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Classification des maladies rhumatologiques

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Classification des maladies rhumatologiques

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Rhumatologie

PHYSIOPATHOLOGIE
GÉNÉRALE
ET CLASSIFICATION
La rhumatologie est la spécialité médicale
constituée par l'ensemble des affections de l'appareil
locomoteur, c'est-à-dire les maladies qui
touchent les tissus de soutien et les organes de la
mobilité. Est ainsi comprise toute la pathologie
des os, des articulations (y compris le rachis),
des muscles, des tendons et du tissu conjonctif,
à l'exclusion des traumatismes majeurs.
On distingue habituellement 4 grands chapitres
rhumatologiques :
Pathologie articulaire.
- Pathologie extra ou juxta-articulaire.
- Pathologie osseuse.
- Algies diverses.
Malheureusement l'étiologie des maladies
rhumatismales est souvent inconnue ou en tous
cas mal connue.
PATHOLOGIE ARTICULAIRE
Dans la plupart des cas, l'étiologie est encore
inconnue:
~ Arthropathies de cause inconnue :
* ARTHRITES RHUMATISMALES. Elles sont
caractérisées :
- par les signes cliniques de l'inflammation
(douleur, rougeur, chaleur, tuméfaction);
- par des signes biologiques dont le plus
fidèle est l'accélération de la vitesse de sédimentation;
- par des signes histologiques, en particulier
une prolifération synoviale riche en cellules;
- par des signes anatomiques : destruction
cartilagineuse puis osseuse, secondaire à
l'atteinte synoviaie, qui est toujours primitive.
On classe dans cette catégorie :
La polyarthrite chronique évolutive, ou
polyarthrite rhumatoïde.
Les polyarthrites infantiles.
La spondylarthrite ankylosante (ou pelvi-
138
spondylite rhumatismale ossifiante,
ex-spondylose rhizomélique).
- Le rhumatisme (ou polyarthrite) psoriasique.
- Le rhumatisme palindromique.
- L'hydarthrose intermittente.
La pseudo-polyarthrite rhizomélique.
Les arthrites d'accompagnement des maladies
du collagène (collagénoses ou connectivités)
:
. Le lupus érythémateux disséminé (ou maladie
lupique).
. La péri ou polyartérite noueuse.
. La dermato et polymyosite.
. La sclérodermie.
. Le syndrome de Gougerot-Sjôgren (dacryo-
sialo-polyarthrite).
. L'artérite temporale (maladie de Horton).
. La granulomatose de Wegener.
Les arthrites accompagnant des maladies
intestinales :
. La rectocolite ulcéro-hémorragique.
. L'iléite terminale de Crohn.
. La maladie de Whipple.
Les arthrites accompagnant des maladies
diverses et de cause inconnue :
L'agammaglobulinémie.
. La maladie amyloïde.
. La sarcoïdose de Besnier-Boeck-Schaumann.
. Le purpura rhumatoïde.
. La polychondrite atrophiante chronique.
. La maladie périodique.
* ARTHROSES. Elles comportent une détérioration
primitive du cartilage avec ostéosclérose et
ostéophytoses réactionnelles, et dont les causes
sont mal connues. Il faut cependant bien noter
que l'arthrose est un mode de consolidation, qui
évolue pour son propre compte.
Ainsi l'ostéonécrose aseptique de la hanche,
affection osseuse pure, évolue spontanément
vers la coxarthrose. Mais il en est de même pour
les coxites rhumatismales, affections articulaires
pures.
Les arthroses sont caractérisées par des
signes cliniques : douleur mécanique et impotence
fonctionnelle. La V.S. est normale. La
composition du liquide synovial est quasi normale.
La lésion primordiale est cartilagineuse
( dépolymérisation des constituants de la substance
fondamentale). L'os sous-jacent, lui, est
sain et réagit en bourgeonnant, c'est-à-dire par
ostéosclérose et ostéophytose. Toutes les articulations
peuvent être touchées, y compris les disques
intervertébraux. Nous ne ferons donc pas
ici d'énumération et nous convions le lecteur à
se reporter à chacune des entrées anatomiques.
