2023 2024 Ag2 TD 1
2023 2024 Ag2 TD 1
Feuille d’exercices n◦ 1
1
Je remercie le précédent responsable du module AG2 ainsi que les collègues ayant contribué au site
Exo7, dont le travail a fourni la matière à de nombreux exercices de ces feuilles.
1
2
0 1 0 1
Exercice 8. Soient A = ,B= . Montrer que A4 = I2 et B 3 =
−1 0 −1 −1
I2 , mais que (AB)12 6= I2 . Que peut-on en déduire ?
1 2
Exercice 9. Soit A = 3 4 . Déterminer, si c’est possible, des matrices B et B 0
−1 4
0
telles que BA = I2 et AB = I3 .
0 0 0 0 −1 1 −1 1
2 0 0 0 0 0
Exercice 11. Soient A = 0 2 0 et B = 2 0 0 . Pour tout entier naturel p,
0 0 2 3 1 0
calculer A et B . Montrer que AB = BA. Calculer (A + B)p .
p p
2 1
Exercice 12. Soit A = . Calculer A2 et A3 . Pour tout n ∈ N∗ , déterminer An
0 2
(procéder par récurrence ou utiliser la formule du binôme).
0 0 1 0
∗
déduire, pour tout n ∈ N , C ainsi que C et (C 2 )−1 .
n −1
3
i 0
Exercice 17. On considère les matrices suivantes de M2 (C) : J = et K =
0 −i
0 i
. Calculer les puissances successives de J et de K. En déduire que J et K sont
i 0
inversibles et l’expression de leur inverse.
0 0 0 1
0 0 0 1 4 3
Exercice 18. Soit A = 1 1 0 0 . Montrer que A = A, mais que A 6= I4 . La
2 2
0 0 1 0
matrice A est-elle inversible ?
−1 −2 0
Exercice 19. Soit A = 2 3 0 . Calculer 2A − A2 . En déduire (quasiment sans
0 0 1
aucun calcul) que A est inversible et déterminer son inverse.
1 0 −10
Exercice 20. Soient A = 1 1 −5 . Montrer que A3 − A2 + 4A + 6I3 = 0. En
0 1 −1
déduire (quasiment sans aucun calcul) que A est inversible et déterminer son inverse.
1 j2 j
2iπ
Exercice 21. Soit j = e 3 et J = j 1 j 2 . Calculer les puissances successives
j2 j 1
de J. La matrice J est-elle inversible ?
2 0 4
Exercice 22. Soient A = 3 −4 12 . Montrer que A · (A − I3 ) · (A − 2I3 ) = 0.
1 −2 5
Calculer (A − I3 ) · (A − 2I3 ). La matrice A est-elle inversible ?
0 7 −6
Exercice 23. Soient B = −1 4 0 . Calculer (B − I3 )(B + I3 )(B − 2I3 ). La
0 2 −2
matrice B − 2I3 est-elle inversible ?
(9) (α + β) · A = α · A + β · A
(10) m · A = A + · · · + A (m occurences de A dans le membre de droite)
Exercice 26. Soient A et B deux matrices de même taille. Soit n ≥ 1 et p ≥ 1 des entiers.
Soient A et B des matrices de Mn,p (K). Montrer que si A + B = A, alors B est la matrice
nulle.
Exercice 27. (Démonstration de résultats du cours)
Soit A, B et C des matrices. Démontrer les assertions suivantes. On précisera à chaque fois
les hypothèses nécessaires sur les tailles des matrices pour que les produits et les sommes
de matrices mis en jeu existent.
(1) A · (B · C) = (A · B) · C
(2) A · (B + C) = A · B + A · C
(3) (B + C) · A = B · A + C · A
(4) A · 0 = 0 et 0 · A = 0.
Exercice 28. (Démonstration d’un résultat du cours)
Soit n ≥ 1, p ≥ 1 des entiers et A ∈ Mn,p (K). Montrer les relations
In · A = A et A · Ip = A.
