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École libérale et défaillances de l'État

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1) Présentez l’école libérale

I. École libérale classique

A. Libéralisme 1. Doctrine émergeant à la fin du 15e siècle mais se formalisant au 18e.


2. Fondée sur l'idée que les libertés économiques (entreprendre, consommer, travailler,
libre échange) sont essentielles au bon fonctionnement de l'économie. 3. Prône une
intervention minimale de l'État dans l'économie, en opposition au mercantilisme.

II. Définitions de l'économie classique

A. Économie classique selon la période historique - S'étend de la publication de "La


richesse des nations" (1776) d'Adam Smith jusqu'aux "Principes de l'économie
politique" (1848) de John Stuart Mill.

B. Économie classique basée sur la valeur travail - Postule que la valeur des biens
dépend du temps nécessaire à leur production, englobant des penseurs tels que Marx.

C. Économie classique comme école de pensée libérale - Regroupe des économistes


comme Smith, Malthus, Say, Ricardo, fondant leur pensée sur le marché, la propriété
privée et la liberté individuelle. - Interrogation sur les facteurs de création de valeur et le
rôle de la monnaie.

III. Physiocratie

• École post-mercantiliste aZirmant que la richesse provient de la nature, donnant


à l'agriculture la primauté dans la production de valeur.

• Croit en l'auto-régulation naturelle de l'économie, prônant le laissez-faire et


s'opposant à l'intervention de l'État.

• Divise la société en trois classes : producteurs (agriculteurs), propriétaires,


stériles (artisans, commerçants).

• Limitations : inapplicable dans les échanges internationaux et simplification des


relations sociales.

IV. Le libéralisme selon Adam Smith

• Publie "La richesse des nations" (1776), critique les systèmes mercantilistes et
prône la division du travail pour accroître la richesse.

• Identifie les valeurs d'usage et d'échange comme déterminantes dans la


formation des prix, rompant avec l'interventionnisme.

V. Le libéralisme français selon Jean-Baptiste Say

• Énonce la loi des débouchés : "Toute oZre crée sa propre demande".


• Considère que la monnaie ne remplace pas les biens et services mais facilite les
échanges.

• Contestation de la théorie de la valeur d'échange de Smith, basant la valeur sur


l'usage et le profit sur les relations oZre-demande.

2) Quelles sont les défaillances de l’état du point de vue de


l’économie ?

L'admin engendre des coûts qui vont à l’encontre de son eZicacité. Ce regard éco sur l’E
est de plus en plus légitimé. L’action publique serait celle qui ne recherche pas
l’eZicacité car intervient dans des secteurs qui, par définition, ne sont pas rentables.

L’ineDicacité de l’action publique :

1. Les coûts d’administration

On a 3 coûts spé au admin pub :

- coûts liés à la recherche d’infos sur l’optimum social/collectif : concept formé par un
économiste Wilfred Peretto, qui désigne la meilleure façon d’allouer les ressources
publiques pour atteindre la plus grande utilité.

- coûts liés à la perception des financement, cad à la fiscalité : admin qu’il faut payer,
montant pour engager des fonctionnaires contrebalancés par le montant perçu,
distorsion créée par les conso compensée par l’entrée d’argent etc

- coûts liés aux monopoles, car souvent l’admin fournit des services non marchands
pour lesquels elle est en monopole ou quasi-monopole (engendre un risque
d'ineZicacité, de manque d’innovation des ent qui fournissent les services en monop =
baisse qualité, hausse des coûts)

2. Les charges de la bureaucratie

Bureaucratie = ojd péjoratif (fonctionnement dépensier) mais avant c’était le fait que
pour que l’admin fonctionne bien, certains principes de bureaucratie devaient être
respectés. Marx Weber pense le cadre et contenu de ces principes : méthode
d’organisation de travail dans laquelle l’action de l’admin est encadrée par le droit.

