MCA DJAGADOU Kodjo A.
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INTRODUCTION
• La première administration de cortisone à une jeune femme de 29
ans souffrant d’une polyarthrite rhumatoïde remonte au 21
septembre 1948. Six ans plus tard, la prednisone a été synthétisée
depuis de nombreux dérivés ont été mis sur le marché possédant une
action anti-inflammatoire beaucoup plus importante et un effet
minéralotrope nettement moins marqué induisant une meilleure
tolérance.
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INTRODUCTION
Depuis les indications de la corticothérapie se sont élargies les modalités
différentes de traitement ont été définies : corticothérapie brève et
corticothérapie prolongée. Cette dernière a tout spécialement été
étudiée du fait de son efficacité incomparable dans le traitement de la
pathologie inflammatoire chronique mais également de ses effets
secondaires qui jusqu’à ce jour semblent inéluctables : c’est dire que ces
effets doivent être connus recherchés et prévenus lorsqu’on se décide à
mettre un malade sous corticothérapie.
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INTRODUCTION
Les minéralocorticoïdes sont dangereux qu’ils ne sont pas utilisés en
thérapeutique ce sont donc les glucocorticoïdes qui vont seuls nous intéresser.
Signalons d’emblée qu’ils ont également une action minéralocorticoïde
quoique plus faible. (Donc rétention d’eau et de sel fuite potassique). Il existe
des hormones naturelles et des hormones de synthèse. Les glucocorticoïdes
sont des armes extrêmement efficaces et de ce fait même extrêmement
dangereuses. Il faut savoir les utiliser avec beaucoup de discrimination. Il
existe une dizaine de dérivés que se partagent plus de 30 spécialités.
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NOMECLATURE DES CORTICOIDES
1 - Les hormones naturelles
Ce sont le Cortisol ou hydrocortisone et la Cortisone
• Le cortisol est utilisé dans les corticothérapies d’urgence en particulier
dans les états de choc les détresses respiratoires en cures courtes.
• La cortisone est utilisée comme glucocorticoïde de substitution au cours
de l’insuffisance surrénale. Son effet minéralocorticoïde important
n’autorise pas son utilisation comme anti-inflammatoire surtout son long
cours.
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NOMECLATURE DES CORTICOIDES
2 - Les hormones de synthèse
• La Prednisone (dérivé de la cortisone) : Cortancyl *
La Prednisone (dérivé du cortisol) : Pydrocortancyl * Soluppred *
De ces 2 produits de substistution vont naître tous les autres :
• Triamcinolone : Kenacort, Hexatrione, Tedarol, Tibicorten
• Déxaméthasosne : Décadron, Detancyl, Soludécadron, Anxisone, Cébedex, Maxidex
• Méthylprednisolone: Medrol, Solunedrol, Depomédrol
• Bétaméthasone: Diprostène, Diprosone, Betneval, Betnesol, Diprolène,
• Paramèthasone: Dilar, Célestène
• Cortivazol: Altim, Diaster.
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NOMECLATURE DES CORTICOIDES
• Avantage des dérivés de synthèse: leur activité anti-inflammatoire est très
largement accrue alors que leur pouvoir de rétention hydrosodée et
minimisé (mais jamais nul).
• Inconvénients : Certains on vu leur propriétés protéolytiques fortement
accrues (risque d’amyotrophie et d’ostéoporose rapide) mais tous gardent
leur pouvoir de rétrocontrôle négatif sur l’hypophyse donc de blocage de
l’axe corticotrope le risque d’I.S.A. est à craindre quelle que soit la
molécule utilisée.
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NOMECLATURE DES CORTICOIDES
• Comparaison d’activité anti-inflammatoire
100 mg de cortisone = 80 mg d’hydrocortisone
= 20 mg de prednisolone
= 16 mg de triacinolone ou de medrocortisone
= 3 mg de déxaméthasone
= 2,5 mg de bétaméthasone
= 2 mg de cortivazol
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PROPRIETES GENERALES DES CORTICOIDES
1) - Action anti-inflammatoire
• Les corticoïdes inhibent les médiateurs de la réaction inflammatoire (comme les kinines,
l’Histamine) quelle que soit la cause de l’inflammation. C’est l’action anti-inflammatoire
qui explique l’action anti-allergique de ces substances. Grâce à l’action anti-inflammatoire
la perméabilité capillaire est conservée d’où le rôle anti-oedémateux ; l’inhibition des
fibroblastes explique l’absence de sclérose.
