𝐑𝐄𝐈𝐍𝐂𝐀𝐑𝐍𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍 : 𝐌𝐘𝐓𝐇𝐄 𝐎𝐔 𝐑𝐄𝐀𝐋𝐈𝐓𝐄 ?
Allah (swt) est le Créateur Suprême. Il a créé et façonné les êtres
différemment. En effet, toutes Ses créatures ne sont pas semblables
et ne sont pas mises sur un même pied d’égalité.
L’organisation démiurgique d’Allah (swt) dans Sa manière de
procéder, renvoie à une sagesse qui renforce Sa qualité de Créateur.
Dieu aime la diversité. Et à ce titre, Il a créé des hommes, des êtres
inanimés, des animaux, et diverses autres créatures. De par Ses
actions, Il révèle la Main par laquelle Il tient Sa Royauté. Une Main
qui ne s’éreinte jamais et qui en aucun cas, ne ressent la fatigue. Sa
parole suivante en est la preuve : « 𝘛𝘢𝘣â𝘳𝘢𝘬𝘢 𝘭𝘦𝘻𝘪 𝘣𝘪𝘺𝘢𝘥𝘪𝘩𝘪-𝘭-𝘮𝘰𝘶𝘭𝘬
𝘸𝘢 𝘩𝘰𝘶𝘸𝘢 ‘𝘢𝘭â 𝘬𝘰𝘶𝘭𝘭𝘪 𝘤𝘩𝘢𝘺’𝘪𝘯𝘦 𝘲𝘢𝘥î𝘳 » (Béni soit Celui qui détient la
Royauté entre Ses Mains. Il est certes capable de Toute chose.
(sourate 67 : 1). De même que ce verset : « 𝘈𝘭𝘭𝘢𝘩𝘰𝘶 𝘭â 𝘪𝘭â𝘩𝘢 𝘪𝘭â
𝘩𝘰𝘶𝘸𝘢-𝘭-𝘩𝘢𝘺𝘺𝘶-𝘭-𝘲𝘢𝘺𝘺𝘰û𝘮. 𝘓â 𝘵â𝘬𝘩𝘰𝘶𝘻𝘰𝘶𝘩𝘰𝘶 𝘴𝘪𝘯𝘯𝘢𝘵𝘰𝘶𝘯𝘦 𝘸𝘢𝘭â
𝘯𝘢𝘸𝘮𝘰𝘶𝘯𝘦. 𝘓a𝘩𝘰𝘶 𝘮â𝘧𝘪-𝘴-𝘴𝘢𝘮â𝘸â𝘵𝘪 𝘸𝘢 𝘮â 𝘧𝘪𝘭-𝘢𝘳𝘥𝘪 » (Allah, Pas de
divinité en dehors de Lui le Vivant, Celui qui subsiste par Lui-même.
Ni somnolence, ni sommeil ne le saisissent. À Lui appartient tout ce
qui est dans les cieux et sur la terre » (Sourate 2 : 255).
À travers ceci, Dieu montre sa capacité de création, de même que le
pouvoir par lequel Il maitrise Sa création. A aucun moment, une
chose ne Lui échappe, et aucun évènement ne se produit à Son insu
car, Il cerne tout, et maitrise parfaitement tout, de par Sa Science
exceptionnelle et extraordinaire. Quiconque sur terre détient une
science et un pouvoir de discernement, c’est Allah (swt) qui les lui a
attribués.
Afin que le Prophète (psl) puisse mener à bien sa mission, Il l’a doté
d’un caractère qui lui sera utile lors de la conduite de sa mission : la
sagesse. Ainsi, en créant le Prophète (psl), Dieu l’a façonné en
intégrant à sa personnalité une grande sagesse. Il a fait de telle sorte
que sa parole ait un impact percutant sur la personne qui reçoit le
message. Ce qui est un avantage certain pour le Prophète (psl).
Des paroles prononcées, dénuées de sagesse ne profitent à aucun
auditoire. En effet, ni le cœur, ni l’âme ne tirent profit d’un discours
sans sagesse. C’est pour cette raison que Dieu a fait du Prophète (psl)
un sage.
Dieu dans sa juste répartition confia à 𝘔𝘢𝘸𝘭â𝘺𝘢 𝘊𝘩𝘦𝘪𝘬𝘩 𝘈𝘩𝘮𝘢𝘥
𝘛𝘪𝘥𝘫â𝘯𝘦 𝘊𝘩é𝘳𝘪𝘧 (rta) le pouvoir de la 𝘸𝘪𝘭𝘢𝘺𝘢 (sainteté). IL lui confia
aussi les moyens de la conserver, et d’en faire bénéficier les hommes
de Dieu.
