Formation en Sciences Architecturales
Formation en Sciences Architecturales
ORDONNANCEMENT
UE IUT GCI 51
EC GCI 514 SCIENCES
ARCHITECTURALES
Niveau 3
LICENCE GCI
Semestre 5
1
DUREE : 30 heures
OBJECTIFS GENERAUX
Donner aux apprenants les éléments fondamentaux nécessaires a une bonne conception architecturale
OBJECTIFS SPECIFIQUES
- Connaitre les normes architecturales et les éléments de base aidant à la définition des
proportions et des éléments de bâtiments
- Application des connaissances dans un mini projet pratique
2
FICHE DE PROGRESSION
I- PROCESSUS GENERAL DU DEROULEMENT DE CHAQUE COURS
TPE : 5h
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SOURCES DOCUMENTAIRES
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PARTIE I
I-INTRODUCTION
5
L’architecture c’est ceci Mais également tout ceci
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Rôle de l’architecte :
Le mot architecte vient du grec «arkhitecton» qui est composé de «arkhos»: chef ou maître
et de «tektôn» qui veut dire charpentier. L’architecte est le praticien qui se charge de
concevoir des édifices et de diriger leur construction. Il est artiste au même titre que
technicien, son activité est à la fois intellectuelle et manuelle et demande de la créativité, des
connaissances techniques et le sens de la responsabilité.
Ainsi donc, après la conception et l’établissement des plans de l’œuvre envisagée et leur
approbation par le maître d’ouvrage, l’architecte assiste ce dernier pour
désigner l’entreprise de réalisation du projet, il sera par la suite chargé de contrôler les
travaux du point de vue technique et financier pour le compte du maître d’ouvrage.
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Qualités, moyens de création et d’expression:
Si les peintres et sculpteurs possèdent des matières propres à leur art pour exprimer
des idées qu’ils matérialisent sur papier, bois ou tout autre support, l’architecte crée
des formes et des espaces destinés à répondre
à des impératifs d’utilisation humaine. Il matérialise en premier lieu ses idées p
ar le dessin, il met en forme les espaces en utilisant
l’élément minéral : la pierre, le verre, le fer ou l’élément végétal : le bois et autres, q
u’il met en scène avec la lumière et la couleur.
Dans toute démarche, l’architecte associe sensibilité artistique et rigueur scientifique
qui permet d’adapter sa création aux exigences du contexte
physique, social, économique et culturel.
En plus des capacités d’expression artistique et technique, l’architecte
doit posséder une faculté d’expression orale et écrite qui lui permet de présenter
son œuvre et d’argumenter ses choix mais aussi de rédiger les rapports nécessaires
à ses missions administratives.
Caractère de la profession :
Dans la vie active, l’architecte peut opérer à titre privé ou dans une institution
publique comme fonctionnaire de l’état dans une administration telle que la
direction
d’urbanisme (DU) ou celle du logement et des équipement publics (DLEP) ou encore
dans des services liés aux mairies (APC), il représentante dans ce cas le maître
d’ouvrage et veillera essentiellement à la bonne conduite des travaux par les
entreprise, ou sera chargé de délivrer des permis de construire ou de démolir ou bien
d’autres missions relative à l’aménagement urbain.
Dans le domaine privé, le métier d’architecte est réglementé par des lois (voir
arrêté Ministériel du 15 mai 1988 journal officiel du 26 octobre 1988 et décret législatif
du 18mai 1994 celui du 25 mai 1994). Ainsi, l’architecte peut exercer une fois inscrit à
l’ordre d’architectes soit comme employé ou associé soit dans sa propre agence qu’on
appelle bureau d’études ou cabinet d’architecte, il sera lié au maître d’ouvrage par un
contrat de maîtrise d’œuvre.
Au sein du bureau d’études, l’architecte peut être amené à travailler avec une
équipe
pluridisciplinaire composée :
- d’architectes : un ou plusieurs selon l’importance. Ils peuvent être associés ou
employés.
- d’ingénieurs : en génie civil (béton armé et structures) chargés du calcul et
dimensionnement des structures, et autres techniciens dans différents secteurs :
électricité, plomberie, chauffage et climatisation, etc…, qui seront chargés d’établir les
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plans techniques de chaque spécialité.
- Des projeteurs : chargés de mettre à l’échelle les esquisses de l’architecte.
- Les dessinateurs : chargés de la présentation et du rendu définitif des éléments
mis en forme.
- Métreurs vérificateurs : qui évaluent les travaux effectuent le métré des éléments du
projet et préparent les devis et marchés familièrement désignés par «pièces écrites» par
opposition aux dessins qui sont appelés pièces graphiques.
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II-SYSTEMES ET PERCEPTION
Définition :
Nos perceptions du monde physique s'organisent en nous sous forme d'images qui
représentent avec le plus de fidélité possible ce qui se passe autour de nous. Mais
perceptions, sensations, ne tombent jamais dans un terrain neutre; elles engendrent
immédiatement une réaction affective, une émotion, qui varie selon la nature de ce qui les
provoque, mais aussi selon la nature de celui qui les reçoit. Si elle identifie son objet, elle
le fait sans y associer les circonstances où il a pu être antérieurement rencontré
Les perceptions de la vue sont plus riches que celles des autres sens2.
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A- La perception (Rappel de notions de bases)
La perception n’est pas un phénomène exclusivement lié à la vue, c’est surtout le fait
d’appréhender son environnement par ses cinq sens (pour toute personne ne présentant
aucun handicap sensoriel). On connait alors le rôle de chaque sens permis par chaque
organe lui correspondant.
L’odorat : nez à l’origine des odeurs, grâce aux molécules véhiculées par l’air. La
taille des molécules émises pas les substances odorantes intervient sur la longueur du
trajet qu’elles peuvent accomplir en fonction de leur légèreté. Lorsqu’elles pénètrent
dans le nez, ces molécules vont atteindre la membrane olfactive. Lorsque l’on se
déplace dans l’espace urbain ou même domestique certaines indications de l’ambiance
environnementale nous sont transmises juste par notre odorat.
Le plus important est que tous ces sens transmettent des informations au cerveau qui
les gèrent à son tour.
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LA SENSATION :
C’est le premier élément du cycle perceptif. La sensation est initiée lorsque les
récepteurs sensoriels (les yeux par exemple) sont irrités par une énergie nerveuse qui
est ensuite convertie en une sorte d’énergie spirituelle et en significations grâce à la
représentation. Ainsi les choses deviennent présentes à notre esprit alors quelles
peuvent être absentes à notre corps (dans le cas de la sensation visuelle de la flamme
par exemple, le feu nous est présent, mais il ne nous brûle pas, il nous est révélé en
image, en phénomène, en représentation au lieu de nous être présenté dans son être
même (Grappe A, 1962). A ce titre la sensation peut être considérée comme la
donnée brute que l’esprit imaginatif élabore à travers des mécanismes pour en faire
une perception c’est à dire une prise de conscience.
Prise de conscience : sentiment plus ou moins précis de quelque chose.
(Synonyme : aperception).
Les sensations sont la matière de la perception, c’est le jugement et la mémoire qui
leur donnent une forme.
B / La perception en architecture
C’est l’acte de saisir l’espace ainsi que tout son environnement par ses sens. On peut
percevoir une forme carrée, circulaire etc. Ou encore voir une couleur : Noir, blanc
rouge… etc. De même, reconnaitre une texture de matériaux : Verre, béton, bois,
marbre etc. FISHER et Le BOYER attribuent à la perception un rôle médiateur entre
l’homme et son environnement. A ce titre, la perception est le premier mécanisme qui
relie l’homme à ce qui l’entoure en permettant une reconstruction mentale de la réalité
environnante3.
La perception est donc la prise de conscience par un sujet d’un objet, d’une personne,
ou de l’ensemble de tout ce qui l’entoure. Elle met ainsi en relation deux éléments
importants : le moi de l’être humain avec l’autre
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3
*Fisher G N, Psychologie de l’espace, P.U.F, Paris, 1981.
*Le Boyer Claude Lévy, “ Psychologie de l’environnement. ”. ED: Puf. Paris, 1980.
