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EAMAC Corrigé Maths Concours EAMAC

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CORRIGÉ DU

CONCOURS EAMAC 2024

ÉPREUVE DE MATHÉMATIQUES

GROUPE WHATSAPP LMD

Exercice 1 : intégrale impropre - Série de fonctions


Z 1
arctan t
a) Montrons d'abord l'existence de dt.
t
arctan t 0 arctan t
La fonction t 7! est continue et positive sur ]0; 1] de plus, v 1 et la fonction
t   t 0
h i
1 arctan t 1
t 7! 1 est intégrable sur 0; par suite t 7! intégrable sur 0; 2 d'où l'existence
2 t
démontré.
1
Soient a; b 2 [0; 1] tels que a < b et posons t 7! arctan t et t 7! . Ces fonctions sont de
1 t
classe C 1 sur [a; b]. En posant u 7! arctan t et v 0 7! t on a
Z b Z b
arctan t ln t
dt = [arctan t ln t] ¡ dt
a t a 1 + t2
Z 1 Z 1
arctan t ln t
par passage à la limite quand a ! 0; b ! 1 on obtient =¡ dt.
0 t 0 1 + t2
b) Pour tout 0 < t < 1,
X +1
1
= (¡1)nt 2n
1+t 2
n=1
Z Z +1
!
R1 ln t
1
ln t 1 X
De plus, l'intégrable dt converge et dt = (¡1)nt 2n ln t dt.
0 1 + t2
0 1 + t2 0 n =1
Soit (fn )n la série de fonction définie par fn (t) = (¡1)nt 2n ln t si 0 < t < 1 et fn(t) = 0 si t = 0
1
ou t = 1. Alors pour 0 < t < 1, fn0(t) = (¡1)n (2n ln t + 1)t 2n ¡1 par suite kfn k1;[0;1] =
+1 2ne
P
Notons Rn(t) = (¡1)kt 2k ln t. On a : pour 0 < t < 1
k =n+1
ln t n+1 2(n+1) t2 1
jRn(t)j =  (¡1) t = jfn (t)j 
1+t 2 1+t 2 2ne
X
donc la série de fonction (¡1)nt 2n ln t converge uniformement sur [0; 1] par suite on

peut intervertir somme et intégrale d'où


Z +1
! +1 Z
1 X X 1
n 2n
(¡1) t ln t dt = (¡1)nt 2nln tdt
0 n =1 n=1 0

1
R1 (¡1)n
à l'aide de deux intégrations par parties, on en déduit (¡1)nt 2nln tdt = ¡ d'où
0 (2n + 1)2
finalement
Z 1 +1
X (¡1)n
ln t
dt =
0 1 + t2 (2n + 1)2
n =1
Exercice 2 : Sous-espace stable
a) Supposons par l'absurde qu'il existe un  réel non tel que y = x dans ce cas, on a
f (z) = (1 + i)f (x) = az = a(1 + i)x

d'où on obtient f (x) = ax par suite f (x) = ax = f (x) = ax donc a = a absurde. On obtient
la même conclusion si on avait supposé x = y . Ainsi, X et Y ne sont pas colinéaires.
z + z z ¡ z
b) Les composantes x et y vérifient les relations x = 2 et y = 2i par suite pour tout
(; ) 2 R2 :
 