• Inconvénients : Les corticoïdes entraînent une réactivité vis-à-vis de toute infection
récurrente et un retard à la cicatrisation de toute plaie.
PROPRIETES GENERALES DES CORTICOIDES
• PHYSIOPATHOLOGIE
L’hyperproduction de minéralocorticoïdes (DOC et / ou aldostérone) entraîne au niveau
du tube contourné distal (TCD) une augmentation de la réabsorption de Na+, et celle de
l’excrétion urinaire de K+ et d’ions H+. Ceci entraîne :
* une hypervolémie qui explique en partie l’HTA.
* un blocage de la sécrétion de rénine
Le syndrome se manifeste donc biologiquement par un hyperaldostéronisme associé à
une rénine plasmatique effondrée.
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PROPRIETES GENERALES DES CORTICOIDES
2) - Action sur le tubule rénal
- Les corticoïdes retiennent le Na : effet minéralocorticoïde. Cet effet important avec les
substances naturelles est très diminué avec les dérivés tels que la prednisone et la
presdnisole.
- Ils inhibent la réabsorption de K+. Cet effet persiste avec toutes les molécules d’où
possibilité d’hypokaliémie.
- Ils inhibent la réabsorption du Ca d’où hypercalciurie indésirable mais cet effet est utilisé
dans le traitement des hypercalcémies surtout induites par l’intoxication par la vitamine D.s
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PROPRIETES GENERALES DES CORTICOIDES
3) - Action sur le métabolisme GLP
- Protides : Ils augmentent le catabolisme protidique : effet indésirable majeur car ils
entraînent une amyotrophie et la diminution de la masse biologiquement active de tous les
tissus. Ils accélèrent la dégénérescence amyloïde.
- Glucides : ils créent une néoglucogenèse à partir des protides (effet indésirable en dehors
du traitement de certaines hypoglycémies).
Ils favorisent l’apparition du diabète.
- Lipides : ils transforment le glucose en excès en lipides augmentent la masse adipeuse qui
prédomine sur la moitié supérieure du corps.
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PROPRIETES GENERALES DES CORTICOIDES
4 - Action sur la micro circulation
Néfaste par un double mécanisme :
- augmentation de la coagulabilité : d’où risque de microthrombi
- augmentation de la vasoconstriction artériolaire (effet antioedème traitement du
choc) mais risque de microthrombi , ischémie avec ostéonécrose, aseptique
pancréatite, ulcère gastrique infarctoïde.
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PROPRIETES GENERALES DES CORTICOIDES
5) - Action sur le système nerveux
• - Euphorie
• - Boulimie insomnie, excitations psychomotrices (effet qui peuvent être recherchés ou
combattus).
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PROPRIETES GENERALES DES CORTICOIDES
6) - Mise au repos de l’axe ACTH –Cortisol
Elle commence a partir de 6 mg /j de Prednisone. La sécrétion endogène est inhibée. Risque
d’hypoplasie des cellules surrénaliennes du fait de l’absence d’ACTH avec risque d’I.S.R.A. en
cas d’arrêt brutal. L’effet aplasiant surrénalien existe pour tous les corticoïdes et peut même
être obtenu avec des pommades de produits très actif. Mais cet effet peut être désiré comme
dans les hyper aldostériniques secondaires.
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PROPRIETES GENERALES DES CORTICOIDES
L’aldostérone est beaucoup plus inhibée lorsqu’on ralentit l’activité ACTH-
Cortisol en donnant des corticoïdes. Il y a donc un effet antialdostérone qui
se crée plus puissant que la rétention de Na induite, d’où effet diurétique.
• Ne pas oublier que les corticoïdes sont immunodéprimé (diminution des
lymphocytes T et des Eosino . Cet effet serait en rapport avec la diminution
de l’entrée du glucose dans les cellules induite par les corticoïdes).
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LES GRANDES INDICATIONS DE LA CORTITHERAPIE
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PATHOLOGIE O.R.L.