1 .111
Il> Arthropathies de cause connue :
• ARTHRITES INFECTIEUSES:
Le streptocoque. On distingue :
. Les arthrites streptococciques où l'articulation
contient le germe et qui sont des
arthrites septiques.
. Les rhumatismes streptococciques où
l'infection s'est faite à distance, et où le
rhumatisme est réactionnel :
- Le rhumatisme articulaire aigu.
- Le rhumatisme scarlatin.
- Le rhumatisme articulaire subaigu curable
de l'adulte.
- Le rhumatisme de la maladie d'Osier.
Les arthrites et rhumatismes gonococciques.
- Le staphylocoque qui donne plutôt des
arthrites septiques .
Les arthrites et spondylarthrites mélitococciques.
- Les arthrites et spondylodiscites tuberculeuses.
Les arthrites syphilitiques.
- Les pasteurelloses articulaires.
- Les arthrites à germes divers (typhiques,
colibacillose).
Les arthrites virales.
Ici le virus peut être éventuellement mis en
evidence dans l'articulation. D'autres fois, il est
reconnu par l'immunologie.
Les arthrites de la rubéole.
Les arthrites ourliennes.
Les arthrites de l'hépatite épidémique.
L'arthrite de l'aphtose de Behçet.
- L'arthrite du syndrome oculo-urétro-synovial
de Fiessinger-Leroy-Reiter.
Il! ARTHROPATHIES METABOLIQUES. Ce sont des
maladies articulaires causées par la présence intru-
synaviale de corps chimiques dus à une
erreur ou une tare du métabolisme.
On y trouve:
- La goutte (acide urique).
- La chondrocalcinose articulaire diffuse
(pyro-phosphate de calcium) elle-même
causée quelquefois par :
Le diabète.
. L'hémochromatose.
. L'hyperparathyroïdie.
. La goutte ...
- L'hémochromatose (fer en excès dans les
articulations).
- La dégénérescence hépato-lenticulaire de
Wilson.
- La xanthomatose articulaire.
- La dermoarthrite lipoïdique.
L'amylose articulaire.
- La maladie de Gaucher.
Rhumatologie
* ARTHROPATHIES ENDOCRINIENNES. Elles
sont relativement rares et ne surviennent pratiquement
que dans certains cas d'hyperparathyroïdie,
l'hypothyroïdie et l'acromégalie.
llf ARTHROPATHIES NERVEUSES :
- Le diabète, cause la plus fréquente.
- Le tabès.
- La syringomyélie.
- La lèpre.
- Les acropathies ulcéromutilantes .
- Les algosympathodystrophies (post-traumatiques,
réflexes ou idiopathiques).
- Les para-ostéo-arthropathies ossifiantes
neurogènes.
llf ARTHROPATHIES DES MALADIES SANGUINES
ET MEDULLAIRES :
- Les arthropathies hémophiliques.
- Les arthropathies des leucoses.
Les arthropathies des hémoglobinopathies
(par thrombose vasculaire intra-articulaire).
- Les arthropathies du myélome plasmocytaire.
llf ARTHROPATHIES POST-TRAUMATIQUES parmi
lesquelles on retrouve les algodystrophies
réflexes et les ruptures méniscales et leurs
séquelles, ainsi que les capsulo-ligamentites
rétractiles post-traumatiques.
llf ARTHROPATHIES TUMORALES :
- Les tumeurs articulaires bénignes.
- Le synovialome malin.
- Les métaplasies synoviales (bénignes) :
. L'ostéochondromatose synoviale.
. La synovite pigmentée villo-nodulaire.
