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Induction électromagnétique : Cours et Applications

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Cours de physique Spé TSI

Chapitre 6 : Induction électromagnétique

I. Phénomène d’induction électromagnétique

1. Mise en évidence

Considérons l’expérience suivante (figure 1) :

Galvanomètre

Bobine plate Aimant

Figure 1

• Si la bobine est immobile et l’aimant est fixe, le galvanomètre n’indique aucun courant
dans la bobine (i = 0).

• Si l’on déplace la bobine dans le champ magnétique permanent de l’aimant, il apparaît


un courant dans le circuit : c’est le phénomène d’induction.

• L’amplitude du courant induit i est d’autant plus grande que la vitesse v de la bobine est
grande.

• Le sens de i dépend du sens de déplacement de la bobine.

Conclusion :

Un circuit mobile dans un champ magnétique permanent (stationnaire) se comporte


comme un générateur électrocinétique. Nous parlerons, dans ce cas, de l’induction de
Lorentz.

• Si l’on déplace l’aimant en maintenant la bobine fixe, on observe encore une fois le phé-
nomène d’induction. Dans ce cas, on parle d’induction de Neumann.

Remarque :

L’induction est un phénomène unique : l’induction de Lorentz et l’induction de Neumann


en sont deux facettes qui dépendent du point de vue de l’observateur.

2. Loi de Lenz

Le sens du courant induit est tel qu’il s’oppose par ses effets à la variation du flux à travers
le circuit.

Induction électromagnétique 1/18 elmokhtaritsi.wordpress.com


Cours de physique Spé TSI

Exemples :

Traitons les trois cas suivants (figure 2) :

Sens de S S
~
B ~
B
déplacement N N ~
B

i i

(a) (b) (c)

Figure 2

• Cas (a) : le flux à travers le circuit augmente car B augmente. Le circuit va créer un
champ qui s’oppose à B ~ d’où le sens de i.

• Cas (b) : le flux à travers le circuit diminue car B diminue. Le circuit va créer un champ
dans le même sens que B ~ d’où le sens de i.

• Cas (c) : le flux à travers le circuit augmente car sa surface augmente. Le circuit va créer
un champ qui s’oppose à B ~ d’où le sens de i.

II. Force électromotrice induite

1. Loi de Faraday

La force électromotrice induite (f em) dans un circuit est égale à l’opposé de la variation
temporelle du flux à travers ce circuit :


e=−
dt

Le signe (−) traduit la loi de Lenz.

2. Cas d’un circuit mobile dans un champ stationnaire (induction de Lorentz)


~
Soit un circuit (C) mobile dans un champ magnétique stationnaire B.
~ la force
Un porteur de charge q du circuit (C) animé d’une vitesse ~v subit, dans le champ B,
magnétique
F~ = q~v ∧ B
~ = qE
~L

~ L = ~v ∧ B
E ~ est le champ électromoteur de Lorentz. La f em induite dans le circuit est la
circulation de E ~L :
Z Z
eL = ~ L .d~l = (~v ∧ B).d
E ~ ~l
C C

Induction électromagnétique 2/18 elmokhtaritsi.wordpress.com


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3. Tension aux bornes d’un circuit

Considérons un circuit (AB) de résistance R placé dans un champ magnétique variable


~ Dans ce circuit, subissant le phénomène d’induction, apparaît une f em induite e et son
B.
schéma équivalent est donné sur la figure 3.
On a donc :
UAB = VA − VB = Ri − e

~
B B

e
R
i A i B
• •

VA − VB

A Figure 3

Remarque :

La f em induite est toujours orientée dans le même sens que le courant i (convention géné-
rateur).

III. Phénomène d’auto-induction et circuits couplés

1. Auto-induction

a) Inductance d’un circuit

Un circuit (C) parcouru par un courant i variable crée un champ B ~ p variable. La présence
du circuit (C) dans le champ B ~ p donne naissance à une f em d’induction propre eP appelée
f em d’auto-induction.
ZZ
~
Le flux de Bp à travers (C) est ΦP = ~ p .dS
B ~ appelé flux propre. Ce flux est proportionnel
S/C
ài:
ΦP = Li

L, grandeur positive ne dépendant que de la forme de (C), est appelée inductance du


circuit (C). Elle s’exprime en Henry H.
Pour un circuit rigide, L = cste et donc :

dΦp di
ep = − = −L
dt dt

Exemple : inductance d’un solénoïde

Soit un solénoïde d’axe Oz de longueur l comportant N spires jointives de rayon a et par-


couru par un courant variable i.

