CHAPITRE PRELIMINAIRE
Le modèle traditionnel complexe
Les bases de l’adm moderne
L’AR : centralisation administrative par les intendants mais territoire morcelé
La révolution : uniformiser l’adm centrale et territoriale par de nvlles divisions du territoire
Le consulat : stricte centralisation + créa du préfet en 1800 + conseils locaux + créa du
conseil d’Etat ⇒ modif à l’échelle adm, action pub
L’évolution
Monarchies constit 2° Rép/ 2nd Empire : tendances décentralisatrices car + de pvr aux
conseils locaux
3° Rep : renforcement de l’adm (lois essentielles de 1871 / 1884) + (élections du maires en
1882) nvlls attributions à l’Etat (dans les domaines éco et sociaux) + loi du 24 mai 1872 :
justice administrative moderne et l'affirmation d’un droit administratif autonome.
Libération + 4° Rep : reconstruction après la WW2 donc interventionnisme étatique + cré de
la sécu + aménagement du territoire + réforme de la fonction publique ⇒ s’adapter aux
changement éco pol, sociaux
Les caractéristiques
niveau national : l’adm de l'État : ministères spé avec orga interne uniforme car mêmes
pouvoirs/ statuts
niveau local : adm semblable partout en France (sauf Paris + outre-mer). régime juridique
des communes/ des départements = symétrique et semblable ⇒ rend facile la centralisation.
centralisation : l’adm est concentrée à Paris et au sein de l’Etat ce sont les adm centrales
qui ont le pvr et l’Etat >> outre-mer
L’altération du modèle traditionnel
Prolifération des structures adm
au niveau central : cabinets ministériels (rivalité + complication des comp + coordination
difficile entre les services + longues procédures) autorités adm indépendantes (protection
des libertés + régulation des marchés ⇒ très mauvaise orga)
au niveau local : 1982 collectivités territoriales = autonomie + créa de la région 1972 + EPCI
+ créa d’établissements publics + favoriser la souplesse de gestion des services et la
participation du personnel et des usagers + groupement d'intérêt public
Une frontière floue entre secteurs public et privé
initialement l’adm = droit public mais phénomène de privatisation du secteur public
notamment par l’apparition des services publics industriels et commerciaux ⇒ les pol
menées pour moderniser l’adm ont pour objectif de mêler la gestion privée et publique
Les politiques de modernisation
Les grandes étapes
De Gaulle : + de pvr à l’Exé → adm de l’Etat ⇒ améliorer l’adm du territoire grâce à la
déconcentration & aménagement du territoire. DATAR : 1963 + création des communautés
urbaines (adm décentralisée avec dvlp de l'intercommunalité + tentative d’une
décentralisation régionale
Pompidou: l’économie à été privilégiée par la décentralisation régionale (5 juillet 1972) :
régions = établissement publics + médiateur en 1973
VGE : moderniser la société (IVG) + meilleure relation des administrés avec l’adm par la loi
sur la communication 1978, CADA, CNIL 1978, motiver ses actes adm et etre transparent,
simplification des formalités adm
Mitterrand: réforme de la décentralisation en 1982 !! + réformes déconcentrations
1982-1992, délocalisation de services pub (ENA)
Chirac : politiques de déconcentration, simplification des procédures, raffarin : réforme
décentralisatrice → révision C° 2003
Sarkozy : réformer les institutions → révision C° 2008 : créa du défenseur des droits, RGPP
pour réexaminer les missions de l’Etat pour faire des économies et améliorer la qualité du
service public
Hollande : RGPP → MAP ⇒ réduire les dépenses de l'Etat, mesure de simplification
Macron : “action publique 2022” ⇒ meilleur service public, conditions des agents publics,
faire des économies + numérisation de l’adm pour tout dématérialiser
Les nouveaux défis
le changement de comportement des usagers : pb adm ++ (multiplicité des normes +
inefficacité de l’adm) ⇒ usagers = + intéressé par le fonctionnement du service public :
exigeants, contestataires, revendicatifs + demande d'être associé à la gestion des services
publics et une meilleure information ⇒ véritable défi adm
l’accroissement des contraintes économiques et financières : Etat Pr = interventionnisme
étatique freiné par crises éco = faire des économies ex: 1970’ - 2008. + les contraintes éco
ex: Maastricht - critères de convergence. Même si pendant le COVID “quoiqu’il en coûte” ⇒
l’adm soumise impératifs budgétaires strictes.
