Rapport Agreg 2007
Rapport Agreg 2007
AGREGATION DE MATHEMATIQUES
SESSION 2007
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II. DEROULEMENT DES EPREUVES
Les délibérations pour l’admissibilité (pour tous les candidats français et marocains) ont eu
lieu le samedi 02 juin 2007 au Lycée Marcelin Berthelot à Saint-Maur des Fossés (Paris) sous la
présidence de Monsieur le Doyen Jacques Moisan, président du jury de l’agrégation externe
française de mathématiques ; l’anonymat a été levé en présence du président du jury de l’agrégation
marocaine de mathématiques.
Les épreuves orales se sont déroulées à Casablanca du lundi 11 juin au vendredi 15 juin
2007 au Centre de Préparation aux Agrégations Scientifiques, Annexe de l’Ecole Normale
Supérieure de Casablanca.
2) Les anciens étudiants du nouveau cycle préparatoire qui ont été ajournés l'an dernier.
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Candidats
marocains inscrits Candidats officiels : 45 (11 de Fès, 15 de Marrakech, 19 de Rabat)
pour les épreuves 68
écrites Candidats libres: 23
Candidats
marocains présents Candidats officiels : 42 (10 de Fès, 15 de Marrakech, 17 de Rabat)
à toutes les 55
épreuves écrites Candidats libres: 13
Classes préparatoires :
Après délibération spéciale, le jury propose pour les classes préparatoires les trois
candidats suivants, par ordre de mérite:
1) FIRZI MOHAMED
2) EL AMIRI AHMED
3) AQALMOUN MOHAMED.
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IV. SOMMAIRE SUR LES NOTES OBTENUES
On donne ci-dessous et pour chaque épreuve écrite la suite par ordre décroissant des notes
obtenues par les candidats admissibles marocains.
Candidats admissibles :
24 – 22,75 – 20,75 – 19 – 19 – 18,5 – 18,5 – 17,5 – 16,75 – 16,75 – 16,5.
Le jury de l’agrégation française de mathématiques avait fixé pour tous les candidats la barre
d'admissibilité à 16,5/40.
Répartition du classement par ordre croissant des étudiants marocains admissibles sur
2000 candidats :
150 – 206 – 292 – 395 – 395 – 436 – 436 – 520 – 570 – 570 – 593.
La moyenne générale sur 20 pour chaque épreuve de l’écrit des 11 candidats marocains
admissibles est comme suit :
On voit que c'est l'épreuve d'algèbre qui a porté préjudice aux candidats marocains.
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2. Moyenne générale pour chaque épreuve de l’oral :
Remarque : un candidat admissible ne s’est pas présenté aux épreuves d’oral pour cause de
maladie d’après lui.
La moyenne générale sur 80 pour chaque épreuve orale des 11 candidats admissibles est
comme suit :
• Algèbre : 39
• Analyse : 42,7
• Modélisation et calcul scientifique : 41,2
La moyenne générale sur 80 pour chaque épreuve orale des 8 candidats admis est comme
suit :
• Algèbre : 45
• Analyse : 45,1
• Modélisation et calcul scientifique : 46
4. Tableau comparatif :
Total de l’écrit Rang à l’écrit sur Total général sur Rang général sur
Candidats sur 160 2000 400 11 admissibles
Le premier
admissible 96 150 258 1er
marocain
Le dernier
admissible 66 593 163 9 (ajourné)
marocain
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V. COMMENTAIRES GENERAUX
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Remarques sur les candidats tunisiens :
Les Tunisiens présentent d'année en année de plus en plus de candidats. Au début, ils avaient
à peine 5 ou 7 admissibles. L'année dernière, il y avait 92 candidats dont 28 admissibles. Cette
année, il y avait 205 inscrits pour le concours et ils ont eu 27 admissibles. Traditionnellement, le
niveau mathématique au Maroc est plus élevé qu'en Tunisie. Mais ces dernières années, le ministère
tunisien a choisi de donner des facilités à un nombre maximum d'étudiants et de professeurs pour
préparer le concours (ou se présenter au concours). Ainsi, il contribue à améliorer de plus en plus le
niveau de leurs enseignants ou étudiants même quand ces derniers échouent.