Induction électromagnétique 3/18 elmokhtaritsi.wordpress.com


Cours de physique Spé TSI

Le champ magnétique créé par solénoïde est (voir cours de magnétostatique) :


~ = µ0 ni~ez si r < a et B
B ~ = ~0 si r > a

N
avec n = est le nombre se spires par unité de longueur.
l
~ à travers une spire du solénoïde est :
Le flux de B
ZZ 2
Φ1 = ~ S
B.d ~ = µ0 ni × πa2 = µ0 N πa i
une spire l

Le flux total à travers les N spires (identiques) est :


µ0 N 2 πa2
Φ = N Φ1 = i
l
Puisque Φ = Li alors :
µ0 N 2 πa2
L=
l
Dans la pratique, pour augmenter la valeur de L :

• on augmente le nombre de spires sans modifier l (solénoïde épais) ;

• on introduit, à l’intérieur du solénoïde, un noyau de fer de perméabilité magnétique µ >>


µ0 .

b) Tension aux bornes d’une inductance

Un circuit (AB) d’inductance L est équivalent une f em ep (figure 4). La tension aux bornes
de ce circuit est :

di
UAB = VA − VB = −ep = L
dt

ep
L
A i B A i B
• • • •

VA − VB VA − VB

Figure 4

2. Induction mutuelle de deux circuits filiformes

a) Coefficient de mutuelle inductance entre deux circuits

Soit deux circuit (C1 ) et (C2 ) parcourus par des courants i1 et i2 (figure 5).
Le flux Φ12 du champ magnétique B ~ 1 créé par (C1 ) à travers (C2 ) est proportionnel à i1 et
on a : ZZ
Φ12 = ~ 1 .dS
B ~2 = M12 i1
S2 /C2

Induction électromagnétique 4/18 elmokhtaritsi.wordpress.com


Cours de physique Spé TSI

i1
P1 •

P2 •

i2

(C1 ) Figure 5 (C2 )

~ 2 créé par (C2 ) à travers (C1 ) est proportionnel


De même, Le flux Φ21 du champ magnétique B
à i2 et on a : ZZ
Φ21 = ~ 2 .dS
B ~1 = M21 i2
S1 /C1

On montre que : M12 = M21 = M . M est le coefficient de mutuelle inductance entre (C1 ) et
(C2 ). On écrit alors :
Φ12 = M i1 et Φ21 = M i2

Remarques :

• Le signe de M dépend des orientations de i1 et i2 dans (C1 ) et (C2 ).

• La valeur de M dépend de la géométrie des deux circuits (C1 ) et (C2 ) ainsi que la distance
relative entre les points de ces deux circuits.

Exemple : mutuelle inductance entre deux solénoïdes coaxiaux

On considère deux solénoïdes infini (C1 ) et (C2 ) coaxiaux, d’axe Oz, de même longueur l,
de rayons a1 et a2 et comportant respectivement N1 et N2 spires jointives, enroulées dans le
même sens (figure 6).
Le solénoïde (C1 ) est parcouru par un courant d’intensité i1 , le solénoïde (C2 ) est parcouru
par un courant d’intensité i2 .

i1
• • •

a1 i2
• • •
a2
z

Figure 6

Induction électromagnétique 5/18 elmokhtaritsi.wordpress.com


Cours de physique Spé TSI

Calculons le coefficient de mutuelle inductance M entre les deux solénoïdes. Pour cela, on
calculera le flux Φ12 du champ magnétique B ~ 1 créé par (C1 ) à travers C2 .
On a :
ZZ ZZ 2
Φ12 = ~ 1 .dS
B ~2 = N2 ~2 = N2 × µ0 n1 i1 × πa22 = µ0 N1 N2 πa2 i1
~ 1 .dS
B
N2 spires 1 spire l

