REPUBLIQUE DU CAMEROUN REPUBLIC OF CAMEROON
Paix-Travail-Patrie Peace-Work-Fatherland
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MINISTRIE OF HIGHER EDUCATION
MINISTRE DE
L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ************
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THE UNIVERSITY OF DOUALA
UNIVERSITE DE DOUALA
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INSTITUT UNIVERSITAIRE DE UNIVERSITY INSTITUTE OF
TECHNOLOGIE TECHNOLOGY
EXPOSE DE QHSE
THEME : L’ENVIRONNEMENT DANS LE BTP
BENGMO TADEFI HYACINTHE EUGENE
BEBITOUMEGNE AMBASSA ARISTIDE EUDES
Année académique
2023/2024
INTRODUCTION
L’aspect environnemental sur un chantier est également non négligeable. Il s’agit dans un
premier temps des risques liés à l’environnement du lieu de travail :
les risques d’incendie ;
les risques d’explosion ;
les risques d’asphyxie ;
les risques de noyade.
L’environnement concerne aussi les risques liés sa dégradation. En effet, il existe un impact
environnemental conséquent lié aux travaux de chantier.
La dégradation de l’environnement sur un chantier est de plusieurs ordres :
la consommation d’énergie (transports, engins de chantiers, électricité…) ;
la production de déchets et de déblais ;
l’usage de l’eau, la pollution de l’eau et l’impact sur les sols ;
l’émission de polluants dans l’air (poussières, particules fines…) ;
les nuisances sonores ;
la réduction de la biodiversité (faune et flore).
Il n’existe pas de loi environnementale propre au chantier. Cependant, la gestion durable
reste une préoccupation commune et beaucoup d’entreprises en sont conscientes et agissent en
conséquence.
Les entreprises de construction peuvent ainsi mettre en place une charte chantier vert ou
charte environnementale garantissant que leurs chantiers sont respectueux de l’environnement,
en limitant au maximum les différentes nuisances qu’ils peuvent engendrer. Un responsable
chantier vert est ainsi désigné et rédige un Plan de prévention Environnementale du chantier
(PPEC) afin d’organiser les actions pour limiter l’impact environnemental. Le secteur du
bâtiment et des travaux publics occupe une place centrale dans la question des enjeux
écologiques. En France, en 2020, le Ministère de la Transition Écologique, publia des données
selon lesquelles le BTP représente seul 43 % de la consommation énergétique et 23 % des
émissions de gaz à effet de serre (GES). Pour réduire ces impacts environnementaux du secteur,
il est fondamental de mettre une écoconstruction. Alors, c’est quoi une écoconstruction et quels
sont ses leviers d’action ?
DEFINITION
La notion d’écoconstruction, ou construction écologique, désigne les bâtiments conçus pour
être les plus respectueux possibles de l’environnement. Par rapport aux bâtiments “classiques”,
on reconnaît une écoconstruction à ses différentes caractéristiques.
I. COMMENT LA CONSTRUCTION AFFECTE-T-ELLE
L'ENVIRONNEMENT ?
Avez-vous déjà entendu le dicton, Tout le monde agit comme si rien ne changeait, et pourtant
tout change.'' ? Cela ne pourrait pas être plus vrai lorsqu'il s'agit de la construction et de son
approche de l'écologie. Certains tentent de prétendre que le climat ne change pas et que leurs
activités n'ont pas d'impact sur l'environnement. En réalité, le secteur de la construction
contribue à 23% de la pollution atmosphérique, 40% de la pollution de l'eau potable, et 50% de
déchets mis en décharge. Ces chiffres sont alarmants. Pour vraiment comprendre ce sujet, nous
devons creuser un peu plus dans les détails. Quel est exactement l'impact de notre activité sur
l'environnement ?
1. RESSOURCES NATURELLES
Le secteur de la construction est l'un des plus grands exploitants de ressources, dont la moitié
est non renouvelables. Selon le World Watch Institute, l'industrie consomme 40% de
l'utilisation mondiale de pierres brutes, de gravier et de sable et 25% de son bois vierge par an.
Nous pouvons prétendre que le problème n'existe pas, mais il se peut que, tôt ou tard, nous nous
retrouvions à court de nombreuses ressources naturelles essentielles.
Certaines entreprises commencent lentement à changer, en appliquant les principes suivants les
technologies modernes pour réduire l'utilisation de matériaux comme les imprimantes 3D ou
les textiles biodégradables. Toutefois, ce changement pourrait ne pas intervenir assez tôt, car la
construction reste l'un des principaux secteurs d'activité de l'UE. Les industries les moins
numérisées.
2. BIODIVERSITÉ
Pensez à l'impact de la construction sur les animaux. Les premières choses qui vous viennent
probablement à l'esprit sont les machines bruyantes ou les travaux sur les chantiers pendant la
nuit. La pollution sonore et lumineuse a un impact important sur la faune et la flore notamment
les chauves-souris, les blaireaux et les oiseaux, en perturbant leur cycle naturel de jour.
Toutefois, ce n'est qu'une partie d'un problème beaucoup plus complexe. Les travaux de
construction à des effets à long terme sur la faune et la flore. Pour n'en citer que quelques-uns :
la pollution de l'air et de l'eau
les impacts hydrologiques
isolement
fragmentation des populations
De tels changements ont un impact significatif sur les animaux, les obligeant à modifier leur
mode de vie et réduisant leur population. Les conséquences de ce type ne sont souvent pas
remarquées par les décideurs, car les problèmes ne sont visibles qu'après un certain temps
(généralement longtemps après la fin du projet).