. Les réticulo-histiocytoses articulaires.
llf ARTHROPATHIES PARANEOPLASIQUES. Essentiellement,
l'ostéoarthropathie hypertrophiante
pneumique de P. Marie ainsi que certaines dermato-
myosites.
llf ARTHROPATHIES PAR MALFORMATION. Il
s'agit d'affections articulaires secondaires à une
malformation acquise ou congénitale et qui perturbe
la statique du segment corporel intéressé.
Par exemple :
- Le pied creux.
- La coxa-plana.
- Le genu valgum.
- La scoliose dorsale, etc.
PATHOLOGIE JUXTA-ARTICULAIRE
Ce sont des maladies des tendons, des gaines
tendineuses, des bourses séreuses, des aponévroses.
Plus accessoirement, cette pathologie inté Rhumatologie
resse les muscles et les tissus sous-cutanés. Le
classement topographique est le plus simple.
~ Epaule:
* PATHOLOGIE TENDINEUSE E'f BURSIQUE:
- Les tendinites des divers chefs musculaires
(sus-épineux, long biceps, etc.).
- Les bursites.
- Les tendinites et bursites calcifiantes.
* PATHOLOGIE CAPSULAIRE. C'est la capsulite
rétractile de l'épaule
~ Coude:
- Les épicondylites.
- L'épitrochléite.
- La tendinite du biceps.
- La bursite olécrânienne.
~Main:
- La tendinite de De Quervain.
Les ténosynovites infectieuses.
Les ténosynovites rhumatismales.
Les ruptures tendineuses.
Les kystes synoviaux.
Les doigts à ressort.
Les tumeurs.
Les syndromes canaliculaires :
. Le syndrome du canal carpien ( compression
du nerf médian).
. Le syndrome du canal de Guyon
(compression du nerf cubital).
La maladie de Dupuytren (rétraction de
l'aponévrose palmaire moyenne).
~ Hanche:
- La périarthrite de la hanche.
Les bursites ischiatiques, trochantériennes,
iliaques ...
~ Genou:
Les tendinites, bursites (dont la tendinite de
la patte d'oie).
L'hygroma prérotulien.
- Les kystes poplités.
La maladie de Pellegrini-Stieda.
~ Pied. La pathologie est similaire à celle de la
main. La maladie de Ledderhose est homologue
à la maladie de Dupuytren.
~ Les maladies des muscles (myosites rhumatismales
ou infectieuses, myasthénie, etc.) sont
plus éloignées du domaine du rhumatologue,
ainsi que les cellulalgies (cellulites vraies) et les
panniculites.
140
PATHOLOGIE OSSEUSE
On distingue :
~ Ostéites infectieuses, mycosiques, et
parasitaires. Tous les germes sont possibles.
Mais on retient la fréquence des infections staphylococciques
et tuberculeuses.
~ Ostéopathies d'origine hématopoïétique et
réticulo-endothéliale :
*MALIGNES:
- Le myélome (maladie de Kahler).
- Les leucémies.
- La maladie de Hodgkin, etc.
*BENIGNES:
- Les lésions des anémies et polyglobulies.
- Les lésions de la sarcoïdose, de l'histiocytose
X (granulomatose lipoïdique ou éosinophile,
de la maladie de Gaucher).
~ Ostéopathies métaboliques :
* LES OSTEOPOROSES :
- Primitives : sénile, post-ménopausique, idiopathique.
- Secondaires : endocriniennes, digestives,
hémochromatosiques, localisées, ou post-traumatiques.
* LES OSTEOMALACIES :
- Vitamino-sensibles qui sont des ostéomalacies
d'apport.
- Vitamine-résistantes ou ostéomalacies
d'élimination.
* LES RACHITISMES.
* LES OSTEODYSTROPHIES D'ORIGINE RENALE.
~ Ostéopathies endocriniennes :
- L'hyperparathyroïdie.
- L'hypoparathyroïdie.
L'hyper et hypothyroïdie.
L'acromégalie, nanisme hypopituitaire.
L'hypogonadisme.
L'hypercorticisme.
~ Ostéopathies d'origine vasculaire :
- La périostose variqueuse (syndrome de
Klippel-Trenaunay).