Par exemple, les fonctionnaires sont recrutés par concours, on a un principe de


hiérarchisation au sein de l'administration et la spécialisation des agents dans le travail
qui rend conforme l’admin a une rationalité du droit.
La dérive du travail bureaucratique est mise en avant par les socio de l’organisation. Par
ex, l’excès de formalisme (rigidité), monopole du pv au profit des intérêts des
bureaucrates.

En 1971, Niskanen, écrit Bureaucratie et gouvernement représentatif en mobilisant les


concepts éco pour démontrer que l’action admin est moins eZicace que l’action privée.
S’explique par le fait que le droit de proprio ne peut s'utiliser pleinement dans les admin.
Il décrit la relation admin/citoyens comme celle d’une tutelle. La société se structure
autour des fonctionnaires (non élus) qui veille aux deniers de l’E et des citoyens élus qui
veulent créer de la dépense : relation autour de la négociation du budget. Ils cherchent à
maximiser leur utilité : l’élu veut représenter plus de personnes, le bureaucrate va dev la
rigidité de la dépense. C’est une situation typique d’asymétrie de l’info ou l’admin peut
refuser ce que dmd l’élu et accepter ce qui est de son intérêt (= celui des bureaucrates).
C’est la capture, par l’admin, de l’action.

Niskanen montre qu’il est impossible pour l'admin d’être eZicace car elle est gouvernée
par des intérêts propres et donc pas incitée à favoriser la fourniture de services
eZicaces.

3) Quelle remède le marché propose t’il face au defaillance de l’état ?

Les réformes de l’État

1) La modernisation de l’administration

Contexte et critiques initiales : Les coûts et l'ineZicacité de l'administration sont


critiqués. Léon Blum propose une réforme gouvernementale, aboutissant au Décret-loi
du 4 avril 1934. Objectif : réduire le nombre de fonctionnaires et créer un secrétariat
général du gouvernement.

Premières réformes (1934-1947) : Création du secrétariat général du gouvernement à


Matignon. En 1947, instauration d'un ministère de la réforme administrative, confié à
Pierre-Henri Teitgen.

Rationalisation budgétaire et réformes administratives (années 1960) : Méthode


importée des USA, inspirée par McNamara, avec une vision à long terme du budget.
Introduction de l'analyse des coûts pour évaluer l'eZicacité des actions
gouvernementales. Évolution vers l'évaluation des politiques publiques et le New Public
Management.

Inversion de la hiérarchie et approche libérale (années 1980) : Idée d'inverser la


hiérarchie entre l'administration et les administrés (bottom-up). Adoption de méthodes
axées sur la performance et les objectifs quantitatifs, inspirées du secteur privé.
Loi organique sur la loi de finance (LOLF) (2001) : Réforme comptable de
l'administration, fixant des objectifs à long terme et exigeant une meilleure
performance. Les budgets doivent être pensés dans le temps et répondre à des besoins
de performance.

Tendance libérale dans la pensée administrative (années 2000) : Adoption de concepts


libéraux dans la gestion de l'administration, notamment dans la recherche de
performance et d'eZicacité.

2. L’administration néolibérale

Définition du néolibéralisme : Le néolibéralisme considère le capitalisme comme une


forme de militantisme politique. Terme apparu dans les années 1930, en opposition aux
théories interventionnistes comme celles de Keynes. À partir des années 2000, l'État
adopte progressivement des doctrines néolibérales.

Évolution vers une administration néolibérale : L'État adopte une comptabilité similaire
à celle des entreprises, basée sur un modèle coût/résultat. Il se positionne comme
prestataire de services, adoptant des termes tels que "self-service public" et "usager-
client". Objectifs : resserrer les missions administratives, réduire les coûts, répondre
mieux aux attentes des usagers, simplifier la réforme administrative.

