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Cours de Logique Combinatoire PDF

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SOMMAIRE

INTRODUCTION
I – OBJECTIFS
I – 1 OBJECTIFS GENERAUX
L’étude d’une matière est une occasion pour un étudiant d’enrichir sa culture, d’élaborer sa
formation et de pousser son entraînement afin de développer des attributs, des habiletés et des
comportements qui seront appréciés au cours de sa pratique éventuelle de la profession
d’ingénieur. L’électronique Numérique (ELN), est un cours sur les systèmes logiques qui apporte
des connaissances nouvelles, exige un comportement méthodique et propose des projets qui en
font une contribution enrichissante dans la poursuite des objectifs.
D’un aspect pratique, les systèmes logiques sont à la base d’un grand nombre
d’applications dans une variété de domaines. On ne peut en faire le tour complet, mais on peut
citer quelques exemples :
 L’instrumentation électronique;
 Le matériel informatique;
 Les systèmes de communications numériques;
 La gestion de l’énergie électrique;
 La commande des machines-outils;
 L’instrumentation biomédicale.
I – 2 OBJECTIFS SPECIFIQUES
Plus près de nous, sur le plan académique, le cours d’électronique numérique se veut une
introduction générale au domaine numérique.
Un objectif immédiat du cours vise à développer l’habileté à :
 percevoir le sens des définitions et concepts de base de la logique;
 exploiter des méthodes de design et d’analyse appliquées :
− aux systèmes combinatoires (sans mémoire),
− aux systèmes séquentiels synchrones ou asynchrones (avec mémoire),
 sélectionner des composants pour réaliser un système;
 interpréter les spécifications des fabricants;
 prévoir et observer l’évolution temporelle de signaux;
 étudier et exploiter un processeur simple;

Module d’Electronique Digitale | INSTI-GEI2 Page | 1


SOMMAIRE

II – CONCEPTS FONDAMENTAUX
II – 1 LA REPRESENTATION DES GRANDEURS

Dans nos expériences quotidiennes nous sommes habitués à manipuler des grandeurs.
Exemple : la température, la tension, le courant, la vitesse, le temps, etc.…
La Représentation Analogique (~)
Elle est caractérisée par la proportionnalité entre la grandeur mesurée et une grandeur de
référence.
Exemple : * Thermomètre à mercure
Grandeur d’intérêt = grandeur mesurée = température
Grandeur de référence = mercure (niveau du mercure)
* Tachymètre
Grandeur d’intérêt = vitesse
Grandeur de référence = Aiguille (déviation d’une aiguille)
La représentation analogique est continue. Elle fait correspondre à une grandeur une autre
grandeur qui lui est directement proportionnelle.
La représentation Numérique (#)
Une grandeur que l’on représente numériquement n’est pas proportionnelle à une autre
grandeur. Elle est plutôt exprimée au moyen de symboles appelés chiffres. Elle est discontinue ou
discrète.
REPRESENTATION ANALOGIQUE REPRESENTATION NUMERIQUE
. Lecture incertaine . Lecture précise
. Elle est continue . Elle est discrète ou discontinue
. Elle est fidèle à la grandeur mesurée . Elle n’est pas fidèle à la grandeur
. La mesure n’est pas faite au moyen mesurée
de symbole . La mesure est faite avec des symboles.

II – 2 SYSTEME NUMERIQUE ET SYSTEME ANALOGIQUE

Un système numérique est une combinaison de dispositifs (électronique, électrique, etc…)


organisés de façon à assurer le traitement numérique de grandeurs.
Exemple : Ordinateur, Calculatrice, Montres, etc…
Quant au système analogique il est une combinaison de dispositifs (électronique,
électrique, etc..) combinés de façon à assurer le traitement analogique des grandeurs.
Avantages des systèmes numériques :
 Ils offrent une grande capacité de mémorisation
 Ils ont une faible sensibilité aux bruits
 Ils sont plus simples à concevoir et plus rapides
Il n’y a vraiment qu’un seul inconvénient majeur contre les systèmes numériques : le monde
réel est analogique.
II – 3 SYSTEME DE NUMERATION (BASE)
Un système de numération est un système numérique auquel on a associé un certain
nombre de symboles appelés chiffres.

Module d’Electronique Digitale | INSTI-GEI2 Page | 2


SOMMAIRE

 Le Décimal (ou base 10)


Symboles utilisés : 0 , 1 , 2 , 3 , 4 , 5 , 6 , 7 , 8 et 9.
Notation : (101)10 ou 10110 ou 101 ou d101
Comptage : 0, 1, 2, 3, …, 9, 10, 11, 12, 13, …,19, 20, 21, 22, 23, etc…
 Le Binaire (ou base 2)
Symboles utilisés : 0 et 1
Notation : (101)2 ou 1012 ou %101 ou b101
Comptage : 0, 1, 10, 11, 100, 101, 110, 111, 1000, 1001, etc.…
 L’Octale (ou base 8)
Symboles utilisés : 0 , 1 , 2 , 3 , 4 , 5 , 6 et 7.
Notation : (101)8 ou 1018
Comptage : 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 20, etc…
 L’Hexadécimal (ou base 16)
Symboles utilisés : 0 , 1 , 2 , 3 , 4 , 5 , 6 , 7 , 8 , 9 , A , B , C , D , E et F.
Notation : (101)16 ou 10116 ou $101 ou H101 ou 101H
Comptage : 0, 1, 2, 3,…, 9, A, B,…, F, 10, 11, 12, 13, …, 19, 1A,
1B,…1F, 20, 21, 22, …, 2F, …, F0, F1, F2, …, FF, 100, …
REMARQUE :
 Dans une base B quelconque on a B symboles en tout de 0 à B–1.
Soit le nombre X = (Bn-1 Bn-2 Bn-3… B2 B1 B0) B .On dira que X est un nombre de n chiffres dans la
base B. Bi (i variant de 0 à n-1) a pour rang i et pour poids Bi.
Exemple :

 Toute base B s’écrit (10)B dans la base elle-même.