Exercice 29. (Démonstration d’un résultat du cours)
Dans cet exercice on suppose le corps K infini (par exemple K = R ou K = C). Le but
de cet exercice est de démontrer le théorème suivant du cours : un système d’équations
linéaires à coefficients dans K n’a soit aucune solution, soit une seule solution, soit une
infinité de solutions. Soit A · X = B un tel système, dont on note p le nombre d’inconnues
(ainsi l’inconnue est X ∈ Mp,1 (K) = Kp ). Soit X1 et X2 deux solutions de ce système.
(1) Montrer que pour tout t ∈ K, on a
A · (X1 + t · (X1 − X2 )) = B.
(2) Montrer que si M est une matrice et α ∈ K est un scalaire non nul tel que α · M
est la matrice nulle, alors M est la matrice nulle.
(3) On suppose qu’on a X1 6= X2 . Montrer que l’application
K −→ Mp,1 (K)
t 7−→ X1 + t · (X1 − X2 )
est injective.
(4) On rappelle que si E et F sont des ensembles tels que E est infini et il existe une
application injective de E dans F , alors F est infini. Conclure.
1 7 2 5
−2 1 1 5
Faire de même avec −1 2 1 4.
1 4 1 2
Retrouver le résultat en échelonnant suivant les colonnes.
Exercice 32. Soit a et b deux réels et A la matrice
a 2 −1 b
A= 3 0 1 −4 .
5 4 −1 2
Montrer que rg(A) > 2. Pour quelles valeurs de a et b a-t-on rg(A) = 2 ?
2 4 −5 −7
Exercice 33. Soient a, b ∈ R. Calculer le rang de la matrice −1 3 1 2 en
1 a −2 b
fonction de a et b.
Exercice 34. (1) Soit a ∈ R . Calculer une forme échelonnée suivant les lignes de la
matrice
1 1 3 1 − 4a
M = 1 2 4 2 − 6a .
3 2 8 1 − 7a
Expliquer les étapes du calcul et discuter suivant les valeurs du paramètre a .
Déterminer le rang de M .
(2) En déduire la résolution du système linéaire d’inconnues réelles (x, y, z)
x + y + 3z = 1 − 4a
x + 2y + 4z = 2 − 6a
3x + 2y + 8z = 1 − 7a
Exercice 37. Résoudre les systèmes linéaires à inconnues complexes suivants, en utilisant
la méthode du pivot :
ix − (1 − i)y − (1 − i)z =i x + y + iz = 1 + i
a) −ix − (1 + i)y − (1 + i)z = −i b) −x − y + z = 1 − i
(1 + i)y + (1 − i)z =1 ix + y − z = i
Exercice 38. Soit m un paramètre réel. Discuter et résoudre suivant les valeurs de m les
systèmes linéaires à inconnues réelles suivants :
x+y+z =m+1 (1 + m)x + y + z = 2
a) mx + y + (m − 1)z = m b) x + y + (1 − m)z = 1 + m
x + my + z =1 x + (1 − m)y + z = 1 − m
Exercice 39. Soit m un paramètre complexe. Discuter et résoudre suivant les valeurs
de m le système linéaire à inconnues complexes suivant :
x − my + m2 z =m
2
mx − m y + mz = 1
mx + y − m3 z =1
Exercice 44. Déterminer tous les polynômes à coefficients réels P (X) de degré au plus 3
vérifiant : P (1) = 0, P (−1) = −4, P (2) = 5 et P (−2) = −15.
Exercice 45. Déterminer tous les polynômes P à coefficients réels de degré au plus 3 tel
que P (1) = 1, P (2) = 5, P 0 (1) = 2 et P 0 (2) = 9, où P 0 est le polynôme dérivé de P .
Exercice 46. Existe-t-il des réels α, β, γ tels que pour tout polynôme P à coefficients réels
de degré inférieur ou égal à 3, on ait :
Z 4
P (x) dx = α · P (2) + β · P (3) + γ · P (4) ?
2
Si oui, les déterminer.
Feuille d’exercices n◦ 2
L’espace vectoriel Rp
Remarque préliminaire : Dans le cours les éléments de Rp ont été identifiés à des matri-
ces colonnes. Dans la plupart des énoncés ci-dessous, pour des raisons de commodité de
présentation, on se permettra de les écrire comme des matrices lignes.
