SEMIOLOGIE CLINIQUE ET
RADIOLOGIQUE DE LA HANCHE
DOULOUREUSE DE L’ADULTE
CD-ROM D’ENSEIGNEMENT
[Link], M. Mezghani, [Link],
S. Baklouti, M.H. Elleuch, [Link]
OBJECTIF
Création d’un outil interactif d’auto enseignement
pour l’apprentissage de la sémiologie clinique et
radiologique et des différentes étiologies de la
hanche douloureuse de l’adulte
( pathologies traumatiques et tumorales de la hanche
douloureuse exclues )
INTRODUCTION
CD ROM interactif destiné aux résidents en
cours de formation et aux médecins spécialistes
de l'appareil locomoteur : médecine physique,
rhumatologie, radiologie, médecine interne,
orthopédie et médecine nucléaire.
INTRODUCTION
Ce CD ROM comporte plusieurs chapitres :
Un rappel anatomique (anatomie descriptive et fonctionnelle)
La sémiologie clinique où sont expliqués les différents temps
de l’examen clinique (interrogatoire, examen physique). Ce
chapitre est enrichi par des séquences vidéo.
La sémiologie radiologique normale et pathologique. Ce
chapitre est argumenté par de multiples illustrations.
Les différents tableaux cliniques regroupés en pathologie
articulaire, osseuse et abarticulaire
Un chapitre de diagnostic différentiel.
INTRODUCTION
Ce CD ROM est enrichi par des séquences vidéo
illustrant les manœuvres de l’examen clinique et une
riche illustration radiologique dans le but de montrer les
signes les plus fréquemment observés.
Il comporte 120 pages écrans, 120 figures, 9 séquences
vidéo, 40 exercices et 14 cas cliniques.
INTRODUCTION
Une évaluation faite de QCS, QCM, QROC à la fin de
chaque chapitre permettant une autoévaluation
INTRODUCTION
Les logiciels informatiques utilisés dans ce travail
sont :
Ulead video studio plus
Mediator 7.0
Microsoft picture It ! Photo 2002
Microsoft word 2000.
Gold wave.
INTRODUCTION
Dans les diapositives suivantes, nous allons
résumés le contenu du CD rom existant dans la
rubrique exposition scientifique – travail
pédagogique
HANCHE DOULOUREUSE DE
L’ADULTE
Hanche :
Articulation portante
Contraintes mécaniques sur le cartilage, l’os sous chondral et
les tissus mous péritrochantériens très importantes.
Articulation difficile à examiner et à étudier vu sa complexité
anatomique et sa situation profonde
Douleur de la hanche :
Motif fréquent de consultation.
Typiquement inguinale ou inguinocrurale traduisant une
pathologie osseuse, articulaire et des tissus mous
abarticulaires
HANCHE DOULOUREUSE DE
L’ADULTE
Devant une douleur de hanche :
Diagnostic clinique dans la majorité des cas.
Recours à des examens complémentaires plus poussés biologiques,
radiologiques voire même une ponction-aspiration articulaire et / ou une
biopsie synoviale si diagnostic clinique difficile ou douteux
Examen clinique :
Interrogatoire précisant les caractéristiques de la douleur, les signes
associés et les antécédents du patient
Examen physique à la recherche surtout d’une boiterie à la marche, d’une
limitation articulaire et d’un retentissement fonctionnel
ETIOLOGIES DE LA HANCHE
DOULOUREUSE
Trois groupes de pathologies douloureuses de la
hanche :
Articulaires : de loin les plus fréquentes
Osseuses
Des parties molles.
PATHOLOGIES ARTICULAIRES
COXARTHROSE
Primitive ou secondaire.
La coxarthrose primitive
Femme entre 40 et 70 ans
Clinique : douleur de siége inguinale ou
inguinocrurale irradiant à la cuisse, d’horaire
mécanique avec enraidissement articulaire au début
modéré s’aggravant progressivement.
COXARTHROSE
Diagnostic : Radiographie standard +++
Deux signes caractéristiques : le pincement localisé
de l’interligne articulaire et l’ostéophytose.
ostéophyte Pincement articulaire
Hanche droite de face Faux profil de Lequesne
COXARTHROSE
Les autres examens radiologiques ( arthrographie,
scanner et IRM) : utiles si la radiographie standard est
normale, dans les formes débutantes de diagnostic
difficile et avant toute prise en charge chirurgicale.