 Le plus grand nombre que l’on peut écrire dans une base B avec n chiffres est Bn – 1
puisqu’on a Bn combinaisons distinctes (de 0 à Bn – 1).
 Dans la base 2 chaque symbole est appelé chiffre binaire (binary digit) ou bit.
 Dans la base 8 chaque symbole est appelé chiffre octal ou digit octal.
 Dans la base 10 chaque symbole est appelé chiffre décimal ou digit décimal.
 Dans la base 16 chaque symbole est appelé chiffre hexadécimal ou digit hexadécimal.
 Un nombre positif N dans un système de base B s’écrit sous la forme polynomiale :
N  an 1  bn 1  an  2  bn  2   a1  b1  a0  b0  a1  b 1  a2  b 2   a m1  b  m1  a m  b  m

La représentation simple de position est la suivante:  an1an2 a1a0 , a1a2 am1am 


ai est le chiffre de rang i (ai appartient à un ensemble de b symboles)
an 1 est le chiffre le plus significatif
a m est le chiffre le moins significatif
 an 1an  2 ...a0  partie entière
 a1a2 ...a m  partie fractionnaire (<1)
 Définitions
Mot : est une séquence de symboles (alphabet) représentant une information
Exemples : ordinateur, 2007, XXVIII
Mot binaire : un mot constitué avec l’alphabet binaire {1, 0}
Exemples : 1100 1111

Module d’Electronique Digitale | INSTI-GEI2 Page | 3


SOMMAIRE

Un quartet (nibble) : Un mot binaire formé de 4 bits (1 quartet = 4 bits)


Un octet (byte) : Un mot binaire formé de 8 bits (1 octet = 8 bits)
Un kilo octets = 1024 Octets = 1024 * 8 Bits
Un kilo bits = 1024 Bits
APPLICATIONS
 Donnez le nombre de combinaison que l’on peut avoir en comptant sur 5 chiffres en :
binaire octal décimal hexadécimal.
 En déduire alors le plus grand nombre que l’on peut avoir sur 5 chiffres dans chacune de ces
bases. Exprimez dans chaque cas ce nombre dans la base elle-même et en décimal.

SOLUTIONS
1°) Binaire Décimal Octal Hexadécimal
Nbr de combinaison sur 5 chiffres
2°)
Nombre max sur 5 chiffres
Nbr max sur 5 chiffres en décimal

II – 4 REPRESENTATION DES GRANDEURS BINAIRES

Tout dispositif dont le fonctionnement se résume en deux états distincts peut être utilisé
pour représenter une grandeur binaire.
Exemple : un interrupteur (soit fermé, soit ouvert),
une lampe (soit allumée, soit éteinte), etc…

L’information binaire dans les équipements d’électronique numérique est représentée par
la présence ou l’absence du courant ou de la tension aux bornes d’entrées et de sorties du circuit
(Bit «1»  5v et Bit «0»  0v ). Dans la pratique on associe au bit «0» la plage de tension entre
0 et 0,8V et au bit «1» celle entre 2 à 5V par exemple.

Représentation d’un signal numérique (binaire)


II – 5 REPRESENTATION PARALLELE ET REPRESENTATION SERIE

La transmission ou la représentation d’information binaire peut être faite soit en parallèle,


soit en série. Lors d’une représentation parallèle tous les bits sont émis en simultané. Pour la
transmission série l’information n’est disponible que bit après bit.
Représentation parallèle Représentation série
Avantage Rapidité Peu coûteux en fils
Inconvénient Trop de fils Lenteur

Module d’Electronique Digitale | INSTI-GEI2 Page | 4


SOMMAIRE

II – 6 CIRCUITS NUMERIQUES
Les circuits numériques sont conçus pour réagir aux tensions d’entrée s’inscrivant dans les
plages associées aux valeurs binaires et fournissent des tensions de sortie appartenant à ces mêmes
plages. Ils sont encore appelés circuits logiques et se présentent en général sous forme de circuits
intégrés (CI) fabriqués selon plusieurs technologies : TTL, CMOS, ECL, etc.…
TTL : Transistor Transistor Logic
CMOS : Complementary Metal Oxide Semi-conductors
ECL : Emitter Coupled Logic

Module d’Electronique Digitale | INSTI-GEI2 Page | 5


SOMMAIRE

MODULE I
Chapitre I

LES SYSTEMES DE NUMERATION ET LES CODES

PAGE HISTOIRE
L'étendue des domaines d'intérêt et du génie de Pascal est
impressionnante : inventeur de la machine à calculer,
concepteur des premiers transports en commun en France,
artisan de l'assèchement des marais poitevins, polémiste
brillant contre les jésuites dans les Provinciales, apologiste
de la foi chrétienne avec les fragments rassemblés sous le
Pascal, Blaise (1623-1662), titre de Pensées, il fut également l'un des plus brillants
mathématicien, physicien, théologien, prosateurs de la langue française et l'une des plus grandes
mystique, philosophe, moraliste
et polémiste français du XVIIe siècle.
figures du XVIIe siècle français.
Microsoft ® Encarta ® 2007. © 1993-2006 Microsoft Corporation.

I – SYSTEMES DE NUMERATION
Il s’agit ici d’effectuer des conversions inter – bases.
I – 1 CONVERSION BASE 10 VERS UNE BASE B (2, 8 OU 16)
Méthode de conversion :
Elle consiste à faire une division successives du nombre décimal par B jusqu’à obtenir
un quotient nul. Le nombre dans la base B correspond aux restes des divisions faites
dans le sens inverse où ils ont été obtenus. Pour la partie fractionnaire on procède à des
multiplications successives par B en conservant la partie entière de chaque résultat.