f (x + y) = (az + az  ) + (az + az
 ) = Dx + Cy
2 2i
où D = re(a) + Im(a) et C = re(a) ¡ Im(a). Ainsi, on a f (vectfx ; y g)  vectfx ; y gi,e
vectfx ; y g est stable par f .
c) On suppose que la matrice de f est donnée par
0 1
1 1 0 0
B ¡1 2 0 1 C
A =B@ 0
C
0 ¡1 0 A
1 0 0 1
x ¡ 1 ¡1 0 0
1 x ¡2 0 ¡1
A(x) = det(xI4 ¡ A) = 0 0 x +1 0
= (x ¡ 2)(x + 1)(x 2 ¡ 2x + 2)
¡1 0 0 x ¡1
le trinôme x 2 ¡ 2x + 2 a pour racince z1 = 1 ¡ i et z2 = 1 + i = z1.
0 1
¡i 1 0 0
B ¡1 1 ¡ i 0 1 C
A ¡ (1 + i)I4 =B
@ 0
C
0 ¡2 ¡ i 0 A
0 1 1 0 0 ¡i
x
B y C
z A un
=@ z C
B vecteur propre associé a la valeur propre 1 + i. On a
t 8
> ¡ix + y = 0 8
>
< < y = ix
¡x + (1 ¡ i)y + t = 0
Az = (1 + i)z , , z =0
>
> ¡(2 + i)z = 0 :
: t = ¡ix
x ¡ it = 0
10 0 1
1 0
B 0 C B 1 C
En utilisant les notations des questions précédente X @ 0 A et
=B C Y @ 0 A sont
=B C les com-
0 ¡1
posantes réelles et imaginaires des composantes du vecteur propre z associé avec la valeurs
propres a = 1 + i. Ainsi, le plan vectfX ; Y g est stable par f .
De plus, Az = (1 + i)z ) A z= (1 ¡0i)z donc
0 1 1
z est vecteur propre assocée à la valeur propre
1 0
B 0 C B ¡1 C
a = 1 ¡ i donc X = B
@
C
0 A
et Y 0 = B
@
C
0 A
sont les composantes réelles et imaginaires des
0 1
composantes du vecteur propre z associé avec la valeurs propres a 0 = 1 ¡ i qui engrendre
également le plan vectfX ; Y g.

2
01 0 1
1 0
B 1 C B 0 C
De plus; u =B
@ 0 A et v =@
C B C sont
1 A
des vecteurs propres respectivement associés aux valeurs
1 0
propres 2 et ¡1. De plus, ces deux vecteurs engrendrent un plan stable par f . En effet,
pour tout (; ) 2 R2 :
f (u + v ) = f (u) + f (v ) = 2u + v
Ainsi, on a f (vectfu; v g)  vectfu; v g i,e vectfu; v g est stable par f .
Bilan : les plans stables par f sont les plans :
80 1 0 19 80 10 19 80 1 0 19
>
> 1 0 > > >
> ¡1 0 > > >
> 0 1 >
<B C B C = <B C B C = <B C B C> =
0 CB 1 C B 0 C;B 1 C ; p3 = vect B 0 C;B 1 C
p1 = vect B ;
@ 0 A @ 0 A> ; p 2 = vect @ 0 A @ 0 A> @ 1 A @ 0 A>
>
> > >
> > >
> >
: ; : ; : ;
0 ¡1 0 ¡1 0 1
80 1 0 19 80 1 0 19 80 10 19
>
> i 1 >
> >
> ¡i 1 >
> >
> i ¡i >
>
>
<B C B C> = >
<B C B C> = >
<B CB C>
=
B ¡1 C B 1 C B ¡1 C B 1 C B ¡1 C B ¡1 C
p3 = vect B C;B C ; p4 = vect B C;B C ; p4 = vect B C;B C
>@ 0 A @ 0 A>
> > >@ 0 A @ 0 A>
> > >@ 0 A @ 0 A>
> >
>
: 1 > > > > >
1 ; : 1 1 ; : 1 1 ;

Exercice 3 : séries numériques


1. Nature des séries et calculs de somme.
1
 Nature de la série de terme général un = n(n + 1) et calcul de sa somme.
1 X 1
Pour tout n 2 N, n = / 0, un  0 et un s 2 . La série converge en tant que
n!1 n n2
série de Riemann avec X = 2 > 1 donc par le critère de comparaison des séries à
termes positifs, la série un converge. De plus,
n
X n 
X 
1 1 1
Sn = uk = ¡ =1¡
k k +1 n+1
+1 k =1 k =1
X
donc S = un = 1.
n=1
(¡1)n (2n + 1)
 Nature de la série de terme général un = n(n + 1)
et calcul de sa somme.
2n + 1
Posons pour tout n 2 N, n = / 0, an = n(n + 1) . La suite de terme général an est
 