- Les ostéonécroses aseptiques (tête du
fémur, genou).
~ Ostéochondrites infantiles :
- Les nécroses épiphysaires (type maladie de
Legg-Perthes-Calvé).
- Le céphalolisthésis du fémur.
- Les apophysiolyses cartilagineuses (type
1·11
maladie d'Osgood-Schlatter et maladie de
Sever).
La chondrodystrophie vertébrale de croissance
de Scheuermann.
Il> Maladies squelettiques congénitales :
Les ostéopathies génotypiques (exemple :
maladie de Lobstein).
Les chondropathies génotypiques
(exemple : l'achondroplasie).
Les malformations génotypiques
(exemple : dysostose cléido-crânienne).
Les malformations du rachis (exemple :
spondylolyses isthmiques, spina bifida,
anomalies transitionnelles).
Il> Ostéopathies toxiques. Par intoxications
métalloïdiques (surtout le fluor) ou métalliques.
Il> Ostéopathies dues aux agents physiques :
- Les rayons X, radium.
- Les fractures de fatigue.
Il> Ostéopathies nerveuses.
- Les fractures spontanées du tabès et de la
syringomyélie.
- Le syndrome du scaphoïde tarsien dans le
diabète.
Il> Maladies osseuses post-traumatiques. On
y retrouve entre autres les algodystrophies
réflexes.
Il> Tumeurs osseuses :
* TuMEURS BENIGNES : ostéomes, chondromes,
lumeurs à myéloplaxes, kystes.
-. TUMEURS MALIGNES :
Primitives : sarcomes et chondrosarcomes.
Secondaires : métastatiques.
Il> Dystrophies de nature inconnue :
- La maladie de Paget.
- La dystrophie fibreuse.
- La mélorhéostose.
- L'hyperostose frontale interne.
ALGIES DIVERSES
C'est un cadre disparate non négligeable où
l'on retrouve :
- Les coccydynies.
- Les névralgies :
Du nerf occipital d'Arnold.
Cervico-brachiale.
Intercostale.
Cruralgie.
Sciatique.
Rhumatologie
Névralgie obturatrice, fémoro-cutanée.
. Névrome plantaire (maladie de
Th. Morton).
Enfin un chapitre spécial doit être consacré
à la psychorhumatologie, sachant que les sujets
qui souffrent majorent toujours plus ou
moins leur symptomatologie. Mais le diagnostic
de psychalgie ne doit être porté qu'après avoir
éliminé toutes les autres possibilités diagnostiques.
LISTE DES MALADIES
TRAITÉES EN RHUMATOLOGIE
Abcès de Brodie.
Acroparesthésies.
Acropathies ulcéromutilantes.
Algodystrophies sympathiques.
Artérite giganto-cellulaire.
Arthrites.
Arthrites infectieuses à germes banals.
Arthrites mélitococciques.
Arthrites tuberculeuses.
Arthrites virales.
Arthropathies diabétiques.
Arthropathies métaboliques.
Arthropathies nerveuses.
Arthroses.
Arthrose cervicale.
Arthrose du coude.
Arthrose du dos.
Arthrose de l'épaule.
Arthrose du genou.
Arthrose de la hanche.
Arthrose lombaire.
Arthroses des pieds.
Arthroses du poignet et de la main.
Arthrose temporo-maxillaire.
Arthrose tibio-tarsienne.
Cervicalgies.
Chondrocalcinose articulaire diffuse.
Chondrodystrophies génotypiques.
Coccydynie.
Coude (Affection du).
Coxa-plana.
Coxalgie.
Coxopathies.
Crises articulaires aiguës.
Cruralgie.
Décalcifications osseuses.
Dermatomyosite.
Dorsalgie.
Dupuytren (Maladie de).
Dysplasie coxo-fémorale.
Dysplasie fibreuse des os.
$paule (Affection de !').
Epicondylites, Épitrochléites.
Rhumatologie
Épiphysites osseuses.
