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Logique et Droit : Fondements et Méthodes

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La logique adaptée au droit

I. IMPORTANCE DU COURS
La logique a pour importance dans le domaine du Droit, la réflexion
avec cohérence pour permettre aux acteurs à solutionner les problèmes de la
société.
Ce cours est très important dans le domaine de la science, en politique et plus en
justice, tous ceux-là pour valoir ses moyens de persuasion, de défense, la
manière de penser, d’arguer, de réfléchir, de raisonner sur base des principes
logiques ; en vue d’attirer la conviction de l’auditoire ou de l’autrui que doit se
servir
II. OBJECTIF DU COURS
La société est constituée de plusieurs domaines :
Juridique, social, idéologique, historique, culturel, économique, politique… et
chaque domaine s’identifie par une science.
Cette dernière sert d’orientation dans la dite société que la science en question à
un langage approprié pour faire véhiculer le sens de l’objectif poursuivi pour
apprendre aux personnes qui font le choix du domaine.
Le présent cours a pour objet l’étude de la logique dans le domaine de
la science du droit. Le droit réglementant les principes logiques. Cette notion est
exécutée dans les droits argumentatifs et techniques communicationnelles
d’argumentation dans le domaine juridique, judiciaire, parlementaire, politique :
Conseillers juridiques, avocats, magistrats de parquets et ceux du siège, les
honorables députés et sénateurs et les hommes de sciences, pour transmettre,
leurs savoirs en respectant la logique. C’est pourquoi notre cours s’intitule <
logique adapté aux droits>.
Le cours de logique adaptée au droit poursuit les objectifs pour justifier le bien-
fondé de la prise d’orientation de la position, cela dégage :
1. Objectifs généraux
Solutionner le problème en se servant de la logique. Convaincre à tout prix son
adversaire sur base de la raison : la légalité et l’équité.
Par une réflexion méthodique à chaque question d’un domaine de la vie bien
déterminé : juridique, judiciaire, scientifique, de droit, politique.
2. Objectifs spécifiques
Qu’à l’issue de ces enseignements, l’étudiant sera capable :
- D’argumenter sa pensée en s’appliquant la logique dans la réflexion de
toute question de droit ;
- Défendre logiquement et méthodiquement son point de vue ;
- Concevoir les projets de loi et les défendre logiquement au cours d’un
débat ;
- Emettre de manière logique les avis juridiques sur les questions de droit ;
- Motiver logiquement et juridiquement les décisions de justice ;
- Concevoir et élaborer de manière logique une communication
épistémologique dans les domaines scientifique, juridique, politique, et
législatif ;
- Défendre son ministère, ou son gouvernement devant l’Assemblée
nationale et au Sénat (le parlement) ; les tout fondant sur la logique ;
- Respecter les règlements de la procédure devant les instances oratoires (les
hémicycles, les cours et tribunaux dans les Conseils des ministres, dans les
universités.

III. MÉTHODOLOGIE
Chaque travail scientifique a sa méthodologie, dans le cas d’espèce, ce
cours a sa méthodologie. Laquelle procède pour étayer l’ensemble du contenu ;
ce pourquoi dans ce cours nous suivrons une méthodologie en premier lieu à
l’exposition ex cathedra de la matière par l’enseignant et impliquera
l’intervention des étudiants à travers les échanges pour une participation dans la
mesure où l’enseignant conçoit et dispense le cours, les étudiants devront à leur
tour participer activement grâce à leurs intérêts et aux difficultés rencontrées
(questions et suggestions).
Qu’après ces phases, l’enseignant procédera à une évaluation des
étudiants par et à travers les travaux pratiques, travaux dirigés les interrogations
et enfin les examens ; qui déterminent l’adaptation et la compréhension de
chaque apprenant (étudiant).
Scientifiquement parlant, ce cours s’inscrit au programme des enseignements
dispensés à l’université, plus précisément en L1 ; (BAC I) Droit : la logique
adaptée au Droit.
Comme le droit fait partie des sciences humaines, ce cours de logique sert dans
la réflexion de l’argumentation juridique. Dans cette activité, nous aurons besoin
de recourir aux méthodes ci-après : l’exposé magistral ou ex-cathedra, méthode
historico-aristotélienne, méthode comparative, méthode systématique, méthode
structuro-fonctionnaliste, etc…
CHAPITRE I : LES GÉNÉRALITÉS SUR LA LOGIQUE ET LE DROIT
SECTION 1. NOTIONS DE LOGIQUE ET L’ARGUMENTATION
1. Logique
La logique est une étude scientifique surtout formelle des normes de la vérité. 2.
Livre, traité de logique. II, 1, Manière de raisonner, la logique de l’enfant. 2,
Enchaînement cohérent d’idées. Manière de raisonner juste, manque de logique.
Logique, adj. 1. Conforme aux règles, aux lois, de la logique. Conclusion
logique. 2 conforme au bon sens. 3, Fam., Normal, explicable. C’est logique
qu’il soit furieux. 4 qui raisonne bien, avec cohérence. 5 qui se rapporte à
l’intelligence, à l’entendement. -Intellectuel. Processus logiques.
2. De la logique juridique
La logique est la science du raisonnement. Le raisonnement juridique
permet d’établir l’adéquation d’une règle de droit à une situation concrète. Il est
le centre du travail qu’incombe à tout juriste, il s’agit de s’exercer à la
qualification juridique.
La logique est inhérente au droit parce qu’il s’agit de procéder à une
démonstration conjuguant la logique formelle et la logique argumentative. Celle-
ci ne se confond pas avec la logique formelle qui ressemble davantage à une
équation mathématique. La logique formelle emprunte au syllogisme, alors que
la logique proprement juridique relève de l’argumentation, de la confrontation
du pour et du contre.
3. La logique formelle
Pour aboutir à des solutions totalement fausses parce que, bien que la
construction intellectuelle soit irréprochable, le contenu des propositions est
faux.
L’erreur du résultat tient ici à l’erreur dans le choix de postulat de
départ, ainsi que l’a radicalement exposé VIRGIL Gheoguin dans les pétitions
rédigées sous forme de syllogisme à la fin de ce roman « La vingt-cinquième
heure ».
4. Le syllogisme
Consiste à partir d’une proposition principale, dite majeure, pour
l’appliquer à une proposition spécifique dite mineure et en déduire une
proposition finale dite conclusion. Ajusté à la manière juridique, le syllogisme
consiste à partir d’une règle de droit (majeure) à l’appliquer à une situation
concrète (mineure) pour trouver la solution juridique adaptée à l’espèce
(conclusion).
La logique, en droit, consiste indiscutablement en une conciliation de
la logique formelle et de la logique argumentative. La décision de justice
témoigne de cette double provenance. Elle est formellement présentée sous
forme d’un syllogisme mais elle emprunte dans sa motivation à la méthode de
l’argumentation.
La solution juridique à laquelle on parvient en procédant de cette
manière et celle qui emporte la conviction par la force de la démonstration
effectuée ou ce qui revient au même par la pertinence des arguments avancés.
Mais en aucun cas, le juriste ne peut prétendre détenir là ou une vérité. En
simplifiant, on peut dire qu’il peut essayer de réfuter systématiquement les
propositions adverses qui lui sont opposées afin de consolider la thèse qu’il
défend ou l’abandonner totalement ou partiellement, s’il s’avère que la position
adverse paraît mieux fondée.
La logique et l’argumentation juridique, servent à tout praticien,
politicien, juriste et scientifique de valoir ses connaissances en utilisant les
moyens essentiels pour justifier le pourquoi de ce cours.
Dans ce cadre, nous ne pouvons pas passer sans nous attarder sur les notions
même sur lesquelles ce cours se fonde, telle que : raisonnement juridique,
argumentation, démonstration, voire même la rhétorique.
5. Le raisonnement
Raisonner demande l’application de la logique dans ce raisonnement.
(Juridique) : il se forme sur la raison. En Latin : Ratio.
C’est une opération intellectuelle relevant de la science fondamentale et de
l’application pratique du droit qui, consistant, en général dans l’application
d’une règle à un cas, suppose :
- La recherche et l’affirmation de la règle juridique applicable ;
- La recherche et la détermination de son domaine d’application ;
- L’analyse du cas particulier (constatation de fait, qualification juridique)
- La conclusion (en forme d’avis ou de décision etc.) issu e du
rapprochement du cas concret qualifié et de la règle abstraite, en quoi
l’opération s’appuie sur la logique formelle (prenant parfois la forme d’un
syllogisme) tout en faisant une part importante à la dialectique. (Not. Dans
la détermination du domaine d’application).
Le raisonnement prend en définitive, des orientations sensiblement
différentes selon qu’il a pour objet d’une série de cas (raisonnement explicatif
d’une réforme) ou la solution d’un litige (consultation doctrinale, décision de
justice) et, s’il s’agit du raisonnement judiciaire dans lequel le faits de l’espèce
ont leur importance). Selon qu’il est manié par les juge dans ses décisions
judiciaires, par l’avocat dans ses conclusions, moyens de droit et ses plaidoiries,
par son adversaire ou ses adversaires, par leurs exceptions, par les Ministère
Public dans ses avis, réquisitoires et observations, par un professeur d’Université
dans ses points de vue ou la thèse doctrinale…
Qualification, science technique, juridique, théorie juridique, doctrine,
démonstration, argumentation, discussion ; tous se servent de la logique. 2 plus
spécialement. Argumentation, élaboration et agencement des raisons, motifs,
moyens de droit et argument à l’appuie d’une solution (dans une démonstration
doctrinale, une motivation judiciaire, une plaidoirie etc.) ; Construction
intellectuelle destinée à fonder en droit une proposition.
6. L’argumentation : n.f :
1. L’argumentation a une origine latine : ARGUMENTATIO.
Ensemble des arguments des droits ou des faits agencé et développer au soutien
d’une thèse. Les notes dans une plaidoirie). V. raisonnement, motivation,
discussion articulation, justification controverse. De ce mot il y a le mot le plus
essentiel que nous utilisons souvent, argument qui doit s'étudier de deux
manières !
2. De la définition de l’argumentation judiciaire
En matière rhétorique, d’ailleurs depuis Aristote et pour reprendre la
distinction scolastique rare sont les auteurs qui sera autre chose que des
combinateurs ou des commentateurs. Cicéron n’a fait que traduire en latin ce qui
était écrit en grec en y ajoutant les résultats de sa propre expérience les études
chrétiennes sur l’éloquence de la chaire et l’art de persuader les païens de la
vérité de la bonne religion, sont, de même toutes pétries de Quintilien.
Dans le cadre de la présente étude sur l’argumentation judiciaire
seules les deux premières parties de la rhétorique qui nous intéressent. Si
l’élocution, la mémoire et l’action concours bien sûr, à la persuasion de
l’auditoire, elle ne concerne point, et directement, l’élaboration du discours
argumentatif, sa substance et sa structure.
A ce titre FENELON donne de conseil « à tous ceux qui voudraient
se lancer dans la rédaction d’un petit traité de rhétorique : « celui qui
entreprendrait une rhétorique devrait rassembler les plus beaux préceptes
d’Aristote ou de Cicéron, de Quintilien, de Lucien, de Longin et des auteurs
célèbres. Leurs textes qu’ils citeraient seraient des ornements du sien. En ne
prenant que la fleur de la plus pure antiquité, il ferait un ouvrage court, exquis et
délicieux ». FENELON, lettre à l’Académie.