De toutes les façons, le nombre de Tunisiens admissibles est relativement important quand
on sait que la population de Tunisie représente à peu près le 1/4 de la population du Maroc.
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Annexe II
Tableau récapitulatif des candidats admis à l’agrégation
de mathématiques depuis la création de l’agrégation.
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Annexe III
Tableau récapitulatif depuis la création de l’agrégation marocaine de mathématiques
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VI. ORGANISATION DES EPREUVES ORALES
1) Le candidat tire au sort une enveloppe contenant deux sujets au choix. A l’issue des trois
heures de préparation, il indique au jury celui des deux sujets qu’il a choisi.
Pendant la préparation, le candidat peut utiliser les ouvrages qui se trouvent sur place
(bibliothèque de l’agrégation). Il peut également utiliser les ouvrages de référence qu’il a
apportés lui-même. Ces ouvrages doivent être imprimés, vendus dans le commerce et ne
pas comporter de notes manuscrites. Ils doivent en outre être remis une semaine avant le
début des épreuves orales au responsable de la préparation à l’agrégation pour être contrôlés
par le jury et enregistrés, le cas échéant, à la bibliothèque ; ainsi, ils seront mis à la
disposition de tous les candidats.
2) Sur le sujet choisi, le candidat n’a pas à bâtir une leçon détaillée destinée à une classe
d’un niveau déterminé ou correspondant à un nombre limité d’heures de cours. Il lui est
demandé surtout une étude de synthèse construite à partir d’une base de connaissances ne
dépassant pas les limites du programme d’oral. Le candidat a le libre choix du niveau auquel
il place son exposé ; le niveau d’une classe de terminale risque cependant d’être insuffisant
et d’autre part les connaissances exposées doivent être réellement maîtrisées.
3) L’épreuve commence par la présentation, en quinze minutes, d’un plan d’étude qui ne
doit être ni une énumération de paragraphes, ni un exposé complet avec développement des
démonstrations.
Il s’agit de définir avec précision les notions introduites, de donner des énoncés complets
des résultats fondamentaux, de citer des exemples et des applications et d’insister sur
l’enchaînement des idées.
4) Après la présentation du plan, le candidat est invité à fournir au jury une liste d’au moins
deux points qu’il juge importants dans son étude. C’est parmi ces points que le jury choisit
le thème d'un exposé, qui peut être soit le développement détaillé d'une partie bien délimitée
du plan, soit la démonstration d'un théorème, soit la présentation d'un exemple significatif.
La netteté et la clarté de cet exposé, l’aisance et la sûreté avec lesquelles il est présenté
constituent pour le jury un facteur important d’appréciation.
5) L’exposé est suivi d’une discussion au cours de laquelle le jury s’assure de la solidité des
connaissances du candidat sur les questions abordées dans le plan de l’exposé, et
éventuellement sur tout autre point en rapport avec le sujet et figurant au programme de
l’oral. Cette discussion permet ainsi au candidat de développer, de justifier et d’illustrer son
point de vue, en même temps qu’il met en valeur sa culture mathématique. Un ou plusieurs
exercices peuvent être proposés par le jury.
6) Les candidats sont invités, notamment pour illustrer et compléter une leçon, à utiliser
leurs connaissances en matière de méthodes numériques, d’algorithmes et de programmation
des ordinateurs.
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2) Modélisation et calcul scientifique (préparation : 4 heures ; épreuve : 1 heure 15 minutes)
• Nature de l’épreuve.
• Déroulement de l’épreuve.
• Préparation de l’épreuve.
Le candidat reçoit lors du tirage un couplage de deux sujets : voir la fin de ce rapport où
l’on trouvera la liste des sujets pour la session 2008.
Les supports informatiques (disquettes, par exemple) utilisés au cours de l’épreuve sont
fournis par le jury et identifiés de manière explicite pour chaque candidat. Il est interdit
d’introduire tout autre support informatique (les disquettes personnelles sont interdites).
Le candidat disposera d’une imprimante, partagée avec les autres candidats de la même
salle de préparation.
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Les candidats procèdent sous leur responsabilité à la sauvegarde des résultats qu’ils
souhaitent conserver durant l’épreuve afin de se prémunir contre les pannes matérielles
et logicielles. Ils doivent se conformer aux indications du jury qui pourra conseiller des
sauvegardes supplémentaires par des méthodes adaptées pour accroître la fiabilité.