Épiphysite vertébrale.
Fiessinger-Leroy-Reiter (Syndrome oculo-
urétro-synovial de).
Fractures de fatigue.
Gonalgies.
Gougerot-Sjôgren (Syndrome de).
Goutte.
Hippocratisme digital.
Histiocytaires (Syndromes).
Hydarthrose intermittente.
Hypercalcémies.
Hyperlordoses.
Hyperostose frontale interne.
Hyperostose vertébrale engainante.
Hyperparathyroïdies.
Hyperuricémies (Causes des).
Impatiences des membres inférieurs (Syndrome
des jambes sans repos).
Kystes synoviaux.
Ledderhose (Maladie de).
Lombalgie.
Lombo-sciatiques.
Lumbagos.
Lupus érythémateux disséminé.
Maladie périodique.
Mélorhéostose.
Méralgie paresthésique.
Monoarthrites.
Névralgies cervico-brachiales.
Névralgie cervico-brachiale rhumatismale.
Névralgie cervico-brachiale symptomatique.
Névralgie intercostale.
Ostéites.
Ostéite (ou ostéose iliaque condensante).
Ostéite pubienne.
Ostéo-arthropathie hypertrophiante.
Ostéochondrite disséquante du genou.
Ostéochondromatose articulaire.
Ostéodysplasies ou Ostéodystrophies
génotypiques.
Ostéomalacie.
Ostéonécrose aseptique de la tête fémorale.
Ostéopathies génotypiques.
Ostéoporoses.
Ostéoses décalcifiantes malignes.
Paget (Maladie de).
Pancoast-Tobias (Syndrome de).
Para-ostéo-arthropathies neurogènes.
Pellegrini-Stieda (Syndrome de).
Périartérite noueuse.
Périarthrite de la hanche.
Pied et cheville (Affections des).
Poignet et main (Affections des).
Polyarthrites.
Polyarthrite chronique évolutive.
Pott (Mal de).
Pseudo-polyarthrite rhizomélique.
Rhumatisme articulaire subaigu curable
de l'adulte et Rhumatisme post-angineux.
Rhumatisme filarien.
Rhumatismes intestinaux.
Rhumatisme palindromique.
Rhumatisme post-angineux.
Rhumatisme psoriasique.
Sciatiques tronculaires.
Sciatique vertébrale commune.
Sciatiques symptomatiques.
Sclérodermie généralisée.
Spondylarthrite ankylosante.
Spondylo-discites.
Spondylolisthésis.
Syndrome trophostatique post-ménopausique.
Synovite pigmentaire villo-nodulaire.
Tendinites, téno-synovites, bursites.
Tietze (Syndrome de).
Tumeurs osseuses bénignes.
Tumeurs osseuses malignes primitives.
Tumeurs osseuses malignes secondaires.
EXAMEN DU MALADE
142
Comme dans n'importe quelle spécialité, les
méthodes de diagnostic d'une affection rhumatismale
obéissent à des critères bien établis et
qu'on doit suivre avec rigueur.
INTERROGATOIRE
C'est un temps essentiel du diagnostic. Il faut
d'abord laisser longuement parler le malade, lui
laisser exposer les signes fonctionnels qui l'amènent
à consulter. Déjà à ce stade on peut avoir
une vague idée de l'affection car les symptômes
décrits sont toujours les mêmes, et souvent les
mots prononcés sont identiques d'un malade à
l'autre.
Les motifs de la consultation sont dans la très
grande majorité des cas, des douleurs et /ou une
impotence fonctionnelle.
* L'INTERROGATOIRE se doit donc de faire préciser
très minutieusement les caractères de la
douleur (et son siège bien entendu).