Un code constitue donc, l’ensemble de règles ou des lois émises qui régissent un pays,
un groupe ou toute l’humanité, exemples : code civil, code de la route code la famille
etc. Ces codes constituent un moyen de communication et d’échange entre des
individus initiés à des symboles communs.
Le code utilise souvent des signes qui trouvent leur interprétation dans les disciplines
ou les communautés qui les utilisent.
Le signe est une unité linguistique constituée par l'association d'une forme sonore ou
graphique (signifiant) et d'un contenu conceptuel (signifié).
Exemple 1 : L’hiéroglyphe
L’écriture égyptienne ou hiéroglyphes de sont des signes
figuratifs, c'est-à-dire qu'ils représentent des êtres ou des
objets de l'univers pharaonique par exemple, un soleil,
un oiseau ou bien une barque. Les hiéroglyphes
constituent donc des images. Traitées comme les autres
images de l'art pictural égyptien, selon les conventions
propres à l'art égyptien.
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Exemple 2 : L’Ecriture chinoise
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2.2.2 - La communication par les signes : Langage des sourds - muets
Toutefois il existe des gestes qui font référence directement à l’objet, la situation, le
sentiment ou autre.
Sachant qu’un stimulus est un complexe de faits sensoriels qui provoquent une
certaine réponse ou réaction de notre part.
Mais il existe des stimuli qui seraient bien difficile d’interpréter comme signes.
L’architecture propose aussi des stimuli de ce genre. La porte me suggère le passage
d’un lieu à un autre, d’un espace à un autre il marque le seuil d’un espace donné ou sa
limite !
Donc l’architecture peut être considérée comme un système de signes. Dans le signe
architectural on reconnaît la présence d’un signifiant dont le signifié est la fonction
que celui-ci rend possible.
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1 - Code géométrique :
L’architecture s’écrit grâce aux moyens et aux codes de représentation qui lui sont
inhérents. La géométrie : La ligne, la courbe, les figures, le plan, la façade, l’élévation etc.
Un ensemble de codes géométriques utilisés par les architectes qui les saisissent, les
interprètent et les réinterprètent.
Dans l'architecture, l’homme n’a cessé d’imiter la nature et ses géométries régulières
pour leurs aspects esthétiques mais aussi pratiques.
Ci-dessous, les photos montrent de gauche à droite et de haut en bas la citée d’Our en
Mésopotamie (crée au IIIe millénaire avant J.C.), les arènes de Nîmes dont la forme
est ellipsoïdale, la rosace de la cathédrale de Strasbourg et enfin le Parthénon à
Athènes où l’on retrouve sur sa façade la présence du nombre d’or dans le rectangle
d’or.
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La géométrie reste encore très présente dans
l’architecture des temps modernes comme à
Sun City en Arizona où les habitations suivent
un tracé circulaire.
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Surprenante également, les
sphères de l'Atomium de
Bruxelles, construites pour
l'Exposition Universelle de
1958. L'édifice propose
aujourd'hui des expositions
autour des sciences.
2 - Code typologique :
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Les codes ne se concernent pas uniquement des éléments architectoniques mais
peuvent englober jusqu’aux couleurs ainsi la présence du vert émeraude sur les
faïences d’une mosquée peuvent indiquer son appartenance au rite chiite.
C. L’ILLUSION OPTIQUE :
Le cerveau organise toutes les informations qu’il reçoit de tous les organes du
corps, parfois dans le processus d’organisation des images de la rétine, peut
conduire à des perceptions déformées de l’information visuelle, c'est-à-dire des
illusions. Les recherches en psychologie ont pu démontrer que les illusions,
géométriques ou perceptives, sont influencées par la culture et le mode de vie des
êtres humains.
Les artiste et architectes ont étudié pendant des siècles la perception humaine et les
illusions dont ils peuvent être victimes. Dès la période classique de l’architecture
grecque avant J.C., des temples comme le panthéon, étaient délibérément conçus
de telle sorte que certaines lignes de la construction, qui auraient semblé
légèrement incurvées dans un sens soient incurvées dans l’atre de façon à corriger
cet effet d’optique et à paraître parfaitement droites.
3/ le temple tel
qu’il a été construit
réellement; les colonnes
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sont légèrement incurvées vers l’intérieur, tandis que les socles, les marches,
l’architecture et le fronton sont concaves
L’illusion c’est une erreur d’interprétation de notre cerveau, lorsqu’il est soumis à
des préjugés et soumis des illusions. L’illusion n’est qu’une représentation du
monde, mais dans laquelle est une erreur s’est glissée. Il est donc impossible de la
réaliser réellement.
Dans les arts visuels, divers effets ont été expérimentés afin d'induire des
impressions ou illusions chez le spectateur.
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IV-LA FONCTION EN ARCHITECTURE
« La forme suit la fonction ». Sullivan
1. Rapports entre forme et fonction en architecture.
« La forme suit la fonction » cette formule de Sullivan a fait fortune et elle caractérise pour le
grand public l’architecture moderne. Exprimée à la fin du XIXème siècle elle a donné naissance
style appelé : Fonctionnalisme ou constructivisme (dans les pays de l’ex bloc de l’Est).
• La première règle du fonctionnalisme émane de la conviction que la forme doit
refléter la fonction ou plus exactement exprimer celle-ci. Cette règle s’applique
non seulement aux espaces architecturaux mais aussi à tous les éléments
constructifs. Ces derniers doivent trouver leur expression architectonique
correspondante : ainsi les colonnes et les supports (en tant qu’éléments
structuraux) devront être non seulement visibles à l’intérieur, mais se
différencier des simples panneaux muraux ou des cloisons non structurelles, afin
de mettre en exergue la fonction : Portance.
• La seconde règle s’inspire directement de la mécanique. Au début du
fonctionnalisme c’est la mécanique statique des volumes simples puis
développés qui jumelée au mouvement cubiste qui engendra l’utilisation puriste
des cubes, sphères, cylindres, cônes puis hyperboloïdes et paraboloïdes
hyperboliques etc. Dès les années vingt Le Corbusier a proclamé que :
Il serait honnête de dire que le fonctionnalisme poussé aboutit souvent à une pauvreté
esthétique. Néanmoins il demeure nécessaire dans la formation d’architecte, il constitue un bon
manuel de classe, un bon critère de critique et d’évaluation des projets.
Pour un fonctionnaliste, aucune œuvre architecturale ne sera considérée comme telle si l’on ne
peut percevoir et apercevoir le caractère dominant de cette œuvre à savoir : la fonction de
l’édifice.
2. Organisation des fonctions dans l’espace
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Par fonction on entend précisément toutes les fonctions de l’architecture c.-à-d. le rôle qu’elle
est appelée à jouer, l’utilité qu’elle a, l’action qu’elle exerce sur nous et le but pour lequel nous
l’organisons. Cette fonction change selon que l’on considère l’homme en tant qu’individu isolé ou
en tant membre d’une société. Partant de ce point de vue, l’organisation générale va pouvoir être
scindée en deux rubriques principales : les fonctions des espaces architecturaux destinés à
l’homme biologique et celles des espaces destinés aux groupes sociaux ou à la société.
Ainsi lors de la conception d’in bâtiment, l’architecte doit organiser le processus fonctionnel en
espaces et en temps en tenant compte de l’aménagement et de l’encombrement nécessaires au
bon déroulement de la fonction. En général chaque processus a ses particularités. Il détermine
ainsi le schéma de composition général du bâtiment ; nous reconnaissons ainsi un hôtel d’un
lycée ou d’un hôpital.
On serait tenté de croire qu’il suffirait de juxtaposer des éléments distincts (des locaux destinés à
chaque fonction) pour concevoir un bâtiment fonctionnel. Il n’en est rien !
Il faut tenir compte de l’interpénétration, la superposition de certaines fonctions entre elles tout
en prenant en considération l’espace-temps ou la périodicité de la fonction. Si en réalité nous
séparons certaines fonctions pour mieux les analyser, il serait aberrant de les séparer réellement
tant elles sont étroitement liées et même confondues. La juxtaposition des éléments
correspondant à chaque fonction aboutirait à un bâtiment immense manquant d’unité et donc
exactement au contraire du but recherché. Leur interpénétration permettra une économie
d’espace, un plan mieux adapté à la diversité (laquelle est très souvent recherché) mais aussi à
l’unité de l’activité.
