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Formation en Sciences Architecturales

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COMPTABILITE, COÛT, DEVIS, FACTURATION,

ORDONNANCEMENT

UE IUT GCI 51
EC GCI 514 SCIENCES
ARCHITECTURALES

Niveau 3
LICENCE GCI
Semestre 5

TENDOH BRICE MAXIME ..........................CM 10 TD 00 TP05


APONG I………………………………….. CM 00 TD 00 TP15

UE: IUT GCI 62

GCI 514: SCIENCES ARCHITECTURALES

1
DUREE : 30 heures

OBJECTIFS GENERAUX

Donner aux apprenants les éléments fondamentaux nécessaires a une bonne conception architecturale

OBJECTIFS SPECIFIQUES

- Connaitre les normes architecturales et les éléments de base aidant à la définition des
proportions et des éléments de bâtiments
- Application des connaissances dans un mini projet pratique

2
FICHE DE PROGRESSION
I- PROCESSUS GENERAL DU DEROULEMENT DE CHAQUE COURS

1- Présentation de l’objet du cours :


2- Rappels du cours précédent :
3- Libellé du nouveau cours
4- Proposer :
a. D’exercices à faire à la maison ;
b. Un exercice durant le CM pour mieux illustrer le cours.

SEQUENCES THEMES DEVELOPPES DUREE

SEQUENCE 1 : Généralités, systèmes et perception CM : 3h

Les codes de l’architecture


SEQUENCE 2 : -code géométrique CM : 3h
-code typologique

SEQUENCE3 La composition en architecture CM : 2h

SEQUENCE4 La fonction en architecture CM : 2h

TPE : 5h

SEQUENCE5 PROJET PRATIQUE


TPE 15h

3
SOURCES DOCUMENTAIRES

1. Lecture de plans bâtiments GERARD CALVAT EYROLLES;


2. Initiation au dessin bâtiments GERARD CALVAT EYROLLES ;
3. Aide-mémoire de dessin [Link] LIBRAIRIE DELAGRAVE, PARIS ;
4. Dessin d’architecture et technique de représentation, RUDOLF PRENZEL ;
5. Les éléments des projets de construction ERNST NEUFERT DUNOD BORDAS, Paris
6. Lovell house,1929
7. Neutral VDL studio and residences, 1932
8. Neutral office Building, 1950

4
PARTIE I

I-INTRODUCTION

5
L’architecture c’est ceci Mais également tout ceci

L’architecture c’est aussi l’expression d’une


certaine forme de civilisation

6
7
8
Rôle de l’architecte :
Le mot architecte vient du grec «arkhitecton» qui est composé de «arkhos»: chef ou maître
et de «tektôn» qui veut dire charpentier. L’architecte est le praticien qui se charge de
concevoir des édifices et de diriger leur construction. Il est artiste au même titre que
technicien, son activité est à la fois intellectuelle et manuelle et demande de la créativité, des
connaissances techniques et le sens de la responsabilité.

L’architecte participe à tout ce qui est lié à l’aménagement de l’espace, il intervient


dans l’acte de bâtir en tant que maître d’œuvre: celui qui conçoit le projet à construire (le
projet conçu par l’architecte est considérée comme œuvre), il est chargé par un client ou
maître d’ouvrage, (ouvrage désigne le bâtiment réalisé) qui peut être public ou privé,
d’établir les plans des bâtiments à réaliser et de suivre les chantiers de construction.

Ainsi donc, après la conception et l’établissement des plans de l’œuvre envisagée et leur
approbation par le maître d’ouvrage, l’architecte assiste ce dernier pour
désigner l’entreprise de réalisation du projet, il sera par la suite chargé de contrôler les
travaux du point de vue technique et financier pour le compte du maître d’ouvrage.

Domaines d’intervention de l’architecte :

L’architecte intervient dans divers domaines :


Conception d’édifices nouveaux
Réhabilitation e restauration de bâtiments anciens
Décoration intérieure
Elaboration de plans d’urbanisme
Elaboration de programmes
Préparations de marchés de constructions
Suivi de travaux
Conseil e expertise
Enseignemen e recherche scientifique

9
Qualités, moyens de création et d’expression:
Si les peintres et sculpteurs possèdent des matières propres à leur art pour exprimer
des idées qu’ils matérialisent sur papier, bois ou tout autre support, l’architecte crée
des formes et des espaces destinés à répondre
à des impératifs d’utilisation humaine. Il matérialise en premier lieu ses idées p
ar le dessin, il met en forme les espaces en utilisant
l’élément minéral : la pierre, le verre, le fer ou l’élément végétal : le bois et autres, q
u’il met en scène avec la lumière et la couleur.
Dans toute démarche, l’architecte associe sensibilité artistique et rigueur scientifique
qui permet d’adapter sa création aux exigences du contexte
physique, social, économique et culturel.
En plus des capacités d’expression artistique et technique, l’architecte
doit posséder une faculté d’expression orale et écrite qui lui permet de présenter
son œuvre et d’argumenter ses choix mais aussi de rédiger les rapports nécessaires
à ses missions administratives.
Caractère de la profession :
Dans la vie active, l’architecte peut opérer à titre privé ou dans une institution
publique comme fonctionnaire de l’état dans une administration telle que la
direction
d’urbanisme (DU) ou celle du logement et des équipement publics (DLEP) ou encore
dans des services liés aux mairies (APC), il représentante dans ce cas le maître
d’ouvrage et veillera essentiellement à la bonne conduite des travaux par les
entreprise, ou sera chargé de délivrer des permis de construire ou de démolir ou bien
d’autres missions relative à l’aménagement urbain.

Dans le domaine privé, le métier d’architecte est réglementé par des lois (voir
arrêté Ministériel du 15 mai 1988 journal officiel du 26 octobre 1988 et décret législatif
du 18mai 1994 celui du 25 mai 1994). Ainsi, l’architecte peut exercer une fois inscrit à
l’ordre d’architectes soit comme employé ou associé soit dans sa propre agence qu’on
appelle bureau d’études ou cabinet d’architecte, il sera lié au maître d’ouvrage par un
contrat de maîtrise d’œuvre.
Au sein du bureau d’études, l’architecte peut être amené à travailler avec une
équipe
pluridisciplinaire composée :
- d’architectes : un ou plusieurs selon l’importance. Ils peuvent être associés ou
employés.
- d’ingénieurs : en génie civil (béton armé et structures) chargés du calcul et
dimensionnement des structures, et autres techniciens dans différents secteurs :
électricité, plomberie, chauffage et climatisation, etc…, qui seront chargés d’établir les

10
plans techniques de chaque spécialité.
- Des projeteurs : chargés de mettre à l’échelle les esquisses de l’architecte.
- Les dessinateurs : chargés de la présentation et du rendu définitif des éléments
mis en forme.
- Métreurs vérificateurs : qui évaluent les travaux effectuent le métré des éléments du
projet et préparent les devis et marchés familièrement désignés par «pièces écrites» par
opposition aux dessins qui sont appelés pièces graphiques.

11
12
13
14
II-SYSTEMES ET PERCEPTION

Définition :

Le concept de perception tire son origine du vocable latin « perceptĭo » et se rapporte à


l’action et à l’effet de percevoir (recevoir au moyen de l’un des sens les images, les
impressions ou les sensations externes, ou comprendre et connaitre quelque chose).
La perception peut faire allusion à la connaissance, à l’idée ou à la sensation intérieure
survenant d’une impression matérielle issue de nos sens.

En philosophie et en psychologie c’est une Opération psychologique complexe par


laquelle l'esprit, en organisant les données sensorielles, se forme une représentation des
objets extérieurs et prend connaissance du réel ; on parle de perception tactile, visuelle;
perception spatiale; théorie de la perception. Un des effets du vêtement est de rendre le
corps plus présent et plus sensible à lui-même par des perceptions de la peau1. La
perception est plus que la simple sensation : c'est la sensation suivie de l'acte intellectuel
qu'elle suscite immédiatement et par lequel elle est interprétée.

Nos perceptions du monde physique s'organisent en nous sous forme d'images qui
représentent avec le plus de fidélité possible ce qui se passe autour de nous. Mais
perceptions, sensations, ne tombent jamais dans un terrain neutre; elles engendrent
immédiatement une réaction affective, une émotion, qui varie selon la nature de ce qui les
provoque, mais aussi selon la nature de celui qui les reçoit. Si elle identifie son objet, elle
le fait sans y associer les circonstances où il a pu être antérieurement rencontré

Les perceptions de la vue sont plus riches que celles des autres sens2.

15
A- La perception (Rappel de notions de bases)

La perception n’est pas un phénomène exclusivement lié à la vue, c’est surtout le fait
d’appréhender son environnement par ses cinq sens (pour toute personne ne présentant
aucun handicap sensoriel). On connait alors le rôle de chaque sens permis par chaque
organe lui correspondant.

La vue : Réalisable grâce à l’œil qui regarde


des images (paysages, couleurs etc.). La vue nous
offre une lecture visuelle de notre environnement.

L’ouïe : L’oreille écoute des sons (bruits,


musique etc.) qui sont créés par une perturbation
dans l’air, appelée vibration. Nous écoutons
également notre environnement ; les bruits
d’ambiances permettent de se situer dans
l’espace. Exemple d’un bruit de chantier qui nous
indique des travaux et un danger potentiel.

Le goût : Possible grâce à la langue qui est composée de nombreuses organes


sensoriels, appelées papilles, dispersés sur sa surface Ils contiennent les récepteurs
gustatifs permettant de discerner les quatre saveurs fondamentales : le sucré, l’acide
(ou aigre), le salé et l’amer. Le goût intervient très peu de façon direct dans la saisie de
l’environnement, on goûte généralement un aliment transmis par la main.

Le toucher : Permet le contact avec l’environnement et fonctionne comme un système


d’alarme naturel. Sans le toucher, il serait impossible de faire la distinction entre un
lieu dangereux et un lieu sûr. Le sens du toucher est dû à la présence de nombreux
récepteurs et corpuscules situés sous la peau. Chacun d’entre eux, a une tâche
particulière et répond à la chaleur, au froid, à la pression ou à la douleur.

L’odorat : nez à l’origine des odeurs, grâce aux molécules véhiculées par l’air. La
taille des molécules émises pas les substances odorantes intervient sur la longueur du
trajet qu’elles peuvent accomplir en fonction de leur légèreté. Lorsqu’elles pénètrent
dans le nez, ces molécules vont atteindre la membrane olfactive. Lorsque l’on se
déplace dans l’espace urbain ou même domestique certaines indications de l’ambiance
environnementale nous sont transmises juste par notre odorat.
Le plus important est que tous ces sens transmettent des informations au cerveau qui
les gèrent à son tour.

16
LA SENSATION :

C’est le premier élément du cycle perceptif. La sensation est initiée lorsque les
récepteurs sensoriels (les yeux par exemple) sont irrités par une énergie nerveuse qui
est ensuite convertie en une sorte d’énergie spirituelle et en significations grâce à la
représentation. Ainsi les choses deviennent présentes à notre esprit alors quelles
peuvent être absentes à notre corps (dans le cas de la sensation visuelle de la flamme
par exemple, le feu nous est présent, mais il ne nous brûle pas, il nous est révélé en
image, en phénomène, en représentation au lieu de nous être présenté dans son être
même (Grappe A, 1962). A ce titre la sensation peut être considérée comme la
donnée brute que l’esprit imaginatif élabore à travers des mécanismes pour en faire
une perception c’est à dire une prise de conscience.
Prise de conscience : sentiment plus ou moins précis de quelque chose.
(Synonyme : aperception).
Les sensations sont la matière de la perception, c’est le jugement et la mémoire qui
leur donnent une forme.

B / La perception en architecture

C’est l’acte de saisir l’espace ainsi que tout son environnement par ses sens. On peut
percevoir une forme carrée, circulaire etc. Ou encore voir une couleur : Noir, blanc
rouge… etc. De même, reconnaitre une texture de matériaux : Verre, béton, bois,
marbre etc. FISHER et Le BOYER attribuent à la perception un rôle médiateur entre
l’homme et son environnement. A ce titre, la perception est le premier mécanisme qui
relie l’homme à ce qui l’entoure en permettant une reconstruction mentale de la réalité
environnante3.
La perception est donc la prise de conscience par un sujet d’un objet, d’une personne,
ou de l’ensemble de tout ce qui l’entoure. Elle met ainsi en relation deux éléments
importants : le moi de l’être humain avec l’autre

17
3
*Fisher G N, Psychologie de l’espace, P.U.F, Paris, 1981.
*Le Boyer Claude Lévy, “ Psychologie de l’environnement. ”. ED: Puf. Paris, 1980.