- Est-elle mécanique? C'est-à-dire d'usage :
c'est une douleur qui ne se produit qu'à la mobilisation
de l'article en cause. Il faut bien sûr en
apprécier l'intensité subjective et bien fixer son
horaire. Diurne le plus souvent, on peut la
retrouver encore accusée dans la fin de la soirée
14.1
l'l ln première partie de la nuit jusqu'à, en gros,
1 ou 2 heures du matin. Quelquefois elle est
,,ullisamment intense pour réveiller le malade
lors des mouvements nocturnes, mais elle se
l'Hl me rapidement, et le sommeil peut reprendre.
l.l' matin un court dérouillage douloureux est de
ll~)(lc.
Est-elle inflammatoire? C'est alors une douleur
qui survient dans la deuxième partie de la
nuit (à partir de 2 ou 3 heures du matin), réveilInn!
le malade et l'empêchant de se rendormir.
Vive, intense, non calmée par le repos, mais au
wntraire par la mobilisation, et qui nécessite la
prise d'antalgiques ou d'anti-inflammatoires.
l·:ttc est due essentiellement à la stagnation sanl(
lline pendant le repos, et partant, à la non-évacuation
des déchets métaboliques. Cette douleur
~c prolonge par une « raideur >> matinale douloul'l'Use
longue, et dans l'ensemble les malades
ainsi atteints souffrent moins dans l'après-midi
l'l le soir que dans la nuit et le matin.
Il existe des douleurs dites mixtes, car elles
~ont à la fois mécaniques et inflammatoires.
1 >'autres douleurs gênent le sommeil d'une
111nnière plus importante que les douleurs mécani4ues,
sans être à proprement parler inflammaloires.
* L'IMPOTENCE FONCTIONNELLE doit d'abord
èlrc analysée en fonction des dires du malade :
boiterie, gêne à la marche ou dans les escaliers,
~êne à un mouvement de la vie courante ou professionnelle
- il ne faut pas oublier que le << rhulllntisme
>> est un fléau social qui représente plus
de 10 % du budget de la Santé Publique - , gêne
il la préhension, etc. L'interrogatoire fera ensuite
préciser à nouveau les gestes gênés par l'affection
rhumatismale, et ceci afin de quantifier
l'impotence fonctionnelle subjective.
EXAMEN CLINIQUE
Il est surtout important pour vérifier les plainles
du malade et quantifier par écrit les lésions
retrouvées et l'état articulaire. C'est à partir de
l1\ 4ue pourra être suivie l'évolution sous traitement.
On a intérêt à chiffrer les résultats, à la
l'ois en degrés et en centimètres. Par exemple
llour un genou, on notera une amplitude de
lcxion de 110° avec une distance talon-fesse de
20 centimètres.
Hien entendu l'examen recherche les signes
l'lnssiques de l'inflammation (tuméfaction, rou~
cur, chaleur), les déformations, etc. Le temps
tl'inspection est capital. Puis on essaye non pas
tic reproduire la douleur accusée par le malade
111nis plutôt de situer le point où cette douleur
mmmence à survenir. Il faut donc être doux,
Rhumatologie
sachant que les gens qui souffrent augmentent
plus ou moins consciemment leurs allégations.
On respecte toujours trois temps dans l'examen
clinique d'une articulation :
- Temps actif où le malade mobilise autant
qu'il peut.
- Temps passif: c'est le médecin qui mobilise
ce qui permet de faire le départ entre le limitation
due à l'impotence fonctionnelle et celle due
à la douleur.
- Temps contrarié où le médecin s'oppose aux
mouvements actifs du malade, ce qui permet
d'apprécier la force musculaire et l'état des tendons.
Bien entendu l'examen rhumatologique proprement
dit doit être impérativement suivi d'un
examen général rapide mais précis (T.A., coeur,
viscères, neurologie sommaire : réflexes ostéotendineux
et pupillaires, sensibilité superficielle,
au moins dans la région atteinte).
EXAMEN RADIOLOGIQUE
Ce n'est pas un examen complémentaire.
L'étude radiologique fait partie de l'examen clinique.
