Les tourbières
L’utilité des tourbières
Les tourbières rendent de nombreux services, autant aux humains qu’aux autres
espèces vivantes. Elles contribuent par exemple à :
1) Améliorer la qualité des eaux souterraines, en filtrant l’eau;
2) Prévenir les inondations en absorbant l’eau du sol, comme des éponges;
3) Permettre l’étude de l’écosystème local. Les scientifiques peuvent recueillir dans la
tourbe des échantillons de pollens, de plantes ou d’insectes morts, parce qu’ils s’y
préservent très bien;
4) Ravitailler les animaux. Les petits fruits et les insectes pour les ours et les oiseaux,
de même que les nénuphars et d’autres plantes pour l’orignal ne sont que quelques
exemples de nourriture fournie par les tourbières. Les animaux peuvent aussi s’abreuver
dans les petites mares d’eau à proximité;
5) Produire de la tourbe à des fins commerciales. Celle-ci est utile en horticulture parce
qu’elle agit comme amendement. La tourbe peut aussi servir de combustible : entre 1864
et 1935, elle a servi à faire avancer les locomotives et à chauffer nos maisons. Certains
pays d’Europe utilisent encore la tourbe pour produire de l’électricité.
La mousse commune
Le polytric:
• Il n’y a pas de racines. Tout au plus, il y aura des poils très fins
et très courts.
• Les tiges sont rampantes et fragiles, noirâtres ou brunes. De
ces tiges s'élèvent des rameaux aériens dressés.
• Les rameaux sont porteurs de feuilles vertes très serrées. Elles
sont petites sans pétioles et minces.
• Le microscope montre que les feuilles, les tiges et les racines
sont faites de cellules juxtaposées. .
La vie
• L’eau puisée par les poils souterrains monte de cellule en cellule dans
les tiges aériennes et les feuilles. Ces dernières forment un feutrage
et retiennent comme une éponge l’eau des pluies, des brouillards et
des rosées. C’est par toute leur surface que les mousses absorbent.
Cela explique que la base de leur tige peut mourir pendant que le
sommet continue vivre et à croître.
• Les mousses offrent d’ailleurs une étonnante résistance à la
sécheresse et au froid. Et pourtant, tiges et feuilles se dessèchent
vite. On pourrait parfois les croire morte mais, il n’en est rien; elles
mènent une vie ralentie.
Vivacité
• Qu’une pluie tombe et les voici qui reverdissent, reprennent leur
fraîcheur et une vie active. Cette faculté de reviviscence a permis
aux mousses de se retrouver sur toute la surface du globe et ce, de l’
équateur aux régions polaires au sommet des plus hautes
montagnes, dans des stations brûlures de soleil.
• La présente de tiges et de feuilles permet de classer les mousses
dans les plantes vivaces.
Reproduction
Anthérozoïdes: Au printemps, le polytric présente deux catégories de rameaux. Les uns se
terminent par des anthéridies en massue, remplis d’anthérozoïdes. Ce sont des rameaux
mâles.
Oosphères: Les autres portent des archégones à long col, renfermant une oosphère: ce sont
les rameaux femelles.
Quand il pleut, les anthéridies s’ouvrent, les anthérozoïdes nagent dans l’eau. Si l’un d’eux
féconde une oosphère, un œuf se forme.
Spoogone et spores: L’œuf se développe dans l’archégone et donne un sporogone
composé d’une soie et d’une urne remplie de spores. L’urne se trouve surmontée par un
reste d’archégones qui forme une coiffe.
Prothale, nouvelle mousse
• Sous l’influence de la sécheresse, la coiffe tombe, l’urne s’ouvre, des
spores s’échappent. Une spore qui tombe sur le sol humide germe et
donne un prothalle en filaments ramifiés. Des poils absorbants
s’enfoncent dans la terre et des bourgeons se forment. Ces bourgeons
produisent des rameaux feuillés et dressés. Un nouveau polytric
reconstitué apparaît..
Résumé
Les fougères
• Le polypode pousse sur les rochers moussus, dans les endroits ombrageux et humides. C’est
une plante assez commune. A l’aspect de ses jeunes feuilles, vous reconnaissez sans doute
que le polypode est une fougère.