1. Manipulations de Vect
Exercice 1. Soient x et y des réels. On considère les vecteurs de de R4 suivants : v1 =
(1, 2, 3, 4), v2 = (1, −2, 3, −4), w1 = (x, 1, y, 1) et w2 = (x, 1, 1, y). Existe-t-il des valeurs
de x et y telles que w1 ∈ Vect{v1 , v2 } ? Et telles que w2 ∈ Vect{v1 , v2 } ?
Exercice 2. On considère les vecteurs de R3 suivants : v1 = (2, 3, −1), v2 = (1, −1, −2), w1 =
(3, 7, 0) et w2 = (5, 0, −7). Montrer que Vect{v1 , v2 } et Vect{w1 , w2 } sont égaux.
Exercice 3. On considère les vecteurs de de R4 suivants : v1 = (0, 1, −2, 1), v2 = (1, 0, 2, −1), v3 =
(3, 2, 2, −1), v4 = (0, 0, 1, 0), v5 = (0, 0, 0, 1). Les propositions suivantes sont-elles vraies
ou fausses ? Bien entendu, on justifiera les réponses.
(1) Vect{v1 , v2 , v3 } = Vect{(1, 1, 0, 0), (−1, 1, −4, 2)}
(2) (1, 1, 0, 0) ∈ Vect{v1 , v2 } ∩ Vect{v2 , v3 , v4 }
(3) Vect{v1 , v2 } ∩ Vect{v2 , v3 , v4 } = Vect{v2 }
(4) Vect{v4 , v5 } ∩ Vect{v1 , v2 , v3 } = {0}
Exercice 4. (Démonstration de résultats du cours)
Soit m ≥ 1 un entier et {v1 , . . . , vm } une famille de vecteurs de Rp .
(1) Montrer que Vect(v1 , . . . , vm ) est un sous-espace vectoriel de Rp qui contient v1 , . . . , vm .
(2) Soit F un sous-espace vectoriel de Rp . On suppose que F contient v1 , . . . , vm . Mon-
trer l’inclusion Vect(v1 , . . . , vm ) ⊂ F (on pourra raisonner par récurrence sur p).
(3) Soit r ≥ 1 et {w1 , . . . , wr } une autre famille de vecteurs de Rp . Montrer que les
conditions suivantes sont équivalentes :
• pour tout i ∈ {1, . . . , r}, wi ∈ Vect(v1 , . . . , vm ) ;
• Vect(w1 , . . . , wr ) ⊂ Vect(v1 , . . . , vm ).
2. Sous-espaces vectoriels de Rp
Exercice 5. (Démonstration d’un résultat du cours)
(1) Rappeler la définition du cours d’un sous-espace vectoriel de Rp .
(2) Soit F une partie de Rp . Montrer que F est un sous-espace vectoriel de Rp si et
seulement si les deux conditions suivantes sont vérifiées :
(a) 0 ∈ F ;
(b) pour tous u, v ∈ F et pour tous λ, µ ∈ K, on a λ · u + µ · v ∈ F .
Exercice 6. Déterminer parmi les sous-ensembles de R3 suivants ceux qui sont des sous-
espaces vectoriels :
F1 = {(x, y, z) ∈ R3 |3x + 2y + 5z = 0},
F2 = {(x, y, z) ∈ R3 |x + 2y − z = 3},
F3 = {(x, y, z) ∈ R3 |y + z = 5 et x = z},
F4 = {(x, y, z) ∈ R3 |x + 2y + z = 0 et 3x + 2y − z = 0},
G1 = {(u, 3u, 5u), u ∈ R)},
G2 = {(2 + v, 3v, 1 − v), v ∈ R},
G3 = {(u + v, 3u + 2v, u − v + 5), u ∈ R, v ∈ R},
10
3. Familles génératrices
Exercice 8. (Démonstration d’un résultat du cours)
Montrer que toute famille contenant une famille génératrice est génératrice.
Exercice 9. (Démonstration d’un résultat du cours)
Soit n ≥ 1 et p ≥ 1 des entiers et {v1 , . . . , vn } une famille de n vecteurs de Kp . Soit
A = (v1 | . . . |vn ) et r le rang de la matrice A.