On en déduit :
µ0 N1 N2 πa22
M=
l

b) Tension aux bornes d’un circuit

On considère deux circuit (C1 ) et (C2 ) de résistances r1 et r2 et d’inductances L1 et L2 (figure


7).
Le circuit (C1 ) est parcouru par un courant d’intensité i1 , on note u1 la tension aux borne
de (C1 ). Le circuit (C2 ) est parcouru par un courant d’intensité i2 , on note u2 la tension aux
borne de (C2 ). Le coefficient de mutuelle inductance entre les deux circuits est noté M .
Exprimons les tensions u1 et u2 .
La loi des maille donne pour la maille de gauche :

di1 dΦ21 di2


u1 = r1 i1 + L1 − e21 avec e21 = − = −M
dt dt dt

Donc :
di1 di2
u1 = r1 i1 + L1 +M
dt dt

De même pour la maille de droite :

di2 di1
u2 = r2 i2 + L2 +M
dt dt

En régime sinusoïdal et en adoptant la notation complexe :

u1 = (r1 + jL1 ω)i1 + jM ωi2 et u2 = (r2 + jL2 ω)i2 + jM ωi1

M
r1 r2
i1 i2 i1 i2

L1 L2
u1 (L1 , r1 ) (L2 , r2 ) u2 u1 u2

e21 e12

Figure 7

Induction électromagnétique 6/18 elmokhtaritsi.wordpress.com


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IV. Énergie magnétique

1. Cas d’un circuit

a) Énergie magnétique d’une inductance

Considérons le circuit de la figure 8.


La loi des maille donne :
di di
e = Ri + L ⇒ ei = Ri2 + Li R
dt dt i
Donc :
d 1 2
ei = Ri2 + ( Li )
dt 2
Ce résultat constitue un bilan énergétique :
e L
• ei est la puissance délivrée par le généra-
teur ;

• Ri2 est la puissance dissipée par effet Joule


dans le résistor R ;
Figure 8
1
• Li2 est l’énergie magnétique de la bobine
2
d’inductance L.

On retient que l’énergie magnétique emmagasinée dans un circuit d’inductance L parcouru


par un courant i est :
1
Um = Li2
2

b) Densité volumique de l’énergie magnétique

Prenons le cas du solénoïde. On a :


1 µ0 N 2 πa2
Um = Li2 avec L =
2 l

Donc :
µ0 N 2 πa2 2 B2 2 N
Um = i = πa l puisque B = µ0 i
2l 2µ0 l

Or V = πa2 l est le volume du solénoïde. Donc :


B2
Um = V
2µ0

B2
La quantité um = est la densité volumique de l’énergie magnétique.
2µ0

Induction électromagnétique 7/18 elmokhtaritsi.wordpress.com


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Remarque :

Si le champ magnétique n’est pas uniforme, l’énergie magnétique d’un système est :

B2
ZZZ
Um = dτ
espace 2µ0

2. Cas de deux circuits couplés

a) Expression de l’énergie magnétique

Soit deux circuit (C1 ) et (C2 ) d’inductances L1 et L2 et parcourus par des courants d’inten-
sités i1 et i2 . On note M le coefficient de mutuelle inductance entre les deux circuits.
On montre que l’énergie magnétique des deux circuits C1 et C2 est :

1 1
Um = L1 i21 + L2 i22 + M i1 i2
2 2

b) Facteur de couplage de deux circuits

Puisque
B2
ZZZ
1 1
Um = L1 i21 + L2 i22 + M i1 i2 = dτ ≥ 0
2 2 espace 2µ0

Fixons i1 et supposons que l’inconnu est i2 . Le discriminant de l’équation précédente est


donc négatif :
1 1
∆ = (M i1 )2 − 4( L2 )( L1 i21 ) ≤ 0 ⇒ (M 2 − L1 L2 )i21 ≤ 0 ⇒ M 2 ≤ L1 L2
2 2
p
On en déduit | M |≤ L1 L2 .
On définit le facteur de couplage de deux circuits (C1 ) et (C2 ) par :

|M |
k=√ avec 0 ≤ k ≤ 1
L1 L2

• Si k = 1 : le couplage est fort : Toutes les lignes du champ créées par (C1 ) traversent (C2 )
et inversement.

