Mouvement de Particules Chargées
Mouvement de Particules Chargées
c Prérequis
n ce que je dois savoir du lycée a
- Dérivées et primitives.
- Vecteur (norme, direction, sens).
- Relation de Chasles
- Produit scalaire.
- Repères cartésien et polaire.
- Relativité restreinte.
- Champ magnétique.
n ce que je dois réviser avant d’apprendre ce chapitre b
- Équations différentielles.
- Dérivées et primitives des fonctions usuelles.
- Projection d’un vecteur sur un axe.
- Référentiels.
- Vecteurs position, vitesses et accélérations.
- Repères cartésien, cylindrique et sphérique.
- Principe fondamental de la dynamique.
- Travail d’une force. TEC, TEM.
- Produit vectoriel
- Composantes normales et tangentielle de l’accélération.
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Soit un proton, de masse m = 1, 67 · 10−27 kg et de charge q = 1, 6 · 10−19 C plongé dans un champ électrique uniforme
d’intensité (faible !) de 1, V · m.
1 Déterminer l’ordre de grandeur de la force de Lorentz subit par le proton.
2 Déterminer l’ordre de grandeur du poids du proton.
3 Conclure sur la pertinence de prendre en compte ce dernier.
Soit un proton, de masse m = 1, 67 · 10−27 kg et de charge q = 1, 6 · 10−19 C plongé dans le champ magnétique terrestre
d’intensité (faible !) de 5 · 10−5 T.
1 Le proton est animé de la vitesse (faible !) de 100 m.s−1 . Déterminer l’ordre de grandeur de la force de Lorentz
subit par le proton.
2 Déterminer l’ordre de grandeur du poids du proton.
3 Conclure sur la pertinence de prendre en compte ce dernier.
1 Déterminer, dans chaque cas, les composantes magnétique et électrique de la force de Lorentz.
~
E
~
E
~
v
~
v ~¯
B
~
B ~
v ~⊗
E ~
B ~
E ~⊗
B ~
v
q >0 q <0 q <0 q >0
~ et B
1 Déterminer, dans le référentiel lié aux champs E ~ , la puissance de la force de Lorentz appliquée à la parti-
cule décrite ci-dessus.
2 Que dire de la puissance de la composante magnétique ? électrique ? Conclure dur les effets respectifs de ces
deux composantes.
~L ) = −q E −−→
~ .dOM
dE pe = −δW (F
î Définition
n On définit le potentiel électrique V comme étant le rapport de l’énergie potentielle et de la charge q
¯
¯ V en volt (V)
E pe
¯ E pe en joule (J)
¯
V=
q ¯
¯ q en coulomb (C)
et réciproquement
−−→
~ .dOM
dV = −E
n Le champ électrique est dirigé vers les potentiels décroissants, c’est-à-dire des charges positives vers
les charges négatives.
⊕ ª
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
U >0 ~ = +E ~
E uz d U <0 ~ = +E ~
E uz d
+ + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + +
U = Ed ; ~=U~
E uz U = −E d ; ~ = −U ~
E uz
d d
+ + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + +
U <0 ~ = −E ~
E uz d U >0 ~ = −E ~
E uz d
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
U = −E d ; ~=U~
E ~ = −U ~
d uz U = Ed ; E d uz
On applique une différence de potentiels U entre les deux armatures d’un conden- U
sateur plan.
x
1 Déterminer le signe de la tension U permettant à la charge q d’atteindre O
l’armature B .
2 Déterminer l’énergie cinétique de la charge au niveau de l’armature en B . A B
En déduire sa vitesse.
3 A.N. : on prendra un électron de charge q = −e = −1, 6 · 10−19 C, de masse
m = 9, 1 · 10−31 kg accélérée par une tension |U | = 5, 0 kV.