L’argumentation est une méthode où l’on procède par confrontation
d’arguments sur une même question. Il s’agit des rechercher toutes les raisons
en faveur ou en défaveur de ce que l’on doit apprécier. Il existe tout un ensemble
d’arguments, véritable typologique qui permet de découvrir la solution juridique
à la question posée ainsi que de vérifier le bien-fondé de cette situation :
3. Argumentation des texte : Argument tiré du ratio légis -Arguments de
jurisprudence -Argument tiré du ratio décidandi- Arguments historique-
Arguments a posteriori -Arguments à contrario -arguments par analogie-
arguments téléologique, Arguments par absurde -Argument d’autorité-
Argument tiré des intérêts pratiques, économiques, sociaux…
7. La démonstration
Vient du mot démonstratif (ve) adj. -Lat. : Démonstrations : qui sert à
montrer, à indiquer. Qui démontre ; se dit soit d’un élément de preuve (indice,
fait matériel, témoignage), propre à établir la réalité d’un fait, soit d’un
argument qui emporte la conviction. Syn. Probant, décisif comp. Pertinent,
concluant. V. raisonnement juridique.
Qui illustre à titre d’exemple ; qui éclaire la règle et un site à en développer
l’application. Ex. : énumération démonstrative, Sym indicatif V exemplarité,
analogique.
Mais la démonstration n. f. démonstration du verbe demonstrare : montrer, faire
voir.
a. (sens courant) Action de démontrer et résultat de cette action ; plus
précisément
b. (s’agissant d’une proposition de droit). Action d’en établir le bien-fondé ;
argumentation ; raisonnement. V. concluant.
c. (S’agissant d’un point de fait). Action d’en établir l’existence ou
l’exactitude ;
Syn. Manifestation, établissement
Ex. : démonstration de la vérité. voir preuve, constatation, justification,
évidence, conviction.
8. La discussion en droit
8.1. La contradiction des débats
La contradiction garantit l’impartialité, la contradiction et
l’impartialité sont deux garanties essentielles du caractère équitable de la
procédure qui sont en interaction constante. La contradiction favorise
l’impartialité tout comme l’impartialité garantit l’effectivité de la contradiction.
C’est ainsi que la Cour de cassation belge estime que le déroulement
équitable de la procédure est garantie au prévenu tant par la possibilité de
contradiction à l’audience que par le jugement de sa cause par un jugement
impartial. Le caractère contradictoire de la procédure pénale constitue un aspect
fondamental du droit à un procès équitable.
Il en est de même la « chef de voûte ». La Cour suprême belge détruit
d’ailleurs le droit de toute partie des contredire toutes pièces ou arguments
susceptible d’influencer la décision du juge à un jugement équitable par une
instance judiciaire impartiale.
Cette obligation faite au juge de veiller à la libre contradiction des
parties s’explique par le fait que toute pièce ou argument peut-être de nature à
influencer sa décision de sorte que toute partie doit se voir offrir la faculté d’en
prendre connaissance et de la discuter, « de participer réellement à son procès,
(c’est qui) inclus en principe, entre autre, le droit non seulement d’y assister
mais aussi d’entendre et de suivre le débat et encore de faire connaître les
éléments qui sont nécessaires au succès de ses prétentions.
Le juge qui méconnaît le principe général de droit de la défense fait
peu de cas des droits de la personne poursuivie, pourtant présumée innocente de
telle sorte que la position peu enviable qu’il réserve à la défense est l’expression
maladroite d’une conviction prématurément arrêtée. Pareille attitude méconnaît
encore la présomption d’innocence, le juge donnant le sentiment d’avoir régler
le sort du prévenu avant même la clôture des débats, bref d’avoir préjugé.
En vertu de l’ordonnance du 14 mai 1886, approuvée par le décret du
12 novembre 1886, il est un principe naturel de l’instance que : « chaque partie
soit en mesure de discuter les prétentions, les arguments est les preuves de son
adversaire ».
L’examen des différents arrêts à révélé qu’il arrive à la Cour suprême belge de
se référer, conformément à l’ordonnance rappelée ci-haut soit au principe du
contradictoire tantôt dans sa spécificité, tantôt conjugué avec les autres principes
généraux du droit, notamment celui du respect des droits de la défense.

Section 3 : la logique et les techniques de communication argumentative


1. Les moyens de la communication argumentative
A. Les langages et les langues
I. Le langage
Nous entendons par langage : une faculté humaine de communiquer au moyen
des signes vocaux (parole) éventuellement susceptible d’être transcrit
graphiquement écriture usage de cette faculté, le langage est multiforme et
hétéroclite ; à la fois physique, physiologique et psychique, il appartient au
domaine individuel et au domaine social.
Ton système de signe socialement codifié, qui ne fait pas appel à la parole ou à
l’écriture. Langage du regard, de sourds muets. Langage de symboles (langage
pictural, langage des fleurs ; Manière de s’exprimer propre à un ensemble social
donné, à un individu etc. Langage de la rue, langage soutenu, langage technique,
enfin c’est le contenu de l’expression orale et écrite. Tenir le langage de la
raison, langage subversif.
II. La langue
Qui est un système d’expression et de la communication commun à un groupe
social (communication linguistique).-- langue maternelle. 2. Langage spécial à
certains domaines ou certains milieux. (--usage). La langue verte, l’argot.
Façon de s’exprimer par le langage. Loc. Langue de bois : discours figé,
stéréotypé (notamment politique) Fig. mode d’expression. La langue de signes
(autre que ceux du langage) sémiotique.
A. Le latin
La langue latine nous apparaît assouplie par le travail littéraire, tandis que ses
cousines italiques l’ombrien et l'osque nous ne nous connues que par des
inscriptions d’ailleurs peu nombreuses. La comparaison aide pourtant à définir
l’originalité foncière du latin et de son rythme.
Le vocabulaire, au moment où s’ouvre la période littéraire et homogène, malgré
les empreintes assez nombreuses aux anciens parlers méditerranéens (en
particulier, des noms des plantes) aux dialectiques italique au grec
(anciennement par les intermédiaires, puis directement) même à l’étrusque (des
termes de civilisation comme ceux venus du grec).
Le penchant des latins à l’analyse des réalités humaines surtout psychologiques
et sociales, enrichit progressivement leurs langues des termes abstraits, mais non
purement philosophiques ou scientifiques ; ils s’unissent donc facilement dans la
phrase au vocabulaire concret, et ce genre d’alliance deviendra -mais assez tard -
une ressource importante de la prose latine.
1. Le style
Le style de Caelius laissait à désirer ? Mots grecs, mots forgés, mais de façon
monotone et sans la géniale fantaisie de Plaute, de la lourdeur et de la latitude…
La pureté et la souplesse de la langue de Terence lui ont fait certainement tort,
par comparaison, dans l’esprit des classiques. S’ils n’ont pas hésité cependant à
la mettre au-dessus de son jeune rival et des Plaute lui-même. Cela donne une
haute idée de la valeur d’ensemble de son œuvre.
2. La langue et la versification
La poésie pittoresque et lyrique de Plaute est servie par une invention verbale et
rythmique prodigieuse. Son expérience personnelle et son tempérament d’artiste
s’allient par une création perpétuelle.
Il connaît, utilise au mieux la langue formaliste de la religion et du droit romain,
mais en même temps il est capable de combiner le rythme de l’action Carmen
latin et la rhétorique philosophique des Grecs pour atteindre le style soutenu
plein de dignité des captifs ; et les proverbes, chez lui, savent reproduire l’allure
gnomique des sentences grecques sans perdre les goûts du terroir.
3. la logique dans l’écriture et le parlé
Les Latins n’apprirent à écrire leur langue que lorsque les Étrusques leur eurent
transmis un de l’alphabet des Grecs d’Occident. Mais l’écriture fut ignorée de
l’immense masse du peuple et pendant longtemps réservée à la transcription
officielle des rares documents. Même en pleine floraison littéraire, les gens les
plus instruits prenaient moins souvent connaissance d’un livre par lecture
muette qu'en écoutant lire à voix haute. Et c’est toujours ainsi qu’on devrait
apprécier un texte latin.
Non seulement, en effet, la souplesse et l’harmonie des constructions, la raison
d’être des groupements de phrases par juxtaposition, enchaînement ou
enveloppement, ne peuvent être saisie que de cette façon. Mais le latins tout
entier est une langue émotive et dramatique qui développe ses effets dans le
temps et avec le sens inné de la vie. Il a multiplié les procédés de reproduction
de la parole : style direct, style indirect, style direct libre, avec les nuances les
plus délicates. S'il est peu propre à la recherche philosophique ou scientifique, il
est admirable pour la peinture de l’action et du mouvement psychologique.
La continuité du latin savant, à partir du 8e siècle, le latin s’efface comme langue
littéraire ; il se maintient et se développe même comme langue savante.
L’influence de la comédie et de l’art oratoires se perpétua un certain temps. Si le
français est devenu ce qu’elle est aujourd’hui, il a comme ressource le latin ;
c’est le français que nous allons voir au point suivant.
B. Le français
La raison évoqué ci-haut fera que les Français prendra place au latin, mais
ressourça ce dernier avec de ses fondements. C’est pourquoi, vous remarquerez
dans la langue française qu’il y a beaucoup de mots et tournures d’origine latine,
les adages et expressions. Ex. : dura lex sed lex…
1. La logique dans la rédaction d’un acte juridique
Cependant, ces aspirations à la littérature historique ou épique, dramatique ou
satirique ne devait trouver des formes stables qu’après s’être longuement
enrichies d’éléments étrangers et par limitation des Grecs. Le droit au contraire
se développant sous ses aspects foncièrement latin, formula la bonne heure ses
préceptes de façon si originale qu’ils peuvent passer pour la première expression
artistique de la prose latine.
C’est dans le cas des discours, les anciens connaissaient Caton plus de 150
discours, il ne nous en reste qu’un petit nombre de fragments. Il les préparaient
avec soin, par écrit, mais sans grand souci de la composition : une combativité
sûre de son but en tenait lieu. Il recueillait les mots caustiques des autres comme
on recueillit aussi les siens : matière à satires virulentes et à « effet de tribune».
Les procédés rhétoriques spontanées ou acquis ne lui étaient pas inconnus :
prétention, répétition, exclamation… Il discute sur le sens des pseudo-synonyme
comme les anciens sophistes ; distingue proparare, de festinare, amor de cupido,
falsanus de mendax.
Des proverbes, des accès des verbes bouffonne, des diminutifs plaisants, ça et là,
évoquent Plaute. A cette éloquence inégale et brutale, mais non sans art, la vie,
la conviction et un pittoresque presque populaire donne un accent savoureux.
2. Les techniques de communication Logico argumentative
Les techniques de communication argumentative ne sont autres que les procédés
rhétoriques classés dans les figures de mots, figure de construction et enfin
figure et de Pensée ; de plusieurs figures de style que les français a toujours
utilisés.