• APPAREIL VÉGÉTATIF
• a) partie aérienne
De grandes feuilles caractérisées par un long pétiole et un limbe découpé en nombreux lobes
parcourus par des nervures. Les plus jeunes feuilles enroulées sur elles-mêmes, dessinent une
crosse. Les feuilles possèdent des nervures dans lesquelles circule de la sève.
b) partie souterraine
À la base des feuilles, se trouve une tige souterraine, horizontales, couverte d’écailles et brune
appelée rhizome. Ce rhizome porte des racines adventives.
Appareil reproducteur et reproduction
a) Spores
Au printemps se forment, sur la face inférieure des feuilles, des
bouquets circulaires de petits sacs ou sporanges. D’abord verts, les
sporanges jaunissent puis brunissent. Sous l’influence de la
sécheresse, un anneau lignifié se contracte plus que le reste de la
paroi. Le sporange se déchire et s’ouvre, laissant échapper une
poussière brune constituée de minuscules spores ovoïdes. Ces spores,
très légers sont emportées par le vents.
b) Prothalle
Quand un spore tombe sur la terre humide, il germe et donne une petite
lame verte en forme de coeur, qui mesure pas plus de 1 cm de long. Elle
s’applique sur le sol, y enfonce des poils qui jouent le rôle de poils
absorbants, puisant l’eau chargée de sels minéraux. On appelle prothalie ce
minuscule organe vert qui peut se nourrir par lui-même.
Or la face inférieure du prothalie se forment:
1- des sacs microscopiques ou anthéridies, bourrés de corpuscules munnis
de longs cils: les anthérozoïdes.
2- des organites en forme de bouteilles, les archégones, au fond desquels se
trouve l’oosphère, masse sphérique de substance vivante.
Germination de la spore
Anthérozoïdes et oosphères et fécondation
Dans l’eau qui, à la suite d’une
pluie ou d’une simple rosée,
s’accumule sous le prothalle,
les anthéridies se gonflent et
s’ouvrent.
Les anthérozoïdes sont mis en
liberté; ils nagent avec leurs
longs cils. Si l’un deux pénètre
dans un archégone, il s’unit à
l’oosphère: il y a fécondation.
L’oosphère devient un oeuf.
Les lichens
• Les lichens sont des organismes symbiotiques.
• Ils résultent de la symbiose entre le mycélium et l‘algue.
• Cette association est si intimement intégrée que les partenaires
réagissent comme si c‘était un organisme unique.
• Les lichens croissent partout sur la planète leur faible capacité
métabolique engendre la conséquence qu‘ils jouent un rôle minime
dans l‘apport de matière organique sur terre.
Statistiques
• 20000 espèces de lichen croissent dans le monde entier
• Comparaison des espèces de lichen et de plantes supérieures:
0,08 régions tropicales et équatoriales
-1 en régions subarctiques
De 3 à 5 en région arctiques
Un rapport extrême est atteint dans le continent antarctique avec 80
fois plus de lichens que de plantes supérieures.
Lichens et pollution
• Les lichens utilisent l‘énergie lumineuse en toute saison pourvu
qu‘ils ne soient pas trop secs.
• Même à 0 degré Celsius, les lichens peuvent utiliser l‘énergie
lumineuse.
• Ils absorbent l‘eau de l‘atmosphère avec les polluants qu‘elle peut
contenir et de ce fait, les lichens sont phytoremédiation.
• Les quantités de polluants dans les lichens peuvent être dosées
pour étudier la répartition des polluants.
• Exemple d‘analyse quantitative: «Évaluation du Pb le long des
routes ou évaluation de la quantité d‘isotope radioactif dans une
contrée»
Laponie, 1986
• Suite à la catastrophe
nucléaire de Tchernobyl,
l‘abattage de milliers de
rennes, a été décidé à
cause de leur absorption
massive de lichens
contenant des isotopes
radioactifs.
Anatomie du lichen
• Le lichen se présente souvent sous la forme d‘une
lame gris verdâtre qui se plaque sur les troncs
d‘arbres sur les rochers, les murs, le ciment, les
ardoises. Cette plaque a un bord festonné (dents
arrondies) et elle se fixe par quelques poils
crampons.
• Examiné au microscope, il présente un réseau de
filament incolore dont les mailles emprisonnent des
cellules vertes. Le réseau est un thalle de
champignons et les cellules vertes sont des algues.
Laboratoire d‘observation du lichen, de
fougères et de mousses