Démonstration ♥
∆E m = 0 ⇔ E c (B ) − qU = 0
⇔ E c (B ) = qU
On en déduit la vitesse
s
2qU
vB = = 4, 2 · 107 m.s−1
m
Déjà relativiste !
∆E c = qU
n La tension U doit être de même signe que la charge pour accélérer la charge
U >0 U <0
+ − − +
+ − − +
+ q >0 − − q <0 +
+ − x − + x
+ − − +
+ − − +
+ ~
E − − ~
E +
A B A B
Démonstration ♥
~
dp
= q~ ~
v ∧B
dt
En projetant sur les 3 axes
qB qB
ẍ = ẏ
ẋ = y + v0
m m
qB en intégrant avec ~ v0 ~
v (0) = ~ ux qB
ÿ = − ẋ ẏ = − x
m m
z̈ = 0 ż = 0 # Mouvement plan
Démonstration ♥
qB qB
On substitue ẏ par m x et ẋ par m y + v0
qB 2
µ¶
qB qB
ẍ
= ×− x ẍ + x = 0
m
qB
m
qB ⇔ µ m ¶2
ÿ qB qB
= − ×( y + v0)
ÿ + y = − m v0
m m m
r =~0 et ~
or à t = 0, ~ v0 = v0 ~
u x , d’où
³ ´ ³ ´
mv 0 qB qB
x(t ) =
qB sin m t = mv 0
sin t
³ ³ ´ qB´ m³ ³ ´ ´
mv 0 qB qB
y(t ) =
qB cos m t − 1 = mv qB
0
cos m t − 1
mv 0 qB
Dans le cas où q > 0, on pose le rayon cyclotron RC = qB et la pulsation cyclotron ωC = m . Donc
½
x(t ) = RC sin (ωC t )
y(t ) = RC (cos (ωC t ) − 1)
Équation de la trajectoire
x 2 + (y + RC )2 = RC2
mv 0 |q|B qB
Dans le cas où q < 0, on pose le rayon cyclotron RC = qB et la pulsation cyclotron ωC = m =−m .
Donc
½
x(t ) = −RC sin (−ωC t ) = RC sin (ωC t )
y(t ) = −RC (cos (−ωC t ) − 1) = RC (1 − cos (−ωC t ))
Équation de la trajectoire
x 2 + (y − RC )2 = RC2
Démonstration A
Une seconde méthode consiste à poser le nombre complexe ξ(t ) = x(t ) + j × y(t ) et ses dérivées ξ̇(t ) =
ẋ(t ) + j ẏ(t ) et ξ̈(t ) = ẍ(t ) + j ÿ(t ).
qB
ẍ
ẏ
= (1)
m
qB
ÿ = −
ẋ (2)
m
On réalise la combinaison linéaire (1) + j × (2)
qB ¡ ¢
ẍ + j ÿ = ẏ − j ẋ
m
et d’y reconnaître l’EDL2
qB
ξ̇ = 0 ξ̈ + j
m
à laquelle on associe le polynôme caractéristique
qB
P : r 7→ r 2 + j r.
m
On détermine alors ses racines
qB
r1 = 0 et r2 = − j
m
et en en déduit la solution générale de l’EDL 2
qB
µ ¶
ξ(t ) = α exp (r 1 t ) + β exp (r 2 t ) = A + B exp − j t .
m
On détermine alors les constantes à l’aide des CI : ξ(0) = 0 et ξ̇(0) = v 0 :
α+β = 0
½
−² j wC β = v 0
d’où
v0
α = −² j RC et β = ²j = ² j RC .
ωC
On trouve donc
ξ = ² j RC exp −² j wC t − 1 .
¡ ¡ ¢ ¢
x
O ~
v0
x
Application numérique dans le cas des protons, puis des électrons, lorsque B = 1, 00 T.
Données : (masse d’un électron : m e = 9, 1.10−31 kg, masse d’un proton : m p = 1, 67.10−27 kg, charge élémen-
taire e = 1, 6.10−19 C.)