face à la révolution numérique : adaptation + garantir la sécurité (protection des infos)
l’intégration européenne : La CE > Etats membres > adm nationales
CE : l'exécution (éco de marché + libre concurrence + libre circulation)
Adm fr : l'intérêt général (service public)
⇒ la France a accepté d’ouvrir à la concurrence certains services publics (gaz, électricité) et
l’UE a accepté que certaines activités bénéf de dérogations aux règles de la concurrence
pour être soumis à des impératifs d'intérêt général)
La recherche d’une plus grande efficacité
méthodes managériales : 1989 - Rocard : renouveau du service public par une adm de resp
des agents publics.
2000’ : “new public management” néolibéraux conservateurs = gestion du secteur public par
des méthodes du secteur privé (l’OCDE, FMI, Banque mondiale, fonction publique)
l’évaluation des pol publiques : pour vérifier de l’efficacité des pol pub en comparant les
résultats obtenus, objectifs assignés et moyens mis en œuvre = étude d’impact assuré par le
Parlement à l’art 24 al. 1 : ces évaluations sont complexes et difficiles à rendre formelles
numérisation de l’adm : 1990’ (PAGSI) → accélération des échanges, automatisation des
tâches, ouverture des données publiques aux citoyens, création des téléservices, prise de
décision ⇒ + efficace, rapide, simple, transparente ⇒ volonté de tout dématérialiser
Mais trop rapide, 20% de la pop à l’écart, décision prise par IA, risque sur la protection des
données
Transformation des relations entre l’administration et les usagers
la reconnaissance d’un nouveaux droit aux usagers : “citoyenneté administrative” pour qu’ils
aient le droit à l’information sur l’action de l’administration : loi sur la comm des doc adm,
info et liberté, motivation des décisions adm, droits des citoyens dans leurs relations avec
l’adm, relation btrx public et l’adm, doit à un égal accès aux services publics, continuité du
service public, adaptabilité du service public + qualité du service et à l'accueil, simplicité,
rapidité, médiation, responsabilité) usagers→ clients actif et renseigné.
le développement de la participation : démocratie adm (consultation, concertation, rep) mais
la France = un peu réticente /= Italie
L’adaptation de l’adm à l’intégration européenne
pour assurer son rôle d’exécuter des politiques et du droit européen et d'être associé au
processus décisionnel de l’UE en préparant et en défendant les positions de la France.
Mais pour se faire il y a l’installation de services spéciaux : SGAE (Laurence Boone)
CHAPITRE 1 : LES PRINCIPES FONDATEURS DE L’ADMINISTRATION FRANÇAISE
La soumission de l’administration aux politiques et au droit
La soumission de l’adm aux politiques
les implications de cette soumission : fonctionnaires obligations de neutralité et de réserve
les limites
l’impossible séparation entre la pol et l’adm : des autorités sont à la fois pol et adm ex: PM
“système politico-adm” ou alors l’adm = associée aux processus décisionnel pol
l’exercice d’un certain pv adm : dérive technocratique manifestée par l’inertie adm
La soumission de l’adm au droit
État > adm ⇒ principe de légalité + respect du bloc de constitutionnalité car Etat de droit
démocratique + Etat unitaire
L’indivisibilité de la Rep
Etat unitaire, Etat régional, Etat fédéral : (loi de superposition- participation-autonomie)
La signification du principe d’indivisibilité
art 1 de la C° : “la France est une Rep indivisible” ⇒ principe d’unité (CC)
art 3 de la C° : souveraineté nationale
art 5 de la C° : Président de la République est garant de l’intégrité du territoire
La portée du principe d’indivisibilité
1990’ = droit uniforme → CC = statut des coll terr (outre-mer) ⇒ régime spé dans
l’intégration du territoire limité par le principe d’indivisibilité de la Rep ⇒ 1 seul pv normatif
par le Parlement ⇒ coll terr 0 pvr lég (sauf outre-mer contrôlées par le préfet)
CHAPITRE 2 : L'ADM DE l’ETAT : CENTRALISATION ET DÉCONCENTRATION
La subordination au gouvernement
Signification
Adm (pas celles qui sont autonomes) <<< Gouv légitime par le SU (art 20 C°)
existence des emplois supérieurs à la décision du gouv (préfet) avec un pouvoir
hiérarchique au sein de l’adm d’Etat. Ce pvr est conforme à la JP (Queralt) et permet