APPLICATIONS
 Convertir le nombre 100 en binaire, octal et en hexadécimal
 Convertir le nombre 175,6 en binaire, octal et en hexadécimal

SOLUTIONS
BINAIRE OCTAL HEXADECIMAL
100
175,6

I – 2 CONVERSION BASE B (2, 8 OU 16) VERS LA BASE 10


Méthode de conversion :
Il suffit de substituer la valeur B dans l’expression polynomiale par la valeur de la base.
APPLICATIONS
 Convertir en décimal les nombres suivants :
- % 11011001 % 11011,1001
- (765)8 (524,46)8
- $ F50A $ C0CA

Module d’Electronique Digitale | INSTI-GEI2 Page | 6


SOMMAIRE

SOLUTIONS
DECIMAL
% 11011001
% 11011,1001
(765)8
(524,46)8
$ F50A
$ C0CA
I – 3 CONVERSION : DE 2M VERS 2 / 2 VERS 2M
Méthode de conversion :
2m vers 2 : expansion d’un digit en m bits
Elle consiste à convertir chaque digit de la base B (avec B = 2m) en son équivalent binaire
sur m bits tout en respectant l’ordre de disposition des différents digits.
2 vers 2m : regroupement de bits par paquets de m
Elle consiste à faire des regroupements de m bits de la droite vers la gauche pour la partie
entière et de la gauche vers la droite pour la partie fractionnaire. Chaque regroupement représente
un digit dans la base B (avec B = 2m)

6 2 2 , 6 6 3 base 8
110 010 010 , 110 110 011 base 2

1 1001 0010 , 1101 1001 1 base 2


1 9 2 , D 9 8 base 16

Document annexe 1 Table des chiffres hexadécimaux (0 à F) en Binaire, Octal et décimal


Table des puissances de 2 (de 20 à 215)

APPLICATIONS
 Convertir les nombres binaires suivants en octal et en hexadécimal
- % 101010101 %1101101100,10101
 Convertir les nombres suivants en binaire
- $1A30, 15A (135,047)8

SOLUTIONS
OCTAL HEXADECIMAL
%101010101
%1101101100,10101
BINAIRE
$1A30, 15A
(135,047)8

Module d’Electronique Digitale | INSTI-GEI2 Page | 7


SOMMAIRE

II – LES CODES
Le codage est une opération consistant à faire correspondre à des nombres, des lettres ou
des mots, des symboles.
Exemples de Codes : Code Morse, Code Verlan, Code BCD, Code de la route, …
II – 1 – QUELQUES CODES NUMERIQUES
II – 1 – 1 Les BCD (Binary Coded Decimal)
Il établit une correspondance entre un nombre décimal et son équipement BCD. La
correspondance est telle que chaque chiffre du nombre décimal est remplacé par son équivalent
binaire exprimé sur 4 bits.
APPLICATIONS
 Convertir en BCD les nombres 421 et $85

SOLUTIONS
421 =
$85 =

N.B : Les six combinaisons 1010 – 1011 – 1100 – 1101 – 1110 et 1111 sont interdites en BCD.

II – 1 – 2 L’Excess + 3 (ou Code Majoré de 3)


Il ressemble au BCD. La différence ici est qu ‘on ajoute 3 à chaque chiffre décimal avant
de le traduire en son équivalant binaire sur 4 bits.
APPLICATIONS
 Convertir en EXCESS+3 les nombres 421 et 150,69

SOLUTIONS
421 =
150,69 =
N.B : Les six combinaisons 0000, 0001, 0010, 1101, 1110 et 1111 sont interdites en Excess+3

II – 1 – 3 Le Code Gray (ou Binaire réfléchi)


C’est un code caractérisé par la variation d’un seul bit entre deux représentations
successives. Il est dit code à distance minimale et est non pondéré.
(Bn Bn-1 Bn-2... B2 B1 B0 )2 = (Gn Gn-1 Gn-2... G2 G1 G0) Gray

Gn = Bn
Gn-1 == (Bn + Bn-1) mod 2
Gn-2 = (Bn-1 + Bn-2) mod 2 Pour i allant de 0 à n-1
. . .
. . . Gi = (Bi+1 + Bi) mod 2
. . .
G1 == (B2 + B1) mod 2 pour un nombre de n bits.
G0 == (B1 + B0) mod 2

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SOMMAIRE

APPLICATIONS
 Déterminer les deux combinaisons qui précèdent et les deux qui suivent la représentation en
Gray de 185.
 Convertissez les nombres suivants en BCD, en EXCESS+3 et en GRAY :
$46A ; 1345 ; % 11001010001

SOLUTIONS

BCD EXCESS+3 GRAY


$46A
1345
% 11001010001

II – 2 QUELQUES CODES ALPHANUMERIQUES

Sont appelés ainsi, les codes qui traduisent les lettres, les chiffres et les caractères spéciaux en
binaire, octal, hexadécimal, ou décimal. Le code alphanumérique le plus connu est le code ASCII
(American Standard Code for Information Interchange).
 ASCII ( ou ASCII standard ) : Code sur 7 bits ( 0 à 127 = 27 – 1 ) , au total 128 caractères
sont codés.
 ASCII étendu : Code sur 8 bits (0 à 255 = 28 – 1 ) , au total 256 caractères sont codés.
 EBCDIC ( Extended Binary Coded Decimal Interchange Code ) : Code sur 8 positions
binaires (0 à 255 = 28 – 1) ) , au total 256 caractères sont codés.
 Le code Baudot : Code télégraphique à 5 bits 0 à 31 = 25 – 1, au total 32 caractères sont
codés.
Code ASCII du caractère L = 64 + rang ( L ) =
Code ASCII du caractère A = 64 + rang ( A ) =
Code ASCII du caractère r = 96 + rang ( r ) =

Document annexe 2 Table des codes ASCII standards 7 bits (256 Caractères)

III – TECHNIQUES DE CONTROLE D’ERREURS


(a) Transmission en mode simplex ou unidirectionnel
(b) Transmission en mode semi-duplex ou half duplex ou à l’alternat
(c) Transmission en mode duplex ou bidirectionnel

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SOMMAIRE

III – 1 LA TECHNIQUE DE PARITE

 Parité « Paire »
Enoncé : Le nombre de «1» émis ou reçus par caractère doit toujours être pair.
 Parité « Impaire »
Enoncé : Le nombre de «1» émis ou reçus par caractère doit toujours être impair.
Exemple: En parité paire donner le code des caractères suivants en ASCII :
A=% E=% X=%
a=% e=% 5= %
Donnez pour les mêmes caractères, les codes équivalents en parité impaire ?