3 Sachant que la trajectoire d’une particule est formée d’une suite de demi-cercles centrés au voisinage de O, de
rayons successifs R 1 , R 2 , . . . R n , reliés par des éléments de trajectoire rectilignes entre D et D 0 , calculer le rayon
R n en fonction de q, m, B , n, v 1 , et Um .
4 Des protons sont injectés sur la trajectoire de rayon R 1 = 52 mm, le champ magnétique ayant pour valeur
B = 1, 00T ; le diamètre utile du cyclotron étant D = 62, 5 cm ; Um = 2.104 V. Calculer :
4.1 la vitesse maximale atteinte par les protons sortant tangentiellement du cyclotron et l’énergie correspon-
dante, en électon-volts ;
4.2 le nombre de tours effectué par ces particules dans l’appareil ;
4.3 le temps de transit correspondant, dans l’appareil.
5 Quelle serait la différence de potentiel V0 continue nécessaire pour accélérer un proton à cette vitesse v m en
une seule fois à partir d’une vitesse nulle (entre les armatures d’un condensateur plan par exemple) ?
Capacités exigibles :
Mettre en équation le mouvement et le caractériser comme un mouvement à vecteur accélération constant.
Citer une application de mouvement dans un champ électrostatique uniforme.
Un condensateur plan a ses deux armatures séparés de la
distance d portées aux potentiels V A = 0 et VB = U >
0.
Corrigé
1 eE 2
On obtient l’équation de la trajectoire y(x) = x # équation d’une parabole tournée vers le haut.
2 mv 02
PTSI Chapitre 17- Mouvement de particules chargées dans les champs 2023-2024
3 En dehors des plaques, le mouvement est rectiligne et uniforme (absence de force extérieure). La trajectoire
de l’électron est alors la tangente à la parabole en x = `.
dy eE ` `
µ ¶ µ ¶
eE ` 1 eE 2
y T (x) = (x − `) + y(`) = mv 2 (x − `) + 2 mv 02 ` = x − . # on remarque que la tangente coupe
d x x=` 0 mv 02 2
l’axe des abscisses en x = `2 .
` eE D EU D
µ ¶
4 L’électron frappe la plaque en Y = y T D + = = .
2 mv 0 d mv 02
2
5 La déviation est proportionnelle à la tension. Ce dispositif est utilisé dans les oscilloscopes analogiques.
Capacités exigibles :
Effectuer un bilan énergétique pour déterminer la vitesse d’une particule chargée accélérée par une différence
de potentiel.
Mouvement d’une particule chargée dans un champ magnétostatique uniforme dans le cas où le vecteur vi-
tesse initial est perpendiculaire au champ magnétostatique.
Déterminer le rayon de la trajectoire et le sens de parcours.
Citer une application de mouvement dans un champ magnétostatique uniforme.
Le premier cyclotron fut construit en 1932 par Lawrence, à Berkeley en Califor-
nie.
Application numérique dans le cas des protons, puis des électrons, lorsque B = 1, 00 T.
Données : (masse d’un électron : m e = 9, 1.10−31 kg, masse d’un proton : m p = 1, 67.10−27 kg, charge élémen-
taire e = 1, 6.10−19 C.)
3 Sachant que la trajectoire d’une particule est formée d’une suite de demi-cercles centrés au voisinage de O,
de rayons successifs R 1 , R 2 , . . . R n , reliés par des éléments de trajectoire rectilignes entre D et D 0 , calculer le
rayon R n en fonction de q, m, B , n, v 1 , et Um .
4 Des protons sont injectés sur la trajectoire de rayon R 1 = 52 mm, le champ magnétique ayant pour valeur
B = 1, 00T ; le diamètre utile du cyclotron étant D = 62, 5 cm ; Um = 2.104 V. Calculer :
4.1 la vitesse maximale atteinte par les protons sortant tangentiellement du cyclotron et l’énergie corres-
pondante, en électon-volts ;
4.2 le nombre de tours effectué par ces particules dans l’appareil ;
4.3 le temps de transit correspondant, dans l’appareil.