Section 4 : le mécanisme de communication de l’argumentation
1. Plan de la communication
A. la présentation
Le plan de la communication est la formalisation de la stratégie de
communication d’une organisation. Il est considéré comme la pierre angulaire
de toutes les communications. Le plan fournit la vision commune autour de
laquelle tourneront toutes les communications. Il met en cohérence les objectifs,
les cibles, les messages et les moyens. Les droit sera demain de plus en plus
difficile d’être un bon communicant si l’on n’est pas aussi un bon juriste.
B. la culture générale
Ce n’est certes pas une discipline au sens strict et peu de formation propose des
cours de culture générale. A défaut il n’y a pas d’autres solutions que de lire,
d’aller au concert ou au théâtre, voyager pour écouter des conférences, ouvrir
régulièrement le journal. Sans un minimum d’ouverture au monde, toute
communication risque d’être décalé incomprise le monde politique et de la
patience, pour construire son réseau et être reconnu une bonne culture générale
de connaissances juridiques, une personnalité ouverte et souple.
C. la dissertation et la réflexion logique
1. La dissertation
La dissertation à comme objet de construire grâce à ses connaissances un
raisonnement synthétique sur une question d’ensemble. Celui de la note est
d’exposer avec précision des questions juridiques contenu dans des documents.
2. Les réflexions
Il est recommandé de procéder par des réflexions préalables ; rien n’est plus
facile, à première vue, que de définir l’épopée : on en viendra pour preuve
l’accord qui règne sur ce point entre les auteurs de dictionnaires. Elle est, disait
en 1694, le dictionnaire de l’Académie, une grande composition envers ou le
poète raconte quelques actions héroïques qui l’embellit les épisodes, des fictions
ou des événements merveilleux, elle est, dit en 1970, le Dictionnaire de la
langue française de Paul Robert
2. Les schémas de la communication logique et argumentative
Les actants de la communication et donc de l’argumentation s’adressent
généralement à un auditoire. Chain PELERMAN distingue trois types
d’auditoires :
- l’auditoire universelle constitué par l’humanité tout entière ;
- l’interlocuteur ou auditoire désignant la personne avec laquelle on est en
dialogue ;
- Le sujet lui-même lorsqu’il délibère en lui-même ou lorsqu’il réfléchit sur
ses propres actes.
L’argumentation s’opère généralement entre plusieurs personnes, plusieurs cas
peuvent se présenter : Lorsqu’un émetteur (E). ici nous avons un ou deux de la
communication argumentative unilatérale, dans laquelle un seul émetteur est en
œuvre. En outre l’argumentation par la communication peut s’interagir et
comprendre des groupes ou des ensembles d’individus organisés ou non.
Soit les émetteurs sont des personnes institutionnalisées et pas nécessairement
hiérarchisées. Par exemple, les messages ou les sujets qui reçoivent
collégialement de leur chef la mission d’argumenter non par le devant un
membre précis du GR mais devant GR prix globalement. Dans ce cas, aucun
membre de GE n’a des privilèges ou des préséances sur les autres ; aussi, chaque
membre peut adresser l’argumentation au groupe adverse les règles du dialogue
restant sauves.
1. procès argumentatif
Schéma 1 : argumentation unilatérale
Dans un premier temps, l’émetteur argumente et moyens sans contradicteur ;
mais le récepteur un ou deux doit émettre pas immédiatement ses moyens
justifie légalement, le premier récepteur peut répondre immédiatement aux
moyens de l’émetteur soit plus tard ; le 2e récepteur.
Exemple : la requête en changement des noms
Schéma 2 : argumentation bilatérale
Peut aussi répondre immédiatement soit plus tard mais en respectant le délai
légal.
Schéma 3 : argumentation tripartite
Schéma 4 : argumentation multilatérale
Dans cet argumentation deux parties sont opposées, la partie A émetteur et la
partie B récepteur, le même mécanisme fonctionne à l’inverse, un, ou plusieurs
fois. Les autres récepteurs reçoivent la communication argumentative, pour qu’à
leurs tours, ils émettent leurs argumentations, provisoire ou définitive.
Cette catégorie d’argumentation s’opère par 3 ou plusieurs parties sans un même
processus, d’une ou deux affaires jointes. Les émetteurs sont les demandeurs et
les récepteurs les défendent et vice versa comme expliqué ci-haut.
L’argumentation juridique peut se présenter par la communication monadique.
Ici, E délibère dans son fort interne, placé devant un choix ou une décision.
L’individu joue à la fois le rôle de l’émetteur et du récepteur. Certains auteurs
avancent que la plupart des arguments dans ce cas lui reviennent du dehors,
incluent les intérêts du dehors. Oléron note à ce sujet : l’argumentation est
presque toujours dirigée par les normes ou valeur reçues de l’environnement
social ou par l’image des personnes qui les expriment ou les incarnent.
L’argumentation juridique peut aussi se présenter par une communication
triadique, dans ce cas elle s’opère devant un public, un auditoire institué soit un
témoin, soit comme juge, soit comme simple spectateur.
Enfin, l’argumentation juridique peut se présenter par une communication
quadriadique, s’opérer comme précédemment devant un public spectateur et
devant un groupe institutionnalisé qui a le droit et même le devoir de délibérer.
Sa mission consiste à recevoir l’argumentation des parties en présence.
3. L’éloquence argumentative
L’éloquence s’applique mieux avec la logique. Il n’y a pas de paradoxe à placer
l’art de la parole au nombre des genres littéraires à Rome ; bien au contraire, le
discours publics destinés à persuader ou à plaire est la source naturelle de la
prose d’art ; très vite, il apparut nécessaire d'en fixer les règles de composition,
d’en différencier les espèces selon le but recherché, les circonstances,
l’auditoire, enfin définir une esthétique du discours faisant de l’orateur un
article.
On sait que deux siècles avant les Latins, les Grecs avaient poussé fort loin leurs
réflexions sur l’art de la parole ; pour ne citer que les plus grands Lysias,
Démosthène, Eschine avait composé des centaines et des discours que l’on peut
classer selon leur but recherché par l’orateur : convaincre une assemblée
(éloquence politique), un tribunal (éloquence judiciaire), séduire un auditoire
(éloquence d’apparat).
Encore aujourd’hui, l’intervention d’un député, la plaidoirie d’un avocat, un
discours de réception… obéissent à des règles implicites, tout en relevant d’un
même talent- celui de « bien parler ». L’éloquence remplit une autre fonction ;
elle est l’occasion première de la réflexion théorique sur ce que peut le langage à
partir de la simple constatation que les mots peuvent agir sur les décisions et les
sentiments humains.
C’est admettre qu’au-delà des échanges banals qui constituent la communication
ordinaire et spontanée, en deçà de la parole « paroles inspirées » divine peut-
être, plus ou moins magique, étrange en tout cas qui tout en usant du langage
dans sa forme la plus naturelle (M. Jourdain fait de la prose sans le savoir…)
permet à une personne de persuader ou d’émouvoir une centaine d’auditeurs.
Par la prose, il faut entendre une forme ordinaire du discours oral et écrit,
manière de s’exprimer qui n’est pas soumise aux règles de la versification texte
en prose, manière d’écrire d’une personne, d’un milieu, ---style.
Aussi bien, il n’est pas étonnant que le discours, est vrai précaire de nature
accidentelle produite par les conséquences. La voix d’un homme à un moment
ait rapidement acquis toutes les caractéristiques d’un objet littéraire : si loin de
la composition, la rédaction, la publication, et aussi la reconnaissance d’une
beauté qui transcende le bref moment du discours prononcé autorisant la survie,
fût-ce comme modèle.
Car c’est par l’éloquence que se fait si l’on peut dire, l’exploration des
ressources de la prose ; ce n’est pas un hasard et si les Romains usent du même
mot Oratio pour désigner un discours et la façon de faire, ce que nous appelons
le « style » et c’est sur cette base implicite-- les différentes façons de « parler en
public » orare que d’élaborer toute une théorie des styles dont nous pourrons
voir que par ces critères à la fois esthétique et fonctionnels, elle délimite au sein
de l’art de la prose (oratio soluta, « façon de parler libre » par opposition à la
poésie, métrique oratio uinta « façon de parler chaînee par le rythme.
3.1. L’éloquence cicéronienne
En ce temps agité, la vie intellectuelle connaît un essor remarquable, ce qui n’est
point paradoxal. L’éloquence, en particulier, devient plus que jamais nécessaire
à l’homme politique : L’abondance des procès où sont impliqués des membres
de la classe dirigeante, la tension du « parlementarisme » sénatorial, le
développement de la propagande politique en font une armée redoutable, la
seule en fait qui puisse éventuellement s’opposer aux armes bien réelles et des
imperators...
Pour accéder au premier plan de la vie publique, il ne suffit plus d’être de bonne
naissance ; il faut s’imposer par sa culture et son talent. D'où l’apprentissage
quasi systémique de l’éloquence par les jeunes gens de bonne situation sociale.
Donc, Cicéron est le plus éminent disciple qui adopte une position de juste
milieu et reproche au premier d’être trop secs et au seconds de ne pas l’être
assez. (Quintilien comparera l’éloquence attique à un ruisseau limpide,
l’asiatique à un torrent impétueux et troublé, la rhodienne à un lac paisible).
A cela, s’ajoute la formation proprement latine qui vient colorer diversement ces
différents styles, enfin, aux modèles grecs : Demosthene, Lysias, Elchine se
combine des modèles proprement latins, avocat et orateurs de renom que les
apprentis orateurs vont écouter dans leurs plaidoiries et leurs discours. C’est
zirconium fori, où l’on « fait ses classes » comme les feraient des jeunes
recrues.
L’éloquence permet toutes les ambitions, elle est au carrefour de la vie
intellectuelle et politique : le premier siècle avant Jésus-Christ sera son âge d’or.
Cicéron s’impose à ses concitoyens et attributs sont succès d’une part au travail,
d’autre part, à la culture qu’il a acquise : « je ne cessais pas, par toutes sortes
d’exercices mais surtout en travaillant la plume à la fin main, de développer le
talent quel qu'il fût qui était en moi… »
Outre son assiduité et mon soin à plaider, c’est surtout à cause de mon genre
d’éloquence, plus recherché, très différent de l’ordinaire que je séduisais le
public par un style nouveau…
Parmi les autres orateurs, il y en avait pas un qui parut avoir étudié la littéraire
de plus près que le premier venu, par un qui eût embrassé l’étude de la
philosophie, la mère de toutes les belles actions et de toutes les belles paroles ;
par un qui eût appris le droit civil, discipline absolument indispensable au
traitement des procès privés et à l’habileté de l’orateur ; par un qui possédat
l’histoire romaine pour aller y chercher, en cas de besoin, les témoins les plus
précieux et les ressusciter des enfers ; par un qui après avoir eu un instant et
avec ingéniosité, cerné son adversaire, sut détendre les juges et les faire passer
un moment sérieux à la goûté et au rire ; pas un qui, pour le plaisir de
l’auditoire, sur parfois faire une discrétion, personne qui pût amener le juge à
une vive colère.
Pas un qui pue l’amener aux larmes ; pas un enfin qui fut capable de réaliser ce
privilège unique de l’orateur, ce qui lui appartient vraiment en propre : entraîner
la conviction du juge dans le sens, quel qu’il soit qu'exige la cause plaidée.
