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4) Ap Manducateur

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L’APPAREIL MANDUCATEUR :

ARTICULATION TEMPORO-MANDIBULAIRE
&
MUSCLES MASTCATEURS

L’ARTICULATION TEMPORO-MANDIBULAIRE :
Définition:
L’articulation temporo-mandibulaire est une articulation paire qui unit la mandibule à l’os temporal.
C’est une articulation synoviale complexe, de type ellipsoïde, individuellement, et bicondylaire dans
leur fonctionnement simultané ; d’où la complexité des mouvements.

Type d’articulation:
Les articulations temporo-mandibulaires sont des articulations synoviales de type ellipsoïde. Ce sont
des diarthroses à disque intermédiaire.

Au sein d’une même articulation, existent deux sous articulations:


- Temporo-discale
- Disco-mandibulaire

Morphologie simplifiée:
1) Les surfaces articulaires:
 Sur l’os temporal: la fosse mandibulaire (cavité glénoïde) et le tubercule articulaire.
 Sur la mandibule: le condyle mandibulaire.
 Le disque articulaire

 Sur l’os temporal : Partie infra-zygomatique de l’os temporal, ce sont la fosse


mandibulaire, en arrière, dont seule la moitié antérieure est articulaire, et le tubercule
articulaire, ou condyle, en avant.

Le tubercule articulaire et la racine transverse du processus zygomatique. Convexe dans le sens


sagittal, il se continue en avant par le plan infra-temporal de l’écaille du temporal. En arrière, se trouve
la fosse mandibulaire. De forme elliptique, la fosse est une cavité plus ou moins profonde divisée en
deux parties par la fissure pétro-tympano-squameuse: une antérieure articulaire squameuse, formée par
l’écaille du temporal, l’autre postérieure non articulaire tympanique, se confondant avec la paroi
antérieure du méat acoustique externe (C.A.E.)

 Sur la mandibule :

C’est la tête du condyle mandibulaire. Seule sa partie antérieure et supérieure est dévolue à
l’articulation proprement dite.

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C’est une saillie ellipsoïde configurée en dos d’âne, avec un versant antérieur convexe et un versant
postérieur vertical, tous deux séparés par une crête intermédiaire. Le versant antérieur et la crête sont
tapissés de cartilage articulaire.

 Le disque articulaire :

Il s’agit d’un fibrocartilage en forme de lentille biconcave, épais, déformable et mobile. Son bord
périphérique est épais, la partie centrale est mince. Structure avasculaire, il est retenu en arrière par une
structure ligamentaire, et tracté en avant par un faisceau du muscle ptérygoïdien latéral.

Le disque est plus épais du côté interne que du côté externe. Latéralement, il est attaché par de
puissants ligaments aux pôles du condyle mandibulaire, ce qui le rend totalement dépendant de ce
condyle lors du mouvement de translation qui se produit dans le compartiment supérieur, d'où la notion
du complexe condylo-discal.

2) Les moyens d’union :

1/ La capsule articulaire:

Elle est mince, lâche, en forme de tronc de cône à petite base inférieure.
Elle s’insère sur le pourtour du tubercule temporal, de la fosse mandibulaire et du condyle.
En haut elle s’attache:
 En avant, sur le rebord articulaire du tubercule articulaire,
 En dedans, sur le versant latéral de l’épine du sphénoïde,
 En arrière sur la lèvre antérieure de la fissure pétro-tympano-squameuse
 En dehors, sur le bord inférieur de la racine longitudinale du processus zygomatique.

En bas, elle s’attache su le col du condyle.


Par sa face profonde, la capsule adhère au pourtour du disque articulaire, divisant le volume
intracapsulaire en deux cavités: une supérieure temporo-discale et une inférieure disco-
mandibulaire.
Les fibres profondes courtes se trouvent renforcées en arrière, formant les freins discaux antérieur et
postérieur.

2/ Les ligaments: Il faut distinguer deux types de ligaments selon leur situation:

- Intrinsèques: (ligaments vrais) :

 Le ligament latéral: puissant, épais et rectangulaire. Il descend obliquement de la racine


longitudinale du zygomatique sur la partie postéro-latérale du col du condyle.
 Le ligament médial: Plus fin que le latéral, il descend de la base de l’épine du sphénoïde pour
se terminer sur la face médiale du col du condyle.

- Extrinsèques: (à distance):
Sont au nombre de 3 : le ligament sphéno-mandibulaire, le stylo-mandibulaire, et le ptérygo-
mandibulaire.

 Le ligament sphéno-mandibulaire: Il s’attache en haut à l’épine du sphénoïde et descend en


s’élargissant pour s’insérer en bas sur le pourtour du foramen mandibulaire et en particulier sur
la base de la lingula (épine de Spix).
 Le ligament stylo-mandibulaire: Il s’étend du processus styloïde jusqu’au bord postérieur de
la branche mandibulaire (branche montante)

Page 2
 Le ligament ptérygo-mandibulaire: tendu entre le hamulus de la lame médiale du processus
ptérygoïde et la crête buccinatrice, en arrière de la dernière molaire.