5 Quelle serait la différence de potentiel V0 continue nécessaire pour accélérer un proton à cette vitesse v m en
une seule fois à partir d’une vitesse nulle (entre les armatures d’un condensateur plan par exemple) ?
6 Quelle est la distance parcourue par les protons ? Il s’agit de la longueur de l’accélérateur linéaire donnant
la même vitesse au proton, qui fonctionnerait avec la même tension U (t ).
Indication : python peut être votre ami.
Corrigé
D eB D AN c
4 Lorsque le proton sort, R final = 2 ⇔ vf = = 3, 0 · 107 m.s−1 = 10 .
2m
eB 2 (D 2 /4−R 12 ) AN
q
2neUm 2 2 2neU
n
Le proton parcourt 2 tours vérifiant D2 eB
m
m + v 1 ⇔ D4 − R 12 = em
2B 2 m
m
⇔n= 2mUm = 85.
n 2π
Le proton quitte le cyclotron en 43 tours parcourus en ∆t = 2 ωc = 2, 8 µs
AN
5 D’après le théorème de l’énergie mécanique : ∆E m,t ot = eUeq ⇔ Ueq = nUm = 1, 6 MV # Ça commence
chiffré, mais c’est ce qu’on trouve sur les tandétrons.
6 Code python
1 l = 0
2 for n in range (0 ,86):
3 Rn = m /( e* B )* mt . sqrt (2* n*e *U/ m + R1 *e *B/ m) # rayon
4 l += mt . pi * Rn # demi perimetre
5 # l = 34 m
Capacités exigibles :
Effectuer un bilan énergétique pour déterminer la vitesse d’une particule chargée accélérée par une différence
de potentiel.
Mouvement d’une particule chargée dans un champ magnétostatique uniforme dans le cas où le vecteur vi-
tesse initial est perpendiculaire au champ magnétostatique.
Déterminer le rayon de la trajectoire et le sens de parcours.
Citer une application de mouvement dans un champ magnétostatique uniforme.
Le principe d’un spectrographe de masse est représenté sur la figure ci-contre. Dans une chambre d’ionisation (1)
on produit des ions Zn2+ de masse m et de charge q = 2e. Ces ions pénètrent par le trou T1 d’une plaque P 1 dans
une enceinte (A) ; leur vitesse en T1 est négligeable. Dans l’enceinte (A), ces ions sont accélérés par une tension
U = VP 1 −VP 2 puis sortent de (A) par un trou T2 percé dans la plaque P 2 . Ils pénètrent alors dans une enceinte (D)
où règne un champ magnétique B uniforme et constant perpendiculaire au plan de la figure. La vitesse des ions
en T2 est notée v 0 . Dans tout cet exercice on néglige le rôle du poids et on suppose les particules non-relativistes
(v 0 ¿ c).
Les données numériques sont les suivantes : e = 1, 6.10−19 C ; U = 4000 V ; B = 0, 1 T ; unité de masse atomique :
m 0 = 1, 67.10−27 kg.
Le spectre de masse ci-dessous est celui de la molécule de chlorométhane CH3 Cl. Il a été réalisant en io-
nisant cette molécule. Au cours de cette ionisation, certaines molécules se fragmentent. On trouve donc
différent fragment de CH3 Cl dans le spectre.
4 Attribuer, à chacun des fragments, son pic dans le spectre : CH+3 , CH+2 , CH+ , C+ , CH3 −Cl+ , Cl+ , CH2 −Cl+ ,
CH−Cl+ , C−Cl+ . Préciser l’abondance de chacun.