Pour la préparation, le candidat dispose de documents fournis par le jury, et peut utiliser
ses propres ouvrages s’ils sont autorisés.
• Programme de l’épreuve.
- à utiliser l’un des logiciels mentionnés pour mettre en évidence les propriétés des
modèles mathématiques et des méthodes numériques, probabilistes, statistiques ou
symboliques de ce programme.
D’une façon générale, les candidats doivent connaître des applications qui illustrent les
notions générales. Le programme en propose ainsi un certain nombre. Il ne s’agit que de
simples suggestions d’applications possibles, qui peuvent être complétées ou remplacées
par d’autres. C’est le cas en particulier des passages du texte en italiques et repérés par
des étoiles.
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VII. ORAL D’ALGEBRE ET DE GEOMETRIE
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24. Matrices équivalentes. Matrices semblables.
25. Dualité en algèbre linéaire et en géométrie (on se limitera au cas de la dimension finie).
Applications.
26. Déterminants. Théorie et calcul. Applications en algèbre et en géométrie.
27. Valeurs propres, vecteurs propres d’un endomorphisme d’un espace vectoriel, d’une
matrice carrée à coefficients dans un corps (commutatif).
28. Réduction d'un endomorphisme en dimension finie. Applications.
29. Applications des polynômes d'endomorphisme.
30. Sous-espaces stables d'un endomorphisme d'un espace vectoriel de dimension finie.
Applications.
31. Formes quadratiques, quadriques. Applications.
32. Formes bilinéaires symétriques, orthogonalité, isotropie. Applications.
33. Espaces vectoriels euclidiens (de dimension finie). Groupe orthogonal.
34. Espaces vectoriels hermitiens (de dimension finie). Groupe unitaire.
35. Endomorphismes remarquables d'un espace vectoriel euclidien de dimension finie.
36. Endomorphismes remarquables d'un espace vectoriel hermitien de dimension finie.
37. Isométries d'un espace affine euclidien de dimension finie, formes réduites. Exemples et
applications.
38. Coniques : classification projective, affine, euclidienne. Applications.
39. Barycentres dans un espace affine réel de dimension finie, convexité. Applications.
40. Propriétés affines, propriétés métriques: exemples en géométrie plane.
41. Inversion - Homographies de la droite complexe; sphère de Riemann. Applications.
42. Exemples d'études de courbes planes ou gauches.
43. Etude des surfaces dans l'espace de dimension 3. Exemples et applications.
44. Propriétés affines locales des courbes. Exemples.
45. Exemples de propriétés projectives et d'éléments à l'infini.
46. Applications de la notion d'angle et de distance en géométrie. Exemples.
47. Cercles dans le plan.
48. Méthodes combinatoires, problèmes de dénombrement dans un ensemble fini.
Le jury doit tout d'abord signaler que, même si les niveaux des oraux étaient inégaux, tous
les candidats admissibles ont montré des aptitudes à faire des mathématiques et à les enseigner.
Le filtre de l'écrit, particulièrement sélectif cette année, a donc été très efficace.
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A l'opposé, et comme les années précédentes, nous avons été déçu par la faiblesse des plans
des leçons et des thèmes choisis pour le développement. Bien que l'oral de l'agrégation ne soit
pas tout à fait un cours fait face à une classe, puisqu'on peut admettre certains résultats et passer
rapidement sur des points jugés faciles, cette partie de l'épreuve est très importante puisqu'elle
montre l'aptitude du candidat à écrire un cours et à l'enseigner. Pendant l'année précédant le
concours, c'est cette partie que les étudiants doivent le mieux préparer car elle sera la plus
importante dans leur métier d'enseignant et les conduira, comme nous le demandions l'an
dernier, à proposer un plan structuré et cohérent présentant les définitions et les résultats
essentiels de la leçon avec des applications provenant des autres chapitres du programme et des
exemples concrets illustrant la leçon. D'autre part le candidat doit savoir démontrer tous les
théorèmes importants du chapitre; nous l'engageons à systématiquement proposer comme thème
la preuve d'au moins l'un de ces résultats importants.