(1) On suppose r < n. Montrer qu’il existe B ∈ Rn telle que le système linéaire
A · X = B (d’inconnue X ∈ Rp ) est incompatible (on se ramènera au cas d’un
système échelonné).
(2) On suppose r = n. Montrer que Vect(v1 , . . . , vn ) = Rp .
(3) En déduire que Vect(v1 , . . . , vn ) = Rp si et seulement si r = p.
Exercice 10. Soit t un paramètre réel. Pour quelles valeurs de t la famille la famille de
vecteurs de R2
{(0, t − 1), (t, −t), (t2 − t, t − 1)}
est-elle une famille génératrice de R2 ?
Même question avec la famille de vecteurs de R3
{(1, 0, t), (1, t, t2 ), (1, t2 , 1)}.
Exercice 14. Soient λ, µ ∈ R, a1 = (3, −2, −1, 3) , a2 = (1, 0, 2, 4) , et a3 = (1, −3, λ, µ).
Déterminer l’ensemble des valeurs de λ et µ pour lesquelles les vecteurs a1 , a2 et a3 sont
dépendants. Préciser alors une relation de dépendance.
Exercice 15. Montrer que les ensembles suivants sont des sous-espaces vectoriels de R3
et déterminer une base pour chacun d’eux :
E1 = {(x, y, z) ∈ R3 |x + 2y + 2z = 0},
E2 = {(λ + µ, λ − µ, λ + µ)|λ, µ ∈ R},
E3 = {(x, y, z) ∈ R3 |y + z = 0 et x = 0},
E4 = {(u, 2u, u)|u ∈ R}.
Exercice 16. On considère les éléments suivants de l’espace vectoriel R3
a = (1, −1, 1), b = (0, −1, 2) et c = (1, −2, 3).
(1) Montrer que (a, b, c) est un système lié.
(2) Soit F le sous-espace vectoriel de R3 engendré par a, b, c. Déterminer une base
de F .
(3) Soit G = {(x, y, z) ∈ R3 |x + 2y + z = 0}. Montrer que G est un sous-espace
vectoriel de R3 et en déterminer une base.
(4) Montrer que F = G.
Exercice 17. Montrer que les vecteurs : a1 = (−1, 1, 1) , a2 = (1, −1, 1) , a3 = (1, 1, −1)
forment une base de R3 . Calculer les coordonnées de b = (2, −3, −1) dans la base (a1 , a2 , a3 ).
Exercice 18. (1) Montrer que les vecteurs v1 = (1, −1, i), v2 = (−1, i, 1), v3 =
(i, 1, −1) forment une base de C3 .
(2) Calculer les coordonnées de v = (1 + i, 1 − i, i) dans cette base.
Exercice 19. Trouver toutes les manières d’extraire une base de R2 de la famille de
vecteurs suivants : v1 = (−1, −3), v2 = (3, 3), v3 = (0, 0), v4 = (2, 0), v5 = (2, 6).
Exercice 20. On considère les vecteurs v1 = (2, 1, −3), v2 = (2, 3, −1), v3 = (−1, 2, 4)
et v4 = (1, 1, −1). Montrer que la famille {v1 , v2 , v3 , v4 } est une famille génératrice du
sous-espace vectoriel de R3 d’équation 2x − y + z = 0. Extraire de cette famille une base
de ce sous-espace vectoriel.
Exercice 21. (1) Déterminer une base du sous-espace vectoriel E de R4 décrit par :
E = {(x, y, z, t) ∈ R4 |x = y − 3z et z = 2t}
Compléter cette base pour obtenir une base de R4 .
(2) Même question pour le sous-espace : F = {(x, y, z, t) ∈ R4 |x + y = y + z = z + t =
t + x}
Exercice 22. Déterminer une base du sous-espace vectoriel de R3 d’équation x+3y −2z =
0. Compléter cette base en une base de R3 .
Faire de même avec le sous-espace vectoriel de R3 déterminé par les équations x+3y−2z = 0
et y = z.
Exercice 23. Déterminer une base de R4 contenant les vecteurs a = (1, 1, 2, 3) et b =
(−2, −2, 4, 5).