• D’une manière générale la corticothérapie orale à dose suffisante c'est-à-dire 1 mg/jour
est aussi efficace qu’une corticothérapie par voie injectable en ce qui concerne son
action anti-inflammatoire. Trop souvent une dose insuffisante (0,5 voire 0,25 mg
/Kg/jour) est utilisée incapable d’apporter un réel bénéfice thérapeutique. Dans le
domaine O.R.L. les pathologies intéressés se présentent fréquemment sur un mode aigu
souvent hyperalgique qui induit un mode de prescription particulier : la corticothérapie
brève à dose suffisante pendant 5 à 10 jours.
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PATHOLOGIE O.R.L.
• La corticothérapie orale en pathologie O.R.L. est prescrite :
1. D’une manière très large dans les inflammations aiguës : laryngite aiguë sinusite aiguë.
2. Moins fréquemment dans la sinusite chronique récidivante la rhinite allergique l’otite
aiguë.
3. Egalement en cas d’angine hyperalgique même si une dysphagie importante fait poser
l’indication de corticothérapie orale avec plus de réservés.
4. En pathologie courante dans l’otite sérieuse et la polypose nasale cette dernière
justifiant une corticothérapie prolongée.
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PATHOLOGIE O.R.L.
❖ Des indications très spécifiques à la spécialité sont aussi améliorées par l’utilisation de la
corticothérapie : la paralysie faciale a frigore les cancers O.R.L. pour l’action anti-
inflammatoire et antalgique des corticoïdes utilisés généralement par voie injectable. Le
syndrome de Gougerot-Sjögren bénéficie aussi de la corticothérapie orale lors des
poussées la corticothérapie se justifie encore dans le traitement de certaines
labyrinthites et surdités brutales.
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PATHOLOGIE O.R.L.
Enfin dans un domaine plus précis en postopératoire la corticothérapie trouve sa place
pour réduire un oedème laryngé complication qui s’observe surtout en cas de chirurgie
post-radique. De même dans la laryngite aiguë oedémateuse sous glottique pour lutter
contre l’oedème laryngé et parfois associée à l’antibiothérapie une corticothérapie est
instaurée : d’abord injectable avec un corticoïde d’action rapide en urgence répétée une
heure après si besoin ensuite relayée par voie orale à raison d’un mg /kg /jour réduit
progressivement pour arrêter après une semaine de traitement.
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PATHOLOGIE PULMONAIRE
• La pathologie pulmonaire fait très souvent appel à la corticothérapie dans le cadre
du traitement symptomatique de nombreuses entités pathologiques aussi diverses
que les broncho-pneumopathies chroniques obstructives les maladies
inflammatoires sans compter son utilisation parfois précieuse en cancérologie pour
son action antalgique.
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PATHOLOGIE PULMONAIRE
1) - Broncho-pneumopathies obstructives
• La corticothérapie orale conserve toute sa place dans le traitement de
l’asthme décompensé ou en cours de décompensation lorsqu’on observe
une diminution des performances fonctionnelles. Chez ces patients la
corticothérapie brève s’impose par ailleurs chez les asthmatiques
présentant un inconforte respiratoire permanent, des cures de
corticothérapie brève à dose importantes trouvent leur place : cure de 0,5
à 1 mg /Kg/j pendant 5 à 6 jours espacées de 4 à 8 semaines plutôt qu’une
corticothérapie prolongée à faible dose.
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PATHOLOGIE PULMONAIRE
Dans le cadre des crises d’asthme se succédant sans relâche avec dyspnée résiduelle entre
les crises certains auteurs préconisent une corticothérapie injectable dans un premier temps
pendant une dizaine de jours relayée par une corticothérapie orale : 20 mg/j pendant 4
jours, puis 20 mg/j 1 jour sur 4 pendant 8 jours. Les asthmes aigus graves (état de mal
asthmatique) posent un tout autre problème : ils nécessitant des doses massives de
corticothérapie par voie intraveineuse
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PATHOLOGIE PULMONAIRE
Chez les sujets porteurs d’un trouble ventilatoire obstructif et chez lesquels on peut hésiter
entre un asthme à dyspnée continue et une bronchite chronique une corticothérapie
d’épreuve sous forme injectable pratiquée en milieu hospitalier pendant 7 à 10 jours est
justifiée. Enfin dans l’emphysème un traitement prolongé par petites doses de corticoïdes
(10 mg./j) est souvent bénéfique.
