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TFC Jhon

TFC sur la rentabilité

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Léon Malu
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TFC sur la rentabilité

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1

I. INTRODUCTION GENERALE

1. CONTEXTE DE L'ÉTUDE

Chaque investigation dépend des études antérieures et sert de base aux études
Futures; c'est pourquoi on doit établir des liens entre l' étude donnée et d'autre part pour
une garantie d'une contribution efficiente et certaine. Tel est le cas notamment de:

1. NEPHTALI TSHITADI dans son mémoire de licence intitulé Analyse et gestion de


risques de crédits dans une institution financière non bancaire Cas de la cadeco. Il est
abouti aux résultats selon lesquels: La CADECO est confrontée aux risques de crédit et
au risque d’insolvabilité;

- Aussi, la CADECO a mis en place les politiques et procédures à suivre et qui sont les
outils d'appui et de consultation permanente pour gérer et exécuter le mieux possible les
activités de crédit.

- De manière générale, la gestion de risque de crédit se passe par les étapes suivantes : la
première étape de la gestion du risque consiste à s'assurer que le personnel du service du
crédit respecte les politiques et procédures de prêt ainsi que les règlements administratifs
de l'entreprise. La deuxième étape consiste à répertorier les risques potentiels auxquels
est exposé l'établissement, c'est-à-dire identifier les risques qui pèsent sur les actifs de
l'entreprise, ses valeurs au sens large, y compris, et peut être même avant tout, sur son
personnel, ensuite évaluer et hiérarchiser ces risques en mettant en place des méthodes
d'évaluation; et la troisième étape consiste à analyser les procédures existantes de
contrôle des risques afin d'améliorer ou de mettre en place des outils de contrôle, pour
enfin procéder par l'élaboration de politiques et procédures approuvées par le conseil en
matière de crédit1.

2. JUNIOR ILUNGA KALUBWILA dans son mémoire de licence intitulé gestion du


risque de crédit dans une institution de microfinance. Cas de la TMB a trouvé que les
impayés constitueraient, dans la majorité de cas, la principale cause de faillite des
institutions qui accordent des crédits. Même si la TMB a réussi jusque-là, elle serait sans
cesse menacée par le spectre des impayés.C'est pourquoi, les responsables de la TMB,
soucieux de la pérennité de leur institution de micro finance seraient tenus d'avoir une

1
NEPHTALI TSHI.., Analyse et gestion des risques de credit dans une institution financière non bancaire , UNIKOL, Kolwezi,
2014
2

gestion rigoureuse de toutes les créances dont les paiements sont soit en retard soit
incertain.2

3. WAKUNGELANI patient Joseph Yumba dans son mémoire intitulé gestion des
risques de crédits dans les banques commerciales, prévoit que Pour limiter le risque de
crédit bancaire, les banques peuvent répartir leurs concours entre des branches d'activités
différentes de façon à éviter les conséquences d'une crise qui viendrait frapper telle ou
telle profession. Elles peuvent aussi suivre le volume de leurs risques par branche
d'activité et s'efforcera d'arriver à une répartition aussi satisfaisante que possible en
fonction des conditions économique du moment. La prudence conseille le banquier de
limiteret de diviser les risques. En effet, il est périlleux pour une banque de concentrer
ces crédits sur quelques gros bénéficiaires uniquement.3

2. PROBLÉMATIQUE

Tout travail scientifique trouve son origine dans un ensemble des


préoccupations sur un phénomène donné. Plusieurs auteurs ont défini la problématique,
mais nous retenons de plus proche. Pour jean- Claude COMBESSIE, la problématique est
l'ensemble des questions que le chercheur soulève ou se pose dans l'étude qu'il mène.
L'une des finalités d'un crédit est son remboursement. Or, dans des cas de plus en plus
fréquents, les remboursements ne s'effectuent pas à l'échéance prévue. Dans cette
situation, la banque voit se matérialiser un risque de contrepartie et doit essayer de
procéder, le plus rapidement possible au recouvrement de sa créance. Elle doit aussi
prendre d'autres stratégies pour éviter la reprise d'autres incidents de paiement, les
banques Congolaises qu'elles soient de Petite ou de grande taille font recours à des
différentes méthodes de gestion qui leur permettent de secouvrir contre les risques des
crédits bancaires pour améliorer leurs performances à des différents niveaux.4

La structure des actifs des banques Africaines reflètent, en partie, le fait que la
masse des engagements soit remboursable à vue, leur préférence pour l'octroi des prêts
essentiellement à court terme peut également s'expliquer par une attitude d'aversion
contre les risques dans une situation où les activités de leurs clients potentiels sont
sensibles à l'impact des facteurs exogènes (les conditions climatiques, les crises
économiques et l'environnement économique international, etc...). Il y a également la

2
JUNIOR KALUBWILA…, gestion du risqué de credit dans une Institution de microfinance, UNILU, Lubumbashi, 2010

3
WAKUNGELANI Patient…, Gestion des risques de credit dans les banques commerciales , UNILU, Lubumbashi, 2016

4
VERNIMMEN P., Finance d'entreprise, 3ème édition par Quiry p.& Ceddah F., Dalloz, 1998, p.162.
3

difficulté d'évaluer la solvabilité des entreprises emprunteuses sur des longues périodes,
car les données comptables fournies par les demandes de prêt sont généralement Mal
fournies et vérifiées. Notre préoccupation tout au long de ce travail porte sur les
difficultés que rencontrent les institutions bancaires à couvrir les risques des crédits.

1) par rapport aux contraintes relatives à l’octroi de credits, à la vérification de l'intégrité


et de l'exactitude des informations fournies par l'emprunteur, comment la Rawbank gère-
t- elle les risques de crédits ?

2) Quelles sont les méthodes d'analyse du risques de credits employées par la


RAWBANK?

3) Quelles sont les stratégies employées par la RAWBANK pour réduire les risques de
non remboursement?