Avant d’aborder la conception, l’architecte doit disposer d’un programme préalable proposé par
le futur maître d’ouvrage (client). Il devra en étudier tous les détails et souvent en analysant les
fonctions qui se déroulent dans les espaces proposés, il devra le compléter car il est le seul à
pouvoir justifier de tout espace projeté. Il devra par la suite devoir vérifier toutes les surfaces
proposées selon le processus : fonction, aménagement, encombrement, périodicité d’utilisation,
nombres d’usagers et d’utilisateurs.
Il s’efforcera de faire ressortir les grands mouvements de circulation, les grandes entités
fonctionnelles et les interrelations qui les lient. Il devra trouver et comparer les différentes
solutions de schémas fonctionnels. Il s’agira notamment de regrouper les différents services par
exemple par affinité ou par complémentarité. Il devra qualifier les relations qui existent entre les
différentes fonctions selon leur importance.
Les méthodes de ce travail peuvent être différentes selon l’outil utilisé (papier, calque, maquette
ou display informatisé) ; mais sont animées d’une même logique de pensée. Les croquis restent la
représentation la plus usitée. Un schéma fonctionnel correspond à plusieurs solutions
architecturales; exemple : le schéma d’un hôpital dans lequel nous aurons séparé les différents
services par spécialité peut donner un hôpital pavillonnaire ou un hôpital en monobloc.
Plus un bâtiment est grand plus dure sera la tâche de l’architecte vu la complexité due au nombre
des fonctions que ce bâtiments abrite. Afin de palier à ce problème, un diagramme selon une
matrice carrée (dont les éléments sont les fonctions) pourra éventuellement aider.
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Deux variantes d’organisation spatiale en fonction d’une matrice unique
Les corrélations seront matérialisées par une croix. Les « paquets » de croix donneront une
indication pour le regroupement des fonctions affines ou complémentaires.
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Nous pouvons éventuellement remplacer une croix par une aiguille dans le cas d’une faiblesse ou
de rejet entre deux fonctions ce qui permettra le rapprochement ou l’éloignement des deux
fonctions.
L’universalité des bâtiments est largement utilisée pour les bâtiments administratifs,
commerciaux, de culture et loisirs ex salle d’exposition ou de foire à l’échelle de la ville ou
bien salle polyvalente dans un lycée ou dans un centre culturel, cour de récréation
comme terrain de sport dans une école.
Quant aux regroupements des espaces, ils concernent le partage d’un même espace par
plusieurs bâtiments aux fonctions différentes ex : des terrains de sport à usage des
lycéens ou étudiants et des citoyens d’une commune…..à l’échelle de la ville ; un foyer
utilisé par les usagers d’une salle de cinéma et par ceux d’une médiathèque.
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Exemples de projets selon les trois tendances organisationnelles.
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5. La coordination dimensionnelle.
Cependant aujourd’hui la construction des bâtiments est largement réalisée avec soit
l’application des méthodes industrielles totales soit par l’introduction de parties (petites et
grandes) manufacturées allant des matériaux de construction aux éléments architecturaux. Ce
recours à l’industrie subordonne les architectes à une coordination dimensionnelle tenant
compte des produits existant sur le marché. L’utilisation d’éléments préfabriqués aussi petits
soient-ils exige leurs unification, standardisation et leur normalisation.
Ceux sont ces derniers qui exigent une modulation des mesures dans la construction des
bâtiments comme base de dimensionnement. Tous les matériaux de construction et tous les
éléments de construction doivent être dimensionnés selon les normes en vigueur afin d’assurer la
cohérence de la normalisation dimensionnelle des différents corps d’état.
5.1. La modulation.
Le terme de Module remonte à l’antiquité, à Vitruve qui l’a utilisé dans son « Traité de
L’Architecture ». La reprise du « module » date de 1942 lorsque Le Corbusier préparait la charte
d’Athènes avec des projets d’habitation notamment La Cité Radieuse de Marseille et le Ville
Nouvelle de Chandigarh. En France la norme NF P 01-001 a pour module de base 10cm. Plus tard
furent introduites, au fur et à mesure, les normes d’interprétation précisant dans chaque cas
particulier comment utiliser le module. Ainsi les multiples 30 et 60cm sont utilisées dans les
dimensions horizontales alors que le 20cm est utilisé pour les hauteurs. En application de principe
de modulation, toutes les cotes d’une construction doivent être des multiples de 10, de 5 ou de
2,5cm.
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5.3 Le Nombre d’or.
Origine de son nom : On le désigne par la lettre grecque (phi) en hommage au sculpteur grec
Phidias (né vers 490 et mort vers 430 avant J.C) qui décora le Parthénon à Athènes. C’est
Théodore Cook qui introduisit cette notation en 1914.
Définition : Le nombre d'or est la proportion définie initialement en géométrie, comme l'unique
rapport entre deux longueurs telles que le rapport de la somme des deux longueurs sur la plus
grande soit égal à celui de la plus grande sur la plus petite.
Historique :
3 La pyramide de Kheops
* Vème siècle avant J-C. (447-432 [Link]) : Le sculpteur grec Phidias utilise le nombre d'or
pour décorer le Parthénon à Athènes, en particulier pour sculpter la statue d'Athéna Parthénos. Il
utilise également la racine carrée de 5 comme rapport. Le Parthénon d'Athènes fait apparaître un
peu partout le nombre d'or.
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4 Le Parthénon
Le Parthénon s'inscrit dans un rectangle doré, c'est-à-dire tel que le rapport de la longueur à la
hauteur était égal au nombre d'or.
Sur la figure : DC/DE = .
Sur la toiture du temple, GF/GI =
Le rectangle GBFH est appelé rectangle Parthénon.
* IIIème siècle avant J-C. : Euclide évoque le partage d'un segment en "extrême et
moyenne raison" dans le livre VI des Eléments.
L'homme de Vitruve de Léonard de Vinci respecte les proportions explicitées par Vitruve, le nombre
d'or n'intervient pas.
* 1498 : Fra Luca Pacioli, un moine professeur de mathématiques, écrit "De divina
proportione" ou "La divine proportion".
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et le trouve dans beaucoup de monuments classiques. C'est lui qui introduit le côté mythique et
mystique du nombre d'or.
* Au début du XXème siècle : Matila Ghyka, diplomate roumain, s'appuie sur les travaux
du philosophe allemand Zeising et du physicien allemand Gustav Théodore Fechner ; ses
ouvrages "L'esthétique des proportions dans la nature et dans les arts" (1927) et "Le Nombre d'or"
et " Rites et rythmes pythagoriciens dans le développement de la civilisation occidentale" (1931)
insistent sur la prééminence du nombre d'or et établissent définitivement le mythe.
* Au cours du XXème siècle : des peintres tels Dali et Picasso, ainsi que des architectes
comme Le Corbusier, eurent recours au nombre d'or. En 1945 : Le Corbusier fait breveter son
"Modulor" qui donne un système de proportions entre les
différentes parties du corps humain.
5 Le modulor de Le Corbusier
Au moyen âge, les bâtisseurs de cathédrales utilisaient une pige constituées de cinq tiges
articulées, correspondant chacune à une unité de mesure de l'époque, relatives au corps humain
: la paume, la palme, l'empan, le pied et la coudée.
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Les longueurs étaient donnée en lignes, une ligne mesurant environ 2 mm (précisément 2,247
mm) : Pour passer d'une mesure à la suivante, on peut constater que l'on multiplie par le
nombre d’or, environ 1,618.
Empan 89 lignes 20 cm
La dénomination section d'or ou section dorée est tardive et est due à l'Allemand Zeising, au
milieu du XIXème siècle.
La plus ancienne définition, et construction géométrique, de la section d'or remonte au IIIème siècle
avant JC et est due au mathématicien grec Euclide, dans son ouvrage « Les Éléments » : "Une droite
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est dite coupée en extrême et moyenne raison quand, comme elle est toute entière relativement au plus
grand segment, ainsi est le plus grand relativement au plus petit".2
Un segment est partagé suivant la section d'or ou la proportion divine si les rapport x / y et y / (x -
y) sont égaux, ce qui signifie que le petit et le moyen segment sont dans le même rapport que le
moyen et le grand segment.
est =
6 Rectangle d'or
Ce dessin montre comment, à partir d'un carré de côté 1, on construit un rectangle (d'or) de
longueur le nombre d'or
2
EUCLID,"Les éléments", Livre IV, troisième
définition
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Le format d'une feuille de papier classique (A3, A4, A5) est . Les dimensions d'une feuille de
format A4 ont été choisies de manière qu'en la coupant en deux, on obtienne une feuille (un
rectangle) de même format.
