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Introduction à la neuroréhabilitation

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Hosnick Agbla
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Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

Université de Parakou
Faculté de Médecine

NEUROREHABILITATION

Année académique 2023 - 2024

Pr ADOUKONOU Thierry
MCA AGBETOU Mendinatou
Dr KOSSI Oyéné, PT, PhD
Université de Parakou – Bénin
OBJECTIFS
A la fin de ce cours, l’apprenant doit:

1- savoir définir les concepts liés à la réadaptation,


2- connaitre les grandes indications, les principes et
l’importance de la neurorehabilitation,
3- situer le rôle du médecin dans la prescription et
dans l’équipe interdisciplinaire
PLAN
Introduction
1- Généralités sur la neurorehabilitation
2- Rééducation dans certaines affections neurologiques
3- Rôle du médecin généraliste dans la prescription de la
neuroréhabilitation
Conclusion
Introduction

La neuroréhabitation est la sous-spécialité


clinique qui est consacrée à la restauration et à
la maximisation des fonctions qui ont été
perdues ou altérées en raison de déficiences
causées par une lésion ou une maladie du
système nerveux (Krucoff et al., 2016).
2- Généralités
1- Généralités
1.1- Définition de concepts
Réadaptation médicale
L’OMS définit la réadaptation médicale comme «
l’application coordonnée et combinée de mesures dans
les domaines médical, social, psychique, technique et
pédagogique, qui peuvent aider à remettre le patient à
la place qui lui convient le mieux dans la société et/ou à
lui conserver cette place. » (Devailly & Josse, 2008)
1- Généralités
1.1- Définition de concepts
Handicap
Correspond à un désavantage social pour un individu
qui résulte de ses déficiences ou de son incapacité, et qui
limite ou interdit l’accomplissement d’un rôle considéré
comme normal compte tenu de son âge, de son sexe et
des facteurs socioculturels. (Fougeyrollas, 2009)
1- Généralités
1.1- Définition de concepts
Déficience
Toute perte de substance ou altération d’une structure
ou d’une fonction psychologique, physiologique,
anatomique ou mentale. (WHO, 2001)
Elle peut être provisoire ou définitive, et peut se situer au niveau
cognitif (intelligence, mémoire, langage), psychique (conscience,
perception, comportement), sensoriel (auditif, visuel),
musculosquelettique, etc.
1- Généralités
1.1- Définition de concepts

Incapacité
Toute réduction (résultant d’une déficience), partielle
ou totale, de la capacité d’accomplir une activité
d’une façon ou dans des limites considérées comme
normales pour un être humain. (WHO, 2001)
1- Généralités
1.1- Définition de concepts

La médecine physique et réadaptation


Spécialité qui a pour rôle d’assurer la mise en
application de toutes les mesures visant à prévenir
ou à réduire les conséquences fonctionnelles,
physiques, psychiques, sociales et économiques des
déficiences ou incapacités..
1- Généralités
1.1- Définition de concepts
La kinésithérapie
La kinésithérapie ou physiothérapie est une profession de
santé et une science clinique. Le mot kinésithérapie est
formé à partir des mots grec anciens kínêsis, qui signifie
« mouvement », et therapeía, « cure ».
Cette discipline emploie le mouvement, des agents
physiques, électriques et électrolytiques, dans le but de
renforcer, maintenir ou rétablir les capacités fonctionnelles.
1- Généralités
1.1- Définition de concepts
Autres acteurs de l’équipe interdisciplinaire en
neurorehabilitation
Neurologue, Neurochirurgien, Neuropsychologue,
Orthophoniste (ou logopède), Ergothérapeute,
Psychologue, Podologue, Nutritionniste (diététicien),
etc.
WHO – ICF
The International Classification of Functioning, Disability and Health

Health condition
(disorder or disease)

Body functions & structures Activity Participation


(strength, dexterity, (eating, dressing ...) (social involvement)
sensitivity)

Environmental factors Personal factors


WHO – ICF
The International Classification of Functioning, Disability and Health

Health condition
(disorder or disease)

