L'existence de
certains contrats est subordonnée à la
réalisation d'une formalité.
2.- Sur le terrain de la preuve
Dans certains cas la preuve du contrat ne peut être apportée
que par la production d'un écrit.
3- Sur le terrain de la validité des actes
La validité de certains contrats est subordonnée au respect d'une formalité particulière.
Exemple: Les transactions portant sur un bien immobilier ne sont valables que si elles sont
passées en la orme authentique : c'est également le cas pour les donations entre vifs
- contrat consensuel/ solennel : le contrat consensuel résulte d’un accord de volontés, d’un
consentement. le contrat solennel est l’exception et les deux types de contrats s’opposent car
dans le contrat solennel sa validité est subordonnée à l’accomplissement d’une certaine
formalité.
CAS PRATIQUES
Cas 1
– Article 1582: contrat de vente, bilatéral, onéreux,commutatif, nommé, à exécution
– Article 1582: contrat de vente, bilatéral, onéreux,commutatif, nommé, à exécution
instantané, solennel
– Article 1583: synallagmatique, à titre onéreux, consensuel
Cas 2
Le cas pratique est en rapport avec les obligations fondées sur la portée de l’engagement.
Problème juridique: Quelle est la nature de l’obligation du médecin envers son patient ?
Solution:
L'obligation de moyen est une obligation de prudence et de diligence. Le débiteur s'engage à
faire de son mieux pour obtenir le résultat ; mais il ne garantit pas le résultat attendu par le
créancier. Il est cherché à obtenir le résultat, mais il n'est pas tenu de l'obtenir.
Dans notre cas d’espèce Le médecin traitant, Monsieur senfou a prescrit à azalakapinhou des
médicaments en le rassurant qu'il retrouvera la grande forme après une semaine de prise
correcte des médicaments. Mais Malheureusement il n’a pas retrouvé la santé.
L’obligation du médecin ici est une obligation de moyens le résultat n’est pas certain ni précis. Ici
le médecin s’est engagé à guérir Mr azalakapinhou mais cela n’est pas sûr.
Il faut préciser que pour Mr azalakapinhou puisse poursuivre le médecin en justice il faut que
celui-ci prouve la faute du médecin, il ne peut pas se baser sur l’absence de guérison.