2n + 1
positive, décroissante an+1 ¡ an = ¡ n(n + 1) < 0 et converge vers 0 donc la série
P
alternée vn vérifie le critère spécial par conséquent elle converge. De plus,
n
X n 
X  X n n +1
2(¡1)k +1 (¡1)k +1 (¡1)k +1 X (¡1)k (¡1)n+1
vk = ¡ = + = ¡1 +
k k(k + 1) k k n+1
k =1 k =1 k =1 k =2
+1
X
donc vn = ¡1.
n=1
2. En effectuant un DL, on obtient :
 
a + 2b a + 4b 1
un = (a + b + 1)ln(n) + ¡ + 2
n1 n 2n 2 n
par suite :
X
 si a + b + 1 =
/ 0 alors un ! 0 donc un diverge.

3
X
 si a + b + 1 = 0 et a + 2b =
/ 0 alors un diverge.
 
1 1
 si
X a + b + 1 = 0 et a + 2b = 0 i,e si a = ¡2 et b = 1 alors un = ¡ n2
+  n2
donc
n1
un converge.
X
Bilan : un converge si et seulement a = ¡2 et b = 1.
Exercice 4 : Endomorphisme
a) Soit y dans Im( f ). Alors il existe x dans E tel que y = f (x) donc f (y) = f (z ) avec
z = - f 2(z ) par suite f (y) est dans Im( f ) i,e Im( f ) est stable par f .
b) Soit x dans Im( f ).
Alors il existe y dans E tel que x = f (y) donc f 2(x) = f 3(y) = - f (y) = -x . Ainsi, on
a montré que pout tout x dans Im( f ), f 2(x) = -x .
c) Soit g l'endomorphisme induit par f sur Im( f ).
 D'une part, g est bien définie car f (Im( f )) - Im( f ),B

 d'autre part, Ker(g) = Im( f ) : Ker( f ) mais x est dans Im( f ) : Ker( f ) implique
f 2(x) = -x = 0 donc x = 0 par suite Im( f ) : Ker( f ) = 0 = Ker(g) donc g est
bijective.
d) Première méthode :
Soit (e1, .., ep ) une base de Ker( f ) que l'on complète en une base B = (e1, .., ep , ep +1,...,
en ) de E . La matrice de f 2 relativement à la base B est donnée par :

(( 0... ... 0
.. ))
(0 . (∗∗)
))
) = ((
... 0
... )
M = Mat(B)( f 2
(( -1 0
..
0 )
)
( (∗) 0
..
. 0
.
-1 )

On en déduit déduit que rg( f 2) = rg( f ).


2 2
Soit A la matrice de f|Im f
restreint à Im( f ). On a det(A) = (-1)rg(f ) or det(A) > 0
2
car A est coefficients réels et représente la matrice de f 2 par suite (-1)rg(f ) = 1 d'où
rg( f ) = rg( f 2) est un entier pair.
Deuxième méthode :
Le polynôme X 3 + X = X (X 2 + 1) est un polynôme scindé simple dans [X ] qui annule C
C
f donc f est - diagonalisable et SpC( f ) - {0; -i; i}.B

 si SpC( f ) = {0} alors f est l'endomorphisme nul sur E donc rg( f ) = 0 donc pair.
 sinon SpC( f ) = {0; -i; i}. En notons p et q les multilplicité de -i et i dans le
polynôme caractéristique de f alors tr( f ) = -pi + qi . Puisque la matrice de f
est à coefficients réels on en déduit que -pi + qi doit-être un nombre réel donc
on a nécéssairement p = q par suite rg( f ) = 2p. Ce qui achève la preuve.

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