En observant l’âme créée par Dieu, en scrutant la façon dont elle
franchit progressivement les étapes de son parcours, il apparait un
enseignement important à retenir. En effet dans l’organisation divine,
l’âme créée par Dieu est généralement destinée à une seule
personne. Mais Dieu, de par Sa haute perfection peut en créer une
autre et laisser deux, voire même trois personnes différentes y vivre.
Ce phénomène est appelé 𝒍𝒂 𝒓é𝒊𝒏𝒄𝒂𝒓𝒏𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏.
Dieu a conçu les âmes et les a regroupées dans un endroit nommé
‘𝘈𝘭𝘢𝘮𝘰𝘶𝘭 𝘈𝘳𝘸𝘢𝘩. C’est dans ce lieu qu’Il leur a posé la question «
𝘢𝘭𝘢𝘴𝘵𝘰𝘶 𝘣𝘪𝘳𝘢𝘣𝘪𝘬𝘰𝘶𝘮 ‘’Ne suis-je pas votre Seigneur’’ » ? (Sourate 7 :
172). Les créatures signèrent ensemble le pacte en répondant par «
Balâ (Bien sûr) » !
Ensuite, Dieu les fit descendre une à une sur Terre, pour celles qui
devaient naitre. Cependant, une organisation parallèle, sur le plan
officieux, s’en est suivie et beaucoup n’y ont pas prêté attention car,
cela fait partie des réalités cachées, des secrets divins.
Il en est parmi les âmes, celles que Dieu a fait descendre sur terre en
leur faisant suivre le processus normal de la vie. C’est-à-dire qu’Il les
faire naitre et évoluer comme des hommes ordinaires, dans un milieu
donné, à une époque donnée. Et au terme de cette vie, Dieu envoie
l’ange de la mort retirer leur âme.
La procédure liée à la réincarnation est bien différente. Au moment
où la personne meurt, l’ange récupère l’âme, mais contre toute
attente, il ne l’enregistre pas sur la liste des gens de l’au-delà
(Barzakh) mais plutôt sur la liste de ceux qu’on renvoie à ‘𝘈𝘭𝘢𝘮𝘰𝘶𝘭
𝘈𝘳𝘸𝘢𝘩.
Ce monde existe toujours. Il n’a pas été détruit comme le pensent
certains. En effet, beaucoup pensent que Dieu a supprimé ce monde
après la déclaration qu’Il y a faite. En réalité, ce monde est situé à
ghayb, plus précisément au 5ème ciel, et, est devenu un symbole.
C’est un lieu que visitent encore les saints qui viennent s’y ressourcer
et se remémorer leur passage à cet endroit avant leur venue sur
terre. Ils se souviennent du moment de l’histoire où toutes les
créatures y étaient regroupées.
Les âmes qui doivent se réincarner mènent d’abord une existence
normale pendant une époque déterminée, mais leur particularité
réside dans le fait qu’après la mort, l’ange n’enregistre pas leur nom
sur la liste des gens de l’au-delà, mais les prend, pour les renvoyer à
‘𝘈𝘭𝘢𝘮𝘰𝘶𝘭 𝘈𝘳𝘸𝘢𝘩. Lorsque l’ange procède ainsi, c’est parce qu’il
arrivera une époque où Dieu fera renaître cette personne sur Terre.
C’est la raison pour laquelle on peut voir des hommes naitre deux ou
trois fois à des époques différentes, et pourtant c’est la même et
unique âme.
C’est un phénomène que les gens du monde chahada (visible) ont du
mal à comprendre. Ils parlent de délires mystiques lorsqu’une
personne réincarnée explique son état et donne des détails sur la
personne qu’elle était avant.
La réincarnation niée par les gens du monde visible, est tout à fait
acceptée dans le monde invisible. Toutes les âmes ne peuvent pas
prétendre vivre ce privilège. Seules quelques-unes, dotées d’un haut
niveau de mysticisme sont capables de vivre ce phénomène. Il s’agit
généralement des élus de Dieu.