• si k = 0 : pas de couplage entre (C1 ) et (C2 ) : Aucune ligne du champ créée par (C1 ) ne
traverse (C2 ) et inversement.

V. Applications de l’induction

1. Rails de Laplace

Une tige conductrice de masse m et de résistance R est animée d’un mouvement de trans-
lation, sans frottement, de vitesse ~v = v~ey sur deux rails parallèles distants de a. Une tige M 0 N 0
fixe permet de fermer le circuit. l’ensemble est placé dans un champ magnétique uniforme et
constant B~ = B~ez (figure 9).

Induction électromagnétique 8/18 elmokhtaritsi.wordpress.com


Cours de physique Spé TSI

z
~ M
M0 B

~v
a
y

N0 N
x
Figure 9

1. Déterminer le sens du courant induit dans le circuit.

2. Exprimer la f em induite dans le circuit. En déduire l’expression du courant induit.

3. Déterminer l’expression de la force de Laplace appliqué à la tige M N .

4. Effectuer un bilan énergétique en calculant :

4.1. la puissance des forces de Laplace ;


4.2. la puissance dissipée par effet Joule ;
4.3. la puissance cinétique de la tige M N .

Conclure.

Solutions :

1. Lorsque la tige M N se déplace vers la droite, la surface du circuit M N N 0 M 0 augmente


et le flux magnétique à travers le circuit augmente aussi. Le circuit va créer un champ
opposé à B ~ et donc un courant induit orienté de M vers N .

2. Il s’agit ici de l’induction de Lorentz. Donc :


Z N Z a
e= ~ ~
(~v ∧ B).dl = (v~ey ∧ B~ez ).dx~ex
M 0

On en déduit :
e = Bav M0 M
i

On peut calculer e à partir de la loi de Faraday : e = −
dt
ZZ e
avec Φ = ~ ~ ~ ~
B.dS ; dS = −dS~ez (le sens de dS suit le sens
S
de i).
Donc Φ = −Bay et e = Bav.
Pour exprimer i, on représente le schéma électrique R
équivalent (voir ci-contre).
On a donc :
e Ba
i= = v N0 N
R R
3. On a : Z a
F~L = id~l ∧ B
~ = −iBa~ey
0

Induction électromagnétique 9/18 elmokhtaritsi.wordpress.com


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4. Bilan énergétique :

4.1. Puissance des forces de Laplace :

PL = F~L .~v = −iBav

On remarque que PL + ei = 0 : la puissance de la f em de Lorentz est compensée par


celle des forces de Laplace exercées sur le circuit.
4.2. Puissance dissipée par effet Joule :

Pj = Ri2

4.3. Puissance cinétique de la tige M N :

dEc d 1 dv dv
Pc = = ( mv 2 ) = mv avec m = FL
dt dt 2 dt dt
Donc :
Pc = FL v = −ei

Par suite :
Pc = −Ri2

L’énergie cinétique perdue par la tige se retrouve intégralement sous forme d’effet
Joule dans la résistance. La tige joue le rôle de convertisseur d’énergie mécanique
en énergie électrique.

2. Haut-parleur électrodynamique

Un haut parleur électrodynamique représenté dans la figure 10 est constitué :

• d’un équipage mobile (M) constitué par la membrane et un mandrin sur lequel est enroulé
un bobinage en forme de solénoïde indéformable. Son centre de masse G est sur l’axe Oz ;
~ = B~er
• d’un aimant en forme d’anneau d’axe Oz qui crée un champ magnétique radial B
de norme B constante.

L’équipage mobile a une masse m. Le système de suspension exerce sur lui une force
verticale opposée à son poids. Horizontalement, son action est équivalente à un ressort de
raideur k maintenant G à l’abscisse z = 0 en l’absence de toute autre force. Le seul mouvement
possible est donc une translation parallèle à Oz, que l’on caractérisera par l’abscisse z de G.
Lorsque la vitesse de G est ~v = ż~ez , le système est soumis à la force de frottement de type
visqueux :
F~f = −f~v f > 0 ; f constant

Le solénoïde est constitué par un fil de longueur totale l, auquel on applique éventuelle-
ment la tension u(t) comme indiqué. Le courant i(t) est pris conventionnellement dans le sens
indiqué sur la figure : l’élément de longueur du circuit s’écrit alors : d~l = dl~eθ .
Ce solénoïde a une résistance r et un coefficient d’inductance L.