3. HYPOTHÈSE Du TRAVAIL

P. PRONGERE définit l'hypothèse comme une proposition aux questions que l'on se
pose à propos de la Recherche formulée en des termes tels que : l'observation et l'analyse
puisse fournir une réponse. 5

Les risques des crédits imposent aux responsables des institutions financières
à organiser voire réglementer les possibilités de recouvrement des créances d'une façon
permanente et anticipative si la continuité de l'exploitation des activités financières
nécessite une question de risque adéquate et rigoureuse des créances, différentes mesures
de sécurisation doivent être prises en compte afin d'assurer un succès de l'institution. Pour
limiter le risque de crédit bancaire, les banques peuvent repartir leurs concours entre des
branches d'activités différentes de façon à éviter des conséquences d'une crise qui
viendrait frapper telle ou telle profession. Elles peuvent aussi suivre le volume de leurs
risques par branche d'activités et s'efforcera d'arriver à une répartition aussi satisfaisante
que possible en fonction des conditions économiques du moment. La prudence conseille
les banquiers de limiter et de diviser les risques. En effet, il est utile pour une banque de
concentrer ces crédits sur quelques gros bénéficiaires uniquement.6

5
P. PRONGERE cite par M.NGASHA. in manuel de sociologie generale. Ed.Africa.Lubumbashi.2005.p9

6
ALIOUNE Sall, la compétitivité future des économistes Africains : actes de forum de Dakar, carthala, Amazon, 2000, p.226.
4

Ainsi, en nous basant sur sur le thème de notre travail, nous avons tenté de
répondre aux questions formulées dans la problématique.Sur ce, nous proposons les
réponses ci-après :

1) les risques des crédits de la Rawbank se font par haute étude et analyse du dossier de
crédit à la clientèle tout en privilégiant le crédit ou le découvert aux organismes publics
non financiers, les crédits aux sociétés et aux particuliers ce qui lui permet d'appliquer
une provision pour le cas de non remboursement des débiteurs douteux. Toutefois, la
Rawbank augmente son octroi de crédit à sa clientèle d'année en année.

2) Les banquiers disposent d'une variété des méthodes leurs permettant de se prémunir
contre les risques des crédits. Ces moyens peuvent aller des supports qui constituent les
documents accompagnant le remboursement de crédit, en passant par des garanties pour
prévenir des risques d'insolvabilité de l'emprunteur.

3) Elle procède par le suivi régulier du comportement de remboursement des crédits


échus (monitoring), puis des correspondances (lettres de rappel, de mise en demeure,
etc...), Au delà d'une certaine durée de non remboursement elle procède au recouvrement
forcé.7

4. MOTIVATION (CHOIX ET INTÉRÊT DU SUJET)

a) Choix du sujet : plusieurs raisons procèdent la justification d'un sujet ceux-ci varient
entre elles, selon les unes révèlent de la nature objective des faits et que d'autres
découlent de nos sentiments. Dans notre étude scientifique comme celle ci que nous
avons proposée, le choix du sujet dépend en principe de motivations qui hâtent le
chercheur sur un problème précis et dont la tentative de solutions constitue une de ses
principales ambitions. Le choix du sujet sur la pratique, cet aspect de chose pose
problème de la particularité des conclusions de notre recherche de la gestion des risques
de crédits dans l'institution financière. Cas de la Rawbank.

b) Intérêt du sujet : sur le plan scientifique : étant donné, notre travail est celui de
recherche orientée dans le domaine de gestion, il constitue un document qui met en
évidence des données réelles, qualitatives et vérifiables pouvant servir à d'autres
recherches ultérieures. Cette étude reste un outil que les chercheurs peuvent se servir, car
elle met à leur portée quelques 8informations relatives aux risques des crédits dans les
banques particulièrement à la RAWBANK.
7
F.JACQUES . operations de banque. Dalloz. Toulouse. 1963.p187

8
BBC, Bulletin mensuel no10, octobre 2003, p.34
5

Sur le plan social : la gestion des risques de crédits dans l'institution financière
est une notion importante de vue que la situation économique de la RDC est un
phénomène inquiétant au point que tout congolais doit se sentir impliquer dans la
recherche des voies et moyens pouvant l'aider à améliorer l'état dans lequel il se trouve.9

5. OBJECTIF DU TRAVAIL

Ce travail a comme objectif :


L'objectif général de cette recherche est d'analyser l'impact de la gestion des
risques de crédit dans l'institution financière: cas de la RAWBANK. Au delà de l'objectif
général poursuivi par ce travail de TFC, nous avons dégagé des objectifs spécifiques qui
fondent tout l'intérêt de notre étude à savoir:
1. Analyse du processus d'octroi du crédit à la RAWBANK ;

2. Identifier le processus de gestion du risque de crédit au sein de la RAWBANK ;

3. Analyser les techniques; les méthodes d'évaluation et de gestion du risque de crédit au


sein de la RAWBANK ;

4. Etudier le lien entre la qualité du portefeuille de crédits et la performance d'une


banque.

5. analyser les differents moyens utilises par la banque pour suivre de près ses clients .
(agents en besoin de financement)

6. DÉLIMITATION DU SUJET
Nous limitons notre travail dans le temps et dans l'espace.
a) Dans le temps : il y a toute une évidence qu'un phénomène puisse évoluer dans le
temps au cours d'une période donnée de l'histoire ; de ce fait, ce phénomène sous
examens n'échappe pas cette réalité. Pour bien analyser ce phénomène et comprendre la
gestion des risques de crédits dans l'institution financière. Cas de la Rawbank, nous allons
délimiter notre travail dans une période allant de 2019 à 2022. 10

b) Dans l'espace : dans la complexité des faits et des phénomènes du domaine de la


gestion financière, notre attention s'est orientée vers la gestion des risques de crédits dans
l'institution financière. Cas de la Rawbank .
9
https://www.fondsdereserve.fr/fr/gestion-et-maitrise-des-risques.

10
Jean-Claude ZIBONUKULU SHIZA, note de cours d'économie politique 1. G1 S.E.G U.KA, 2018-2019, inédit,
6

7. SUBDIVISION DU TRAVAIL OU CANEVAS


Pour atteindre les objectifs assignés à cette étude, nous l'avons subdivisée en 3
chapitres hormis l'introduction et la conclusion générale. Le chapitre premier présente la
revue de la littérature sur les concepts des bases. Le deuxième est axé sur la présentation
du cadre d'étude ( RAWBANK) et enfin le troisième et dernier chapitre porte sur la
gestion de risques de crédits dans l'institution financière. Cas de la Rawbank.

CHAPITRE PREMIER: REVUE DE LA LITTÉRATURE SUR LES CONCEPTS


DES BASES

1.1 NOTION SUR L'INSTITUTION FINANCIÈRE

1.1.1 DÉFINITION:

Une institution financière est une entreprise à but lucratif dont l'activité est la
fourniture de services financiers aux agents économiques de l'entreprise. C'est aussi une
société chargée de fournir de l'argent au marché par le transfert de fonds des investisseurs
aux sociétés sous forme de prêts, de dépôts et d'investissements.11

1.1.1 OBJECTIFS

Une institution financière a pour objectifs :

De mettre en place des systèmes financiers qui fonctionnent, qui mobilisent et


affectent l’épargne, qui répondent aux besoins de crédit et qui allouent les ressources plus
efficacement tout en réduisant les coûts intermédiaires.