3) Les moyens de glissement :

La synoviale :
Elle tapisse l’intérieur de la capsule, venant s’insérer sur le pourtour des cartilages articulaires. Elle se
divise en deux parties, répondant aux deux étages de l’articulation : une partie supérieure temporo-
discale et une inférieure disco-mandibulaire.

Vascularisation-innervation:
1. Vascularisation :
La vascularisation artérielle des articulations temporo-mandibulaires est assurée par l’artère temporale
superficielle et l’artère tympanique branche de l’artère maxillaire.
Le sang veineux se déverse dans le confluent veineux intraparotidien résultant de la veine maxillaire,
la veine temporale superficielle, la veine auriculaire postérieure, la veine occipitale et la veine
rétromandibulaire.
Le drainage lymphatique se fait par les nœuds parotidiens.

2. Innervation :
L’innervation sensitive des A.T.M. est assurée par le nerf temporo-massétérin et le nerf
auriculotemporal.
Ces fibres nerveuses sont attachées à des structures réceptrices de quatre types, particulièrement
présents au niveau des attaches du disque.
Des terminaisons libres: détectent les stimulations nociceptives,
Ainsi que des récepteurs à la proprioception articulaire :
Récepteurs de Golgi: mécanorécepteur sensible à l’étirement des ligaments,
Récepteurs de Ruffini: Présentent une sensibilité angulaire. Ils renseignent sur la posture,
mandibulaire.
Récepteurs de Pacini: récepteurs phasiques, dynamiques, ils codent les vitesses et les accélérations
des mouvements mandibulaires.

Physiologie des ATM :


Les articulations temporo-mandibualires font partie des articulations les plus sollicitées avec environ
10 000 mouvements par 24 heures.
Elles fonctionnent simultanément et présentent trois degrés de liberté. Chaque articulation est double
du point de vue fonctionnel :
Dans l’articulation ménisco-temporale s’effectue des mouvements de glissement ;

Dans l’articulation ménisco-mandibulaire siègent des mouvements de rotation.

Les mouvements peuvent être présentés ainsi :


abaissement - élévation

propulsion - rétropulsion

diduction

Abaissement – élévation :
C’est le mouvement d’ouverture et de fermeture de la bouche. Lorsque la bouche est fermée ou
légèrement ouverte, le disque et la tête mandibulaire solidaires glissent en avant et en bas ; puis pour
une ouverture modérée, la tête mandibulaire se place sous le tubercule articulaire de l’os temporal.
Pour l’ouverture maximale de la bouche, la tête mandibulaire subit alors une rotation.
C’est l’abaissement. Ce mouvement se décompose donc par une translation suivi d’une rotation.

Page 3
Les muscles moteurs contribuant à l’abaissement sont les muscles : digastriques, mylohyoïdiens et
génio-hyoïdiens.

Pour l’élévation, les mouvements sont à l’inverse de l’abaissement, rotation et translation.


Les muscles sont : temporaux, masséters et ptérygoïdiens médiaux.
L’amplitude d’ouverture buccale normale physiologique est mesurée entre deux incisives est d’environ
45 mm.

Propulsion – rétropulsion :
Ces mouvements ont lieu dans chaque articulation ménisco-temporale.
La propulsion consiste en un glissement vers l’avant et en bas de la mandibule. Dans ce mouvement, le
ménisque et la tête mandibulaire translatent comme pour l’abaissement. Les muscles associés sont les
ptérygoïdiens latéraux.

La rétropulsion est le mouvement inverse. Les muscles sont les temporaux et les digastriques.

Diduction :
Au cours de ce mouvement, la mandibule se porte latéralement.
La diduction associe simultanément des mouvements différents des deux côtés. Pendant que l’une des
articulations effectue une rotation l’autre du côté opposé effectue une translation antérieure.

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Les trois portions constitutives de l’os temporal
sont représentées par des couleurs différentes (la
partie squameuse en beige, la partie tympanique
en rouge clair, la partie pétreuse en rouge
foncée).

1. Fissure pétro-squameuse ;
2. Epine supraméatique et en arrière zone criblée
rétroméatique ;
3. MAE ;
4. Crête vaginale ;
5. Processus styloïde ;
6. Fissure pétro tympanosquameuse (scissure de
Glaser) ;
7. Prolongement inférieur du tegmen tympani ; 8.
Canal carotidien ;
9. Fosse mandibulaire ;
10. Processus zygomatique.

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LES MUSCLES MASTICATEURS :
Les mouvements mandibulaires sont effectués par un système musculaire comprenant les élévateurs
puissants, à insertion crânienne et les abaisseurs faibles à insertion hyoïdienne.