Induction électromagnétique 10/18 elmokhtaritsi.wordpress.com


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Figure 10

1. Étude mécanique

1.1. Déterminer en fonction de i, B et l l’expression de la force de Laplace exercée sur le


bobinage.
r
k
1.2. Écrire l’équation différentielle du mouvement de (M) (Équation n◦ 1). On posera ω0 = .
m
2. Couplage électromécanique
On applique maintenant aux bornes du solénoïde une source de tension parfaite u(t) :

2.1. le bobinage, animé d’une vitesse ~v = ż~ez , est alors le siège d’une force électromotrice
d’induction e. Donner l’expression de cette force électromotrice en fonction de la
longueur l de l’enroulement, ainsi que des modules du champ magnétique et de la
vitesse.
2.2. En déduire l’expression de l’équation différentielle liant i, u, v, ainsi que les constantes
(B, l) et les grandeurs caractéristiques électriques (L, r) du circuit (Équation n◦ 2).
dv
2.3. Combiner cette équation avec l’équation (1) réécrite en v, et z pour faire disparaître
dt
le terme de couplage et faire apparaître le terme ui.
2.4. Montrer que l’expression obtenue constitue un bilan énergétique dont on interpré-
tera les différents termes.
2.5. La tension appliquée est maintenant de la forme :

u(t) = U0 cos(ωt) soit, en notation complexe u = U0 ejωt

Induction électromagnétique 11/18 elmokhtaritsi.wordpress.com


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r L

Écrire les deux équations précé-


dentes en régime forcé. En déduire Lm
que le circuit du solénoïde est équi-
valent au schéma représenté dans u(t) Rm Cm
la figure 11.
Donner les expressions de Rm , Lm
et Cm en fonction de B, l, m, k et f .
Figure 11

Solutions :

1. Étude mécanique

1.1. On a : Z l Z l
F~L = id~l ∧ B
~ = idl~eθ ∧ B~er
0 0

Donc :
F~L = −iBl~ez

1.2. Le PFD appliqué à l’équipage mobile (M) et projeté sur Oz donne :

mz̈ = −kz − f ż − iBl ⇒ mz̈ + f ż + kz = −iBl (1)


r
k
Soit en posant ω0 = :
m
f iBl
z̈ + ż + ω02 z = −
m m
2. Couplage électromécanique

2.1. On a : Z l Z l
e= ~ ~l ==
(~v ∧ B).d (v~ez ∧ B~er ).dl~eθ
0 0

Donc :
e = Blv
r L
2.2. Le schéma électrique équivalent ci- i
contre donne :

u(t) e
di di
u = ri+L −e ⇒ u = ri + L − Blv (2)
dt dt

2.3. L’équation (1) s’écrit :


dv
m + f v + kz = −iBl
dt
Multiplions cette équation par v :

dv dz d 1 d 1
mv + f v 2 + kz = −iBlv ⇒ ( mv 2 ) + f v 2 + ( kz 2 ) = −iBlv (10 )
dt dt dt 2 dt 2

Induction électromagnétique 12/18 elmokhtaritsi.wordpress.com


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Multiplions l’équation (2) par i :

di d 1
ui = ri2 + Li − iBlv ⇒ ui = ri2 + ( Li2 ) − iBlv (20 )
dt dt 2

De (10 ) et (20 ) on obtient :

d 1 2 d 1 d 1
ui = ri2 + ( Li ) + ( mv 2 ) + ( kz 2 ) + f v 2
dt 2 dt 2 dt 2

2.4. L’expression précédente représente un bilan énergétique dans lequel :


• ui est la puissance totale délivrée par la source de tension ;
• ri2 est la puissance dissipée par effet Joule dans la résistance r ;
1
• Li2 est l’énergie magnétique stockée dans l’inductance L ;
2
1
• mv 2 est l’énergie cinétique de l’équipage mobile (M) ;
2
1 2
• kz est l’énergie potentielle du ressort ;
2
• f v 2 est une puissance de frottement avec l’air. Une grande partie de cette puis-
sance est utilisée pour fournir la puissance sonore.
2.5. Notons Z m l’impédance équivalente de Rm , Lm et Cm . On a alors :