d’autoriser, d’annuler ou de réformer les décisions adm incontestables.Cette subordination
s’applique à l’adm centrale et territoriale
L’adm centrale
a des organes de direction/ impulsion (Pr), consultatifs (CESE) et de contrôle
non-juridictionnel (inspections générales) ⇒ pas sub
organe de gestion (ministères) et adm de missions = sub au gouv
⇒ au profit des administrés
adm de mission : expert pour futures pol publ (politique de la ville) ⇒ souple sub au gouv
L’adm territoriale (services déconcentrés de l’Etat)
L’adm de l’etat dans le département : créé en 1789 : 101 départements – décret du 7 mai
2015 “ la circonscription départementale est l'échelon territoriale de mise en oeuvre des
politiques nationales et de l’UE” ⇒ par des préfets (créé sous Napoléon) role : ordre public,
sécurité, tranquillités, salubrité, contrôle de légalité sur les actes de coll terr⇒ sous la
direction du préfet de région mais il n’est pas son sub (droit étranger, police)
L’adm de l’etat dans la région : découpages 13 régions pour raison éco et sociale - décret du
7 mai 2015 “ région = échelon territorial de l’animation et la coordination des pol de l’Etat”
rôle : garant de la cohérence de l’action de l’Etat, resp de l’exécution des pol de l’Etat
Les autorités adm indépendantes
AAI : 0 perso J (CNIL), minoritaires, agissent au nom de l’Etat, dépendent budget ministère.
⇒ sont indépendantes face à l’Exécutif (indépendance statutaire et fonctionnelle),
impartiales, formées par des sages ⇒ pvr important (ex: pvr réglementaire). Multiplication
car volonté d’un retrait de l’Exécutif (liberté, marché)
⇒ risque d’un démembrement de l’Exécutif, “violation de la C°” car autorité adm : pvr
juridictionnel. donc limitation de leurs pvr par un encadrement par la loi + limiter leurs
nombre
La centralisation et déconcentration
Centralisation
DG - “l'effort multiséculaire de centralisation ne s'impose plus désormais”
Guettier - “ un régime adm [...] dépendance étroit à l'égard du gouv central”
⇒ notion de hiérarchie entre les agent excluant leurs perso J
centralisation =/ pvr au centre ⇒ compatible avec la délocalisation
⇒ n’est pas toujours efficace car trop lente, lourde
Déconcentration
2 décrets : mars 1852; avril 1861 : le pvr de décision est transféré par une autorité sub
(préfets) ⇒ simple redistribution du pouvoir de décision au sein d’une même personne
morale (l’Etat) dont l’autorité est entièrement préservée car décision locale
2 avantages : raccourcir les délais de décisions et rapprocher de l’adm d’Etat des
administrés
Les politiques de déconcentration
1992 : l’affirmation des principes de la déconcentration : 2 textes : loi ATR et décret de 1992
: nvlle répartition de compétence ⇒ les services déconcentrés ont une comp de droit
commun pour tout ce qui ne concerne pas les comp nationale ⇒ principe de subsidiarité car
adm centrales (conception, contrôle) adm déconcentrées (gestion, adaptation)
charte de déconcentration : + pvr aux départements (mise en oeuvre des pol de l’Etat) - aux
régions (aménagement du territoire)
2010, 2015 : la réorientation de la déconcentration : RGPP - 2016 = réorganisation des
services dép et rég ⇒ + simple orga et direction
2 textes : décrets 2010 et 2015 ⇒ région : pilotage des pol pub préfet de région > préfet de
département (proches des citoyens et sont toujours essentiels)
CHAPITRE 3 : LES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES ET LA DÉCENTRALISATION
La notion de décentralisation
2003 : art 1 de la C° : “son orga est décentralisée) ⇒ sous entendu titre 12 de la C° :
collectivité terr
décentralisation fonctionnelle : donner de l’autonomie J et de gestion à des services
publics
décentralisation territoriale : “quand la loi accorde à des organes élus par une coll perso,
un pv de décision sur tout ou partie des affaires locales” : doit avoir la perso J, affaires
distinctes de celles de l’Etat; organes élus autonomes
Décentralisation et collectivités territoriales
coll terr : elle rép aux 3 cond de décentralisation + comp générale soumise contrôle de l’E
art 72 C° : coll terr énumérées // art 74 C° : outre-mer ⇒ possible de révision
coll terr : principe de libre administration
Décentralisation et libre adm des collectivités territoriales