CHAPITRE II : LA LOGIQUE ET L’ARGUMENTATION POLITICO-
JURIDIQUE
Cette logique est d’habitude exercée dans les institutions oratoires du pays,
telles que l’Assemblée nationale, le Sénat, lors du congrès.
Section 1. le Parlement
Dans le domaine politique, plusieurs actes ou mouvements relatifs à la gestion
d’un ministère et de tout un gouvernement nécessite aux animateurs de raisonner
afin d’arriver à justifier la motivation de prise des décisions, c’est pourquoi dans
ce chapitres nous allons étudier les parlements et le gouvernement.
1. Notions
C’est une assemblée délibérante ayant pour fonction de voter les lois et contrôler
le gouvernement, bicamérisme. Il est aussi soutenu par le parlement est
l’ensemble des assemblées législatives d’un pays. Ce parlement est dit
bicaméral, c’est-à-dire, composé de deux chambres : l’Assemblée nationale et le
Sénat respectivement première et deuxième chambre.
2. Historique
Nous nous référons à la France qui, depuis la troisième République, le Sénat
est élu au suffrage indirect et assure la représentation des collectivités
territoriales. Le Sénat de la 5e République participe au pouvoir législatif,
mais s’il est en désaccord avec l’Assemblée nationale, le gouvernement, le
dernier mot lui revient et possède des pouvoirs de contrôle (questions,
enquête), mais sans pouvoir mettre en jeu la responsabilité politique du
gouvernement, en revanche, il peut être dissout.

Section 2 : l’Assemblée nationale et le Sénat


1. De l’Assemblée nationale
Autre fois appelée Chambre des Représentants, elle est élue au suffrage
universel compte tenu de la population congolaise actuelle et d’un
représentant par 100.000 habitants ; le nombre de ses membres est
actuellement 137. La Chambre des Représentants est l’ensemble qui
représente le peuple congolais directement pris dans son ensemble.
2. Le Sénat
Il est composé des membres désignés par les Assemblées provinciales et des
sénateurs coptes par les sénateurs élus sans que l’égalité devant exister entre
les provinces soit rompue. Les sénateurs ne représentent pas le peuple pris
dans son ensemble, mais leurs provinces respectives.
Section 3 : le congrès (les deux chambres réunies)
Une certaine opinion fait précéder le Sénat par rapport à l’Assemblée
nationale. Cette tendance se conforme au regard de la considération qu’on a
aux appellations : députés et sénateurs.
D’ailleurs, sous d’autres cieux, on parle de la chambre basse, s’agissant de
l’Assemblée nationale et de la chambre haute pour le Sénat, ce dernier serait
preseant du fait de son appellation plus honorifique et qui ferait classe.
En outre, la noblesse de la mission de médiation des conflits politiques entre
les institutions confiées au Sénat, l’élaboration de l’avant projet de la
Constitution à soumettre au référendum laissent penser à la présence du
Sénat par rapport à l’Assemblée nationale. Les rédacteur de la Constitution
ne s'est pas trompé une seule fois en plaçant le Sénat avant l’Assemblée
nationale, il est demeuré constant.
Pour revenir à la préséance, il nous semble que l’article 104 de la constitution
de notre pays la République démocratique du Congo indique une piste de
solution aux problèmes posés. Le dernier alinéa de cette disposition stipule
qu’en cas de désaccord persistant entre l’Assemblée nationale et le Sénat
autour des questions soulevées lors de l’examen de certaines matières,
l’Assemblée nationale statue définitivement. Ici, comme dans l’ordre
constant suivi ci-haut, il n’est guère discutable et que l'instance qui statue en
dernier ressort, en occurrence, l’Assemblée nationale est pré séante par
rapport au Sénat.
Section 4 : les missions des institutions
1. Contrôle parlementaire
2. De la commission d’enquête parlementaire
1. Notions de la Commission
C’est l’ensemble des membres désignés par les assemblées ou un groupe
pour étudier un projet, surveiller divers actes etc…
2. La fonction interne
La fonction interne du parlement est chargé de la préparation du travail législatif
(examen des projets et proposition des lois avant leur délibération en séance
plénière) ou distingue les commissions permanentes et spécialisées, les finances,
les affaires étrangères… Exemple : la France.
Les commissions spécialisées formées cas par cas pour examen d’un projet ou
d’une proposition des lois déterminées.
3. Son organisation
Il est créé par les chambres avec mission de réunir les éléments d’information
sur une question déterminée (commission d’enquête et de contrôle).
3 Débats ou discussions parlementaires
a) les débats
Ce sont des moyens les plus propres pour discuter les lois, l’avant-projet et
d’autres situations pour le bon fonctionnement du pays. Le parlement, nom
collectif sous lequel on désigne les assemblées qui exercent le pourvoir législatif
d’une façon exclusive. Le parlement a pour mission de contrôler le
gouvernement, de voter les lois sur tous objets d’intérêt public, de discuter et
d’approuver le budget de l’État (ou loi des finances), présenté par le
gouvernement, d’approuver les traités et conventions et de modifier la
Constitution (ou la loi fondamentale).
Aux termes des résolutions de la conférence de la Table Ronde, le pouvoir
législatif de l’état du Congo est exercé conjointement par les deux Chambres
nationales dénommées Chambre des Représentants (Assemblée nationale) et le
Sénat.
C’est ainsi que les débats se déroulent à l’Assemblée nationale et au Sénat,
pendant lesdits débats, les intervenants, les honorables députés et sénateurs
doivent, chacun sur un point donné et à sa charge, prouver à ses pairs un
argument digne, légal et acceptable, car l’argument est sous-entendu comme un
raisonnement invoqué pour soutenir un moyen de procédure ou de fond.
a). La résolution
C’est le texte qui clôture les débats d’une Assemblée ou d’un congrès en fixant
soit les directives à l’intention d’un organe exécutif, soit des positions des
principes en vie d’une publication.
Ce n’est qu’après les débat et les résolutions prises par l’Assemblée peuvent
donner des orientations au gouvernement ou à un ministère dans sa cause était
en étude à l’Assemblée, enfin, les résolutions prises et fondées seront publiées
dans le Journal officiel de la République. Nous ne pouvons pas clôturer ce point
sans évoquer la notion de la motion.
b) la motion
C’est un texte qui tend à faire adopter une position par in assemblée ou un
congrès au cours de leurs débats. Il existe plusieurs sortes de motions, à savoir :
- Les motions des censure ou de confiance à l’intention d’un organe directeur ou
d’un gouvernement;
- Les motions d’ordre ont pour objet de modifier la procédure des débats qui
sont alors suspendus jusqu’à ce que la question soit tranchée ;
- Les motions préjudicielles tendant soit à empêcher la discussion d’une
question considérée comme irrecevable, soit à subordonner cette discussion au
règlement d’une autre question considérée comme devant avoir un caractère
préalable (on dit aussi dans ce cas : poser la question préalable. On confond
souvent motion et résolution).
Section 5 : le gouvernement
a) notion
Par gouvernement il faut entendre d’une « Action de gouverner, d’administrer.
Être chargé du gouvernement d’une région, Régime politique d’un état.
Gouvernement monarchique, démocratique pour voir qui dirige un Etat---
Ensemble des ministres. La formation du gouvernement ».
Selon Raymond GUILLIEN et Jean Vincent donnent deux sens du mot
gouvernement :
- Au sens large : Ensemble des organes (individu, comité assemblée) investi du
pouvoir politique, ( Ex : Dans les expressions gouvernement républicain,
gouvernement parlementaire, gouvernement présidentiel…
- Au sens étroit : celui des organes politiques qui est chargé de la fonction
exécutive ».
Cette notion nous renvoie au pouvoir exécutif parmi les trois pouvoirs reconnus
par l’État congolais.
b) Les missions
Le gouvernement a pour mission de mener l’action politique du pays dans un
sens positif pour l’intérêt national et général, plus particulièrement, un ministère
a une mission propre selon son caractère, exemple, Ministres des Droits
humains, de la défense,…
Si un gouvernement ou un ministère pose un acte contraire à sa politique ou un
manquement grave, le parlement doit s’occuper de se deux institutions, si cet
événement jugé par le parlement est grave, il fera l’objet d’une interpellation par
les animateurs.
c) L’interpellation
Entendue comme une demande d’explication adressée par un parlementaire au
gouvernement sur sa politique générale ou sur une question déterminée. Selon la
tradition parlementaire, l’interpellation donne lieu à un débat sanctionné par le
vote d’un ordre du jour entraînant la chute du gouvernement s’il est rédigé en
termes défavorable à ce dernier .
En d’autres termes, c’est une demande d’explication adressée à un ministère par
un membre du parlement et sanctionnée par un ordre du jour. Si la motion de
censure généralement mis aux aveux après interpellation, est adoptée à la
majorité des voix, le ministre censuré doit démissionner.
d) Présentation des moyens de droit
Lorsqu’un membre du gouvernement est interpellé, il doit préparer ses moyens
de défense à présenter devant l’organe initiateur de la question ou de celui ayant
le pouvoir d’examiner la question, l’Assemblée nationale et ou le Sénat, voire
même toutes les chambres réunies.
Ladite présentation des moyens de droits à une question donnée peut-être
verbale ou écrite avec ou sans débat dans l’intéressé doit répondre. L’organe
délibérant ou la chambre est concernée à son tour doit obligatoirement respecter
les principes fondamentaux d’expression et des défenses pour une bonne
administration de la justice, les règles de procédure et de fond sont à observer
afin que nous puissions évoquer la notion d’un État de droit.

Chapitre 3 La logique et l’argumentation judiciaire


Une institution oratoire ou judiciaire soit-elle, n’a de valeurs que si elle
applique de ses raisonnements la notion de logique. Dans le cadre de ce cours de
la logique adapté au Droit, nous avons comme institution les cours et tribunaux,
les offices de parquet…
Section 1 notion institution judiciaire
L’argumentation judiciaire est une catégorie particulière de l’argumentation. On
définit habituellement l’argumentation comme une démarche discursive par
laquelle une personne entend persuader un auditoire du bien-fondé de sa thèse et
c’est par l’emploi d’arguments. COLLERON, l’argumentation…. REBOUL,
introduction à la rhétorique, citée par François Martineau, dans son Petit Traité
d’argumentation judiciaire.
L’argumentation judiciaire est celle que les parties à un procès, dans un cadre
institutionnel précis, selon des règles de procédure codifiées, énoncent devant un
tribunal et aux fins d’obtenir un jugement. Une telle définition comporte ainsi
plusieurs éléments sur lesquels il convient de revenir.
Section 2 : la logique et l’argumentation judiciaire d’un avocat
1. Notion
L’avocat c’est un auxiliaire de justice exerçant l’ensemble des attributions
antérieurement dévolues à des professions supprimées (en 1971, celle d’avouer
près le tribunal de grande instance, d’agréer près le tribunal de commerce ; en
1991 celle des conseils juridique). L’avocat canule actuellement les fonctions
des conseils de mandataire et de défenseur des plaideurs.