Si on note L la longueur d'une feuille de papier A4 et l sa largeur, le format d'une feuille A4 est L /
l.
La longueur d'une feuille de papier A5 est l et sa largeur est L/2. Le format d'une feuille A5 est
donc l / (L/2) soit 2l / L.
On veut que les deux feuilles aient le même format, soit L / l = 2l / L d'où L2 = 2 l 2 d'où L / l
Le rectangle BCFE est obtenu en retirant le plus grand carré possible du rectangle ABCD.
7 La spirale d'or
45
On retire le grand carré au grand rectangle d'or et on obtient un petit rectangle d'or.
Ensuite, on retire le petit carré au petit rectangle d'or et on obtient un rectangle d'or plus petit.
On réitère l'opération indéfiniment. Elle ne s'arrête pas car la longueur et la largeur d'un
rectangle d'or sont incommensurables (on ne peut pas mesurer l'un en prenant l'autre pour
unité).
La spirale obtenue est une spirale équiangulaire qui se rencontre beaucoup dans la nature :
tournesols, pommes de pins, coquillages, disposition des feuilles ou des pétales sur certaines
plantes.
8 Le Pentagone régulier
Un pentagone régulier est un polygone à cinq côtés inscrit dans un cercle (tous les points formant
le pentagone sont sur un même cercle) et dont tous les côtés et tous les angles ont les mêmes
mesures.
L'angle entre deux côtés consécutifs du pentagone régulier vaut 108°.
Il existe deux pentagones réguliers : Le plus courant est celui dit convexe, l'autre (l'étoile de
shérif) est dit étoilé.
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Cette suite est aussi géométrique puisque le rapport entre deux mesures consécutives est le nombre
d'or.
Le pentagone régulier est une figure d'or car la proportion entre une
diagonale et un côté est le nombre d'or.
AC/AD =
Le triangle ABC et le triangle ACD sont tous deux des triangles isocèles dont les longueurs des
côtés sont dans le rapport du nombre d'or : ce sont deux triangles d'or. Ce qui revient à dire que
la trigonométrie peut être elle aussi dorée.
Un triangle d'or est un triangle isocèle dont les longueurs des côtés sont dans le rapport du
nombre d'or. Il existe deux triangles d'or l'un à 72° et l'autre à 36°
47
10 Construction du pentagone régulier
11 Suite de Fibonacci
Les nombres de Fibonacci forment une suite de nombres que l'on appelle suite de Fibonacci.
Un nombre de la suite s'obtient en ajoutant les deux nombres précédents de la suite :
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Dans le théâtre d'Epidaure, construit en Grèce à la fin du IVème siècle avant JC, on a cherché à
éviter la monotonie en répartissant les gradins en
deux blocs.
Il y a 55 gradins répartis en 34 et 21.
Ce sont trois nombres successifs de la suite de
Fibonacci et les rapports 34/21 et (34+21)/34 sont
très proches du nombre d'or.
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PARTIE II
Avant d’apprendre à dessiner les façades avec rendu (D), l’étudiant doit :
Avant de se lancer dans la conception d’un plan, l’étudiant doit connaître les différentes
parties d’un plan.
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A. MORPHOLOGIE ET FORME DES CONSTRUCTIONS
51
Figure 2 : les différentes parties d’une maison Figure 3 : Terminologie
des baies
52
2- L’homme, base de toutes mesures
53
L’homme, dans son habitat, doit pouvoir vivre à l’aise, autrement dit aller et venir,
exercer divers travaux, exécuter certains gestes, s’asseoir et dormir sans éprouver de
contraintes liées à la circulation horizontale et verticale.
Toutefois, l’homme n’est pas seulement un corps qui a besoin d’un espace rationnel. Il
est aussi une personne sensible à l’aspect esthétique. De la manière dont l’espace a été
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mesuré, partagé, éclairé, peint, orienté et rendu accessible dépendra la satisfaction
éprouvée par les habitants.
3- Hygiène et confort
La « maison » est un refuge, un lieu de détente, parfois aussi un lieu de travail. Elle doit
protéger l’homme contre les intempéries et les agressions extérieures et d’autre part lui
procurer une ambiance favorable à son bien-être physique, à son confort psychique, au
bon rendement de ses activités.
4- Zone de circulation
Elle est constituée dans son ensemble par l’entrée (hall d’entrée), les couloirs et
dégagements, les escaliers et les paliers qui desservent l’ensemble des pièces de
l’habitation (soit appartement ou maison). La circulation doit être aisée, sans trop de
tournants brusques, et la plus courte possible ; il vaut mieux, en effet réserver le
maximum de surface aux pièces principales et éviter de longs trajets entre les pièces. Les
portes s’ouvriront à l’intérieur des pièces desservies pour ne pas gêner le passage.
55
B. LA ZONE COMMUNE
Comme son nom l’indique, elle est à la disposition de tous. C’est là que la famille se
réunit et reçoit ses amis. Elle comprend : la cuisine et la salle de séjour souvent un salon
et une salle à manger.
1- La cuisine
En ville, la cuisine est fréquemment petite. Bien sûr, une petite cuisine est moins
fatigante qu’une grande, car les territoires des diverses fonctions sont très proches les
uns des autres. Pour éviter tous les déplacements inutiles, il faut bien prévoir au départ
les zones de circulation dans la cuisine.
La cuisine doit être articulée autour de 3 points essentiels : le froid (réfrigérateur), le chaud
(la cuisinière) et l’eau (Coin de l’évier). Ce qui correspond aux points 1, 2, 3 de la figure
6. Entre le pôle réfrigération et l’évier d’une part, et l’évier et le pôle cuisson, d’autre
part, les allers-retours sont incessants.
56
La conception idéale consiste à réduire les dimensions du triangle froid – eau –chaud,
tout en laissant l’espace suffisant pour travailler à l’aise et ranger. Dans les cas, où
l’évier est posé près du mur, il faut veiller
toujours que l’égouttoir soit posé côté mur et le
bassin côté intérieur.
Figure 6 :
13 Schéma de circulation dans une
cuisine
57
D’après le Neufert3,
• La superficie d’une cuisine ne doit jamais être inférieure à 6 m2 (il est
recommandé une surface de 8m2 s’il est prévu des appareils à gaz). Elles doivent
être bien éclairées et aérées par une ouverture vitrée d’au moins 1 m2 de
superficie s’ouvrant directement à l’air libre et ayant au moins 4 m de vue
directe.
• Le sol des cuisines doit être en matériaux imperméables. Les cuisines doivent
être pourvues d’un conduit d’évacuation de fumées, d’un évier siphonné, et d’un
robinet d’eau potable. Les parois au-dessus de l’évier doivent être revêtues de
matériaux imperméables sur une hauteur d’au moins 45 cm.
• Dans les appartements constitués d’une seule pièce (garçonnières) la superficie
de cuisines peut être ramenée à 4m2.
NOTA : Les cuisines de restaurant doivent avoir au moins 18m2 de superficie. La cuisine ne
peut communiquer directement avec un W.C.
2- Salle à manger
C’est une salle dans laquelle on prend tous les repas et qui est réservée à cet usage
uniquement. Ses dimensions dépendent du nombre habituel des convives. La largeur
nécessaire pour une personne assise à une table est de 0.60 cm. Cette mesure sert de base
pour le calcul des dimensions d’une table de repas et de là, aux dimensions de la salle à
manger elle-même.