La question que beaucoup se posent est la suivante : 𝘈𝘶 𝘫𝘰𝘶𝘳 𝘥𝘶
𝘫𝘶𝘨𝘦𝘮𝘦𝘯𝘵 𝘥𝘦𝘳𝘯𝘪𝘦𝘳 𝘴𝘰𝘶𝘴 𝘲𝘶𝘦𝘭𝘭𝘦 𝘪𝘥𝘦𝘯𝘵𝘪𝘵é 𝘶𝘯𝘦 𝘱𝘦𝘳𝘴𝘰𝘯𝘯𝘦 𝘢𝘺𝘢𝘯𝘵 𝘦𝘶
𝘥𝘦𝘶𝘹 𝘰𝘶 𝘵𝘳𝘰𝘪𝘴 𝘷𝘪𝘦𝘴 𝘴𝘦𝘳𝘢-𝘵-𝘦𝘭𝘭𝘦 𝘳𝘦𝘴𝘴𝘶𝘴𝘤𝘪𝘵é𝘦 ?
Dans les cas les plus fréquents, lorsque l’âme retournera devant Dieu,
elle le fera sous le personnage qu’elle a été lors de sa première
existence terrestre. Par exemple, une âme qui dans un premier état
était de race arabe, et dans un second d’une autre race, se
présentera le jour de la résurrection sous le personnage arabe.
Dans d’autres cas, Allah (swt) a permis à certaines âmes, même si
elles ont vécu dans trois époques différentes et incarné trois
personnages différents, d’avoir la possibilité de choisir parmi les trois,
la personne qu’elle voudrait être. Ce privilège n’est réservé qu’à
certains saints, certains élus de Dieu.
Pour les autres elles n’ont pas ce choix et sont donc obligées de
retourner sous le personnage de leur première existence.
La réincarnation, est du domaine du mystique. Il existe cependant
des âmes protégées dans le domaine réservé de l’invisible, qui ne
pourront en aucun cas revenir sur terre pour y incarner un autre
personnage. Il s’agit là des âmes des « 𝘬𝘩𝘰𝘶𝘭𝘢𝘧â’𝘰𝘶𝘭 𝘢𝘳𝘣â’ » les
quatre califes du Prophète (psl) : 𝘈𝘣𝘰𝘶𝘣𝘢𝘬𝘳 𝘚𝘪𝘥𝘥𝘪𝘲, 𝘖𝘶𝘮𝘢𝘳 𝘐𝘣𝘯
𝘬𝘩𝘢𝘵𝘵â𝘣, 𝘖𝘶𝘴𝘮𝘢𝘯𝘦 𝘐𝘣𝘯 𝘈𝘧𝘧â𝘯𝘦, 𝘚𝘦𝘺𝘥𝘪𝘯𝘢 𝘈𝘭𝘪 (𝘳𝘵𝘢).
Les âmes des 𝘈𝘲𝘵𝘢𝘣 (les 4 grands pôles secoureurs), sont toutes aussi
bien protégées que celles des 𝘬𝘩𝘰𝘶𝘭𝘢𝘧â’𝘰𝘶𝘭 𝘢𝘳𝘣â’ mais la méthode
de leur réincarnation est bien spéciale.
En effet, les Aqtabs ont la possibilité de démultiplier leurs lumières et
de les confier à des personnes de leur choix, qui seront pour ainsi
dire leurs représentants, leurs délégués. Les personnes choisies
naissent sur terre en apportant une réplique de la lumière des
Aqtabs, on parle à ce moment de copie spirituelle (ou hijab).
Ce délégué à titre exceptionnel, reflètera l’image du Aqtâb (Pôle,
Qutb). Ses actes ainsi que le contenu de son discours sont toujours
approuvés par le Aqtab. Aqtab et délégué sont donc en perpétuelle
communion, en perpétuelle interconnexion. Ils vont même jusqu’à
former une seule et même personne.
Cependant, arrivé au jour du jugement dernier, elles seront deux
entités distinctes : le Aqtâb d’un côté et le délégué de l’autre. Le
Aqtâb prononcera ces paroles : « 𝘛𝘰𝘪 𝘦𝘵 𝘮𝘰𝘪 𝘴𝘰𝘮𝘮𝘦𝘴 𝘶𝘯𝘦 𝘴𝘦𝘶𝘭𝘦 𝘦𝘵
𝘮ê𝘮𝘦 𝘱𝘦𝘳𝘴𝘰𝘯𝘯𝘦, 𝘤’𝘦𝘴𝘵 𝘤𝘰𝘮𝘮𝘦 𝘶𝘯𝘦 â𝘮𝘦 𝘲𝘶’𝘰𝘯 𝘢 𝘴é𝘱𝘢𝘳é 𝘦𝘯 𝘥𝘦𝘶𝘹.