III – 2– LA TECHNIQUE DU VRC ET DU LRC


VRC = Vertical Redundancy Check
LRC = Longitudinal Redundancy Check
APPLICATIONS
 Soit à calculer le VRC et le LRC du message ALLO en parité paire.
 Soit à calculer le VRC et le LRC du message SaLuT en parité impaire.

SOLUTIONS

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SOMMAIRE

Chapitre II

ARITHMETIQUE BINAIRE ET BCD

Ce chapitre est à étudier en travaux dirigés à travers des exercices sur les opérations
d’addition, de soustraction, de multiplication et de division de nombres entiers.

Module d’Electronique Digitale | INSTI-GEI2 Page | 11


SOMMAIRE

Chapitre III

REPRESENTATION DES NOMBRES SIGNES

I – REPRESENTATION DES ENTIERS SIGNES


Trois représentations nous permettent de coder des entiers signés.
Il s’agit de :
 la notation en binaire signé
 la notation en complément à 1 (complément à B – 1)
 la notation en complément à 2 (complément à B)
I – 1 LE BINAIRE SIGNE (ou Signe + Valeur absolue ou Signe + Grandeur)
CONVENTION DE SIGNE : + sera représenté par le bit 0
- sera représenté par le bit 1
Toute représentation en binaire signé sera de la forme Signe suivi de la Valeur absolue.
APPLICATIONS
 +7 = - 625 = -7 = + 150 =
 % 1001011 = - % 11111111 = - % 0000001 = + % 01011100 = +

Conclusion : Sur N bits, on peut représenter en binaire signé les nombres allant de – (2N-1 –1)
à + (2N-1 –1).

I – 2 LE COMPLEMENT A B-1 (Complément restreint)


Cas ou B = 2 : Complément à 1 (CPL1)
APPLICATIONS
 +7 = -7 = - 100 = +100 =
 ( 10010111 )CPL1 = -
 ( 01100011 )CPL1 = +
 ( 10101101 )CPL1 = -
 ( 00011001 )CPL1 = +

Conclusion :
 La représentation d’un entier positif en Complément à 1 est la même que celle en
binaire signé.
 Sur N bits en Complément à 1 on peut représenter les nombres allant de – (2N-1 –1)
à + (2N-1 –1).
APPLICATIONS
 Représentez les nombres +75 et -75 en complément à 1 sur N bits dans les différents cas
suivants : N = 10 ; N = 7 ; N = 12

SOLUTIONS
N=7 N = 10 N = 12
+75
-75

Module d’Electronique Digitale | INSTI-GEI2 Page | 12


SOMMAIRE

I – 2 – 1 Soustraction par la méthode du Complément à 1


La soustraction ici est obtenue par addition du Complément restreint du nombre à
soustraire avec le nombre dont il doit être soustrait, et report (pas de retenue ou de débordement
issu du dernier rang : cela signifie que le résultat est négatif).
Le résultat se présente alors sous une forme Complémentée.
APPLICATIONS
 +9 = +9 =
+4 = -4 =
+13 = +5 =

-9 = +9 =
+4 = +4 =
-5 = +13 =

I – 3 LE COMPLEMENT A B (Complément Vrai)


Base B = 2 : Complément à 2 (CPL2)
 La représentation d’un nombre entier positif est la même que celle en binaire signé ou
en Complément à 1
 Pour les nombres entiers négatifs le Complément à 2 s’obtient en ajoutant 1 au
Complément à 1.
APPLICATIONS
 +83 = -1 = - 57 =
 ( 10010111 )CPL2 = -
 ( 01110111 )CPL2 = +
 ( 1111011001 )CPL2 = -

I – 3 – 1 Cas spécial en Complément à 2

-512 = (1000000000)CPL2 -8 = (1000)CPL2


Quand un nombre signé a 1 comme bit de signe et que des 0 comme bits de grandeur en
complément à 2, son équivalent décimal est 2N, ou n est le nombre de zéro.
Conclusion : Sur N bits en complément à 2 on peut représenter les nombres allant de – (2N-1 )
à + (2N-1 –1).
Nombre de bits Binaire Binaire signé Complément à 1 Complément à 2

N N-1 N-1 – (2N-1 –1) à – (2N-1 –1) à


N 0 à 2 –1 – (2 –1) à + (2 –1) + (2N-1 –1) + (-2N-1 –1)
4

6
8
I – 3 – 2 Soustraction par la méthode du complément à 2
La démarche utilisée en complément à 1 est également valable pour la représentation en
complément à 2. La technique est la même sauf que l’on ne réinjecte pas le débordement.