2- Les codes culturels


Le code est considéré dans la langue, comme un système conventionnel de symboles
et de règles de combinaison, commun à des interlocuteurs et grâce auquel le message
peut être produit et interprété. (Larousse)

Un code constitue donc, l’ensemble de règles ou des lois émises qui régissent un pays,
un groupe ou toute l’humanité, exemples : code civil, code de la route code la famille
etc. Ces codes constituent un moyen de communication et d’échange entre des
individus initiés à des symboles communs.

2.1 – Les Codes sociaux et l’identité sociale


C’est aussi un ensemble de coutumes ou de règles parfois écrites, qu'il est convenu de
respecter dans une matière, dans un domaine, dans un milieu donné : Code de politesse
Exemples : Comportement (langage, gestes, habillement) à éviter en communauté.

Le code utilise souvent des signes qui trouvent leur interprétation dans les disciplines
ou les communautés qui les utilisent.

Le signe est une unité linguistique constituée par l'association d'une forme sonore ou
graphique (signifiant) et d'un contenu conceptuel (signifié).

2.2 – Exemple de codes et signes conventionnels universels.


2.2.1 - Les écritures

Exemple 1 : L’hiéroglyphe
L’écriture égyptienne ou hiéroglyphes de sont des signes
figuratifs, c'est-à-dire qu'ils représentent des êtres ou des
objets de l'univers pharaonique par exemple, un soleil,
un oiseau ou bien une barque. Les hiéroglyphes
constituent donc des images. Traitées comme les autres
images de l'art pictural égyptien, selon les conventions
propres à l'art égyptien.

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Exemple 2 : L’Ecriture chinoise

Signification Rad. Variantes Simplifié.

L’écriture chinoise est une


combinaison de caractère Flûte
pictographique et idéographique.

Les caractères pictographiques sont des


Oiseau (2)
dessins simplifiés d'objets concrets.

Les idéogrammes sont les


représentations graphiques Pluie
d'idées abstraites : c'est-à-dire que
lorsqu'une idée n'a pas de forme
physique pouvant être facilement Riz
exprimée par un dessin, on
lui attribue une représentation
symbolique.
Soie

Exemple 3: La calligraphie arabe

C’est également un moyen artistique de


communication que les arabes musulmans ont
utilisé ; sachant que toute représentation
divine était interdite par la religion.

19
2.2.2 - La communication par les signes : Langage des sourds - muets

Cet exemple de communication entre sourds et muets


consiste en une série de gestes qui s’appuient sur l’écriture
comme système de communication. Chaque geste
correspond à une lettre.

Toutefois il existe des gestes qui font référence directement à l’objet, la situation, le
sentiment ou autre.

2.3 - En linguistique et en SÉMIOTIQUE : Ensemble de règles ou contraintes qui


assurent le fonctionnement du langage
Il y a les lettres de l’alphabet puis les syllabes, les mots jusqu’aux phrases
Exemple : A---------Archi--------- Architecture----------L’architecture est un art.

2.4 - Code informatique : C’est un ensemble de signes associés à un ensemble


d’opérations qui permettent l’échange logique entre l’homme et l’ordinateur. Un
exemple de codes informatique les commandes telles que : delete, dir, format etc.

B- LES CODES DE L’ARCHITECTURE


L’architecture constitue pour la société qui l’édifie un outil d’expression, un langage de
communication et un mode de représentation ; elle détient ses propres codes, ses
propres signes et recèle son propre discours. Cette discipline constitue tout un
système d’expression.

Sachant qu’un stimulus est un complexe de faits sensoriels qui provoquent une
certaine réponse ou réaction de notre part.

Mais il existe des stimuli qui seraient bien difficile d’interpréter comme signes.
L’architecture propose aussi des stimuli de ce genre. La porte me suggère le passage
d’un lieu à un autre, d’un espace à un autre il marque le seuil d’un espace donné ou sa
limite !

Donc l’architecture peut être considérée comme un système de signes. Dans le signe
architectural on reconnaît la présence d’un signifiant dont le signifié est la fonction
que celui-ci rend possible.

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1 - Code géométrique :

L’architecture s’écrit grâce aux moyens et aux codes de représentation qui lui sont
inhérents. La géométrie : La ligne, la courbe, les figures, le plan, la façade, l’élévation etc.

Un ensemble de codes géométriques utilisés par les architectes qui les saisissent, les
interprètent et les réinterprètent.

Même dans l’homme, Leonard de Vinci a trouvé une organisation


géométrique. Il l’a représenté les bras et jambes écartés en montrant qu’il
pouvait être inscrit dans les figures géométriques les plus parfaites : le cercle et
le carré.

L'homme de Vitruve, L. de VINCI, 1490

Dans l'architecture, l’homme n’a cessé d’imiter la nature et ses géométries régulières
pour leurs aspects esthétiques mais aussi pratiques.
Ci-dessous, les photos montrent de gauche à droite et de haut en bas la citée d’Our en
Mésopotamie (crée au IIIe millénaire avant J.C.), les arènes de Nîmes dont la forme
est ellipsoïdale, la rosace de la cathédrale de Strasbourg et enfin le Parthénon à
Athènes où l’on retrouve sur sa façade la présence du nombre d’or dans le rectangle
d’or.

21
La géométrie reste encore très présente dans
l’architecture des temps modernes comme à
Sun City en Arizona où les habitations suivent
un tracé circulaire.

La ville de New York possède elle aussi une


structure géométrique très régulière puisque les
rues et avenues sont implantées de façon
parallèle et perpendiculaire pour former un
quadrillage. Comme toutes les rues et avenues
sont numérotées, New York est un repère du
plan en taille réelle. Il n’est donc pas nécessaire
d’utiliser un plan pour se diriger.

22
Surprenante également, les
sphères de l'Atomium de
Bruxelles, construites pour
l'Exposition Universelle de
1958. L'édifice propose
aujourd'hui des expositions
autour des sciences.

Le château de Villandry datant du XVIème siècle


possède des jardins d’ornement magnifiques aux formes
géométriques régulières (carrés, triangles, croix,
rosaces, …) qui présentent de nombreuses symétries ou
invariances par rotations.

2 - Code typologique :

Outre le code géométrique, il y a le code typologique auquel a recours


l’architecture pour répondre à un besoin ou à des exigences sociales,
culturelles ou encore cultuelles. Grace aux codes typologiques il nous est aisé
de reconnaitre puis de classifier (dans le temps et l’espace) les différents
édifices qui se présentent à nous.

Exemple : Une moquée dans sa conception fonctionnelle a toujours besoin


d’un minaret, il est difficile d’envisager la projection ou la construction d’une
mosquée sans minaret même si toutefois, on peut envisager la substitution
fonctionnelle du minaret. Par ailleurs, si l’on aperçoit un minaret dans
n’importe quelle région du monde, nous déduisons l’existence d’une mosquée
ou d’un lieu de prière.

23
Les codes ne se concernent pas uniquement des éléments architectoniques mais
peuvent englober jusqu’aux couleurs ainsi la présence du vert émeraude sur les
faïences d’une mosquée peuvent indiquer son appartenance au rite chiite.

C. L’ILLUSION OPTIQUE :
Le cerveau organise toutes les informations qu’il reçoit de tous les organes du
corps, parfois dans le processus d’organisation des images de la rétine, peut
conduire à des perceptions déformées de l’information visuelle, c'est-à-dire des
illusions. Les recherches en psychologie ont pu démontrer que les illusions,
géométriques ou perceptives, sont influencées par la culture et le mode de vie des
êtres humains.

Les artiste et architectes ont étudié pendant des siècles la perception humaine et les
illusions dont ils peuvent être victimes. Dès la période classique de l’architecture
grecque avant J.C., des temples comme le panthéon, étaient délibérément conçus
de telle sorte que certaines lignes de la construction, qui auraient semblé
légèrement incurvées dans un sens soient incurvées dans l’atre de façon à corriger
cet effet d’optique et à paraître parfaitement droites.

Depuis le début de la Renaissance, plusieurs artistes ont mis au point des


innovations picturales
comme la projection
linéaire, le Trompe-
l’œil.
1/ c’est ainsi
qu’apparaît le temple aux
visiteurs.

2/ c’est ainsi que


nous verrions le temple s’il
avait été construit
parfaitement à l’horizontale
et à la verticale.

3/ le temple tel
qu’il a été construit
réellement; les colonnes

24
sont légèrement incurvées vers l’intérieur, tandis que les socles, les marches,
l’architecture et le fronton sont concaves

L’illusion c’est une erreur d’interprétation de notre cerveau, lorsqu’il est soumis à
des préjugés et soumis des illusions. L’illusion n’est qu’une représentation du
monde, mais dans laquelle est une erreur s’est glissée. Il est donc impossible de la
réaliser réellement.

Dans les arts visuels, divers effets ont été expérimentés afin d'induire des
impressions ou illusions chez le spectateur.

III- LA COMPOSITION EN ARCHITECTURE

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IV-LA FONCTION EN ARCHITECTURE
« La forme suit la fonction ». Sullivan
1. Rapports entre forme et fonction en architecture.

« La forme suit la fonction » cette formule de Sullivan a fait fortune et elle caractérise pour le
grand public l’architecture moderne. Exprimée à la fin du XIXème siècle elle a donné naissance
style appelé : Fonctionnalisme ou constructivisme (dans les pays de l’ex bloc de l’Est).
• La première règle du fonctionnalisme émane de la conviction que la forme doit
refléter la fonction ou plus exactement exprimer celle-ci. Cette règle s’applique
non seulement aux espaces architecturaux mais aussi à tous les éléments
constructifs. Ces derniers doivent trouver leur expression architectonique
correspondante : ainsi les colonnes et les supports (en tant qu’éléments
structuraux) devront être non seulement visibles à l’intérieur, mais se
différencier des simples panneaux muraux ou des cloisons non structurelles, afin
de mettre en exergue la fonction : Portance.
• La seconde règle s’inspire directement de la mécanique. Au début du
fonctionnalisme c’est la mécanique statique des volumes simples puis
développés qui jumelée au mouvement cubiste qui engendra l’utilisation puriste
des cubes, sphères, cylindres, cônes puis hyperboloïdes et paraboloïdes
hyperboliques etc. Dès les années vingt Le Corbusier a proclamé que :

« L’architecture est le jeu savant, correct et magnifique des volumes assemblés


sous la lumière ». A la fin du vingtième siècle et grâce au développement de
l’informatique et de son influence sur l’industrialisation, c’est la mécanique
dynamique qui fait son entrée dans l’architecture : dôme rétractable, façades
mobiles selon le besoin, etc.….

Il serait honnête de dire que le fonctionnalisme poussé aboutit souvent à une pauvreté
esthétique. Néanmoins il demeure nécessaire dans la formation d’architecte, il constitue un bon
manuel de classe, un bon critère de critique et d’évaluation des projets.

Comme contre-exemple du fonctionnalisme, nous pouvons citer : l’expressionisme ou


formalisme. Pour ce dernier style, c’est la fonction qui doit s’inscrire dans la forme ou « la
fonction s’organise par la forme ». La forme se compose selon les idées et les lois des exigences
artistiques en dehors des exigences de fonction, parfois même à son détriment et au détriment
des exigences de confort et des commodités intérieures.

Pour un fonctionnaliste, aucune œuvre architecturale ne sera considérée comme telle si l’on ne
peut percevoir et apercevoir le caractère dominant de cette œuvre à savoir : la fonction de
l’édifice.
2. Organisation des fonctions dans l’espace

34
Par fonction on entend précisément toutes les fonctions de l’architecture c.-à-d. le rôle qu’elle
est appelée à jouer, l’utilité qu’elle a, l’action qu’elle exerce sur nous et le but pour lequel nous
l’organisons. Cette fonction change selon que l’on considère l’homme en tant qu’individu isolé ou
en tant membre d’une société. Partant de ce point de vue, l’organisation générale va pouvoir être
scindée en deux rubriques principales : les fonctions des espaces architecturaux destinés à
l’homme biologique et celles des espaces destinés aux groupes sociaux ou à la société.