u = (r + jLω + Z m )i

D’après l’équation (2) :


u = (r + jLω)i − Blv

D’après l’équation (1) :

k −iBl
(jmω + f + )v = −iBl ⇒ v = k
jω f + jmω + jω

Donc :
B 2 l2
u = (r + jLω + k
)i
f + jmω + jω

Par suite :
k
B 2 l2 1 f + jmω + jω f m k/B 2 l2
Zm = k
et = = + j ω +
f + jmω + jω
Zm B 2 l2 B 2 l2 B 2 l2 jω

1 1 1
Puisque = + jCm ω + alors :
Zm Rm jLm ω

B 2 l2 m B 2 l2
Rm = ; Cm = 2 2 ; Lm =
f B l k

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3. Moteur à courant continu à entrefer plan

a) Schéma de principe

Le moteur comprend (figure 12) :

• un rotor, qui correspond sur la figure au disque central et qui est entraîné en rotation ;

• un stator, solidaire du bâti et donc fixe dans le référentiel d’étude. Ce stator comporte
deux disques, situés de part et d’autre du rotor et sur lesquels on dispose des aimants
permanents, de polarités alternées de manière à obtenir des lignes de champs perpendi-
culaires au plan du rotor et de sens alterné pour chaque cadran.

Figure 12

b) Moment résultant des forces de Laplace

On considère une spire de courant


A1 A2 A3 A4 placée sur le rotor. Les points
A1 et A4 par lesquels entre et sort un cou-
rant d’intensité i sont situés près de O. Les
points A2 et A3 qui délimitent une portion
d’arc de cercle de rayon a. OA1 << a et
OA4 << a de telle sorte qu’on considérera
dans nos calculs que OA1 ≈ 0 et OA4 ≈ 0
(figure 13).
On considère le champ magnétique uni-
forme dans chacun des cadrans avec B ~ =
±B~ez .

1. Indiquer le sens des forces de Laplace


subies par les segments A1 A2 et A3 A4 .

2. Indiquer le sens des forces de Laplace


subies par deux éléments de longueur
du circuit situés sur l’arc A \ 2 A3 de Figure 13
part et d’autre de Oy.

Induction électromagnétique 14/18 elmokhtaritsi.wordpress.com


Cours de physique Spé TSI

Ces forces contribueront-elles au moment résultant des forces de Laplace ?


3. Dans quel sens le rotor est-il entraîné ?

c) Nécessité d’une commutation

4. Montrer, à l’aide d’un schéma, que :

• si le sens du courant reste inchangé lorsqu’un rayon passe d’un cadran à un autre,
l’entraînement de la spire n’est plus possible ;
• si l’on parvient à inverser le sens du courant lorsqu’un rayon passe d’un cadran à
un autre, l’entraînement se poursuit dans le même sens.

La commutation est réalisée par un système «collecteurs-balais» (figure 14) :

• les balais sont solidaires du stator et donc fixes dans le référentiel d’étude ;

• les collecteurs sont solidaires du rotor. Ils collectent le courant lorsqu’ils sont en contact
avec le balai.

Figure 14

On constate sur la figure 14 que les polarités des quatre balais sont alternées.

5. Pourquoi les balais sont-ils placés près du centre ?

Nous avons raisonné sur une unique spire. Sur un moteur réel, de nombreux enroulement
sont superposés. On peut également disposer plusieurs enroulements autour de l’axe (par
exemple ici en ajoutant un enroulement dans la position diamétralement opposée). On peut
également augmenter le nombre de secteurs (ici quatre, certains moteurs en possèdent huit).

Solutions :

1. Le champ magnétique étant uniforme on a :


−−−→ ~ −−−→ ~
F~A1 A2 = iA1 A2 ∧ B et F~A3 A4 = iA3 A4 ∧ B

Induction électromagnétique 15/18 elmokhtaritsi.wordpress.com


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Le sens de ces deux forces est représenté


sur la figure ci-contre.
2. Voir figure ci-contre.
Le moment de ces force est nul, elles ne
contribuent pas au mouvement.
3. Le sens des forces de Laplace entraîne la
rotation du rotor dans le sens trigonomé-
trique.