𝘊𝘦𝘱𝘦𝘯𝘥𝘢𝘯𝘵, 𝘪𝘭 𝘧𝘢𝘶𝘵 𝘲𝘶𝘦 𝘤𝘩𝘢𝘤𝘶𝘯 𝘱𝘳𝘦𝘯𝘯𝘦 𝘴𝘦𝘴 𝘳𝘦𝘴𝘱𝘰𝘯𝘴𝘢𝘣𝘪𝘭𝘪𝘵é𝘴 𝘤𝘢𝘳 𝘪𝘭 𝘺
𝘢 𝘥𝘦𝘴 𝘨𝘦𝘯𝘴 𝘲𝘶𝘪 𝘮𝘦 𝘴𝘶𝘪𝘷𝘢𝘪𝘦𝘯𝘵 𝘦𝘵 𝘲𝘶𝘪 𝘯𝘦 𝘵𝘦 𝘤𝘰𝘯𝘯𝘢𝘪𝘴𝘴𝘦𝘯𝘵 𝘱𝘢𝘴 𝘦𝘵 𝘪𝘭 𝘺 𝘢
𝘥𝘦𝘴 𝘨𝘦𝘯𝘴 𝘲𝘶𝘪 𝘵𝘦 𝘴𝘶𝘪𝘷𝘢𝘪𝘦𝘯𝘵 𝘲𝘶𝘦 𝘫𝘦 𝘤𝘰𝘯𝘯𝘢𝘪𝘴 ». Ce sont des paroles
d’une très haute sagesse que l’on ne peut déchiffrer qu’en se
positionnant dans le monde Ghaïb.
Cette organisation fait partie des relations particulières Ghaïb –
Chahâda (monde invisible et visible).
Très peu d’hommes de Dieu sur Terre peuvent reconnaître ces
délégués d’Aqtâb. Sont capables de les identifier, ceux qui vivent
dans la 𝘏𝘢𝘲î𝘲𝘢𝘵𝘰𝘶 𝘔𝘰𝘶𝘩𝘢𝘮𝘮𝘢𝘥𝘪𝘺𝘢 ou ceux qui évoluent dans la
source de la 𝘏𝘢𝘲î𝘲𝘢𝘵𝘰𝘶 𝘈𝘩𝘮𝘢𝘥𝘪𝘺𝘢. La 𝘏𝘢𝘲î𝘲𝘢𝘵𝘰𝘶 𝘔𝘰𝘶𝘩𝘢𝘮𝘮𝘢𝘥𝘪𝘺𝘢
est le domaine mystique du Prophète (psl) à travers duquel, il
alimente en lumières et science mystique les élus d’Allah. La
𝘏𝘢𝘲î𝘲𝘢𝘵𝘰𝘶 𝘈𝘩𝘮𝘢𝘥𝘪𝘺𝘢 quant à elle, relève du domaine secret du
khatmiya, Mawlâya Cheikh Ahmad Tidjâne Chérif (rta). C’est par
l’intermédiaire de cet espace qu’il alimente à son tour en lumières et
sciences, les rapprochés.
Concernant la catégorie de saints appelée les 𝘘𝘰𝘶𝘵𝘣𝘰𝘶 𝘻𝘢𝘮𝘢𝘯𝘦, ils
sont au nombre fixe de 𝟑𝟐𝟓 de Adam (as), jusqu’à la fin des temps. Il
y’en a parmi eux qui ne sont jamais venus sur Terre, et sont restés au
ciel pour accomplir leur mission dans le monde invisible. Mais Allah
(swt) leur a planifié un processus de réincarnation qui leur est propre.
En effet, dans le monde ici-bas, une personne qui réincarne une de
ses âmes, peut naitre en ayant le grade de 𝘘𝘰𝘶𝘵𝘣𝘰𝘶 𝘻𝘢𝘮𝘢𝘯𝘦 sans
pour autant exercer les fonctions liées à ce statut. Cette personne
n’assistera pas la 𝘩𝘢𝘥𝘢𝘳𝘢𝘵𝘰𝘶𝘭 𝘪𝘭𝘢𝘩𝘪𝘺𝘢 (réunion hebdomadaire des
waliyou – saints – vivants sur terre ou non, qui se tient chaque jeudi
soir au 6ème ciel) en tenant la canne mystique pour diriger la séance.