D’améliorer l’accès au financement des projets portés par les femmes et les
jeunes, et de pérenniser les systèmes financiers du continent.

1.1.2 SON RÔLE

Ce dernier a pour rôle de permettant de palier les imperfections et les


défaillances du marché financier en transformant l'épargne, en diminuant les coûts de
transaction, en limitant les conséquences de l'asymétrie d'information et en assumant le
risque lié aux opérations de prêt. Elle consiste à intervenir comme intermédiaire entre les
agents qui disposent d'une épargne à placer et ceux qui souhaitent emprunter.12

11
https://www.dictionnaire-commercial.com/?p=word.word-show&action-word-data&word-id=4030

12
https://www.lafinancepourtous.com/decryptages,marches-financiers/acteurs-de-la-finance/banque/fiche-did...
7

Le rôle essentiel des banques est de servir d’intermédiaire entre les personnes
disposant de moyens financiers et celles qui ont besoin d’un financement. Les uns prêtent
leur argent à la banque et celle-ci l’affecte à son tour au financement de la seconde
catégorie.

1.1.3 MISSIONS

La direction financière est un peu le service de prévention des risques


financiers de l’entreprise. Sa mission est de développer des outils d’aide à la prise de
décision stratégique et de planifier le développement de l’entreprise, en collaboration
avec le dirigeant ou le service de direction générale. Le service de direction financière est
supervisé par un directeur administratif et financier, appelé couramment DAF.La mission
du DAF consiste en effet à contrôler la rentabilité et la solvabilité de l’entreprise, à
anticiper sa stratégie de développement et les financements et investissements
nécessaires.13

1.2 NOTION SUR LES CRÉDITS

1.2.1 DÉFINITION: pour petit-DUTAILLIS, “faire crédit, c'est confiance, mais c'est
aussi donner librement la disposition affective et immédiate d'un bien réel ou d'un
pouvoir d'achat contre la promesse que le même bien ou un même équivalent vous sera
restitué dans certain délai, le plus souvent avec la rémunération du service rendu et du
danger couru, danger de perte partielle ou totale que comporte la nature même de ce
service.”14

PRUCHAUD j., Quant à lui, le crédit bancaire est en général l'opération par
laquelle la banque met une somme déterminée à la disposition d'un tiers appelé
emprunteur moyennant l'engagement pris par ce dernier de payer au banquier intérêts
convenus et de lui restituer à l'époque fixée pour le remboursement, une somme
équivalente à celle qui a été fournie.15

13
Petit DUTTAILLIS, le risque de crédit bancaire, Édition scientifique Ribert, Paris, 1967,p.18

14
PRUCHAUD j., évolution des techniques bancaires, Édition scientifique Riber , Paris, 1960, p.50.

15
Bernard V. et COLLIJ C., Les crédits bancaires aux entreprises. revue bancaire. P.43
8

Pour Bernard V. et COLLIJ C., Le crédit est un acte de confiance comportant


l'échange de deux prestations dissociées dans le temps, biens ou moyens de paiement
contre promesse ou perspective de paiement de remboursement.

De trois définitions ci-hauts reprises, nous avons déduit principalement trois


notions inséparables dans l'octroi des crédits. Il s'agit entre autre de la confiance qui doit
exister entre les parties contractantes, et à cela s'ajoute le facteur temps qui est
extrêmement important dans ce genre d'opérations. Enfin, le crédit ne peut pas se séparer
du risque.

1.2.2 LES ÉLÉMENTS ESSENTIELS DU CRÉDIT BANCAIRE

a) La confiance : le terme crédit Vient du latin credere, c'est à dire faire confiance. Cette
notion est nécessaire pour qu'une opération du crédit soit possible. Du côté de la banque,
cette confiance à l'égard de son client se manifeste par les avances de fonds, l'exécution
des ordres donnés à l'indication des enseignements favorables. Le client de son côté, doit
être convaincu la banque ne lui retirera pas son appui au moment où il en a besoin et
qu'elle fera un usage strictement confidentiels des enseignements sur son bilan et la
marche de son entreprise.

La confiance est la base principale du crédit. Les banquiers croient au remboursement


ultérieurs de ses avances ou l'accomplissement de ses obligations pour envisager son
développement stratégique et financier. . par son client, dans le cas de crédit par
signature qui, potentiellement, peut déboucher sur un crédit de décaissement.16

b) L’élément temps : il est un autre élément que celui d'ordre physiologique ( confiance
qui doit être prise en considération). C'est le temps, ou le délai fixé pour le
remboursement par le client des avances lui consenties ou des obligations qu'il doit
prester dans le cadre d'un crédit de signature du banquier. Ce second facteur influence
directement sur celui qui précède. Plus le délai demandé est long, plus le prêteur pourra
craindre que l'opération ne se liquide pas normalement, et puis il se méfiera.

C) L’élément risque: le risque quant à lui est aussi un élément déterminant toute
opération de crédit. Il est de deux degrés : d'un côté, il y a le risque d'immobilisation qui
consiste dans le retard pour le client à rembourser son crédit. De l'autre côté, il y a le

16
9

risque d'insolvabilité qui consiste en la perte définitive d'une créance. En gestion de la


défaillance, ce risque aussi connu comme risque de la défaillance, est lié à l'incapacité du
client de respecter le contrat de prêt.

1.2.3. TYPOLOGIE DES CRÉDITS

John STUART MILE classe les différents types de crédits en fonction de certains
critères, notamment la durée, le degré de libéralité des banques, l'objet, la forme et d'après
l'origine de crédits.17

1.2.3.1 TYPE DE CRÉDITS SELON LA DURÉE :

Selon le critère, on distingue les crédits à court terme, les crédits à moyen terme et les
crédits à Long terme.

 Le crédit à court terme (approvisionnement en matériels, fabrication de produits,


consommation, etc.) est généralement consenti pour répondre à des engagements
ponctuels. C’est un crédit dont la durée ne dépasse pas deux (2) ans.

 Le crédit à moyen terme (crédit de consommation, crédit à l’exportation) est un


crédit dont la durée varie entre 2 et 7 ans. Ce type de crédit est destiné au
financement des investissements ou au financement de la construction
immobilière.