3
Le livre " Les Eléments des projets de construction
", plus connu sous le nom de " Neufert ", du nom de
son auteur, est le classique obligé des étudiants et
des professionnels du bâtiment. Il fournit les bases
méthodologiques et un recueil extrêmement riche
d’exemples et de mesures pour tous les problèmes
qui peuvent être posés au concepteur, de
l’aménagement d’une cuisine au tracé d’une voie de
transport en passant par l’organisation des divers
types de programmes, du logement à l’équipement
collectif le plus complexe. Cette huitième édition
française (la trente-sixième édition allemande),
entièrement remaniée, enrichie et complétée
notamment par des résidences pour étudiants, des
habitats sociaux, l’aménagement de jardins avec
piscine, des centres de congrès et des centres
multifonctionnels. Elle contient maintenant plus de 6
400 dessins, rigoureusement légendés et cotés, et de
nombreux tableaux. Le " Neufert " est un véritable
guide pratique de la conception : sa place est sur la
table à dessin et non dans la bibliothèque. Éditeur :
Dunod (29 août 2002).
58
Figure 8 : Dimensions et dispositions d’une salle à manger
3- La salle de séjour
C’est la pièce commune, principale, la plus grande de l’appartement, ou l’on vit, on se détend,
on se nourrit. Les dimensions minimales sont de 12 m2. Parfois elle groupe :
59
C. LA ZONE PRIVEE
Elle est desservie par la zone de circulation qui fait office d’amortisseur de bruits. Elle
comprend la zone de sommeil, la zone d’hygiène et la zone propre au travail personnel
des habitants.
1- La zone de sommeil
L’isolation des chambres est une nécessité : en effet, la vie actuelle nous soumet à des
rythmes de plus en plus fatigants et le repos dans le calme représente un facteur
d’équilibre physiologique sans lequel notre organisme ne tiendra pas longtemps. Situées
dans la partie de l’appartement la plus calme, ces pièces seront isolées phoniquement les
unes des autres par des revêtements muraux ou par des placards placés aux murs entre
deux chambres voisines.
60
Figure 10 : Exemples d’aménagement d’une chambre à coucher pour
parents
61
Figure 11 : Exemples d’aménagement de chambre pour enfants
Selon le Neufert, tout local d’habitation permanent doit avoir au moins 9m2 de
superficie, comprendre au moins une fenêtre s’ouvrant directement à l’air libre et
62
réalisant une vue minimum de 9mètres. Cette ouverture ne doit jamais être inférieure au
sixième de la superficie totale de la pièce.
2- La zone d’hygiène
La salle de bains est la pièce fonctionnelle par définition, prévue pour y faire la toilette
le plus vite et le plus agréablement possible. Elle peut être accessible de la chambre à
coucher si un autre W.C. ou une autre salle de bains est accessible du couloir. Les salles
de bains doivent avoir une superficie minimum de 3m2. Le sol doit être revêtu de
matériaux imperméables, les murs et les plafonds enduits d’une peinture résistant aux
buées. En plus de la baie d’aération, ces pièces doivent comporter un système de
ventilation permanente (gaine ou cheminée d’aération de 30cm2 au moins d’ouverture).
Les dimensions du local doivent permettre l’implantation des appareils sanitaires
(minimum une baignoire, un lavabo et un bidet).
63
Le W.C. se trouvera avec le lave-mains qui l’accompagne, dans un local indépendant situé
dans la zone de circulation. Il est en effet peu recommandé de placer les W.C. dans la salle
de bains, sauf s’il s’agit d’une seconde cuvette. La surface minimale doit être de 1m2. Tout
d’aisances doit être installé dans un local éclairé et aéré directement par une ouverture d’au
moins 80cm2 (20x20) sur l’air extérieur. La porte d’entrée ne doit s’ouvrir ni dans une pièce
ni dans une cuisine à usage d’habitation.
Les figures ci-dessous indiquent les dimensions souhaitables en fonction des sens d’ouverture
des portes.
64
Figure 13 : Dispositions pour le WC
3 - La zone de travail
Selon les nécessités, le plan de travail peut être constitué d’un bureau, d’une planche sur
tréteaux, d’un secrétaire, d’une table de dessin. La surface sera délimitée dans l’espace
pour faciliter la concentration, bien isolée phoniquement.
D. LA ZONE DE DEBARRAS
Les zones de service occupent peu d’espace à la ville étant donné l’exiguïté des locaux
disponibles.
Les figures ci-dessous nous donnent les dimensions nécessaires des aires de parcage et de
circulation pour les voitures.
65
Figure 15 : dimensions parkings
66
E. COUPE HORIZONTALE - NORMALISATION DE LA COUPE
Définition
Une coupe horizontale c’est une section d’un édifice ou d’un de ses fragments, faite à
une hauteur verticale/généralement à 1.10 m du sol/ par un plan horizontal qui coupe les
murs, les paliers, les cloisons, les fenêtres, les portes, etc.
Une coupe horizontale se nomme dans les dessins de bâtiment : un plan.
Exemple :
• coupe horizontale du RDC/Rez-de-chaussée/ - Plan RDC ;
67
• coupe horizontale de sous-sol - Plan sous-sol ;
• coupe horizontale du 1er Étage - Plan 1er étage ;
• coupe horizontale du 2e étage - Plan 2e étage ;
• on présente la toiture-terrasse comme vue - vue en plan/de la toiture-terrasse/.
F. LES HACHURES :
Dans les constructions, comme nous l’avons déjà vu, on utilise les différents types
d’hachures. Rappelons quelques-uns :
68
G. DESSIN DE DETAILS
La représentation des murs, des cloisons, avec leurs compositions/murs en briques, en béton,
etc. /.
69
Figure 18 : Les
portes intérieures et extérieures/les coupes
horizontales des portes/. Les coupes horizontales de fenêtres
70
H. COTATION DE LA COUPE HORIZONTALE
71
Figure 20 : cotation d’un plan en deux dimensions
72
I. LES COUPES VERTICALES
Définition : Une coupe verticale est la section d’un édifice ou d’une partie d’édifice coupée
par un plan vertical.
Les coupes se font dans les sens longitudinaux ou transversaux. Elles seront effectuées
dans les endroits donnant le maximum de renseignements (cage d’escalier, décalage des
planchers, niveaux différents, etc.)
73
• La projection de ce qui n’est pas coupé, mais qui se voir derrière de la coupe. On représente
le niveau du sol naturel dans une coupe verticale pour différencier des éléments qui déposent
le sol de ceux qui sont enterrés.
Figure 22 : Les hachures conventionnelles des différents matériaux de construction.
74
J. DESSIN DES FAÇADES
1- Définition :
Les façades sont les vues en élévation des faces extérieures d’un bâtiment.
L’observation des façades d’une habitation est similaire à celle des vues d’un objet (volume),
mais elles sont identifiées par leur désignation.
Échelles couramment utilisées sont : 1 : 100 et 1 : 50.
2- Désignation :
Les façades sont désignées d’après leur orientation géographique, sauf parfois la
façade principale et arrière.
EXEMPLE : façade ouest (principale), façade nord, façade Est (arrière), façade Sud ; ou
bien : façade sud-ouest, façade sud-est, façade Nord-ouest, façade Nord-est, pignon
gauche, pignon droit, etc.…
75
3- Représentation :
Les façades sont des dessins à caractère essentiellement artistique, elles doivent
permettre de juger l’aspect défini du bâtiment. On ne figure qu’exceptionnellement sur
ces dessins les parties cachées. On indique parfois sur les façades et par des pointillés
limités le niveau des planchers (meilleure compréhension surtout dans le cas
d’habitations à planchers multiples). Les éléments de couverture et les menuiseries
extérieures sont représentés simplifiés. Les façades permettent de voir les élévations des
portes et de fenêtres. Le mode d’ouverture (voir les pages suivantes) est symbolisé
comme il suit :
Le trait continu signifie:
• Pour les portes – ouverture en poussant ;
• Pour les fenêtres – ouverture vers l’intérieur.
Le trait interrompu signifie :
• Pour les portes – ouverture en tirant ;
• Pour les fenêtres – ouverture vers l’extérieur. La croix en trait continu indique
qu’il s’agit d’un châssis à guillotine ou coulissant ;
- La lettre F placée dans un coin indique qu’il s’agit d’un châssis fixe.
Cette symbolisation est rarement utilisée sur les plans des façades à l’échelle courante (1
:100 ou 1 : 50). Elle l’est plutôt sur les plans de détails. Pour agrémenter la façade et
donner une meilleure idée de la taille de l’habitation, on représente souvent à la même
échelle, des personnages, arbres, autres figures ainsi que des ombres. Cette manière de
présenter les façades est appelée «avec rendu ». La représentation de ces personnages ou
végétation est laissée à l’initiative du dessinateur, mais doit rester très graphique et
stylisée et n’a pas de but décoratif.