5 Expliquer l’origine des pics 5 et 6, ainsi que 10 et 11.
6 Déterminer la masse molaire du chlore.
Corrigé
eB
m. ½
x = ℜe(ξ) = x T2 + R c (1 − cos(ωc t ))
On retrouve ,
y = ℑm(ξ) = R c sin(ωc t )
donc (x − x T2 − R c )2 + y 2 = R c2 , soit un cercle de rayon R c et de centre (x T2 + R c , 0).
s
mv 0 2qU
Le rayon s’écrit R c = =
qB m
s
2qU AN
3 l = T2O = 2R c = 2 = 1, 07 m.
m
s s
68 70 2qU 2qU AN
Largeur d < R( Zn) − R( Zn) = − = 3 cm
m( 68Zn) m( 70Zn)
1 → C+ 7 → C−35 Cl+
2 → CH +
8 → CH−35 Cl+
3 → CH+ 2 9 → CH2 −35 Cl+ et C−37 Cl+
4 Par ordre de masse croissante :
4 → CH3 +
10 → CH3 −35 Cl+ et CH−37 Cl+
5 → 35Cl+ 12 → CH2 −37 Cl+
37 +
6 → Cl 11 → CH3 −37 Cl+
5 Les pics 5 et 6 ainsi que 10 et 11 s’explique par l’existante de deux isotopes du chlore (cf ci-dessus).
6 Le rapport des pics 5 et 6 ainsi que 10 et 11 donne le rapport des isotopes. Il y a 3 fois plus de chlore 35 que 37.
Par définition de la masse molaire M (Cl) = x( 35Cl)M ( 35Cl) + x( 37Cl)M ( 37Cl) = 0, 75×35+0, 25×37 = 35, 5 [Link]−1 .
Capacités exigibles :
Utilisation de la composante électrique de la force de Lorentz
Révision sur la mécanique en régime sinusoïdal forcé.
Thomson a proposé un modèle d’atome dans lequel chaque électron (M ) est élastiquement lié à son noyau (O)
−−→
~e = −k OM
(il est soumis à une force de rappel passant par le centre de l’atome ; F ). Nous supposerons que ce
électron est freiné par une force de frottement de type fluide proportionnelle à sa vitesse F ~r = −h~
v et que le centre
O de l’atome est fixe dans le référentiel d’étude supposé galiléen. Nous cherchons à étudier l’action d’une onde
lumineuse caractérisée par un champ électrique E ~ (t ) = E 0 cos(ωt )~
u x , de pulsation ω (provenant du Soleil) sur un
électron d’un atome de l’atmosphère, représenté à l’aide du modèle de Thomson.
1 Écrire l’équation différentielle vectorielle du mouvement de l’électron, puis l’écrire sous sa forme cano-
nique.
2 Déterminer le régime forcé.
3 Simplifier l’expression précédente sachant que le rayonnement visible provenant du Soleil possède des lon-
gueurs d’onde s’étendant de λb = 400 nm (bleu) à λr = 800 nm (rouge), longueurs d’onde du champ E ~ (t ).
4 Sachant que l’électron diffuse dans toutes les directions un rayonnement dont la puissance moyenne est
proportionnelle au carré de l’amplitude de son accélération, expliquer pourquoi le ciel est bleu.
Corrigé
qE 0
2 ω0 ω qE 0 m
2 Utilisons la notation complexe en régime forcé −ω X + i Q X + ω20 X = ⇔ X=
m
(ω20 − ω2 ) + i ωQ0 ω
q
k AN
q
100 2π ω¿ω0 qE
3 Comparons ω0 = m = 9,1 · 10−31
= 1, 1 · 1016 rad et ω = 1
λc #10 5 rad ¿ ω0 . D’où X ≈ .
mω20
qE ω2
4 Par définition de l’accélération A = −ω2 X = − mω2 . La puissance émise est proportionnel au carré de l’am-
0
q 2 E 2 ω4 1
plitude de l’accélération P ∝ mω40
∝ ω4 ∝ λ4
. Le bleu est donc 16 fois plus diffusé que le rouge.