Voici quelques points de cours importants dont la maîtrise nous a paru insuffisante :
Le plan est très succinct et mal construit (la compatibilité des lois avec la
relation de congruence apparaît cinq fois !). Le développement est fait
convenablement. Les réponses aux questions montrent des lacunes dans la
préparation. 32/80.
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Candidat 02 : Déterminants. Théorie et calcul. Applications en algèbre et en géométrie.
(non choisi : Corps des fractions rationnelles à une indéterminée sur un corps commutatif. Applications)
Le plan est un peu confus ; certaines réciproques ne sont pas évoquées. Bon
développement, bonnes réponses. 60/80.
Le plan contient deux parties disjointes (I. Matrices équivalentes; II. Matrices
semblables) mais les deux notions ne sont jamais confrontées. C'est d'autant
plus gênant que le candidat traite l'équivalence sur un anneau euclidien. Le
lien avec les applications linéaires et les endomorphismes n'est pas fait.
29/80.
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Candidat 07 : Nombres premiers. Applications.
(non choisi : Formes quadratiques, quadriques. Applications)
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VIII. ORAL D’ANALYSE ET PROBABILITES
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27. Intégrales impropres. Exemples.
28. Fonctions définies par une intégrale dépendant d’un paramètre. Exemples et
applications.
29. Transformation de Fourier et produit de convolution. Applications.
30. Suites et séries de fonctions. Différentes notions de convergence. Propriétés de la limite.
Exemples et contre-exemples.
31. Exemples d'étude et d’utilisation de fonctions définies par des séries.
32. Séries entières : convergence, propriétés de la somme. Exemples et applications.
33. Développement d’une fonction en série entière, fonctions analytiques. Exemples et
applications.
34. Fonctions d'une variable complexe, holomorphie. Exemples et applications.
35. Séries de Fourier. Développement d'une fonction périodique. Exemples et applications.
36. Exemples de problèmes d’interversion de limites.
37. Répétition d'épreuves indépendantes. Jeu du pile ou face.
38. Loi binomiale, loi de Poisson. Estimation d’une proportion. Applications.
39. Indépendance d'événements et de variables aléatoires. Exemples.
40. Probabilités conditionnelles (on pourra se limiter au conditionnement par un événement
de probabilité non nulle). Exemples, applications.
41. Théorèmes limites en calcul des probabilités.
42. Convergence commutative des séries. Séries doubles. Produits infinis.
43. Exemples de problèmes conduisant à des équations différentielles et étude de ces
équations.
44. Donner une construction de R et en déduire ses principales propriétés.
45. Utilisation des développements limités de fonctions d'une variable réelle.
46. Comparaison d’une série et d’une intégrale. Exemples et applications.
Cette année le jury d'Analyse et Probabilités note des efforts dans la présentation des leçons
d'oral : les plans sont présentés avec clarté et dans le temps imparti (un quart d'heure), les
développements sont en général correctement menés. Mais il aurait souhaité écouter des leçons
plus riches sur le fond, plus ambitieuses dans leur organisation. Tous les sujets proposés
permettent de bâtir des exposés intéressants, de présenter des résultats puissants. La partie
introduction du plan peut motiver les résultats importants, la partie conclusion peut comporter
(ou du moins suggérer) quelques applications et prolongements. Les candidats doivent réfléchir
aux divers moyens qui permettent d'enrichir l'exposé. Une progression illustrée par quelques
exemples ou contre-exemples peut révéler la richesse d'une théorie, les subtilités qui
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l'accompagnent. On peut illustrer un raisonnement à l'aide de dessins ou schémas, on gagne
alors en clarté et aussi en temps. Les candidats se limitent trop souvent aux résultats classiques,
ils restent très prudents sinon évasifs lorsque le jury cherche quelques compléments
d'information sur le thème étudié. Les notes attribuées s'en ressentent, elles ne dépassent que
rarement une honnête moyenne.
une leçon sur le point fixe qui ne comporte que peu d'exemples mettant en évidence le
comportement de la suite récurrente considérée quand telle ou telle hypothèse n'est pas
satisfaite
une leçon sur les suites numériques où les théorèmes opératoires et de comparaison sur les
limites sont absents
une leçon sur les équations différentielles où le concept d'unicité locale n'est pas maîtrisé
une leçon sur les calculs de normes d'applications linéaires où la caractérisation de la
continuité d'une application linéaire (entre EVN) n'est pas rappelée
une leçon sur les séries numériques où les calculs de développements limités nécessaires à
l'étude de convergence ne sont pas bien menés
et plus généralement noter des lacunes dans le domaine des fonctions convexes, des
fonctions de la variable complexe, des difficultés pour traiter les problèmes de double limite.