76
Figure 23 : Ouverture de fenêtres.
77
4- Tracé des ombres sur les façades :
Les ombres mettent la façade en valeur et visualisent les différents décrochements.
78
K. CONVENTIONS
La trace s’exécute suivant le principe des ombres au soleil, c’est-à-dire que la source
lumineuse étant très éloignée, on considère que les rayons lumineux sont parallèles.
Quelle que soit la façade représentée, on considère que le soleil se situe toujours en haut
et à gauche de celle-ci. Les rayons du soleil, parallèles entre eux, viennent frapper la
façade suivant une inclinaison de 45° par rapport à l’horizontale.
Voir schéma ci-contre qui donne la position du soleil par rapport aux vues de face, de droite et
de dessus.
Remarque :
1) Toute droite de bout se projette à 45 ° sur un plan frontal.
2) Si une droite est parallèle à un plan, son ombre sur ce plan lui sera parallèle.
3) La largeur de toute ombre frontale est égale à la dimension de la saillie la provoquant.
79
L. APPLICATIONS
Pour le tracé exact des ombres sur l’exemple 1 (corniche et balcon à la fois), on a besoin
de trois vues en correspondance ; ceci afin de bien rappeler le principe du tracé.
Pratiquement, le tracé peut se faire en reportant simplement les dimensions puisque la
largeur de l’ombre est égale à la largeur de la saillie la provoquant.
Dans l’exemple 2, ci-dessus, deux ombres portées ont été représentées sur la façade. On
remarque que la largeur de l’ombre portée par l’auvent sur le mur est égale à la dépassée
de l’auvent (cote L1) de même que l’ombre portée par le balcon sur le mur est égale à la
dépassée du balcon (cote L2). Cela s’explique par l’inclinaison de 45 ° des rayons
solaires et par la présence d’un plan vertical (façade) sur lequel us se projettent.
80
2- Ombres provoquées par les souches de cheminée
Le tracé exact de cette ombre nécessite une élévation et une vue de profil. Il consiste à
rechercher l’intersection de chacune des arêtes de la souche avec le plan de la toiture.
Dans 1’exemple ci-dessus, on trace d’abord point par point l’ombre portée de la souche sur la
toiture, puis l’ombre portée du couronnement sur la toiture.
Suivre le tracé du rayon qui projette le point A (du couronnement) en A1 (sur la toiture).
3- Ombres provoquées par les encadrements des baies (sur les vitrages)
Dans l’exemple ci-dessus ont été représentées les ombres portées par les tableaux,
l’appui de fenêtre, le linteau et le meneau sur le vitrage. Généralement, on ne dessine pas
81
les ombres sur les montants et les traverse des croisées. Ne pas noircir les bois de la
croisée.
M. CONSEILS PRATIQUES
On utilise généralement deux densités pour le tracé des ombres :
• Ombres à l’encre de Chine : Il est d’usage de dessiner à l’encre de Chine
les ombres dues aux petits reliefs de la façade ne dépassant pas 10-20cm
(appuis des baies, linteaux, tableaux, encadrements, bandeaux,
soubassements) ;
• Ombres grisées : Tous les ombres dues aux éléments et reliefs plus
importants (auvents, balcons, décrochements) peuvent être réalisées soit
en exécutant des hachures verticales (procédé long et fastidieux ne
souffrant pas de médiocrité), soit en pochant au crayon au dos du calque
ou mieux encore en les représentant à l’aide de trames adhésives,
découpées au contour de l’ombre et fixées au dos du calque.
Avant d’engager toute conception, il est important d’obtenir le cahier des charges. Il
mentionne les servitudes de toute nature grevant l’immeuble, le volume et les conditions
d’implantation des constructions ainsi que les équipements dont la réalisation incombe à
la commune et à ceux qui seront réalisés par le lotisseur.
82
Chapitre 1 : Cahier de prescriptions Chapitre 2: Cahier de prescriptions
spéciales techniques
Article 1 : Objet du marché
Article 2 : Division du marché Article 3 : Article 1 : Installation et
Pièces contractuelles du marché – Organisation du chantier Article
Documents généraux – 2 : Implantation des
Textes spéciaux ouvrages
Article 4 : Validité du marché – Article 3 : Provenance – Qualité –
Délai d’exécution – Pénalités Préparation des matériaux Article
Article 5 : Travaux supplémentaires 4 : Vérification des matériaux
– Travaux en diminution Article 5 : Prescriptions techniques spéciales
Article 6 : Consistance des prix A – Gros œuvres
Article 7 : Réception provisoire B – Revêtement
Article 8 : Réception définitive
Article 9 : Frais de timbres et
d’enregistrement C – Etanchéité
Article 10 : Sous traitance D – Menuiserie bois –
Article 11 : Contestations et litiges Article Ferronnerie
12 : Application de la législation en vigueur E – Plomberie sanitaire
Article13 : F – Électricité
Force majeur G – Peinture – Vitrerie
Article14 : Résiliation Bordereau des prix – pour tous les points
Article15 : Règlement des travaux cités ci-dessus.
Article 16 : Frais d’étude
Article 17 : Malfaçon
Article18 : Règlement de Police et
Voirie
Article19 : Présence de l’entrepreneur –
Direction – Encadrement
O. RÉGLEMENTATION DE LA CONSTRUCTION
.
83
1- Les schémas directeurs d’aménagements et d’urbanisme
(S.D.A.U.). Le S.D.A.U. est établi à petite échelle (1/10 000 ; 1/20 000 ; 1/50 000). Il fait
apparaître au niveau d’une ville, d’une région, Ia destination générale des sols et définit
les zones à protéger, les zones d’extension. Le S.D.A.U. est Ia synthèse graphique de Ia
politique générale d’aménagement de la région. Variable suivant le pays, il est élaboré
pour un objectif de plus de 30 ans et définit les zones dominantes ; zone urbaine, zone
rurale, zone industrielle, etc. La complexité croissante des agglomérations et leur
développement absolu devenant de plus en plus rapide. il est apparu nécessaire de mettre
au point un outil de planification qui prenne en compte toutes les données du
développement des villes afin de pouvoir en orienter l’extension. Cet outil s’appelle
Schéma directeur. Comme son nom l’indique, il ne s’agit pas d’un plan détaillé, mais
uniquement d’un schéma indiquant les grandes orientations souhaitables du
développement de l’agglomération. Ce document est constitué de deux parties :
84
Figure 25 : Exemple d’un plan d’occupation des sols
85
2- Les plans d’aménagement
Lorsque les zones d’urbanisation sont choisies, des « plans d’aménagement » sont établis,
soumis enquête publique, éventuellement modifiés, et finalement approuvés par décret. Ces
plans, souvent établis au 1/2000, précisent pour la zone considérée :
4- Plan de situation
86
• le nom de la ville, le nom de quartier ;
• l’orientation ;
• les voies de desserte avec leur nature et leur dénomination (le nom de Ia rue) ;
• les références cadastrales ;
• Ia représentation pochée de Ia partie à bâtir ;
• l’échelle (1/10 000 ; 1/5 000 ; 1/2 000 ; 1/1 00)
5- Plan de masse
C’est un plan d’ensemble à petite échelle qui situe le bâtiment par rapport aux limites du
terrain suivant les données du plan cadastral. Il donne toutes les informations extérieures
à la construction. Sur ce plan on retrouve:
88
6- Plan cadastral
Les autorités administratives tiennent à Ia disposition des architectes et des géomètres
une série de documents appelés « plans cadastraux ». Les services du cadastre
s’occupent des terrains et des immeubles. Chaque commune est divisée en sections; en
grandes zones [Link].: « section A, section B ». Chaque section cadastrale est composée de
l’ensemble des terrains appartenant aux propriétaires.
Chaque terrain est appelé « parcelle » : P 321 etc. Il peut arriver qu’une parcelle soit
fractionnée au cas ou un propriétaire vend un grand terrain après avoir divisé ou si
plusieurs enfants héritent d’un terrain et le divisent en parties. Chaque nouvelle parcelle
recevra un nouveau numéro : 321a, 321b, 321c etc.
