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Analyse Du Discours II

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PLAN DE TRAVAIL

INTRODUCTION
I. LE CHAMP DE L’ARGUMENTATION
1- L’argumentation, une situation de communication
2- L’argumentation, une éthique de la communication
3- L’argumentation : un raisonnement de communication

II- LES FAMILLES D’ARGUMENTS


1. La définition de l’argument

2. Quatre familles d’arguments


a- Les arguments d’autorité
b- Les arguments de communauté
c- Les arguments de cadrage
d- Les arguments d’analogie

CONCLUSION
BIBIOGRAPHIE
INTRODUCTION :

L’argumentation appartient à la famille des actions humaines qui a pour but de


convaincre. Convaincre est primordiale dans la communication. Les moyens utilisés pour
les convaincre sont extrêmement variés mais l’important est les arguments. Ces différents
moyens font appel à différents concepts à savoir : argumentation et communication,
rhétorique et argumentation, la nouvelle rhétorique, argumentation et citoyenneté. Ainsi,
l’argumentation est le chemin le plus direct pour partager une opinion, mais aussi le plus
riche culturellement et le plus ouvert humainement. Le but de notre travail est de faire
ressortir les différents moyens, méthodes systématiques et même stratégiques
argumentatives utilisés pour mieux convaincre l’auditoire dans l’Argumentation dans la
communication de Philippe Breton.
I- LE CHAMP DE L’ARGUMENTATION

L’homme pratique l’argumentation depuis toujours à travers ses communications, des opinions et
des valeurs.
Le concept de l’argumentation sur les méthodes, les procèdes est apparu récemment dans
l’histoire de l’humanité. Au v siècle avant J-C dans la zone du bassin méditerranéen, elle portait
le nom de « Rhétorique ». La rhétorique au auparavant était en globe et confus car il cherchait
peu à peu à se construire. La 1ere rhétorique affirme que tout est augmentable et que l’orateur est
plus un homme de pouvoir, un homme d’éthique et d’opinions. C’est à partir de là que la
rhétorique va s’étendre et deviendra plus tenace surtout dans le domaine de la politique. C’est
dans ce même sens Roland Barthes affirme que la rhétorique va être le centre de tout enseignant à
cause de son éclatement.
Fumaroli affirme qu’il s’agit là d’« un phénomène de très longue …individu » 1994 . PII
Cette étude de ces formes nous permettra de mieux comprendre l’évolution des cultures du
point de l’anthropologique. La rhétorique depuis la période antique, le savoir et des
connaissances
Le champ de l’argumentation implique de saisir la spécificité de cet acte essentiel de
l’activité humaine. Trois éléments essentiel permettent de mieux comprendre ce concept.
-Argumenter, c’est d’abord communiquer ce qui nous renvoi dans une situation de
communication, ce qui implique des partenaires et un message
-Argumenter n’est pas convaincre à tout prix.
-Argumenter c’est raisonner, proposer des opinions, des solutions avec de très bonnes
arguments
Ainsi, l’évolution du langage, des modes de communication et des valeurs donnent une
importance à l’argumentation ce qui fait d’elle une matière vivante.

1- L’argumentation, une situation de communication.


Le privilège que l’on n’a donné à la communication nous renvoie au fameux schéma de
Shannon (Escarpit, 1976), qui met en scène l’émetteur, le message et le récepteur dans une
perspective linéaire. Ce schéma ne s’applique que dans la diffusion de l’information et non à
l’acte de l’argumentation. En argumentation, nous distinguons donc plusieurs niveaux selon le
schéma :
- L’opinion de l’auteur : il s’agit ici d’une idée, d’un point de vue voire même d’une thèse.
Elle existe dans le psychisme avec d’être mise en forme coe argument on peut avoir une idée
et ne pas chercher à en convaincre les autres ou même juste les informer.
- L’orateur : c’est celui qui argumente soit pour lui-même, soit pour autrui (EX : cas des
avocat). C’est lui qui dispose la voix c’est-à-dire l’opinion pour que son auditoire puisse
partager son idée.
- L’argument défendu par l’orateur : à ce niveau il s’agit pour l’orateur a pour mission de
convaincre son opinion à travers des arguments. L’argument peut se présenter par écrit, par
la parole, direct ou indirect
- L’auditoire : il peut s’agir d’une personne, d’un public, d’un ensemble de publics que
l’orateur peut convaincre. Ce public peut même être l’orateur lui-même l’lorsqu’il cherche à
s’auto convaincre
- Le contexte de réception : il s’agit de l’ensemble des opinions, des valeurs, des jugent qu’un
auditoire donne. Il joue un rôle dans la réception de l’argument qu’elle soit acceptée ou
refusée.