Réformes et initiatives néolibérales : 1) En 2007, la Révision générale des politiques


publiques (RGPP) vise à réinterroger les missions de l'État et à mettre en place une
nouvelle structure de services mutualisés. 2) La RGPP engendre des controverses
politiques mais conduit à la Modernisation de l'Action Publique (MAP), stabilisant le
nombre d'emplois publics et développant la concertation avec les agents. 3) Création
de la Secrétaire Général de la Modernisation de l'Action Publique (RGMAP) et du
Système d'Information de la Modernisation de l'Action Publique (SIMAP) pour évaluer les
objectifs.

Projet CAP 22 (2017) : Cherche à réduire les dépenses publiques et redéfinir les
missions de l'État. Confiance au ministère du budget pour trouver des économies. Mise
en place de la Direction Interministérielle de la Transformation Publique (DITP) et du
Comité Interministériel de la Transformation Publique (CITP) pour la révision des
missions de l'État.

Conclusion Les réformes néolibérales visent à rationaliser l'État et à réduire ses coûts,
tout en répondant mieux aux attentes des usagers. Ces initiatives sont souvent l'objet de
contestations politiques et les résultats peuvent être contestés en raison de leur impact
limité.
4) Qu’est-ce que le droit économique ?
Masqué par certaines notions de droits privées classiques (de propriété et de contrat).
La plupart du droit éco était du droit civ soit la partie du droit qui met en jeu le droit de
propriété ou des contrats. Avec le dev de rapports diZérents de l’éco avec la
multiplication des formes d’économies. Le droit économique se diZérencie du droit civil
à partir du moment où les formes d’éco changent et les formes libérales ne sont plus le
seul moyen d'agencer les rapports éco.

La prise en considération de l’économie par le droit

1. Définition du droit économique

Naissance : Apparu en Allemagne au début du 20ᵉ siècle, développé par des


professeurs comme Berman, Mossa, Garrigues et Polo. En France, émergence autour de
1951 avec des débats sur la spécificité du droit économique. Création de l'Association
de Droit Économique dans les années 70/80.

Caractérisation : Branche du droit ayant pour objet l'économie, distincte du droit civil et
du droit public. Débats sur la définition : certains voient le droit économique comme
une branche autonome, d'autres le considèrent comme une réinterprétation du droit
civil appliqué à l'économie.

Autonomie : Opinion partagée : certains défendent l'autonomie du droit économique en


tant que nouvelle branche du système juridique, tandis que d'autres considèrent qu'il
s'agit plutôt d'un renouvellement des questions juridiques classiques. Certains auteurs
remettent en question l'idée même de spécificité juridique du droit économique, le
considérant comme une simple commodité de langage.

Conclusions clés Le droit économique émerge comme une discipline distincte au


début du 20ᵉ siècle, avec des débats sur sa définition et son autonomie. Son
développement est influencé par des juristes européens, en particulier en Allemagne,
en Italie et en Espagne. La question de son autonomie reste sujette à débat, certains le
considérant comme une branche autonome, tandis que d'autres voient plutôt un
renouvellement des approches juridiques traditionnelles.

2. Notions fondamentales du droit économique

Législations de l'entreprise (fiscale, sociale, comptable, environnementale) : Le


terme "entreprise" est utilisé dans le Code du Commerce et d'autres lois. L'article F110-
1 du Code du Commerce définit l'entreprise comme les actes de commerce.

Un droit de l'entreprise ? Le droit économique considère l'entreprise d'abord du point


de vue externe, observable par des tiers. La notion de fonds de commerce, apparue en
1909, révèle un aspect interne de l'entreprise. Certains auteurs estiment que
l'entreprise a été vue à travers la propriété, notamment le fonds de commerce.

Théories de l'entreprise selon la doctrine Paul Durand définit l'entreprise comme une
association collaborative entre salariés et employeurs, mettant en œuvre des moyens
de production dans un intérêt commun. L'entreprise est définie dans sa finalité, se
distinguant ainsi de la société qui a un intérêt social. Des courants doctrinaux cherchent
à définir l'entreprise, contribuant au développement du droit économique.