Exercice 24. Soit p un entier strictement positif. On considère les vecteurs de Rp suiv-
ants : a1 = (1, 1, 0, · · · , 0) , a2 = (0, 1, 1, 0, · · · , 0) ,. . . , ap−1 = (0, · · · , 0, 1, 1) , ap =
(1, 0, · · · , 0, 1). Ces vecteurs sont-ils linéairement indépendants ? Dans le cas contraire,
déterminer les relations de dépendance. On commencera par étudier les cas p = 3 et p = 4 .
Exercice 25. (Démonstration d’un résultat du cours : extraction de base)
Soit n ≥ 1 et p ≥ 1 des entiers et {v1 , . . . , vn } une famille de vecteurs de Rp . Soit
A = (v1 | . . . |vn ) .
12
(1) On suppose que la matrice A est échelonnée selon les lignes. Soit I ⊂ {1, . . . , n}
l’ensemble des indices des colonnes contenant les pivots. Montrer que la famille
{vi }i∈I est une base de Vect(v1 , . . . , vn ).
(2) On ne suppose plus A échelonnée selon les lignes. Soit A0 = (w1 | . . . |wp ) une
matrice lignes équivalente à A et échelonnée selon les lignes. Soit I ⊂ {1, . . . , n}
l’ensemble des indices de colonnes contenant les pivots de A0 . Montrer que la famille
{vi }i∈I est une base de Vect(v1 , . . . , vn ). On pourra utiliser la question précédente
et le fait qu’il existe P ∈ GLp (K) telle que A0 = P · A.
Exercice 26. (Démonstration d’un résultat du cours : théorème de la base incomplète ef-
fectif )
On définit, de manière totalement analogue au cas des lignes, les notions d’opérations élé-
mentaires sur les colonnes d’une matrice, de colonnes équivalence, d’algorithme du pivot de
Gauss sur les colonnes, de matrices colonnes échelonnées et colonnes échelonnées réduites.
On admettra si besoin que pour n, p ≥ 1 donnés, deux matrices A et A0 de Mn,p (R) sont
colonnes équivalentes si et seulement s’il existe P ∈ GLp (R) tel que A0 = A · P . On peut en
fait obtenir directement tous les résultats utiles sur l’échelonnement des matrices selon les
colonnes à partir des résultats sur l’échelonnement des matrices selon les lignes en utilisant
les propriétés de l’opération de transposition des matrices.
Exercice 28. (1) Les vecteurs suivants forment-ils une base de R4 ? Si ce n’est pas le
cas, déterminer la dimension du sous-espace vectoriel engendré par ces vecteurs.
a1 = (1, 0, 0, 1) a2 = (0, 1, 0, 0) a3 = (1, 1, 1, 1) a4 = (1, 1, 1, 0)
(2) Même question pour les vecteurs : a1 = (1, 1, 2, 1) a2 = (1, 0, 0, 2) a3 = (2, 3, 4, 3)
a4 = (0, 3, 2, 1).
Exercice 29. On considère un réel α et les vecteurs de R3 suivants : a = (1, 1, α) , b =
(1, α, 1) et c = (α, 1, 1). Déterminer suivant les valeurs de α le rang du système (a, b, c).
Exercice 30. On considère
V1 = Vect{(2, 3, −1), (1, −1, −2), (1, 9, 4)} ⊂ R3 et V2 = Vect{(3, 7, 0), (5, 0, −7)} ⊂ R3 .
(1) A-t-on V1 ⊆ V2 ?
(2) A-t-on V2 ⊆ V1 ?
13
(3) Calculer dim V1 et dim V2 et donner une description géométrique des sous-espaces V1
et V2 .
7. Applications linéaires
1 2 3
Exercice 33. Soit A = 1 0 −1 et f : R3 → R3 l’application linéaire associée.