L’avocat peut plaider devant toutes les juridictions et tous les conseils
disciplinaires mais doit respecter le principe de territorialité en ce qui concerne
la postulation devant le Tribunal de Grande Instance. La profession d’avocat
peut être exercée de manières diverses :
- A titre purement individuel, ou bien en qualité de
collaborateur( collaboration contrat de…) ou de salarié (avocat salarié).
- En association (association d’avocats).
- En société (société civile professionnelle, société d’exercice libéral,
société en participation).
En d’autres termes, l’avocat c’est un citoyen qui incarne le droit de la défense,
valoir en pleine indépendance les intérêts du client. Montesquieu disait que les
avocats étaient des livres vivants (savants) ou le sel de la justice.
Maître Léon Jacques LENS quant à lui dit que : l’avocat est un citoyen (homme
vivant dans une société, citée, membre d’une communauté dont il possède les
caractères suivants : honnête, probe, strict, instruit auxquels il défend les intérêts
des personnes lésées. C’est pourquoi, il est appelé à traiter tout dossier en
suivant le schéma que nous proposons ci-dessous.
2. La logique et la construction de l’argumentation judiciaire
D’après Aristote, l’enseignement rhétorique se divisait en cinq parties qui, loin
d’être arbitraires, correspondaient aux phases du travail que l’avocat devait
effectuer en vue de construire un discours persuasif.
Roland BARTHES a qualifié ses phases « d’opérations transitives
programmatiques et opératoires », c’est par l’accomplissement de ces opérations
que le discours argumentatif, selon la rhétorique, peut se structurer. Tout orateur
se devait d'en respecter l’ordre : il s’agissait de l’invention, de la disposition, de
l’élocution, de la mémoire, et de l’action.
Nous ne pouvons pas passer sans signaler » le rôle de l’avocat, notamment au
niveau de la réfutation des arguments de son adversaire, sera de répéter, ce qui
dans les assertions de ce dernier constitue un enthymème et de reconstituer la
forme ternaire du syllogisme dont il fait partie.
1. Invention et disposition
Il convient, en premier lieu, de commencer par concevoir son sujet, inventorier
les matériaux qu’il doit comporter, trouver les arguments et les preuves
destinées à fonder la thèse à défendre. C’est le moment de l’invention. Il s’agit
tout simplement de trouver quoi dire.
Il est dit d’une allégation qu’il s’agit d’une invention lorsqu’elle apparaît comme
une pure création de l’esprit, sans rapport avec le dossier, ou qu’elle est
insusceptible de trouver son fondement ou sa justification dans un élément
quelconque de litige.
Une invention peut alors apparaître, au cours des débats judiciaires comme un
mensonge. Mais inventer, c’est aussi découvrir quelque chose à partir des
données préexistantes du dossier. Le langage juridique, dans ce cas, parle
d’ailleurs de l’ inventeur d’un trésor. L’invention est donc cette partie de la
rhétorique qui donne une méthode d’investigation du dossier, propre à en faire
surgir des arguments.
La rhétorique est contribue à créer le sens du discours argumentatif, l’enrichir
plutôt qu’il ne les cacherait… L'invention permet à l’avocat de travailler un
dossier, c’est bien sûr en analyser les données documentaires, mais c’est aussi
tenter de lui faire dire quelque chose, le torturer, le tourner dans tous les sens, le
soumettre à la question. L’art de l’avocat constitue bien cette maieutique dont
Socrate était si fier. Le dossier est gros de sens, l’avocat à qui il est confié de le
mettre à jour et le présenter aux magistrats qui sont chargés de l’apprécier.
En deuxième lieu, la disposition : il importe de disposer dans un ordre
judicieusement choisi les matériaux du discours, ordre qui est lui-même
argumentatif et qui facilite la persuasion.
2. Élocution, mémoire et action
La rhétorique après avoir évoqué les moyens de trouver des arguments et de les
disposer, abordait l’étude de l’élocution. Il s’agit aux dires : « d’Aristote, de la
partie la plus délicate de la rhétorique. Quintilien. déclare que savoir inventer les
choses et disposer, c’est le fait de tout homme sensé, mais que de savoir les
exprimer c’est propres de l’orateur.
Par l’élocution, que les grecs appelaient phrasis, l’avocat devait apprendre à
considérer les mots prix isolement ou joints ensemble. Ceux-ci doivent être
clairs, élégants et appropriés à ce qu’il avocat veut exprimer, corrects, bien
placés, riche de sens. Leur choix, le recours aux figures de pensée et de style
contribuent à la mise en couleur et en rythme du discours, et par le style
approprié facilitent la persuasion.
C’est d’ailleurs, à l’élocution, comme art d’ornement du discours, que la
rhétorique a été abusivement réduite. En second lieu, lorsqu’il doit parler devant
son auditoire, l’avocat doit se souvenir de la plaidoirie qu’il a préparée, de ses
divisions, de ces parties, et de ses transitions : il lui est donc recommandé
d’exercer sa mémoire, qui que pour Quintilien, elle soit « un pardon de la
nature ». C’est la mémoire qui tient sans cesse à nos ordres cette armée
d’exemples, de lois, de réponses, de dits et de faits, que l’avocat doit toujours
avoir en abondance et pour ainsi dire sous la main ».
La dernière partie de l’enseignement rhétorique concerne l’action, l’étude des
gestes et de la diction ; comment dire le discours argumentatif, le prononcer,
prévoir le débit de ses paroles, comme souligne les passages importants de son
discours par des gestes ou par des silences, par des variations du ton de la voix.
Comment surtout se comporter afin d’être en cohérence avec la thèse
développée ; après le langage de l’esprit, l’avocat doit d’après la rhétorique se
préoccuper de l’éloquence du corps.
3. Construction de l’argumentation judiciaire au regard des procédés
généraux de la pensée (logique).
La construction d’une argumentation judiciaire, c’est-à-dire la découverte et la
mise en forme, à partir des éléments d’un dossier, des arguments propres à
assurer la persuasion de l’auditoire peut aussi être décrite comme un processus
intellectuel qui met en œuvre les deux procédés généraux de la pensée que sont
l’analyse et la synthèse.
Comme l’exprime Henry MOTULSKY, citant Renan : « la pensée humaine,
lorsqu’elle s’attache à un tout complexe, débute par une première vue…
générale », « compréhensive, mais obscure ( et peut-être) inexact », où il n’y a,
tout au plus, que divination et pressentiment.
Analyse et synthèse : analyse du dossier pour y découvrir l’ensemble des
éléments qui en forme les données, synthèse par laquelle l’avocat va construire
ses arguments. D’une façon générale l’analyse se définit comme étant la
décomposition d’un tout en ses éléments au plus simplement, la réduction du
complexe au simple.
En matière judiciaire, tous les éléments d’un dossier doivent être examinés à la
fois dans leur essence et dans leur manifestation, dans leurs caractéristiques qui
permettent de comprendre et dans leurs détails qui permettent de les décrire.
a) niveaux d’analyse
A priori à l’introduction d’une procédure, l’avocat va se faire remettre par son
client l’ensemble des pièces consistant ce qu’il est convenu d’appeler le dossier
de l’affaire. Ce dossier se constitue d’éléments le plus divers : lettres échangées,
avant contrat et contrat, témoignages, constatations ou expertises, photos,
notices, techniques, documentation.
Commence alors, pour l’avocat, le vrai travail d’analyse du cas qui lui est
soumis. Insister sur le fait qu’il doit procéder à l’analyse méticuleuse de
l’ensemble de ces pièces pourrait apparaître d’une grande banalité, si nous ne
savons pas, ailleurs que les avocats, chargé d’une multiplicité de causes, soumis
à des trop nombreuses obligations, sacrifient bien souvent à l’impératif de
rapidité la phase préparatoire du travail argumentatif.
b) inventaire matériel
L’analyse d’un dossier doit d’abord commencer par sa mise en ordre. Rappelons
d’ailleurs que le mot ordo signifiait, à l’origine file de soldats qu’on aligne.
L’analyse commence donc par cette mise en ordre des pièces du dossier comme
la première manœuvre d’un général est de mettre en ligne ces troupes avant de
lancer son attaque.
Il s’agit en premier lieu de faire l’inventaire matériel des pièces du dossier. La
démarche consiste à vérifier si les pièces remises par le client correspondent
bien à l’énumération qui peut en avoir été faite, soit dans un bordereau de
transmission, soit dans une lettre d’envoi.
Cette vérification de base n’est point le signe d’une quelconque défiance du
Conseil vis-à-vis de son client, mais constitue une marque de prudence
élémentaire, qui évitera ultérieurement de sérieuses complications, surtout si les
pièces transmises sont des originaux.
S’il manque en effet une pièce alors qu’elle est annoncé comme transmise, une
réaction immédiate de l’avocat permettra de corriger les effets de ce qui peut-
être, chez le client, ou sa secrétaire, une erreur d’inattention ou de classement
bien involontaire. Il s’agit aussi de ne point écarter les situations où le client
chercherait à abuser son propre avocat afin de le manipuler.
Au cas où une ambiguïté subsisterait, il est encore préférable de demander à son
client la pièce en original une telle demande sera, de même, formulée si l’avocat
a le sentiments que la photocopie a fait l’objet de surcharge, qu’elle est illisible
ou qu’elle est tronquée par rapport à l’original et lui-même.
Dans de nombreux contentieux, il convient enfin que l’avocat se fasse
communiquer les originaux des documents invoqués, moins par prudence que
parce que seul l’original peut permettre de déceler certaines mentions
particulières dont la discussion constituera le cœur du débat contentieux. Il en
est ainsi, par exemple en matière bancaire, de tous les contentieux portant sur
les chèques faux ou chèques falsifiés.
Cette rigueur concernant l’inventaire des pièces est, en outre, nécessaire puisque
la loi prévoit qu’une partie « qui fait état d’une pièce s’oblige à la
communiquer à toute partie à l’instant ».( NCPC article 132), en vertu du
principe du contradictoire. Il ne s’agit donc pas de communiquer à l’adversaire
des pièces dont on ne serait pas sûr soi-même.
c) Mise en ordre chronologique.
Tout contentieux s’inscrit dans la durée ; il a ses causes, ses manifestations et
ses effets. L’avocat doit donc se faire l’historien du litige qui lui est soumis et
son premier regard sera chronologique. Il doit reclasser l’ensemble des pièces
qui lui sont confiées en fonction de leur date de manière à en faciliter la
compréhension. Une telle façon de procéder permet de vérifier si le dossier est
complet.
Il arrive en effet qu’un client estime que tel ou telle pièce ne serait pas
nécessaire à la bonne compréhension du contentieux. Or, à cet égard, seul
l’avocat, et non le client doit être, ine fine, juge de la portée et de l’intérêt
argumentatif de chacun des éléments du dossier et des pièces qui les composent.
e) examen des faits
L’avocat poursuivra son analyse en essayant de comprendre, à partir des
documents qui lui ont été remis, la situation de fait dont se prévaut son client.
Les pièces d’un dossier, quelles qu’en soit la diversité, la forme ou la portée
juridique (témoignage, lettre, contrat, etc…) constituent des faits et en même
temps contribuent à les établir.