Ainsi lors de la conception d’in bâtiment, l’architecte doit organiser le processus fonctionnel en
espaces et en temps en tenant compte de l’aménagement et de l’encombrement nécessaires au
bon déroulement de la fonction. En général chaque processus a ses particularités. Il détermine
ainsi le schéma de composition général du bâtiment ; nous reconnaissons ainsi un hôtel d’un
lycée ou d’un hôpital.

On serait tenté de croire qu’il suffirait de juxtaposer des éléments distincts (des locaux destinés à
chaque fonction) pour concevoir un bâtiment fonctionnel. Il n’en est rien !

Il faut tenir compte de l’interpénétration, la superposition de certaines fonctions entre elles tout
en prenant en considération l’espace-temps ou la périodicité de la fonction. Si en réalité nous
séparons certaines fonctions pour mieux les analyser, il serait aberrant de les séparer réellement
tant elles sont étroitement liées et même confondues. La juxtaposition des éléments
correspondant à chaque fonction aboutirait à un bâtiment immense manquant d’unité et donc
exactement au contraire du but recherché. Leur interpénétration permettra une économie
d’espace, un plan mieux adapté à la diversité (laquelle est très souvent recherché) mais aussi à
l’unité de l’activité.

3. Méthode d’étude du schéma fonctionnel

Avant d’aborder la conception, l’architecte doit disposer d’un programme préalable proposé par
le futur maître d’ouvrage (client). Il devra en étudier tous les détails et souvent en analysant les
fonctions qui se déroulent dans les espaces proposés, il devra le compléter car il est le seul à
pouvoir justifier de tout espace projeté. Il devra par la suite devoir vérifier toutes les surfaces
proposées selon le processus : fonction, aménagement, encombrement, périodicité d’utilisation,
nombres d’usagers et d’utilisateurs.

Il s’efforcera de faire ressortir les grands mouvements de circulation, les grandes entités
fonctionnelles et les interrelations qui les lient. Il devra trouver et comparer les différentes
solutions de schémas fonctionnels. Il s’agira notamment de regrouper les différents services par
exemple par affinité ou par complémentarité. Il devra qualifier les relations qui existent entre les
différentes fonctions selon leur importance.

Les méthodes de ce travail peuvent être différentes selon l’outil utilisé (papier, calque, maquette
ou display informatisé) ; mais sont animées d’une même logique de pensée. Les croquis restent la
représentation la plus usitée. Un schéma fonctionnel correspond à plusieurs solutions
architecturales; exemple : le schéma d’un hôpital dans lequel nous aurons séparé les différents
services par spécialité peut donner un hôpital pavillonnaire ou un hôpital en monobloc.

Plus un bâtiment est grand plus dure sera la tâche de l’architecte vu la complexité due au nombre
des fonctions que ce bâtiments abrite. Afin de palier à ce problème, un diagramme selon une
matrice carrée (dont les éléments sont les fonctions) pourra éventuellement aider.

35
Deux variantes d’organisation spatiale en fonction d’une matrice unique
Les corrélations seront matérialisées par une croix. Les « paquets » de croix donneront une
indication pour le regroupement des fonctions affines ou complémentaires.

36
Nous pouvons éventuellement remplacer une croix par une aiguille dans le cas d’une faiblesse ou
de rejet entre deux fonctions ce qui permettra le rapprochement ou l’éloignement des deux
fonctions.

Cette matrice servira de base de travail pour l’établissement de schémas fonctionnels.

Une circulation se transformera soit en hall, en couloir, en escalier, en ascenseur, en monte-


charge, en pente, ou en tuyau ou gaine.

4. Trois tendances d’organisation fonctionnelle des plans de


bâtiments publics
Trois grandes tendances sont en usage : la spécialisation fonctionnelle, l’universalité des espaces
et le regroupement des locaux. Ces trois tendances se retrouvent soit à l’échelle d’une même
bâtisse soit à l’échelle de la ville.

 La spécialisation fonctionnelle est généralement réservée aux bâtiments abritant


certaines fonctions très spécifiques telles que les bâtiments officiels, les théâtres, les
salles de concerts philarmoniques…. à l’échelle de la ville ou laboratoires spécifiques,
salle spécialisée…. à l’échelle du bâtiment.

 L’universalité des bâtiments est largement utilisée pour les bâtiments administratifs,
commerciaux, de culture et loisirs ex salle d’exposition ou de foire à l’échelle de la ville ou
bien salle polyvalente dans un lycée ou dans un centre culturel, cour de récréation
comme terrain de sport dans une école.

 Quant aux regroupements des espaces, ils concernent le partage d’un même espace par
plusieurs bâtiments aux fonctions différentes ex : des terrains de sport à usage des
lycéens ou étudiants et des citoyens d’une commune…..à l’échelle de la ville ; un foyer
utilisé par les usagers d’une salle de cinéma et par ceux d’une médiathèque.

37
Exemples de projets selon les trois tendances organisationnelles.

38
5. La coordination dimensionnelle.

Cependant aujourd’hui la construction des bâtiments est largement réalisée avec soit
l’application des méthodes industrielles totales soit par l’introduction de parties (petites et
grandes) manufacturées allant des matériaux de construction aux éléments architecturaux. Ce
recours à l’industrie subordonne les architectes à une coordination dimensionnelle tenant
compte des produits existant sur le marché. L’utilisation d’éléments préfabriqués aussi petits
soient-ils exige leurs unification, standardisation et leur normalisation.

Ceux sont ces derniers qui exigent une modulation des mesures dans la construction des
bâtiments comme base de dimensionnement. Tous les matériaux de construction et tous les
éléments de construction doivent être dimensionnés selon les normes en vigueur afin d’assurer la
cohérence de la normalisation dimensionnelle des différents corps d’état.

5.1. La modulation.

Le principe de la modulation correspond à la notion de progression arithmétique. Depuis les


grecs, il est apparu que cette notion correspondait aux besoins du bâtiment :

 D’une part en raison de l’unicité de l’ordre de grandeur des dimensions en matière de


bâtiment, qui se ramène à l’homme « mesure de toute chose » et ne s’étend
pratiquement que du décimètre au mètre ou à ses multiples.
 D’autre part en raison des techniques essentiellement additives du bâtiment qui
consistent, le plus souvent, à juxtaposer des éléments identiques briques, blocs de
béton, lames de parquets, marches d’escaliers, etc.

Le terme de Module remonte à l’antiquité, à Vitruve qui l’a utilisé dans son « Traité de
L’Architecture ». La reprise du « module » date de 1942 lorsque Le Corbusier préparait la charte
d’Athènes avec des projets d’habitation notamment La Cité Radieuse de Marseille et le Ville
Nouvelle de Chandigarh. En France la norme NF P 01-001 a pour module de base 10cm. Plus tard
furent introduites, au fur et à mesure, les normes d’interprétation précisant dans chaque cas
particulier comment utiliser le module. Ainsi les multiples 30 et 60cm sont utilisées dans les
dimensions horizontales alors que le 20cm est utilisé pour les hauteurs. En application de principe
de modulation, toutes les cotes d’une construction doivent être des multiples de 10, de 5 ou de
2,5cm.

2.2 5.2. Le Modulor


Ce mot désigne à la fois un ouvrage théorique de Le Corbusier et le canon classique qui vise à
établir des règles de beauté universelle. Il se réfère à la sculpture du Doryphore de Polyclète
(Musée archéologique de Naples) sur laquelle on calcula un module : la main est égale à quatre
fois la longueur d'un doigt, par exemple. On emprunta à Vitruve la théorisation du phénomène. Il
indique que la figure humaine contient huit fois sa propre tête, et que le corps, bras et jambes
déployés, s'inscrit dans un cercle et un carré. Le Modulor trouve aussi son origine dans le Nombre
d’Or tant exploité et recherché par les mathématiciens amoureux des proportions.

39
5.3 Le Nombre d’or.

Origine de son nom : On le désigne par la lettre grecque (phi) en hommage au sculpteur grec
Phidias (né vers 490 et mort vers 430 avant J.C) qui décora le Parthénon à Athènes. C’est
Théodore Cook qui introduisit cette notation en 1914.

Définition : Le nombre d'or est la proportion définie initialement en géométrie, comme l'unique
rapport entre deux longueurs telles que le rapport de la somme des deux longueurs sur la plus
grande soit égal à celui de la plus grande sur la plus petite.

Historique :

* Il y a 10 000 ans : Première manifestation humaine de la connaissance du nombre d'or :


temple d'Andros découvert sous la mer des Bahamas.

* 2800 av JC : La pyramide de Kheops a des dimensions qui mettent en évidence


l'importance que son bâtisseur attachait au nombre d'or. Le rapport de la hauteur de la pyramide
de Kheops par sa demi-base est le nombre d'or.
D'après Hérodote, des prêtres égyptiens disaient que les dimensions de la grande pyramide
avaient été choisies telles que : "Le carré construit sur la hauteur verticale égalait exactement la
surface de chacune des faces triangulaires"

3 La pyramide de Kheops

* Vème siècle avant J-C. (447-432 [Link]) : Le sculpteur grec Phidias utilise le nombre d'or
pour décorer le Parthénon à Athènes, en particulier pour sculpter la statue d'Athéna Parthénos. Il
utilise également la racine carrée de 5 comme rapport. Le Parthénon d'Athènes fait apparaître un
peu partout le nombre d'or.

40
4 Le Parthénon

Le Parthénon s'inscrit dans un rectangle doré, c'est-à-dire tel que le rapport de la longueur à la
hauteur était égal au nombre d'or.
Sur la figure : DC/DE = .
Sur la toiture du temple, GF/GI =
Le rectangle GBFH est appelé rectangle Parthénon.

* IIIème siècle avant J-C. : Euclide évoque le partage d'un segment en "extrême et
moyenne raison" dans le livre VI des Eléments.

L'homme de Vitruve de Léonard de Vinci respecte les proportions explicitées par Vitruve, le nombre
d'or n'intervient pas.

* 1498 : Fra Luca Pacioli, un moine professeur de mathématiques, écrit "De divina
proportione" ou "La divine proportion".

* Au XIXème siècle : Adolf Zeising (1810-1876), docteur en philosophie et professeur à


Leipzig puis Munich, parle de "section d'or" (der goldene Schnitt) et s'y intéresse non plus à
propos de géométrie mais en ce qui concerne l'esthétique et l'architecture. Il cherche ce rapport,

41
et le trouve dans beaucoup de monuments classiques. C'est lui qui introduit le côté mythique et
mystique du nombre d'or.

* Au début du XXème siècle : Matila Ghyka, diplomate roumain, s'appuie sur les travaux
du philosophe allemand Zeising et du physicien allemand Gustav Théodore Fechner ; ses
ouvrages "L'esthétique des proportions dans la nature et dans les arts" (1927) et "Le Nombre d'or"
et " Rites et rythmes pythagoriciens dans le développement de la civilisation occidentale" (1931)
insistent sur la prééminence du nombre d'or et établissent définitivement le mythe.

* Au cours du XXème siècle : des peintres tels Dali et Picasso, ainsi que des architectes
comme Le Corbusier, eurent recours au nombre d'or. En 1945 : Le Corbusier fait breveter son
"Modulor" qui donne un système de proportions entre les
différentes parties du corps humain.

5 Le modulor de Le Corbusier

5.1 5.4. Les bâtisseurs de cathédrales

Au moyen âge, les bâtisseurs de cathédrales utilisaient une pige constituées de cinq tiges
articulées, correspondant chacune à une unité de mesure de l'époque, relatives au corps humain
: la paume, la palme, l'empan, le pied et la coudée.

42
Les longueurs étaient donnée en lignes, une ligne mesurant environ 2 mm (précisément 2,247
mm) : Pour passer d'une mesure à la suivante, on peut constater que l'on multiplie par le
nombre d’or, environ 1,618.