Un droit du consommateur ? : Le consommateur est au centre des politiques


publiques, comme le souligne le discours présidentiel aux États-Unis en 1962. La notion
de consommateur prend de l'importance dans les années 1970, devenant un élément
central de la vie sociale. Le droit de la consommation est tardif dans le paysage
juridique français, influencé par la Charte mondiale du droit des consommateurs
adoptée en 1985. Depuis 2001, le droit de la consommation entre dans le champ des
services publics en France, avec une reconnaissance progressive de la protection des
usagers.

5) Présentez la théorie de l’analyse économique du droit (Law


and Economics)
§1: Les apports

A. Une méthode

Individualisme méthodologique : Les individus agissent rationnellement pour


maximiser leur profit. La règle de droit influence le choix des individus, orientant leurs
décisions vers la maximisation de leur gain. L'économie est vue comme la science du
calcul de l'utilité des choix individuels.

Analyse économique du droit comme méthode critique :

- Critique fonctionnelle : évaluer si les règles sont adaptées aux fonctions


sociales.
- Dynamique : examiner l'évolution et l'amélioration possibles des institutions
juridiques.
- Comparatiste : comparer les ordres juridiques pour déterminer la règle la plus
eZicace.
- Prédictive : anticiper les changements jurisprudentiels ou les évolutions des
règles de droit.

B. La détermination d’e<ets par la règle de droit


Analyse économique de la jurisprudence : Évaluation des institutions juridiques et
administratives avec des études d'impact. Intégration explicite de facteurs
économiques dans la réalisation du droit.

La définition de l’intérêt général : Recherche de l'optimum social où aucun individu ne


peut être amélioré sans nuire à un autre. L'État intervient pour atteindre cet optimum
social en conditionnant son intervention à l'incapacité du marché à y parvenir.

SYNTHÈSE : L'analyse économique repose sur la rationalité des individus et évalue les
règles de droit en termes d'eZicacité économique. Elle cherche à atteindre un optimum
social où le bien-être général est maximisé, critiquant et améliorant les institutions
juridiques dans cette optique.

§2: Les limites de la théorie

A. L'impérialisme de l’économie

Expansion de la doctrine économique : Propagation de la doctrine du Law and


Economics comme discours de propagande au service de certains intérêts sociaux.
Promotion par des fondations conservatrices et financement de cours et de
publications. Influence sur les politiques publiques et l'orientation des institutions
mondiales.

EDet de domination de la pensée économique : Captation de marchés par le droit


américain, comme dans le domaine de la comptabilité. Imposition de normes et de
doctrines économiques par des groupes de pression.

B. Les postulats sous-jacents à la théorie

Le postulat de la rationalité : Réduction de l'individu à un acteur rationnel cherchant à


maximiser son profit, ignorant les aspects non matériels du bien-être.

Le postulat du principe d’eDicience : Recherche de l'eZicience juridique basée sur


une conception utilitariste du bien-être. Critiques de l'école autrichienne soulignant que
le droit repose sur des procédures, pas seulement des résultats.

CONCLUSION : L'analyse économique du droit apporte une méthodologie critique,


mais ses limites résident dans son impérialisme culturel et ses postulats réducteurs de
la complexité humaine. En remettant en question ces postulats et en considérant le
droit comme un instrument au service de la société, elle peut contribuer à une réflexion
plus nuancée sur les politiques juridiques et économiques.
6 ) Qu’est-ce que la régulation
Définition de la régulation : La régulation consiste à équilibrer un objectif de
concurrence (économique) avec des finalités non économiques. Les autorités de
régulation sont appelées AAI (Autorités Administratives Indépendantes) et disposent de
pouvoirs réglementaires, de compétences décisionnelles individuelles (comme
autoriser ou nommer), de pouvoir de sanction et de capacité de conseil (fournir des
avis). Elles opèrent dans des domaines d'activité spécifiques et représentent un
nouveau mode d'administration.