La réincarnation se fait, dans ce cas précis, dans sa dimension
spirituelle (Rouhaniyou).
Ces personnes se fondent généralement dans la masse et sont
difficilement reconnaissables. Seuls les grands hommes de Dieu
arrivent à les distinguer. Elles détiennent le grade de 𝘘𝘰𝘶𝘵𝘣𝘰𝘶
𝘻𝘢𝘮𝘢𝘯𝘦, mais n’ont pas les prérogatives du titre. Par conséquent, il
ne leur est pas donné le pouvoir mystique inhérent à la charge du
𝘘𝘰𝘶𝘵𝘣𝘰𝘶 𝘻𝘢𝘮𝘢𝘯𝘦. Ceci s’explique par le fait qu’elles ont déjà vécu
ces états, dans le cadre spirituel, avant leur naissance. Ces personnes
ont néanmoins une vie mystique et évoluent dans la lumière.
Au jour de la résurrection, lorsqu’on on dessinera le cercle réservé
aux 325 𝘘𝘰𝘶𝘵𝘣𝘰𝘶 𝘻𝘢𝘮𝘢𝘯𝘦, elles seront présentes à l’intérieur du
cercle, même si les gens ne les ont jamais connus comme tels. La
réalité est qu’elles l’ont été de par leur âme.
Ainsi donc, la réincarnation est une réalité évidente pour certaines
âmes choisies. D’autres en revanche, sont bel et bien choisies mais,
bénéficient d’une protection à des degrés différents de réalisation.
Les âmes des 𝘬𝘩𝘰𝘶𝘭𝘢𝘧â’𝘰𝘶𝘭 𝘢𝘳𝘣â𝘩 sont complètement fermées à la
réincarnation et celles des Aqtabs quant à elles, utilisent la
démultiplication de leur lumière pour les donner en délégation de
gestion, à des représentants triés sur le volet.
Des mythes gravitent autour de la réincarnation, mais la
réincarnation dont nous parlons, est reconnue par le monde invisible
et, est en étroite relation avec le domaine de la mystique céleste.
Dans ce même ordre d’idée, Dieu a aussi donné à ses awliya (saints)
le pouvoir de choisir des représentants (délégués) et de leur offrir
l’opportunité de participer à la mission universelle de la fin des
temps, celle de 𝐥’𝐢𝐦𝐚𝐦𝐚𝐥 𝐌𝐚𝐡𝐝𝐢 𝐀𝐥 𝐌𝐨𝐮𝐧𝐭𝐚𝐳𝐚𝐫 (as).
Dans ce cas, on ne parle pas de réincarnation mais d’un représentant
par un hijâb car c’est le saint qui choisit la personne, il l’amène au
monde terrestre et l’intègre à la dernière mission universelle ; elle est
donc une partie intégrante du saint qu’elle représente, qu’il soit
Aqtâb, Qoutbou Zamâne ou autres élus d’Allah.
Ainsi, dans la mission de l’Imam Al Mahdi (2022 – 2075), tous les
124000 Prophètes, de même que les saints qui évoluent dans le
monde ghaïb (invisible), ont un délégué et Allah (swt) fera en sorte
que leurs âmes aient un degré élevé de proximité qui conduit même
à la fusion. Voir régulièrement un saint en rêve est un signe d’un lien
fort qui vous unit dans le monde invisible. Les grands maitres
mystiques peuvent éclairer et définir les relations entre le saint et le
rêveur. Ils sont capables, de prime abord, de voir si une personne fait
ou non partie des délégués du monde ghaÏb. 𝑳𝒆 𝒛𝒊𝒌𝒓 est un moyen
infaillible pour 𝘭𝘦 𝘥é𝘭é𝘨𝘶é de comprendre cette réalité essentielle,
intrinsèque à son existence.
Une personne qui s’adonne au zikr peut parfois ressentir de la
fascination lorsqu’on lui relate l’histoire sainte. C’est comme si elle
était impliquée dans l’histoire et qu’elle ressentait un sentiment de «
déjà vécu ». Ou au moment où l’on la lui raconte, c’est comme si elle
la vivait en direct. C’est ce fort sentiment qu’on appelle la formation
spirituelle, qui est différente de ce qu’on appelle karama (miracle).