Paume 34 lignes 7 ,64 cm

Palme 55 lignes 12 ,63 cm

Empan 89 lignes 20 cm

Pied 144 lignes 32 ,36 cm

Coudée 233 lignes 52 ,36 cm

5 .5. Définition et valeur mathématiques du nombre d'or.

Le nombre d'or est la solution positive de l'équation : ,

C'est-à-dire que le nombre est égal à

Définition de la proportion d'or : Deux longueurs strictement positives a et b respectent la


proportion d'or si et seulement si, le rapport de a sur b est égal au rapport de a + b sur a.

Les 100 premières décimales du nombre d'or sont :


1,618 033 988 749 894 848 204 586 834 365 638 117 720 309 179 805 762 862 135 448 622 705
260 462 189 024 497 072 041

La dénomination section d'or ou section dorée est tardive et est due à l'Allemand Zeising, au
milieu du XIXème siècle.
La plus ancienne définition, et construction géométrique, de la section d'or remonte au IIIème siècle
avant JC et est due au mathématicien grec Euclide, dans son ouvrage « Les Éléments » : "Une droite

43
est dite coupée en extrême et moyenne raison quand, comme elle est toute entière relativement au plus
grand segment, ainsi est le plus grand relativement au plus petit".2

Un segment est partagé suivant la section d'or ou la proportion divine si les rapport x / y et y / (x -
y) sont égaux, ce qui signifie que le petit et le moyen segment sont dans le même rapport que le
moyen et le grand segment.

De l’équation , on obtient l'équation dont la solution

est =

6 Rectangle d'or

Ce dessin montre comment, à partir d'un carré de côté 1, on construit un rectangle (d'or) de
longueur le nombre d'or

Le format d'un rectangle est le quotient

2
EUCLID,"Les éléments", Livre IV, troisième
définition

44
Le format d'une feuille de papier classique (A3, A4, A5) est . Les dimensions d'une feuille de
format A4 ont été choisies de manière qu'en la coupant en deux, on obtienne une feuille (un
rectangle) de même format.
Si on note L la longueur d'une feuille de papier A4 et l sa largeur, le format d'une feuille A4 est L /
l.
La longueur d'une feuille de papier A5 est l et sa largeur est L/2. Le format d'une feuille A5 est
donc l / (L/2) soit 2l / L.
On veut que les deux feuilles aient le même format, soit L / l = 2l / L d'où L2 = 2 l 2 d'où L / l

Le rectangle BCFE est obtenu en retirant le plus grand carré possible du rectangle ABCD.

ABCD et BCFE ont le même format si =

7 La spirale d'or

La figure est construite à partir d'un grand rectangle d'or.

45
On retire le grand carré au grand rectangle d'or et on obtient un petit rectangle d'or.
Ensuite, on retire le petit carré au petit rectangle d'or et on obtient un rectangle d'or plus petit.
On réitère l'opération indéfiniment. Elle ne s'arrête pas car la longueur et la largeur d'un
rectangle d'or sont incommensurables (on ne peut pas mesurer l'un en prenant l'autre pour
unité).

La spirale obtenue est une spirale équiangulaire qui se rencontre beaucoup dans la nature :
tournesols, pommes de pins, coquillages, disposition des feuilles ou des pétales sur certaines
plantes.

8 Le Pentagone régulier

Un pentagone régulier est un polygone à cinq côtés inscrit dans un cercle (tous les points formant
le pentagone sont sur un même cercle) et dont tous les côtés et tous les angles ont les mêmes
mesures.
L'angle entre deux côtés consécutifs du pentagone régulier vaut 108°.

Il existe deux pentagones réguliers : Le plus courant est celui dit convexe, l'autre (l'étoile de
shérif) est dit étoilé.

46
Cette suite est aussi géométrique puisque le rapport entre deux mesures consécutives est le nombre
d'or.

9 Pentagone régulier et nombre d'or

Le pentagone régulier est une figure d'or car la proportion entre une
diagonale et un côté est le nombre d'or.

AC/AD =

Le triangle ABC et le triangle ACD sont tous deux des triangles isocèles dont les longueurs des
côtés sont dans le rapport du nombre d'or : ce sont deux triangles d'or. Ce qui revient à dire que
la trigonométrie peut être elle aussi dorée.

Un triangle d'or est un triangle isocèle dont les longueurs des côtés sont dans le rapport du
nombre d'or. Il existe deux triangles d'or l'un à 72° et l'autre à 36°

47
10 Construction du pentagone régulier

Sur un cercle (C) de centre O, on On trace le cercle de centre I et de Le cercle de centre E et de


rayon trace deux diamètres rayon IA. EA coupe (C) en G (et en A). perpendiculaires. Il
coupe [OB] en J. Le cercle de centre F et de rayon FA
On place le point I, milieu du rayon On trace le cercle de centre A et de coupe (C) en H (et en A).
[OD]. rayon [AJ]. AEGHF est un pentagone régulier.
Il coupe le cercle (C) en deux
points E et F.

11 Suite de Fibonacci
Les nombres de Fibonacci forment une suite de nombres que l'on appelle suite de Fibonacci.
Un nombre de la suite s'obtient en ajoutant les deux nombres précédents de la suite :

si on note Fn le nème nombre de Fibonacci, Fn = Fn - 1 + Fn - 2

Voila les premiers nombres de la suite : F1 = 1 ; F2 = 1 ; F3 = 2 ; F4 = 3 ; ...etc

48
Dans le théâtre d'Epidaure, construit en Grèce à la fin du IVème siècle avant JC, on a cherché à
éviter la monotonie en répartissant les gradins en
deux blocs.
Il y a 55 gradins répartis en 34 et 21.
Ce sont trois nombres successifs de la suite de
Fibonacci et les rapports 34/21 et (34+21)/34 sont
très proches du nombre d'or.

Les gradins sont partagés en "extrême et


moyenne raison".

Le théâtre d'Epidaure une architecture mathématique.

49
PARTIE II

CADRE CONCEPTUEL ET DONNÉES GÉNÉRALES SUR LA CONCEPTION


ARCHITECTURALE : PLAN SIMPLE D’UNE MAISON

Avant de commencer à faire un plan,

(A) l’étudiant doit :


1. Connaître parfaitement les différents éléments de construction ;
2. Différencier les pièces de la construction.

Avant d’apprendre à réaliser la coupe horizontale de la construction avec cotation (B),


l’étudiant doit :

3. Connaître exactement la normalisation de la coupe horizontale ;


4. Appliquer correctement les différentes sortes de côtes (intérieures, extérieures et de
niveau);
5. Nommer exactement les différentes pièces du rez-de-chaussée.

Avant d’apprendre à réaliser la coupe verticale du rez-de-chaussée avec cotation


(C), l’étudiant doit :

6. Choisir l’emplacement convenable pour le traçage de la coupe (longitudinale, transversale


ou brisée);
7. Coter correctement la coupe verticale (verticalement, aux différents niveaux) ;
8. Appliquer correctement les hachures conventionnelles en faisant appel aux matériaux de
construction.

Avant d’apprendre à dessiner les façades avec rendu (D), l’étudiant doit :

9. Définir et différencier exactement les types de façades ;


10. Coter ou non coter une façade ;
11. Normaliser correctement les ombres ombre et ombrage ;
12. Appliquer correctement les ombres sur les façades.

Avant de se lancer dans la conception d’un plan, l’étudiant doit connaître les différentes
parties d’un plan.

Connaître parfaitement les différents éléments de construction


Révision sur les différents éléments de construction (les murs ; les cloisons ; les planchers ;
baies de portes et fenêtres ; les acrotères…).

50
A. MORPHOLOGIE ET FORME DES CONSTRUCTIONS

1- Les parties d’une maison


La figure ci-contre présente les différentes parties d’une construction, il s’agit des
éléments qui nécessitent, une vérification de la part du contrôleur des travaux une fois la
construction terminée.

Figure 1 : différentes parties d’une construction

51
Figure 2 : les différentes parties d’une maison Figure 3 : Terminologie
des baies

52
2- L’homme, base de toutes mesures

53
L’homme, dans son habitat, doit pouvoir vivre à l’aise, autrement dit aller et venir,
exercer divers travaux, exécuter certains gestes, s’asseoir et dormir sans éprouver de
contraintes liées à la circulation horizontale et verticale.

L’échelle humaine constitue donc la base de travail de l’architecte ou du concepteur. Il


doit connaître les dimensions de l’homme moyen, celles des de l’espace utile occupé
dans différentes positions, celles des passages à la circulation, celles du volume idéal
pour que chacun puisse accomplir commodément ses fonctions et circuler librement dans
chaque pièce de l’habitat.

12 Figure 4 : Prendre l’homme comme base de toutes mesures

Toutefois, l’homme n’est pas seulement un corps qui a besoin d’un espace rationnel. Il
est aussi une personne sensible à l’aspect esthétique. De la manière dont l’espace a été

54
mesuré, partagé, éclairé, peint, orienté et rendu accessible dépendra la satisfaction
éprouvée par les habitants.

3- Hygiène et confort
La « maison » est un refuge, un lieu de détente, parfois aussi un lieu de travail. Elle doit
protéger l’homme contre les intempéries et les agressions extérieures et d’autre part lui
procurer une ambiance favorable à son bien-être physique, à son confort psychique, au
bon rendement de ses activités.

La réalisation de ses conditions dépend de trois facteurs principaux : la situation dans


l’environnement, le type de construction, la disposition des pièces intérieures.
Toute cellule d’habitation – du grand appartement au studio – répond dans son
agencement aux différentes fonctions de la vie quotidienne : elle se trouve ainsi divisée
en plusieurs grandes zones.

4- Zone de circulation
Elle est constituée dans son ensemble par l’entrée (hall d’entrée), les couloirs et
dégagements, les escaliers et les paliers qui desservent l’ensemble des pièces de
l’habitation (soit appartement ou maison). La circulation doit être aisée, sans trop de
tournants brusques, et la plus courte possible ; il vaut mieux, en effet réserver le
maximum de surface aux pièces principales et éviter de longs trajets entre les pièces. Les
portes s’ouvriront à l’intérieur des pièces desservies pour ne pas gêner le passage.

Figure 5 : dimensions concernant les zones de circulations.

55
B. LA ZONE COMMUNE
Comme son nom l’indique, elle est à la disposition de tous. C’est là que la famille se
réunit et reçoit ses amis. Elle comprend : la cuisine et la salle de séjour souvent un salon
et une salle à manger.

1- La cuisine
En ville, la cuisine est fréquemment petite. Bien sûr, une petite cuisine est moins
fatigante qu’une grande, car les territoires des diverses fonctions sont très proches les
uns des autres. Pour éviter tous les déplacements inutiles, il faut bien prévoir au départ
les zones de circulation dans la cuisine.

La cuisine doit être articulée autour de 3 points essentiels : le froid (réfrigérateur), le chaud
(la cuisinière) et l’eau (Coin de l’évier). Ce qui correspond aux points 1, 2, 3 de la figure
6. Entre le pôle réfrigération et l’évier d’une part, et l’évier et le pôle cuisson, d’autre
part, les allers-retours sont incessants.

56
La conception idéale consiste à réduire les dimensions du triangle froid – eau –chaud,
tout en laissant l’espace suffisant pour travailler à l’aise et ranger. Dans les cas, où
l’évier est posé près du mur, il faut veiller
toujours que l’égouttoir soit posé côté mur et le
bassin côté intérieur.

Figure 6 :
13 Schéma de circulation dans une
cuisine

Figure 7 : Configurations les plus courantes


pour l’aménagement d’une cuisine.

57
D’après le Neufert3,
• La superficie d’une cuisine ne doit jamais être inférieure à 6 m2 (il est
recommandé une surface de 8m2 s’il est prévu des appareils à gaz). Elles doivent
être bien éclairées et aérées par une ouverture vitrée d’au moins 1 m2 de
superficie s’ouvrant directement à l’air libre et ayant au moins 4 m de vue
directe.
• Le sol des cuisines doit être en matériaux imperméables. Les cuisines doivent
être pourvues d’un conduit d’évacuation de fumées, d’un évier siphonné, et d’un
robinet d’eau potable. Les parois au-dessus de l’évier doivent être revêtues de
matériaux imperméables sur une hauteur d’au moins 45 cm.
• Dans les appartements constitués d’une seule pièce (garçonnières) la superficie
de cuisines peut être ramenée à 4m2.