L’exercice s’apparente à une reconstitution. En effet, dans un dossier
contentieux, l’avocat est toujours en présence, non point d’un récit univoque, qui
serait celui de son client mais de brides, de parcelles, d’éléments consécutifs de
cette trame factuelle dont il a à comprendre, et donc d’un récit qui est
parcellaire, voire partial.
A cette phase, de son travail, il est bien difficile à l’avocat de faire un départ
stricte entre le fait et le droit : le fait ne se repère qu’au travers et par des cas de
figure juridique qui ultérieurement permettront de bâtir l’argumentation.
Quoi qu’il soit difficile de généraliser, eu égare à la diversité des situations
contentieuses auxquelles donne lié l’activité humaine, on peut néanmoins
affirmer qu’une bonne analyse est celle qui permettra de répondre aux questions
que Quintilien, dans ses instructions oratoires, recommandait de se poser avant
de bâtir son argumentation, à savoir : De quoi s’agit-il ? De qui parle t-on ?
Comment se sont passé les choses ? Pourquoi ? Quelles en sont les
conséquences et comment les parties formulent-telles leurs différend ?
f) Repérage du champ juridique du litige
En même temps, l’avocat repérera ce qu’il convient d’appeler le champ
juridique du litige, c’est-à-dire la matière du droit qu’il est sous-entend ; est-on
dans une affaire civile, pénale commerciale, etc… Pourquoi pas les contentieux
administratif électoraux ?
A-t-on à faire à un contentieux qui mettrait en œuvre des règles, éventuellement
les règles de la responsabilité délictuelle, contractuelle ? La détermination du
champ juridique renvoie automatiquement au concept qui s’y rattachent et qui
serviront à l’avocat dans son analyse factuelle des pièces qu’il a à étudier.
Section 6 la logique dans la démonstration de la preuve
1. La notion
Ce qui sert à établir qu’une chose est vraie. Loc. (croire) jusqu’à preuve du
contraire. Preuve par absurde. Acte, réalité qui atteste un sentiment, une
intention. Une preuve d’amour. ---Marque. Faire preuve de --- Montrer. Faire
ses preuves, montrer ses capacités.2. Ex. : Probant (personne ou chose ) 3. Dr.
Démonstration de l’existence d’un fait matériel ou d’un acte juridique. 4.
Opération qui est de vérification. Preuve par 9 ( fig. preuve irréfutable).
2. de la démonstration de la preuve
La preuve, matière de droit privé substantiel ou de droit judiciaire ? le code civil
congolais réserve un certain nombre de dispositions à la preuve. La question est
précisément traitée au chapitre 6 du titre premier des articles 197 à 245 du Code
civil livre 3 « De la preuve des obligations et celle du paiement » L’on peut donc
dire que l'acte constituant la preuve dans sa nature est décrit dans le Code civil
alors que l’administration de cette preuve fait partie du droit judiciaire privé.
C’est pourquoi, la preuve, c’est une notion qui concerne les avocats dans leurs
instructions, plaidoiries, les magistrats du Parquet dans leurs avis et réquisitions
et enfin par les magistrats du siège dans la façon de motiver leurs décisions.
Mais cela équivaudrait à l’élaboration d’une dichotomie qui servirait peu la
connaissance du droit car on aura remarqué que le code civil lui-même se lance
aussi dans le traitement de la matière et relative à l’administration de la preuve.
Lorsque, par exemple, l’article 205 stipule que : « celui auquel on oppose un
acte sous seing privé est obligé d’avouer ou de désavouer formellement son
écriture ou sa signature, il est difficile de ne pas y voir la procédure
d’administration d’une épreuve contraire contre ledit acte.
Il en est de même de l’article 243 qui stipule que : « le juge ne peut déférer
d’office le serment soit sur la demande, soit sur l’exception qui est opposé, que
sous les deux conditions suivantes : il faut :
1) Que la demande ou l’exception ne soit pas pleinement justifiée ;
2) Qu’elle ne soit pas totalement dénuée de preuve.
Hors ces deux, le juge doit ou adjuger, ou rejeter purement et simplement la
demande, comment ne pas considérer que cette disposition prescrive la
procédure qui le juge doit respecter lorsqu’il envisage de déférer d’office un
serment à une partie ? Par ailleurs, est-il compréhensible de traiter de
l’administration d’une preuve sans en connaître la nature ?
Sans pour autant chercher à faire du droit privé substantiel sur toute la matière
de la preuve, il nous a été donné cependant de décrire les actes nouveaux dont
les preuves sont les plus en plus sollicités.
C’est notamment les cas des actes électroniques dont certains comme le fax, la
carte à puce ont été décrits ci-dessous avant que ne soit abordée la question de
l’administration des preuves. Nous distinguons :
a) le demandeur de l’exécution d’une obligation doit la prouver et le défendeur
qui se prétend libérer doit t’en prouver par l’extinction ( la preuve
contraire).
La preuve est la démonstration de la vérité d’un fait ou d’un acte juridique qui
est affirmé par l’une des parties et probablement niée par l’autre. Les modes de
preuve admis et la force de chacun de ce mode relève du droit matériel. les
droits civils les droits commerciales les droits fiscal est très précis et cetera
prévoir chacun de ce mode relèvent du Droit matériel. Le droit civil, le droit
commercial, le droit fiscal, très précis, etc. Prévoient chacun des modes parfois
très précis de preuve. Cependant, la charge de la preuve incombe à la partie qui
allègue le fait à prouver. En matière de droit privé, la loi précise les procédés de
preuve autorisée, elle en détermine les conditions de recevabilité être la
hiérarchie.
S’il est vrai qu’en vertu du principe dispositif, les juge ne peut statuer que
lorsqu’il est saisi d’une demande (ne statuat judex ex offlicio) et est tenu de
respecter les limites que les plaideurs ont assignées au litige ( ne eat judex ultra
petita partium) dans le domaine d’instruction par contre, le magistrat dispose
des pouvoirs entendus : il peut ordonner d’office une enquête, une expertise, il
peut ordonner que telle pièce détenue par telle partie soit produite.
Chaque partie, qui allègue un fait, à la charge de prouver comme dit ci-dessous.
C’est ce qui exprime l’adage : « Actori incumbit probatio » : c’est à lui qui agit,
qui demande qu’incomble le fardeau de la preuve.
Le demandeur doit démontrer l’existence du fait ou de l’acte juridique sur lequel
il fonde de sa prétention. Le code civil institué déjà cette règle à l’article 197 :
celui qui réclame l’exécution d’une obligation doit la prouver. Réciproquement,
celui qui se prétend libéré doit justifier le paiement ou le fait qui a produit
l’extinction de son obligation. Telle est d’ailleurs le sens de la jurisprudence
constante.
Section 7 la logique dans l’argumentation judiciaire d’un magistrat du
parquet
1 : notion du magistrat du parquet au ministère public
Pour MF GOYET et M. Roland, le Ministère public est une institution destinée
à assurer la défense de l’intérêt général et de l’ordre public en veillant à ce que
la loi et les droits soient observés et exactement appliquées.
Par magistrat, il faut entendre d’une personne ayant fait les études de droit
œuvrant comme défenseur de la société au niveau d’un Parquet. Cette catégorie
de personne consiste à toutes les audiences pour concourir à la démonstration de
la justice en émettant ses avis oraux ou écrit dans divers dossiers : civils,
pénaux, sociaux, commerciaux et administratifs….
2. De l’argumentation juridique et du magistrat du parquet
A. Notions
Les doctrinaires dans cette matière, les autres soutiennent l’argumentation,
tandis que les autres raisonnent et enfin, les autres motivations, nous prenons la
dernière catégorie. La motivation du classement sans suite, c’est la décision du
Procureur de la République qui peut prendre une décision de classement ou
d’une décision de poursuite selon qu’il en a la conviction.
Le MP et donc en toute matière (civile ou répressive) et à tout moment (origine
de l’action ou déroulement du procès), l’organe de la loi chargé de l’interpréter
pour la défendre. Cette considération emporte du point de vue de l’organisation
du MP un certain nombre de conséquences.
Le MP est enfin, parfois appelé « parti publique » accusateur public ou avocat
de la société car son rôle essentiel pendant le procès pénal, résulte de son statut
particulier par rapport aux autres parties et aux autres organes judiciaires et
consiste en effet, dans l’exercice de l’action publique, au nom de la société,
même dans le cas où cette action a été déclenchée par le procédé de la citation
directe, le MP assume la charge de la preuve de son accusation à l’encontre de
la partie poursuivre.
En d’autres termes, le MP est un personnage très important dans la société, car
c’est à lui qu’incombe la mission générale de maintien de l’ordre public. Il joue
alors un rôle non le moindre aussi en matière civile quand bien même il s’agirait
d’un secteur ou seuls sont principalement en jeu les intérêts.
B) De l’observation des règles des procédures dans tout argumentation
1.La violation des règles de formes
Lorsqu’elles sont imposés à peine de nullité, leur violation peut entraîner la
cassation. Il faut toutefois lorsqu’elles ont été commises en première instance
que la nullité ait déjà été soulevée en appel. Ce cas est assez fréquent et
concerne aussi bien les nullités de l’enquête que les formalités substantielles des
jugements.
2. la violation des règles et de fonds
Le cas est très général et concerne toutes les hypothèses où la loi pénale a été
mal interprétée, exemple, mauvaise qualification des faits poursuivis,
méconnaissance des éléments d’une infraction, constatation illégale d’une
récidive. Le demandeur en cassation doit préciser les moyens sur lesquels
reposent son pourvoi.
Le Ministère Public résonne dans les avis qu’il requiert dans une cause donnée,
c’est là qu’il justifie sa position liée à la loi du fondé ou non. L'avis du Ministère
Public est donné par écrit dans les 30 jours après que la cause lui a été
communiquée, en moins qu’en raison des circonstances de l’affaire, il puisse
être émis verbalement sur les bancs ; dans ce cas, l’avis est acté à la feuille
d’audience.
Sans préjudice des dispositions de l’article 47 alinéa 1 de la loi portant statut des
magistrats, si l’avis n’est pas donné dans ce délai, le chef de la juridiction fait
obligation au chef d’office de ramener le dossier en état et la cause est prise en
délibéré. La décision rendue mentionne que l’avis du ministère public n’a pas
été donné dans le délais.
C) moment de la parole
L’intérêt de la distinction se révèle, en outre, lorsqu’il s’agit de déterminer le
moment auquel chaque partie doit prendre la parole. Si le MP intervient au
procès en qualité de partie jointe, il prendra la parole le dernier lorsque toutes les
parties ont plaidé. Les débats sont sur-le-champ clos et l’affaire prise en
délibéré.
S’il se trouve des points développés par l’organe de la loi auxquels les autres
parties veulent y répliquer puisqu’il (ces points) sont déterminants pour l'issue
du procès, ces dernières peuvent déposer des notes pour répondre à ces points ou
alors solliciter du juge la réouverture des débats afin d’examiner les éléments
soulevés par le MP.
C) Avis du MP sur le banc ou préalablement communicable
Un autre intérêt de la distinction entre les deux modes d’exercice et de la
fonction du MP réside dans la portée de conclusion à prendre. Si le MP agit en
tant que partie jointe s’il n’est pas du tout libre, il se trouve dans ce cas, lié ses
avis pour les conclusions des parties auxquelles appartient la direction du procès
dont elles peuvent élargir ou restreindre les limites, en y ajoutant ou en y
retranchant un chef de demande ou un moyen de défense.