Body functions & structures Activity Participation


(strength, dexterity, (eating, dressing ...) (social involvement)
sensitivity)

Environmental factors Personal factors


WHO – ICF
The International Classification of Functioning, Disability and Health

Health condition
(disorder or disease)

Body functions & structures Activity Participation


(strength, dexterity, (eating, dressing ...) (social involvement)
sensitivity)

Environmental factors Personal factors


Measurement in Medicine

Manifest variable Latent variable


1- Généralités

1.1- Grandes indications

Les interventions de neuroréhabilitation ont


explosé depuis les années 2000 parallèlement à
un changement dans le paradigme des soins
neurologiques (Barrett et al., 2013).
1- Généralités

1.1- Grandes indications

Vers la fin du 20e siècle, on a assisté à une


chute de l’hypothèse selon laquelle l’effet
d’une lésion cérébrale telle qu’un AVC sur la
fonction, l’activité et la participation est
permanent.
1- Généralités

1.1- Grandes indications

Il y a eu une prise de conscience du potentiel de


régénération du cerveau, ainsi que de la
réorganisation dynamique du cerveau, des mois
et même des années plus tard (Barrett et al., 2013).
1- Généralités
1.1- Grandes indications
- Accidents vasculaires cérébraux,
- Paralysie cérébrale,
- Traumatismes cranio-cérébraux,
- Lésions médullaires,
- Maladie de Parkinson,
- Sclérose en plaque,
- Syndromes cérébelleux
- Myopathies et neuropathies périphériques
1- Généralités
1.2- Principes et importance
Après une lésion du système nerveux, le chemin vers le
récupération peut être long et nécessiter beaucoup de
décisions. La première étape en neuroréhabilitation est
une évaluation complète comprenant certains tests.
Certains évalueront la fonction cérébrale globale,
d’autres examineront des fonctions cérébrales spécifiques
ainsi que d’autres fonctions.
1- Généralités
1.2- Principes et importance
L’un des principes cardinaux de la neurorehabilitation
est l’interdisciplinarité. Celle-ci implique un travaille
d’équipe qui regroupe plusieurs spécialités dont la
neurologie (neurorééducation), la kinésithérapie
(spécialiste), la MPR, l’ergothérapie, l’appareillage
orthopédique, la neuropsychologie, l’orthophonie, la
logopédie, l’orthoptie, l’assistance sociale, etc.
2- Rééducation dans certaines
affections neurologiques:
- dans les séquelles des AVC
2.1- Rééducation dans les séquelles des AVC

▪ Phase initiale

▪ Phase secondaire

▪ Phase de réadaptation fonctionnelle


2.1- Rééducation dans les séquelles des AVC

Phase initiale
Rééducation essentiellement activo-passive.
Mobilisation, positionnement, posture, mise en charge,
verticalisation, etc.

Phase secondaire
Le degré de récupération déterminera les techniques de
rééducation.
En général la rééducation visera à améliorer la qualité du mvmt.
2.1- Rééducation dans les séquelles des AVC

Phase secondaire (suite)


Elle consistera en la mobilisation active+++,
la mise en charge du côté parétique, les
postures en vue d’inhiber la spasticité, le
réentrainement à la marche, le réentrainement
à l’effort, etc.
2.1- Rééducation dans les séquelles des AVC

Phase de réadaptation fonctionnelle


▪ Autonomie fonctionnelle dans les AVJ,
▪ Réintégration sociale (rôles sociaux, sports
et loisirs, etc.),
▪ Réintégration (ou reconversion)
professionnelle
2.1- Rééducation dans les séquelles des AVC

Fig. 1: Schematic illustration of the cerebral processes underlying functional


recovery after ischaemic stroke (Carrey & Seitz 2007).
2.1- Rééducation dans les séquelles des AVC

Fig. 2: Summary of Factors Influencing Post-stroke Motor Recovery (Alawieh


et al., 2018).
2.1- Rééducation dans les séquelles des AVC
2-1-1. Facteurs sociodémographiques