L'exposé est satisfaisant bien que manquant de quelques précisions dans les
détails : vitesse d'approche du point fixe quand on peut la donner,
applications aux solutions numériques d'une équation f(x) = 0 dans R . Le
développement est maîtrisé mais seulement sur une des deux parties
annoncées. Les réponses aux questions sont souvent un peu évasives ; elles
montrent que le candidat n'a pas toujours approfondi le sujet. 45/80.
Le plan n'aborde pas franchement l'étude des suites, mais s'inspire surtout de
la présentation générale de la notion de suite. Le plan comporte des
incohérences, et les propriétés admises pour R ne sont pas discernées. Le
développement est pauvre et porte sur un point théorique limité. En fait on ne
voit aucune véritable étude de suite. Le plan annonce une partie relative aux
suites récurrentes, mais aucun exemple n'est traité. 23/80.
21
Candidat 03 : Equations différentielles y' = f(x,y). Exemples d'étude qualitative.
(non choisi : Différentes formules de Taylor, majoration des restes. Applications)
Plan peu varié, présentant des exemples pas très approfondis, restant très
généraux. Exposé assez approximatif. L'entretien montre un manque
d'assimilation des notions présentées. En particulier, le rôle de la dimension
(finie ou infinie) n'apparaît que très difficilement. Nombreuses confusions,
partiellement rachetées par quelques bonnes réactions, parmi des réponses
souvent un peu évasives. 33/80.
∞
∑ un. Réponses souvent hésitantes.32/80.
N+1
Le plan est correct, bien que le temps d'exposition soit mal géré. Il contient
plusieurs erreurs d'inattention. Le développement, effectué sans notes, est
22
mené à bien malgré des hésitations. Les réponses aux questions permettent de
corriger pas mal d'imprécisions apparues au cours de l'épreuve. On regrette
l'absence de dessins. 47/80.
23
(non choisi : ?)
Le plan contient les résultats de base. Le candidat traite sans erreur et avec
beaucoup de clarté le théorème de d'Alembert. Exposé rigoureux, soigneux.
Les réponses lors de l'entretien montrent toutefois un certain nombre de
lacunes ; en particulier le problème de la recherche effective des extremums
sur un compact n'est pas clairement dominé. 45/80.
24
IX. ORAL DE MODELISATION ET CALCUL SCIENTIFIQUE
25
19. Méthodes d'approximation des solutions d'une équation f(x)=0. Exemples et
application(s).
20. Illustrer à l'aide d'exemples l'utilisation des congruences et des corps finis.
21. Problèmes de dénombrement. Exemples d'application.
22. Applications de la notion de convexité.
OBJECTIFS
Nous rappelons que l’épreuve orale de modélisation et calcul scientifique donne aux
candidats la possibilité de montrer leur capacité à :
– modéliser une situation ou un problème ;
– choisir des outils mathématiques permettant de calculer une solution ;
– évaluer la complexité et la précision des algorithmes utilisés ;
– mettre en œuvre ces algorithmes, sur des exemples de difficulté raisonnable, à l’aide de
logiciels de calcul numérique ou formel.
Le jury fonde donc son appréciation de la prestation du candidat sur l’examen des points
suivants :
– la conception et l’organisation générales de la séance, la rigueur et la qualité de sa
progression, la clarté et le sens pédagogique du candidat ;
– la pertinence de la modélisation et sa mise en œuvre ;
– la qualité du contenu mathématique et son utilité par rapport aux calculs à réaliser ;
– les capacités de dialogue du candidat, son adaptabilité tant à l’égard d’une question
posée que pour modifier un détail d’un programme informatique ;
– la qualité de la mise en œuvre informatique.