Aucun diagnostic ne peut être posé en
rhumatologie, ni aucun traitement entrepris sans
clichés. Encore faut-il bien les prescrire. Les clichés
doivent impérativement être comparatifs (2
épaules, 2 genoux, etc.). Certaines images qui
paraissent pathologiques sur un cliché isolé
s'avèrent n'être que de simples reliefs osseux
plus marqués qu'ailleurs lorsqu'on les découvre
symétriques.
Il faut choisir les incidences et en demander
le moins possible. L'examen du rachis lombaire
ne nécessite que trois clichés (face postéro-antérieure
prenant en haut la dernière vertèbre dorsale,
en bas le sommet des coxofémorales, profil
centré sur L4 LS - ces deux clichés debout, et
le disque LS SI de face); les obliques ou 3/4 ne
sont que très rarement indiqués.
Pour la plupart des articulations, face et profil
suffisent. Les tomographies ne doivent jamais
être demandées d'emblée. Elles ne seront
de toute façon faites que pour préciser les
contours d'une lésion déjà vue sur les clichés
standards, mais pas pour les découvrir.
Les techniques spéciales (agrandissements,
foyers fins, opacifications surtout) sont d'un
autre domaine.
EXAMENS DE LABORATOIRE
De tous, c'est la vitesse de sédimentation qui
est le plus important. II oriente vers une affection
inflammatoire ou maligne d'une part, ou
Rhumatologie
alors dégénérative, arthrosique d'autre part. Les
autres examens (sang, urines, liquides articulaires)
sont demandés en fonction des résultats des
examens précédemment décrits. Un chapitre
spécial leur sera consacré.
SYNTHÈSE
Au terme de ces enquêtes, il faut dresser un
bilan chiffré et répertorié :
C'est de là que sera suivie l'évolution.
C'est ainsi que sera jugée l'efficacité du
traitement prescrit en fonction du diagnostic.
EXAMENS
PARACLINIQUES
La rhumatologie n'étant qu'une sous-spécialité
de la médecine interne on peut être amené
à demander n'importe quel examen pour étayer
un diagnostic. Les quatre examens de base indispensables
sont les suivants :
- Numération-formule sanguine. Il n'est pas
nécessaire d'insister sur son intérêt.
- Vitesse de sédimentation globulaire qui renseigne
sur l'existence ou non d'une inflammation
générale.
- Électrophorèse des protéines sériques,
complément de la vitesse de sédimentation.
- Glycémie (post-prandiale plutôt qu'à jeun) :
si des injections intra-articulaires sont envisageables,
l'existence d'un diabète sucré est une
contre-indication à l'emploi des dérivés cortisonés.
Les autres examens peuvent fort bien n'être
prescrits que dans un deuxième temps. La liste
ici présentée est loin d'être limitative.
~ Tests inflammatoires spécifiques :
- Recherche des facteurs rhumatoïdes pour
le diagnostic de la polyarthrite chronique
évolutive (test au latex, réaction de WaalerRose).
- Test de Schirmer.
- Recherche d'amylose.
~ Examens articulaires :
- Biopsie synoviale qui est pratiquement le
seul examen dont on peut attendre un diagnostic
sûr.
- Examens cytobactériologique, chimique et
144
immunologique du liquide synovial, dont
la valeur d'orientation est immense.
~ Cytologie et immunologie. Il s'agit d'une
batterie de tests indispensables au diagnostic des
collagénoses.
- Recherche d'anticorps (anti ADN et antinucléaires).
- Recherche de cellules L.E. de Hargraves,
de cellules de Helier.
- Déviation du complément.
- Facteur de Haserick.
- Immunoélectrophorèse.
- Réaction de Kveim.
~ Tests d'infection. Dosage des antistreptolysines
0 (mais aussi des antistreptokinases par
exemple).
~ Recherche de tares métaboliques. Dosage
de l'uricémie et de l'uraturie, du cuivre et du fer
sériques des triglycérides et lipidémie. Clairance
de l'acide urique.
~ Exploration du métabolisme phosphocalcique.