 Le crédit à long terme est un crédit dont la durée est supérieure à sept ans. Ce type
de crédit est spécialement destiné à financer les investissements de toutes
personnes morales (entreprise privée ou société publique, État, etc.). Il s’agit de
ressources provenant donc uniquement d’emprunt obligataire.

1.2.3.2 TYPE DE CRÉDITS SELON LEUR OBJET :

Tout banquier a besoin de savoir ce qu'en est de l'utilisation du crédit sollicité


par son client. C'est pourquoi il exige à emprunteur d'indiquer ses projets afin que le
banquier puisse savoir s'il vaut la peine de les fianncer. On distingue généralement les
credits destines aux particuliers et le credit destine aux entreprises:
17
https://www.financites.fr/differents-types-de-credit-bancaire/
10

 le credit destiné aux particuliers et le crédit aux entreprises.


Par le terme particulier, on entend les personnes physiques jouissant d’une pleine
capacité civile au regard de la loi. Il s’agit donc de salariés, de commerçants ou des
personnes exerçant des professions libérales, etc.
Le crédit aux particuliers pourrait aussi être réparti en sous-catégories : crédit à la
consommation et le crédit au logement. Le crédit à la consommation permet de financer
les dépenses du quotidien (achat de biens ou de services) ; tandis que le crédit au
logement ou crédit immobilier sert à financer l’achat d’un appartement à usage
d’habitation ou mixte (habitation et professionnel).

 Le credit destiné aux entreprises et aux professionnels est l’une des principales
sources de financement des entreprises. En réalité, ce crédit répond à trois types
de besoins des entreprises: la trésorerie, l’équipement et l’immobilier.
Par conséquent, les crédits aux entreprises les plus courants sont : le crédit
d’exploitation ou crédit de trésorerie (facilité de caisse, découvert bancaire, etc.) et le
crédit d’investissement (crédit-bail ou leasing, prêt d’équipement, etc.).

1.2.3.4 TYPES DE CRÉDITS SELON LA FORME

Le type de crédit est orienté vers la monnaie (devise nationale ou devise étrangère), le
mode d’amortissement (à annuité constante ou remboursable infinie), le type de taux
(fixe, variable, variable capée), le mécanisme (permanent ou revolving, sur ligne de
crédit), le contrat (sur compte débiteur, sur contrat de prêt, emprunt obligation, et c.) et
la garantie (caution personnelle, caution d’un fonds de garantie, etc.).

1.3. NOTION SUR LES RISQUES DES CRÉDITS

1.3.1 DÉFINITION :

Appelé aussi risque de contrepartie ou risque de défaut, c'est le principal risque


que menace les bien êtres des établissements de crédit, d'où il désigne, le risque de défaut
11

des clients ainsi que la dégradation de la situation financière d'un emprunteur face à ses
obligations.18

D'après GODLEWISKI C.J., le risque de crédit peut être défini comme un non
performance de la contre partie engendrant une perte probable au niveau de la banque. De
plus ce risque dépend de la probabilité de défaillance de contrepartie que ce soit un pays,
un particulier, une entreprise ou un établissement de crédit avec laquelle la banque est
engagée. Le risque correspond à l'occurrence d'un fait imprévisible, ou à tout et de
modifier son patrimoine et ses résultats. De cette définition, nous pouvons deux éléments
essentiels qui caractérisent le risque dans le milieu bancaire : le caractère aléatoire et
imprévisible ( ce qui est à l'origine du risque) et l'enjeu lié aux résultats et pertes futures
de la banque ( conséquence finale) .19

1.3.2 NOMENCLATURE DES RISQUES BANCAIRES

Plusieurs classifications des risques bancaires peuvent être proposées.


Néanmoins, les banques ont tendance à adopter la classification proposée par le nouvel
accord de Bâles (ou Bâle), qui distingue trois grandes catégories, à savoir :

Le risque de crédit;

le risque de marché;

Le risque opérationnel.

1.4. NOTION SUR LA RÉGULATION BANCAIRE

En RDC, la régulation des institutions bancaires et non bancaires est régie par les
textes suivants ( que vous pouvez consulter dans le numéro spécial du journal officiel de
mai 2002):20

✓ Loi nº002/2002 du 02 février 2002 portant dispositions applicables aux coopératives


d'épargne et de crédit ;

✓Loi nº003/ 2002 du 02 février 2002 relative au contrôle des établissements de crédit ;

18
J. BESSIS , gestion des risques et gestion actif-passif, ed.Dalloz, Paris,1995, p74

19
H.JACOB&A.SARDI.management des risques bancaires.Ed.AFGES.Paris.2001.p19

20
https://www.leganet.cd/legislation/Droit%20economique/Banques/Loi002.2002.02.02.2002.htm
12

✓Loi nº005/ 2002 du 07 mai relative à la constitution, à l'organisation et et au


fonctionnemennt de la banque centrale du Congo ;

✓Loi nº003/2002 du 02 février 2002 est venue remplacée l'ordonnance-loi nº72-004 du


14 février 1972, dite< loi bancaire>, relative à la protection de l'épargne et au contrôle
des 21intermédiaires financiers

Elle définit désormais un cadre unique couvrant l'ensemble des activités du


secteur financier dont certains échappaient aux dispositions de l'ordonnance-loi précitée.

De ce point de vue, elle subdivise les opérations en trois catégories distinctes,


à savoir :

∆ la réception des fonds du public;

∆ Les opérations des crédits ;

∆ Les opérations de paiement et la gestion des moyens de paiement.

La nouvelle< loi bancaire> regroupe, sous le vocable nouveau d'établissement de


crédit, les entreprises limitativement identifiées ci-après :

✓ Les banques ;

✓les opérations d'épargne et crédit ;

✓ Les caisses d'épargne

✓ Les institutions financières spécialisées ;

✓ Les sociétés financières.

A) Asymétrie d'information

A ce propos, le concept d'asymétrie d'information, d'anti-sélection et de risque


moral se relève particulièrement utile pour comprendre les choix des États dans la
conception de leur forme de régulation bancaire aussi dans les pays industrialisés. Au
point de vue de la réglementation .22
21

22
COUPPEY et MADIES J... , l’efficacité de la reglementation prudentielle des banques à la lumiere des approches theoriques,
revue d’economie financiere, n°93,fevrier,1997.p22
13

Prudentielle, il existe sept domaines fondamentaux dans lesquels s'exerce la


réglementation bancaire.

Le filet de sécurité publique; La limitation des risques et des exigences en


fonds propres;

La supervision bancaire par agrément et contrôle; L'évaluation des contrôles


internes des risques ;

La protection des consommateurs

Les restrictions de concurrence.