0 2 2
Calculer l’image par f des vecteurs la base canonique de R3 . Soit x1 , x2 , x3 ∈ R.
de
x1
Calculer l’image par f du vecteur x2 .
x3
Exercice 34. (Démonstration d’un résultat du cours)
Soient p et n des entiers ≥ 1 etf une application de Rp dans Rn . Rappeler la définition de
“f est linéaire”. Montrer que les propriétés suivantes sont équivalentes :
• f est une application linéaire ;
• pour tous u, v ∈ Rp et tout λ, µ ∈ R, on a f (λ · u + µ · v) = λ · f (u) + µ · f (v) ;
• pour tout entier m ≥ 1, toute famille de m vecteurs v1 , . . . , vm de Rp et toute
familles de m réels λ1 , . . . , λm , on a
X X
f( λ i · vi ) = λi · f (vi )
1≤i≤m 1≤i≤m
.
Exercice 35. (Démonstration d’un résultat du cours)
Soient p et n des entiers ≥ 1. Soit (v1 , . . . , vp ) une base de Rp et (w1 , . . . , wp ) une famille
de p vecteurs de Rn . Montrer qu’il existe une unique application linéaire f : Rp → Rn telle
que pour tout 1 ≤ i ≤ p on a f (vi ) = wi .
Exercice 36. On note e1 = ( 10 ) et e2 = ( 01 ).
(1) Justifier qu’il existe une unique application linéaire f de R2 dans R2 telle que f (e1 ) =
( 21 ) et f (e2 ) = ( 03 ).
1 .
(2) Calculer l’image par f du vecteur −2
(3) Soit x1 , x2 ∈ R. Déterminer l’image par f du vecteur ( xx12 ).
(4) Déterminer la matrice de f .
(5) Déterminer tous les vecteurs x de R2 tels que f (x) = −4
1 .
2 3
Exercice 37. Justifier
1
6 une unique application linéaire f de R dans R telle
qu’il existe
que f (( 15 )) = 2 et f (( 14 )) = 7 . Déterminer la matrice de f .
3 8
14
Exercice 41. Dans chacun des cas suivants, on donne deux plans affines P et P 0 de R3
par une équation cartésienne. Déterminer une représentation paramétrique de P et P 0 ,
ainsi que l’intersection P ∩ P 0 . Dans le cas où P ∩ P 0 est une droite, déterminer un point
et un vecteur directeur de cette droite.
(1) P : 5x − y − 1 = 0 et P 0 : z = 3.
(2) P : x + y + z + 1 = 0 et P 0 : 2x − y + 3z + 2 = 0.
(3) P : 2x − z + 1 = 0 et P 0 : 4x − 3y + 2z + 5 = 0.
(4) P : 4x − 6y + 8z − 1 = 0 et P 0 : −6x + 12y − 9z + 11 = 0.
(5) P : x + y + z + 1 = 0 et P 0 : 2x + 2y + 2z + 3 = 0.
Exercice 42. On donne deux droites D et D0 de
R3 , chacune par un système d’équations
x+y−z+2=0 3x − y + 2z − 7 = 0
cartésiennes: D : et D0 : Déterminer une
x+y+z+1=0 x−y =0
représentation paramétrique de chacune de ces droites, ainsi que D ∩ D0 .
Exercice 43. On donne
deux droites D et D0 deR3 , chacune par une représentation
x = 1 − 2t x = 3t − 1
paramétrique: D : y = t + 2 0
t ∈ R et D : y = −t + 2 t ∈ R Déterminer un
z = 3t + 1 z = 2t
système d’équations cartésiennes de chacune de ces deux droites, ansi que D ∩ D0 .
15
Feuille d’exercices n◦ 3
Espaces vectoriels
1. Exemples
Exercice 1. Revoir la partie du cours montrant que les ensembles suivants, muni de
l’addition et la multiplication externe usuelles, sont des R-espaces vectoriels :
(1) l’ensemble RN des suites réelles (un )n∈N ,
(2) l’ensemble F(R, R) des fonctions de R dans R.
Exercice 2. Soit K un corps. Montrer que les ensembles suivants, munis de l’addition et
la multiplication externe usuelles, sont des K-espaces vectoriels :
(1) pour (n, p) ∈ N∗ 2 , l’ensemble Mn,p (K) des matrices de taille n × p à coefficients
dans K ;
(2) l’ensemble K[X] des polynômes à coefficients dans K.