Opinion

Orateur

Argument
Auditoire

Contexte de réception
SCHEMA DE LA
COMMUNICATION ARGUMENTATIVE

Ainsi, le champ de la communication concerne beaucoup plus le domaine de la


communication. Argumenter, c’est d’abord agir sur l’opinion d’un opinion d’un auditoire de tel
façon qu’il s’intéresse au point de vue que l’orateur lui propose.

2- L’argumentation, une éthique de la communication


Toute action respecte l’éthique pour le bien-être et le bon fonctionnement d’une action donné
afin d’avoir de bonnes finalités. L’éthique de la communication dans l’argumentation montre les
bornes à ne pas franchir car tout n’est pas manipulation de la pensée.
La dimension éthique dans ce contexte est résumée en trois questions :
- Tout est-il argumentable ?
- Tous les arguments sont-ils bons pour défendre une opinion ?
- Y a-t-il des limites à l’action que l’on peut exercer sur un auditoire ?

La bonne argumentation ne se résume pas seulement à convaincre ou même à s’impliquer


dans une situation de communication, mais plutôt utiliser tous les moyens, les techniques de
manipulation, des procédés de toute sorte au service d’une seule valeur qui est l’efficacité à tout
prix. L’opinion se distingue de la certitude ou de la foi puisqu’elle se situe en dehors de l’espace
de toute discussion. Trois domaines échappent à la l’opinion pour relever la certitude : la science,
la religion et les sentiments.
La science échappe à l’opinion dans le sens que les résultats scientifiques ne se discutent pas il
s’impose à tout le monde c’est-à-dire à un auditoire universel ne constitue en aucun cas une
opinion. La science s’impose à une rhétorique scientifique propre à elle qui peut se mélanger
avec des techniques propres à ce milieu. Prenons l’exemple de la Terre tourne autour du soleil,
ici, nous voyons que notre opinion n’a pas sa place, des enquêtes ont été faites pour justifier cette
affirmation. Il s’agit d’une connaissance et non une opinion. Connaissance dans le fait qu’elle
dégage de l’objectivité et de la vérité. L’opinion per contre relevé de la subjectivité ce que
Aristote et Perlman appellent le vraisemblable.
Après la science, la religion échappe également à l’argumentation dans le sens que la parole
divine ne se discute point, mais s’appréhende. Elle est comme une information, elle se partage, se
communique mais ne se discute pas. Les paroles divines dans le Coran comme dans la Bible
jouent un pouvoir de domination.
Les sentiments, un autre champ qui échappe à l’opinion c’est-à-dire à l’argument. Qu’il
s’agisse de la beauté ou de l’amour, de la haine, de la joie, des sentiments humains en générale,
ils n’ont rien à y voir avec l’opinion. Comme par exemple lorsqu’on dit que les gouts et les
couleurs ne se discutent pas. Ici, elle renvoi à l’esthétique, l’amour et même la cuisine, on dira
que les sentiments
Pour que tout soit argumentable, il faut mettre au-devant de la scène « l’opinion ». L’opinion
qui est une réalité forte qui guide en amont nos actions et pensées, désigne à quoi nous pensons.
L’Homme n’est pas fait d’opinions mais c’est l’opinion qui fait un Homme avec son identité
sociale.

3- L’argumentation, un raisonnement de communication.


L’argumentation est l’un des éléments essentiels du monde de la communication et surtout un
exercice de la raison. Elle peut être entendue comme un raisonnement destiné à prouver un fait ou
à défendre une opinion.
Argumenter, c’est d’abord donner à l’auditoire des bonnes raisons de croire à ses dires. Le
raisonnement inclut le doute car l’orateur ne connait pas en quelque sorte l’état d’esprit de son
public. Argumenter, c’est aussi contribuer à construire à sa manière une opinion qui est bénéfique
pour tout le monde.

II- LES FAMILLES D’ARGUMENTS


Dans ce chapitre, nous allons essayer de comprendre le fonctionnement du mécanisme
argumentative en sachant comment convaincre concrètement.
1- Définition de l’argumentation
La plupart des travaux sur l’argumentation se focalise sur l’argumentation proprement dits.
L’argument serait convaincant en lui-même de manière générale selon certains auteurs sans faire
référence au contexte et se réduit donc à un commentaire de texte. D’autres auteurs comme
Ducrot dit que, la linguistique est une discipline inestimable car tout dans la langue est un
argument.

2- Les quatre familles d’arguments.