Les banques sont fragiles, elles sont vulnérables à des pertes de confiance des
déposants, c'est-à-dire à des ruées bancaires qui se traduisent par des retraits massifs de
dépôts. Comme ce phénomène n'affecte pas les banques insolvables, mais que, par
contagion, il peut dégénérer en panique et atteindre aussi des banques solvables, il faut un
filet de sécurité pour éviter l'effondrement de tous les systèmes bancaires et financiers. Le
coût de sauvetage étant généralement hors de portée des acteurs privés, les filets de
sécurité sont publics puisqu'ils engagent des fonds de l'État, comme aux États-unis avec
l'institution d'un système d'assurance des dépôts, le " Fédéral de position insu rance
corporation". En l'absence de filet de sécurité, les banques sont toujours incitées à prendre
trop de risques pour une banque, les activités risquées sont censées être plus
rémunérateurs, mais en cas de défaut, la banque fera faillite et et les déposant lésés.

B) L'effet de la qualité de l'emprunteur

En effet, l'emprunteur constitue un grand déterminant du taux d'intérêt. Parce


que les gros emprunteurs ont l'avantage d'effectuer les émissions nombreuses et pour des
montants importants, ce qui assure la liquidité des titres. Ainsi l'épargnant sait que la
pression de l'offre et de la demande sera faible. Par ailleurs, la probabilité de se faire
rembourser effectivement l'emprunt à l'échéance est plus ou moins grande selon
l'émetteur du titre. On peut distinguer intuitivement différentes classes de niveaux de
risques de défaut de remboursement :

 l'État qui emprunte dans sa propre monnaie présente un risque négligeable ;

 L'entreprise garantie par l'État ;

 Les banques et les entreprises ;


14

 L'entreprise commerciale qui vient de se créer, un grand nombre d'entre elles


feront faillite au bout de quelques années d'existence.

C) Les banques et le canal des crédits

En effet, les effets de la gestion des crédits peuvent se faire sentir soit
directement sur le volume des crédits (canal au Sens strict), soit indirectement via la
profitabilité bancaire ou le niveau de risque de non remboursement canal au Sens large).
Pour tout comprendre, ce raisonnement de banque centrale d'autres ressources en
provenance de marché financier (certificat de dépôts, obligations, actions). Ce pendant, la
possibilité du refinancement par le marché concerne une banque en particulier. Elle a
moins de Sens au niveau agrégé qui nous intéresse. La permanence de ce mécanisme
dépend du type de politique monétaire suivie. À ce niveau deux options avaient été
distinguées:23

Celle multiplicateur de la base monétaire et celle du diviseur. Dans le premier cas, la


banque centrale fixe un objectif quantitatif sur la base monétaire. En second cas, l'objectif
est une cible de taux d'intérêt et il n'y a pas de pression exercée par le canal des crédits au
sens strict. Par contre, par le canal des crédits au sens large, le taux d'intérêt joie de façon
indirecte sur l'octroi de crédit à travers la valorisation des garanties d'emprunteurs, à
l'actif de la banque et la modification de la marge d'intermédiation perçue par la banque.24

CHAPITRE DEUXIÈME : PRÉSENTATION DU CADRE D'ÉTUDE


( RAWBANK)
2. 1. SECTION 1: PRÉSENTATION DU CADRE D'ÉTUDE.

La Rawbank SARL, est implantée en République démocratique du Congo,


c'est une banque commerciale indépendante, fondée en Mai 2001. Banque de droit
congolais et autorisée à exercer l'activité de banque commerciale par décret présidentiel
nº040/2001 du 08 Août 2001.25

Au 31 décembre 2006, le capital de la banque s'élevait en CDF 2. 814.993.


000 équivalant à USD 5. 657.968 il est reparti en 700 actions sans désignation de valeur
dont 694 sont détenues par RAWHOLDING S.A. ( le solde étant reparti entre 6 membres
de la famille RAWJI), qui est une société de droit Luxembourgeois. RAWHOLDING
23
Bernard v. et COLLIJ C.., les credits bancaires aux entreprises.revue bancaire.p43

24
PETIT DUTAILLIS, le risque de credit bancaire,Edition scientifique Riber, Paris,1967,p18

25
https://rawbank.com/
15

S.A dispose d'un capital libéré d'USD 500 000( pour un capital autorisé d'USD 5
millions) détenus par la famille RAWJI, laquelle famille a octroyé un prêt à la société
Holding pour lui permettre de libérer l'entièreté du capital de la RAWBANK.

En complément la banque bénéficie d'une ligne des crédits d'USD 6, 5


millions octroyée par ING BELGIUM, une des principales banques européennes. La
RAWBANK est établie selon la législation bancaire de la République Démocratique du
Congo telle que stipule par l'ordonnance-loi n⁰ 72/ 004 du 14 janvier 1972 relative à la
protection de l'épargne et au contrôle des intermédiaires financiers telle que modifiée par
la loi n⁰003/2002 du 02 février 2002 relative à l'activité et au contrôle des établissements
financiers et des crédits.

À sa création, la banque a obtenu les bénéfices des avantages du code des


investissements par l'arrêté interministériel n⁰003 du 31 décembre 2001. Elle a bénéficié
ainsi d'une exemption de l'impôt sur le bénéfice jusqu'à la clôture de l'exercice 2004.
Cette exonération a été étendue à 2005 en vertu des arrêtés interministériels n⁰ 029/ CAB/
MIN/PLAN 2003 et n⁰ 027/ CAB/ MIN/ FIN/2003 du 23 Mars 2003 portant approbation
de l'agrément du projet d'investissement de la RAWBANK. Elle figure parmi les plus
importantes banques de la RDC selon l'attestation du gouverneur de la BCC.

2.1.1 HISTORIQUE

L'histoire commence en 1922 lorsque Mr. MERAL RAWJI ( grand père de Mr


MAZHAR RAWJI, Président du conseil d'administration de la Rawbank) vient s'installer
dans L'Est de la RDC avec sa famille et lance une petite activité commerciale à kindu il y
étend rapidement ses affaires vers Kisangani et, c'est le début d'aventure entrepreneuriale
passionnante.

Pionniers, mais également visionnaire, la famille RAWJI investit en RDC


depuis 4 générations et, les membres de la famille ont fait des troubles qui ont parsemées
l'histoire économique et politique du pays. Quand d'autres partaient, et ils renforçaient
leur présence, conscients qu'un pays tel que la RDC, fort d'une position centrale en
Afrique et riche d'un impressionnant potentiel humain et économique est appelé à jouir
tôt ou tard un rôle de premier plan au coeur de l'économie mondiale.