4. Voir schéma ci-dessous.

5. On place les balais près du centre, là où la vitesse est la plus faible : on minimise ainsi
les frottements.

4. Transformateur de tension parfait

Un transformateur parfait est constitué de deux circuits : le primaire (C1 ) ayant N1 spires
et d’inductance propre L1 ; et le secondaire (C2 ) ayant N2 spires et d’inductance propre L2
(figure 15). Le circuit magnétique sert à réaliser un couplage fort (M 2 = L1 L2 ) entre les deux
circuits.
On note M le coefficient de mutuelle inductance entre C1 et C2 et on néglige la résistance
des deux enroulements.

1. Soit u1 et i1 la tension et le courant à l’entrée du transformateur ; u2 et i2 la tension et le


di1 di2
courant à sa sortie. Exprimer u1 en fonction L1 , M , et . Exprimer de même u2 en
dt dt
di1 di2
fonction L2 , M , et .
dt dt
u2
2. Le couplage entre (C1 ) et (C2 ) étant fort, calculer le rapport en fonction de M et L1 .
u1

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3. On suppose que les spires du primaire et du secondaire sont identiques et notera ϕ le


flux magnétique à travers une spire.

3.1. Exprimer les flux Φ1 à travers C1 et Φ2 à travers C2 en fonction de N1 , N2 et ϕ.


3.2. Dans le cas d’un fonctionnement à vide (i2 = 0), exprimer Φ1 et Φ2 en fonction de L1 ,
M et i1 .
u2
3.3. En déduire l’expression du rapport en fonction de N1 et N2 .
u1
3.4. Quel est l’intérêt d’utiliser le transformateur dans les cas suivants : N1 > N2 , N1 < N2
et N1 = N2 ?

4. Technologiquement, les matériaux magnétiques des transformateurs sont réalisés en ac-


colant des feuillets en acier. Quel type de pertes cherche-t-on ainsi à éviter ?

Circuit magnétique

i1
i2

u1 (C1 ) (C2 ) u2

Figure 15

Solutions :

1. La résistance des deux enroulements étant négligée, on écrit :

di1 di2 di2 di1


u1 = L1 +M et u2 = L2 +M
dt dt dt dt

2. La première relation donne :


di1 1 di2
= (u1 − M )
dt L1 dt
Remplaçons dans la deuxième relation :

di2 M M 2 di2 M L1 L2 − M 2 di2


u2 = L2 + u1 − = u1 + ( )
dt L1 L1 dt L1 L1 dt

Le couplage entre (C1 ) et (C2 ) étant fort (M 2 = L1 L2 ), donc :

u2 M
=
u1 L1

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Cours de physique Spé TSI

3.

3.1. On a Φ1 = N1 ϕ et Φ2 = N2 ϕ .
3.2. On a Φ1 = L1 i1 + M i2 et Φ2 = L2 i2 + M i1 .
Si i2 = 0 alors Φ1 = L1 i1 et Φ2 = M i1 .
3.3. On déduit que :
u2 N2
=
u1 N1

3.4. On a trois cas :


• Si N2 > N1 alors u2 > u1 . Le transformateur est un élévateur de tension. Il est
utilisé pour obtenir une haute tension à partie d’une basse tension.
• Si N2 < N1 alors u2 < u1 . Le transformateur est un abaisseur de tension. Il est
utilisé pour obtenir une basse tension à partie d’une haute tension.
• Si N2 = N1 alors u2 = u1 . Il s’agit d’un transformateur d’isolement. Il permet de
découpler électriquement deux circuits, tout en transmettant tout de même la
puissance. Ceci peut être utile lorsqu’il y a des problèmes de masse, ou pour des
raisons de sécurité dans le cas de l’apparition d’un défaut électrique.

4. On cherche à réduire l’importance des courants induits de Foucault, et donc à réduire


les pertes par effet Joule dans le matériau magnétique.

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