RECOMMANDATIONS ET CONSTATS
Il ne s’agit pas, comme dans une leçon traditionnelle, de présenter le plan d’un cours, puis
d’en exposer une partie avant de répondre aux questions du jury. On ne demande pas au
candidat de démontrer tous les théorèmes qu’il énonce, mais il peut choisir de démontrer un
point important. Autre différence, le jury, dans cette épreuve, peut intervenir à n’importe
quel moment de l’exposé et demander au candidat de détailler certains résultats s’il le juge
nécessaire.
Il ne faut transformer cette épreuve ni en une épreuve purement théorique ni en une épreuve
d’où la rigueur mathématique est absente. On attend donc du candidat un exposé clair,
rigoureux et mathématiquement correct.
Les résultats énoncés (théorèmes ou algorithmes) doivent être enchaînés de manière
cohérente et les candidats doivent montrer en quoi ils sont utiles pour les applications
traitées. Ils doivent aussi comparer les méthodes en terme de coût et de complexité et
expliquer lesquelles utiliser selon le type de problème exposé. Ils doivent aussi illustrer ces
résultats : en effet, trop souvent les candidats alignent des suites de méthodes sans expliquer
en quoi elles sont différentes et pourquoi ils les présentent
Bien sûr, on attend des candidats qu’ils exposent en quoi leur présentation traite bien la
leçon choisie car cela n’apparaît pas toujours de façon évidente.
26
Les applications ont été souvent absentes des exposés et inexistantes en dehors du domaine
des mathématiques. Quelques exemples de modélisation, même simples, choisis dans des
domaines variés des sciences pourraient être traités par le candidat comme illustration de
leur leçon et ils seraient particulièrement appréciés par le jury.
Tous les candidats ont utilisé l’outil informatique en présentant un ou plusieurs programmes
en rapport avec le sujet de leur exposé mais comme les années précédentes ils ont souvent
recopié des programmes déjà écrits dans certains livres dont très souvent l’objectif est
éloigné du calcul scientifique ou numérique : les programmes présentés sont dans ce cas peu
ou pas adaptés à l’épreuve de modélisation. Il faut noter cependant des progrès pour en
expliquer et justifier le fonctionnement Le jury est bien sûr sensible à toute présentation
informatique mise au point personnellement par le candidat et en a noté avec satisfaction,
dans l’ensemble, une amélioration sensible.
Pour conclure nous rappellerons que cette épreuve n’est pas une épreuve classique de
mathématiques et qu’elle demande un travail sérieux et adapté sous peine de mauvais
résultats. Il est donc indispensable qu’une préparation approfondie soit offerte à tous les
étudiants et qu’ils aient un accès régulier et encadré aux ordinateurs tout au long de leur
préparation.
27
Candidat 04 : Appliquer et comparer des méthodes de résolution exacte ou approchée
d’équations ou de systèmes d’équations non linéaires.
(non choisi : donnez un ou des résultats relatifs à l'approximation ou à l'interpolation de fonctions. Application(s))
28
Candidat 09 : PGCD, PPCM, théorème de Bezout, algorithmes de calcul. Application(s).
(non choisi : exemple de propriétés qualitatives d'une équation différentielle ou d'un système d'équations
différentielles. Interprétation sur un ou des exemples)
29
AGREGATION DE MATHEMATIQUES
SESSION 2008
La liste des leçons est ouverte. Le jury se réserve le droit de supprimer certaines leçons et d’en
ajouter d’autres tout en respectant le programme des épreuves orales.
30
ORAL D’ALGEBRE ET DE GEOMETRIE
La liste des leçons est donnée à titre indicatif : le jury se réserve le droit de proposer d’autres
leçons ou de changer la formulation de leçons figurant sur la liste.
31
22. Dimension d'un espace vectoriel (on se limitera éventuellement au cas de la dimension
finie). Théorèmes fondamentaux. Exemples et applications.
23. Rang en algèbre linéaire. Méthodes de détermination. Applications.
24. Matrices équivalentes. Matrices semblables.
25. Dualité en algèbre linéaire et en géométrie (on se limitera au cas de la dimension finie).
Applications.
26. Déterminants. Théorie et calcul. Applications en algèbre et en géométrie.
27. Valeurs propres, vecteurs propres d’un endomorphisme d’un espace vectoriel, d’une
matrice carrée à coefficients dans un corps (commutatif).