Age

L’âge avancé est souvent identifié comme un facteur


important de mauvais pronostic fonctionnel après un
AVC (ischémique ou hémorragique) où près de la
moitié des personnes âgées survivantes d’un AVC ont
une incapacité légère à grave (Nakayama et al., 1994).
2.1- Rééducation dans les séquelles des AVC
2-1-1. Facteurs sociodémographiques

Sexe

Les femmes semblent moins susceptibles d’atteindre


une autonomie fonctionnelle complète et/ou sont plus
susceptibles de conserver un handicap après un AVC
que les hommes (Gargano et al., 2007).
2.1- Rééducation dans les séquelles des AVC
2-1-1. Facteurs sociodémographiques
Sexe
Les causes sous-jacentes à cette différence entre les
sexes ne sont pas entièrement comprises, mais les
femmes sont plus susceptibles de souffrir de
symptômes dépressifs et de fatigue qui peuvent
indirectement avoir un effet négatif sur la récupération
(Eriksson et al., 2004).
2.1- Rééducation dans les séquelles des AVC
2-1-1. Facteurs sociodémographiques
Race

Comparativement aux Blancs, les Noirs ont une


incidence d’AVC significativement plus élevée (Feng et al.,
2009), un accès moindre au traitement en phase aigue
(Johnston et al., 2001), une mortalité d’AVC plus élevée (Feng
et al., 2009), une sévérité initiale et une récidive d’AVC
plus élevée (Jones et al., 2000).
2.1- Rééducation dans les séquelles des AVC
2-1-1. Facteurs sociodémographiques
Statut socioéconomique

Plusieurs indicateurs sont utilisés (p. ex., assurance,


niveau de scolarité, revenu du ménage, etc.)
Le fait d’être non assuré peut retarder ou empêcher
l’accès à des services de réadaptation et est susceptible
d’être associé à une moins bonne récupération (Horner et
al., 2003).
2.1- Rééducation dans les séquelles des AVC
2-1-2. Facteurs cliniques
Type d’AVC

Les deux principaux sous-types d’AVC,


(hémorragiques et ischémiques), donnent lieu à des
modèles différents de récupération à moyen et long
terme.
2.1- Rééducation dans les séquelles des AVC
2-1-2. Facteurs cliniques
Type d’AVC

En général, les patients atteints d’un AVCH ont


tendance à présenter une déficience fonctionnelle
initiale plus importante. Cependant, les patients
atteints d’AVCH ont tendance à avoir une récupération
plus prononcée et plus rapide que ceux qui ont un
AVCI de gravité comparable (Paolucci et al., 2003).
2.1- Rééducation dans les séquelles des AVC
2-1-2. Facteurs cliniques
Lésion initiale
Bien que plusieurs processus réparateurs et
régénératifs se produisent après un AVC, l’étendue de
la lésion initiale est un déterminant majeur de la
récupération à long terme car elle définit le réservoir
neuronal résiduel qui est capable de s’engager dans la
récupération fonctionnelle.
2.1- Rééducation dans les séquelles des AVC
2-1-2. Facteurs cliniques
Lésion initiale (suite)

En conséquence, une déficience motrice aiguë plus


grave est un prédicteur de déficits chroniques plus
graves et, en même temps, un traitement
thrombolytique efficace peut limiter la lésions initiales
et entraîner des déficits chroniques moins graves.
2.1- Rééducation dans les séquelles des AVC
2-1-2. Facteurs cliniques
Lésion initiale (suite)
Dans les différents groupes de gravité des AVC, la
majeure partie de récupération survient généralement
dans les 30 premiers jours. De plus, les patients
atteints d’une déficience initiale de modérée à grave
continuent de récupérer pendant 90 jours et plus. Il a
été prouvé que des mouvements musculaires et/ou
articulaires spécifiques ont une valeur pronostique.
2.1- Rééducation dans les séquelles des AVC
2-1-2. Facteurs cliniques

Lésion initiale (suite)