3. ATMOSPHÈRE
En matière de pollution atmosphérique, chaque action compte, car la production de dioxyde
de carbone est l'un des principaux facteurs du réchauffement de la planète. Le secteur de la
construction est responsable de 39% des émissions de dioxyde de carbone liées à l'énergie et
aux processus. Ce pourcentage élevé est dû aux actions sur le chantier, au transport et à la
fabrication de matériaux de construction.
De même, il ne faut pas oublier un autre facteur essentiel de la pollution atmosphérique : la
poussière provenant d'un chantier de construction. PM10 est créée à partir de ciment, de bois
ou de pierre et est souvent invisible à l'œil nu. Transportée sur de longues distances et pendant
une période prolongée, cette poussière peut causer de graves problèmes de santé pour les
humains et les animaux !
4. DÉCHETS
Les déchets sont partout. En 2014, le Royaume-Uni a généré 202,8 millions de
tonnes de déchets. Ce chiffre peut ne pas sembler alarmant, mais imaginez que
l'industrie de la construction a créé 59% de ce nombre. Dans ce contexte, l'ampleur du
problème devient impossible à ignorer. La construction génère une quantité massive
de déchets car elle s'appuie sur des solutions rapides et bon marché qui doivent être
remplacées chaque année, voire tous les quelques mois. Parallèlement, le recyclage
n'est toujours pas une obligation sur les chantiers de construction, ce qui entraîne le
gaspillage de nombreux matériaux précieux.
II. CRITÈRES À PRENDRE EN COMPTE POUR RÉALISER UNE
ÉCO CONSTRUCTION
1. UNE MEILLEURE GESTION DES DÉCHETS DU CHANTIER
La gestion des déchets, en particulier, est un enjeu de taille dans le bâtiment. Selon la
Fédération Française du Bâtiment (FFB), l’industrie du BTP génère en France environ 46
millions de tonnes de déchets par an, dont 73% de déchets inertes (béton, tuile, gravats, etc).
Sur le chantier, c’est l’entrepreneur ou l’entreprise prestataire est entièrement responsable
de ses déchets. À cet effet, pour une meilleure gestion des déchets, il est indispensable de
prévoir des bacs de tri et des centres de recyclages adaptés afin d’assurer une meilleure
traçabilité et optimiser les ressources. Il serait aussi nécessaire que les autorités exigent aux
entreprises de mentionner la gestion des déchets sur le devis du bâtiment avant d’avoir le permis
de construction.
2. DES MATÉRIAUX DE CONSTRUCTION ÉCOLOGIQUES
Un autre point important pour limiter l’impact environnemental d’une construction est de
privilégier l’utilisation de matériaux d’origine naturelle recyclables, durables, moins polluants
et dans certains cas économiques, ils ont de nombreux avantages et s’adaptent très bien aux
contraintes techniques de la construction.
On trouve aujourd’hui divers types de matériaux écologiques ou bio sources couramment
utilisés dans le bâtiment. Le bois, la paille, la ouate de cellulose, le chanvre, la terre crue, le lin,
la laine de mouton, le liège et le textile recyclé sont parmi les plus populaires. Chaque matériau
offre des performances thermiques différentes, idéales pour l’isolation, la conception de murs,
de planchers, etc.
3. DES ÉQUIPEMENTS ÉNERGÉTIQUES ADAPTÉS À
L’ÉCOCONSTRUCTION
Une écoconstruction se doit également de limiter au maximum le recours aux énergies
fossiles : chauffage, ventilation, électricité… Dans chaque domaine, des systèmes et des
équipements ont été conçus dans le but de diminuer drastiquement la consommation
énergétique.
Par exemple, pour chauffer les logements, il y a les pompes à chaleur air-eau, les chauffe-
eaux solaires et les poêles à bois, de préférence à granulés. Pour produire de l’électricité de
façon autonome, les panneaux solaires photovoltaïques ou aérovoltaïques à installer sur le toit.
Concernant la ventilation, l’installation d’une ventilation naturelle ou mécanique (comme la
VMC double flux) peut aider à renouveler l’air plus efficacement et à réduire les pertes de
chaleur.
Quant aux particuliers, ils peuvent s’équiper d’équipements éco-performants : les ampoules
LED, les électroménagers de classe énergétique A+ et les systèmes de régulation et récupération
d’eau.
4. UNE INTÉGRATION HARMONIEUSE DES BÂTIMENTS DANS
L’ÉCOSYSTÈME
Un dernier facteur à considérer dans la construction de projets écoresponsables concerne la
prise en compte de l’environnement. Qu’entend-on exactement par-là ? En fait, cela implique
de tirer profit des ressources naturelles déjà sur place (climat, végétation, cours d’eau) pour
optimiser la performance énergétique et l’isolation du logement.
Il peut s’agir d’orienter stratégiquement les fenêtres afin de profiter de la chaleur du soleil,
d’utiliser (ou planter) des arbres pour se protéger du vent, etc. Tous ces principes se regroupent
dans le concept de maison bioclimatique, un nouveau type d’habitat.
Même si cette approche n’est pas réalisable partout, notamment en zone urbaine, elle peut
être un point intéressant à étudier pour les professionnels du BTP travaillant en milieu rural.
En définitive, les professionnels du bâtiment ont donc un rôle important à jouer face aux
enjeux du développement durable. D’une part, en se renseignant et en se formant sur les
nouvelles techniques et savoir-faire co-responsables à acquérir ; et de l’autre, en communiquant
à leurs clients sur les différentes opportunités liées à l’écoconstruction.
Pour les autorités, elles doivent redoubler d’efforts pour rendre cette transition écologique
plus abordable pour les particuliers. Il faut, donc, mettre en place des aides financières afin
d’encourager les travaux de construction ou de rénovation énergétique.