Ces plans cadastraux sont établis dans les plu parts des cas à l’échelle de
1/2500 ; 1/1250 ; 1/500. La « matrice cadastrale » c’est la liste de toutes les propriétés
avec section cadastrale, le numéro parcellaire, le nom, adresse, Ia nature de Ia parcelle,
son classement (terrain à bâtir, terrain d’élevage...) ; son revenu cadastral et Ia surface
totale de la parcelle.
89
7- Plan de bornage
Ce plan est également appelé « Plan terrier » ou « plan parcellaire ». Il est dressé par un
géomètre expert en échelle 1/500 ou plan cadastral de la parcelle. Le géomètre expert relève
sur place toutes les bornes à l’aide des instruments topographique pour faire le levé très
précis des limites de Ia propriété. Sur le plan figurent :
• La section cadastrale, le numéro parcellaire ;
• Les limites du terrain, Ia position des bornes et leur repérage ;
• Les cotes et les angles d’implantation des bornes, le nom de propriétaire ;
• Les noms de Ia préfecture et de Ia commune ; Le numéro des parcelles voisines ;
• Les noms des routes et chemins, I’orientation, Ia zone non - aédificandi.
8- Plan d’implantation
Le plan d’implantation est un plan essentiel ; il faut reporter sur le plan de bornage la
position des bâtiments d’après les plans de l’architecte ; travail simple en apparence,
mais il faut soigneusement vérifier tous les points donnés et surtout rattacher les
bâtiments à des repères fixes afin que le chantier puisse effectuer le tracé. La meilleure
solution consiste à tracer deux axes de référence et à rattacher tous les bâtiments à ces
axes. Des calculs trigonométriques sont parfois indispensables.
D’autre part, le projeteur doit vérifier sur plans et sur place les limites de propriété, la
nature des mitoyens et des clôtures. En zone urbaine, cela entraîne fréquemment des
sujétions d’exécution.
Ce plan est basé sur le plan de bornage sur lequel figurent des repères précis et clairs. Il
devra s’assurer de Ia présence et des emplacements des anciens réseaux d’égouts, eau,
gaz, électricité subsistant dans le terrain et prendre toutes les précautions nécessaires.
L’implantation sera matérialisée sur chantier par des chaises; solidement fixées avec
toutes les marques nécessaires pour la détermination du contour des bâtiments.
Le nivellement sera matérialisé par des bornes en béton de cailloux lissé, de hauteur
suffisante pour ne pas être enfouies par des travaux de remblaiement ultérieurs. A Ia
partie supérieure sera gravé le niveau général et une encoche, soulignée à la peinture
rouge indélébile, soulignera le niveau de référence (0,00), par définition le dessus fini du
plancher bas du rez - de - chaussée.
Le dessinateur doit avoir à l’esprit que l’implantation se fait bien souvent avec une
chaîne d’arpenteur et que le personnel de chantier est peu familiarisé avec le maniement
des instruments de topométrie. Aussi tous les angles doivent-ils être traduits en mesures
linéaires (on donne toujours les trois côtés d’un triangle). Le plan sera fait à l’échelle
maximale possible soit 2 cm. M (1/50). Dans le cas où le terrain serait trop important, on
choisira une échelle moindre.
90
• les repères de base ; alignements, axes des chaussées, points fixes de repère ;
• le contour extérieur du bâtiment, cotes brutes de rez - de - chaussée, les axes
principaux ; axes des cellules, des refends, des cages d’escalier ;
• le numérotage des cages d’escalier ;
• l’orientation de chaque façade (Nord, Sud, Est, Ouest ou façade principale,
façade arrière, pignon chaufferie, par exemple) qui sera désignée d’une façon
claire afin d’éviter les confusions ;
• le niveau ± 0,00 qui est par convention le dessus fini du plancher bas du rez-de
- chaussée et qui sera rattaché à un point de nivellement précis ;
• le repérage des bâtiments dans le cas où il en existera plusieurs.
Ce repérage des bâtiments est une chose importante, surtout dans le cas de répétition
d’éléments. D’autre part, il arrive fréquemment que le chantier demande des
renseignements par téléphone ; des repères clairs sont bien commodes.
Le plan terminé doit être soumis sans délai à I ’architecte, pour visa. D’autre part, le
conducteur de travaux, muni de ce plan, doit rendre visite aux Services Municipaux et se
faire confirmer qu’il n’existe pas d’objection ou d’empêchement.
Leur but est de permettre la création d’ensembles urbanistiques homogènes dans lesquels
les habitants pourront vivre agréablement sans se gêner mutuellement par le bruit, par les
vues directes, par une trop grande densité, etc.
Ces règlements varient d’une ville à l’autre mais sont finalement assez semblables.
1- Habitat à patio
C’est de loin le type d’habitat le plus répandu en Afrique au sud du Sahara et particulièrement
dans les zones résidentielles des nouveaux équipements au Cameroun.
• la surface de la parcelle doit être comprise entre 70 m2 et 200 m2 ;
• le coefficient d’occupation du sol (C.O.S.), soit le rapport entre la surface occupée
par la construction et la surface de la parcelle, ne doit pas dépasser ¾ (75/100) ;
• le 1/4 non construit est destinée à usage de patio, jardin ou cour ;
• le plus petit côté de l’espace non construit ne doit pas être inférieur à 4 mètres,
mesuré en dehors de toute saillie ;
91
• la hauteur des constructions ne doit pas dépasser 11 mètres. Elle comprenne en
général un rez-de-chaussée, un premier étage et un deuxième étage partiel (une ou
deux pièces).
2- Villas individuelles
La villa individuelle est une habitation isolée construite au milieu d’un :
• terrain aménagé en jardin ;
• la superficie minimale d’un lot est de 600 m2 et la maximale est de 1600m2
• la largeur minimale d’un lot en bordure de la voie publique est de 20
mètres
;
• le coefficient d’occupation du sol (C.O.S.) ne doit pas dépasser 25% ; par
rapport aux limites mitoyennes une servitude de retrait minimale de 6
mètres est à respecter quand il y a des vues directes.
Cette servitude n’est que de 5 mètres quand il s’agit d’un mur sans vue directe ; en
bordure des voies publiques le recul minimal des constructions est de 5 mètres ; la
hauteur maximale des constructions ne doit pas dépasser 11 mètres. Elle comprenne en
général une cave dépassant le niveau du sol de 1 m, un rez-de chaussée, un premier étage
et un deuxième étage partiel (une ou deux pièces à la terrasse) ; les constructions
d’annexes (garages, buanderies, etc.) dans le jardin sont interdites.
3- Villas jumelles
- les villas jumelles sont construites en
mitoyenneté et forment par groupe de deux une
unité architecturale. o la superficie minimale
d’un lot est de 360 m2 ; o la largeur minimale
92
d’un lot en bordure de la voie publique est de 15 mètres ;
- le C.O.S. ne doit pas dépasser 30% ;
4- Villas mitoyennes
- la villa mitoyenne est une habitation ayant un ou deux murs mitoyens avec la ou les
villas contiguës de manière à former un ensemble architectural cohérent de 3 villas au
minimum et 8 villas au maximum ;
- la superficie minimale d’un lot est de 200 m2 et la maximale est de 360 m 2 o la
largeur minimale d’un lot en bordure de la voie publique est de 10 mètres ;
- le C.O.S. ne doit pas dépasser 1/2 (50/100) ;
- par rapport à la limite arrière une servitude de retrait de 6 mètres est à respecter quand
il y a des vues directes. Cette servitude n’est que 5 mètres quand il s’agit d’un mur
sans vues directes ;
- en bordure des voies publiques le recul minimal des constructions est de 4 mètres.
93
1- Les locaux d’habitation permanente (salles de séjour, chambres,
salons, etc.)
2- Les cuisines
Les cuisines doivent avoir une surface minimum de 6 m2 et être éclairées et aérées par
une ouverture vitrée d’au moins 1 m2 de superficie s’ouvrant directement à l’air libre sur
une espace ayant au minimum 4 mètres de largeur.
La salle d’eau aura une superficie minimum de 1,30 m2 et la superficie des W.C.
ne devra pas descendre en dessous de 0,85 m2.