Cependant si le MP intervient au procès en tant que partie principale, il s’en
trouve totalement libre à l’instar des parties privées, il peut soutenir une
demande comme il l’entend, en y ajoutant ou en retranchant certains chefs de
demandes ; il peut opposer ses moyens de défense propre selon sa conviction.
Au Congo, le tribunal n’est régulièrement composé que si le nombre de juges
requis est respecté que si le greffier et le MP sont présents. Dans la législation de
l’époque de siéger sans la présence du MP, sauf dans les matières où sa présence
était requises.
Il nous semble d’ailleurs que cette pratique aurait pu être prorogé afin d’éviter
les lenteurs judiciaires actuelles. De plus en plus, dans un régime libéral où les
privés jouent un rôle fondamental dans les cours des affaires, cherché à assurer
le contrôle de l’État à tout moment par la présence d’un protecteur qui ne
protège pas, est une perte de temps.
On pourrait peut-être en matière privée limiter la présence du MP à quelques
affaires. Pour le moment, on n’y est pas encore bien qu’en matière civile, le juge
de paix en raison de sa nature « hybride » n’a pas nécessairement besoin de la
présence du MP. Là encore, il y a un paradoxe qui contrôle qui ?
Le rôle du MP ne se limite pas aux avis à donner après que les parties ont
plaidé. Il peut en cours d’audience, intervenir, soulever à son tour des exceptions
d’ordre public, il peut solliciter des mesures d’instruction telle une enquête, une
expertise. Il propose aussi des questions à poser aux parties ; il constitue donc
une présence active.
La communication légale est une formalité prévue par l’article 9, alinéa 4 du
COCJ, dans des cas qui intéressent ne viole une règle impérative, seront
obligatoirement communiques au MP pour son avis écrit.
En règle générale, le MP donnent ses avis en toute matière et peut demander les
dossiers en communication pour un tel avis. Les avis sont donnés soit oralement
soit par écrit. Cependant, il est de cas où la loi ( article 9 du COCJ) exige que
l’affaire soit communiqué pour avis écrit. Sont concernées les affaires
suivantes :
- Les causes qui concernent l’État, les entités régionales et locales doté de
la personnalité juridique ainsi que les établissements publics.
- Les procédures relatives à l’absence des personnes, aux actes de l’état
civil, à l’ouverture, à l’organisation et au fonctionnement de tutelles ainsi
qu’à la mise sous conseil judiciaire.
- Les déclinatoires sur incompétence, litispendance ou conexcité.
- Les actions civiles introduites en raison d’un délit de presse.
- Les récusations prises à partir de règlement de juge, requêtes civiles et
faux incidents civils ;
- Les demandes qui intéressent les mineurs, les interdits, les femmes
mariées non autorisées par leur conjoint et les personnes placées sous
conseil judiciaire des faillis
- Les procédures en matière de faillite et Concordat.
- Les contestations où sont invoqués des dispositions légales sur les
contrats de louage des services ou relevant du régime organisé par la loi
pour assurer la sécurité sociale des travailleurs.
- Les causes mues par les personnes qui sont admises soient comme
indigentes soit comme inapte à rester ou à se défendre en justice chaque
fois que l’assistance judiciaire a été accordée par le président de la
juridiction saisie.
- Les litiges que les juridictions sont invités à trancher par application de la
coutume
- Les litiges relatifs ou succession.
En cours d’office cassation totale, la décision rendue en matière de contrat de
louage des services sans que la cause n’ait été communiquée au MP pour avis
écrit ou verbal alors que l’article 9 du code d'OCJ l’exige. Le MP qui se réfère à
la sagesse des jeunes n’a pas donné son avis. Celui-ci devant être émis par écrit
à moins qu’en raison de circonstances de l’affaire il puisse être émis,
verbalement sur le banc auquel cas, il est acté à feuille d’audience.
E. Fin des débats
Nous abordons ici une question longtemps discutée celle de savoir si après l’avis
du MP une partie peut reprendre la parole. Pour Antoine RUBBENS, le MP a le
dernier mot avant la clôture des débats ; les parties n’ont pas en principe un droit
de réplique lorsque le MP a, cependant soulevé un problème de droit qui n’a pas
été discuté par les parties au cours des débats, les parties peuvent ajoute-t-il, par
voie de requête, demander une réouverture des débats.
En ce cas, la parole doit à nouveau être donné au MP avant que le débat ne soit
définitivement clos. Dans la pratique judiciaire, les cours et tribunaux ne
donnent plus la parole aux parties après l’avis du MP. Cette doctrine semble
avoir été suivie avec révérence.
L’auteur soutien que : « rien exclus qu’une partie prenne la parole après l’avis
du MP. Il est cependant important de souligner que la réplique que réserve l’une
partie à l’avis ne doit plus consister en une reprise totale des débats, elle doit
être aussi courte que possible dans la mesure où généralement, le MP font de
son avis sur le dossier des parties dont il a déjà pris connaissance.
Dans le cas d’un élément nouveau qui contient l’avis et qui n’aurait pas été
soumis à contradiction des débats ou dans la mesure où le MP fait une
interprétation erronée d’une loi, d’une jurisprudence ou d’un fait, une partie a le
droit de reprendre la parole. Ceci relève même du caractère du principe de
l’égalité des armes et rien ne permet de les contourner.
Que cette position prise par Me MATAD. est la nôtre, parce que si un juge vous
refuse de vous accorder la parole après l’avis du MP, viole au principe du
contradictoire, de droit de la défense et pourquoi pas à la garantie judiciaire de
l’égalité des armes en plus dans notre profession d’avocat, ça nous a déjà arrivé
une fois après avis du MP, nous avions eu à demander la parole avec insistance
et le juge du séant nous l’avait accordé.
Mais c’est Franklin KUTY soutient que : « l’essentiel est aussi de maintenir un
équilibre. Un procès ne serait plus équitable et s’il devrait se dérouler dans des
conditions de nature à placer injustement le prévenu dans une situation
désavantageuse.
F) La décision du classement sans suite
Lors de l’examen d’un dossier par le procureurs de la République, il a deux
voies à suivre : le procureur décidera de classer l’affaire sans suite s’il pense
qu’elle est poursuites sont irrecevables parce que l’action publique est éteinte. Il
en sera de même s’il pense que l’action publique serait mal fondée, tous les
éléments de l’infraction n’étant pas réunis, ou la charge de la preuve apparaît
trop difficile, ou l’auteur de l’infraction semble impossible à identifier (encore
que dans ce cas, l’action publique puisse être mise en mouvement par une
information ouverte contre X).
Il en sera enfin ainsi lorsque les procureur de la République estimera simplement
qu’elle est poursuites sont inopportunes ou qu’il juge préférable de soumettre
l’affaire à un médiateur en exécution de cette décision et comme son nom
l’implique les dossiers classés dans les archives il ne lui ai pas donné d’autres
suites ou moins dans l’immédiat.
Le classement sans suite n’est pas un jugement mais une décision
administrative ; il est porté à la connaissance des plaignants et des victimes d’
identifiées ainsi qu’aux autorités ayant dénoncé les faits en précisant les raisons
juridiques ou d’opportunité le justifiant. D’autre part, cette décision n’a pas
l’autorité de la chose jugée ; il est toujours possible de revenir sur cette décision
tant que la prescription n’est pas acquise, même si aucun élément nouveau n’est
survenu.
G) De la décision de poursuite
Si les procureur de la République estime que toutes les conditions de
recevabilité de l’action publique sont réunies, qu’elle paraît bien fondé et qu’elle
est opportune, il va décider d’engager la poursuite. Dès que l'exécution de cette
décision aura commencé, elle deviendra irrévocable (à la différence de la
décision de classement). En effet, la mise en mouvement de l'action publique
présente un caractère irréversible, le procureur de la République ni personne
d’autre ne peut alors arrêter le mécanisme de la répression.

Section 8 la logique et l’argumentation judiciaire d’un magistrat du siège


1. Notion du magistrat du siège
Le magistrat du siège n’est autre que celui que nous appelons « le juge ». par
juge, il faut entendre n. m. 1. magistrat et approfonction de rendre la justice
magistrat appartenant à une juridiction du 1er degré par opposition au Conseil
des cours d’appel et de la Cour de cassation juge d’instance du tribunal
d’instance juste consulaire juge du tribunal de commerce juste d’instruction
chargée d’instruire une affaire pénale juridiction.
C’est pourquoi les juges a pour mission de rendre justice au nom du peuple en
respectant la loi en la matière des compétences des procédures de l’objet et de
condamnations pénales civiles commerciales et administrative….
2. Des devoirs du juge
Toute personne appeler à exercer la fonction juridictionnelle et tenue au devoirs
de neutralité des sérénité d’objectivité des réserver d’indépendance.
1. Le devoir de neutralité du juge
Le juge pas une partie c’est l’évidence même il est en dehors de la cause en
dehors des hostilités serait-on tenter de dire placer au-dessus des parties il doit
leur être étranger sa fonction renvoie à la notion de tiers arbitre.
La neutralité et latitude d’un partialité du juge qui exemple de toute idée
préconçue examine avec la même attention des éléments favorables ou
défavorables à chacune des parties elle est encore légale de sa crédibilité
l’impartialité est en d’autres termes la traduction juridique de la neutralité
l’opinion du juge doit être un être à l’égard de la personne des parties et au fait
qu’il est appelé à juger de même que par rapport au témoin
Il n’est pas nourrir certaines affinités avec ligne de parties ni en donner
l’impression qu’il pourrait agir de la sorte il doit garder distance cette distance
neutralisante créant par elle-même les conditions de son impartialité il ne peut
s’engager dans le débat comme partie intéressée au contraire les juge impartial
et désintéressé non par les faits qui constitue l’objet de poursuites ni vis-à-vis de
Lucie de la cause qui doit les laisser indifférent la neutralité ne se confond
toutefois pas avec l’indifférence celles importe la justice et les rappels de la
règle de droit.
La notion de neutralité est parfois réduite à l’interdiction des préjugés les juges
neutres seraient alors celui qui parvient à se soustraire au contrainte plus ou
moins difficile de sommier social et de ses engagements personnels il s’agit là
de la neutralité du juge par rapport à lui-même la notion de neutralité illustre
c’est leur chacune des parties à la cause.
3. le devoir de sérénité du juge
Les jugé droit appréhender l’examen de la cause en toute sérénité et dans les
calmes la justice ne peut se révélé que dans une atmosphère sereine et
d’impartialité les magistrats doivent dès lors adopter une attitude réservée
empreinte de discrétion afin d’éviter de se voir reprocher un défaut
d’impartialité ou de sérénité et de garantir tant l’air images des juges impartial
que le quitté de la procédure.
Un incident d’audience peut troubler la sérénité des dégâts au point de me
connaître les droits de la défense c’est incident futur étranger à la cause et de
mettre en un jour un sentiment d’hostilité dans les chefs du magistrat y est mêlé.
