– DS N˚2 – PSI* 11-12
DS n˚2 ( le 08/10/2011)
Calculatrices non autorisées.
QUESTIONS DE COURS : E3A PSI 2008
Question 1.
X X
Les assertions suivantes, dans lesquelles un et vn désignent deux séries numériques réelles,
n¾0 n¾0
sont-elles vraies, ou fausses ?
En cas de réponse affirmative, vous démontrerez le résultat, et en cas de réponse négative, vous
donnerez un contre-exemple.
X
1. un converge vers 0 ⇒
un converge.
n¾0
X
un converge ⇒
2. un converge vers 0.
n¾0
X X
3. un ∼ vn ⇒
+∞
un et vn sont de même nature.
n¾0 n¾0
X X
4. un converge ⇒ un converge.
n¾0 n¾0
Question 2.
X ln n
Étudier la convergence de la série (−1)n .
n¾2
n
PROBLÈME : CCP PSI 2006
Notations.
Pour z ∈ C , on note |z| son module.
Pour tout entier naturel n , on note :
– n! la factorielle de n avec la convention 0! = 1 ,
– [[0, n]] l’ensemble des entiers naturels k vérifiant 0 ¶ k ¶ n ,
n
– le nombre de parties ayant k élément d’un ensemble de n éléments, pour k ∈ [[0, n]] .
k
On rappelle :
n n!
– la valeur de = pour k ∈ [[1, n]] ,
k k!(n − k)!
– la formule du binôme : si z1 et z2 sont des nombres complexes et n un entier naturel, alors
n
n
X n
(z1 + z2 ) = z1k z2n−k
k=0
k
n
X 1 1 1
Enfin, si n est un entier naturel non nul, on note σn la somme =1+ + ··· + et on pose σ0 = 0 .
k=1
k 2 n
Objectifs.
Dans les parties I et II, on étudie un procédé de sommation, la partie III est consacrée à l’étude de diverses
fonctions et en particulier à une fonction φ à laquelle on applique ledit procédé de sommation.
Problèmes – c T.LEGAY – Lycée d’Arsonval 1/4 6 octobre 2011
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Étude d’un procédé de sommation
Dans les parties I et II les notations utilisées sont les suivantes.
Toute application de N dans C étant une suite complexe, si a est une telle suite, on utilise la notation
usuelle a(n) = an .
A toute suite complexe a , on associe la suite a∗ définie par :
n
1 X n
∀n ∈ N, a∗n = ak
2n k=0
k
X X
L’objet des parties I et II est de comparer les propriétés de la série a∗n aux propriétés de la série an .
n¾0 n¾0
Partie I : deux exemples.
I.1. Cas d’une suite constante.
Soit α ∈ C∗ ; on suppose que la suite a est définie par ∀n ∈ N, an = α .
n
X n
I.1.1. Expliciter pour n ∈ N .
k=0
k
I.1.2. Expliciter a∗n pour n ∈ N .
X X
I.1.3. La série an (resp. a∗n ) est-elle convergente ?
n¾0 n¾0
I.2. Cas d’une suite géométrique.
Soit z ∈ C ; on suppose que la suite a est définie par : ∀n ∈ N, an = z n .
I.2.1. Exprimer a∗n en fonction de z et n .
I.2.2. On suppose que |z| < 1 .
X ∞
X
1.2.2.1. Justifier la convergence de la série an et expliciter sa somme A(z) = an .
n¾0 n=0
X ∞
X
1.2.2.2. Justifier la convergence de la série a∗n et expliciter sa somme a∗n en fonction de
n¾0 n=0
A(z) .
I.2.3. On suppose que |z| ¾ 1 .
X
I.2.3.1. Quelle est la nature (convergente ou divergente) de la série an ?
n¾0
X
I.2.3.2. Quelle est la nature de a∗n si z = −2 ?
n¾0
iθ
I.2.3.3. On suppose z =Xe , avec θ réel tel que 0 < |θ| < π .
Montrer que la série a∗n est convergente. Calculer la partie réelle et la partie imaginaire de
n¾0
∞
X
la somme a∗n .
n=0
Partie II : étude du procédé de sommation.
Dans cette partie, et pour simplifier, on suppose que a est à valeurs réelles.
II.1. Comparaison des convergences des deux suites.
II.1.1. Soit n ∈ N∗ , on considère une entier k fixé, k ∈ [[0, n]] .
n
II.1.1.1. Préciser un équivalent de lorsque n tend vers +∞ .
k
1 n
II.1.1.2. En déduire la limite de n lorsque n tend vers +∞ .
2 k
Problèmes – c T.LEGAY – Lycée d’Arsonval 2/4 6 octobre 2011
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II.1.2. Soit a une suite réelle et q un entier naturel fixé.
q
X n ak
On considère pour n > q la somme Sq (n, a) = . Quelle est la limite de Sq (n, a) lorsque
k=0
k 2n
l’entier n tend vers +∞ ?
II.1.3. On suppose que an tend vers 0 lorsque n tend vers +∞ . Montrer que a∗n tend vers 0 lorsque
n tend vers +∞ .