R. LE PERMIS DE CONSTRUIRE
Pour construire, modifier, réparer, restaurer, transformer, surélever, aménager ou démolir
un bâtiment ou une construction à l’intérieur du périmètre municipal, une autorisation
écrite est obligatoire. Cette autorisation est délivrée par le Chef des Services municipaux.
L’édification de toutes constructions ou de toute clôture en bordure de la voie publique
comporte obligatoirement la délivrance de l’alignement et du nivellement de la rue au
droit de l’immeuble du requérant.
Les limites de la voie publique, les cotes de niveau ainsi que l’emplacement de la section
de l’égout s’il en existe et la cote du niveau du radier de cet égout sont déterminées sur le
terrain, par un agent de l’Administration. Un constat des opérations sera dressé en
double exemplaire, dont l’un remis à l’intéressé.
1- Forme de la demande
94
La demande en autorisation de construire devra être établie sur un imprimé délivré par la
Municipalité et comporter les noms, prénoms, domicile du propriétaire ou de son
procureur fondé, le nom de l’architecte, la situation des lieux, le numéro du titre foncier
ou de la réquisition, le détail des ouvrages projetés, la surface couverte à construire, la
surface totale des constructions s’il y a un ou plusieurs étages le nombre de logements, le
nombre de pièces habitables, la durée probable des travaux, la nature des matériaux
employés et le montant approximatif des travaux à exécuter. Les plans seront déposés en
triples exemplaires, dont un timbré et comprendront :
Les plans joints à la demande en autorisation de bâtir devront comporter l’indication des
canalisations principales d’évacuation des eaux usées et, dans le cas où un égout public
existerait au droit de la propriété, le regard de branchement à cet égout. Toutes les cotes
seront portées lisiblement sur les plans.
Lorsque la demande se rapporte à une transformation d’immeuble existant, les plans devront
être présentés avec les teints conventionnels suivants :
En cas de surélévation une coupe générale de l’immeuble sera présentée, teintée comme
indiqué ci-dessus et comportant la partie déjà édifiée avec référence du numéro
d’autorisation de construire et la partie faisant l’objet de la demande en instance.
Lorsque les travaux devront exiger une occupation du Domaine Public cette indication
sera portée sur la demande, en précisant la surface à occuper.
4
Ce terme définit toutes zones où la construction est interdite conformément aux règles de l’urbanisme.
95
Les plans de bâtiments à usage industriel ou commercial devront faire l’objet d’une
déclaration auprès du Bureau des Établissements Classés (Travaux Municipaux). Ils
seront en outre soumis au visa de l’Inspecteur du Travail, par le dit Bureau. Les
bâtiments publics ou ceux du Domaine Privé remplissant le même usage sont soumis au
visa de l’Urbanisme. Ces formalités seront remplies, qu’il s’agisse de créations ou de
transformations.
Les plans déposés devront être très lisibles, complets et les limites et formes du terrain
d’une exactitude absolue, l’Administration se réservant le droit de les contrôler et de
refuser et même d’arrêter les travaux en cours dans le cas d’indication erronées.
1- Croquis
Un croquis est un dessin effectué à main levée généralement au crayon sur papier. Il sert
le plus souvent à expliquer un sujet difficile en apportant un supplément graphique.« Un
bon croquis vaut mieux qu’un long discours » dit-on. Le croquis sert aussi à relever un
motif graphique intéressant.
Le croquis est fait sans échelle mais en respect les proportions des surfaces et des volumes.
2- Schéma
Dessin à l’échelle ou non, très simplifié, surtout destine à Ia représentation du
fonctionnement, Ia représentation des liaisons entre les installations, entre les pièces, ou
entre les bâtiments d’un ensemble etc. Ce genre de dessin est exécuté au début de
l’étude, lors des recherches sur Ia circulation entre les pièces d’habitation.
3- Esquisse
Une esquisse est un dessin provisoire effectué très rapidement au crayon sur calque, en traits
fins. Elle est faite à main levée, approximativement à l’échelle.
Ce genre de dessin est lait lors des recherches de formes ou de volumes et est
recommencée un grand nombre de fois afin d’obtenir une version idéale qui réponde au
programme du bâtiment. Le dessinateur effectuera plusieurs séries d’esquisses. Dans Ia
première série, il ne retiendra que les masses importantes du projet, sans s’attarder sur
les éléments secondaires.
Exemple pour une villa : disposer d’abord les masses du salon, des chambres, de la
cuisine, sans s’occuper encore des placards. Plusieurs combinaisons ayant été trouvées
rapidement puisqu’on n’opère que sur des masses, on avancera davantage dans le
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programme. Dans Ia deuxième série, sur chacune des esquisses retenues, on cherchera à
relier les éléments entre eux. La forme des masses de Ia première série sera
probablement modifiée.
Dans Ia troisième série, on placera petit à petit dans l’ordre voulu par le programme tous les
éléments principaux, secondaires puis accessoires.
Exemple : après les masses de Ia première série, on ajoute les W. C., les salles de bain, les
cages d’escaliers, etc.
4- Perspectives
Art de la représentation en deux dimensions (sur une surface plane) des objets tels qu'ils
sont vus en réalité dans les trois dimensions, en restituant les impressions de profondeur,
d'éloignement (fuite) et de disposition relative des différents plans ; le dessin en
perspective, ou dessin perspectif (adj.), fait appel à des règles précises.
Elles nous aident d’étudier mieux le bâtiment en faisant des observations de différents points
de l’objet architectural.
5- Maquette
Reproduction fidèle en volume, à échelle réduite, de tout ou partie d'un bâtiment, d'un
ouvrage d'art, d'un quartier urbain, etc. à partir de dessins et de plans. Elle est une
visualisation du bâtiment en volume.
1- Avant – projet
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Un avant-projet est une étape de l’étude qui comprend des esquisses, des
Schémas et des plans provisoires. L’avant-projet est une étape nécessaire – son but est
toujours de gagner du temps. L’architecte dans l’exécution d’un projet fait appel à un
grand nombre de corps d’état et à des spécialistes à qui il remet des tirages de
l’avantprojet, ainsi que des devis descriptifs sommaires, afin de connaître les conditions
de la bonne réalisation des travaux et d’avoir un ordre de grandeur sur le montant de la
dépense avant qu’un gros travail matériel n’ait été effectué.
La présentation d’un avant-projet au client permet également d’avoir son accord, son
refus ou ses observations sur cet avant-projet qui sera modifié en conséquence. Ces
conditions sont nécessaires pour dresser les dessins d’exécution, les devis descriptifs et
le cahier de charges définitif. Le plus souvent, il y a plusieurs avant-projets qui ont été
modifiés après discutions avec le client et les différents corps d’état.
Un avant-projet comprend :
- Une coupe de principe;
- La vue en plan de chaque étage;
- L’étude de la toiture;
- Les élévations des façades;
- Des devis descriptifs sommaires;
- Des perspectives sont souvent ajoutées.
Tous ces dessins sont généralement dessines aux instruments, à une échelle 1/100.
L’avant-projet définit sera nécessaire pour dresser les plans d’un projet définitif. On
ne peut pas réaliser une construction à partir d’un avant-projet.
2- Le Projet définitif
Le projet définitif comporte tous les plans d’exécution réalisés à l’aide des plans
provisoires de l’avant-projet, avec des plans de détails et des devis. Tous les plans sont
exécutés aux instruments à une échelle 1/50, avec la plus grande précision et avec le plus
possible de renseignements chiffrés.
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o Façades avec leur orientation ; o Détails ; o Devis descriptifs, estimatifs et
quantitatifs détaillés. o
Dans ce stade de l’étude il est nécessaire une coordination avec les différents ingénieurs
spécialisés qui travaillent parallèlement sur le projet : béton armé; chauffage; égout et
canalisation, électricité, etc. Les coupes et les élévations sont aussi présentées plus
détaillées. Les façades des plans d’exécution sont présentées d’une manière linéaire, sans
rendu.
3- Plans d’exécution
On appelle « plan d’exécution »un plan qui va servir à la réalisation du travail sur
chantier. Il est dessiné au bureau d’études et des copies sont remises au chef de chantier
pour être distribuées aux équipes.
Cette notice décrit brièvement l’ouvrage à réaliser, les matériaux utilisés ainsi que les
surfaces de plancher à construire et le coût estimé des travaux.
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