art 34 de la C° : appartient au légi de deter les principes des coll terr : comp/ ressources
art 72 de la C° : libre adm de coll terr par un conseil élu dans des conditions prévues par la
loi concernant des affaire locales
libre adm ⇒ libre décision pour le recrutement et la gestion de leurs personnel et
qu’elle benef d’une autonomie des diff domaines et notamment en matière ficale
Décentralisation et régionalisation
dans un Etat unitaire : décentralisation des régions (France)
hors d’un Etat unitaire : autonomie ++ avec reconnaissance d’un pouvoir législateur
(Italie)
Décentralisation et déconcentration
⇒ les deux rapproche l’adm des administrés et s’illustrent pas les régions, département,
commune ⇒ à la fois circonscriptions adm ou s’exerce la déconcentration= certains terr sont
que des circonscriptions et: cantons, arrondissements
⇒ déconcentration : transfert de comp du centre vers la périphérie au sein d’une même pers
moral
⇒ décentralisation : transfert de comp d’une pers morale à une autre pers moral
⇒ les autorités centrales et périphériques différentes (déconcentration : pouv hiérarchique)
(décentralisation : contrôle de légalité)
⇒ points communs : complémentaires par des interlocuteurs proches
Les grandes étapes de la décentralisation
Décentralisation avant 1982
AR : centralisation / Rev Fr : décentralisation / Directoire : centralisation
19° : décentralisation : nomination pour les conseils municipaux en 1831/ généraux 1833
- août 1871 : département → perso J
- avril 1884 : régions → perso J
20° : décentralisation : juillet 1972 : établissements publics régionaux
Décentralisation dès 1982
acte 1 : (1982-1986) : la grande réforme décentralisatrice : système local véritablement
décentralisé.
acte 2 : la révision constitutionnelle de 2008 et ses suites : désigne la relance du processus
de décentralisation
acte 3 : (2014-2015) décentralisation et réforme territoriale : renforcer le niveau régional et
les intercommunalités (= groupements de communes)
Étendu et les limites de la décentralisation
L'étendue de la libre administration des collectivités territoriales
art 34 : protège la libre adm des éventuelles atteintes de l’ Exé ⇒ garantie pour l’autonomie
locale
institutions : elles ont toutes un conseil élu (SUD), pied d’égalité, indépendantes mais art 72
al. 5 : “chef de fil"
compétences : attributions effectives avec un seuil minimal de compétence (spécialisation)
- région : aménagement du territoire, mission de formation, lycée
- département : solidarité sociale, voirie, collège
- commune : maîtrise du sol/ utilisation/ équipements (cult. sport)
moyens : pv financier (autonomie fiscale) // humains (gestion du personnel)
la reconnaissance d’un pv réglementaire pour être efficace : 2003 mais pv réglementaire
limité
Les limites de la décentralisation
indivisibilité de la Rep ⇒ les coll terr n’ont pas de pv légi :autonomes adm mais pas pol- 0
choix orga, comp, ressources, régimes ⇒ législateur -
respect des droit et libertés constitutionnels (libertés publiques) donc même principe sur
l’ensemble du territoire (a ce moment pas d’autonomie des coll terr)
L’uniformité des structures
mm org central = local ⇒ égalité . conception unique des orga peu importe la taille des coll
Le contrôle des collectivités territoriales
même uniformité sur le contrôle ⇒ maintenir l’unité de la Rép. art 72 al 6 par le préfet (dep
ou région)
le contrôle de légalité : adm par préfet → juge adm qui annule ou non l’acte + procédure
d’urgence
le contrôle budgétaire et financier : 2 missions : juger les comptes des comptables locaux
& intervenir dans le contrôle sur les pol des coll terr. (il faut vérifier l’absence de déficit et le
budget doit être voté en équilibre réel) ⇒ limite de la décentralisation
Les perspectives d’évolutions : la différentiation territoriale
Différenciation des compétences
législateur donne des comp diff à des coll terr d’une même catégorie (Alsace 2019) par la loi
“3DS” en 2022 avec 2 conditions : proportionnée au but visé, respect du principe d’égalité
Différenciation des normes
légi autorise à déroger à certaines lois dp révision C° 2003 (expérience) adopter le droit à
leurs particularités pour mieux répondre à leurs besoins