1 Donner l’expression de la force de Lorentz subie par une particule de charge q plongée dans un champ E ~ et
~
B.
2 Déterminer l’expression de la puissance la force de Lorentz. Qu’en conclure ?
3 Donner l’expression du champ E ~ créé par une particule chargée q.
4 Déterminer l’expression de l’énergie cinétique d’une particule initialement au repos, accélérée par une ten-
sion U .
5 Déterminer la trajectoire d’une particule chargée q plongée dans un champ E ~ uniforme avec une vitesse
~;
initiale orthogonale à E
6 Déterminer la trajectoire d’une particule chargée q plongée dans un champ B ~ uniforme avec une vitesse
~
initiale orthogonale à B .
Capacités exigibles :
Déterminer le rayon de la trajectoire et le sens de parcours.
Citer une application de mouvement dans un champ magnétostatique uniforme.
Une chambre à bulles est un espace fermé (en forme de cuve ou de sphère en général) contenant un liquide
(ex. : hydrogène liquide) maintenu dans un état surchauffé, de façon que les particules ionisantes passant dans
le milieu le portent sur leur passage à ébullition se matérialisant par des bulles. Ces chambres étaient utilisées
comme détecteur de particules au milieu du XXe siècle.
La chambre étant généralement placée dans un champ magnétique important, la trajectoire de la particule est
courbée. Son passage dans cette cuve se traduit par la formation le long de sa trajectoire d’une traînée de bulles,
qui peuvent ensuite être observées et photographiées ou filmées. Cela est dû à l’état métastable dans lequel est
maintenu le liquide.
Les caractéristiques de la trajectoire (courbure et densité des bulles) permettent ensuite de déduire la masse et la
charge de la particule. Dans ce type de détecteurs, les particules ont une trajectoire en forme de spirale logarith-
mique, qui s’interrompt brusquement : ces interruptions signifient que la particule a été absorbée (par un atome
par exemple).
1 Déterminer le sens du champ magnétostatique utilisé dans la chambre à bulle ci-dessous.
PTSI Chapitre 17- Mouvement de particules chargées dans les champs 2023-2024
Capacités exigibles :
Mettre en équation le mouvement et le caractériser comme un mouvement à vecteur accélération constant.
Citer une application de mouvement dans un champ électrostatique uniforme.
Cette expérience a permis à Sir J.J. Thomson de mettre en évidence la nature corpusculaire de l’électricité en
déterminant le rapport e/m pour les électrons.
Un faisceau d’électrons, de masse m et de charge q = −e, initialement immobiles, est accéléré par un champ
~0 . Il est ensuite dévié par un champ électrique E
électrique E ~ appliqué perpendiculairement au mouvement des
électrons du faisceau sur une longueur a.
~ sur un écran situé à une distance D.
On mesure alors la déviation alors la déviation d induite par le champ E
Capacités exigibles :
Effectuer un bilan énergétique pour déterminer la vitesse d’une particule chargée accélérée par une différence
de potentiel.
Mouvement d’une particule chargée dans un champ magnétostatique uniforme dans le cas où le vecteur vi-
tesse initial est perpendiculaire au champ magnétostatique.
Déterminer le rayon de la trajectoire et le sens de parcours.
Citer une application de mouvement dans un champ magnétostatique uniforme.
Les bobines d’Helmholtz, du nom d’Hermann Ludwig von Helmholtz, sont un dispositif constitué de deux bo-
bines circulaires de même rayon, parallèles, et placées l’une en face de l’autre à une distance égale à leur rayon.
En faisant circuler du courant électrique dans ces bobines, un champ magnétique est créé dans leur voisinage, qui
a la particularité d’être relativement uniforme au centre du dispositif dans un volume plus petit que les bobines
elles-mêmes.