DiDérentes perspectives sur la régulation : Certains considèrent que la régulation est


principalement ex ante (avant l'activité économique), comme Mariale Frieon Roche,
professeur de droit, qui estime que les actions réglementaires contribuent à façonner le
cadre dans lequel la concurrence s'exerce.D'autres adoptent une vision plus large de la
régulation, où les actions réglementaires ne se limitent pas à l'exécution de la
concurrence mais accompagnent tout au long de l'activité.

A) Les techniques de régulation :

Les modalités indirectes de régulation :

La "sunshine regulation" : Le régulateur rend public le comportement d'un opérateur


qu'il juge déviant. Cela se manifeste juridiquement à travers des rapports ou des avis.

La régulation par autodiscipline : Il s'agit d'un système de régulation endogène où le


régulateur est une institution représentant les acteurs d'un secteur donné. Cela passe
par la mise en place de codes de bonne conduite ou de guides de bonnes pratiques.

Les modalités formelles de régulation :

La régulation transversale : Elle se fait par l'application de règles applicables concernant


la concurrence, par exemple.

La régulation sectorielle : Le modèle le plus répandu où la régulation ne concerne qu'un


domaine spécifique, comme l'électricité et le gaz, et est généralement indépendante de
l'autorité ministérielle.

B. La régulation sectorielle indépendante en France

Historique et Évolution des Autorités Administratives Indépendantes (AAI) : Les AAI


sont apparues en France suite à une discussion au Conseil d'État en 1958, et
juridiquement établies dix ans plus tard avec la création de la CNIL par la loi de 1978.
L'existence d'institutions cherchant à réguler est antérieure à l'apparition du terme AAI,
comme en témoigne l'existence de commissions sous le régime de Vichy en 1941. Les
études sur les AAI se développent dans les années 80. Les AAI sont regroupées dans les
API, qui sont des AAI avec une personne morale leur permettant de disposer d'un
budget et de gérer des agents. Depuis 2008, une AAI indépendante est
constitutionnalisée : le Défenseur des droits. Les réformes créant des AAI renforcent
leur pouvoir exécutif en les chargeant de veiller à certains équilibres au sein de
l'administration.

Les Autorités de Régulation : a) Définition et Place au sein de l'Administration : Les


membres des AAI sont indépendants et n'ont pas de supérieurs hiérarchiques, à
l'exception éventuelle de la Cour des comptes. Juridiquement, les AAI sont des autorités
administratives, mais pas des juridictions. Elles disposent de certains pouvoirs pour
influencer des décisions administratives ou prendre des actes unilatéraux. b)
Organisation Générale : Les AAI sont généralement des organes collégiaux, et
certaines ont une compétence nationale tandis que d'autres apparaissent de plus en
plus au niveau local.

Les Pouvoirs des Autorités de Régulation :Les autorités de régulation ont le pouvoir de
prendre des décisions générales ou individuelles et de sanctionner les opérateurs
économiques en cas de non-respect des règles.

a) Le Pouvoir Réglementaire et le Pouvoir de Décision Individuelle : Les AAI


disposent d'un pouvoir réglementaire délégué par le gouvernement dans des domaines
spécifiques, et peuvent prendre des décisions individuelles dans leur champ de
compétence.

b) Le Règlement des DiDérends et le Pouvoir de Sanction : Le pouvoir de sanction


des AAI s'accompagne de garanties procédurales et de respect des droits des acteurs
économiques régulés, conformément à l'article 5 § 1 de la Déclaration des droits de
l'homme et du citoyen. Des décisions importantes du Conseil constitutionnel de 2012
et 2013 ont confirmé le principe de séparation des fonctions de poursuite et de
jugement au sein des autorités de régulation, avec la création de collèges distincts pour
ces fonctions.

7) Quelle sont les activité économique à capitaux publique ?

A) Les activités économiques à capitaux publics

Dans les années 1970, un mouvement progressif de retrait de l'État en tant qu'opérateur
économique a été observé, influencé par le néolibéralisme et la concurrence accrue.
Les entreprises publiques ont été démantelées à partir des années 1980, avec une
contestation concernant l'utilisation du droit public pour intervenir sur le marché. Il y a
eu un cloisonnement progressif entre les activités publiques et privées, mais l'État a
trouvé de nouvelles formes d'intervention, comme la création d'entreprises privées par
des entités publiques ou des participations dans des entreprises privées.