Module d’Electronique Digitale | INSTI-GEI2 Page | 13


SOMMAIRE

APPLICATIONS
 +9 = +9 =
+4 = -4 =
+13 = +5 =

-9 = +9 =
+4 = +4 =
-5 = +13 =

APPLICATIONS
 Représentez chacun des nombres décimaux signés que voici selon la représentation en
binaire signé, complément à 1 et en complément à 2. Utiliser un total de 8 bits y compris le bit
de signe. +32 –14 +63 –104 –1
 Trouvez la valeur décimale correspondant aux représentations en complément à 2 suivantes :
11101 ; 01111011 ; 01111111 ; 10000000 ; 11111111 ; 10000001
 Effectuez les opérations suivantes avec les notations en complément à 2. Utilisez pour
chaque nombre 8 bits y compris le bit de signe.
+9 + 6 +14 –17 +19 –24 – 48 –80

SOLUTIONS
Binaire signé Complément à 1 Complément à 2
+32
-14
+63
-104
-1
11101 01111011 01111111 10000000 11111111 10000001
Décimal

+9 + 6 +14 –17 +19 –24 – 48 –80

II – REPRESENTATION DES NOMBRES A VIRGULE


Nous avons deux représentations de nombres à virgule :
- la représentation en virgule fixe
- la représentation en virgule flottante
II – 1 REPRESENTATION EN VIRGULE FLOTTANTE
On a une multitude de représentation en virgule flottante mais on utilise la représentation
normalisée.
La représentation en virgule flottante se présente sous la forme : Nbre =  M * BE
M : Mantisse
B : Base
E : Exposant ou la caractéristique

Module d’Electronique Digitale | INSTI-GEI2 Page | 14


SOMMAIRE

Exemple :
100,75 = + 0,0010075*10 ? = + 0,010075*10 ? = + 0,10075*10 ? = + 1,0075*10 ?
= + 10,075*10 ? = etc …
Pour reconnaître la mantisse normalisée on procède comme suit :
Dans une base B quelconque, une mantisse normalisée M doit vérifier les conditions :
B-1  M < B0 ou encore (0,1)B  M < (1)B

APPLICATIONS
Nombre Base 2 Base 8 Base 10 Base 16
+ 1000
- 750.000
+ 0,000375
$ 75A,68
(0,065)8
% 1110001110,1101

Norme IBM

Norme IEEE

Pour normaliser une mantisse il faut toujours la convertir dans la base donnée et vérifier
qu’elle satisfait la condition : B-1  M < B0
Signe de la mantisse
- 1
+0
L’Exposant est soit représenté
 en Complément à 2
 en Décalage
. Si on précise une valeur pour ce décalage soit d par exemple. Edéc = Eréel + d
. Si on ne précise pas la valeur du décalage, on calcule un décalage maximal dmax qui
est : dmax = 2(nbre de bits de l’exposant – 1) dans ce cas on dit que l’exposant est biaisé.
APPLICATIONS
 Représenter le nombre 10,50 en virgule flottante format simple précision avec la norme
IEEE.
 Trouver le nombre décimal dont la représentation en virgule flottante format IEEE simple
précision donne $ 84163852
NB : La norme IEEE utilise les bits de 0 à 23 pour la mantisse et les bits de 25 à 31 pour
l’exposant. L’exposant est représenté en décalage et exprime une puissance de 16. Le bit 24
correspond au signe de la mantisse.

Module d’Electronique Digitale | INSTI-GEI2 Page | 15


SOMMAIRE

SOLUTIONS

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SOMMAIRE

Chapitre IV

L’ALGEBRE DE BOOLE ET LES PORTES LOGIQUES

PAGE HISTOIRE
Essentiellement autodidacte, Boole est nommé, en 1849,
professeur de mathématiques au Queen’s College de Cork
(Irlande). En 1854, dans Recherches sur les lois de la
pensée, Boole décrit un système algébrique qui sera plus
tard connu sous le nom d’algèbre booléenne. Dans ce
système, les propositions logiques sont indiquées par des
symboles et peuvent être exécutées par des opérateurs
mathématiques abstraits qui correspondent aux lois de la
(1815-1864),
Boole, George
logique. L’algèbre booléenne occupe une place primordiale
mathématicien et logicien anglais. dans l’étude des mathématiques pures et dans la conception
des ordinateurs modernes.
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I - L’ALGEBRE DE BOOLE
Un processeur est composé de transistors permettant de réaliser des fonctions sur des
signaux numériques. Ces transistors, assemblés entre eux forment des composants permettant de
réaliser des fonctions très simples. A partir de ces composants il est possible de créer des circuits
réalisant des opérations très complexes.
L'algèbre de Boole (du nom du mathématicien anglais Georges Boole 1864 - 1915) est un
moyen d'arriver à créer de tel circuit. L'algèbre de Boole est une algèbre se proposant de traduire
des signaux en expressions mathématiques. Pour cela, on définit chaque signal élémentaire par des
variables logiques et leur traitement par des fonctions logiques. Des méthodes (table de vérité)
permettent de définir les opérations que l'on désire réaliser, et à transcrire le résultat en une
expression algébrique.
Grâce à des règles, ces expressions peuvent être simplifiées. Cela va permettre de
représenter grâce à des symboles un circuit logique, c'est-à-dire un circuit qui schématise
l'agencement des composants de base (au niveau logique) sans se préoccuper de la réalisation au
moyen de transistors (niveau physique).
Méthode de résolution
Pour traiter un problème en logique combinatoire, il faut respecter les différentes phases
suivantes :
(1) Définir et poser les données du problème.
(2) Déterminer toutes les variables d’entrée (organes de commande).
(3) Déterminer toutes les variables de sortie (récepteurs).
(4) Dresser la table de vérité du système.
(5) Choisir la méthode de résolution utilisée :
- méthode algébrique
- méthode graphique.
Si la méthode algébrique est retenue :
(6) Déduire de la table de vérité les équations des variables de sortie.
(7) Simplifier ces équations par l’algèbre logique.