Allah (swt) a fait subir une formation spirituelle à Ses messagers
avant de leur donner le pouvoir qui leur permettra de réaliser des
miracles (Mou’djizah) en cas nécessité. Il en est de même pour les
awliya (saints) : Mawlâya Cheikh Tidjâni Chérif (rta) leur fait subir une
formation avant de leur donner un pouvoir mystique.
On peut dire que la formation spirituelle est plus forte que les
miracles. En effet, si une personne a complété sa formation
spirituelle, elle est propulsée à l’époque et à l’endroit où se déroule
l’histoire au moment où l’on la lui raconte. Elle vit la scène en direct.
Elle est dans la réalité de l’évènement. Arrivé à ce stade, l’on peut
affirmer que la personne a parachevé sa formation spirituelle.
C’est le zikr qui permettra d’avoir tous ces dévoilements. Une âme
réincarnée ne peut être consciente de son état que si elle pratique le
zikr. A défaut elle ne pourrait jamais se remémorer sa vie antérieure.
Dans le monde invisible, le zikr est d’une importance capitale. C’est
pour cette raison qu’ils définissent le zikr comme le fait de ressentir
la présence continuelle de Dieu. Les habitants de ghayb réfutent
donc, l’acception habituelle selon laquelle le zikr c’est se souvenir de
Dieu.
En pratiquant le zikr dans sa dimension ghaybique, Dieu orientera la
personne, lui enlèvera le voile qui obstrue sa vue, et lui indiquera sa
véritable personnalité ainsi que les différentes vies qu’elle a eues.
C’est la formation spirituelle par le zikr, assisté en cela par un guide
spirituel, qui permettra à l’individu de se rappeler de sa vie
antérieure.
Mais si la personne réincarnée ne pratique pas le zikr dans sa
seconde vie, et qu’elle meurt, elle ne saura qui elle a été, que lors du
jugement dernier, lorsque l’ange qui enregistre les présents
l’appellera par le nom qu’elle portait lors de sa première vie. Elle
restera perplexe, et dira à l’ange que ce n’est pas d’elle qu’il s’agit
mais ce dernier lui expliquera en lui tenant ces propos :
– « 𝘥𝘢𝘯𝘴 𝘵𝘦𝘭𝘭𝘦 é𝘱𝘰𝘲𝘶𝘦, 𝘢𝘴-𝘵𝘶 𝘦𝘯𝘵𝘦𝘯𝘥𝘶 𝘱𝘢𝘳𝘭𝘦𝘳 𝘥𝘦 𝘵𝘦𝘭𝘭𝘦 𝘱𝘦𝘳𝘴𝘰𝘯𝘯𝘦 » ?
– Il répondra : « 𝘰𝘶𝘪 » !
– L’ange lui rétorquera : « 𝘤𝘦𝘵𝘵𝘦 𝘱𝘦𝘳𝘴𝘰𝘯𝘯𝘦 𝘢 𝘵𝘰𝘶𝘫𝘰𝘶𝘳𝘴 é𝘵é 𝘵𝘰𝘪 ».
Automatiquement, Allah (swt) changera son apparence : il apparaîtra
ainsi avec la chevelure et l’apparence physique de ce premier
personnage, et avec toutes les responsabilités de ladite personne.
De cette réalité, vous comprendrez que Dieu a ouvert l’accès au
monde Ghaïb (invisible) pour ceux qui ont de la volonté dans le zikr
mais ceux qui n’en n’ont pas, Il les laisse s’occuper de cette vie
apparente.