Le groupe familial compte aujourd'hui plusieurs entités actives dans le


commerce, industrie et la finance en RDC, à savoir :
16

BELTEXCO : dont le nom également celui du groupe familial est une société de trading

spécialisée dans l'importation et la distribution des produits de grande consommation.26

Plus de 1000 articles figurent dans le portefeuille de BELTEXCO qui


représente des noms aussi prestigieux comme colgate, palmolive, Nestlé, bayer, Philip
Morris, etc...

PRODIMPEX : fondée en 1981, Prodimpex est le distributeur exclusif des


produits YAMAHA en RDC, elle représente les produits des marques Husqvarna, kodak,
Iveco, zodiac, siemens, shell, Solar, Prodimpex dispose également deux usines de
montage pour vélo à Kinshasa et Lubumbashi : KINGA 4x4 et CYCLOR 4x4.

SOGALKIN : créée en 1969, la société de galvanisation de Kinshasa est aujourd'hui le


seul producteur en RDC des tôles galvanisées, tôles peintes, tôles plastiques et bacs
autoportant en aluzin de première qualité. Sa réputation comme son marché, dépassent
largement les frontières du pays.

RAFI : installée au port de Kinshasa, RAFI propose des services de grutage, des
chargements et de déchargement et descargaisons ainsi de stockage des marchandises, de
logistic et d'entretiens de flotte du groupe dont nom va croissant,

PROTON : celui-ci se positionne comme un fournisseur de produits, matériaux et


matériels électriques et mécaniques de haut qualité et des marques réputées de part de
monde telles que SKF, Scheider, Electric, MGE, ortea, lastek, OEZ, NKT

Également fournisseur de services, l'entreprise se veut un centre unique de


solutions industrielles et techniques.

MARSAVCO: appartenait à UNILEVER avant de rejoindre le groupe BELTEXCO.


Fondée en 1922, MARSAVCO est leader dans la fabrication et distribution d'huile, de
margarine, des savons et des produits cosmétiques en RDC.

Ainsi, grâce à son réseau de distribution, le groupe couvre la quasi-totalité du


territoire congolais. Forts de plus de 85 années de présence, d'investissement et de
développement ininterrompus aux quatre coins du Congo, le groupe a une connaissance
profonde du tissu social et rouages de l'économie du pays. Il a appris à être proactifs,
capable de réagir en temps réel aux conditions et aux exigences du marché.
26
MARC.E. EVERAERT." RAWBANK. Panorama. 2006." éd. RAWBANK. Kinshasa. Octobre 2007. P.8
17

Cette connaissance approfondie du marché et multiples besoins des opérateurs


économiques a incité le groupe à investir dans le secteur bancaire, avec cet esprit de
pionnier, d'entraîneur et de leader qui a toujours était celui de familiale RAWJI.

C'est ainsi qu'est née en 2002 la RAWBANK, au terme d'une réflexion menée
dès 1989 mais dont l'aboutissement fut retardé par les secousses dont a souffert le pays
dans les années 90.

2.1.2 SITUATION GÉOGRAPHIQUE SIÈGE ET AGENCE

Hormis le siège social se trouvant à Kinshasa, la RAWBANK compte aujourd'hui 6


agences sur l'étendue du territoire congolais.

2.2 ACTIVITÉS

Les activités de la RAWBANK se répartissent en 3 catégories :

2.3.1 MERCIAL BANKING

Dans cette catégorie nous retrouvons :


Les transferts nationaux et internationaux ;
Le ramassage de fonds ;
Les dépôts à vue et à terme ;
Les opérations de chance et d'arbitrage au comptant et à terme ;
L'émission des cautionnements de marché et lettres de garantie ;
L'ouverture de crédits documentaires ;
Le financement des importations et exportations ;
La mise à disposition des devises cash et francs congolais.

2.3.1 PRIVATE BANKING : nous retrouvons ici :


Conseil en placement
Émission des cartes de crédit RAPIDOS ( classic, Gold, Platinum);
Émission des cartes de crédit de prépayée ( Maestro);
Émission des cartes de crédit websurfer ( pour l'achat sur le net);
Banque à domicile ( RAWBANK);
Vente et achat de travaillers chèques.27

2.3.2 INVESTISSEMENT BANKING


Conseil aux entreprises;
27
www.rawbank.cd
18

Création d'entreprise;
Fusions et acquisitions ;
Recherche et financement à moyen terme ;
Analyse des projets d'investissement.

2.3.3 AUTRES SERVICES À LA CLIENTÈLE


Depuis son entrée sur le marché bancaire congolais, la RAWBANK n'a cessé
de croître à sa ligne innovatrice de produit et services, couplée à ses techniques modernes
de management.
En effet, elle a offert un Complet de divers produits et services financiers pour
les entreprises et les particuliers en matière de :

2.4.Gestion des capitaux


La RAWBANK met à la disposition de sa clientèle un intéressant éventail
d'investissement englobant les 5 classes et capitaux et leur garanti des intérêts prospères
avec un portefeuille en risques équilibrés.

2.4.1 TRÉSOR
Pour permettre à la clientèle une bonne gestion des ressources, la RAWBANK
donne un accès à ses clients pour leur permettre de visualiser et d'anticipé le cours des
devises ainsi que l'échange de celles-ci avec plusieurs options.

2.4.2 FINANCE COMMERCIALE


La Rawbank met à la disposition de ses clients divers produits de finance
commerciale, à savoir28 :
Des lettres de collection, des lettres de crédit de billets d'échange et
d'industries etc.
En outre, elle fonctionne en tant qu'établissement commercial de Finances en
permettant à ses clients d'avoir des comptes courants avec chèques et cartes des comptes
d'épargne, ainsi que des produits financiers personnels. Première banque congolaise à
avoir intégrer le réseau international SWIFT ( société privée dont l'objet est d'assurer le
fonctionnement d'un réseau international de communication électronique entre l'acteur de
marché financier, pour le traitement des transferts internationaux. La RAWBANK est
également pionnière en matière de monétique et dans la distribution des cartes de crédit
MasterCard en RDC.
Parmi les divers produits et services en monétique, il y a lieu de les citer :
28
RAWBANK KANANGA
19

MasterCard ;
Cartes prépayées ( Maestro);
Websurfer ;
SMS, alerts ;
Travaillers chèques ;
Terminal de paiement électronique ;
Garde RAPIDOS
Cartes de débit ( classic, Gold et Platinum).
Selon THIERRY TAEYMANS ( président du comité de direction de la
RAWBANK), la RAWBANK a une maîtrise complète des technologies de l'information
et de la communication pour poursuivre dans les meilleures conditions, le développement
efficace de la monétique en RDC.