1- LES MUSCLES ELEVATEURS (MASTICATEURS)


1.1 TEMPORAL
C'est un muscle large, aplati, rayonnant en éventail. Il s’étend de la fosse temporale, sur la face latérale
du crane au processus coronoïde de la mandibule
Origine: il nait par des fibres charnues sur toute l'étendue de la fosse temporale, au-dessous de la ligne
temporale inferieure et sur les deux tiers supérieurs de la face profonde de l’aponévrose temporale.
Terminaison: se fait sur le processus coronoïde par un tendon terminal très puissant qui va engainer ce
processus.
Les insertions seront plus étendues sur la face médiale et le bord postérieur du processus coronoïde.
Trajet: de leurs origines les fibres vont converger vers le processus coronoïde par trois faisceaux:
-les faisceaux antérieurs: dont les fibres sont presque verticales
- les faisceaux postérieurs: les libres sont presque horizontales.

Action: il est élévateur de la mandibule par ses fibres antérieures, retropulseur par ses fibres
postérieures. Il entraine le mouvement de fermeture.

1.2. MASSETER :
C'est un muscle puissant, volumineux, rectangulaire, tendu entre: l'arcade zygomatique et la face
latérale de la mandibule.
Il comprend deux faisceaux:
- un faisceau superficiel: le plus épais, oblique. Il s'insère en haut. Sur les deux tiers antérieurs du bord
inferieur de l'arcade zygomatique.
Ces fibres se dirigent obliquement en bas et en arrière et se terminent sur la partie inférieure de la face
latérale de la branche mandibulaire et sur les tubérosités massorétiques situées sur l’angle
mandibulaire.

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A ce niveau, le masséter échange quelques fibres avec le muscle ptérygoïdien médial pour former une
puissante sangle musculaire.
-un faisceau profond: plus mince que le précèdent qui le recouvre. Il s'insère de la face médiale de
l'arcade zygomatique et de la face profonde de l'aponévrose temporale voisine.
De là, les fibres vont converger vers le processus coronoïde et se terminent immédiatement au-dessous
du temporal.
Action: c'est un muscle élévateur de la mandibule.

1.3. PTERYGOÏDIEN LATERAL :


C'est un muscle épais, court, en forme de cône tronque. Il s'étend (horizontalement, du processus
ptérygoïde et de la grande aile du sphénoïde au col du condyle mandibulaire. Sa direction est oblique
en dehors et en arrière. Il est forme de deux faisceaux:
- un faisceau supérieur: sphénoïdal.
- un faisceau inferieur: ptérygoïdien

* Le faisceau sphénoïdal ou chef supérieur :


Origine: il nait du tiers supérieur de la face latérale de la lame latérale du processus ptérygoïde et du
tubercule sphénoïdal et de la crête infra -temporale au niveau de la grande aile du sphénoïde.
Trajet et terminaison: le corps charnu se dirige horizontalement en arrière et en dehors pour se fixer
sur le tiers médial du bord antérieur du disque et sur le tiers supérieur de la fossette ptérygoïdienne

* Le faisceau ptérygoïdien ou chef inferieur:


Origine: il nait au niveau des deux tiers inferieurs de la face latérale de la lame latérale du processus
ptérygoïde, sur la face externe du processus pyramidal du palatin et sur la partie adjacente de la
tubérosité du maxillaire.
Trajet et terminaison: les fibres supérieures suivent un trajet analogue au faisceau précèdent.
Les fibres inferieures suivent un trajet oblique. Ces fibres se terminent par de fortes fibres
aponévrotiques sur les deux tiers inferieurs de la fossette pterygoïdienne.
Action:
Faisceau supérieur:
- élévateur de la mandibule: il se produit une contraction à la fin de la fermeture buccale constituant un
frein protecteur pour le mouvement de retropulsion;
- propulseur de la mandibulaire;
- diducteur si la contraction se fait d'un seul côté.
Faisceau inferieur :
- abaisseur de la mandibule;
- propulseur de la mandibule;
- diducteur si la contraction se fait d’un seul côté.

1.4. PTERYGOÏDIEN MEDIAL :


C'est un muscle épais, quadrilatère, tendu de la fosse pterygoïdienne a la face interne de l'angle
mandibulaire. Il se dirige en bas, en arrière et en dehors.
Origine: il nait de la face latérale de la lame médiale du processus ptérygoïde, de la face médiale de
l'aile latérale de ce processus; de la face postérieure du processus pyramidal du palatin et de la partie
adjacente de la tubérosité maxillaire.
Terminaison: le muscle va se terminer sur la face interne de la mandibule.
La surface d'insertion répond à l'angle mandibulaire.
Ces insertions se font par des fibres charnues et aponévrotiques.
Au niveau de son insertion angulaire; le ptérygoïdien médial échange des fibres avec le masséter
formant une véritable sangle musculaire qui va enchâsser la mandibule.
Action: sa contraction bilatérale provoque l'élévation de la mandibule; sa contraction unilatérale
provoque des mouvements de diduction

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Page 8
REMARQUE : Il existe des muscles abaisseurs (qui ne seront pas abordés dans ce chapitre) :

Les muscles moteurs


contribuant à
l’abaissement sont
les muscles :
- digastriques,
- mylohyoïdiens
- génio-hyoïdiens.

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