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Si la méthode graphique est retenue :


(6’) Transposer la table de vérité dans un tableau de Karnaugh.
(7’) En déduire les équations simplifiées des variables de sortie.
(8) Réaliser le schéma logique du système.
I – 1 LES OPERATEURS LOGIQUES

I – 1 – 1 Définitions
Etat logique: Les états logiques sont représentés par 0 et 1.
Variable logique : C'est une grandeur représentée par un symbole, qui peut prendre un état logique
(0 ou 1). Elle est généralement représentée par une lettre alphabétique et correspond soit à une
entrée soit à une sortie. On l’appelle encore variable booléenne.
Exemple : Entrée Sortie
Interrupteur K Lampe L
K=0 ouvert L=0 éteinte
K=1 fermé L=1 allumée
Variable d'entrée
Les variables d'entrée sont celles sur lesquelles on peut agir directement. Ce sont des
variables logiques indépendantes.
Variable de sortie
Variable contenant l'état de la fonction après l'évaluation des opérateurs logiques sur les
Variables d'entrée.
Fonction logique: Elle représente un groupe de variables reliées par des opérateurs logiques.
Signal Logique
Quantité physique qui représente une variable logique dans l'un ou l'autre de ses deux états
possibles.
Système Logique
Ensemble de composants qui effectuent des fonctions sur des signaux logiques dans le
but de stocker, communiquer ou de transformer de l'information.

I – 1 – 2 Les opérateurs logiques


Voici les 3 types d'opérateurs élémentaires: Les symboles:
1. ET (AND) 1. ET => . (un point)
2. OU (OR) 2. OU => + (un plus)
3. NON (NOT) 3. NON => une barre au dessus

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I – 1 – 3 Fonction logique
Les opérations logiques contiennent déjà des fonctions logiques élémentaires. Une relation de
variables logiques obtenues à partir d’opérations logiques est une fonction logique.
Exemple :

I – 1 – 4 Logigramme d’une expression algébrique


On appelle logigramme d’une expression algébrique un circuit constitué par l’agencement
des portes logiques et dont la sortie constitue l’expression algébrique.
APPLICATIONS
 Compléter le logigramme correspondant à l’expression de F3 :

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I – 2 THEOREMES ET AXIOMES DE L’ALGEBRE DE BOOLE


I – 2 – 1 Théorèmes de DE MORGAN
Théorème1 : La négation d’une somme de variables est égale au produit des négatons de chacune
des variables.

Théorème2 : La négation d’un produit de variables est égale à la somme des négations de
chacune des variables.

I – 2 – 2 Quelques lois de l’Algèbre de Boole

Les théorèmes de Boole sont des règles utilisées pour la simplification des expressions
logiques, ce qui permet donc de réduire d’une façon significative la dimension des circuits
numériques.
Dualité de l’Algèbre de Boole

DUALITE DE L’ALGEBRE DE BOOLE


X.1 = X X+0 = X Elément neutre
X.0 = 0 X+1 = 1 Elément absorbants
X.X= 0 X+X=0 Elément symétrique
X.X = X X+X = X Idempotence
A.B = B.A A+B = B+A Commutativité
A.(B.C) = (A.B).C A+(B+C) = (A+B)+C Associativité
A+(B.C) = (A+B).(A+C) A.(B+C) = (A.B)+(A+C) Distributivité

X.Y+X.Y = X X.Y+YZ+ZX = XY+XZ


X+X.Y = X X.Y+XYZ = X.Y+XZ
X+X.Y = X+Y (X+Y).(X+Y) = X
X(X+Y) = X (X+Y).(Y+Z).(Z+X) = (X+Y).(Z+X)
X(X+Y) = XY (X+Y).(X+Y+Z) = (X+Y).(X+Z)

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I – 3 SIMPLIFICATION DES CIRCUITS LOGIQUES

Exemple : F = X.Y+X.Y+X.Y

I – 3 – 1 Les différentes formes d’écritures d’une expression logique


I – 3 – 1 – 1 Forme Minterm (ou somme de produits ou FCD)
FCD : Forme Canonique Disjonctive
On appelle Minterm une expression booléenne présentée sous forme de somme de produits. C’est
la première forme canonique.
Exemple :

I – 3 – 1 – 2 Forme Maxterm (ou produit de sommes ou FCC)


FCC : Forme Canonique Conjonctive
On appelle Maxterm toute expression booléenne présentée sous la forme de produit de
sommes. C’est la deuxième forme canonique.

Exemple :

I – 3 – 1 – 3 Obtention du Minterm et du Maxterm à partir de la table de vérité

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I – 3 – 1 – 4 Troisième forme canonique

C’est la forme canonique obtenue en mettant une double barre sur la première forme canonique.

I – 3 – 1 – 5 Quatrième forme canonique

C’est la forme canonique obtenue en mettant une double barre sur la deuxième forme canonique.

N.B : En utilisant la forme Minterm, on dit que l’on fait de la logique positive et pour le
Maxterm l’on fait de la logique négative.
APPLICATIONS
 Réaliser un circuit logique qui donne 1 en sortie quand A est égal à C et que B est différent
de D.

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I – 3 – 2 Simplification par la table de KARNAUGH


Introduction :
On a pu s’apercevoir (cours sur la logique booléenne) que la méthode de simplification
d’équations consistant à effectuer des mises en facteur successives devenait vite très longue et
fastidieuse dès que le nombre de variables devenait important.
La méthode du tableau de Karnaugh va nous permettre d’effectuer des simplifications
beaucoup plus rapidement sans avoir à écrire de longues équations.
Exemple :
Le tableau de Karnaugh
S ba
n
- C’est un tableau de 2 cases, n étant le nombre de variables. dc 00 01 11 10
- Sur les lignes et colonnes, on place l’état des variables d’entrée 00
codées en binaire réfléchi (code Gray)
- Dans chacune des cases, on place l’état de la sortie 01
pour les combinaisons d’entrée correspondante. 11
10
Dans l’exemple ci-contre, le nombre de variable est de 4 puisque le
Tableau contient 24 = 16 cases.
abcd abc d
APPLICATIONS
 Donner, à partir de sa table de vérité, le tableau de Karnaugh d’une porte OU à 3 entrées.
 Construire les tableaux de Karnaugh correspondant aux fonctions logiques suivantes :
S1 = a b + c; S2 = a b + c d ; S3 = a b c + d + cd

Simplification d’équations à partir du tableau de Karnaugh


La méthode consiste à mettre en évidence, par un procédé graphique, tous les termes d’une
fonction logique qui ne diffèrent que par l’état d’une seule variable (termes dits adjacents). Si une
fonction logique dépend de Ne variables d’entrée, on aura 2Ne produits possibles (principe de la
table de vérité).
Pour cela on réalise des groupements de cases adjacentes. Ces groupements de cases
doivent être de taille maximale (nombre de cases max.) et égale à un multiple de 2 n. On cesse
d’effectuer les groupements lorsque tous les « 1 » appartiennent au moins à l’un d’eux.