Par exemple, les patients ayant une FM ≥ 3 ont une


forte probabilité d’obtenir un bonne récupération à
J30, J90 et J180 (Smania et al., 2010).
2.1- Rééducation dans les séquelles des AVC
2-1-2. Facteurs cliniques
Lésion initiale (suite)

Confirmant ces données, Nijland et al.(2010) ont montré que


les patients qui sont capables d’effectuer l’abd de
l’épaule et l’ext des doigts à J2 ont 0,98 prob de
retrouver une certaine dextérité à 6 mois contre une
prob de seulement 0,25 pour ceux qui n’ont pas ce
contrôle à J2.
2.1- Rééducation dans les séquelles des AVC
2-1-2. Facteurs cliniques

Dépression post-AVC
La PSD est la conséquence neuropsychiatrique la plus
fréquente d’un AVC touchant jusqu’à un tiers des
survivants d’un AVC (Carson et al., 2000).
2.1- Rééducation dans les séquelles des AVC
2-1-2. Facteurs cliniques
Dépression post-AVC (suite)
L’hypothèse proposée sur le mécanisme
physiopathologique derrière la PSD est l’hypothèse de
l’amine qui suggère une diminution de la
biodisponibilité des amines biogènes induite par l’AVC
(sérotonine, dopamine et norépinéphrine) dans le
cerveau (Loubinoux et al., 2012).
2.1- Rééducation dans les séquelles des AVC
2-1-2. Facteurs cliniques
Dépression post-AVC (suite)
Le manque de soutien familial ou social, les
événements stressants avant l’AVC, le sexe féminin,
une incapacité physique majeure et des antécédents de
dépression ont été identifiés comme des facteurs de
risque de PSD (Guiraud et al., 2016).
2.1- Rééducation dans les séquelles des AVC
2-1-3. Facteurs génétiques

Polymorphismes mononucléotidiques (SNPs)


Plusieurs études sur les variations génétiques des AVC
et du risque cardiovasculaire ont associé plusieurs
polymorphismes mononucléotidiques (SNPs) à un
risque accru d’AVC (NINDS Stroke Genetics Network (SiGN), 2016).
2.1- Rééducation dans les séquelles des AVC
2-1-3. Facteurs génétiques

Polymorphismes mononucléotidiques (SNPs)


Ce polymorphisme génétique peut expliquer une partie
de la variabilité inter-individuelle observée dans la
récupération fonctionnelle post-AVC et peut avoir une
intérêt pour les programmes de réadaptation
individualisés.
2.1- Rééducation dans les séquelles des AVC
2-1-3. Facteurs génétiques
Polymorphisme du facteur neurotrophique dérivé du
cerveau (BDNF)
Un certain nombre de facteurs géniques, comme le
polymorphisme BDNF, l’apolipoprotéine E (Apo-E), le
récepteur de la tyrosine kinase neurotrophique et la
variation génétique de l’ADN mitochondrial, peuvent
avoir une influence potentielle sur la récupération
fonctionnelle post-AVC (Chinnery et al., 2010).
2.1- Rééducation dans les séquelles des AVC
2-1-3. Facteurs génétiques

Polymorphisme du facteur neurotrophique dérivé du


cerveau (BDNF)
Le BDNF est l’un des facteurs neurotrophiques les
plus étudiés dans le cerveau et est impliqué dans la
plasticité synaptique, l’apprentissage et la mémoire.
Cela justifie l’hypothèse selon laquelle les variations
des concentrations de BDNF après un AVC seraient
impliquées dans la récupération à long terme.
2.1- Rééducation dans les séquelles des AVC
2-1-3. Facteurs génétiques
Polymorphisme du facteur neurotrophique dérivé du
cerveau (BDNF)
Cette hypothèse est fortement étayée par des études
précliniques où l’administration exogène de BDNF par
voie intranasale ou intraveineuse seraient liée à une
amélioration de la récupération post-AVC après un
AVC expérimental.
2.1- Rééducation dans les séquelles des AVC

Neurorehabilitation

Lors de l’examen de l’effet de différents traitements de


réadaptation sur la récupération motrice chronique, il
est essentiel de souligner qu’en plus du type de
traitement, le mode et le dosage du traitement
contribuent également à influencer le résultat moteur
(Langhorne et al., 2016).
2.1- Rééducation dans les séquelles des AVC