Pareille situation suscite inévitablement du doute légitime quand ça stricte
impartialité c’est ainsi qu’il a été jugé qui ne présente plus la garantie
d’impartialité. les magistrats qui adoptent une aptitude excessive en réaction à la
conduite du prévenu ou qu’il est traité d’officier n’est plus lamentable qu’il est
jamais entendu au cours de sa carrière et dans l’attitude apparaissait peu
compatible avec la dignité d’un officier il a encore été admis qui ne cause ne
peut être sereinement entendu lorsque la défense en travée par un juge n’a pas
été en mesure d’exposer tout son argumentation.

3. Le devoir d’objectivité du juge


L’objectivité et la disposition de l’esprit qui consiste à décrire une situation ou
une chose telle qu’elle est indépendamment des intérêts en présence ou des
goûts et des préférence l’objectivité et la qualité qui permet de donner une
représentation fidèle de la chose observée.
Le juge doit avoir pour seul souci la recherche de la vérité dans les respects total
et inconditionnel des droits de la défense de manière aussi objectif que possible
cet objectif caractérise la démarche du juge devant la conduite à son intime
conviction présumé jusqu’à la preuve contraire elle n’a pas à être démontré c’est
qui des notes une fois encore la confiance qu’il est législateurs à placer dans le
juge.
Peu de décision affirme ses devoirs d’objectivité auquel les juges et tenir sans
doute par ce que cela va-t-il déçoit l’objectivité est la seule garantie du
justiciable a-t-on dit. Pareille affirmation est excessive. L’objectivité est
néanmoins l’une des manifestations de l’impartialité du juge l’un de ses
corolaire obligé et même l’un de ses fondements.
Les justiciables sont en droit décompter sur un examen objectif de l’air causes
des sortes qu’il est juges doit appréhender celle-ci estime la Cour de cassation de
manière objective et impartial elle permet d’éviter la prise en considération des
préjugés et la connaissance personnelle des faits.
4. Les devoirs de réserve du juge
Le devoir de réserve une notion construite sur la conception que certaines
fonctions sont attirées par des personnes dont il faut préserver l’image d’un
partialité des neutralité en raison de la confiance qu’elle doit inspirer au public il
doit essentiellement s’examiner sous l’angle des principes indépendance et
d’impartialité cette dernière imposant une réserve qui limite où à tous les moins
balises la liberté d’expression.
Le principe est forcément posé par la Cour de cassation les juges ne peuvent
faire aucun commentaire ou tenir aucun propos concernant une affaire qu’ils
sont appelés à juger les juges est ainsi tenu à un devoir de réserves qui
s’explique par les fait qu’il n’est pas ligne de partie à la cause mais en est
l’arbitre.
Il a les devoirs de s’abstenir de tout acte ou comportement de nature à donner
l’impression qu’il ne serait plus impartial pour que ces décisions soient dîner des
respects il importe qu’il ne génère lui-même aucune circonstance de fragilité
l’image de la justic.
Ce devoir de réserve s'impose tant vis-à-vis de la cause qui est de partie la
notion est en effet en droit d'attendre des fonctionnaires de l'ordre judiciaire
qu’il use de leur liberté d’expression avec retenir chaque fois qu’il autorité et
l’impartialité du pouvoir judiciaire sont susceptibles d’être mis en cause.
Le juge doit ainsi veuillez à les manifester son opinion et l’argumenter pro
termes de la procédure dans la décision qu’il rend lorsque les juge manifestent
inopinion ou un sentiment quand tu as une question de faire ou de droit qu’il est
appelé à résoudre quel qu’en soit le mode d’expression l’anticipe Lucie à
réserver à la cause et c’est de partir par la même occasion de son devoir de
réserves des sortes qu’il ne présente plus les garanties d’impensabilité nécessaire
pour encore connaître de la cause.
L’exigence d’impartialité ne lui permet donc pas de commenter les dossiers dont
il a à connaître de même lorsqu’il intervient pour permettre au risque de les lier
il a l’obligation de ne pas participer à la décision finale la réserve favorise
l’attitude d’écoute du juge.
Le magistrat du siège n’a pas seulement les objectifs dans son accomplissement
de sa mission de rendre justice il a aussi les obligations résumé en salle de
motivation consacrée par la norme internationale et nationale c’est pourquoi
dans les points qui suit nous allons étudier pourquoi dans les points qui suit les
préalable à l’obligation de la motivation comme obligation imposée au juge.
Dans ce point nous allons étudier les commandes de la rédaction du jugement
les motivations des 10 jugements du fondement et de l’importance de la
motivation et enfin les formes de motivation.
Toute partie au procès qui constaterait dans les chefs du juge chargé de la
mission primordiale celle des tranchées un litige lorsqu’il n’a pas respecté les
devoirs si au détaillés et endroit disait toute voix des droits pour que ça cause
soit rendu dans les respects des droits fondamentaux arguer prouver pour arriver
à convaincre ou à persuader c’est à qui vous adresser les observations.
5. le devoir final du juge
Après avoir observé les devoirs sur décortiquer les juges finira par les devoirs
intellectuels pour qu’il soit décisif définitivement du litige qu’il est lié au parti et
ses devoirs seront étudiés un après l’autre.
3. Des obligations du juge
La motivation de décision (ordonnance, jugements et arrêts)
1. L’essence et les effets de décision judiciaire
Le juge appelé à rendre une bonne justice les dossiers lui confier peut procéder
de deux manières dans sa mission de dire les droits premièrement c’est par des
décisions avant dire droit et enfin par les décisions définitives.
a) les décisions avant dire droit
Ce sont celles qui ne touche pas les fonds du procès mais prépare seulement la
solution de celui-ci elle tranche certaines incidents contentieux ou ordonne des
mesures permettant d’éclairer la juridiction et elles sont prises avant de dire les
droits.
. Quel est le cas de jugement sur la recevabilité de la partie civile ou rejet
inexception d’incompétence ou admet l’existence digne question préjudiciaire
au jugement ou statut sur une demande de mise en liberté ou non mais ordonne
un supplément d’information.
. Ces décisions ni de saisissent pas la juridiction du procès qui reste pendant tes
vents elle il en est particulièrement un sciences qui concerne les supplément
d’information que la juridiction a pu ordonner.
1. La motivation des jugements
C’est la partie du jugement dans laquelle le tribunal explique son raisonnement
et justifie sa décision après les contestations des faits à la lumière de disposition
des témoins ou des avait éventuels des parties les tribunal doit justifier en fait et
en droit pourquoi il retient-elle fait plutôt que tel ou autre et faire application du
droit faut te laisser faire il vit de la Constitution qui veut que tout jugement soit
motivé.
A. Notion
Par motivation il faut entendre que c’est la technique de cassation et la sanction
de la violation de l’obligation de motivation de la peine ou de la mesure
prononcée les libertés fondamentales garanties par la Constitution et les traités
internationaux ou encore du droit à un recours effectif devant une instance
nationale de la seule circonstance que la décision de la juridiction du jugement
n’a pas régulièrement motivé.
C’est aussi une activité qui consiste à expliquer les pourquoi de sa décision et
désigner sous les vocable motivation la loi ne définit pas ce terme elle ne dit pas
non plus de quelle manière le jus je dois motiver sa décision l’article 21 de la
constitution de la RDC stipule que tout jugement est écrit et motivé il est
prononcé en audience publique.
Après avoir motivé le juge va conclure ces motivations d’une dernière partie du
jugement ou de l’arrêt qui nous appelons dispositif ou principe de dispositifs les
dispositifs et toute décision du juge Sirine contestation quelle que soit la place
de cette décision dans le texte du jugement cassation 17 décembre 1959 par
1960 459 classe 30 octobre 1961 par 2030 d’ordinaire il se place à la fin du
jugement et en est la partie la plus importante.
Il énoncé la vérité légale en même temps qu’il donne la solution du litige et
prononce les condamnations nécessaires peine dédommagement et frais ou tout
autre mode de réparation les juges doit y affirmer que les jugements et prononcé
en audience publique en indiquant que la date afin d’apposer sa signature et
celle du greffier éventuellement mentionner les noms de l’officier du ministère
public en présence duquel il a été rendu.
Si le juge se trouve dans l’impossibilité de signer, le greffier celles authentifie
les jugements en Constantin l’impossibilité pour les juges des signes 30 janvier
1942 RJ 1942 p 51 rgjc 1940 1949 p 162.
b) la rédaction des jugements
Aux termes des articles les 23 du Code de Procédure civiles et 87 il dit code de
procédure pénale et non ce que les jugements contiennent les noms des juges qui
les ont rendu celui de l’officier du ministère public s’il a été entendu et du
greffier qui a assisté au prononcer des noms professions et des mères des parties
et de leur fonder des pouvoirs si elles ont été représenter les motifs les
dispositifs et la date à laquelle ils ont rendu.
L’article 24 du code de procédure civil ajoute que les minutes de jugement sont
signés par les juges qui les ont rendu et par les greffiers et qu’elles sont annexés
à la feuille d’audience.
Lorsqu’il est parti en déposé leurs conclusion et dossier les tribunal déclare que
les débats sont clos et qu’il a fait communiquer au ministère public si il est chez.
Dans l’hypothèse pour la cause n’est pas communicable le Tribunal rendra
immédiatement son jugement si il est simple et ses bornes par exemple à
constater l’accord des parties sur une mesure d’instruction dans ce cas il en
dictera et termes au greffier qui rédigera les jugements sur la feuille d’audience.
Conclusion générale
Notre cours des notions de logique adaptées au droit et l’un des cours au
programme des cours de premier graduation à droit dans le système LMD c’est à
ce titre que nous vous faisons remarquer sa présence dans le domaine du droit.
Cette « transposition des réflexion logique dans le domaine de la science et des
pratiques du droit pour lui donner une force peut-être plus de commodités en
tout cas des persuasion envie d’attirer la conviction du public des politiques et
du juge telle et la finalité dans l’étude de ces notions de logique et
argumentation juridique auxiliaire et indispensable de la science et de la
pratique du droit dont les juriste se donne plus à des recherches enfin que leurs
points de vie conclusion à vie réquisition et motivation soit convaincante comme
il y a seulement peu de temps s’il n’est pas excessif de l’élever au rang de ligne
de disciplines juridiques.
Il s’agit d’une méthodologie juridique des conduites de la pensée propre aux
juriste devant son originalité au recours par les juristes aussi logisme en tant
qu’expression formaliser du raisonnement déductif dans l’usage court dans la
pratique juridique judiciaire parlementaire et politique a marqué celle-ci de la
façon définitive elle préserve les juristes des fours vraiment générateur
d’insécurité tant pour les justiciables que pour les hommes de loi et permet à ces
derniers d’adapter sans cesse ces décisions au conjoncture les plus variés.
Par ailleurs l’art des raisonner des rédiger darguer mais c’est pratique pas sans la
logique et de la même façon dans un avis juridique conclusion des moyens de
droit au plaidoirie et enfin aux décisions judiciaires en effet alors que dans les
libellés de sa décision les juges retiens seulement les propositions utiles
pertinentes et conforme à la logique en revanche dans la défense des intérêts de
ses clients les praticiens recours à tous les arguments susceptibles d’être admis

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