4 2 2 4 Les cases portant le


même chiffre sont des
3 1 1 3 exemples de cases
3 1 1 3 adjacentes
 regroupement
4 2 2 4 possible.
cases non-adjacentes cases adjacentes
Remarque :
 Une ou plusieurs cases peuvent être communes à plusieurs groupements,
 Pour extraire l’équation de la fonction logique, on ne retient que les variables dont l’état ne
change pas à l’intérieur d’un groupement et on effectue la somme logique (OU logique) de
toutes les expressions trouvées,
 Le regroupement de 6 cases est impossible.

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APPLICATIONS
 Simplifier les équations S1, S2 et S3 déterminées précédemment et proposer les
logigrammes correspondants.
Exemples de regroupements possibles :
00 01 11 10 00 01 11 10 00 01 11 10 00 01 11 10

00 0 1 1 0 00 0 1 0 1 00 0 1 0 0 00 1 0 0 1
01 1 0 0 1 01 0 0 0 0 01 0 1 0 0 01 0 0 0 0
11 11 11 11
1 0 0 1 1 1 0 0 0 1 1 0 0 0 0 0
10 10 10 10
0 1 1 0 0 0 0 1 0 1 1 0 1 0 0 1

Exemples de regroupements impossibles ou redondants :


00 01 11 10 00 01 11 10 00 01 11 10

00 0 0 0 0 00 0 0 0 0 00 0 1 1 0
01 0 0 1 1 01 0 0 1 0 01 1 1 0 0
11 0 1 1 1 11 0 1 0 0 11 1 1 0 0
10 0 1 1 1 10 1 0 1 0 10 1 1 0 0

Résumé de la méthode :
 On détermine le nombre de variables d’entrée afin de connaître la taille des tableaux.
 On détermine le nombre de variables de sortie afin de définir le nombre de tableaux à
effectuer.
 Affecter aux différents produits de l’équation non simplifiée une case du tableau en respectant
le code Gray.
 Introduire la fonction logique dans le tableau en positionnant à « 1 » les cases qui valident la
fonction de sortie.
 Effectuer les groupements de cases adjacentes.
 Sortir la fonction simplifiée en éliminant la ou les variables d’entrée qui changent d’état.

APPLICATIONS
 Sortir l’équation simplifiée des tableaux suivants :
00 01 11 10 00 01 11 10 00 01 11 10
00 01 11 10
00 0 1 1 1 00 1 1 0 0 00 1 0 0 1
00 0 1 1 0 01 0 1 1 1 01 0 1 0 0 01 0 1 1 1
01 0 0 1 1 11 11
0 1 1 0 1 1 0 0 11 0 1 1 1
10 10
0 1 1 0 1 0 0 1 10 1 0 0 1
 Introduire les équations suivantes dans un tableau de Karnaugh et les simplifier :
F1 = /abc + c/b/a + /bc/a + /c/ab
F2 = ab + /ba
F3 = /d/cba + /dcb/a + /dc/ba + /d/cba
F4 = dca + /bc/a + /ca

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 Simplifier la table de vérité suivante et donner le logigramme :

c b a S F H
0 0 0 1 0 1
0 0 1 1 0 1
0 1 0 1 0 1
0 1 1 0 1 1
1 0 0 0 0 1
1 0 1 1 1 1
1 1 0 1 0 1
1 1 1 0 1 0

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II- LES PORTES LOGIQUES


II – 1 UNIVERSALITE DES PORTES NANDS ET NORS

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II – 2 CIRCUITS INTEGRES A PORTES LOGIQUES


(La famille TTL : 74xx ou La famille CMOS : 40xx)

Circuits DIL (Dual In Line) 14 Broches

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Chapitre V

LES CIRCUITS LOGIQUES COMBINATOIRES

SORTIESt = f(ENTREESt) SORTIESt = f (ENTREESt , SORTIESt-1)


Notion d’états Notion d’états, de temps et de mémoire
En logique combinatoire les sorties dépendent uniquement des entrées. En logique
séquentielle les sorties dépendent des entrées et de l’état précédent de la sortie.
La logique combinatoire par opposition à la logique séquentielle est une logique dans
laquelle on retrouve des circuits dont les sorties dépendent uniquement des états logiques
appliqués aux entrées (Circuits combinatoires).
I – LES DECODEURS (OU TRANSCODEURS)
On distingue deux types de décodeurs :
 Les décodeurs 1 parmi N (ou 1of N ou M vers N)
 Les pilotes / décodeurs BCD 7 segments
I – 1 LES DECODEURS 1 PARMI N
I – 1 – 1 Définition
Un décodeur 1 parmi N est un circuit combinatoire qui sélectionne une et une seule sortie
parmi N à partir d’une combinaison appliquée sur ses entrées de sélection.

Nombre d’Entrées de Sélection


Nombre de Sorties ≤ 2
I – 1 – 2 Etude de quelques décodeurs 1 parmi N
Convention :

Active au niveau HAUT Active au niveau BAS


Cette convention est valable pour les entrées de validations et pour toute entrée ou sortie
d’un circuit combinatoire.