1 2
3
TDM de la hanche gauche coupe axiale
1 pincement articulaire
2 ostéophytose
3 géode sous chondral
amincissement polaire supérieur du cartilage
articulaire de la hanche droite.
IRM Coupe axiale en pondération T2
épanchement articulaire des deux hanches prédominant à droite.
IRM Coupe sagittale en pondération T1
après saturation de la graisse
COXITES
Les coxites :
Inflammatoires dans le cadre d’un rhumatisme
inflammatoire chronique ( PR , SPA et microcristalline)
Infectieuse
non spécifique surtout staphylococcique d’évolution
souvent aiguë
spécifique notamment tuberculeuse d’évolution
longtemps méconnue, encore fréquentes dans notre pays
COXITES INFLAMMATOIRES
Révèlent rarement la maladie
1
Clinique : douleurs à caractère 2
inflammatoire.
Radiographies standard : une
chondolyse plus ou moins
rapide
Rx de la hanche gauche de face
1 géode sous chondral
2 pincement articulaire
COXITES INFLAMMATOIRES
Les techniques d’imagerie en coupe seront utiles
pour décider d’une chirurgie prothétique.
COXITES INFECTIEUSES
Le diagnostic précoce de coxite infectieuse
repose sur :
Données cliniques : contexte infectieux aigu dans les
coxites à germe banal, contage et exposition
professionnelle et une évolution plus lente pour les
coxites tuberculeuses et brucelliennes
Données biologiques et celles d’une ponction et / ou
biopsie synoviale
COXITES INFECTIEUSES
Radiographies standard : souvent normales à la
phase de début
Échographie montre un épanchement intra
articulaire.
épanchement articulaire
Échographie : coupe sagittale centrée sur la hanche droite
COXITES INFECTIEUSES
Les signes radiologiques apparaissent à la deuxième semaine au
cours des coxites septiques à germe banal avec pincement global
de l’interligne et déminéralisation épiphysaire.
1
3 2 Profil de Cochin
4 1 pincement supéro-externe de l'ILA,
2 condensation de la tête,
3 ostéophytose du cotyle,
4 perte de la sphéricité de la tête fémorle
COXITES
La scintigraphie osseuse montre une hyper fixation
aspécifique et permet surtout de rechercher d’autres
foyers asymptomatiques.
Les autres techniques d’imagerie ( scanner, IRM )
affinent la sémiologie radiologique et donnent plus de
détails notamment au cours de la coxalgie sur les
destructions osseuses et des parties molles.
L’arthrographie peut guider une ponction ou
éventuellement une biopsie synoviale.
RETRACTION CAPSULAIRE
La rétraction capsulaire de la hanche est rare. Son
diagnostic est confirmé par l’arthrographie en montant
la réduction de la capacité articulaire.
SYNOVITE VILLONODULAIRE
Diagnostic orienté :
Cliniquement par des gonflements à répétition de
l’articulation
Liquide hémorragique à la ponction
Signes de synovite agressive avec épaississement nodulaire
pseudo tumorale de la synoviale en imagerie.
Rx de la hanche droite de face
SYNOVITE VILLONODULAIRE
L’IRM peut orienter le diagnostic en montrant des
hyposignaux liés aux dépôts d’hémosidérine en intra
articulaire et dans les parties molles mieux visibles sur
les séquences en écho de gradient T2.
IRM des deux hanches
Coupe axiale T2
Epanchement intra-articulaire, épaississement synovial, érosions osseuses.
OSTEOCHONDROMATOSE
Diagnostic clinique évoqué sur des épisodes de blocage
ou des manifestations d’une coxarthrose banale chez un
adulte jeune.
Diagnostic confirmé par la radiologie standard lorsque
les corps étrangers sont calcifiés
Rx de la hanche droite de face
multiples calcifications péri-articulaires
OSTEOCHONDROMATOSE
Arthrographie ou mieux l’arthroTDM ou l’arthroIRM :
formes purement cartilagineuse, existence et le nombre de corps
étrangers localisés dans l’arrière fond du cotyle.
Arthrographie de la hanche droite Arthro-scanner coupe axiale
Présence de multiples lacunes intra-articulaire Corps étrangers de l’arrière fond
ANOMALIE DU BOURRELET
Clinique : blocage de la hanche ( fissure ou rupture ) ou plus
fréquemment un syndrome douloureux inguinal au début
transitoire puis permanent associé soit à une dysplasie
cotyloïdienne ou à des remaniements dégénératifs de
l’articulation.