Exercice 3. Soit E l’espace vectoriel F(R, R) des applications de R dans R, muni des lois
usuelles + et · (alors qu’on note l’addition dans R avec le signe +, et la multiplication
dans R sans symbole). On note 0 le vecteur nul de E.
On considère les vecteurs suivants de E :
f = cos2 , g = sin2 , h : x 7→ cos 2x, u : x 7→ 1.
(1) Soient les vecteurs de E : v = (3 · f ) + (2 · g) et w = 2 · ((3 · h) + ((−2) · u)).
Pour x ∈ R, préciser, en détaillant les calculs (au moins trois égalités) la valeur
de v(x) et de w(x).
(2) Montrer que f + g + ((−1) · u) = 0.
(3) Montrer que h + u + ((−2) · f ) = 0.
Exercice 4. Soit E l’espace vectoriel F([0, 1], R) des applications de [0, 1] dans R, muni des
lois usuelles + et · (alors qu’on note l’addition dans R avec le signe +, et la multiplication
dans R sans symbole). On note 0 le vecteur nul de E.
On considère les vecteurs suivants de E :
u : x 7→
1, i : x 7→ x, f = x 7→ 1 − x,
0 si x < 1/2 2 si x < 1/2
g : x 7→ , h : x 7→
2 si x ≥ 1/2 0 si x ≥ 1/2
(1) Montrer que f + i + ((−1) · u) = 0.
(2) Montrer que g + h = 2 · u.
Exercice 5. Soit E l’espace vectoriel RN des suites de nombres réels muni des lois usuelles +
et · (alors qu’on note l’addition dans R avec le signe +, et la multiplication dans R sans
symbole). On note 0 le vecteur nul de E.
Soit x 7→ bxc la fonction partie entière.
On considère les vecteurs r, u, v, w de E définis de la façon suivante : pour tout n ∈ N,
on pose :
j nk p
rn = (−1)n , sn = 1, tn = n, un = 1, vn = 1 + , wn = 4n2 + 4n + 1.
4
(1) Soient les vecteurs f = (3 · r) + (2 · s) et g = 2 · ((3 · u) + ((−2) · t)) de E.
Soit n ∈ N. Préciser, en détaillant les calculs (au moins trois égalités) la valeur
de fn et de gn .
(2) A-t-on u = v ?
(3) A-t-on w = u + (2 · t) ?
16
2. Sous-espaces vectoriels
Exercice 6. Montrer que les ensembles suivants sont des sous-espaces vectoriels d’un
espace vectoriel que l’on précisera :
(1) l’ensemble des suites réelles convergentes ;
(2) l’ensemble des fonctions dérivables de R dans R ;
(3) l’ensemble des triplets (z1 , z2 , z3 ) ∈ C3 satisfaisant l’équation 2z1 + 3z2 − z3 = 0 ;
(4) l’ensemble des matrices antisymétriques de taille n ∈ N∗ ;
(5) pour d ∈ N, l’ensemble Cd [X] des polynômes à coefficients complexes de degré
inférieur ou égal à d.
Exercice 7. Parmi les ensembles suivants, défini comme sous-ensemble d’un R-espace
vectorielE explicite, déterminer ceux qui sont des sous-espaces vectoriels :
(1) (x, y, z) ∈ R3 | x + y = 0
(2) (x, y, z, t) ∈ R4 | x = t et y = z
(3) (x, y, z) ∈ R3 | z = 1
(4) (x, y) ∈ R2 | x2 + xy ≥ 0
(5) (x, y) ∈ R2 | x2 + y 2 ≥ 1
(1) Montrer que F est un R-espace vectoriel. Déterminer deux vecteurs u, v tels
que F = Vect{u, v}.
(2) Calculer F ∩ G et montrer que F + G = R3 . Que conclure ?
Exercice 13. On considère les matrices de M2 (R) suivantes : A = ( 10 00 ), B = ( 00 01 ), C =
( 00 10 ), D = ( 01 00 ). Calculer F ∩ G. Montrer que F + G = M2 (R). Que peut-on conclure ?