NOTA : Les cuisines de restaurant doivent avoir au moins 18m2 de superficie. La cuisine ne
peut communiquer directement avec un W.C.

2- Salle à manger

C’est une salle dans laquelle on prend tous les repas et qui est réservée à cet usage
uniquement. Ses dimensions dépendent du nombre habituel des convives. La largeur
nécessaire pour une personne assise à une table est de 0.60 cm. Cette mesure sert de base
pour le calcul des dimensions d’une table de repas et de là, aux dimensions de la salle à
manger elle-même.
3
Le livre " Les Eléments des projets de construction
", plus connu sous le nom de " Neufert ", du nom de
son auteur, est le classique obligé des étudiants et
des professionnels du bâtiment. Il fournit les bases
méthodologiques et un recueil extrêmement riche
d’exemples et de mesures pour tous les problèmes
qui peuvent être posés au concepteur, de
l’aménagement d’une cuisine au tracé d’une voie de
transport en passant par l’organisation des divers
types de programmes, du logement à l’équipement
collectif le plus complexe. Cette huitième édition
française (la trente-sixième édition allemande),
entièrement remaniée, enrichie et complétée
notamment par des résidences pour étudiants, des
habitats sociaux, l’aménagement de jardins avec
piscine, des centres de congrès et des centres
multifonctionnels. Elle contient maintenant plus de 6
400 dessins, rigoureusement légendés et cotés, et de
nombreux tableaux. Le " Neufert " est un véritable
guide pratique de la conception : sa place est sur la
table à dessin et non dans la bibliothèque. Éditeur :
Dunod (29 août 2002).

58
Figure 8 : Dimensions et dispositions d’une salle à manger

3- La salle de séjour
C’est la pièce commune, principale, la plus grande de l’appartement, ou l’on vit, on se détend,
on se nourrit. Les dimensions minimales sont de 12 m2. Parfois elle groupe :

• Le coin séjour – il sert à la détente (écouter la musique, lire, regarder la télé…)


et à la communication (pour la conversation ou les jeux à table).
• Le coin-repas – actuellement, on incorpore ce coin soit à la salle de séjour, soit à
la cuisine. De toute manière, la cuisine doit se situer aussi près que possible de la
zone de repas.

59
C. LA ZONE PRIVEE

Elle est desservie par la zone de circulation qui fait office d’amortisseur de bruits. Elle
comprend la zone de sommeil, la zone d’hygiène et la zone propre au travail personnel
des habitants.

1- La zone de sommeil
L’isolation des chambres est une nécessité : en effet, la vie actuelle nous soumet à des
rythmes de plus en plus fatigants et le repos dans le calme représente un facteur
d’équilibre physiologique sans lequel notre organisme ne tiendra pas longtemps. Situées
dans la partie de l’appartement la plus calme, ces pièces seront isolées phoniquement les
unes des autres par des revêtements muraux ou par des placards placés aux murs entre
deux chambres voisines.

14 Figure 9 : Exemples de distances entre les meubles

60
Figure 10 : Exemples d’aménagement d’une chambre à coucher pour
parents

61
Figure 11 : Exemples d’aménagement de chambre pour enfants

Selon le Neufert, tout local d’habitation permanent doit avoir au moins 9m2 de
superficie, comprendre au moins une fenêtre s’ouvrant directement à l’air libre et

62
réalisant une vue minimum de 9mètres. Cette ouverture ne doit jamais être inférieure au
sixième de la superficie totale de la pièce.

2- La zone d’hygiène

La salle de bains est la pièce fonctionnelle par définition, prévue pour y faire la toilette
le plus vite et le plus agréablement possible. Elle peut être accessible de la chambre à
coucher si un autre W.C. ou une autre salle de bains est accessible du couloir. Les salles
de bains doivent avoir une superficie minimum de 3m2. Le sol doit être revêtu de
matériaux imperméables, les murs et les plafonds enduits d’une peinture résistant aux
buées. En plus de la baie d’aération, ces pièces doivent comporter un système de
ventilation permanente (gaine ou cheminée d’aération de 30cm2 au moins d’ouverture).
Les dimensions du local doivent permettre l’implantation des appareils sanitaires
(minimum une baignoire, un lavabo et un bidet).

Figure 1 2 : Dispositions fonctionnelles d’une salle de bain

63
Le W.C. se trouvera avec le lave-mains qui l’accompagne, dans un local indépendant situé
dans la zone de circulation. Il est en effet peu recommandé de placer les W.C. dans la salle
de bains, sauf s’il s’agit d’une seconde cuvette. La surface minimale doit être de 1m2. Tout
d’aisances doit être installé dans un local éclairé et aéré directement par une ouverture d’au
moins 80cm2 (20x20) sur l’air extérieur. La porte d’entrée ne doit s’ouvrir ni dans une pièce
ni dans une cuisine à usage d’habitation.
Les figures ci-dessous indiquent les dimensions souhaitables en fonction des sens d’ouverture
des portes.

64
Figure 13 : Dispositions pour le WC

3 - La zone de travail

Selon les nécessités, le plan de travail peut être constitué d’un bureau, d’une planche sur
tréteaux, d’un secrétaire, d’une table de dessin. La surface sera délimitée dans l’espace
pour faciliter la concentration, bien isolée phoniquement.

D. LA ZONE DE DEBARRAS

Les zones de service occupent peu d’espace à la ville étant donné l’exiguïté des locaux
disponibles.

• La cave, au cas où elle existerait, elle est située en sous-sol.


• Celliers et débarras, ils peuvent remplacer la cave. Souvent on les place sous
les escaliers.
• Le garage, c’est le lieu de refuge pour la voiture, la figure nous donne les
dimensions minimales souhaitables pour les garages individuels.

Figure 14 : Dimensions minimales pour l’installation d’un garage.

Les figures ci-dessous nous donnent les dimensions nécessaires des aires de parcage et de
circulation pour les voitures.

65
Figure 15 : dimensions parkings

66
E. COUPE HORIZONTALE - NORMALISATION DE LA COUPE

Définition
Une coupe horizontale c’est une section d’un édifice ou d’un de ses fragments, faite à
une hauteur verticale/généralement à 1.10 m du sol/ par un plan horizontal qui coupe les
murs, les paliers, les cloisons, les fenêtres, les portes, etc.
Une coupe horizontale se nomme dans les dessins de bâtiment : un plan.

Figure 16 : exemple d’une façade

Exemple :
• coupe horizontale du RDC/Rez-de-chaussée/ - Plan RDC ;
67
• coupe horizontale de sous-sol - Plan sous-sol ;
• coupe horizontale du 1er Étage - Plan 1er étage ;
• coupe horizontale du 2e étage - Plan 2e étage ;
• on présente la toiture-terrasse comme vue - vue en plan/de la toiture-terrasse/.

F. LES HACHURES :

Dans les constructions, comme nous l’avons déjà vu, on utilise les différents types
d’hachures. Rappelons quelques-uns :

Figure 17 : quelques exemples d’hachures.

68
G. DESSIN DE DETAILS
La représentation des murs, des cloisons, avec leurs compositions/murs en briques, en béton,
etc. /.

Figure 17 : Détails d’un dessin de bâtiment

69
Figure 18 : Les
portes intérieures et extérieures/les coupes
horizontales des portes/. Les coupes horizontales de fenêtres

70
H. COTATION DE LA COUPE HORIZONTALE

1- Les cotes extérieures.

Les lignes de cote extérieures doivent être :


• La première ligne sur laquelle on présente : les dimensions des trumeaux et des baies
suivant les échelles en distance de 8 – 10 mm de l’objet :
• La distance entre les lignes - 2 fois la hauteur des chiffres ;
• La hauteur des chiffres on peut adopter : 2.5 mm pour, éch. 1/100 et ≤ 5 mm pour,
etc. 1/50 ;
• Toutes les longueurs sont cotées en « cm » et non en « m » ou « mm ».

b) La deuxième ligne : la longueur totale de chaque pan du mur.


c) Sur la troisième ligne : les dimensions totales du bâtiment.

2- Les cotes intérieures et les niveaux.


Elles donnent :
• la longueur et la largeur de chaque pièce ;
• l’épaisseur des murs et cloisons ;
• la situation et la largeur des portes et sa hauteur sous une barre de fraction ;
• les décrochements éventuels de la maçonnerie. Éviter de placer les lignes de
cotes :
• dans une ouverture de portes ;
• dans les escaliers ;
• dans la représentation des appareils sanitaires ;
• sur les axes ;
• dans les zones hachurées où leur lisibilité est mauvaise.

Figure 19 : Cotation d’une côte horizontale

71
Figure 20 : cotation d’un plan en deux dimensions

72
I. LES COUPES VERTICALES

Définition : Une coupe verticale est la section d’un édifice ou d’une partie d’édifice coupée
par un plan vertical.
Les coupes se font dans les sens longitudinaux ou transversaux. Elles seront effectuées
dans les endroits donnant le maximum de renseignements (cage d’escalier, décalage des
planchers, niveaux différents, etc.)

1- Comment choisir l’emplacement convenable pour le traçage de la coupe

L’essentielle de la coupe ce sont les dimensions verticales de la construction qu’elle peut


nous donner. C’est pour cela qu’il est très important de choisir bien son emplacement sur
la coupe horizontale. Donc, elle doit passer par le maximum de baies et niveaux
différents.

Figure 21 : coupe verticale A-A

2- Que doit figurer sur chaque coupe ?


• Les différents matériaux utilisés, hachurés symboliquement ;
• Les épaisseurs et hauteurs des éléments ;
• Le niveau du fond de fouille de la semelle de fondation (une fouille – excavation pratiquée
dans le sol pour édifier une construction) ;
• Le niveau ± 0.00 qui est généralement celui du niveau fini du RDC ;
• Le niveau de tous les éléments importants du bâtiment ; • Le niveau du sol naturel ;

73
• La projection de ce qui n’est pas coupé, mais qui se voir derrière de la coupe. On représente
le niveau du sol naturel dans une coupe verticale pour différencier des éléments qui déposent
le sol de ceux qui sont enterrés.
Figure 22 : Les hachures conventionnelles des différents matériaux de construction.

74
J. DESSIN DES FAÇADES

1- Définition :
Les façades sont les vues en élévation des faces extérieures d’un bâtiment.
L’observation des façades d’une habitation est similaire à celle des vues d’un objet (volume),
mais elles sont identifiées par leur désignation.
Échelles couramment utilisées sont : 1 : 100 et 1 : 50.

2- Désignation :
Les façades sont désignées d’après leur orientation géographique, sauf parfois la
façade principale et arrière.
EXEMPLE : façade ouest (principale), façade nord, façade Est (arrière), façade Sud ; ou
bien : façade sud-ouest, façade sud-est, façade Nord-ouest, façade Nord-est, pignon
gauche, pignon droit, etc.…

75
3- Représentation :
Les façades sont des dessins à caractère essentiellement artistique, elles doivent
permettre de juger l’aspect défini du bâtiment. On ne figure qu’exceptionnellement sur
ces dessins les parties cachées. On indique parfois sur les façades et par des pointillés
limités le niveau des planchers (meilleure compréhension surtout dans le cas
d’habitations à planchers multiples). Les éléments de couverture et les menuiseries
extérieures sont représentés simplifiés. Les façades permettent de voir les élévations des
portes et de fenêtres. Le mode d’ouverture (voir les pages suivantes) est symbolisé
comme il suit :
Le trait continu signifie:
• Pour les portes – ouverture en poussant ;
• Pour les fenêtres – ouverture vers l’intérieur.
Le trait interrompu signifie :
• Pour les portes – ouverture en tirant ;
• Pour les fenêtres – ouverture vers l’extérieur. La croix en trait continu indique
qu’il s’agit d’un châssis à guillotine ou coulissant ;
- La lettre F placée dans un coin indique qu’il s’agit d’un châssis fixe.