Dosages standards et dynamiques de
la calcémie et de la calciurie, de la phosphorémie
et de la phosphaturie, des phosphatases
alcalin~s, de l'hydroxyprolinurie. Test au calciférol.
Epreuve à la cortisone dans l'hypercalcémie.
LISTE
DES EXAMENS PARACLINIQUES
TRAITÉS EN RHUMATOLOGIE
Calcémie, calciurie.
Électrophorèse des protéines sériques.
Facteurs rhumatoïdes.
Hargraves (Cellule de) ou cellule L.E.
Hydroxyprolinurie.
Liquide synovial.
Phosphatases.
Phosphorémie, phosphaturie.
Ponctions articulaires.
Ponction-biopsie synoviale.
Uricémie, uricurie.
Vitesse de sédimentation (V.S.).
14,
PHARMACOLOGIE
PRATIQUE
GRANDS TYPES DE MÉDICAMENTS
UTILISÉS EN RHUMATOLOGIE
< >n emploie en rhumatologie deux types de
llll'di~:aments : les uns spécifiques d'une affec-
111111 donnée, et ils sont malheureusement rares,
k~ autres aspécifiques, c'est-à-dire symptomatiques.
Les actions composées ne sont pas rares :
ninsi l'indométacine (Indocid) est un anti-inllnmmatoire
non stéroïdien dont l'action antalv.
ique n'est pas négligeable. D'un autre côté
l'n~:ide acétyl-salicylique (Aspirine) est un antalv.
ique qui possède une action anti-inflammatoire
111ineure. La liste des produits cités ici n'est
nhsolument pas limitative et n'est donnée qu'à
111n: d'exemple.
INTÉRÊT PHYSIO-PATHOLOGIQUE
DES MÉDICAMENTS
ANTI-RHUMATISMAUX
~ Médications symptomatiques :
* CONTRE LA DOULEUR. On emploie les antaly,
iques. Le plus couramment utilisé est l'Aspi-
1'/lle. En cas de contre-indication à son emploi
on dispose d'autres produits, glafénine (GUliman)
ou clométacine (Dupéran).
* CONTRE LA RAIDEUR ARTICULAIRE. On
emploie des myo-relaxants : thiocolchicoside
(Coltramyl), chlormézanone (Trancopal), diazépnm
(Valium).
• CoNTRE L'INFLAMMATION. On dispose des
dcrivés cortisonés (dont la prednisolone - Cor-
Rhumatologie
tancyl est le produit de référence) et des anti-inflammatoires
non stéroïdiens (où la phénylbutazone
est le produit de référence).
* CONTRE LES TROUBLES VASCULAIRES
ASSOCIES. Les vasodilatateurs (Hydergine)
et les phlébotoniques (vitamine P et équivalents).
~ Médicaments à visée étiopathogénique :
* DANS LA POLYARTHRITE RHUMATOIDE. Antiinflammatoires
dits «spécifiques" : sels d'or
(Allochrysine), antipaludéens de synthèse (Plaquénil).
* DANS LA GOUTTE. La colchicine (comme traitement
de la crise), les inhibiteurs de la synthèse
urique : allopurinol (Zyloric), Thiopurinol, les
uricosuriques : benziodarone (Amplivix), probénécide
(Bénémide).
* CONTRE LES ALGODYSTROPHIES REFLEXES.
La griséofulvine ( Griséjuline).
* DANS LES TROUBLES DU METABOLISME
PHOSPHOCALCIQUE ET DE LA TRAME OSSEUSE :
- Les anabolisants androgéniques (Trophobolène,
Androtardyl).
- Le calcium sous forme de gluconolactate
ou de chlorure.
- Les sels de phosphore.
- La vitamine D (Calcamine).
* DANS LA MALADIE DE PAGET. La calcitonine
( Calcitar).
* MEDICATIONS DU TERRAIN ARTHROSIQUE :
- Iode et/ou soufre : Anartril, Lobarthrose,
Sulforgan.
- Extraits cartilagineux : Rumalon,
Nucléum.

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