1) Conditions pour l'intervention d'une personne publique en tant


qu'opérateur économique :

La jurisprudence administrative a établi des conditions, notamment basées sur l'intérêt


public. L'intervention de l'État comme opérateur économique est permise lorsque cela
sert un intérêt public, par exemple en cas de carence de l'initiative privée. Trois
hypothèses permettent à l'administration d'intervenir : lorsque l'administration subvient
à ses propres besoins, lorsqu'elle réalise un service public, ou lorsqu'elle n'intervient
pas sur un marché concurrentiel.

2) Les vague de nationalisation et privatisation

Après la Seconde Guerre mondiale, il y a eu une vague de nationalisation, avec des


constituants en 1946 inscrivant dans la constitution la notion que toute entreprise
revêtant un caractère de service public national ou de monopole de fait devait devenir
propriété de l'État. Dans les années 60 et 70, avec le début de la crise économique et
l'émergence du néolibéralisme, l'idée de l'État comme intervenant sur le marché est
remise en question. La Nationalisations sous Mitterrand en 1981 : L'arrivée de la
gauche au pouvoir en 1981, avec François Mitterrand, a conduit à une série de
nationalisations en 1981, avec l'adoption de la loi du 18 décembre 1981. Cette loi a été
contestée devant le Conseil constitutionnel, qui a censuré certains articles au nom du
droit de propriété, invoquant le manque de garanties dans l'évaluation de la valeur des
entreprises à nationaliser. Malgré cela, la loi du 11 février 1982 a permis la
nationalisation de grandes entreprises, y compris des banques. Succession de vagues
de privatisations : Les nationalisations ont été de courte durée, suivies de vagues de
privatisations en 1986 et 1993.L'influence de l'Union européenne a également joué un
rôle important dans la diminution du secteur public, avec des pressions pour la
privatisation pour se conformer au marché commun et réduire les obstacles nationaux.
Contraintes juridiques :En matière de privatisation, l'État est contraint par l'article 9 du
préambule de la constitution de 1946. Le Conseil d'État, dans sa décision sur la
privatisation en 1986, a établi la notion de service public constitutionnel, définissant les
services qui ne peuvent pas être privatisés en raison de leur importance pour l'intérêt
général et leur gestion au niveau national. Le droit de propriété est protégé par l'article
17 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, avec des conditions strictes à
remplir pour la privation de propriété.

B. Le périmètre du secteur public


1) Les situations où la personne détient la majorité du capital public :

Les personnes publiques peuvent créer des activités économiques et utiliser des
formes d'établissement, principalement des sociétés de droit privé pour éviter toute
concurrence déloyale. Il existe deux catégories d'opérateurs économiques à capitaux
majoritairement publics : les opérateurs locaux et nationaux. Le nombre d'entreprises
contrôlées majoritairement par l'État a fluctué au fil des années, notamment en raison
du développement de filiales détenues par ces entreprises. En 2017, l'État français
contrôle 1750 sociétés, dont 89 détiennent directement plus de 50% du capital. La loi
française ne définit pas précisément les entreprises publiques, mais distingue celles où
l'État détient la majorité du capital (premier rang) des autres (second rang). Il existe
également des entreprises publiques locales, telles que les sociétés d'économie mixte
locales et les sociétés d'économie mixte à opération, détenues respectivement à 100%
et partiellement par les collectivités publiques.