Cette symbolisation est rarement utilisée sur les plans des façades à l’échelle courante (1
:100 ou 1 : 50). Elle l’est plutôt sur les plans de détails. Pour agrémenter la façade et
donner une meilleure idée de la taille de l’habitation, on représente souvent à la même
échelle, des personnages, arbres, autres figures ainsi que des ombres. Cette manière de
présenter les façades est appelée «avec rendu ». La représentation de ces personnages ou
végétation est laissée à l’initiative du dessinateur, mais doit rester très graphique et
stylisée et n’a pas de but décoratif.

76
Figure 23 : Ouverture de fenêtres.

77
4- Tracé des ombres sur les façades :
Les ombres mettent la façade en valeur et visualisent les différents décrochements.

78
K. CONVENTIONS
La trace s’exécute suivant le principe des ombres au soleil, c’est-à-dire que la source
lumineuse étant très éloignée, on considère que les rayons lumineux sont parallèles.
Quelle que soit la façade représentée, on considère que le soleil se situe toujours en haut
et à gauche de celle-ci. Les rayons du soleil, parallèles entre eux, viennent frapper la
façade suivant une inclinaison de 45° par rapport à l’horizontale.
Voir schéma ci-contre qui donne la position du soleil par rapport aux vues de face, de droite et
de dessus.

Figure 23 : Position du soleil par rapport aux choix des vues

Remarque :
1) Toute droite de bout se projette à 45 ° sur un plan frontal.
2) Si une droite est parallèle à un plan, son ombre sur ce plan lui sera parallèle.
3) La largeur de toute ombre frontale est égale à la dimension de la saillie la provoquant.

79
L. APPLICATIONS

1- Ombres provoquées par les reliefs de la façade (corniches et balcons)

Pour le tracé exact des ombres sur l’exemple 1 (corniche et balcon à la fois), on a besoin
de trois vues en correspondance ; ceci afin de bien rappeler le principe du tracé.
Pratiquement, le tracé peut se faire en reportant simplement les dimensions puisque la
largeur de l’ombre est égale à la largeur de la saillie la provoquant.

Figures 24 : ombres provoquées

Dans l’exemple 2, ci-dessus, deux ombres portées ont été représentées sur la façade. On
remarque que la largeur de l’ombre portée par l’auvent sur le mur est égale à la dépassée
de l’auvent (cote L1) de même que l’ombre portée par le balcon sur le mur est égale à la
dépassée du balcon (cote L2). Cela s’explique par l’inclinaison de 45 ° des rayons
solaires et par la présence d’un plan vertical (façade) sur lequel us se projettent.

80
2- Ombres provoquées par les souches de cheminée
Le tracé exact de cette ombre nécessite une élévation et une vue de profil. Il consiste à
rechercher l’intersection de chacune des arêtes de la souche avec le plan de la toiture.

Figure 23 : l’ombre provoquée

Dans 1’exemple ci-dessus, on trace d’abord point par point l’ombre portée de la souche sur la
toiture, puis l’ombre portée du couronnement sur la toiture.
Suivre le tracé du rayon qui projette le point A (du couronnement) en A1 (sur la toiture).

3- Ombres provoquées par les encadrements des baies (sur les vitrages)

Figure 24 : Ombre portée sous les vitrages

Dans l’exemple ci-dessus ont été représentées les ombres portées par les tableaux,
l’appui de fenêtre, le linteau et le meneau sur le vitrage. Généralement, on ne dessine pas

81
les ombres sur les montants et les traverse des croisées. Ne pas noircir les bois de la
croisée.

M. CONSEILS PRATIQUES
On utilise généralement deux densités pour le tracé des ombres :
• Ombres à l’encre de Chine : Il est d’usage de dessiner à l’encre de Chine
les ombres dues aux petits reliefs de la façade ne dépassant pas 10-20cm
(appuis des baies, linteaux, tableaux, encadrements, bandeaux,
soubassements) ;
• Ombres grisées : Tous les ombres dues aux éléments et reliefs plus
importants (auvents, balcons, décrochements) peuvent être réalisées soit
en exécutant des hachures verticales (procédé long et fastidieux ne
souffrant pas de médiocrité), soit en pochant au crayon au dos du calque
ou mieux encore en les représentant à l’aide de trames adhésives,
découpées au contour de l’ombre et fixées au dos du calque.

N. LE CAHIER DES CHARGES

Avant d’engager toute conception, il est important d’obtenir le cahier des charges. Il
mentionne les servitudes de toute nature grevant l’immeuble, le volume et les conditions
d’implantation des constructions ainsi que les équipements dont la réalisation incombe à
la commune et à ceux qui seront réalisés par le lotisseur.

On l’utilise dans le sens d’un programme donné à l’architecte ou au concepteur, qu’il


doit suivre dans l’élaboration de sa conception. Ce document contient le sujet de la
construction, toutes les données techniques, les délais prévus, les plans urbanistiques (de
masse et de situation) sanctionnés par la Municipalité, etc. Il doit aussi refléter les vœux
du maître d’ouvrage et répondre à sa vision et ses possibilités financières.

1- Contenu d’un cahier de charges


Ce cahier de charges est composé de plusieurs chapitres par exemple deux chapitres :

82
Chapitre 1 : Cahier de prescriptions Chapitre 2: Cahier de prescriptions
spéciales techniques
Article 1 : Objet du marché
Article 2 : Division du marché Article 3 : Article 1 : Installation et
Pièces contractuelles du marché – Organisation du chantier Article
Documents généraux – 2 : Implantation des
Textes spéciaux ouvrages
Article 4 : Validité du marché – Article 3 : Provenance – Qualité –
Délai d’exécution – Pénalités Préparation des matériaux Article
Article 5 : Travaux supplémentaires 4 : Vérification des matériaux
– Travaux en diminution Article 5 : Prescriptions techniques spéciales
Article 6 : Consistance des prix A – Gros œuvres
Article 7 : Réception provisoire B – Revêtement
Article 8 : Réception définitive
Article 9 : Frais de timbres et
d’enregistrement C – Etanchéité
Article 10 : Sous traitance D – Menuiserie bois –
Article 11 : Contestations et litiges Article Ferronnerie
12 : Application de la législation en vigueur E – Plomberie sanitaire
Article13 : F – Électricité
Force majeur G – Peinture – Vitrerie
Article14 : Résiliation Bordereau des prix – pour tous les points
Article15 : Règlement des travaux cités ci-dessus.
Article 16 : Frais d’étude
Article 17 : Malfaçon
Article18 : Règlement de Police et
Voirie
Article19 : Présence de l’entrepreneur –
Direction – Encadrement

O. RÉGLEMENTATION DE LA CONSTRUCTION
.

La construction d’un immeuble dans la ville nécessite l’intervention de l’autorité


compétente : la commune. Toute nouvelle construction dans la ville doit s’inscrire dans
la perspective du développement de cette ville. À cet effet, la connaissance d’un certain
nombre de documents est très importante. Ces documents servent à la planification et à
la délivrance des permis de lotir et de construire.

83
1- Les schémas directeurs d’aménagements et d’urbanisme
(S.D.A.U.). Le S.D.A.U. est établi à petite échelle (1/10 000 ; 1/20 000 ; 1/50 000). Il fait
apparaître au niveau d’une ville, d’une région, Ia destination générale des sols et définit
les zones à protéger, les zones d’extension. Le S.D.A.U. est Ia synthèse graphique de Ia
politique générale d’aménagement de la région. Variable suivant le pays, il est élaboré
pour un objectif de plus de 30 ans et définit les zones dominantes ; zone urbaine, zone
rurale, zone industrielle, etc. La complexité croissante des agglomérations et leur
développement absolu devenant de plus en plus rapide. il est apparu nécessaire de mettre
au point un outil de planification qui prenne en compte toutes les données du
développement des villes afin de pouvoir en orienter l’extension. Cet outil s’appelle
Schéma directeur. Comme son nom l’indique, il ne s’agit pas d’un plan détaillé, mais
uniquement d’un schéma indiquant les grandes orientations souhaitables du
développement de l’agglomération. Ce document est constitué de deux parties :

a- Un rapport qui comprend :

• L’analyse de toutes les données de la ville au point de vue situation, extension,


climat, démographie, économie, etc.
• Les projections pour les années futures (souvent une vingtaine d’années) établies à
partir de ces analyses afin de déterminer quels seront les besoins des habitants de la ville
dans les divers domaines étudiés.

b- Le plan d’occupation des sols. (POS)


Le P.O.S. est un document qui définit les conditions d’utilisation et d’occupation des
sols pour les différentes parties du territoire. Le P.O.S. est obligatoire pour les
communes de plus de 10 000 habitants. C’est un document qui suit les indications
générales du S.D.A.U., et précise d’une manière plus fine l’affectation des terrains.
La procédure d’établissement du P.O.S. suit des règles strictes. Élaboré conjointement
par les services d’état et les représentants des communes concernées, le plan est rendu
public. Après enquête publique et des modifications éventuelles, le plan est approuvé et
publié dans les localités concernées.
Le P.O.S. comporte une partie écrite et suit Ia législation du pays. Chaque zone est
codifiée d’après une terminologie en vigueur et à chaque type de code correspond une
réglementation précise comportant le type de construction autorisée. La densité de
construction admise, les hauteurs limitées des bâtiments projetés. Ce code est le même
pour tout le territoire. Le P.O.S. c’est un plan en E = l/2000 ;

84
Figure 25 : Exemple d’un plan d’occupation des sols

85
2- Les plans d’aménagement
Lorsque les zones d’urbanisation sont choisies, des « plans d’aménagement » sont établis,
soumis enquête publique, éventuellement modifiés, et finalement approuvés par décret. Ces
plans, souvent établis au 1/2000, précisent pour la zone considérée :

• les voies principales à conserver, à modifier ou à créer ;


• les zones constructibles ainsi que le genre de construction autorisée dans la zone
considérée ;
• Les places, jardins publics, terrains de jeux et de sports, parcs, espaces libres divers à
conserver, à modifier ou à créer ;
• Les terrains réservés pour les équipements publics (écoles, administrations…) pour les
installations traditionnelles de la vie sociale (hammams, fours…).
Les plans d’aménagement sont établis par les Délégations Régionales du
Ministère de l’Habitat et de l’Aménagement du Territoire (mais, ceci varie en fonction
de la législation de chaque pays). Les autorités municipales ou locales sont chargées de
les faire respecter.

3- Les plans de lotissement


Ces plans sont établis (souvent au 1/500) par les propriétaires qui veulent « lotir » leur
terrain, c’est-à-dire le diviser en parcelles destinées à l’habitation, à l’industrie, au
commerce, etc.
Pour obtenir « le permis de lotir », le propriétaire doit déposer auprès de l’autorité communale
un dossier qui comprendra notamment :

• Un plan de situation permettant de localiser le lotissement et de voir éventuellement


s’il respecte les données du plan d’aménagement.
• Un plan de lotissement indiquant les courbes de niveaux, les plantations existantes, le
trace et la largeur des voies, les limites et les dimensions des lots ainsi que les
raccordements des différents réseaux avec ceux qui existent.
• Un programme et un dossier technique indiquant la façon dont le lotissement sera
aménagé (voirie, distribution d’eau et d’électricité, évacuation des eaux usées, éclairage, etc.)
L’autorisation de vendre les lots ne sera donnée au lotisseur que lorsque tous les travaux
d’équipement auront été réalisés conformément au dossier technique.