Neurorehabilitation
Recommandations de l’Association Européenne de
Cardiologie Preventive

Exercices aérobique à type:


- Activités musculaires de grande envergure (p. ex.,
marche graduelle, cycloergomètre (bras et jambes),
exercices fonctionnels assis, etc.)(Ambrosetti et al., 2020).
2.1- Rééducation dans les séquelles des AVC
Neurorehabilitation
Recommandations de l’Association Européenne de
Cardiologie Preventive
Exercices aérobique à type:
- 40–65% réserves VO2 ou HR; 55%–80% HR max; RPE 11–14
(6–20 scale)
- 3–5 jours/semaine
- 20–60 min/séance (ou plusieurs séance de 10 min)
- 5–10 min of activités d’échauffement et de récupération
(Ambrosetti et al., 2020).
2.1- Rééducation dans les séquelles des AVC

Neurorehabilitation
La thérapie motrice induite par la contrainte (CIMT)
est une intervention neurocomportementale dont
l’efficacité dans la récupération motrice des MP chez
les patients post-AVC en phase chronique a été
démontrée par un essai clinique randomisé
multicentrique (Wolf et al., 2006).
2.1- Rééducation dans les séquelles des AVC

Neurorehabilitation
Contrainte-induite
La CIMT comporte deux composantes principales :
Contrainte – retenue de l’extrémité sup non affectée
Incitation – entraînement forcé de l’extrémité sup
hémiparétique (Taub & Uswatte, 2003).
2.1- Rééducation dans les séquelles des AVC

Neurorehabilitation
Contrainte-induite
Les bienfaits de la CIMT par rapport à la thérapie
conv ont été documentés chez les patients post-AVC de
3 à 9 mois ayant un mouvement résiduel du poignet et
des doigts.
2.1- Rééducation dans les séquelles des AVC

Neurorehabilitation
Neuromodulation
Plusieurs thérapies neuromodulatrices novatrices ont
récemment vu le jour.
Elles utilisent des paradigmes combinatoires, comme
la combinaison de la stimulation cérébrale à de la
réadaptation physique, pour faciliter l’utilisation de la
plasticité cérébrale après un AVC.
2.1- Rééducation dans les séquelles des AVC

Neurorehabilitation
Neuromodulation
Ces thérapies émergentes comprennent la stimulation
transcrânienne à courant continu (tDCS), la
stimulation magnétique transcrânienne répétitive
(rTMS), les dispositifs robotisés (RAD), les interfaces
cerveau-ordinateur (BCI).
2.1- Rééducation dans les séquelles des AVC

La stimulation transcrânienne à courant direct (tDCS)

C’est une technique d’électrostimulation du cerveau,


qui permet de moduler l'excitabilité corticospinale :
deux électrodes, une anode (excitatrice) et une cathode
(inhibitrice), sont positionnées sur le crâne en fonction
des régions dont on souhaite influencer le
fonctionnement.
2.1- Rééducation dans les séquelles des AVC
2.1- Rééducation dans les séquelles des AVC

La stimulation transcrânienne à courant direct (tDCS)

La tDCS fonctionne par l'induction d'un courant


électrique de un à deux milliampères d’amplitude
pendant dix à trente minutes, passant de l'anode vers
la cathode à travers les tissus. Les effets observés sont
la conséquence de l’hyperexcitabilité des neurones
causée par l’anode ou l’hypoexcitabilité par la cathode.
2.1- Rééducation dans les séquelles des AVC

La stimulation magnétique transcrânienne (rTMS)

La rTMS est une technique médicale de stimulation


transcrânienne utilisée dans le diagnostic et dans le
traitement de certaines affections psychiatriques et
neurologiques. C'est également un outil d'investigation
scientifique en neurosciences.
2.1- Rééducation dans les séquelles des AVC

La stimulation magnétique transcrânienne (rTMS)