Exercice 14. Soit E = (un )n∈N ∈ RN | (un )n converge . Montrer que l’ensemble des
suites constantes et l’ensemble des suites convergeant vers 0 sont des sous-espaces supplé-
mentaires dans E.
Exercice 15. Soit E = ∆1 (R, R) l’espace des fonctions de R dans R qui sont dérivables
et F = {f ∈ E | f (0) = f 0 (0) = 0}. Montrer que F est un sous-espace vectoriel de E et
déterminer un supplémentaire de F dans E.
Exercice 16. Montrer que l’ensemble P des fonctions paires (respectivement l’ensemble I
des fonctions impaires) forme un sous-espace vectoriel de F(R, R). Montrer que F(R, R) =
P ⊕ I.
Exercice 17. Soit K un corps et n ∈ N∗ . Montrer que l’ensemble Sn des matrices
symétriques de taille n (respectivement l’ensemble ASn des matrices anti-symétriques
de taille n) à coefficients dans K forme un sous-espace vectoriel de Mn (K). Montrer
que Mn (K) = Sn ⊕ ASn .
Feuille d’exercices n◦ 4
7 8 1 3 3 −2 11
et rg(B). Déterminer une base du noyau et une base de l’image pour chacune des ap-
plications linéaires fA et fB associées à A et B dans les bases canoniques.
Exercice 14. Soit n ∈ N∗ et A et B deux matrices carrées de même taille n telles que AB =
0 et A + B est inversible. Montrer que rg A + rg B = n.
5. Changements de bases
Exercice 19. Soit f : R2 → R2 définie par (x, y) 7→ (2x + y, 3x − 2y). Soit v = −43 ∈ R2 .
2 3 2
Soit B0 la base canonique de R et B1 la base (( 2 ) , ( 2 )).
(1) Calculer la matrice de f dans B0 .
(2) Calculer les coordonnées de f (v) dans B0 .
(3) Calculer la matrice de passage de B0 à B1 .
(4) En déduire les coordonnées de v dans la base B1 , et de f (v) dans la base B1 .
(5) Calculer la matrice de f dans la base B1 .
Exercice 20. Même exercice que précédemmentmais dans R3 avec
f: R 3
→ R3définie
3
0
2 1
par (x, y, z) 7→ (x − 2y, y − 2z, z − 2x), avec v = −2 ∈ R3 et B1 = 1 , 0 , 2 .
1 2 1 0
3
Exercice 21. Soit f l’endomorphisme de R dont la matrice dans la base canonique (e1 , e2 , e3 )
est
15 −11 5
A = 20 −15 8 .
8 −7 6
Montrer que les vecteurs
e01 = 2e1 + 3e2 + e3 , e02 = 3e1 + 4e2 + e3 , e03 = e1 + 2e2 + 2e3
forment une base de R3 et calculer la matrice de f par rapport à cette base.
Exercice 22. Soient ε1 , ε2 , ε3 trois vecteurs de R3 formant une base de R3 . On note φ
l’application linéaire de R3 dans R3 définie par φ(ε1 ) = ε3 , φ(ε2 ) = −ε1 + ε2 + ε3 et φ(ε3 ) =
ε3 .
(1) Écrire la matrice A de φ dans la base (ε1 , ε2 , ε3 ). Déterminer le noyau de φ.
(2) On pose f1 = ε1 − ε3 , f2 = ε1 − ε2 , f3 = −ε1 + ε2 + ε3 . Calculer ε1 , ε2 , ε3 en
fonction de f1 , f2 , f3 . Les vecteurs f1 , f2 , f3 forment-ils une base de R3 ?
(3) Calculer φ(f1 ), φ(f2 ), φ(f3 ) en fonction de f1 , f2 , f3 . Écrire la matrice B de φ dans
la base (f1 , f2 , f
3 ) et déterminer la nature de l’application φ.
1 1 −1
(4) On pose P = 0 −1 1 . Montrer que P est inversible et calculer P −1 .
−1 0 1
Quelle relation lie A, B, P et P −1 ?
2
2 2 3
Exercice 23. Soit f l’endomorphisme de R de matrice A = dans la base
− 52 − 23
−2 −2
canonique. Soient ε1 = et ε2 = .
3 5
22