Diagnostic basé sur les données de l’arthrographie ou mieux
l’arthroscanner.
Arthrographie cliché centré sur le bourrelet
fissuration inférieure du bourrelet
PATHOLOGIES OSSEUSES
OSTEONECROSE ASEPTIQUE DE LA
TETE FEMORALE
Diagnostic évoqué chez les patients prédisposés devant
toute douleur de la hanche.
Radiographies souvent normales au début. Les clichés
centrés de face et de profil médical ou de Ducroquet
peuvent rechercher les signes précoces :
densification polaire de la tête fémorale avec discret
décrochet du contour fémorale
image en coquille avec une ligne claire sous- chondrale
à un stade évolué, la perte de la sphéricité céphalique et les
remaniements dégénératifs secondaires.
zone condensée de la tête fémorale
et la ligne claire sous chondrale :
aspect en coquille d'œuf (Ostéonecrose stade III).
Rx de la hanche gauche
(Profil de cochin)
OSTEONECROSE ASEPTIQUE DE LA
TETE FEMORALE
Scintigraphie osseuse : très utile au diagnostic précoce en
montrant un aspect caractéristique d’une image en
cocarde avec une zone centrale non fixante soulignée par
une zone hyperfixante à concavité supérieure.
Scintigraphie osseuse de la hanche : hyperfixation globale de la coxofémorale droite
OSTEONECROSE ASEPTIQUE DE LA
TETE FEMORALE
L’IRM :
Examen de référence pour le diagnostic précoce de l’ONATF
Montre le signe spécifique du liseré périphérique de bas signal
en T1 et T2 s’étendant d’une corticale à une autre concave vers
le haut correspondant à l’interface entre os nécrosé et os sain.
Permet d’évaluer l’étendue de la surface de l’os nécrosé et ainsi
le risque d’effondrement osseux aidant à planifier le traitement.
IRM du bassin coupes frontales pondérée T2 : hyposignal "séquestre" en T2
ALGODYSTROPHIE
Syndrome douloureux avec une précarité rapide de la
marche survenant souvent chez l’homme entre 35 et
55 ans ou chez la femme enceinte au troisième
trimestre ou en post partum
Les radiographies standard sont en retard par rapport à
la clinique. Elles orientent vers le diagnostic en
montrant une déminéralisation de la tête fémorale
parfois étendue aux structures adjacentes et un
interligne articulaire normale puis la réossification au
cours de l’évolution.
ALGODYSTROPHIE
Rx du bassin de face centrée sur les deux hanches
déminéralisation sous-chondrale avec disparition de la plaque osseuse sous-chondrale à droite.
ALGODYSTROPHIE
La scintigraphie : sensible et permet un
diagnostic précoce
ALGODYSTROPHIE
IRM : utile au diagnostic précoce ou en cas de doute
diagnostic. Elle montre un œdème intra osseux
cervicocéphalique.
IRM des deux hanches
Coupe axiale T2
FRACTURES DE CONTRAINTE
Fractures de stress ou de fatigue siégeant à la partie
inférieure du col fémoral
Fractures par insuffisance osseuse qui intéressent outre
le col fémoral, l’os sous chondral de la tête fémorale
dans sa partie antéro-supérieure, l’acétabulum, les
branches ischio et ilio-pubiennes et l’aileron sacré.
La détection radiologique de ces lésions est retardée et
parfois difficile dans certaines topographies.
L’IRM parfois complétée par des coupes TDM peuvent
localiser le trait de fracture au sein d’un œdème plus ou
moins marqué.
IRM du bassin coupe axiale T1
zone d’œdème du spongieux, ligne de fracture
Rx de la hanche droite de face
en hyposignal
Fracture de fatigue du bord supérieur du col
fémoral
PATHOLOGIE ABARTICULAIRE
TENOBURSITE DU MOYEN FESSIER
Diagnostic :
visualisation de calcifications péritrochantériennes sur les
radiographies standard
Rx de la hanche droite de face
calcification du tendon du muscle moyen fessier
TENOBURSITE DU MOYEN FESSIER
Radiographies standard complétées parfois par une
échographie ou mieux une IRM notamment chez les sportifs
de haut niveau pour un bilan précis des lésions.
IRM en coupes frontales séquence
Pondérée T2