La rTMS consiste à émettre une série d'impulsions


pendant un intervalle de temps donné de façon à
modifier durablement l'activité de la région visée.
2.1- Rééducation dans les séquelles des AVC

La stimulation magnétique transcrânienne (rTMS)

Différents paramètres jouent sur le résultat obtenu :


l'intensité de la stimulation, la région cérébrale à
stimuler, la fréquence des trains d'impulsions délivrées,
le nombre de trains de stimulation et leur durée...
2.1- Rééducation dans les séquelles des AVC

La stimulation magnétique transcrânienne (rTMS)

Ainsi une stimulation rTMS du cortex moteur


primaire, à une fréquence inférieure à 1 Hz, a un effet
inhibiteur sur les neurones visés, alors que la même
stimulation à une fréquence supérieure à 5 Hz a un
effet excitateur.
2- Rééducation dans certaines
affections neurologiques:
- dans les ataxies
2.2- Rééducation dans les ataxies

Définitions de concepts
Syndrome cérébelleux
Ensemble de symptômes caractéristiques
d’une atteinte plus ou moins grave du cervelet
ou de liaisons nerveuses en relation avec le
cervelet, ou encore des deux à la fois.
2.2- Rééducation dans les ataxies

Définitions de concepts
Syndrome cérébelleux
Un syndrome cérébelleux se caractérise
essentiellement par une ataxie.
2.2- Rééducation dans les ataxies

Définitions de concepts
Ataxie
Trouble de la coordination qui affecte le
mouvement volontaire et perturbe les
contractions musculaires nécessaires aux
ajustements posturaux (équilibre) et à la
station debout.
2.2- Rééducation dans les ataxies

Définitions de concepts
Ataxie
Difficultés à exécuter les mouvements de
manière harmonieuse et bien coordonnée. Au
contraire, les mouvements sont effectués par
à-coups et manquent de précision.
2.2- Rééducation dans les ataxies

Définitions de concepts

• Ataxie cérébelleuse
Trouble statique et trouble de l’exécution du
mouvement
Etiologie: infectieuse (abcès), vasculaire,
inflammatoire (SEP), tumorale, traumatique.
2.2- Rééducation dans les ataxies

Définitions de concepts
• Ataxie proprioceptive
Consécutive à une atteinte des voies
sensitives profondes à un niveau quelconque
de leur trajet:
Nerf périphérique → moelle → tronc cérébral →
thalamus → cortex pariétal
2.2- Rééducation dans les ataxies
Examen clinique en kinésithérapie
Ataxie proprioceptive (Aggravée par l’occlusion des yeux)
Test de Romberg, épreuve doigt/nez, talon/genou

Ataxie cérébelleuse: Troubles de la statique et de


l’exécution du mouvement

Ataxie labyrinthique (vestibulaire): Trouble de


l’équilibre à la marche et la station debout.
2.2- Rééducation dans les ataxies

Examen clinique en kinésithérapie


Ataxie ≠ vertige
Vertige
Sensation de déplacement des objets par rapport
au sujet ou du sujet par rapport aux objets
2.2- Rééducation dans les ataxies

Kinésithérapie
Elle est difficile, nécessite bcp d’endurance et
de patience. Mais elle est d’une extrême
importance pour lutter contre les troubles de
l’équilibre, l’ataxie et l’asynergie. Elle est basée
sur les techniques de reprogrammation sensori-
motrice.
2.2- Rééducation dans les ataxies

Kinésithérapie
1. Rééducation de l’équilibre
- Respect d’une progression stricte,
- Travail actif localisé → groupes musculaires
- Décubitus dorsal, décubitus ventral,
quadrupédie, à genoux, chevalier servant,
puis station debout.
2.2- Rééducation dans les ataxies

Kinésithérapie
2. Rééducation de la marche
Comme dès l’acquisition de la stabilité de la
position debout.
- Barres parallèles: translation du poids du corps
d’un membre à l’autre,
- Exercices en décomposition de la marche
2.2- Rééducation dans les ataxies