Nous distinguons 04 familles d’arguments qui sont : les arguments d’autorité qui s’appuient
sur une autorité, ceux de communauté qui font appel à des présupposés communs, les arguments
de cadrage qui permettent de présenter, de cadrer le réel d’une certaine façon et les arguments
d’analogie qui convoquent une analogie.

a- Les arguments d’autorité


Cette méthode d’argumentation est basée sur l’expertise ou la notoriété d’un individu ou d’une
organisation. Elle vise à convaincre en montrant que l’argument est soutenu ou émis par une
personnalité ou une institution renommée. Par exemple : selon l’OMS, la vaccination est
primordiale pour éviter les épidémies.
Les arguments d’autorité recouvrent tous les procédés qui consistent à mobiliser une autorité
positive ou négative acceptée par l’auditoire qui défend bien sûr l’opinion que l’on propose ou
que l’on critique. Dans les arguments d’autorité, 02 cas sont possibles. Soit l’orateur s’appuie sur
son autorité propre, le cadrage du réel ; exemple : Oral B est la marque que les dentistes utilisent
le plus pour eux-mêmes. Soit il évoque une autorité extérieure. Comme nous l’avons dit plus
haut, l’usage de l’argument d’autorité dans une tournure contraire consiste à utiliser une autorité
négative pour disqualifier une opinion. On parlera dans ce cas d’argument ad. Hominem. Cette
argument est plus fréquent en communication politique d’après les travaux de Gilles Gauthier,
qui a une nature « conflictuelle et polémique » (1991).
On voit bien que dans les arguments d’autorité, nous sommes de fois contradictoires avec
l’argument. Par rapport à cette expression « je crois qu’il dit parce que c’est lui qui le dit ». Dans
le cas des élections par exemple les électeurs déclarent non seulement par ignorance mais aussi
leurs indifférents. S’ils choisissent un candidat, c’est pour lui déléguer le soin de faire de la
politique à leur place. Il n’est pas leur représentant mais leur chef. Ainsi, Perelman remarque à ce
sujet que : « l’argument d’autorité est le mode de raisonnement théorique qui fut le plus vivement
attaqué parce que dans les milieux hostiles la libre recherche scientifique, il fut le plus largement
utilisé et cela d’une manière abusive, péremptoire, c’est-à-dire en lui attribuant une valeur
contraignante ». L’acceptation de l’argument d’autorité fonctionne donc comme « une délégation
de savoir » qui s’oppose à la soumission au pouvoir car cette délégation pose le problème de
confiance, une vieille question de la rhétorique, un orateur inspire la confiance. Perelman affirme
que : « souvent, avant d’invoquer une autorité, on la confirme, on la consolide, on lui donne le
sérieux d’un témoin valable » (1970, p.415).
Mais on n’oubliera toutefois que l’argument d’autorité tel que nous concevons ici reste un
argument e ne concerne pas ce qui est périphérique à l’argumentation et qui se concerne dans
l’exorde (préambule) ou la péroraison (conclusion) destinée à préparer plus qu’a raisonner. On
distingue donc trois types de raisonnement d’autorité à savoir : le raisonnement par la
compétence, par l’expérience et par le témoignage, chacun d’entre eux pose la question de la
confiance à sa manière.

b- Les arguments de communauté


Les arguments de communauté font appel à des croyances ou à des valeurs partagées par
l’auditoire qui contiennent déjà, en quelque sorte, l’opinion qui est l’objet de l’entreprise de
conviction.
c- Les arguments de cadrage
Les arguments de cadrage impliquent une nouveauté, un déplacement et même un autre regard.
Cette catégorie d’arguments consiste à présenter le réel d’un certain point de vue, en amplifiant
par exemple certains aspects et en minorant d’autres, afin de faire ressortir la légitimité d’une
opinion. Exemple : « la sécurité sociale fait partie de notre historique, elle s’inscrit dans notre
combat pour la solidarité ». Elle vise à influencer la perception ou l’interprétation d’un sujet en
choisissant un point de vue spécifique ou un cadre de référence.
d- Les arguments d’analogie
Cette méthode d’argumentation consiste à établir une analogie entre deux situations ou
phénomènes, afin de convaincre, de transférer à l’une les qualités reconnues à l’autre.
CONCLUSION :
Parvenu au terme de notre travail, il était question pour nous de faire une synthèse de l’ouvrage
de Philippe Breton intitulé L’argumentation dans la communication. Nous avons fait ressortir les
différents moyens et stratégies utilisés pour convaincre. Pour tenter de convaincre, il faut capter
l’attention de l’auditoire, dire de quoi on parle, exposés les faits, le contexte et énoncés l’opinion.
L’accord préalable joue un rôle importantissime dans l’argumentation. Il n’y aurait pas
d’argumentation possible sans un accord de l’auditoire. Elle relève de la technique argumentative
proprement dite. Nous avons expliqué quelques arguments à savoir : les arguments d’autorité, de
communauté, de cadrage et même d’analogie.

BIBLIOGRAPHIE :
 L’argumentation dans la communication de Philippe Breton
 https:// www.maxicours.com
 Dictionnaire français.

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