28. Réduction d'un endomorphisme en dimension finie. Applications.
29. Applications des polynômes d'endomorphisme.
30. Sous-espaces stables d'un endomorphisme d'un espace vectoriel de dimension finie.
Applications.
31. Formes quadratiques, quadriques. Applications.
32. Formes bilinéaires symétriques, orthogonalité, isotropie. Applications.
33. Espaces vectoriels euclidiens (de dimension finie). Groupe orthogonal.
34. Espaces vectoriels hermitiens (de dimension finie). Groupe unitaire.
35. Endomorphismes remarquables d'un espace vectoriel euclidien de dimension finie.
36. Endomorphismes remarquables d'un espace vectoriel hermitien de dimension finie.
37. Isométries d'un espace affine euclidien de dimension finie, formes réduites. Exemples et
applications.
38. Coniques : classification projective, affine, euclidienne. Applications.
39. Barycentres dans un espace affine réel de dimension finie, convexité. Applications.
40. Propriétés affines, propriétés métriques: exemples en géométrie plane.
41. Inversion - Homographies de la droite complexe; sphère de Riemann. Applications.
42. Exemples d'études de courbes planes ou gauches.
43. Etude des surfaces dans l'espace de dimension 3. Exemples et applications.
44. Propriétés affines locales des courbes. Exemples.
45. Exemples de propriétés projectives et d'éléments à l'infini.
46. Applications de la notion d'angle et de distance en géométrie. Exemples.
47. Cercles dans le plan.
48. Méthodes combinatoires, problèmes de dénombrement dans un ensemble fini.
32
ORAL D’ANALYSE
La liste des leçons est donnée à titre indicatif : le jury se réserve le droit de proposer d’autres
leçons ou de changer la formulation de leçons figurant sur la liste.
33
24. Intégrale d’une fonction d’une variable réelle. Suite de fonctions intégrables. Exemples.
25. Interversion d’une limite et d’une intégrale. Exemples et applications.
26. Exemples de calculs d’intégrales de fonctions d’une ou de plusieurs variables réelles.
27. Intégrales impropres. Exemples.
28. Fonctions définies par une intégrale dépendant d’un paramètre. Exemples et
applications.
29. Transformation de Fourier et produit de convolution. Applications.
30. Suites et séries de fonctions. Différentes notions de convergence. Propriétés de la limite.
Exemples et contre-exemples.
31. Exemples d'étude et d’utilisation de fonctions définies par des séries.
32. Séries entières : convergence, propriétés de la somme. Exemples et applications.
33. Développement d’une fonction en série entière, fonctions analytiques. Exemples et
applications.
34. Fonctions d'une variable complexe, holomorphie. Exemples et applications.
35. Séries de Fourier. Développement d'une fonction périodique. Exemples et applications.
36. Exemples de problèmes d’interversion de limites.
37. Répétition d'épreuves indépendantes. Jeu du pile ou face.
38. Loi binomiale, loi de Poisson. Estimation d’une proportion. Applications.
39. Indépendance d'événements et de variables aléatoires. Exemples.
40. Probabilités conditionnelles (on pourra se limiter au conditionnement par un événement
de probabilité non nulle). Exemples, applications.
41. Théorèmes limites en calcul des probabilités.
42. Convergence commutative des séries. Séries doubles. Produits infinis.
43. Exemples de problèmes conduisant à des équations différentielles et étude de ces
équations.
44. Donner une construction de R et en déduire ses principales propriétés.
45. Utilisation des développements limités de fonctions d'une variable réelle.
46. Comparaison d’une série et d’une intégrale. Exemples et applications.
34
ORAL DE MODELISATION ET DE CALCUL SCIENTIFIQUE
La liste des leçons est donnée à titre indicatif : le jury se réserve le droit de proposer d’autres
leçons ou de changer la formulation de leçons figurant sur la liste.
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17. Opérations élémentaires sur les lignes et les colonnes d'une matrice. Exemples d'application.
18. Méthodes de calcul du rang d'une matrice. Exemples et application(s).
19. Méthodes d'approximation des solutions d'une équation f(x)=0. Exemples et application(s).
20. Illustrer à l'aide d'exemples l'utilisation des congruences et des corps finis.
21. Problèmes de dénombrement. Exemples d'application.
22. Applications de la notion de convexité.
36