2) L'actionnariat public d'entreprises :

En plus des entreprises contrôlées majoritairement par l'État, celui-ci détient des
participations minoritaires dans de nombreuses entreprises, conservant ainsi une
présence dans les conseils d'administration pour surveiller leur gestion. Ces
participations minoritaires permettent à l'État d'agir comme un investisseur avisé, en
vendant ou achetant des actions selon les fluctuations du marché. Pour gérer ces
participations minoritaires, l'État a créé l'Agence des participations de l'État (APE),
chargée de veiller aux intérêts patrimoniaux de l'État. La création de l'APE est le résultat
de rapports critiques sur l'absence de stratégie d'actionnariat de l'État, notamment le
rapport Nora de 1967 et le rapport sur l'État actionnaire et le gouvernement des
entreprises publiques de 2003. Chaque année, l'APE remet un rapport à l'Assemblée
nationale, qui exerce un contrôle sur l'activité actionnariale de l'État, notamment ses
achats et ventes de participations minoritaires dans des entreprises anciennement
publiques.

8) Comment l’état protège t’il l’économie ?

A) Économie dirigé

La Planification de l'Économie : Après la Seconde Guerre mondiale, la planification


économique remplace la planification de guerre. C'est un processus où l'État élabore un
plan pour atteindre des objectifs économiques et propose des moyens pour y parvenir.
Le commissariat général au Plan, dirigé par Jean Monnet, était responsable de cette
planification. Cela impliquait la consultation d'experts et d'acteurs économiques et
politiques pour définir les meilleures stratégies. Bien que la planification traditionnelle
ait évolué, certains mécanismes, comme les contrats de plan régionaux et les contrats
de plan service public, persistent pour structurer les investissements de l'État dans des
secteurs porteurs. Depuis 2022, une planification écologique et énergétique a émergé,
avec la création d'un secrétariat général à la planification écologique chargé de guider
les politiques publiques dans ces domaines.

Les Mécanismes de Financement Incitatif : L'État utilise des incitations financières pour
orienter les entreprises vers des secteurs spécifiques ou des activités particulières. La
Banque Publique d'Investissement (BPI), créée en 2012, est un acteur majeur du
financement public en France. Elle regroupe plusieurs institutions préexistantes pour
soutenir les petites et moyennes entreprises (PME). D'autres outils, tels que les pôles de
compétitivité et les primes d'aménagement du territoire, sont utilisés pour encourager
l'innovation et l'emploi dans certaines régions. Le Fonds Stratégique d'Investissement
(FSI), créé en 2008, soutient les entreprises en diZiculté ou vulnérables pour des raisons
d'intérêt général. Les Pactes de Responsabilité visent à encourager la compétitivité des
entreprises tout en limitant les licenciements. Les collectivités territoriales
interviennent également avec des incitations financières locales pour soutenir le
développement économique régional. En parallèle, il existe une dimension
protectionniste dans ces mécanismes dirigistes.

B. L’économie protégée

La protection des entreprises stratégiques : La loi PACTE de 2019 a introduit la notion de


protection des entreprises stratégiques, avec deux dispositifs principaux : les actions
spécifiques de l'État et le contrôle des investissements étrangers .Les actions
spécifiques permettent à l'État de s'opposer à la cession de certaines activités
d'entreprises considérées comme stratégiques pour les intérêts nationaux. Le contrôle
des investissements étrangers vise à protéger les secteurs sensibles en empêchant des
investissements étrangers jugés dangereux. La notion de sauvegarde des intérêts
fondamentaux de la nation, dégagée par le Conseil Constitutionnel en 2021, renforce le
pouvoir de l'État pour protéger certaines entreprises privées au nom de l'intérêt
national.

La protection des entreprises en période de crise : En cas de crise, l'État intervient


temporairement pour protéger le marché et soutenir les entreprises. Des exemples
historiques incluent le New Deal aux États-Unis et en France, ainsi que les mesures
prises pendant la récente crise sanitaire, telles que le chômage partiel, les prêts
garantis par l'État et les reports de cotisations sociales. L'Union Européenne a
également mis en place un plan de relance économique pour soutenir les économies
nationales, avec le volet français France Relance. Ces interventions témoignent de la
souveraineté de l'État dans le domaine économique et soulignent l'importance de
préserver les intérêts nationaux sur les marchés contemporains.

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