Un canon à électron délivre des électrons accélérées sous une tension de U = 200 V. Ils sont injectés perpendicu-
lairement au champ B~ entre les bobines de Helmholtz.
1 Calculer la vitesse v 0 de sortie des électrons.
2 Décrire leur trajectoire entre les bobines.
e
3 Donner le rayon de cette trajectoire en fonction de v 0 , e, m, B , puis en fonction de m , U et B .
e −3
4 Calculer le rapport m pour un champ de 1, 0.10 T et un rayon mesuré de 4, 7 cm. La tension est toujours de
200 V
Exercice 8 ú Chambre à bulles
Capacités exigibles :
Mouvement d’une particule chargée dans un champ magnétostatique uniforme dans le cas où le vecteur vi-
tesse initial est perpendiculaire au champ magnétostatique.
Déterminer le rayon de la trajectoire et le sens de parcours.
Citer une application de mouvement dans un champ magnétostatique uniforme.
Dans une chambre à bulles règne un champ magnétique uniforme et stationnaire de module B et parallèle à (Oz)
(le champ électrique y est nul). Une réaction nucléaire en O crée une particule élémentaire de masse m et de
charge q avec une vitesse initiale contenue par le choix des axes dans le plan (xOz), de composante v 0 sur Ox et
v 1 sur Oz. On rend compte des pertes énergétiques par rayonnement et interaction avec la matière grâce à une
force phénoménologique de frottement fluide ~ f = −λ~v.
1 Mettre en équation le mouvement de la particule et en déduire sa trajectoire. On pourra poser ξ = x + i y.
2 Trouver le point asymptote où s’arrêtera la charge.
~ = −U ~ eU
x2 ; eU
x − 12 l qui s’annule en x = l eU l D
¡ ¢
1) E d ux ; 2) y = mv 02 d
3) y T = mv 02 d 2 ; 4) H = mv 02 d
; 5) Oscil-
loscope avec déviation proportionnelle à la tension mesurée.
Solutions 2 : q
eB v 12 + 2neU m
eB
2) f = 2πm , f e = 28 GHz, f p = 15 MHz ; 3) R n = eB
m
; 4) v n = m Rn = 3.107 m.s−1 , E cn = 4, 7 MeV,
m
ωC B ((D/2) 2
−R 12 )
N= 4U0 = 144, τ = 9, 4 · 10−6 s.
Solutions 3 :
s
2qU v0
1) v 0 = ; 2) R = ωc ; 3) l = 1, 07 m, d = 3 cm ; 6) M (Cl) = 35, 5 [Link]−1 .
m
Solutions 4 :
e
mω0
q
eE 0 k X
1) ẍ + 2ξω0 ẋ + ω20 x = cos(ωt ), avec ω0 = et ξ = ph ; 2) H = = µ ¶2 ; 3) H = |H | ≈
m m E0
2 km ω ω
1 + j 2ξ −
ω0 ω0
¯ ( j ω)2 X ¯ eω2
¯ ¯
e 1
; 4) H " = ¯¯ ¯≈ , d’où H "2 ∝ .
mω0 E 0 ¯ mω0 λ4
Solutions 5 :
~;
1) ¯B 2) Spirale de gauche, en haut - ; en bas +. Spirale de droite, +.
Solutions 6 :
s
eaDE E e dE
1) v = ; 2) v = B ; 3) m = .
md aDB 2
Solutions 7 :
q q
2qU 2mU e
1) v = m ; 2) R = qB 2
. 3) m = 1, 8.10−11 [Link]−1 .
Solutions
8: h i
t
x = τ∗ v 0 cos φ − e − τ cos(ωc t + φ)
h t
i
qB m 1 1 jφ
1) y = τ∗ v 0 − sin φ − e − τ sin(ωc t + φ) , avec ωc = m ,τ= λ, τ + j ωc = τ∗ e , tan φ = τωc .
³ ´
z = τv 1 1 − e − τt