2.5 MISSION DE LA RAWBANK


Fort d'une expertise de terrain acquis depuis 1922 dans le commerce et
l'industrie au Congo, entourés depuis sa création de spécialistes de métier de la banque et
de la finance, la RAWBANK focalise ses efforts sur les atouts qui font sa différence au
service du succès de ses clients. Savoir-faire dans le métier et connaissance du tissu
économique congolais, qualité de l'accueil et rapidité des opérations, recherche et
développement dans le NTIC bancaires les plus récentes.

2.6 VISION DE LA RAWBANK


La RAWBANK se veut être un acteur bancaire de référence globale et
innovant, créateur et distributeur des produits bancaires, financiers et monétiques
performant et profitable à l'ensemble de sa clientèle congolaise et internationale :
entreprises privées et publiques, organismes internationaux, ambassades, ONG et
particuliers.

2.7 OBJECTIFS
La RAWBANK poursuit les objectifs ci-après :
- Le placement, l'achat, la gestion, la garde et la vente des valeurs mobilières et de tout
actif financier ;
- D'effectuer toutes les opérations de banque, bourse, de financement de trésorerie, de
commission ainsi que toutes les opérations sur or métaux précieux ;
- Le conseil et l'assistance en matière de gestion financière ainsi que tous services
destinés à faciliter la création et le développement des entreprises.
20

-La représentation de titres de commissionnaires, du mandataire ou l'agent, de toutes


personnes physiques ou morales.
- Effectuer toute action ou toute opération pour tiers ;
- Acquisition, construction ou location de tout immeuble utile à son fonctionnement, et à
la réalisation de son objet social ou bien-être de son personnel ;
- La participation par voie de création des sociétés nouvelles, de souscription ou l'achat
des titres ou droit sociaux, de fusion, de prise de location gérance ou autrement.29

2.7 SERVICES ORGANISÉS

1. ATM Deposit
Ce service permet aux clients d’effectuer des dépôts 24h/24 et 7j/7 à partir
d’un ATM Deposit Rawbank. Les conditions d’utilisation d’un ATM Deposit Rawbank
Accessible 24h/24 et 7j/7
Dépôt maximum de 4 000 USD
Pas de longue file d'attente

2. Rawards
Comment fonctionne le programme ? Connexion et souscription à la
plateforme Voici les étapes à suivre : Se connecter à la plateforme RAWARDS
Pas de frais de souscription au programme
Achats avec les points Rawards
Conversion des points en cash

3. Assurance Travelia

En 2013, RAWBANK a lancé le premier produit de bancassurance en RDC :


TRAVELIA, une assurance liée à ses cartes bancaires internationales Visa, MasterCard
Dépôt maximum de 4 000 USD
Dépôt maximum de 4 000 USD
Dépôt maximum de 4 000 USD
4. Service Visa Direct
En renseignant votre nom et le numéro de carte Visa, vous pouvez tirer
plusieurs avantages de ce
Recevoir l' argent
Gagner en temps
Effectuer les opérations.
29
RAWBANK.com
21

2.8. NOTIONS DE RISQUE BANCAIRES

2.9.1. DÉFINITION DU RISQUE

Appelé aussi risque de contrepartie ou risque de défaut, c'est le principal risque


que menace le bien être des établissements de crédit, d'où il désigne, le risque de défaut
des clients ainsi que la dégradation de la situation financière d'un emprunteur face à ses
obligations.
D'après GODLEWISKI C.J., le risque de crédit peut être défini comme un non
performance de la contrepartie engendrant une perte probable au niveau de la banque.30
De plus ce risque dépend de la probabilité de défaillance de contrepartie que ce soit
un pays, un particulier, une entreprise ou un établissement de crédit avec laquelle la
banque est engagée. Le risque correspond à l'occurrence d'un fait imprévisible, ou à tout
le moins certain susceptible d'affecter les membres, le patrimoine, l'activité de l'entreprise
et de modifier son patrimoine et ses résultats. De cette définition nous pouvons retenir
deux éléments essentiels qui caractérisent le risque dans le milieu bancaire : le caractère
aléatoire et imprévisible ( ce qui est à l'origine du risque) et l'enjeu lié aux résultats et
pertes futures de la banque ( conséquence finale)

2.9. LE FINANCEMENT
1. DÉFINITION
Le financement est une opération ou une action par laquelle un organisme ou une
personne privée alloue des fonds à un tiers dans l'objectif de soutenir un projet. Il est une
opération qui peut prendre différentes formes comme le crédit, les aides publiques et les
fonds propres. Il peut s'agir d'autofinancement dans le cadre d'épargnes ou de produits
bancaires destinés à assurer un capital. On peut parler de financement pour le projet
d'achat de bien immobilier, pour une création d'entreprise, mais aussi pour tout projet
associatif ou culturel nécessitant une levée de fonds. Des financements peuvent être
accordés par des particuliers, comme dans le cas de fonds de pension privés ou de
mécénat, mais aussi les entreprises et organismes spécialisés.
Pour soutenir un projet, on peut se tourner vers une banque, une société de courtage
ou de crédits ou un fonds public. l'État comme les banques ou les fonds publics
internationaux sont susceptibles à leur domaine de compétences. Dans le cadre du
financement de projet de développement, ce sont les organismes de bourse qui jouent les
intermédiaires.

30
GODLEWISKI C.j., modernisation de la défaillance bancaire une application aux banques des pays émergents. Wp 70,
LARGE, Ed. Université Robert Schuman, 2003, p.53.
22

a) un financement bancaire : dans le domaine bancaire, le financement désigne le


fait, pour un établissement bancaire ou de crédit, de prêter une somme d'argent à
quelqu'un ( un particulier, une entreprise, une collectivité) afin de lui permettre de réaliser
un projet. Un financement peut être obtenu principalement par le biais des crédits
bancaires.

2.10. PRINCIPALES SOURCES DE FINANCEMENT31


 Les financements internes ( par l'épargne accumulée);
 Les financements externes. On distingue alors le financement externe intermède
(prêt auprès d'une banque). Selon l'approche traditionnelle, on distingue trois
sources de financement : les fonds propres, les dettes et les modes dits alternatifs.
Le financement par le système bancaire prend la forme d'emprunt à long, moyen
ou à court terme que l'entreprise rembourse selon les modalités prévues dans le
contrat d'octroi de prêt.