4- Plan de situation

Le plan de situation d’une construction doit permettre de localiser facilement le terrain


dans l’agglomération. Il est fait pour positionner le bâtiment dans l’environnement par
rapport au dessin routier, de chemin de fer et par rapport à divers équipements tel que
l’école, l’hôpital, le cinéma; par rapport à l’ensemble des constructions environnants. Sur
le plan figurent :

86
• le nom de la ville, le nom de quartier ;
• l’orientation ;
• les voies de desserte avec leur nature et leur dénomination (le nom de Ia rue) ;
• les références cadastrales ;
• Ia représentation pochée de Ia partie à bâtir ;
• l’échelle (1/10 000 ; 1/5 000 ; 1/2 000 ; 1/1 00)

Figure 26: Exemple le d’un plan de situation

5- Plan de masse
C’est un plan d’ensemble à petite échelle qui situe le bâtiment par rapport aux limites du
terrain suivant les données du plan cadastral. Il donne toutes les informations extérieures
à la construction. Sur ce plan on retrouve:

• La voie publique existante ou prévue, son alignement c’est- à-dire Ia ligne de


séparation entre la voie publique et Ia propriété privée;
• Le tracé des voies de desserte;
87
• La ligne de la bâtisse fixant l’axe de Ia façade coté rue;
• limites du terrain et les limites des constructions projetées, la superficie;
• Les espaces voisins bâtis ou non bâtis, le cas échéant, implantation des
éléments existants à maintenir ou à démolir , les voies d’accès privées, les
voles et réseaux divers (VRD), Ia canalisation d’eau, de gaz, des égouts, les
câbles électriques, téléphoniques;
• Les courbes des niveaux;
• L’orientation à partir de sa façade principale, les arbres, les plantations;
• L’échelle du plan est : 1/5 000, 1/1000, 1/500 ou 1/200.

Figure 26 : Exemple d’un plan de masse

88
6- Plan cadastral
Les autorités administratives tiennent à Ia disposition des architectes et des géomètres
une série de documents appelés « plans cadastraux ». Les services du cadastre
s’occupent des terrains et des immeubles. Chaque commune est divisée en sections; en
grandes zones [Link].: « section A, section B ». Chaque section cadastrale est composée de
l’ensemble des terrains appartenant aux propriétaires.

Chaque terrain est appelé « parcelle » : P 321 etc. Il peut arriver qu’une parcelle soit
fractionnée au cas ou un propriétaire vend un grand terrain après avoir divisé ou si
plusieurs enfants héritent d’un terrain et le divisent en parties. Chaque nouvelle parcelle
recevra un nouveau numéro : 321a, 321b, 321c etc.
Ces plans cadastraux sont établis dans les plu parts des cas à l’échelle de
1/2500 ; 1/1250 ; 1/500. La « matrice cadastrale » c’est la liste de toutes les propriétés
avec section cadastrale, le numéro parcellaire, le nom, adresse, Ia nature de Ia parcelle,
son classement (terrain à bâtir, terrain d’élevage...) ; son revenu cadastral et Ia surface
totale de la parcelle.

Figure27 : Exemple d’un plan cadastral

89
7- Plan de bornage
Ce plan est également appelé « Plan terrier » ou « plan parcellaire ». Il est dressé par un
géomètre expert en échelle 1/500 ou plan cadastral de la parcelle. Le géomètre expert relève
sur place toutes les bornes à l’aide des instruments topographique pour faire le levé très
précis des limites de Ia propriété. Sur le plan figurent :
• La section cadastrale, le numéro parcellaire ;
• Les limites du terrain, Ia position des bornes et leur repérage ;
• Les cotes et les angles d’implantation des bornes, le nom de propriétaire ;
• Les noms de Ia préfecture et de Ia commune ; Le numéro des parcelles voisines ;
• Les noms des routes et chemins, I’orientation, Ia zone non - aédificandi.

8- Plan d’implantation
Le plan d’implantation est un plan essentiel ; il faut reporter sur le plan de bornage la
position des bâtiments d’après les plans de l’architecte ; travail simple en apparence,
mais il faut soigneusement vérifier tous les points donnés et surtout rattacher les
bâtiments à des repères fixes afin que le chantier puisse effectuer le tracé. La meilleure
solution consiste à tracer deux axes de référence et à rattacher tous les bâtiments à ces
axes. Des calculs trigonométriques sont parfois indispensables.

D’autre part, le projeteur doit vérifier sur plans et sur place les limites de propriété, la
nature des mitoyens et des clôtures. En zone urbaine, cela entraîne fréquemment des
sujétions d’exécution.
Ce plan est basé sur le plan de bornage sur lequel figurent des repères précis et clairs. Il
devra s’assurer de Ia présence et des emplacements des anciens réseaux d’égouts, eau,
gaz, électricité subsistant dans le terrain et prendre toutes les précautions nécessaires.
L’implantation sera matérialisée sur chantier par des chaises; solidement fixées avec
toutes les marques nécessaires pour la détermination du contour des bâtiments.

Le nivellement sera matérialisé par des bornes en béton de cailloux lissé, de hauteur
suffisante pour ne pas être enfouies par des travaux de remblaiement ultérieurs. A Ia
partie supérieure sera gravé le niveau général et une encoche, soulignée à la peinture
rouge indélébile, soulignera le niveau de référence (0,00), par définition le dessus fini du
plancher bas du rez - de - chaussée.
Le dessinateur doit avoir à l’esprit que l’implantation se fait bien souvent avec une
chaîne d’arpenteur et que le personnel de chantier est peu familiarisé avec le maniement
des instruments de topométrie. Aussi tous les angles doivent-ils être traduits en mesures
linéaires (on donne toujours les trois côtés d’un triangle). Le plan sera fait à l’échelle
maximale possible soit 2 cm. M (1/50). Dans le cas où le terrain serait trop important, on
choisira une échelle moindre.

Sur ce plan, on indiquera :

90
• les repères de base ; alignements, axes des chaussées, points fixes de repère ;
• le contour extérieur du bâtiment, cotes brutes de rez - de - chaussée, les axes
principaux ; axes des cellules, des refends, des cages d’escalier ;
• le numérotage des cages d’escalier ;
• l’orientation de chaque façade (Nord, Sud, Est, Ouest ou façade principale,
façade arrière, pignon chaufferie, par exemple) qui sera désignée d’une façon
claire afin d’éviter les confusions ;
• le niveau ± 0,00 qui est par convention le dessus fini du plancher bas du rez-de
- chaussée et qui sera rattaché à un point de nivellement précis ;
• le repérage des bâtiments dans le cas où il en existera plusieurs.

Ce repérage des bâtiments est une chose importante, surtout dans le cas de répétition
d’éléments. D’autre part, il arrive fréquemment que le chantier demande des
renseignements par téléphone ; des repères clairs sont bien commodes.
Le plan terminé doit être soumis sans délai à I ’architecte, pour visa. D’autre part, le
conducteur de travaux, muni de ce plan, doit rendre visite aux Services Municipaux et se
faire confirmer qu’il n’existe pas d’objection ou d’empêchement.

P. LES REGLEMENTS EXTERIEURS DES CONSTRUCTIONS


Les plans d’aménagement indiquent non seulement la destination de chaque zone du
territoire étudié mais de plus ils comprennent des règlements précisant le type de
bâtiment prévu dans chacune de ces zones. Ces règlements fixent pour chaque quartier
de la ville les caractéristiques des bâtiments qui y seront autorisés : type de construction,
hauteur, coefficient d’occupation du sol (C.O.S.), reculs par rapport à la voie ou aux
limites du terrain, etc.

Leur but est de permettre la création d’ensembles urbanistiques homogènes dans lesquels
les habitants pourront vivre agréablement sans se gêner mutuellement par le bruit, par les
vues directes, par une trop grande densité, etc.
Ces règlements varient d’une ville à l’autre mais sont finalement assez semblables.

1- Habitat à patio
C’est de loin le type d’habitat le plus répandu en Afrique au sud du Sahara et particulièrement
dans les zones résidentielles des nouveaux équipements au Cameroun.
• la surface de la parcelle doit être comprise entre 70 m2 et 200 m2 ;
• le coefficient d’occupation du sol (C.O.S.), soit le rapport entre la surface occupée
par la construction et la surface de la parcelle, ne doit pas dépasser ¾ (75/100) ;
• le 1/4 non construit est destinée à usage de patio, jardin ou cour ;
• le plus petit côté de l’espace non construit ne doit pas être inférieur à 4 mètres,
mesuré en dehors de toute saillie ;

91
• la hauteur des constructions ne doit pas dépasser 11 mètres. Elle comprenne en
général un rez-de-chaussée, un premier étage et un deuxième étage partiel (une ou
deux pièces).

2- Villas individuelles
La villa individuelle est une habitation isolée construite au milieu d’un :
• terrain aménagé en jardin ;
• la superficie minimale d’un lot est de 600 m2 et la maximale est de 1600m2
• la largeur minimale d’un lot en bordure de la voie publique est de 20
mètres
;
• le coefficient d’occupation du sol (C.O.S.) ne doit pas dépasser 25% ; par
rapport aux limites mitoyennes une servitude de retrait minimale de 6
mètres est à respecter quand il y a des vues directes.

Cette servitude n’est que de 5 mètres quand il s’agit d’un mur sans vue directe ; en
bordure des voies publiques le recul minimal des constructions est de 5 mètres ; la
hauteur maximale des constructions ne doit pas dépasser 11 mètres. Elle comprenne en
général une cave dépassant le niveau du sol de 1 m, un rez-de chaussée, un premier étage
et un deuxième étage partiel (une ou deux pièces à la terrasse) ; les constructions
d’annexes (garages, buanderies, etc.) dans le jardin sont interdites.

Photo 1 : Exemple d’une villa individuelle

3- Villas jumelles
- les villas jumelles sont construites en
mitoyenneté et forment par groupe de deux une
unité architecturale. o la superficie minimale
d’un lot est de 360 m2 ; o la largeur minimale

92
d’un lot en bordure de la voie publique est de 15 mètres ;
- le C.O.S. ne doit pas dépasser 30% ;

Photo 2 : Exemple de villas jumelles

4- Villas mitoyennes
- la villa mitoyenne est une habitation ayant un ou deux murs mitoyens avec la ou les
villas contiguës de manière à former un ensemble architectural cohérent de 3 villas au
minimum et 8 villas au maximum ;
- la superficie minimale d’un lot est de 200 m2 et la maximale est de 360 m 2 o la
largeur minimale d’un lot en bordure de la voie publique est de 10 mètres ;
- le C.O.S. ne doit pas dépasser 1/2 (50/100) ;
- par rapport à la limite arrière une servitude de retrait de 6 mètres est à respecter quand
il y a des vues directes. Cette servitude n’est que 5 mètres quand il s’agit d’un mur
sans vues directes ;
- en bordure des voies publiques le recul minimal des constructions est de 4 mètres.

Photo 3 : Exemples de villas mitoyennes

Q. LES REGLEMENTS INTERIEURS DES CONSTRUCTIONS


Le législateur s’est efforcé de donner des normes minimales pour les locaux des habitations
afin d’être assuré de leur viabilité. Ces normes concernent essentiellement :

• les dimensions (hauteur, largeur, longueur) ;


• les surfaces ;
• les volumes ;
• l’éclairage.

93
1- Les locaux d’habitation permanente (salles de séjour, chambres,
salons, etc.)

• La plus petite dimension d’une pièce d’habitation ne peut être inférieure à


2,35 m ;
• La hauteur sous plafond est fixée à 2,60 m dans les zones littorales (25 km
de la côte) et à 2,80 m hors de ces zones ;
• la surface minimale de la pièce principale sera de 12 m2. Celle des autres
pièces sera au minimum de 9 m2 ;
• L’éclairage doit être assuré par au moins une fenêtre s’ouvrant à l’air libre
sur un espace ayant au minimum 4 mètres de largeur. La surface totale des
fenêtres doit être égale ou supérieure à un dixième de la surface du local. la
profondeur des pièces habitables ne peut dépasser le double de la hauteur
qui existe entre le plancher et le sommet de la baie éclairante. les chambres
à coucher doivent avoir 20 mètres cubes d’air par personne au minimum.

2- Les cuisines
Les cuisines doivent avoir une surface minimum de 6 m2 et être éclairées et aérées par
une ouverture vitrée d’au moins 1 m2 de superficie s’ouvrant directement à l’air libre sur
une espace ayant au minimum 4 mètres de largeur.

3- Les salles d’eau et les W.C.

La salle d’eau aura une superficie minimum de 1,30 m2 et la superficie des W.C.
ne devra pas descendre en dessous de 0,85 m2.

R. LE PERMIS DE CONSTRUIRE
Pour construire, modifier, réparer, restaurer, transformer, surélever, aménager ou démolir
un bâtiment ou une construction à l’intérieur du périmètre municipal, une autorisation
écrite est obligatoire. Cette autorisation est délivrée par le Chef des Services municipaux.
L’édification de toutes constructions ou de toute clôture en bordure de la voie publique
comporte obligatoirement la délivrance de l’alignement et du nivellement de la rue au
droit de l’immeuble du requérant.