Allah (swt) dit dans le coran : « Ô 𝘱𝘦𝘶𝘱𝘭𝘦 𝘥𝘦𝘴 𝘥𝘫𝘪𝘯𝘯𝘴 𝘦𝘵 𝘩𝘰𝘮𝘮𝘦𝘴 ! 𝘚𝘪
𝘷𝘰𝘶𝘴 𝘱𝘰𝘶𝘷𝘦𝘻 𝘴𝘰𝘳𝘵𝘪𝘳 𝘥𝘦 𝘷𝘰𝘵𝘳𝘦 𝘮𝘪𝘭𝘪𝘦𝘶 𝘢𝘱𝘱𝘢𝘳𝘦𝘯𝘵 𝘱𝘰𝘶𝘳 𝘪𝘯𝘵é𝘨𝘳𝘦𝘳 𝘷𝘰𝘵𝘳𝘦
𝘤𝘰𝘳𝘱𝘴 𝘥𝘢𝘯𝘴 𝘭𝘦𝘴 𝘴𝘱𝘩è𝘳𝘦𝘴 𝘪𝘯𝘤𝘰𝘯𝘯𝘶𝘦𝘴 𝘥𝘦𝘴 𝘤𝘪𝘦𝘶𝘹 𝘦𝘵 𝘥𝘦 𝘭𝘢 𝘵𝘦𝘳𝘳𝘦, 𝘢𝘭𝘰𝘳𝘴
𝘧𝘢𝘪𝘵𝘦𝘴-𝘭𝘦 ! 𝘝𝘰𝘶𝘴 𝘯𝘦 𝘱𝘰𝘶𝘳𝘳𝘦𝘻 𝘭𝘦 𝘧𝘢𝘪𝘳𝘦 𝘲𝘶’à 𝘭’𝘢𝘪𝘥𝘦 𝘥’𝘶𝘯 𝘱𝘰𝘶𝘷𝘰𝘪𝘳
𝘪𝘭𝘭𝘪𝘮𝘪𝘵é ». (sourate 55 : 33)
Dieu nous a donné la capacité de découvrir les mystères de l’univers,
mais cette capacité ne s’acquiert que par un pouvoir illimité. Et ce
pouvoir ne s’obtient que grâce au zikr de la 𝙎𝙖𝙡𝙖𝙩𝙤𝙪𝙡 𝙛𝙖𝙩𝙞𝙝𝙖.
Si la personne qui vit ces réalités est consciente de son état et
pratique le zikr, il pourra avancer dans le domaine du mysticisme,
dans le cas contraire, s’il se prélasse, ne prête aucune attention aux
indices qui lui sont révélés, Dieu le laissera dans son ignorance car
l’on dira qu’il est paresseux et qu’il manque de volonté.
Aussi, avoir un guide mystique efficace, est essentiel pour réussir
dans ce cheminement. En effet, Allah (swt) n’a pas limité l’homme,
dès l’instant qu’il a inséré en lui une âme (roûh). L’âme voyage et
peut se déplacer partout dans l’univers pour enregistrer des
événements et découvrir des sciences de diverses natures. Allah
(swt) a permis la découverte des mystères par l’âme, mais à une
seule condition, qu’elle dispose du pouvoir illimité, qui ne s’acquiert
que par le zikr de la 𝘚𝘢𝘭𝘢𝘵𝘰𝘶𝘭 𝘧𝘢𝘵𝘪𝘩𝘢.
La réincarnation en islam est donc une réalité et ne soyez pas étonné
lorsqu’un élu d’Allah vous annonce qu’il a vécu à l’époque du
Prophète (psl), demandez-lui plutôt qui il était. De même pour ceux
qui ont vécu à l’époque du khatmiya 𝘔𝘢𝘸𝘭â𝘺𝘢 𝘊𝘩𝘦𝘪𝘬𝘩 𝘈𝘩𝘮𝘢𝘥
𝘛𝘪𝘥𝘫â𝘯𝘪 𝘊𝘩é𝘳𝘪𝘧, demandez-lui qui il était, et acceptez-le comme tel
car Allah (swt) a octroyé un pouvoir certain à Ses saints.
Parfois, avant qu’une personne ne naisse, Allah (swt) lui fait visiter
des mondes et des espaces invisibles et l’informe des réalités de ces
univers. Lorsqu’elle arrivera sur Terre, elle peut continuer à voir
beaucoup de ces réalités mystiques dans son enfance. Ce qui
émerveillera beaucoup ses proches. Ce que ces derniers ignorent,
c’est que cet enfant a vécu à l’état Nouraniyou (état de lumière)
avant sa venue au monde et qu’il a été en contact avec de nombreux
mystère des mondes invisibles. Tout ce qu’il voit dans le monde
chahada comme réalités mystiques n’est qu’un rappel de ses visions
antérieures. Dieu octroie diverses faveurs à qui Il veut.
𝙎𝙚𝙮𝙙𝙞 𝙈𝙤𝙪𝙝𝙖𝙢𝙚𝙙 𝙀𝙡 𝘾𝙝𝙚𝙞𝙠𝙝, 𝙞𝙢𝙖𝙢 𝙈𝙖𝙝𝙙𝙞 (𝙖𝙡𝙖𝙞𝙝𝙞 𝙨𝙖𝙡𝙖𝙢)