Kinésithérapie
2. Rééducation de la marche
- Exercices de coordination et de mise en charge
(bcp stimuler le patient durant les exo →
nécessité de bcp de patience de la part du kiné
et de la part du patient)
2.2- Rééducation dans les ataxies

Kinésithérapie
3. Rééducation de l’ataxie
Il s’agit de rééduquer l’harmonisation et la
coordination du mouvement.
- Exercices en statiques et en dynamique
- La répétition du geste facilitera
l’apprentissage
2.2- Rééducation dans les ataxies

Kinésithérapie
3. Rééducation de l’ataxie
Quatre types d’exercice.
- Exercice en décharge du membre à
rééduquer,
- ensuite les exo en décharge inspirés de la
neurofacilitation proprioceptive
2.2- Rééducation dans les ataxies

Kinésithérapie
3. Rééducation de l’ataxie
- Exercice en décharge où le patient est
installé dans des attitudes corporelles de +
en + difficiles à maintenir et où il doit
résister aux poussées du thérapeute par ex,
2.2- Rééducation dans les ataxies

Kinésithérapie
3. Rééducation de l’ataxie
- Enfin des exercices fonctionnels,
notamment la marche sur différents
terrains, avec ou sans lestage au niveau des
chaussures.
2.2- Rééducation dans les ataxies

Réadaptation

A ce stade il faudra affiner l’apprentissage des


compensations par l’emploi d’aides technique
et l’appareillage.
2.2- Rééducation dans les ataxies

Pronostic moteur

- En général assez satisfaisant


- Certains patients gardent parfois des
problèmes dus à d’autres troubles associés
tels que la sensibilité et un trouble
oculaires.
2.2- Rééducation dans les ataxies

Pronostic moteur

- Les échecs sont souvent liés à la persistance d’un


très grand SC comme dans les hémorragies
cérébelleuses ou les traumatismes crâniens où la
l’atteinte du TC est au 1er plan. Dans ces cas
malgré des années de rééducation la marche reste
souvent pas possible.
2- Rôle du médecin généraliste dans la
prescription de la neurorehabilitation
2.2- Rôle du médecin dans la prescription de la
rééducation

Un programme de rééducation est adapté à chaque


patient. Il est constitué de séances dont il faut
définir le type, le nombre total et la fréquence. Ces
paramètres confèrent au programme de rééducation
son intensité et sa durée.
2.2- Rôle du médecin dans la prescription de la
rééducation

Un programme de rééducation doit être suivi


d'évaluation des résultats impliquant le médecin ainsi
que les autres membres de l’équipe interdisciplinaire,
kinésithérapeute ou orthophoniste essentiellement.
2.2- Rôle du médecin dans la prescription de la
rééducation
Médecin généraliste

Face à un patient présentant une déficience


neurologique, des incapacités (limitations dans les
activités) ou encore des restrictions de participation
(sociale ou professionnelles), le médecin généraliste a
la responsabilité de prescrire ou de ne pas prescrire la
neuroréhabilitation.
2.2- Rôle du médecin dans la prescription de la
rééducation

Médecin généraliste

Pour ce faire, il doit donc en connaître les indications,


les contre-indications et les objectifs.
La prescription suppose un diagnostic médical précis.
En cas de doute le MG peut prendre l’avis ou référer le
patient vers un spécialiste.
2.1- Rééducation dans les séquelles des AVC
Conclusion
L’augmentation du nombre de survivants de
pathologies neurologiques crée une forte demande pour
des thérapies de neuroréhabilitation efficaces et
accessibles. Une compréhension approfondie de la
physiopathologie et du modèle de récupération
stimulera les traitements existants et développera de
nouvelles interventions de réadaptation
2.1- Rééducation dans les séquelles des AVC

Conclusion (suite)
En équipe interdisciplinaire ou non, le médecin
généraliste a un rôle important dans la prescription ou
l’orientation du patient vers le professionnel de
réadaptation le plus indiqué. La bonne maître des
indications et la bonne orientation du patient
permettront de gagner en temps, ce qui représente un
atout majeur au pronostic fonctionnel.
Thank you for your attention

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