2.10. 1MODE DE FINANCEMENT


Pour financer sa création ou son développement, l'entreprise peut utiliser deux
grandes catégories des capitaux : les fonds propres et quasi- propres fournis par les
associés de la société ou l'entrepreneur individuel, ou les financements externes, qui
proviennent des organismes financiers. Le synonyme de financement reste
l'investissement.
2.10.2 TYPES DE FINANCEMENT
Lors de la création d'une entreprise, il est très important de trouver les financements
nécessaires pour la démarrer. Il y a principalement, ce qu'on appelle ressources
financières durables, elles sont obligatoires Car elles font partie des étapes
incontournables de la création d'entreprises. Il existe deux types de ressources durables :
1) Les capitaux propres : c'est l'ensemble des apports personnels du créateur de
l'entreprise et de ses associés.
2) les crédits bancaires à moyen ou à Long terme : en plus de ces types de
ressources, il y a d'autres formes de financement dont peut bénéficier l'entrepreneur, en
voici quelques-uns:
a) les aides et subventions " au créateur": attribuées généralement par l'État ou par
les collectivités locales.
b) les prêts d'honneur : il s'agit essentiellement de compléments aux apports
personnels. Ce type de prêt est fourni par des organismes extra- bancaires sans exiger des
garanties et souvent au taux zéro ou au taux réduit.
31
MUZELLEC R., Finances publiques, 13ème éd sirey, Paris, 2004, p.15.
23

C) les primes et subventions de " L'Etat" : ce type d'aide n'est pas attribué durant la
période de création de l'entreprise mais généralement après plusieurs mois de sa mise en
place, il sert principalement à fiancer la réalisation de certains engagements comme des
investissements ou des embauches.

2.11 ORGANISATION ET FONCTIONNEMENT


2.11.1 ORGANISATION
La RAWBANK est composée d'un carnet de direction et des « Business lines
» bien qu'il y a d'abord le conseil d'Administration.
-le conseil d’Administration: c'est l'organe au sein duquel siègent tous les actionnaires. Il
est dirigé par un Président et constitue l'organe le plus important de la Banque.

1.6.1 Business Lines


Présentement, la Raw Bank comprend cinq business lines. L'on trouve à la tête
de chaque business line un membre du comité de Direction qui coordonne les activités
qui lui sont attribuées.
Ces business lines sont :
- Business line one : dirigé par l'administrateur délégué il comprend le service suivant :
trésorerie, marketing et commercial, sécurité informatique.
- Business line two : subdivisé en cinq compartiments ci après : Corporates Officers,
Privâtes Officers, Retails Officers, Opérations et Ressources Humaines.

-business line three : composé des services suivants : contrôle de gestion, contrôle
budgétaire, correspondance banking, comptabilité, service généraux et Economat.

- business line four : supervisé par un membre du comité de direction, il comprend les
services suivants : organisation, réseau et développement agence, informatique.

I.6.2. Administrateur Délégué

Subdivisé en deux compartiments :

· Sécurité bancaire et audit interne ;

· Juridique, relations extérieures et compliance.

- Le comité de direction : c'et l'organe qui assume la gestion quotidienne de la banque et


il évalue la bonne marche de ses activités. Il est composé d'un président, d'un vice-
président et deux membres (directeur financier et directeur de l'organisation)
24
25

- Les business lines à la tête de chaque business lines, il y a un membre du comité de


direction qui coordonne les activités de direction qui lui sont attribuées selon
l'organigramme de l'entreprise

2.11.2 FONCTIONNEMENT

La RawBank utilise le logiciel DELTA BANK pour la saisie et la


comptabilisation des opérations bancaires en temps réel.

Les opérations entre Agence sont effectuées en temps réel grâce au système
VSAT qui favorise à chaque Agence de passer des écritures de transfert sur une autre
Agence sous échange de message et de comptabiliser les écritures de toutes les agences
de kinshasa.

Concernant les opérations internationales, elles sont effectuées par des


banques correspondantes à l'étranger à savoir :

INGBANK à Bruxelles, ABSA BANK en Afrique du sud et HABIBI BANK à


New York. La RAWBANK entretient avec ces banques des comptes de toutes les devises
par le système appelé SWIFT (Society Word Wide Interbank Financial Telecommunical).

La communication interne est assurée par le système intranet « outlook » qui


permet aux agents de s'échanger des messages électroniques.
26

La banque dispose des moyens humains, financiers, et matériels qui lui


permettent de réaliser son objectif social.

2.12. POLITIQUE DE GESTION DE CRÉDIT À LA RAWBANK

2.12.1. Politique de crédit

En matière de crédit, la Rawbank propose une large gamme des produits. Ces
crédits sont adaptés aux besoins tant de grandes entreprises que des PME, des
professionnels et des particuliers.

> Les grandes entreprises locales et internationales des services par le département des
corporate et institutionnal banking ;

> Les organismes institutionnels et les banques prise en charge par par le département
financial institutions et Banks ;

>Les PME traitées par le département de retail banking ;

> Les particuliers.

Avant tout octroi des crédits, la banque procède à la mise en place des
conditions et la préparation des mesures se fait des données actives et comptables. Cet
examen porte sur :
> Les avoirs en compte du client ;
> Les mouvements de ce compte ;
Le chiffre d'affaires ;
Le fond de roulement ;32
La garantie 33

En effet, la banque pour des raisons de prévention des risques, elle préfère accorder les
crédits des caisses aux clients sûrs. Elle le fait en monnaie nationale qu'étrangère .
Toutefois, l'ordonnance-loi interdisant les transactions en monnaie étrangère a fait que la
banque diminue la part du client en monnaie étrangère. Par contre, pour éviter les abus et
les risques de non-paiement, elle accorde plus de crédit à jcourt terme et rarement à
moyen terme.

32
https://memeoireonline.com/12/09/2946/m_Rapport-de-stage-effectué-la-rawbank1.html

33
RAWBANK. « Rapport Annuel de 2022 »p.14-16
27

En effet, la banque pour des raisons de prévention des risques, elle préfère accorder les
crédits des caisses aux clients sûrs. Elle le fait en monnaie nationale qu'étrangère .
Toutefois, l'ordonnance-loi interdisant les transactions en monnaie étrangère a fait que la
banque diminue la part du client en monnaie étrangère. Par contre, pour éviter les abus et
les risques de non-paiement, elle accorde plus de crédit à jcourt terme et rarement à
moyen terme.

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