II.1.4. On suppose que an tend vers ℓ (limite finie) lorsque n tend vers +∞ . Quelle est la limite
de a∗n lorsque n tend vers +∞ ?
II.1.5. La convergence de la suite (an ) est-elle équivalente à la convergence de la suite (a∗n ) ?
X X
II.2. Comparaison des convergences des séries an et a∗n .
n
X n
X
Pour n ∈ N∗ , on note Sn = ak , Tn = a∗k , Un = 2n Tn .
k=0 k=0
II.2.1. Pour n ∈ [[0, 3]] , exprimer Un comme combinaison linéaire des sommes Sk , c’est à dire sous
Xn
la forme Un = λn,k Sk .
k=0
II.2.2. On se propose de déterminer l’expression explicite de Un comme combinaison linéaire des
sommes Sk pour k ∈ [[0, n]] :
n
X
(E ) Un = λn,k Sk pour n ∈ N
k=0
II.2.2.1. A quelle expression des coefficients λn,k (en fonction de n et k ) peut-on s’attendre
compte-tenu des résultats obtenus à la question II.2.1 ?
II.2.2.2. Établir la formule (E ) par récurrence sur l’entier n (on pourra remarquer que pour tout
k ∈ [[0, n]] , ak = Sk − Sk−1 avec la convention S−1 = 0 ).
X X
II.2.3. On suppose que la série an est convergente. Montrer que la série a∗n est convergente
+∞
X +∞
X
∗
et exprimer la somme an en fonction de la somme an .
n=0 n=0
X X
II.2.4. La convergence de la série an est-elle équivalente à la convergence de la série a∗n ?
Les résultats suivants seront admis pour la suite du problème :
Si (an ) est une suite à termes complexes telle que il existe un réel R > 0 tel que pour
X +∞
X
tout x ∈] − R, R[ , la série an x n est convergente, alors, si l’on pose f (x) = an x n
n¾0 n=0
pour tout réel x ∈] − R, R[ , on a les propriétés suivantes :
– f est de classe C ∞ sur ] − R, R[ .
+∞
X
– Pour tout x ∈] − R, R[ , on a f ′ (x) = nan x n−1 .
n=1
– f = 0 sur ] − R, R[⇐⇒ ∀n ∈ N , an = 0 .
Partie III : une étude de fonctions.
n
X 1
On rappelle que : σn = pour n ∈ N∗ et σ0 = 0 .
k=1
k
Pour x réel, lorsque cela a du sens, on pose :
∞ ∞ ∞
X xn X σn x n X
f (x) = ; g(x) = ; φ(x) = σn x n
n=0
(n + 1)! n=0
n! n=0
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III.1. Etude de f .
III.1.1. Vérifier que f est définie sur R .
III.1.2. Expliciter x f (x) pour tout x réel.
III.1.3. Expliciter e−x f (x) pour tout x réel.
III.2. Etude de g .
III.2.1. Montrer que g est définie sur R .
III.2.2. D’après la propriété admise au début de cette partie, g est de classe C ∞ sur R .
Exprimer g ′ − g en fonction de f .
III.2.3. En déduire que pour tout x réel :
Z x
g(x) = e x
e−t f (t) dt
0
III.3. La fonction F .
On considère la fonction F définie sur R par :
Z x
F(x) = e−t f (t) d t
0
III.3.1. Justifier rigoureusement l’égalité :
∞
X (−1)n+1 x n
∀x ∈ R , F(x) =
n=1
n.n!
n
X (−1)k+1
III.3.2. Pour n ∈ N∗ , on note γn = . Exprimer γn en fonction de n et σn .
k=1
kk!(n − k)!
Indication : On pensera à utiliser le produit de Cauchy de deux séries.
X (−1)k+1
III.4. La série .
k
Pour n ∈ N∗ , on note ln(n) le logarithme népérien de n .
k+1 1
III.4.1. Soit w k = ln − pour k ∈ N∗ .
k k+1
X
III.4.1.1. Montrer que la série w k est convergente.
k¾1
III.4.1.2. En déduire que la suite de terme général σn − ln(n) admet une limite finie (que l’on ne
demande pas de calculer) lorsque n tend vers +∞ .
n
X (−1)k+1
III.4.2. Pour n ∈ N∗ , on pose τn = . Exprimer τ2n en fonction de σ2n et σn .
k=1
k
X (−1)k+1
III.4.3. Montrer en utilisant III.4.1 et III.4.2 que la série est convergente et déterminer
k¾1
k
∞
X (−1)k+1
sa somme .
k=1
k
III.5. Etude de la fonction φ .
X
III.5.1. Déterminer le plus grand réel R > 0 tel que la série σn x n soit convergente pour tout
n¾1
x ∈] − R, R[ ..
III.5.2. Préciser l’ensemble de définition ∆ de la fonction φ , et étudier ses variations sur [0, R[ .
III.5.3. Valeur de φ 12 .
En utilisant les résultat de la partie II et de la question III.4.3 expliciter la valeur de φ 21 .
III.5.4. Expliciter φ(x) pour x ∈ ∆ et retrouver la valeur de φ 21 .
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