Les limites de la voie publique, les cotes de niveau ainsi que l’emplacement de la section
de l’égout s’il en existe et la cote du niveau du radier de cet égout sont déterminées sur le
terrain, par un agent de l’Administration. Un constat des opérations sera dressé en
double exemplaire, dont l’un remis à l’intéressé.

1- Forme de la demande

94
La demande en autorisation de construire devra être établie sur un imprimé délivré par la
Municipalité et comporter les noms, prénoms, domicile du propriétaire ou de son
procureur fondé, le nom de l’architecte, la situation des lieux, le numéro du titre foncier
ou de la réquisition, le détail des ouvrages projetés, la surface couverte à construire, la
surface totale des constructions s’il y a un ou plusieurs étages le nombre de logements, le
nombre de pièces habitables, la durée probable des travaux, la nature des matériaux
employés et le montant approximatif des travaux à exécuter. Les plans seront déposés en
triples exemplaires, dont un timbré et comprendront :

• Un plans de situation côté à l’échelle de 1/1000 au minimum ; avec indication des


tenants et aboutissants des voies publiques la bordant et habitations contiguës.
Ce plan devra obligatoirement indiquer les servitudes de non aedificandi4 et la largeur
des zones ou bandes d’isolement s’il en existe. Il portera obligatoirement, si la propriété
est immatriculée, l’indication du titre foncier et le nom de la propriété ou éventuellement
le numéro de la réquisition si le terrain est en voie d’immatriculation.

• Les Plans de construction des sous-sols, R.D.C., étages, terrasse ou couverture au


1/100 minimum. Le plan de R.D.C. doit clairement indiquer l’alignement de la rue
et comporter toutes les cotes des limites extérieures du terrain, superficies des
cours et courettes, ainsi que les dimensions permettant de les contrôler. Toutes ces
indications figureront obligatoirement sur les plans.

• Le dessin de toutes les façades de l’édifice au 1/100 minimum.


• Les profils et coupes nécessaires à l’entière compréhension du projet ainsi que
l’indication du seuil et des épaisseurs de planchers au 1/100 minimum.
• Un plan de masse de l’immeuble à édifier au 1/500.

Les plans joints à la demande en autorisation de bâtir devront comporter l’indication des
canalisations principales d’évacuation des eaux usées et, dans le cas où un égout public
existerait au droit de la propriété, le regard de branchement à cet égout. Toutes les cotes
seront portées lisiblement sur les plans.

Lorsque la demande se rapporte à une transformation d’immeuble existant, les plans devront
être présentés avec les teints conventionnels suivants :

• Parties existantes à conserver, teinte neutre ; Parties à construire, teinte rouge ;


• Parties à démolir, teinte jaune.

En cas de surélévation une coupe générale de l’immeuble sera présentée, teintée comme
indiqué ci-dessus et comportant la partie déjà édifiée avec référence du numéro
d’autorisation de construire et la partie faisant l’objet de la demande en instance.
Lorsque les travaux devront exiger une occupation du Domaine Public cette indication
sera portée sur la demande, en précisant la surface à occuper.

4
Ce terme définit toutes zones où la construction est interdite conformément aux règles de l’urbanisme.

95
Les plans de bâtiments à usage industriel ou commercial devront faire l’objet d’une
déclaration auprès du Bureau des Établissements Classés (Travaux Municipaux). Ils
seront en outre soumis au visa de l’Inspecteur du Travail, par le dit Bureau. Les
bâtiments publics ou ceux du Domaine Privé remplissant le même usage sont soumis au
visa de l’Urbanisme. Ces formalités seront remplies, qu’il s’agisse de créations ou de
transformations.

Les plans déposés devront être très lisibles, complets et les limites et formes du terrain
d’une exactitude absolue, l’Administration se réservant le droit de les contrôler et de
refuser et même d’arrêter les travaux en cours dans le cas d’indication erronées.

NB : Cette procédure varie en fonction de la législation de chaque pays.

S. LES PROJETS DU BATIMENT – TERMINOLOGIE DES DIFFERENTS TYPES


DE PLANS

Les études préliminaires du programme de conception d’un bâtiment sont :

1- Croquis
Un croquis est un dessin effectué à main levée généralement au crayon sur papier. Il sert
le plus souvent à expliquer un sujet difficile en apportant un supplément graphique.« Un
bon croquis vaut mieux qu’un long discours » dit-on. Le croquis sert aussi à relever un
motif graphique intéressant.
Le croquis est fait sans échelle mais en respect les proportions des surfaces et des volumes.

2- Schéma
Dessin à l’échelle ou non, très simplifié, surtout destine à Ia représentation du
fonctionnement, Ia représentation des liaisons entre les installations, entre les pièces, ou
entre les bâtiments d’un ensemble etc. Ce genre de dessin est exécuté au début de
l’étude, lors des recherches sur Ia circulation entre les pièces d’habitation.

3- Esquisse
Une esquisse est un dessin provisoire effectué très rapidement au crayon sur calque, en traits
fins. Elle est faite à main levée, approximativement à l’échelle.
Ce genre de dessin est lait lors des recherches de formes ou de volumes et est
recommencée un grand nombre de fois afin d’obtenir une version idéale qui réponde au
programme du bâtiment. Le dessinateur effectuera plusieurs séries d’esquisses. Dans Ia
première série, il ne retiendra que les masses importantes du projet, sans s’attarder sur
les éléments secondaires.

Exemple pour une villa : disposer d’abord les masses du salon, des chambres, de la
cuisine, sans s’occuper encore des placards. Plusieurs combinaisons ayant été trouvées
rapidement puisqu’on n’opère que sur des masses, on avancera davantage dans le

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programme. Dans Ia deuxième série, sur chacune des esquisses retenues, on cherchera à
relier les éléments entre eux. La forme des masses de Ia première série sera
probablement modifiée.

Dans Ia troisième série, on placera petit à petit dans l’ordre voulu par le programme tous les
éléments principaux, secondaires puis accessoires.
Exemple : après les masses de Ia première série, on ajoute les W. C., les salles de bain, les
cages d’escaliers, etc.

Quelques conseils pratiques :


• s’habituer immédiatement à travailler en pensant en volume et non seulement en
surface;
• combiner immédiatement les plans, les coupes et les façades sur des feuilles de
calques différentes;
• songer aux liaisons verticales, c. à d. escaliers, cheminée, descentes d’eaux usées,
etc.
• Placer l’une au - dessus de l’autre des pièces ayant les mêmes fonctions : salle de
bain et W. C.; cuisine et salle de bain; chambre et salon, afin de faciliter les
descentes d’eau et diminuer le prix coûtant;
• ne pas chercher tout de suite Ia perfection mais rechercher volontairement de
nombreuses solutions différentes;
• ne jamais choisir entre les différentes solutions après une période de travail car
l’esprit est occupé par une idée fixe. Laisser passer une nuit au moins avant de
choisir.
• rechercher dès le début la clarté des esquisses, soigner la qualité du trait car les
esquisses ainsi obtenues pourront servir de base aux études ultérieures.

4- Perspectives
Art de la représentation en deux dimensions (sur une surface plane) des objets tels qu'ils
sont vus en réalité dans les trois dimensions, en restituant les impressions de profondeur,
d'éloignement (fuite) et de disposition relative des différents plans ; le dessin en
perspective, ou dessin perspectif (adj.), fait appel à des règles précises.
Elles nous aident d’étudier mieux le bâtiment en faisant des observations de différents points
de l’objet architectural.

5- Maquette
Reproduction fidèle en volume, à échelle réduite, de tout ou partie d'un bâtiment, d'un
ouvrage d'art, d'un quartier urbain, etc. à partir de dessins et de plans. Elle est une
visualisation du bâtiment en volume.

T. LES ÉTAPES d’UN PROJET

1- Avant – projet

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Un avant-projet est une étape de l’étude qui comprend des esquisses, des
Schémas et des plans provisoires. L’avant-projet est une étape nécessaire – son but est
toujours de gagner du temps. L’architecte dans l’exécution d’un projet fait appel à un
grand nombre de corps d’état et à des spécialistes à qui il remet des tirages de
l’avantprojet, ainsi que des devis descriptifs sommaires, afin de connaître les conditions
de la bonne réalisation des travaux et d’avoir un ordre de grandeur sur le montant de la
dépense avant qu’un gros travail matériel n’ait été effectué.

La présentation d’un avant-projet au client permet également d’avoir son accord, son
refus ou ses observations sur cet avant-projet qui sera modifié en conséquence. Ces
conditions sont nécessaires pour dresser les dessins d’exécution, les devis descriptifs et
le cahier de charges définitif. Le plus souvent, il y a plusieurs avant-projets qui ont été
modifiés après discutions avec le client et les différents corps d’état.

Un avant-projet comprend :
- Une coupe de principe;
- La vue en plan de chaque étage;
- L’étude de la toiture;
- Les élévations des façades;
- Des devis descriptifs sommaires;
- Des perspectives sont souvent ajoutées.
Tous ces dessins sont généralement dessines aux instruments, à une échelle 1/100.
L’avant-projet définit sera nécessaire pour dresser les plans d’un projet définitif. On
ne peut pas réaliser une construction à partir d’un avant-projet.

2- Le Projet définitif

Le projet définitif comporte tous les plans d’exécution réalisés à l’aide des plans
provisoires de l’avant-projet, avec des plans de détails et des devis. Tous les plans sont
exécutés aux instruments à une échelle 1/50, avec la plus grande précision et avec le plus
possible de renseignements chiffrés.

Un projet définitif comprend :

o Le plan de masse et d’implantation. Ce dernier est élaboré à partir du plan de


bornage. Il montre l’emplacement du bâtiment;
o Plan des fondations avec indication des canalisations d’évacuation des eaux
pluviales et ménagères ;
o Plan du rez-de-chaussée ; o Plan des étages ;
o Plan des toitures ou toiture-terrasse avec les dimensions de la toiture en
projection horizontale, le sens d’écoulement des eaux de pluie (pente min. de
2%), le diamètre des descentes d’eau pluviales ;
o Coupes ;

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o Façades avec leur orientation ; o Détails ; o Devis descriptifs, estimatifs et
quantitatifs détaillés. o
Dans ce stade de l’étude il est nécessaire une coordination avec les différents ingénieurs
spécialisés qui travaillent parallèlement sur le projet : béton armé; chauffage; égout et
canalisation, électricité, etc. Les coupes et les élévations sont aussi présentées plus
détaillées. Les façades des plans d’exécution sont présentées d’une manière linéaire, sans
rendu.

3- Plans d’exécution
On appelle « plan d’exécution »un plan qui va servir à la réalisation du travail sur
chantier. Il est dessiné au bureau d’études et des copies sont remises au chef de chantier
pour être distribuées aux équipes.

4- Notice descriptive et estimative.

Cette notice décrit brièvement l’ouvrage à réaliser, les matériaux utilisés ainsi que les
surfaces de plancher à construire et le coût estimé des travaux.

5-Les différents types de devis - définitions


• Le devis : Liste contractuelle des ouvrages composant des travaux, et de leurs coûts
respectifs. On distingue :
• Le devis descriptif : Pièce contractuelle centrale de tout marché de travaux. Il donne
la description technique détaillée par poste et par corps d'état de l'ensemble des
travaux à effectuer et les matériaux employés ; indissociable des plans auxquels il se
réfère, il indique tout ce que ces derniers ne peuvent préciser : le dosage des bétons, le
type de carrelages, le nombre de couches de peinture, etc. Il mentionne aussi, en
général, la marque commerciale et les références des composants préconisés.
• Le devis quantitatif sert à déterminer les quantités par nature d’ouvrage. Il donne la
liste détaillée, par poste, du nombre d'unités d'œuvre (mètres linéaires -ou ml; m2; m3;
unités U) qui composent les marchés de chaque corps d'état.
• Le devis estimatif donne, pour chaque poste et chaque corps d'état, une estimation
préalable des prix envisageables, servant de base à la consultation ou à l'appel d'offres.
Souvent, ces deux derniers ne forment qu'un seul document, dit quantitatif estimatif.

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