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I – 1 – 2 – 1 Décodeur 1 parmi 4 (ou 1 of 4 ou 2 vers 4)


Cas du 74LS139 (DIL 16 renferme deux 1of4)

I – 1 – 2 – 2 Décodeur 1 parmi 8 (ou 1 of 8 ou 3 vers 8)


Cas du 74LS138 (DIL 16)

I – 1 – 3 Association de décodeurs 1 parmi N


I – 1 – 3 – 1 Réalisation d’un décodeur 1 of 8 à partir de décodeurs 1 of 4

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APPLICATIONS
 Réaliser un décodeur 1 of 64 à partir de décodeurs 1 of 8

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I – 2 LES PILOTES / DECODEURS BCD 7 SEGMENTS


I – 2 – 1 Les afficheurs 7 segments

Nous distinguerons trois types d’afficheurs sept segments


- Les afficheurs sept segments à LED
- Les afficheurs sept segments à cristaux liquides (ACL)
- Les afficheurs sept segments à filaments incandescents
Les afficheurs sept segments à LEDs
Chaque segment est constitué de LED. Il existe deux catégories (deux configurations)
d’afficheurs sept segments à LED.
Les afficheurs sept segments à LEDs à anode commune

Les afficheurs sept segments à LEDs à cathode commune

Les afficheurs sept segments à cristaux liquides (ACL)

Chaque segment est constitué de cristaux liquides.

Pour exciter un segment, il faut appliquer une tension alternative (+/-) entre le segment et
la plaque arrière (commune à tous les segments).

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Chronogramme des tensions :

Les afficheurs sept segments à filaments incandescents


Chaque segment est constitué de filament incandescent.

Tableau comparatif des différents types afficheurs

Afficheurs à LED Afficheurs LCD Afficheurs à Filaments


Visibilité dans
l’obscurité
Consommation en
puissance

Exemples d’appareils

I – 2 – 2 Les pilotes / décodeurs BCD 7 segments

Un pilote décodeur BCD 7 segments est un circuit combinatoire qui fait correspondre à un
code BCD appliqué sur ses entrées un code 7 segments permettant de visualiser le chiffre
correspondant au code BCD.

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II - LES CODEURS (OU ENCODEURS)


II – 1 DEFINITION
Un codeur est un circuit combinatoire qui fait correspondre à une et une seule entrée
sélectionnée, un code. On distingue également deux types de codeurs :
 Les codeurs simples
 Les codeurs de priorité
II – 2 LES CODEURS SIMPLES

NB : Une et une seule entrée sera sélectionnée.


Toute combinaison présentant la sélection de
plus d’une entrée est interdite.

Exemple de codeur simple :

II – 3 LES CODEURS DE PRIORITE


Définition
Un codeur de priorité est un circuit combinatoire qui fait correspondre à une ou plusieurs
entrées sélectionnées, le code de l’entrée prioritaire. Lorsque deux ou plusieurs entrées sont
sélectionnées, l’entrée prioritaire est celle qui porte le numéro le plus élevé.

NB : Possibilité de sélectionner une ou


plusieurs entrées.

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Quelques exemples de codeurs de priorité

Etude du 74LS158 : Codeur de priorité Octal – Binaire

Etude du 74LS148 : Codeur de priorité Décimal – BCD

Application des codeurs de priorité Schéma d’un clavier encodé 10 touches


Un clavier encodé est un clavier réalisé à partir d’un encodeur ou codeur.

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III - LES MULTIPLEXEURS (MUX) : (OU SELECTIONNEURS DE DONNEES)

III – 1 DEFINITION
Un multiplexeur est un circuit disposant de plusieurs voies d’entrées et d’une seule voie de
sortie. C’est un circuit combinatoire qui aiguille l’une de ses voies d’entrées sur sa seule voie de
sortie en fonction de la combinaison appliquée sur ses entrées de sélection.

III – 2 QUELQUES EXEMPLES DE MUX

III – 2 – 1 MUX à deux entrées

III – 2 – 2 MUX à huit entrées

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III – 3 APPLICATIONS DES MULTIPLEXEURS

Aiguillage des données


 Conversion parallèle – série
 Réalisation de fonctions logiques

(A et B) Deux variables MUX à deux entrées de sélection (= MUX à 4 entrées)

APPLICATIONS
 Réaliser la fonction G = A + BC avec un multiplexeur

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SOMMAIRE

IV- LES DEMULTIPLEXEURS : (OU DISTRIBUTEURS DE DONNEES)


IV – 1 DEFINITION
Un Démultiplexeur est un circuit disposant de plusieurs voies de sorties et d’une seule voie
d’entrée. C’est un circuit combinatoire qui aiguille sa seule voie d’entrée sur l’une de ses voies de
sorties en fonction de la combinaison appliquée sur ses entrées de sélection.

IV – 2 QUELQUES EXEMPLES DE DMUX


IV – 2 – 1 DMUX à deux sorties

IV – 2 – 2 DMUX à quatre sorties

Décodeur / Démultiplexeur 2 vers 4 : 74LS139


Décodeur / Démultiplexeur 3 vers 8 : 74LS139

IV – 3 APPLICATIONS DES DEMULTIPLEXAGES


 Distributeurs de données
 Conversion série – parallèle
 Probable utilisation pour réaliser des fonctions logiques (car nécessite des portes
supplémentaires)

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SOMMAIRE

V – LES COMPARATEURS BINAIRES

Un comparateur est un circuit combinatoire qui sert à comparer des mots binaires en entrée
et dispose de trois sorties S, E et I.

V – 1 COMPARATEUR 4 BITS

V – 2 COMPARATEUR 8 BITS

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SOMMAIRE

VI - LES ADDITIONNEURS / SOUSTRACTEURS

NB : Toute soustraction sera réalisée en additionnant le complément à B ou à B-1 du nombre à


soustraire.
VI – 1 LE DEMI – ADDITIONNEUR 1 BIT

VI – 2 ADDITIONNEUR COMPLET 1 BIT

VI – 3 ADDITIONNEURS 4 BITS

VI – 4 ADDITIONNEUR / SOUSTRACTEUR 4 BITS

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