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PATHOLOGIE PULMONAIRE
2 - Maladies Inflammatoires
• Dans les processus cancéreux décompensés ou dans les lymphangites carcinomateuses
de phase terminale la corticothérapie orale peut s’avérer très utile en tant que
traitement adjuvant et à titre antalgique. Pour l’ensemble de toutes les indications
précitées il est toujours préférable de recourir à la corticothérapie plutôt qu’aux anti-
inflammatoires non stéroïdienne.
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PATHOLOGIE PULMONAIRE
En pneumologie les indications justifiant une corticothérapie orale le plus souvent
rencontrées sont :
- l’asthme a dyspnée continue - la fibrose pulmonaire
- la pathologie carcinologique - l’alvéolite allergique
- l’état de mal asthmatique - l’asthme hyperrréosinophilique
- la bronchite chronique - la bronchite aiguë
- la sarcoïdose - et l’emphysème
Un pneumologue sur deux est amené à utiliser une corticothérapie orale 3 à 10 fois par
semaine et 1 sur 5 plus de 10 fois / semaine. 27
PATHOLOGIE RHUMATOLOGIE
En pratique rhumatologique quotidienne la corticothérapie est largement utilisée
• Par voie locale dans le cadre des infiltrations.
• Par voie orale dans les rhumatismes inflammatoires chroniques et les connectivites
(polyarthrite rhumatoïde lupus dermatopolymyosite…) pseudopolyarthrite rhizomélique
et la maladie de Horton essentiellement sous forme de corticothérapie prolongée et
dans les radiculalgies hyperalgiques en corticothérapie brève. En outre la
corticothérapie orale trouve sa place dans le cadre des métastases osseuses.
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PATHOLOGIE RHUMATOLOGIE
1) - Rhumatismes inflammatoires chroniques et connectivites
Une distinction importante doit être faite dans le traitement des connectivites entre la
polyarthrite rhumatoïde (P.R.) (le rhumatisme inflammatoire le plus fréquent) et les
autres connectivites la P.R. ne nécessite le plus souvent que de petites doses de
corticoïdes (7 à 10 mg /j) mis en route lorsque les anti-inflammatoires non stéroidiens
associé au traitement de fond ne la contrôlent pas ou plus une fois la poussée jugulée la
posologie des corticoïdes est ramenée à la dose minimale efficace.
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PATHOLOGIE RHUMATOLOGIE
Cependant dans certaines formes cliniques très sévères de P.R. ou en cas de vascularité on
peut être amené à prescrire les corticoïdes à fortes doses. Par la corticothérapie peut être
utilisée d’emblée dans P.R. chez les sujets âgés car ces derniers sont plus susceptibles de
présenter des effets secondaires avec les AINS. En outre la polymédicamentation fréquente
dans cette tranche d’âge peut poser des problèmes d’interaction avec les ANIS. A l’opposé
de la P.R. toutes les autres connectivités (lupus périarthrite noueuse. Dermato-polymyosite
maladie de Still) nécessitent l’usage de doses relativement élevées de corticoïdes
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PATHOLOGIE RHUMATOLOGIE
• En corticothérapie prolongée en rhumatologie on n’utilise jamais la prescription altermée
pour la bonne raison que les patients ont besoin d’une dose quotidienne pour soulager les
douleurs tout aussi quotidienne ! Dans la maladie de Still les corticoïdes sont même
prescrits de façon bi voire triquotidienne.
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PATHOLOGIE RHUMATOLOGIE
2) - Les Radiculalgies
Que ces radiculalgies s’expriment sous forme de névralgies cervico-brachiales de
sciatiques ou de cruralgies la corticothérapie orale trouve sa place dans les formes
hyperalgiques résistantes au repos et aux anti-inflammatoires non stéroïdiens associés
aux décontractants : la corticothérapie est alors une corticothérapie brève sur 7 à 8 jours.
La dose d’attaque varie entre 20 et 40 mg/jour pendant 4 jours puis 10 à 20 mg pendant
les 3 et 4 jours suivant l’arrêt de la corticothérapie se faisant rapidement.
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LA CORTICOTHERAPIE PAR VOIE GENERALE
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• Les corticoïdes administrés par voie générale le sont toujours pratiquement per os. Les
voies IM et IV ne sont utilisées qu’exceptionnellement quand la voie orale est impossible.
Dans certains cas on utilise la voie IM pour obtenir un effet prolongé grâce à des produits
retard (Depo-médrol KENACORT- Retard CELESTNE -Chronodose Diprostène)
• Mais cette méthode expose à un risque d’imprécision quand à la dose administrée et on
lui préfère en règle la voie orale.
NB : Les dérivés fkuorés puissants (Betaméthasone et Triamcinolone) ne doivent être employés que pour des
injections strictement intra-articulaires vue le risque d’amyotrophie cutanée et sous-cutanée important qui
met du temps (plusieurs semaines) à se réparer.
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LES PRODUITS UTILISÉS
Sur le plan des activités pharmacologiques tous les corticoïdes se valent actuellement. Le
choix est donc une affaire d’habitude et de prescription. On utilise beaucoup.
• La Prednisone ou Cortancyl. C’est le produit des références des corticoïdes
Présentation : Comp. à 5 mg et 1 mg gouttes : XX = 1 mg
Ces différentes présentations permettent un ajustement thérapeutique précis. La Prednisone
est surtout utilisé lors des faibles posologies.
• La Presdnisone ou Solupred : est utilisé des fortes posologies (n’existe pas au Togo) Il est
dosé à mg et 20 mg.
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LES PRODUITS UTILISÉS
Les corticoïdes doivent être absorbées en une prise le matin ce qui limite la mise au repos de
l’axe hypotalamo-hypophysaire.
- Le supplémentations en potassium ne sont pas indispensable ni le RSS lorsque les doses
sont < à 1 mg par 10 Kg / jour.
- L’arrêt peut se faire d’autant plus vite que le traitement a été plus court
Exemple : 30 mg de Cortancyl / 15j : diminuer de 10 mg tous les 5 jours
30 mg de Cortancyl / j / 60 j : diminuer de 5 mg tous 8 jours.
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LES PRODUITS UTILISÉS
• En cas de traitement prolongé (plusieurs mois) on peut employer la Corticothérapie
alternée (Prise unique 1 mg sur 2 le matin du double de la dose quotidienne) ce qui
limite les risques d’insuffisance surrénale. L’arrêt sera particulièrement prudent et
prolongé.
Exemple : 8 mg / j pendant 18 mois : diminuer de 1 mg tous les mois.
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REMARQUE
• L’ACTH de synthèse ou Synacthène* : est de plus en plus utilisée mais on ne peut pas
prévoir la réponse de l’organisme c'est-à-dire la quantité de corticoïde sécrété en réponse à
ce produit. En rhumatologie le traitement par l’ACTH n’est pas encore bien codifié. Mais on
fait de forte dose : 2 mg . Par contre l’ACTH est très utilisée en neurologie pour le
traitement de l’oedème cérébral en ophtalmologie en cancérologie.
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CONCLUSION
La corticothérapie orale rend aujourd’hui de grand service en pratique quotidienne
essentiellement vis-à-vis de trois domaines pathologiques : ORL, Pneumologie,
Rhumatologie.
Elle trouve tout son intérêt dans 5 grands axes :
- Pathologie inflammatoire aiguë souvent hyperalgique
- Pathologie inflammatoire chronique
- Broncho-pneumopathie obstructive
- Maladie de système
- Pathologie carcinologique.
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CONCLUSION
• Une connaissance améliorée de son maniement a permis de vérifier tous ses
bénéfices en particulier avec les cures brèves dans le cas d’une tolérance
améliorée : réduction du risque de freination de l’axe hypophyso-surrénalien et
d’effets gastro-intestinaux.
• Parallèlement l’évolution de la thérapeutique de certaines affections qui contre
indiquaient jusqu’alors l’utilisation d’une corticothérapie orale permet
aujourd’hui dans le cadre d’un contrôle précis de faire bénéficier de la
corticothérapie orale un nombre
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MERCI
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